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Congo-Disparition: la nation rend un dernier hommage à Justin Koumba

septembre 14, 2021

Décédé le 26 août à Brazzaville à l’âge de 74 ans, l’ancien président de l’Assemblée nationale sera inhumé le 16 septembre à Banda, dans le département du Niari. Les corps constitués nationaux lui ont rendu un dernier hommage le 14 septembre au Palais des congrès, en présence du couple présidentiel.

Le couple présidentiel se recueillant devant la dépouille de Justin Koumba/DR

Né le 5 avril 1947 à Gango, dans le district de Kibangou, Justin Koumba a commencé ses études en 1956 à l’école primaire de Mossendjo où il a obtenu son Certificat d’études primaires élémentaires en 1962. Après son Brevet d’études du premier cycle au lycée Victor-Augagneur à Pointe-Noire en 1966, il est admis au lycée technique de Brazzaville où il passe avec succès le baccalauréat, série B-Economie en 1969.

Comme la plupart des cadres de son époque, Justin Koumba poursuivra ses études universitaires à l’étranger, notamment à Paris, en France. Titulaire d’une maîtrise en Droit public en 1976 à l’Université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris II-ASSAS, il obtint trois diplômes d’études approfondies (DEA) à Paris V Sorbonne dont un en études politiques entre 1976 et 1980. En 1981, Justin Koumba obtient un doctorat en Economie du développement et un autre en droit public à l’université de droit, d’économie et de sciences sociales Paris V Sorbonne.

Inspecteur d’Etat en 1980, il a eu une longue carrière professionnelle, administrative et politique. De 1976 à 1987, administrateur puis directeur de division au siège de l’Unesco, à Paris, en France, avant d’être nommé représentant de cette agence onusienne dans les pays des Grands lacs de 1987 à 1991. Député de la circonscription électorale de Banda, dans le département du Niari, depuis 2002, il était membre de la Commission économie et finances de l’Assemblée nationale pendant la 14e législature. Justin Koumba a dirigé la chambre basse du Parlement du 4 septembre 2007 au 19 août 2017, le Conseil national de transition de 1998 à 2002 et la Commission nationale des droits de l’homme de 2003 à 2007.

« Le monde est obscur mais non absurde »

Il fut également ministre de l’Education nationale, de la Science et de la Technologie, de la Jeunesse et des Sports, de la Culture et des Arts de 1992 à 1993 sous la transition, ainsi que maître-assistant à l’université Marien-Ngouabi. Après le recueillement devant la dépouille de l’illustre disparu, le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, a signé le livre de condoléances et visité l’exposition photos organisée pour la circonstance.

Grand officier dans l’ordre du mérite congolais, Justin Koumba était également Commandeur dans l’ordre de la paix. « … Très regretté camarade et frère Justin Koumba, le monde est obscur mais non absurde. Toute ténèbre a sa part de lumière, tout fini à son déchiffrage, pourtant il n’est pas donné aux finis de comprendre, d’embrasser l’infini. Alors, il ne nous reste plus qu’à proclamer avec Lesage notre éternel avec impuissance. Oh vie tu n’aurais pas dû commencer mais puisque tu as commencé, tu ne devrais jamais finir. Repose en paix Justin Koumba », a écrit le président de la République.

Dans son oraison funèbre, le premier secrétaire de l’Assemblée nationale, Pierre Obambi, a rappelé que Justin Koumba était un grand homme d’Etat qui a servi le Congo avec dévouement. Selon lui, l’ancien président de la chambre basse du Parlement rentrera « à jamais au panthéon de notre mémoire collective, comme une lueur qui, à n’en point douter, ensemencera les générations d’après »« L’homme a rejoint la divine providence, mais l’homme restera toujours parmi nous, irradiant de son exemple de bravoure, de fidélité et d’exhortation au combat, notre volonté d’aller plus loin toujours », a-t-il évoqué, précisant que le travail et l’abnégation étaient ses grandes vertus en sus de sa capacité d’écoute.

