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Égypte : dispersion dans le sang des rassemblements pro-Morsi au Caire

août 14, 2013
L'horreur d'une intervention policière au Caire

L’horreur d’une intervention policière au Caire

La police égyptienne, soutenue par l’armée, a donné l’assaut, ce mercredi 14 août en début de matinée, sur les places Rabaa al-Adawiya et Nahda que les pro-Morsi occupent depuis plus d’un mois. L’opération fait de nombreuses victimes. On compte plus de cent morts.

La police égyptienne a mis à exécution, mercredi 14 août à l’aube, ses menaces et a commencé à disperser les deux rassemblements de partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi, place Rabaa al-Adawiya et Nahda, au Caire.

Les Frères musulmans, dont les partisans manifestent depuis plus d’un mois pour réclamer le retour de Mohamed Morsi, destitué et arrêté par l’armée le 3 juillet, ont appelé « les Égyptiens à descendre dans la rue pour arrêter le massacre ».

Jeuneafrique.com

Un père poignarde à mort son bébé à Renens (VD)

juin 22, 2013

Un conflit familial s’est terminé tragiquement samedi à Renens (VD). Un homme de 29 ans s’est enfermé dans son appartement avec son bébé âgé d’un an. Au moment où la police a donné l’assaut dans son appartement, le père a poignardé son petit garçon, lequel est décédé peu après.

En milieu de journée, le jeune homme s’est rendu à son domicile en voiture, en compagnie de son ex-amie et de leur enfant. Tandis que la mère du bambin garait le véhicule, le père a emmené le petit garçon. Il s’est ensuite enfermé avec lui dans son appartement.

Peu après, la jeune femme, avec laquelle il n’est pas marié, a trouvé porte close. Son ex-compagnon a alors menacé de tuer leur enfant puis de se suicider, a indiqué à l’ats Pierre-Olivier Gaudard, répondant presse de la police vaudoise.

La maman s’est aussitôt rendue au poste de police de l’Ouest lausannois. Malgré de longues négociations avec les forces de l’ordre, l’homme n’a pas voulu se rendre. Sept policiers d’élite du Détachement d’action rapide et de dissuasion (DARD) de la gendarmerie sont alors entrés de force dans l’appartement.

Au même moment, le père a poignardé son bébé avec un couteau et tenté de se suicider en se tailladant le cou. L’enfant, dans un état grave, a été transporté au CHUV avec sa maman, âgée de 26 ans. Malgré toutes les soins prodigués par les médecins, le bébé est décédé de ses blessures dans la soirée.

Le jeune père a été arrêté et ne souffre que de blessures superficielles. Il est originaire de la République démocratique du Congo, tandis que la mère et l’enfant sont de nationalité portugaise.

Quartier bouclé

Cet événement a mobilisé une trentaine de policiers, a précisé M. Gaudard. Le quartier a été bouclé entre 15h30 et 19h30.

Le procureur de service a ouvert une enquête pénale. Les investigations sont menées par les inspecteurs de la division criminelle et de l’identité judiciaire de la Police de sûreté. Un problème de droit de garde serait à l’origine de ce drame.

Romandie.com

Irak: des manifestants armés tuent six soldats irakiens

avril 23, 2013

FALLOUJA (Irak) – Des manifestants armés ont tué six soldats irakiens et en ont enlevé un septième mardi près de Ramadi, le chef lieu de la province sunnite d’al-Anbar (ouest), a-t-on appris de source policière.

Les manifestants ont incendié deux véhicules blindés et détenaient le soldat enlevé sur le lieu de leur sit-in sur l’autoroute de Ramadi, a indiqué le lieutenant Ibrahim Faraj.

Ce meurtre intervient quelques heures après des affrontements entre des manifestants sunnites et des forces de sécurité qui ont fait 27 morts dans le nord de l’Irak.

Les forces anti-émeutes ont pris d’assaut à l’aube une place de la localité de Houweijah, dans la province de Kirkouk, après l’expiration d’un ultimatum adressé aux manifestants pour qu’ils livrent les assassins d’un soldat tué la semaine dernière, selon le ministère de l’Intérieur.

Après l’assaut qui s’est produit à l’aube, les forces armées ont imposé un couvre-feu dans la région et la place a été évacuée.

