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Le vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca est désormais destiné aux dons aux pays en développement

juillet 21, 2021

Le ministère de la santé a annoncé mardi que les doses de ce vaccin, dont les effets secondaires ont entraîné une relative désaffection en France, sont redirigées vers le dispositif de solidarité internationale Covax.

Un soignant reçoit une dose du vaccin d’AstraZeneca, dans le cadre de l’initiative mondiale Covax, à l’hôpital Yaba Mainland de Lagos, au Nigeria, le 12 mars 2021.
Un soignant reçoit une dose du vaccin d’AstraZeneca, dans le cadre de l’initiative mondiale Covax, à l’hôpital Yaba Mainland de Lagos, au Nigeria, le 12 mars 2021. SUNDAY ALAMBA / AP

Toutes les nouvelles livraisons à la France de vaccins contre le Covid-19 d’AstraZeneca prévues par le contrat avec le laboratoire sont désormais destinées aux dons aux pays en développement. « On a stoppé les livraisons de manière à flécher les doses vers les dons », a expliqué le ministère de la santé, mardi 20 juillet, lors d’un point de presse en ligne sur la campagne de vaccination.

Cette semaine, « environ 1 million de doses d’AstraZeneca » doivent être livrées, qui seront « 100 % fléchées à Covax », le dispositif de solidarité internationale, a ajouté un représentant du ministère de l’économie et des finances. Les 4,5 millions de doses du laboratoire anglo-suédois attendues en août connaîtront la même destination.

Le vaccin d’AstraZeneca, qui utilise la technologie du vecteur viral, est utilisé dans la campagne française depuis le début de février. Mais son usage a rapidement été restreint aux plus de 55 ans en raison d’effets secondaires très rares mais graves. Ces signalements ont entraîné une relative désaffection de la population pour ce vaccin, se traduisant par des taux d’utilisation des doses nettement inférieurs à ceux des vaccins à ARN (de Pfizer et de Moderna).

Dons de Pfizer « avant la fin de l’été »

Au 12 juillet, le système Covax, qui devait garantir un accès équitable, aux pays riches comme aux pays défavorisés, aux vaccins anti-Covid, avait distribué plus de 102 millions de doses de vaccins dans 135 pays.

Depuis le mois d’avril, la France a « cédé près de 5 millions de doses via Covax », avec « une augmentation progressive des dons », a souligné le représentant de Bercy : 100 000 doses en avril, 500 000 en mai, 2,5 millions en juin et « près de 3,5 millions » attendues en juillet.

« Ça va continuer à augmenter dans les semaines et mois à venir », a-t-il ajouté, précisant notamment que la France « souhaite pouvoir donner des vaccins Pfizer et Johnson & Johnson avant la fin de l’été ».

Par Le Monde avec AFP

Tous les vaccins ne sont pas égaux, selon l’Union européenne

juillet 13, 2021

LONDRES — Après que le Dr Ifeanyi Nsofor et son épouse ont reçu deux doses du vaccin d’AstraZeneca contre le coronavirus au Nigeria, ils ont supposé qu’ils seraient libres de voyager cet été vers une destination européenne de leur choix. Ils avaient tort.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le couple – et des millions d’autres personnes qui ont été vaccinées grâce à un effort soutenu par l’ONU – pourrait se voir interdire l’entrée de nombreux pays européens, entre autres, parce que ces pays ne reconnaissent pas la version indienne du vaccin.

Bien que le vaccin d’AstraZeneca produit en Europe ait été autorisé par l’agence de réglementation pharmaceutique du continent, le même vaccin fabriqué en Inde n’a pas reçu le feu vert.

Les régulateurs de l’Union européenne (UE) ont déclaré qu’AstraZeneca n’avait pas rempli les documents nécessaires sur l’usine indienne, y compris les détails sur ses pratiques de production et ses normes de contrôle qualité.

Mais certains experts décrivent la décision de l’UE comme discriminatoire et non scientifique, soulignant que l’Organisation mondiale de la santé a inspecté et approuvé l’usine. Les responsables de la santé affirment que la situation non seulement compliquera les voyages et nuira aux économies fragiles, mais elle sapera également la confiance dans les vaccins en semblant étiqueter certains comme étant de qualité inférieure.