Avant les adieux de la République, le Parti congolais du travail a aussi rendu un dernier hommage à ce membre du comité d’honneur, en présence de son secrétaire général, Pierre Moussa. Notons qu’après les hommages de la nation, le cortège funèbre s’est ébranlé vers l’aéroport Maya-Maya pour Dolisie, capitale du département du Niari, où deux cérémonies dont un rituel traditionnel des sages et notables de Loango sont prévues ce 15 septembre.

Avec Adiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Canada-Québec: Un débat parlementaire sur le passeport vaccinal serait risqué, dit Legault

août 11, 2021

La tenue d’un débat au Parlement sur le passeport vaccinal aurait pu donner une tribune à des groupes véhiculant de fausses informations, selon le premier ministre François Legault.

Le premier ministre du Québec François Legault.

© Paul Chiasson La Presse canadienne Le premier ministre du Québec François Legault.

« Il faut aussi être prudent, ne pas faire exprès pour donner à des opposants des tribunes qui pourraient influencer la population en utilisant des arguments non-fondés », a déclaré le premier ministre mercredi.

Ces derniers jours, des groupes comme la Ligue des droits et libertés ont manifesté des inquiétudes sur l’état de santé de la démocratie alors que le gouvernement a décidé d’imposer le passeport vaccinal sans que cela soit d’abord débattu au Parlement. L’organisme a notamment déploré que cela n’ait pas été soumis, par exemple, à une commission parlementaire.

Or selon M. Legault, cela n’était pas non plus nécessaire en raison du « consensus » actuel sur le passeport.

« Je n’ai pas entendu clairement un parti d’opposition dire “je m’oppose au passeport” », a-t-il déclaré lors d’un point de presse dans un marché public de Québec. « Il y a un grand consensus sur la vaccination, sur le passeport. Je ne vois pas l’intérêt d’avoir un débat entre ceux qui sont pour et contre dans une commission parlementaire. On peut débattre de plein d’autres sujets mais concernant la vaccination, le passeport vaccinal, j’espère que tous les partis politiques vont se rallier. »

Le premier ministre a en outre indiqué qu’il comptait prolonger l’état d’urgence sanitaire qui lui permet depuis le début de la pandémie d’imposer ses décisions sans les soumettre au Parlement. « On pense qu’actuellement, l’état d’urgence doit être prolongé. On doit être capable comme gouvernement de se donner les pouvoirs pour garder les Québécois en sécurité. »

Avec La Presse canadienne par  Isabelle Porter 

Jean-Luc Mélenchon, l’autre discours de Ouagadougou

juillet 22, 2021

En visite au Burkina Faso, le président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale s’est dit prêt, s’il est élu, à annuler tous les accords de défense signés avec des Etats africains.

Pour exposer sa conception des relations franco-africaines, forcément renouvelées selon la promesse de tous les candidats en campagne, Jean-Luc Mélenchon avait projeté une tournée de dix jours au Sahel avec des visites au Niger, au Mali et au Burkina Faso. Les restrictions dues au Covid-19 et le débat parlementaire en France sur le passe sanitaire l’ont finalement amené à concentrer son déplacement sur quatre jours, du 18 au 21 juillet, et un pays.

Inévitablement, le choix s’est porté sur le Burkina Faso pour une visite dans une nation qui s’enorgueillit de ses contestations. Un voyage en pays ami – accompagné de Mathilde Panot, la vice-présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée, et du député de Seine-Saint-Denis Bastien Lachaud – avec ses étapes officielles et ses hommages aux figures révolutionnaires passées et présentes. M. Mélenchon a ainsi eu droit à un entretien avec le président Kaboré qui l’a reçu « avec une forme de courtoisie et de fraternité » en dépit de son statut d’opposant.

Il est également allé chercher l’inspiration auprès du Balai citoyen, mouvement-phare de « la révolution citoyenne » de 2014 qui mena à la chute du président Blaise Compaoré. M. Mélenchon a, enfin, salué comme il se doit pour toute personnalité de gauche de passage la mémoire de Thomas Sankara« haute figure de l’insoumission ». Le groupe LFI avait demandé, en 2017, l’ouverture des archives françaises sur l’assassinat de ce capitaine trente ans plus tôt.

