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France/Islamisme : le Conseil d’État confirme la dissolution de l’association BarakaCity

novembre 25, 2020

Saisis en référé, les juges ont estimé que les propos incriminés du président de l’association constituaient bien des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence. Ils ont également confirmé la dissolution de la Grande mosquée de Pantin.

Saisi en référé, le Conseil d’État a confirmé mercredi la fermeture de la Grande mosquée de Pantin et la dissolution de l’association BarakaCity.

Les propos incriminés d’Idriss Sihamedi, le président de l’association, «peuvent être imputés à l’association elle-même et constituent des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence pouvant justifier une dissolution», ont estimé les juges du référé.

Le 28 octobre, douze jours après l’assassinat de Samuel Paty par un jeune islamiste radicalisé, le gouvernement dissolvait BarakaCity en l’accusant d’«inciter à la haine», d’entretenir des liens avec «la mouvance islamiste radicale» et de «justifier des actes terroristes». Le décret de dissolution reprochait à l’ONG de diffuser et d’inviter à la diffusion «d’idées haineuses, discriminatoires et violentes» en ligne avec l’islam radical, notamment via ses comptes Facebook et Twitter ou le compte Twitter personnel de son président et fondateur, Idriss Sihamedi.

Les avocats de l’ONG, créée en 2010 et qui dit apporter de l’aide à plus de 2 millions de démunis dans le monde, ont contesté cette décision «brutale et discrétionnaire» devant le Conseil d’État. L’ONG agit dans un cadre «strictement humanitaire», ne participe à aucune activité «susceptible de troubler l’ordre public, encore moins de nature terroriste», avaient-ils plaidé dans leur requête, examinée lundi.

Populaire, notamment chez des jeunes musulmans des quartiers populaires, BarakaCity a fait l’objet ces dernières années d’enquêtes approfondies des autorités, qui n’ont débouché sur aucune poursuite. Elle fait partie, avec le collectif «Cheikh Yassine», des deux organisations dont le gouvernement a annoncé la dissolution après la mort de Samuel Paty. Le gouvernement en a depuis annoncé une troisième, imminente: celle du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), une association de lutte contre les discriminations visant les musulmans accusée d’être une «officine islamiste œuvrant contre la République».

Quant aux «propos tenus par les responsables de la Grande mosquée de Pantin et les idées ou théories diffusées en son sein, [ils] constituent une provocation, en lien avec le risque de commission d’actes de terrorisme, à la violence, à la haine ou à la discrimination» et sont de nature à justifier la fermeture du lieu de culte, selon le juge des référés du Conseil d’État.

Le juge reproche en premier lieu la diffusion, le 9 octobre, de la vidéo d’un père d’élève du collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) indigné après un cours sur la liberté d’expression dispensé par Samuel Paty, «ainsi que d’un commentaire mentionnant sur ce même compte l’identité de ce professeur». Cette vidéo avait été à l’origine de l’engrenage qui a conduit à l’assassinat du professeur d’histoire-géographie, le 16 octobre.

Le juge fait également valoir que l’imam en poste au moment des faits, qui s’est depuis «retiré de ses activités», «a été formé dans un institut fondamentaliste du Yémen», «que ses prêches sont retransmis (…) sur un site internet qui diffuse des fatwas salafistes de cheikhs saoudiens» et «qu’il est impliqué dans la mouvance islamiste radicale d’Ile-de-France».

Autre argument avancé, la mosquée de Pantin «est devenue un lieu de rassemblement pour des individus appartenant à la mouvance islamique radicale dont certains n’habitent pas le département de Seine-Saint-Denis et ont été impliqués dans des projets d’actes terroristes».

Le juge précise toutefois que la fédération pourra «demander la réouverture du lieu de culte lorsqu’elle estimera avoir pris les mesures de nature à prévenir la réitération des dysfonctionnements constatés, notamment par le choix des imams autorisés à officier, l’adoption de mesures de contrôle effectif de la fréquentation de la mosquée et des réseaux sociaux placés sous sa responsabilité».