Alors que la couverture vaccinale augmente en Europe et dans d’autres pays riches, les autorités soucieuses de sauver la saison touristique estivale assouplissent de plus en plus les restrictions aux frontières.

Plus tôt ce mois-ci, l’Union européenne a présenté son certificat COVID numérique, qui permet aux résidants de l’UE de se déplacer librement dans le bloc de 27 pays tant qu’ils ont été vaccinés avec l’un des quatre vaccins autorisés par l’Agence européenne des médicaments, ont un récent test négatif ou ont la preuve qu’ils se sont récemment remis du virus.

Alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne restent largement fermés aux visiteurs extérieurs, le certificat de l’UE est considéré comme un modèle potentiel de voyage à l’ère de la COVID-19 et un moyen de stimuler les économies.

Les vaccins officiellement approuvés par l’UE incluent également ceux fabriqués par Pfizer, Moderna et Johnson & Johnson. Ils n’incluent pas le vaccin d’AstraZeneca fabriqué en Inde ni de nombreux autres vaccins utilisés dans les pays en développement, y compris ceux fabriqués en Chine et en Russie.

Les différents pays de l’UE sont libres d’appliquer leurs propres règles pour les voyageurs de l’intérieur et de l’extérieur du bloc, et leurs règles varient considérablement, créant une confusion supplémentaire pour les touristes. Plusieurs pays de l’UE, dont la Belgique, l’Allemagne et la Suisse, autorisent les personnes à entrer s’ils ont reçu des vaccins non approuvés par l’UE; plusieurs autres, dont la France et l’Italie, ne le font pas.

Pour le Dr Nsofor, la réalisation qu’il pourrait être interdit d’entrée a été «un réveil brutal». Après une année difficile de travail pendant la pandémie à Abuja, le Dr Nsofor et sa femme attendaient avec impatience des vacances européennes avec leurs deux jeunes filles, peut-être en admirant la tour Eiffel à Paris ou en visitant Salzbourg en Autriche.

Le Dr Nsofor a noté que le vaccin de fabrication indienne qu’il avait reçu avait été autorisé par l’OMS pour une utilisation d’urgence et avait été fourni par le biais de COVAX, le programme soutenu par l’ONU pour fournir des vaccins aux pays les plus pauvres du monde. L’approbation de l’OMS comprenait une visite à l’usine du Serum Institute of India pour s’assurer qu’elle avait de bonnes pratiques de fabrication et que les normes de contrôle de qualité étaient respectées.

«Nous sommes reconnaissants à l’UE d’avoir financé COVAX, mais maintenant, ils discriminent essentiellement un vaccin qu’ils ont activement financé et promu», a déploré le Dr Nsofor. «Cela ne fera que laisser place à toutes sortes de théories du complot selon lesquelles les vaccins que nous recevons en Afrique ne sont pas aussi bons que ceux qu’ils ont pour eux-mêmes en Occident.»

Avec La Presse canadienne par Maria Cheng, The Associated Press

Coronavirus en RDC : quand Félix Tshisekedi met du plomb dans l’aile de la campagne vaccinale

juillet 6, 2021
Kash

Les propos du président congolais, qui a assumé lors d’un entretien son refus de recourir pour lui-même au vaccin AstraZeneca, a provoqué la polémique, alors que le pays peine à atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.

« J’ai bien fait de ne pas me faire vacciner à l’AstraZeneca. D’ailleurs je n’étais pas convaincu ». Cette petite phrase de Félix Tshisekedi, glissée au détour d’un entretien accordé le 1er juillet à la radio Top Congo FM et à la RTNC, la télévision nationale, n’a pas manqué de provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux.

Dans le viseur du chef de l’État, les doutes quant à l’efficacité du vaccin AstraZeneca, qui ont conduit plusieurs pays, notamment en Europe, à suspendre son utilisation. « A partir du moment où ces pays ont pris les mesures de précaution vis-à-vis d’AstraZeneca, eux qui en connaissent les propriétés et qui l’ont fabriqué, nous aussi a fortiori, nous étions dans l’obligation de suspendre cela », a argué le président congolais.