Opposition à l’opération « Barkhane »

Le Burkina Faso est le lieu idéal pour tenir un discours de rupture à destination d’une jeunesse d’Afrique francophone qui manifeste ouvertement sa défiance à l’égard de l’ancien colonisateur. Emmanuel Macron avait ainsi choisi à dessein en novembre 2017 l’université de Ouagadougou pour assurer devant un auditoire dubitatif « qu’il n’y a plus de politique africaine de la France » et amorcer un récit où « l’Afrique n’est ni un encombrant passé ni un voisin parmi d’autres ».about:blankclose

A moins d’un an de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est donc venu marcher sur les pas du chef de l’Etat, mais avec l’ambition affichée d’effacer sa trace. Mercredi 21 juillet, dans cette même université Joseph-Ki-Zerbo connue pour son esprit frondeur, il a tenté de faire entendre « une autre voix de la France », forcément débarrassée des maux de « l’impérialisme », du « néocolonialisme » et du « paternalisme ».

Le député LFI a ainsi réitéré son opposition à l’opération « Barkhane », en voie de disparaître, et déploré l’absence de consultation sur l’intervention au Sahel dont le président Macron a annoncé une diminution des effectifs. « Il n’existe aucune solution militaire à un problème politique. Les premiers qui l’ont dit ce sont les militaires de mon pays. Je ne supporte pas que nous soyons depuis huit ans en guerre et que nous n’en ayons discuté qu’une fois à l’Assemblée nationale », a-t-il dénoncé une nouvelle fois, avant de se dire, s’il est élu, « prêt à annuler tous les accords de défense » qui lient Paris avec plusieurs capitales africaines en cas d’attaque extérieure. « Le départ de l’armée française, c’est quand vous voulez ! », a-t-il lancé à son jeune public.

Alors que l’une des premières préoccupations des Burkinabés est la perte de contrôle de leur Etat face aux groupes djihadistes, Jean-Luc Mélenchon a délivré sa vision du combat qui doit être mené. « Je crois à la guerre idéologique, à la guerre sociale (…), à la guerre du financement » contre des groupes sur lesquels il dit avoir « de petits doutes sur les motivations religieuses ».

« Il n’est pas là pour nous, il parle aux Français »

Pour lui, à l’origine de tous les maux se trouvent « des puissants », animés par des logiques d’accaparement auxquels devrait être opposée la réalisation d’ « un horizon commun ». Son outil pour rétablir les ponts entre une France où se renforce « un sentiment xénophobe insupportable » et une Afrique où le sentiment antifrançais « est un crève-cœur » ? Une langue française et un monde créolisés. « Je sais quels soupçons pèsent sur la francophonie. Un instrument de l’impérialisme français », a t-il concédé. Mais, selon lui, « la langue est un usage commun », « un bien commun » pour 300 millions de locuteurs présumés. « J’en appelle à une langue francophone qui soit une langue d’opinions et de projets », a-t-il plaidé, dessinant les batailles à venir : contre « le Big Pharma » dans la crise sanitaire actuelle, contre le changement climatique avec la création d’une force « pour intervenir à chaque fois qu’il y a une catastrophe » et pour « la souveraineté alimentaire, où cela a été compris au Burkina Faso plus vite qu’ailleurs ».

A l’issue de deux heures de discours et d’échanges, dans l’auditoire les avis se partageaient entre ceux conquis par l’ardeur de la dénonciation et ceux revenus de toutes les promesses venues d’ailleurs. Aucun n’était dupe des intentions. « Il n’est pas là pour nous, il parle aux Français », jugeait Kelgwendé Sawadogo, un étudiant en philosophie de 28 ans. Notamment à un électorat issu de l’immigration africaine, dont une partie garde un œil attentif sur les déclarations relatives au continent. Jean-Luc Mélenchon a répété durant son voyage qu’il était venu « apprendre et pas pour donner des leçons ». Une démonstration d’humilité aux allures de numéro de séduction.