Avec Le Figaro par Paule Gonzalès

Décret Trump anti-réfugiés: des associations de défense des droits attaquent en justice

janvier 28, 2017

New York – Plusieurs associations de défense des droits civiques américaines, dont la puissante ACLU, ont attaqué samedi en justice le décret de Donald Trump interdisant l’accès aux Etats-Unis de ressortissants de plusieurs pays musulmans.

La plainte contre le président Trump et le ministère de la Sécurité intérieure – dont l’AFP a obtenu copie – a été déposée samedi matin devant un tribunal fédéral de New York par l’American Civil Liberties Union et d’autres associations de défense des droits et des immigrés, qui exigent notamment la libération de deux citoyens irakiens interpellés vendredi soir à l’aéroport JF Kennedy sur la base du décret qui venait à peine d’être promulgué.

Selon le texte de la plainte, les deux Irakiens interpellés à l’aéroport de JFK sont détenteurs de visas leur permettant d’entrer légalement aux Etats-Unis, qui attestent que les autorités américaines ont estimé qu’ils ne représentaient pas de menace pour les Etats-Unis.

L’un d’eux a travaillé pour des entreprises américaines et pour le consultat des Etats-Unis à Erbil, notamment comme interprète.

L’autre devait rejoindre sa femme et son enfant arrivés légalement aux Etats-Unis avec le statut de réfugiés, après que leur famille eut été « associée à l’armée américaine » en Irak.

Les associations demandent à ce qu’ils soient relâchés et qu’ils puissent au moins exercer leur droit à déposer une demande d’asile aux Etats-Unis pour éviter d’être renvoyés en Irak, où ils ont de bonnes raisons de craindre pour leur sécurité.

Elles soulignent que leur interpellation sur la seule base du décret violent le 5e amendement de la Constitution américaine, qui protège contre les abus gouvernementaux et garantit la sécurité juridique de tout individu.

Les associations demandent plus globalement à ce que cette plainte soit considérée comme une action en nom collectif pour toutes les personnes dans le même cas qui pourraient être retenues dans des aéroports américains.

Des associations de défense des immigrés ont également lancé samedi un appel à manifester au terminal 4 de JFK, rapidement relayé sur les réseaux sociaux.

Deux représentants démocrates de New York au Congrès, Jerry Nadler et Nydia Velasquez, se sont également rendus sur place pour essayer d’avoir accès aux Irakiens, selon Camille Mackler, une responsable de l’association New York Immigration Coalition, qui participait à la manifestation.

Le texte signé vendredi par Donald Trump interdit pendant trois mois l’arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. A l’exception de leurs ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales.

Washington va aussi arrêter pendant quatre mois le programme fédéral d’admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues. Enfin, les réfugiés syriens sont interdits d’entrée jusqu’à nouvel ordre.

Romandie.com avec(©AFP / 28 janvier 2017 18h36)             

En Tunisie, la dame aux acacias lutte contre le désert

décembre 27, 2016

En 2012, Sarah Toumi a fondé Acacias pour tous afin d’empêcher la désertification en Tunisie. Son projet s’est transformé en un combat contre les maux de sa région : la pauvreté, l’exode et les mentalités patriarcales.

 Sarah Toumi développe des projets associatifs autour de Bir Salah, le village de son grand-père, dans l’est de la Tunisie.

Sarah Toumi développe des projets associatifs autour de Bir Salah, le village de son grand-père, dans l’est de la Tunisie. Photo Nicolas Fauqué pour M le magazine du Monde
Peut-être que le grand-père de Sarah Toumi n’aura pas le temps de s’apercevoir que le salut de son pauvre village de Bir Salah, dans l’est de la Tunisie, va finalement venir de sa petite-fille. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Hadj Ramdan Sghaier, 84 ans, ne la calcule pas. « Tu fais du social », dit-il parfois avec dédain. « Pour lui, le succès, c’est construire une usine, acheter des champs d’oliviers et avoir beaucoup d’argent à la banque », regrette-t-elle. D’ailleurs, il ne calcule pas grand monde. Tous les jours que Dieu fait, le vieil homme autoritaire, canne à la main, fez rouge sur la tête, inspecte le travail et donne des ordres dans la petite huilerie qu’il a fondée – même si elle appartient depuis plusieurs années à l’un de ses fils, qui n’a toujours pas voix au chapitre.