Devant le tollé provoqué par ces propos, certains reprochant au président congolais d’entretenir la défiance d’une partie de l’opinion publique vis-à-vis des vaccins, la présidence a partiellement rétropédalé dans les jours qui ont suivi, insistant sur le fait que Félix Tshisekedi avait aussi, au cours de la même interview, promis de très bientôt se faire vacciner à son tour, mais avec un autre vaccin.

Le jour même de cette fameuse déclaration présidentielle, le ministre de la Santé, Jean-Jacques Mbungani, tenait un discours aux antipodes. Lors d’une visite dans une clinique de Kinshasa, où il s’est prêté au jeu de l’injection d’une dose d’AstraZeneca, il a rappelé l’objectif que les autorités se sont fixé : « Atteindre 25% de la population congolaise vaccinée pour atteindre l’immunité collective ». Pas sûr, cependant, que sa voix porte autant que celle du président.

Par  Kash

Caricaturiste, bédéiste et peintre congolais installé à Kinshasa.

France-Marseille : vacciné le matin contre la Covid-19, un Congolais meurt la nuit dans son sommeil

juin 4, 2021

Profitant de la campagne de vaccination contre la Covid-19 initiée en France où à cette date déjà 27038449 ont reçu au moins une injection, un Congolais d’une quarantaine d’années s’est rapproché des lieux indiqués pour recevoir sa premiers dose du vaccin Astra Zeneca bien que déconseillé par ses proches. Il est mort dans son sommeil la nuit de s’être fait vacciner. Les suputations sur les réelles causes de son décès défraient ses proches.

Depuis le début de la campagne de vaccination en France, 27 038 449 personnes ont reçu au moins une injection (soit 40,4% de la population totale et 51,5% de la population majeure) et 11 707 481 personnes ont reçu deux injections (soit 17,5% de la population totale et 22,3% de la population majeure) . 13 041 317 de personnes ont un cycle vaccinal terminé.

Après avoir hésité plusieurs fois, un ressortissant Congolais installé à Marseille et âgé de 41 ans a enfin pris la décision de se faire injecter la première dose du vaccin Astra Zeneca, préalable à son voyage en juillet au Congo.

Il s’est rendu dans un lieu de vaccination le mercredi 02 juin matin et a reçu sa première dose de Astra Zeneca. Déjà la veille, se proches le lui avaient déconseillé se basant sur plusieurs cas de personnes ayant décédé ou connus des problèmes de santé juste après s’être fait vacciner.

Après avoir reçu son vaccin le Congolais qui vit à Marseille depuis plus de 10 ans a visité deux amis et est rentré chez lui en se plaignant des vertiges et nausées. Sa fille l’a retrouvé mort dans son lit le matin du 03 juin. Il est mort dans son sommeil. Sa famille et ses proches s’interrogent pourquoi le vaccin Astra Zeneca lui a été administré à ses 41 ans d’âge.

Le vaccin AstraZeneca Vaxzevria (accessible uniquement aux plus de 55 ans) peut provoquer quelques effets secondaires sans gravité comme :

  • une réaction locale (douleur, gonflement) ;
  • des céphalées ;
  • des nausées ;
  • des myalgies ;
  • des arthralgies (douleurs articulaires) ;
  • fatigue ;
  • malaise ;
  • état fébrile ;
  • frissons.

La fatigue et la fièvre sont donc également des effets secondaires que l’on retrouve souvent suite à l’injection du vaccin AstraZeneca.

La durée des effets secondaires liés au vaccin AstraZeneca est assez courte, 1 à 2 jours maximum. Les effets secondaires rapportés après la 2e injection du vaccin AstraZeneca étaient moins fréquents et de plus faible intensité.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Pas de livraison d’AstraZeneca pour les prochaines semaines en Mauricie-Centre-du-Québec

mai 14, 2021

Le CIUSSS-MCQ ne recevra pas de doses d’AstraZeneca au cours des prochaines semaines, a confirmé son pdg adjoint Gilles Hudon, à l’émission Toujours le matin.

La santé publique va privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna en Mauricie-Centre-du-Québec.