Avec Le Monde par Cyril Bensimon et Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)

Centrafrique : Simplice Mathieu Sarandji, un fidèle de Touadéra au perchoir

mai 11, 2021
L’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a été élu à la tête de l’Assemblée nationale centrafricaine.

Face à Martin Ziguélé, c’est l’ancien Premier ministre qui a pris la tête de l’Assemblée nationale. Très actif lors des dernières campagnes électorales, Simplice Mathieu Sarandji est le véritable bras droit du chef de l’État.

Est-ce une manière de le remercier pour services rendus ? Soutenu par la majorité présidentielle à laquelle il appartient, Simplice Mathieu Sarandji a été élu à la tête de l’Assemblée nationale, devenant ainsi le deuxième personnage de l’État par ordre protocolaire. L’opposant Martin Ziguélé convoitait également le poste, mais Sarandji s’est largement imposé, obtenant 69 voix contre 17.

Facteur apaisant ?

Âgé de 66 ans, le nouveau président de l’Assemblée est un fidèle du président Faustin-Archange Touadéra. En 2016 déjà, il lui avait apporté son soutien pour le second tour de l’élection présidentielle, lors duquel Touadéra avait affronté Anicet-George Dologuélé. Une fois cette séquence refermée, Sarandji avait été nommé Premier ministre, fonction qu’il exercera durant près de trois ans avant de démissionner, en février 2019, après la signature d’un accord de paix entre Bangui et quatorze groupes armés. Il était depuis conseiller spécial du président centrafricain, avec rang de ministre d’État.

Son élection peut-elle contribuer à apaiser la scène politique centrafricaine ? En plus d’avoir été le directeur de campagne de Touadéra, ce géographe de formation est le secrétaire exécutif du Mouvement cœurs unis (MCU), la formation du chef de l’État.

SI LES DÉPUTÉS LUI ONT FAIT ASSEZ CONFIANCE POUR LE PORTER AU PERCHOIR, C’EST QU’ILS SAVENT QU’IL EST À LA HAUTEUR DE LEURS ATTENTES

À l’annonce de sa défaite, Martin Ziguélé a dénoncé « un accaparement de l’espace politique par le parti au pouvoir ». Une critique qu’écarte Évariste Ngamana, porte-parole du MCU et premier vice-président de l’Assemblée nationale. « Si les députés lui ont fait assez confiance pour le porter au perchoir, c’est qu’ils savent qu’il est à la hauteur de leurs attentes, assure-t-il. Il n’est pas là pour ne représenter que le MCU ; il est là dans l’intérêt du peuple centrafricain. »

Réseaux étendus

« Sarandji a une très grande influence au sein du parti au pouvoir et auprès du président Touadéra, analyse un diplomate en poste à Bangui. Il a su l’utiliser et a réussi à soigner ses relations avec la communauté internationale. Politiquement, il s’est bien préparé. »

De fait, le nouveau président de l’Assemblée nationale dispose de nombreuses connexions au-delà de son parti d’origine. En 2020, il a mis ses réseaux au service de Touadéra pour le faire réélire et a largement contribué à la conclusion d’alliances, y compris avec des formations se revendiquant de l’opposition.

IL EST HUMBLE, IL SAIT ÉCOUTER ET IL EST RESPECTÉ

« C’est un rassembleur, insiste Timoléon Mbaikoua, coordonnateur de la plateforme des partis politiques de la majorité présidentielle. Il est humble, il sait écouter et il est respecté au sein de la classe politique. »

À son poste, Sarandji va contribuer à l’organisation d’un dialogue politique, auquel plusieurs figures de l’opposition ont déjà annoncé qu’elles n’avaient pas l’intention de participer. « Les membres de la plateforme de l’opposition ont effectivement dit qu’ils ne prendraient pas part aux concertations, mais la porte n’est pas pour autant fermée et Sarandji peut être celui qui les ramènera autour de la table », veut croire Timoléon Mbaikoua.

Le nouveau président de l’Assemblée nationale ne compte toutefois pas que des amis, à l’international notamment. En 2018, alors qu’il était encore à la primature, Simplice Mathieu Sarandji s’est illustré par des propos peu diplomatiques, accusant la Minusca (la mission des Nations unies déployée dans le pays) d’être incapable d’aider la Centrafrique – un reproche formulé vertement que les chancelleries n’ont pas oublié.