Sa femme, Majida Laroussi, 80 ans, pourrait comprendre avant lui qu’il y a une bienfaitrice dans la famille. Ce qui n’a pas toujours été son point de vue. Il y a vingt ans, alors que sa petite-fille à moitié parisienne était en vacances au village, la grand-mère a mis en pièces son vélo. « Parce que cela ne se faisait pas, pour une fille de la région, de faire du vélo », l’excuse Sarah. Aujourd’hui, la grand-mère ne proteste plus quand sa petite-fille, 29 ans, abandonne mari et enfant au village, où elle s’est installée, et parcourt le monde pour exposer ses projets d’émancipation des agricultrices tunisiennes. Peut-être même qu’en son for intérieur, la vieille dame menue, le voile serré sur son visage ridé et tatoué comme les Berbères, approuve le combat singulier de la jeune femme contre tous les maux de la région : la pauvreté, l’exode, les mentalités patriarcales et la désertification des sols.

Première mobilisation à 11 ans

Le père de Sarah, lui, a sans doute eu quelques visions prémonitoires des travaux qu’allait entreprendre sa fille en plus de ses études de littérature à la Sorbonne, mais il n’est plus là pour en parler. Ajmi Toumi est mort prématurément en 2012, à l’âge de 55 ans. Cela faisait moins d’une décennie qu’il était de retour en Tunisie. Il n’y avait pas mis les pieds depuis vingt-huit ans, officiellement à cause des ennuis que ses activités politiques lui ont valu avec la police du président à vie, Habib Bourguiba, prédécesseur de Ben Ali. Mais peut-être aussi en raison de son père, non moins autocrate. Devenu ingénieur, Ajmi Toumi a travaillé dans les pays du Golfe, en Irak et en France, où il a épousé une Bretonne. Le couple a eu deux filles. Sarah, l’aînée, se passionne très jeune pour les associations que monte son père, en particulier celle de Bir Salah. A 11 ans, elle mobilise ses cousins pour distribuer des livres aux familles. A 14 ans, elle négocie avec les autorités l’ébauche d’une bibliothèque municipale. En tout, l’association distribuera 350 000 livres, 300 ordinateurs et 1 000 m3 de mobilier hospitalier ou scolaire.

Sarah Toumi avec son oncle, dans l’huilerie familiale de Bir Salah, en Tunisie.

Sarah Toumi avec son oncle, dans l’huilerie familiale de Bir Salah, en Tunisie. Photo Nicolas Fauqué pour M le magazine du Monde

Il n’empêche, les 5 000 villageois de Bir Salah ne se sont pas immédiatement réjouis de la présence parmi eux de la remuante Sarah Toumi. En 2012, quand elle obtient 160 000 euros de l’opérateur télécom Orange pour rénover et équiper l’école et le dispensaire de santé, forer un puits, créer une pépinière d’acacias qui permette aux femmes de récolter et de vendre la gomme arabique et, toujours avec le même budget, construire un « fortin de la connaissance » afin d’abriter un club des femmes, un club des jeunes et un club d’insertion professionnelle, ils ont été nombreux à se consumer de jalousie. Et à la soupçonner d’avoir détourné de l’argent, à critiquer ses tenues jugées pas assez islamiques et à lui souffler des insultes, sur son blog ou lorsqu’elle passait dans la rue. C’est le conservatisme bigot de la Tunisie d’Ennahdha (« Renaissance », en arabe), le parti islamiste ayant gagné les élections en 2011, après le « printemps arabe » et la destitution du président Ben Ali.

Star des réseaux sociaux tunisiens

Bir Salah, pourtant, n’a rien à perdre : le village, vaguement rangé le long de la route nationale entre Sousse et Sfax, dépourvu de lignes de téléphone, raccordé à l’eau mais à sec neuf mois par an, affiche des taux records de chômage et de pauvreté. Il a aussi 8 % d’enfants handicapés en raison d’une très forte consanguinité. Sarah Toumi, blessée, écœurée par ces insultes, bat en retraite et retourne en 2014 en banlieue parisienne.