Mais l’armée a par la suite tué 13 hommes qui ont tenté d’attaquer ses positions dans la province de Kirkouk en représailles, selon des officiers

Des manifestations anti-gouvernementales se succèdent depuis fin décembre dans des provinces majoritairement sunnites du nord du pays. Les protestataires réclament la démission de Nouri al-Maliki et la fin de la marginalisation dont ils estiment être victimes en raison de leur appartenance religieuse.

Romandie.com avec (©AFP / 23 avril 2013 17h20)

La Norvège et la Grande-Bretagne confirment la fin de la prise d’otages en Algérie

janvier 19, 2013
 
La Norvège a confirmé aujourd’hui que l’opération militaire lancée contre les preneurs d’otages sur le site gazier algérien d’In Amenas était terminée. « Le ministère des Affaires étrangères a reçu confirmation que l’opération militaire à In Amenas est terminée », a déclaré un porte-parole, Frode Andersen. La Norvège est sans nouvelles de six de ses ressortissants sur le site d’In Amenas.

Même tonalité en provenance de Londres qui indique que l’assaut « a mis fin » à la prise d’otages.

Plus tôt, François Hollande, depuis Tulle, avait indiqué que les opérations étaient toujours en cours. De sources algériennes, on assure que l’assaut final a été donné ce matin et que des opérations de déminage sont en cours sur le site.

 
Lefigaro.fr

Egypte: Le président Morsi a quitté le palais après l’assaut des manifestants

décembre 4, 2012
Les anti-Morsi à l'assaut du palais présidentiel, 4 décembre 2012.Les anti-Morsi à l’assaut du palais présidentiel, 4 décembre 2012. © Nasser Nasser / Sipa
Des dizaines de milliers d’opposants au chef de l’État égyptien Mohamed Morsi ont encerclé mardi soir le palais présidentiel au Caire, pour exiger qu’il retire un décret par lequel il a considérablement élargi ses pouvoirs, et qui a provoqué une profonde crise dans le pays. Les manifestants, dont beaucoup font partie de groupes laïques et de gauche, ont pu s’approcher du palais après avoir coupé les barbelés installés à quelques centaines de mètres de là. La police antiémeute a fait usage de gaz lacrymogène pour tenter de les disperser, sans succès, et a battu en retraite.

Une source à la présidence a indiqué que le président Morsi ne se trouvait pas dans le palais. Quelques personnes ont tenté d’escalader les murs du palais, mais en ont été empêchées par d’autres. Les manifestants entourent désormais le palais sur trois côtés. « Dégage ! », « Le peuple veut la chute du régime », slogans phares de la révolte qui a renversé Hosni Moubarak début 2011, ont scandé les protestataires, dont certains cognaient sur des lampadaires. Beaucoup, agitant des drapeaux égyptiens, accusent les Frères musulmans, dont M. Morsi est issu, d’avoir « vendu la révolution ».

Des pouvoirs « dictatoriaux »

Des milliers de personnes continuaient d’affluer vers le palais dans le quartier d’Héliopolis, dans la banlieue du Caire, pour protester contre les nouveaux pouvoirs du président Morsi, que l’opposition qualifie de « dictatoriaux », et contre un projet de Constitution devant être soumis à référendum dans moins de 15 jours. Plusieurs groupes et partis d’opposition avaient appelé à marcher « pacifiquement » sur le palais, dont les jeunes du 6 Avril, qui avaient contribué à lancer le soulèvement de l’an dernier, et le parti de la Constitution du Nobel de la paix Mohamed El Baradei.

Des milliers de personnes manifestent également sur l’emblématique place Tahrir, dans le centre du Caire. L’Égypte vit une profonde crise politique depuis le décret du 22 novembre, par lequel Mohamed Morsi, premier président islamiste du pays, a notamment mis ses décisions et la commission chargée de rédiger la future Constitution à l’abri de tout recours en justice. Opposants et partisans de Mohamed Morsi ont manifesté en masse après le décret, et l’annonce par le président de la tenue d’un référendum sur le projet de Constitution le 15 décembre a creusé le fossé entre les deux camps.

Morsi : un décret « temporaire »

Le pouvoir judiciaire, à qui le président a interdit de contester ses décisions, est aussi divisé. Le Conseil supérieur de la justice, en charge des affaires administratives de la magistrature, a décidé lundi de déléguer des magistrats pour superviser le référendum malgré l’appel au boycott de plusieurs juges, ouvrant la voie à la tenue du scrutin. Les élections doivent en effet être placées sous supervision judiciaire en Égypte. Mais mardi, le Club des juges, un syndicat professionnel en faveur du boycott, a campé sur sa position.