© Laurent Rigaux/Radio-Canada La santé publique va privilégier les vaccins de Pfizer et de Moderna en Mauricie-Centre-du-Québec.

J’ai le calendrier de livraison jusqu’à la mi-juin, et il n’y a aucune dose d’AstraZeneca qui est prévue pour l’instant», a-t-il précisé.

Dans un courriel, le CIUSSS-MCQ rappelle que le vaccin d’AstraZeneca ne sera plus offert comme première dose. Pour les personnes ayant reçu une première dose de ce vaccin, le même vaccin demeure recommandé pour la seconde pour le moment. Une personne pourrait préférer recevoir une dose de vaccin ARNm (Pfizer ou Moderna) comme deuxième dose, selon les doses qui seront disponibles», indique Catherine Bergeron, porte-parole au CIUSSS-MCQ.

Libérer les arénas?

Gilles Hudon a aussi affirmé à Toujours le matin que ses équipes travaillent à trouver de nouveaux endroits de vaccination, de sorte que la santé publique pourrait libérer les arénas pour les équipes sportives, qui vont entamer leur saison à la fin de l’été.

Il y a une semaine, des associations de hockey et de patinage artistique de Louiseville s’inquiétaient pour leur saison de l’automne. Elles demandaient à la santé publique de déplacer ses opérations de vaccination dans d’autres lieux.

Par CBC/Radio-Canada avec les informations de Pierre-André Cloutier

Canada: La famille de la Québécoise décédée après avoir reçu le vaccin appelle à la vigilance

avril 28, 2021

MONTRÉAL — La famille de la Québécoise qui a développé des caillots sanguins et est décédée après avoir reçu le vaccin d’Oxford-AstraZeneca exhorte les gens à demeurer à l’affût des symptômes et à obtenir de l’aide immédiatement s’ils font surface.

© Fournis par La Presse Canadienne

Francine Boyer, 54 ans, a été identifiée par sa famille dans un communiqué publié mardi soir.

Elle et son mari Alain Serres ont reçu le vaccin d’AstraZeneca le 9 avril, et dans les jours qui ont suivi, elle a commencé à ressentir des maux de tête et une fatigue intense.

Le communiqué indique que M. Serres n’a développé aucun effet secondaire.

Mme Boyer s’est rendue dans un hôpital près de chez elle avant d’être transférée à l’Institut neurologique de Montréal alors que son état s’aggravait, et elle est décédée d’une thrombose cérébrale le 23 avril.

Le directeur de la santé publique du Québec, le Dr Horacio Arruda, a déclaré mardi lors d’une conférence de presse qu’il pensait qu’il s’agissait du premier décès au Canada potentiellement lié au vaccin, et les autorités ont souligné que les effets secondaires graves sont rares et que le vaccin sauve beaucoup plus de vies qu’il n’en met en danger.

Avec La Presse Canadienne

La Commission européenne poursuit AstraZeneca pour non-respect de son contrat

avril 26, 2021

BRUXELLES — La Commission européenne a lancé une action en justice contre le fabricant de vaccins AstraZeneca pour non-respect des termes de son contrat avec l’Union européenne.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le porte-parole Stefan De Keersmaecker a déclaré que «la Commission a entamé vendredi dernier une action en justice contre la société AstraZeneca sur la base de violations de l’accord d’achat anticipé».

Il a déclaré lundi que la poursuite avait été déposée parce que «certaines conditions du contrat n’ont pas été respectées» et que «la société n’est pas en mesure de proposer une stratégie fiable pour assurer une livraison des doses dans les délais».

Le contrat d’AstraZeneca avec l’Union européenne prévoyait une distribution initiale de 300 millions de doses entre les 27 pays membres, avec une option pour 100 millions supplémentaires.

Mais seulement 30 millions de doses ont été livrées au premier trimestre de 2021, et la société affirme qu’elle ne pourra en fournir que 70 millions au deuxième trimestre, au lieu des 180 millions qu’elle avait promises.

— Par The Associated Press avec La Presse Canadienne

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé, devrait avoir mardi l’avis des experts qui recommanderont d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca aux moins de 55 ans.

avril 19, 2021

Une fiole du vaccin AstraZeneca.