Khalil, son mari agriculteur, accompagne sa femme et leur nouveau-né dans cet exil. Il pense – ou peut-être il espère – que cela va durer, pressé par sa propre famille de trouver un travail à Paris comme chauffeur de taxi et d’envoyer de l’argent au village. Rien n’y fera.

« Les hommes de la région n’osent pas venir me voir et je ne peux pas m’adresser à eux directement. Mon mari doit être tout le temps avec moi. » Sarah Toumi

Six mois plus tard, Sarah Toumi repart en Tunisie avec armes et bagages et lance de nouveaux projets, encore plus ambitieux. Khalil, qui conduit partout sa femme dépourvue de permis de conduire, constate qu’elle surmonte tous les obstacles, sauf un. « Les hommes de la région n’osent pas venir me voir et je ne peux pas m’adresser à eux directement, dit-elle. Donc mon mari doit être tout le temps avec moi. »

Son projet Acacias pour Tous, fondé en 2012, bat son plein : plusieurs centaines de milliers d’arbres ont été plantés et des dizaines d’écoles, de communes, d’associations et de particuliers sont impliqués. Véritable star des réseaux sociaux tunisiens, surnommée « La Dame des acacias », Sarah Toumi en profite pour passer à l’étape suivante et recruter treize agriculteurs-ambassadeurs dans le pays. Ils seront chargés de diffuser les bonnes pratiques de la permaculture, de l’agroforesterie et d’un autre arbre aux vertus magiques : le moringa. Venu du sous-continent indien, très économe en eau, comme l’acacia, il pousse à grande vitesse (parfois un mètre par mois), protège les sols de sa canopée, les humidifie en fixant l’azote et déploie des racines à 60 mètres sous terre, rendant l’irrigation superflue. Et puis ses feuilles, une fois séchées et réduites en poudre, se vendent à prix d’or. Elles contiennent deux fois plus de protéines que le yaourt, trois fois plus de potassium que la banane, quatre fois plus de calcium que le lait, sept fois plus de vitamine C que les oranges. Elles possèdent les huit acides aminés essentiels et soignent le diabète et les rhumatismes.

Sarah veut garantir à vingt agricultrices de sa région d’acheter leur production à prix fixe. « Si cela fonctionne, j’étendrai l’expérience à d’autres régions du pays », dit-elle.

Les ONG internationales misent alors sur Sarah Toumi et son association Dream in Tunisia. En 2015, elle décroche une bourse Ashoka, qui lui donne un salaire pendant trois ans et des cours d’entrepreneuse sociale, ainsi qu’une autre de l’organisation américaine Echoing Green, qui met à disposition des fonds et des experts. En novembre 2016, elle remporte deux prix coup sur coup : celui de « La France s’engage au Sud », décerné par l’Etat, et le Rolex Awards for Enterprise.

Le premier lui permet d’emmener deux jeunes collaborateurs de Bir Salah serrer la main de François Hollande à l’Elysée, lundi 7 novembre, et lui vaut d’être présentée à l’Agence française de développement, dont elle espère qu’elle investira dans ses projets. Le second, qui célèbre ses 40 ans, lui a été remis à Los Angeles le 15 novembre. C’est un accompagnement, une mise en avant très prestigieuse et une somme dont elle sait déjà quoi faire. « Avec l’argent de Rolex, je vais acheter 500 kg de graines de moringa, prévoit-elle, construire un centre de formation pour agriculteurs et équiper trois hectares pour tester toutes sortes d’espèces et de systèmes d’irrigation. »

Car le projet a évolué. Désormais, la jeune femme veut garantir à vingt agricultrices de sa région d’acheter leur production à prix fixe : 20 000 euros par an et par hectare si, entre les oliviers traditionnellement espacés de 24 mètres, elles plantent sans labourer des moringas, des fruitiers, des plantes médicinales et de l’aloe vera, une autre espèce à haut rendement. « Si cela fonctionne, j’étendrai l’expérience à d’autres régions du pays », dit-elle.

Sarah Toumi chez ses grands-parents, en Tunisie.