« Nous ne pardonnerons pas » aux juges qui superviseront le vote, a lancé son président, Ahmed al-Zind, en affirmant que le nombre de juges opposés à la supervision du référendum dépassait de loin le nombre de ceux y étant favorables. Mohamed Morsi assure que son décret est « temporaire » et qu’il vise à accélérer les réformes démocratiques et à mettre fin à une tumultueuse période de transition. L’opposition estime qu’il s’engage dans la voie dictatoriale qui a coûté la présidence à Hosni Moubarak, et exige qu’il annule ses décisions.

Pour les autorités, le référendum aura bien lieu et les Égyptiens de l’étranger sont appelés à voter à partir du samedi 8 décembre. Le projet de loi fondamentale, adopté en toute hâte par une instance dominée par les islamistes, est accusé de ne pas protéger certains droits fondamentaux, dont la liberté d’expression, et d’ouvrir la porte à une application plus stricte de la loi islamique. Pour protester, plusieurs quotidiens indépendants et d’opposition ont décidé de ne pas paraître mardi.

LePoint.fr

Côte d’Ivoire : six suspects arrêtés après les attaques contre les FRCI à la frontière libérienne

août 15, 2012

Six civils ivoiriens qui “fuyaient la Côte d’Ivoire pour le Liberia” ont été arrêtés, mardi 14 août au soir, par les autorités libériennes. Ils sont souçonnés d’être impliqués notamment dans l’attaque, lundi, du poste de l’armée ivoirienne de Pehekambly, près de la frontière entre les deux pays.

Six civils ivoiriens qui « fuyaient la Côte d’Ivoire pour le Liberia » ont été arrêtés, mardi 14 août au soir, par une « force mixte » libérienne composée de l’armée, des services de l’Immigration et de la police, a annoncé à la presse le ministre libérien de la Défense Brownie Samukai.

Selon lui, ces hommes sont souçonnés d’être impliqués dans l’attaque, lundi, du poste de l’armée ivoirienne de Pehekambly, près de la frontière et n’ont pas nié leur implication présumée. « Nous avons la preuve que les dissidents sont venus du territoire ivoirien, précisément de la région forestière de Bloléquin », proche de Touleupleu (ouest de la Côte d’Ivoire), a-t-il affirmé.

Jugement au Liberia ou en Côte d’Ivoire
                                    
Les suspects dont l’identité a été révélée par le ministre libérien de la Défense, sont « actuellement détenus à Toe Town », ville de l’Est libérien proche de la frontière ivoirienne, a-t-il ajouté. D’après lui, le Liberia a entamé des discussions avec la Côte d’Ivoire pour savoir s’il fallait juger les six hommes au Liberia ou les remettre aux autorités ivoiriennes.

Par ailleurs, sept autres Ivoiriens ayant fui au Liberia après l’assaut – cinq militaires, un policier et un civil – ont été placés en garde à vue dans le cadre des enquêtes ouvertes, a encore indiqué le ministre de la Défense.

D’après le gouvernement ivoirien, il ne fait aucun doute que l’attaque de Pehekambly a été menée par des « miliciens » favorables à l’ex-président Laurent Gbagbo et basés au Liberia, que les autorités ivoiriennes accusent d’avoir déjà mené des opérations dans la zone par le passé.

Jeuneafrique.com avec AFP

Nature vitale de l’arbre

août 11, 2012

Arbre voilà des années

que je pleure ma rectitude

au bord de ma servitude

dans cette jungle de la nature

qui refuse de me redresser

dans cette position de torture

 

M’adressant à la reine des eaux

que je nourris de mes feuilles

dans la joie de ses entrailles

elle préfère sa lotion bleu soleil

induite sur l’étendue de sa peau

me jetant comme une vieille coquille

 

Un jour souffrant de mes courbatures

monsieur vent touche mes craquelures

prend le plaisir de caresser mon feuillage

je cède vite à la douceur de son passage

me prenant d’assaut les reins de mon tronc

depuis la racine jusqu’au nez de mon front.