© Jens Schlueter/Getty Images Une fiole du vaccin AstraZeneca.

Les gouvernements de l’Ontario et de l’Alberta ont décidé de rendre le vaccin d’AstraZeneca disponible aux 40 ans et plus. Étant donné la hausse importante du nombre de cas dans ces provinces, les experts jugent que les bénéfices de la vaccination des personnes plus jeunes sont plus grands que les inconvénients.

Le Comité sur l’immunisation du Québec doit faire la même analyse.

«Le ministère nous a demandé la semaine dernière d’évaluer ça. On a notre rencontre demain après-midi. On devrait pouvoir donner la réponse à ce moment-là», affirme un des membres du Comité, médecin-épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec et professeur en épidémiologie à l’Université Laval, Gaston De Serres.

Les experts devront évaluer les coûts et les bénéfices de la vaccination des personnes de moins de 55 ans avec ce vaccin.

Les facteurs à prendre en compte sont nombreux. «Ça peut être de prévenir la maladie, mais c’est plutôt les issues graves comme être hospitalisé, être admis aux soins intensifs qui sont les problèmes les plus sérieux. Comme on parle d’un effet secondaire sérieux, on veut comparer avec des bénéfices qui sont vraiment très importants», a expliqué Gaston De Serres au micro de l’émission Première heure.

Données britanniques

Selon les données de la Grande-Bretagne, le risque de faire une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose du vaccin d’AstraZeneca serait d’environ une personne sur 100 000, chez les 40 à 55 ans. Les femmes seraient aussi plus sujettes aux thromboses que les hommes.

Cela serait inférieur au risque de faire une thrombose cérébrale en prenant un anovulant.

Cependant, le problème, selon Gaston De Serres, c’est que les données des autres pays européens ne sont pas disponibles par groupes d’âge. Difficile, donc, de comparer les données de la Grande-Bretagne avec celles des autres pays.

«Un des problèmes qu’on a, c’est que les données européennes, ce qu’on n’a pas facilement, c’est combien de doses ont été données pour avoir ce nombre de problèmes là. Quel est le risque par 100 000 individus vaccinés? On a des données précises qui nous viennent [seulement] de Grande-Bretagne», précise-t-il.

Long terme?

L’autre inconnue, c’est l’effet de la COVID-19 à long terme.

«Parmi les gens qui ont fait la COVID, il y en a un pourcentage non négligeable qui traînent des symptômes pendant des mois. On ne connaît pas encore les conséquences à long terme de cette maladie», mentionne Gaston De Serres.

Le Comité sur l’immunisation du Québec devrait remettre ses recommandations en fin de journée mardi au ministère de la Santé, mais la décision d’offrir ou non le vaccin d’AstraZeneca reviendra au ministre de la Santé, Christian Dubé.

 Avec Jean-François Nadeau

Vaccin d’AstraZeneca: le Canada ne suivra pas l’exemple du Danemark pour l’instant

avril 14, 2021

OTTAWA — Le Canada ne suivra pas, pour l’instant, la voie du Danemark qui a abandonné le vaccin d’AstraZeneca contre la COVID-19 en raison de très rares cas de caillots sanguins.

 

© Fournis par La Presse Canadienne

Pour le moment, Santé Canada a simplement mis à jour les mises en garde sur l’étiquette du vaccin d’AstraZeneca et Covishield afin d’informer les Canadiens et les professionnels de la santé des effets secondaires possibles, 

En conférence de presse, le Dr Marc Berthiaume dit que Santé Canada n’a pas trouvé de facteurs de risques particuliers, comme l’âge ou le sexe, pour ces caillots sanguins très rares. Par conséquent, son utilisation n’est pas restreinte à certaines populations selon le régulateur fédéral. 

Santé Canada considère toujours que le risque de ces caillots sanguins est très faible et que les avantages du vaccin l’emportent sur ses inconvénients potentiels.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) examinera les données accessibles et déterminera s’il y a lieu ou non de modifier sa recommandation de ne pas administrer le vaccin aux personnes de moins de 55 ans.