Sarah Toumi chez ses grands-parents, en Tunisie. Photo Nicolas Fauqué pour M le magazine du Monde

Selma Sghaier, une paysanne de Bir Salah, ne s’est pas fait prier. Sur ses 3 hectares, elle a déjà planté 13 000 moringas, des centaines d’aloe vera, des amandiers et des légumes. En Tunisie, le rendement d’un hectare ne dépasse pas 7 000 euros par an. « Et encore, dit-elle. Ces quatre dernières années, avec la sécheresse, on n’a rien eu. » Des centaines d’oliviers et de grenadiers sont morts. Elle, son mari et leurs six enfants ont survécu en cousant à domicile des chaussures pour une marque allemande et en louant un petit local à un vendeur de briques. « Si je touche vraiment 20 000 euros, espère-t-elle, la vie sera plus facile. On pourra enfin marier nos filles. »

« Contourner le système »

Sarah Toumi doit donc tenir ses promesses, en fournissant de surcroît aux vingt fermières un système d’irrigation au goutte à goutte et des installations de dessalement de l’eau de la nappe phréatique, qui contient 6 grammes de sel par litre. Pour y parvenir, elle veut court-circuiter les intermédiaires, dont les marges en Tunisie sont mirobolantes, et transformer elle-même ses produits agricoles pour le marché tunisien et pour les exportations. D’où son projet de construire six usines, déjà en partie financées. La première, pour les feuilles de moringas, sera adossée à l’huilerie de son grand-père, qui n’en a pas encore entendu parler.

« Elle est unique, elle bouscule les administrations. » Nabil ben Khatra, de l’Observatoire du Sahara et du Sahel

A vrai dire, à part quelques fonctionnaires à Tunis, tout le monde semble désormais convaincu que c’est la Providence qui a renvoyé Sarah Toumi sur la terre de ses ancêtres. « Elle est unique, elle bouscule les administrations », s’amuse Nabil ben Khatra, de l’Observatoire du Sahara et du Sahel. Il apporte une caution scientifique aux projets de Sarah Toumi et s’alarme de la désertification du pays : 11 millions d’hectares sont menacés de dégradation forte en raison des pesticides, de l’usage d’eau salée de la nappe phréatique et de surpâturage. Au moins 10 000 hectares sont perdus chaque année. « Pour réhabiliter les sols, le moringa est un arbre idéal. Mais il n’est toujours pas homologué en Tunisie. Officiellement, il n’existe pas dans le pays. Sarah a bien raison de contourner le système, d’imposer son propre rythme. »

Samira Ismail est l’une des paysannes que l’entrepreneuse franco-tunisienne Sarah Toumi a réussi à convaincre de se lancer dans l’agriculture de moringa, un arbre qui, comme l’acacia, est très économe en eau.

Samira Ismail est l’une des paysannes que l’entrepreneuse franco-tunisienne Sarah Toumi a réussi à convaincre de se lancer dans l’agriculture de moringa, un arbre qui, comme l’acacia, est très économe en eau. Photo Nicolas Fauqué pour M le magazine du Monde.

Même enthousiasme à la mairie d’El Hencha, dont dépend Bir Salah, et qui projette l’aménagement d’une forêt de 50 hectares. « Sarah, c’est la seule à se bouger dans la région. Elle est spéciale, dit devant elle Bahri Mathlouthi, secrétaire général. Elle est à la fois au village et au niveau international. Tenez, notre ville n’est jumelée avec aucune autre. Elle va nous en trouver une ! » En sortant de cette réunion, Sarah est retenue par un employé de la mairie qui cherche à placer sa femme dans un de ses programmes. « Le problème, dit-elle ennuyée, c’est qu’ils comptent tous sur moi ! »

En démarrant la voiture, Khalil sourit. Peut-être le mari pense-t-il que sa femme l’a bien cherché, ce destin. Désormais, les investisseurs se bousculent. Sept fonds américains l’ont appelée. L’un d’eux a débarqué récemment en Tunisie. « Il m’a dit que j’étais beaucoup trop généreuse avec mes 20 000 euros, dit-elle. Que le smic devait suffire. Mais les paysans me font confiance, je ne peux pas les trahir. »

Reportage de TV5 Monde en Tunisie sur le projet Acacias pour Tous (2015)

Lemonde.fr par Serge Michel

Espagne: Une protectrice des animaux aurait tué 2000 chiens et chats

novembre 22, 2016

La présidente d’une association de protection des animaux dans le sud de l’Espagne est accusée d’avoir exterminé avec un complice plus de 2000 chiens et chats, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Elle risque quatre ans de prison.