Avec Jeune Afrique par Pacôme Pabandji

France: Quatre députés français interpellent Emmanuel Macron sur la mort suspecte, à l’aéroport du Bourget, d’un opposant, Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat à l’élection présidentielle de la République du Congo

avril 4, 2021
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.

RDC/Parlement : Sama Lukonde a pris part aux cérémonies d’ouverture de la session de mars

mars 17, 2021

Les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale ont promis leur soutien au Premier ministre et à son programme gouvernemetal.

Photo 1: le premier ministre Sama Lukonde, au Parlement.

Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a pris part le 15 mars aux cérémonies d’ouverture de la session ordinaire de mars au Sénat et à l’Assemblée nationale. A la chambre haute du Parlement, le président du bureau, Modeste Bahati Lukwebo, a dans son discours d’ouverture indiqué que le nouvel élan politique initié par le chef de l’Etat devrait permettre de « matérialiser » son programme électoral et ses promesses faites au peuple congolais

Dans cette optique, le speaker du Sénat a rappelé au Premier ministre « l’urgence de la Constitution de son équipe gouvernementale afin de se mettre rapidement au travail », et de vite s’atteler à satisfaire les désidérata des Congolais qui écument dans l’attente de la publication de ladite équipe. Modeste Bahati a mis un accent particulier sur les réformes tant électorales qu’institutionnelles attendues. Il a, par ailleurs, interpellé le chef du gouvernement sur la pertinence de « mettre en œuvre toutes affaires cessantes, une politique urgente susceptible de répondre et de soulager tant soit peu les souffrances des populations, en améliorant le social ».

Photo 2: premier ministre et le bureau de l’Assemblée nationale

A la chambre basse du Parlement, le président Christophe Mboso N’kodia Pwanga a, de prime à bord, félicité le nouveau chef de l’exécutif national pour son élévation à la tête du gouvernement, donnant ainsi l’occasion aux élus nationaux d’ovationner ce dernier. Dans son speech, le président de l’Assemblée nationale a salué notamment « l’audace réformatrice » du président de la République, indiquant expressément qu’ « il est temps d’opérer des changements tant attendus ». Et de noter que dans cet ordre d’idées, l’Assemblée nationale entend accompagner le gouvernement de l’Union sacrée de la nation dans les réformes qu’il compte mettre en œuvre.

Après la publication de son équipe gouvernementale, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, rappelle-t-on, devra se présenter devant la plénière de l’Assemblée nationale pour solliciter l’approbation du  programme de son équipe et ainsi occasionné l’investiture de celle-ci, conformément aux prescrits de la Constitution.

Avec Adiac-Congo par Christopher Khonde

RDC/Assemblée nationale : Christophe Mboso prend la tête du bureau définitif

février 4, 2021

Il sera secondé par Jean-Marc Kabund, élu premier vice-président de la Chambre basse du Parlement.

Au terme de la longue séance plénière organisée le 3 février et consacrée à l’élection du bureau définitif de l’Assemblée nationale, les députés nationaux ont fait confiance au ticket présenté par l’Union sacrée pour présider à leur destiné. L’élection du nouveau bureau présidé par Christophe Mboso N’kodia Mpuanga tourne définitivement la page du bureau Jeannine Mabunda.

La composition du bureau de l’Assemblée plénière se présente de la manière suivante : Christophe Mboso N’kodia Mpuanga (président), Jean-Marc Kabund-a-Kabund (1er vice-président), Vital Banyewesize (2ème vice-président), Joseph Lembi Libula (rapporteur), Collette Tshomba Ntundu (Rapporteur adjoint), Angèle Tabu Makusi (questeur) et Jean-Pierre Kanefu (Questeur adjoint). L’on a noté, par ailleurs, l’absence d’une trentaine de députés nationaux lors de cette séance plénière élective. 