Bernard NKOUNKOU

Côte d’Ivoire : cinq militaires des FRCI tués dans un quartier d’Abidjan

août 5, 2012
Des militaires des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Des militaires des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). © AFP

Cinq militaires ivoiriens ont été tués dimanche dans l’attaque d’un commissariat et d’un poste de contrôle de l’armée par des hommes « lourdement armés » dans un quartier d’Abidjan, a déclaré le ministre de la Défense, dernier en date d’une série d’incidents sanglants.

 

Mis à jour à 17h30.

Tôt dimanche, « trois » militaires des Forces républicaines (FRCI) « ont été tués dans l’attaque du commissariat du 17e arrondissement de Yopougon » (quartier ouest), a indiqué le ministre Paul Koffi Koffi depuis le lieu de l’assaut.

« Six hommes sont arrivés dans un taxi, en treillis et lourdement armés, et ils ont ouvert le feu », apparemment pour libérer des personnes « interpellées préventivement » samedi, a-t-il raconté.

Après cette attaque survenue « vers 2H00 du matin » (locales et GMT), « il y a eu des échanges de tirs nourris pendant de nombreuses minutes », a relaté un policier du commissariat.

« Quelques minutes après, (les assaillants) sont allés un peu plus loin vers une position de contrôle » tenue par l’armée dans le quartier, « ils ont tiré sans sommation et ont tué deux FRCI », a poursuivi le ministre de la Défense. « On pense que c’est le même groupe » que pour la première attaque, a-t-il précisé.

« Je pense que c’est du banditisme », a-t-il souligné, sans exclure la piste de militaires criminels: « on va voir si l’enquête nous oriente vers des militaires, des membres des forces de l’ordre ou des civils ».

Le secteur, baptisé Yopougon-Niangon, était dimanche quadrillé par les forces de l’ordre, selon des témoins.

Tensions ethniques

L’insécurité a reculé dans le pays depuis la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, ayant fait 3.000 morts et dont Yopougon fut l’un des théâtres majeurs de combats.

Cependant, la circulation d’armes en tous genres – évaluées à plusieurs dizaines de milliers -, des ex-combattants mécontents de leur sort et des tensions ethniques toujours vives, en particulier dans l’Ouest, nourrissent des incidents parfois meurtriers.

Une personne a été tuée et plusieurs blessées mercredi près de Sinfra (centre-ouest) lors d’un affrontement entre des villageois et des chasseurs traditionnels « dozo », confrérie dont des membres sont devenus de facto des supplétifs des FRCI.

Des militaires et des « dozo » avaient été mis en cause après l’attaque du 20 juillet contre un camp de déplacés proche de Duékoué (ouest), qui avait fait six morts selon l’ONU.

Des attaques début juin dans le sud-ouest du pays avaient fait une vingtaine de morts, dont sept Casques bleus nigériens. Le gouvernement du président Alassane Ouattara a accusé des fidèles de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo basés au Liberia voisin.

« Climat d’insécurité généralisée »

Signe que l’insécurité reste un sujet de débat, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal allié de M. Ouattara, a publié samedi un communiqué au ton inhabituellement ferme sur la question, alors que le pouvoir s’emploie sans relâche à rassurer.

La situation de « violences endémiques entretient un climat d’insécurité généralisée », a affirmé le parti de l’ex-président Henri Konan Bédié.

« Les acteurs et les auteurs de ces agressions meurtrières sont généralement issus non seulement des rangs des milices pro-Gbagbo, mais également des +dozo+, des supplétifs démobilisés non indemnisés et de certains éléments incontrôlés des FRCI », a ajouté le PDCI, appelant à « accélérer » la réforme de l’armée et à désarmer les « dozo ».

La réforme de l’armée est l’un des grands défis du pouvoir, qui a promis de mettre en place un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants non intégrés dans les FRCI, un chantier très sensible et coûteux.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : nouveaux combats à Bamako au camp de Djicoroni-Para

mai 1, 2012

Les soldats de l’ex-junte malienne, qui ont subi dans la nuit des attaques de la garde présidentielle (Bérets rouges) favorables à l’ancien président ATT, ont contre-attaqué mardi matin en livrant l’assaut contre le camp de Djicoroni-Para, au centre de Bamako. Mais le calme est revenu en fin de matinée.