La prévenue est jugée à Malaga depuis la mi-novembre. Elle présidait une association à but non lucratif pour la défense des animaux abandonnés ou donnés en vue d’une adoption, à Torremolinos, en Andalousie. Ce refuge se doublait d’un centre de toilettage, d’une résidence et d’une clinique privée pour animaux, mais la dirigeante ne possédait aucun diplôme de vétérinaire, selon l’accusation.

Au terme des investigations, le procureur a conclu que la dirigeante et un employé chargé de la maintenance avaient « sacrifié et donné à incinérer, entre janvier 2009 et octobre 2010, le nombre estimé de 2183 animaux ».

Réduire les coûts
Selon l’accusation, ils leur injectaient une substance mortelle à une dose inférieure à celle recommandée, « dans le seul but de faire des économies », et sans les avoir endormis au préalable. Les bêtes étaient soumises à « une lente et douloureuse agonie », selon le procureur.

« Pour mener à bien ces exterminations massives et programmées (…) les caméras de sécurité du centre étaient déconnectées et de la musique diffusée à fort volume » afin de couvrir les « hurlements », selon les conclusions du parquet.

En une semaine de l’été 2010, ils auraient ainsi fait disparaître « plus de 50 chats et 20 chiens ». Le procureur a estimé qu’il s’agissait de « réduire les coûts » et de privilégier les activités privées lucratives.

Dans une vidéo diffusée par le journal El Mundo, on entend la prévenue nier devant le tribunal: « J’ai la phobie des injections, je dois regarder ailleurs parce que je ne peux pas regarder comment s’enfonce l’aiguille ».

Quatre ans d’emprisonnement sont requis à son encontre pour maltraitance animale, exercice illégal de la profession de vétérinaire et falsification de documents. La dernière audience du procès est prévue le 9 décembre, selon le Tribunal supérieur de justice d’Andalousie.

Romandie.com avec(ats / 22.11.2016 14h50)             

Danielle Mitterrand hospitalisée

septembre 21, 2011

À bout de souffle

Danielle Mitterrand hospitalisée Vive inquiétude pour Danielle Mitterrand. La femme de l’ancien président de la République a été admise ce week-end à l’hôpital Georges Pompidou.

Danielle Mitterrand qui était attendue ce mercredi, selon le Parisien, pour une conférence de presse à l’occasion des 25 ans de sa fondation, France Libertés, a été hospitalisée pour des problèmes respiratoires.

Selon un porte-parole de son association, « son état s’est stabilisé. Elle va mieux ». Celle qui fut l’épouse et le soutien indéfectible de François Mitterrand durant 52 ans, malgré la double vie de celui-ci, est restée très active via son association, soutenant notamment le peuple tibétain et la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Sophie Nunziati, une des porte-parole de France Libertés s’est exprimée cet après midi : « On espère qu’elle sortira assez prochainement ». La rédaction de Voici.fr vous tiendra évidemment au courant.

Voici.fr par P.S.B

Assemblée annuelle de l’Onu/Voyage de Ouattara aux États-Unis le 30 septembre: ce que les Ivoiriens des USA préparent

septembre 14, 2011

Le Président de la République se rendra aux Etats-Unis où il prendra part à Washington le 30 septembre 2011 à l’Assemblée annuelle de l’Onu. Dans un entretien accordé à ‘‘Le Banco’’, Mme Kady Dosso, la présidente de l’Association des femmes ivoiriennes aux Etats-Unis a levé un coin de voile sur l’accueil que sa structure réserve à Alassane Ouattara.