Sur un total de 466 votants, Christophe Mboso a obtenu 389 voix contre 365 voix pour Jean-Marc Kabund, tous deux candidats uniques à leur poste respectif. Le même constat a été fait aux postes de deuxième vice-président, de questeur et de questeur adjoint où les candidats uniques ont été élus sans surprise. Le suspense a quelque peu été observé pour l’élection du rapporteur adjoint où l’écart entre les deux candidats en lice a été de moins de 50 voix en faveur de Colette Tshomba. C’était le seul duel enregistré à l’Assemblée nationale.

Fait marquant de l’élection du nouveau bureau définitif de l’Assemblée nationale, l’hymne de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été entonné par ses militants présents dans la salle du Congrès au moment de l’annonce de la victoire de Jean-Marc Kabund.

Avec Adiac-Congo par Jules Tambwe Itagali

Canada-Québec: La pression monte pour que Legault exempte les personnes itinérantes du couvre-feu

janvier 25, 2021

QUÉBEC — Le couvre-feu du gouvernement Legault représente une menace directe à la santé et à la sécurité des personnes en situation d’itinérance, ont martelé plusieurs groupes et élus, lundi.

© Fournis par La Presse Canadienne

Des représentants des trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale se sont joints en conférence de presse virtuelle à un regroupement d’organismes communautaires pour exiger l’exemption des itinérants.

Ce débat fait rage depuis plusieurs jours au Québec, le premier ministre François Legault refusant catégoriquement d’exempter les personnes itinérantes de sa mesure sanitaire.

Il a justifié son refus le 20 janvier dernier en déclarant que selon lui, s’il y a exemption, n’importe qui pourra s’improviser itinérant afin de ne pas recevoir de contravention. 

M. Legault a par la suite essuyé de vives critiques, dont celles du gouvernement fédéral de Justin Trudeau, qui l’a appelé à faire preuve de plus de flexibilité et d’humanité.

Le Québec est la seule province à avoir imposé un couvre-feu pour contrôler la pandémie.

Une pétition lancée par le Parti québécois (PQ) demandant que les sans-abri soient exemptés du couvre-feu a récolté jusqu’à maintenant plus de 20 000 signatures.  

Lundi, le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ) a rappelé que les itinérants ont peur de se faire intercepter par la police. 

Lorsqu’ils se cachent, cela les expose davantage à un risque de surdoses, à la violence et à la judiciarisation, a renchéri le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).

Rappelons qu’un homme innu, Raphaël André, est mort dans une toilette chimique à Montréal, le 17 janvier dernier.

Par ailleurs, le gouvernement va à l’encontre de son propre objectif d’éliminer les rassemblements lorsqu’il tente d’entasser les itinérants dans des refuges, a ajouté le porte-parole du PQ en santé, Joël Arseneau,

«Le couvre-feu, c’est pour contenir la propagation de la pandémie. Est-ce que cette mesure-là appliquée aux personnes en situation d’itinérance contribue à l’objectif? La réponse, clairement, c’est non», a-t-il dit. 

Par Caroline Plante, La Presse Canadienne

RDC-Assemblée nationale : examen ce jeudi des pétitions initiées contre l’équipe Mabunda

décembre 9, 2020

Le président du bureau provisoire Mboso Nkodia a reconnu aux membres du bureau Mabunda le droit de préparer leur défense et a appelé les députés à faire preuve de respect, d’amour, de dignité et de décence dans leurs interventions.  

Le doyen Mboso Nkodia entouré de ses deux jeunes assistants

Après des échauffourées ayant émaillé la séance plénière du mardi 8 décembre qui a vu les pétitionnaires et les non- pétitionnaires contre l’équipe Jeanine Mabunda en découdre a point de mettre sens dessus dessous l’hémicycle du Palais du peuple, il s’est observé une accalmie relative en fin de journée. Si la présidente de la chambre basse n’a pu tenir sa plénière au cours de laquelle elle entendait faire part d’une communication importante aux élus du peuple, celle convoquée par le secrétaire général de l’institution a eu lieu. En l’absence de Jeanine Mabunda et son équipe, obligés à vider les lieux face à la pression exercée sur eux par des députés en furie, deux cent soixante-dix-neuf élus du peuple ont pu siéger dans la salle des spectacles, celle des congrès étant restée fermée.