Suite à l’attaque – repoussée – des Bérets rouges (Garde présidentielle) lundi soir contre l’ex-junte à Bamako, c’est au tour de cette dernière de contre-attaquer. Après avoir reçu des renforts de Segou et de Koulikoro notamment, les Bérets verts ont pris d’assaut le camp de parachutistes de Djicoroni-Para, où les soldats « loyalistes » – ils sont contre le coup d’État qui a renversé le 22 mars l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT, exilé à Dakar) – n’étaient apparemment pas nombreux.

Des tirs intenses ont commencé vers 10 heures locales, après que l’ex-junte malienne a dit contrôler la situation, notamment à l’aéroport de Bamako et au siège de la télévision nationale (ORTM), où de violents combats ont eu lieu dans la nuit. Puis le calme est revenu en fin de matinée.

« Cette nuit tout le monde est resté chez soi. On a encore des coups de feu un peu partout (…) Il y a très peu de gens dans les rues et au marché », a témoigné ce matin une habitante du quartier populaire de Bagadadji, dans le centre de Bamako. Plus tôt dans la matinée, un militaire s’exprimant au nom du capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de l’ex-junte, est apparu à l’ORTM pour dénoncer l’attaque de « forces obscures » et affirmé que les forces du Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDE, junte) avaient sécurisé la capitale.

Blindés

« Nous tenons l’ORTM, l’aéroport et Kati. Nous maîtrisons la situation. Il y a eu des morts mais pour l’instant on ne peut pas donner le nombre. Nous verrons dans la journée mardi », a déclaré plus tard un officier de communication de la junte. Un soldat a affirmé de son côté avoir vu au moins 9 morts entre Kati et Bamako, ajoutant que des Bérets rouges avaient été arrêtés hier soir et conduits à Kati.

Des engins blindés étaient postés devant l’ORTM et à l’aéroport, et des hommes de la junte procédaient à la fouille des véhicules à la recherche des bérets rouges, a-t-on constaté.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : Tombouctou en alerte rouge, Kidal sous le feu de la rébellion touarègue

mars 29, 2012

La rébellion touarègue a décidé de pousser son avantage dans le  Nord-Mali, profitant de la désorganisation de l’armée malienne qui s’est emparé  du pouvoir par un coup d’État le 22 mars dernier. Un groupe du MNLA menace  Tombouctou tandis qu’une autre partie de ses troupes a pris d’assaut Kidal avec  l’aide du mouvement salafiste Ansar dine de Iyad Ag Ghali.

La tension est à son comble à Tombouctou, que les rebelles du Mouvement de libération national de l’Azawad (MNLA) menacent  de prendre d’assaut. Mardi 27 mars, une délégation de la communauté bérabiche de  la  « cité aux 333 saints » a rencontré des responsables du MNLA dans la  localité de Agouni, à 30 km au nord de la ville, pour leur demander de renoncer  à leur projet. Les rebelles ne leur ont laissé que trois choix.

En substance : soit les membres de la communauté bérabiche font eux-mêmes  déguerpir les soldats maliens, dont beaucoup sont originaire du sud du pays,  soit ils laissent le MNLA s’en charger, ou encore – dernière option – ils se  préparent à une attaque de la rébellion.

Milices armées

« Nous avons choisi la dernière option. Nous nous battrons pour nos richesses  car nous ne voulons pas de pillages comme en 1990. Nous ne soutenons pas la junte non plus, qu’ils viennent se battre ici au lieu de  mettre la pagaille à Bamako ! » s’emporte un notable de la région qui assure que  les milices bérabiches sont « armées » et prêtes à en découdre. Autre hantise  des bérabiches, souvent clairs de peau : être mis par les sudistes dans le même  sac que les rebelles touaregs, dont ils rejetent les objectifs, les accusant de « jeter le Mali  dans la guerre civile entre communautés ».

Les menaces du MNLA sont d’autant plus sérieuses que les rebelles et leurs  alliés salafistes du groupe Ansar dine de Iyad Ag Ghali sont, eux, déjà entrés  en action à 500 kilomètres au nord-est de Tombouctou, à Kidal. « Nous sommes en  train d’être attaqués par les rebelles et des hommes d’Iyad. Nous sommes en  train de nous défendre », a déclaré dans l’après-midi un militaire malien joint  par l’AFP. Une information confirmée par un combattant d’Ansar dine.

Jeuneafrique.com par Baba Ahmed, à Bamako