La présidente de l’Association des femmes ivoiriennes aux Etats-Unis a indiqué que son organisation battra la mobilisation pour accueillir cordialement le président ivoirien. «Tout le monde est mobilisé ici pour réserver un accueil chaleureux au président de la République. Nous porterons l’uniforme de la réconciliation. Ce sera un des moments inoubliables pour les Ivoiriens de New-York. Malheureusement, on nous a fait savoir qu’il ne passera que deux heures ici à New-York et que seulement une allocution sera prononcée par un représentant des Ivoiriens ici à New-York.

À la prochaine visite du président, je souhaiterais qu’il nous donne l’occasion de lui parler. Les Ivoiriennes de la diaspora veulent aussi soumettre des doléances au président de la République. Qu’il nous donne la chance prochainement de lui parler directement », a déclaré Kady Dosso.

L’association des femmes ivoiriennes aux Etats-Unis qui regroupe toutes les sensibilités politiques, a pour objectif, selon sa présidente, de contribuer au processus de réconciliation en Côte d’Ivoire par des dons de diverses natures aux victimes de la crise postélectorale. Elle sollicite pour ce faire le parrainage de la Première Dame Mme Dominique Ouattara.

L’Intelligent d’Abidjan par Touré Abdoulaye

Ahn Dao Traxel: la fille adoptive des Chirac n’est pas tendre avec eux…

août 17, 2011

Anh Dao Traxel, qui célébrera ses 54 ans le 22 août prochain, est la fille de coeur (non adoptée) recueillie par Jacques et Bernadette Chirac à l’âge de 21 ans.

De passage à Toulon dans une optique humanitaire, la présidente de l’association L’Étoile européenne du dévouement civil et militaire – qui a pour but de soutenir des familles de fonctionnaires s’étant distingués dans l’exercice de leur fonction, et tous ceux, orphelins, personnes âgées, enfants malades, handicapés, se révélant dans le besoin, en France et même hors de nos frontières -, a accordé une interview au quotidien Var Matin. Un entretien dans lequel elle a commenté « son actualité familiale et politique ».

Celle qui faisait partie d’un groupe de boat-people vietnamiens en 1979 lors de sa rencontre avec l’ancien couple présidentiel, qui avait décidé de la recueillir chez lui lors de son arrivée en France alors qu’elle était âgée de 21 ans, s’est révélée étrangement incisive quant à sa famille.

« Je n’ai pas prévu de rendre visite à mes parents (notre Jacques national fait actuellement son séducteur à Saint-Tropez, NDLR). Je ne suis pas là pour critiquer Bernadette mais ce n’est pas elle qui m’a tendu la main en 1979… », a-t-elle lancé, ajoutant que si Jacques Chirac est toujours son « père adoptif », elle s’offusque des propos qu’il tient sur Nicolas Sarkozy, actuel président de la République, dans le tome II de ses Mémoires, sorti en juin dernier. Il y décrit avec subtilité leur mésentente parfois manifestée par des provocations de la part du chef de l’État, et lance : « Nous ne partageons probablement pas la même vision de la France. »

« Il mérite un peu plus de respect. Au moins, lui , il essaie », a lancé Anh Dao Traxel, qui vécut deux ans dans la maison des Chirac avec leurs deux filles, Laurence, 53 ans, et Claude Chirac, 48 ans, et ne mâche pas non plus ses mots quant à cette dernière.

Elle accuse notamment sa « soeur » d’avoir joué un rôle dans le fait qu’elle n’ait pas été récemment placée au sein du ministère de la Solidarité lors du remaniement, après sa rencontre avec le président en septembre 2010 organisée pour la remercier de ses actions en faveur des plus démunis. « Claude est la reine des coups tordus. (…) Elle est bien gentille mais elle est plus jeune que moi et a toujours voulu me donner des leçons de morale. Je ne l’accepte pas », a-t-elle déclaré.

Décidément, celle qui trouve anormal qu’aucun représentant de la communauté asiatique ne figure au gouvernement (sous-entendant avec aplomb qu’elle serait la meilleure candidate) semble avoir dévoré du lion.

Des propos qui ne devraient pas passer inaperçus…

Purepeople.com