Ces députés, pour la plupart anti Mabunda, ont siégé, le quorum étant valablement atteint. Ils ont, conformément au règlement régissant le fonctionnement de leur institution, mis en place un nouveau bureau constitué du doyen d’âge et de ses deux benjamins.

C’est le doyen Mboso Nkodia qui a été porté au perchoir de la chambre basse. Il est assisté de Gael Bussa et Aminata Namasiya. La nouvelle équipe qui n‘est que provisoire va travailler avec cinq experts (venus du groupe des pétitionnaires) et cinq autres (du camp des non-pétitionnaires) pour déterminer la procédure à suivre. La principale mission assignée à ce bureau d’âge est d’examiner les différentes pétitions initiées individuellement à chaque membre du bureau Mabunda. Sauf changement, c’est ce jeudi 10 décembre que Jeanine Mabunda et son équipe, accusés de mauvaise gestion, d’incompétence et de nonchalance dans la conduite de l’appareil parlementaire, vont se présenter à l’hémicycle pour y être entendus sur les faits mis à leur charge.     

Le président du bureau provisoire Mboso Nkodia a reconnu aux membres du bureau Mabunda le droit de préparer leur défense et a appelé les députés à faire preuve de respect, d’amour, de dignité et de décence. « Quand les collègues viendront se défendre devant la plénière, nous devons être disponibles à les écouter pour qu’ils assurent en toute quiétude, en toute sérénité et avec tout le respect leur défense (…). C’est de leur droit constitutionnel, nous devons leur garantir leur droit de défense, pour que nous prenions à notre tour, en toute responsabilité, la décision qui interviendra après le débat autour de ces différentes pétitions », a-t-il déclaré à l’intention de ses pairs.                          

Avec Adiac-Congo par Alain Diasso

RDC – Bataille rangée à l’Assemblée : comment les tensions entre pro-Tshisekedi et pro-Kabila ont dégénéré

décembre 9, 2020
Un blessé lors des affrontements entre députés pro-Kabila et pro-Tshisekedi au Parlement congolais, à Kinshasa, le 8 décembre 2020.

Les tensions entre les partisans de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila ont atteint un niveau inédit, avec des affrontements jusque dans l’enceinte du Parlement. Récit de ces folles journées qui ont suivi l’annonce de la rupture de la coalition.

Les images, surréalistes, ont fait le tour de la toile. Une véritable bataille rangée entre des députés pro-Kabila d’un côté et pro-Tshisekedi de l’autre. Des chaises volent, certains élus brandissent des barreaux de ces chaises qu’ils viennent de fracasser pour frapper leurs collègues députés. Un homme, le visage en sang, est évacué à bout de bras tandis que la rixe fait rage. Ce mardi, le hall d’entrée du Palais du peuple a été le théâtre d’un bien triste spectacle.

La veille, déjà, les députés en étaient venus aux mains dans l’enceinte même de l’hémicycle. Des élus de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) se sont rués sur l’estrade, renversant les bureaux où siègent habituellement la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, et ses vice-présidents.

Guerre ouverte

Depuis que Félix Tshisekedi a annoncé, le 6 décembre, la fin du mariage de raison qui le liait à Joseph Kabila depuis son arrivée au pouvoir, les tensions déjà vives entre les membres du Front commun pour le Congo (FFC, de l’ancien président congolais) et de Cap pour le changement (Cach, la coalition présidentielle à laquelle appartient l’UDPS) ont tourné à la guerre ouverte.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le dépôt, samedi, d’une pétition demandant la destitution de Jeanine Mabunda et plus généralement des membres de l’actuel bureau de l’Assemblée. Plus de 250 députés nationaux ont apposé leur nom au bas de ce texte, lancé à l’initiative de l’UDPS. Sur ce total, une centaine d’élus sont issus de partis membres du FCC…

Dans le camp de l’ancien président congolais, on affirme que beaucoup de ces signatures ont été obtenues par la corruption. « Nous avons des preuves audio, vidéo et écrites que 7 000 dollars ont été distribués à chaque député en échange des signatures », a notamment affirmé Didier Manara, président du groupe parlementaire du Parti pour la reconstruction et la démocratie (PPRD, de Joseph Kabila), sans pour autant produire lesdites preuves.