Rappelons qu’un premier cas de thrombocytopénie avec thrombose est survenu au Québec à la suite de l’administration du vaccin d’AstraZeneca. Il s’agit du seul cas recensé au Canada jusqu’à maintenant. 

Le Danemark est devenu mercredi le premier pays européen à abandonner l’utilisation du vaccin. 

Il y a eu de très rares cas de caillots sanguins associés à un faible taux de plaquettes à la suite de l’administration du vaccin AstraZeneca. Selon l’autorité de réglementation britannique, la Medicines and Healthcare products Regulatory Agency, une personne sur 250 000 a signalé cet effet secondaire. 

Avec Catherine Lévesque, La Presse Canadienne

Vaccin AstraZeneca : l’Agence du médicament confirme un risque de thrombose rare

mars 26, 2021

«Neuf cas de thromboses (…) ont été déclarés», soit six de plus que la semaine précédente, indique l’ANSM, qui souligne que la balance bénéfice/risque reste «favorable». Parmi ces cas, «deux décès» ont été rapportés entre le 12 et le 18 mars.

L’Agence du médicament (ANSM) a confirmé vendredi 26 mars l’existence d’un risque «rare» de thrombose atypique associé au vaccin contre le Covid-19 d’AstraZeneca, après la survenue de nouveaux cas en France, dont deux décès, tout en soulignant que la balance bénéfice/risque restait «favorable».

«Neuf cas de thromboses des grosses veines, atypiques par leur localisation (cérébrale en majorité, mais également digestive), pouvant être associés à une thrombopénie – diminution du nombre de plaquettes dans le sang, NDLR – ou à des troubles de coagulation ont été déclarés», soit six de plus que la semaine précédente, indique l’ANSM dans son dernier point de situation sur la surveillance des vaccins contre le Covid-19.

Parmi ces cas, «deux décès» ont été rapportés entre le 12 et le 18 mars, dont celui d’un étudiant en médecine nantais mort le 18 mars plusieurs jours après avoir été vacciné, mentionné lundi soir par l’ANSM dans un communiqué et pour lequel des analyses complémentaires sont en cours, dans le cadre d’une enquête judiciaire.

«Délai médian de 8,5 jours après la vaccination»

«Le caractère très atypique de ces thromboses, leurs tableaux cliniques proches et le délai de survenue homogène conduisent le comité de suivi à confirmer la survenue, très rare, de ce risque thrombotique chez les personnes vaccinées par le vaccin AstraZeneca», explique l’agence sanitaire. Ces cas sont survenus «dans un délai médian de 8,5 jours après la vaccination chez des personnes sans antécédents particuliers identifiés à ce jour», ajoute-t-elle, précisant que sept patients avaient moins de 55 ans, et deux, plus de 55 ans.

Le vaccin développé par le laboratoire suédo-britannique et l’université d’Oxford avait été suspendu le 15 mars par plusieurs pays européens après le signalement de cas de caillots sanguins, parfois mortels. La France a levé la suspension vendredi, après un avis de l’Agence européenne des médicaments (EMA) le jugeant «sûr et efficace» et affirmant que sa balance bénéfice/risque face à l’épidémie de Covid-19 était positive.

La Haute autorité de santé a toutefois recommandé de le réserver aux personnes de 55 ans et plus car jusqu’alors les cas de thrombose veineuse cérébrale avaient uniquement été observés chez des moins de 55 ans. L’EMA a conclu que le vaccin n’était pas associé à une augmentation du risque global de caillots sanguins mais qu’un «lien possible avec deux formes très rares de caillots sanguins (coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et thromboses des sinus veineux cérébraux) associés à un déficit en plaquettes sanguines ne (pouvait) pas être exclu à ce stade».

«Un groupe d’experts» de l’EMA étudie «le mécanisme d’action, les éventuels facteurs de risque sous-jacents et toute donnée supplémentaire pour expliquer les événements observés», rappelle l’ANSM. Sur 1,4 millions de vaccins AstraZeneca injectés en France au 18 mars, environ 5700 effets indésirables ont été analysés par les centres de pharmaco-vigilance, en «grande majorité» des «syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité» (fièvre, maux de tête, courbatures).

Par Le Figaro avec AFP