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A Saint-Martin, les assurances disent être face à « une situation inédite »

janvier 20, 2018

Des structures détruites par le passage de l’ouragan Irma à Orient Bay, sur l’île de Saint-Martin, le 7 septembre 2017 / © AFP/Archives / Lionel CHAMOISEAU

A Saint-Martin, les assureurs, critiqués pour les retards d’indemnisations après le passage de l’ouragan Irma en septembre, disent être « face à une situation inédite », avec à un montant des dommages qui s’élève à 1,8 milliard d’euros.

« Nous sommes conscients de l’impatience », a dit Arnaud Chneiweiss, le délégué général de la Fédération française de l’assurance de passage à Saint-Martin en fin de semaine dernière, accompagné de Stéphane Pénet, le directeur des assurances de dommages et de responsabilité.

« Il faut aussi comprendre que c’est une situation inédite et que la situation est difficile parce qu’il faut traiter chaque contrat au cas par cas », a déclaré M. Chneiweiss, espérant que les paiements seraient faits avant mi-février.

« Il faut avoir conscience que c’est un événement majeur dans l’histoire des assurances depuis l’existence du régime de catastrophe naturelle. Le montant des dommages assurés s’élève à 1,8 milliard d’euros », ont ajouté les représentants des assureurs.

En tout, 24.000 sinistres assurés ont été enregistrés sur les îles du nord. 16.000 sinistres à Saint-Martin pour 970 millions d’euros de dégâts et 8.000 sinistres à Saint-Barthélemy pour 830 millions d’euros.

Pour justifier les délais importants du traitement des dossiers, les assureurs évoquent d’abord le temps de mise en place du processus. Il a fallu environ 50 jours pour que la centaines d’experts arrivent à Saint-Martin. « Après Irma, il y avait un problème d’accès à l’île, d’électricité, d’internet, de logement. C’est un retard au départ qu’on a du mal à rattraper aujourd’hui », dit Arnaud Chneiweiss.

« l y a beaucoup de copropriétés à Saint-Martin. C’est assez inédit », affirme Stéphane Pénet. « On ne retrouvait pas certains propriétaires. Certains ont investi en défiscalisation et se désintéressent totalement du bien. C’est un facteur qui a rallongé le traitement des dossiers ».

Le troisième élément d’explication touche aux experts. « Toutes ces démarches de vérification des documents officiels et de négociations de devis expliquent le retard de transmission des rapports d’expertise aux assureurs. On constate aussi un important emploi des experts d’assurés. Certains d’ailleurs sont dans la démesure. Mais globalement, les litiges et négociations ralentissent le processus », disent les représentants des assureurs.

Enfin, le faible nombre d’artisans présents à Saint-Martin constitue un problème: « le volume des professionnels du BTP n’est pas calibré à l’importance des travaux à réaliser. Il y a une très forte demande, les artisans sont submergés de demandes et la constitution des devis prend du retard », affirment les assureurs. « Il faut que des artisans de Guadeloupe et de Martinique viennent modérer l’inflation. Parce que la demande est forte et les prix grimpent ».

Romandie.com avec(©AFP / 20 janvier 2018 12h14)                

Victimes d’une arnaque, ils vont pouvoir rentrer en France

août 20, 2012
 

Les retours des passagers partis en vacances les 18 et 25 juin ont été annulés par l'agence de voyage. Crédit photo: François Bouchon/ Le Figaro
Les retours des passagers partis en vacances les 18 et 25 juin ont été annulés par l’agence de voyage. Crédit photo: François Bouchon/ Le Figaro Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro
 
280 ressortissants français d’origine comorienne ont vu leur billet retour annulé par leur agence de voyage. Un scénario qui se répète chaque année.
Ils devraient enfin pouvoir rentrer en métropole demain. Partis de Marseille à la fin du mois de juin, environ 280 ressortissants français d’origine comorienne sont aujourd’hui encore bloqués à Moroni, victimes d’une arnaque de leur agence de voyage, la société Méditerranée Europe Tourisme (MET). L’agence basée boulevard des Dames à Marseille a annulé tous les retours des passagers partis en vacances dans l’île située au large des côtes africaines les 18 et 25 juin, et annoncé son dépôt de bilan.

Un scénario qui a malheureusement tendance à se répéter chaque année. Des compagnies peu scrupuleuses se sont en effet spécialisées dans une pratique qui consiste à appâter des clients en leur proposant des tarifs bien en dessous du marché, pour ensuite disparaître. En l’occurrence l’aller-retour pour les Comores était affiché par MET à 1190 euros, au lieu de 1780 euros au tarif normal. «MET et Comores Aviation Airline (la compagnie qui devait assurer le transport des passagers, NDLR) avaient signé un accord de partenariat, mais ils se sont brouillés, Comores Aviation s’est fait arnaquée par son partenaire», explique à l’AFP Abdillah Mouigni, secrétaire général au ministère comorien des Transports et du Tourisme. «Cette année, le dossier était techniquement bien ficelé, le gouvernement avait eu toutes les assurances, on ne pouvait pas imaginer l’arnaque», poursuit le secrétaire général qui rappelle que «le tribunal de commerce de Marseille a engagé des poursuites contre MET». En vain.

Indemnisation insuffisante

La solution de rapatriement proposée prévoit l’acheminement des vacanciers encore bloqués sur la Réunion par la compagnie Air Austral, puis sur Paris par Air France, a précisé Ali Abdou de l’Aviation civile comorienne. L’État doit prendre en charge le voyage à hauteur de 350 euros par passager jusqu’à Paris. Mais il leur faudra ensuite payer le train Paris-Marseille. «Prenez une famille de trois personnes, ça fait beaucoup pour un vol de sinistrés», regrette cependant Abdillah Mouigni. Se pose aussi la question de l’indemnisation des ressortissants les plus fortunés qui sont rentrés à Marseille par leurs propres moyens.

Pire, légalement, rien n’empêche ces compagnies douteuses de revenir proposer leurs prix alléchants l’année prochaine, rapportait le quotidien La Provence au début du mois d’août. Une solution de long terme reste donc encore à trouver.

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