Jeanine Mabunda avait malgré tout décidé de convoquer une séance plénière, pour ce lundi. Mais les pétitionnaires, opposés à cette démarche, ont tout fait pour que celle-ci ne se tienne pas, brandissant l’article 31 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui stipule que « lorsque le président de l’Assemblée nationale est mis en cause » les députés ne peuvent être convoqués que par le « bureau d’âge », constitué du doyen de l’Assemblée et des deux députés les plus jeunes. Et c’est Jean-Marc Kabund-a-Kabund, président intérimaire de l’UDPS, qui a lui-même été destitué de ses fonctions de premier vice-président de l’Assemblée en mai dernier après qu’une pétition a été lancée contre lui, qui a pris la tête des « frondeurs ».

Ce lundi, tandis que des manifestants se rassemblent à l’extérieur du Palais du peuple, le ton monte à l’intérieur : les députés font le coup de poing, grimpent sur l’estrade, bousculent les assesseurs et renversent le mobilier.

Dans la soirée, Jeanine Mabunda fait publier un premier communiqué par le bureau qu’elle préside. Elle y annonce la suspension de toutes les activités parlementaires jusqu’à nouvel ordre.

Deux plénières convoquées

Mais c’était sans compter sur la détermination des pétitionnaires, qui ont obtenu du secrétaire général de l’Assemblée nationale – dont le camp Mabunda affirme qu’il a été « enlevé » – qu’il convoque une plénière pour le mardi 8 décembre, à 11h. Un seul point à l’ordre du jour : installation du fameux « bureau d’âge » et l’examen donc des pétitions visant le bureau de Jeanine Mabunda.

Mise devant le fait accompli, cette dernière décide alors de revenir sur sa décision de suspendre l’activité parlementaire et de convoquer à son tour une plénière pour le jour même, mais une heure plus tôt, à 10h.

Comme l’on pouvait s’y attendre, la confrontation entre les deux camps, chacun voulant tenir « sa » plénière, a immédiatement tourné à la foire d’empoigne. Les affrontements entre députés, auxquels leurs gardes du corps ont parfois prêté main forte, ont duré plusieurs heures.

À l’extérieur du bâtiment, Jean-Marc Kabund s’en prend verbalement à des policiers. « Présentement, là, dans le bureau de Mabunda, il y a des sacs de machettes ! » lance-t-il au commissaire général de la police nationale congolaise, Dieudonné Amuli, l’accusant de prendre le parti des pro-Kabila et de « tirer sur les Combattants » – en référence aux militants UDPS massés devant les grilles de l’Assemblée.

Jeanine Mabunda sera finalement exfiltrée de l’Assemblée. « Nous déplorons plusieurs blessés et une hôtesse du bureau de Jeanine Mabunda a été sexuellement abusée », accuse l’un de ses proches.

Le FCC appelle à la « mobilisation générale »

Les députés pétitionnaires ont, eux, fini par se réunir. Ils étaient, à les en croire, « 279 députés au total ». Le « bureau d’âge » a été installé et une date a été fixée pour l’examen et le vote des pétitions visant Mabunda et ses vice-présidents : le jeudi 10 décembre.

« Ce qui s’est passé est un coup d’État constitutionnel ! », déplore Lambert Mende, l’un des caciques du FCC. Le front pro-Kabila a cependant prévu de participer à cette fameuse séance. « La mobilisation est générale », affirme Mende à Jeune Afrique.

Le vote de ce jeudi sera crucial dans la crise institutionnelle qui vient de s’ouvrir. Il dira si Félix Tshisekedi peut compter ou non sur une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée nationale. Dans son discours de dimanche, le chef de l’État avait laissé entendre que si cette nouvelle majorité en sa faveur était introuvable, une dissolution de l’Assemblée nationale serait envisagée.

Avec Jeune Afrique par Stanis Bujakera Tshiamala – à Kinshasa