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Attaque chimique présumée en Syrie, Trump veut faire payer « le prix fort »

avril 8, 2018

Une capture d’écran d’une vidéo diffusée par des secouristes dans la poche rebelle de Douma près de Damas, montre un volontaire non identifié tenant un bébé avec un masque d’oxygène dans un hôpital après une attaque chimique présumée attribuée au régime, le 8 avril 2018 / © AFP / HO

Un bombardement au gaz toxique imputé au régime syrien et ayant fait des dizaines de morts à Douma, a provoqué un tollé international dimanche, le président américain Donald Trump avertissant qu’il faudrait « payer le prix fort » pour cette « attaque chimique insensée ».

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe ont tous deux démenti une attaque chimique samedi à Douma, ultime poche rebelle dans la Ghouta orientale, cette région clé aux portes de Damas que les prorégime cherchent coûte que coûte à reprendre totalement.

Les menaces à peine voilées de M. Trump interviennent juste un an après que le président américain a ordonné le lancement de 59 missiles de croisière sur une base du régime syrien, en représailles à une attaque chimique qui avait tué en avril 2017 plus de 80 civils à Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest du pays en guerre.

« De nombreux morts, y compris des femmes et des enfants, dans une attaque CHIMIQUE insensée en Syrie », a tweeté M. Trump, assurant qu’il faudra en « payer le prix fort ». Il a pointé du doigt la « responsabilité » de la Russie et de l’Iran, un autre soutien de M. Assad qu’il a qualifié « d’animal ».

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l’opposition en exil ont accusé le régime d’avoir mené une attaque chimique samedi à Douma.

Dans un communiqué conjoint, les Casques Blancs et l’ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS) ont affirmé que 48 personnes avaient péri dans cette attaque aux « gaz toxiques ». Ils ont également fait état de « plus de 500 cas, la plupart des femmes et des enfants », qui présentent « les symptômes d’une exposition à un agent chimique ».

– « Instruments d’extermination » –

Une vidéo postée par les Casques blancs sur Twitter et présentée comme tournée après l’attaque chimique présumée montre un enchevêtrement de corps sans vie, dont ceux de femmes et d’enfants, allongés à même le sol, les yeux parfois écarquillés et de la mousse blanche s’échappant de leur bouche.

Firas al-Doumi, un secouriste à Douma a évoqué « des scènes effroyables ». « Il y avait de nombreuses personnes en train de suffoquer, certaines sont mortes immédiatement », a-t-il dit à l’AFP. « C’était un massacre. Il y avait une très forte odeur qui a entraîné des difficultés respiratoires chez les secouristes ».

Il n’était pas possible de confirmer ces informations de source indépendante. Le régime a qualifié ces accusations de « farce » et de « fabrications ». Moscou a « démenti fermement cette information ».

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un réseau de sources dans le pays, a lui indiqué ne pas être en mesure de confirmer une attaque chimique.

Ce drame a suscité un concert d’autres condamnations internationales.

« Il n’y a pas une bonne guerre et une mauvaise, et rien, rien ne peut justifier l’usage de tels instruments d’extermination contre des personnes et des populations sans défense », a dit le pape François devant des milliers de fidèles place Saint-Pierre.

La Grande-Bretagne a estimé que « si cette nouvelle utilisation d’armes chimiques par le régime est confirmée, il s’agirait d’un nouvel exemple de la brutalité du régime d’Assad ».

La Turquie, parrain de groupes rebelles, a dit soupçonner « fortement » le régime d’être responsable de l’attaque présumée « dont les antécédents en matière de recours aux armes chimiques sont connus ».

Et le patron de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « particulièrement alarmé » par le recours présumé au gaz.

– Accord sur Douma –

Grâce à l’appui militaire de Moscou, le régime contrôle déjà plus de la moitié de la Syrie, ravagée par une guerre qui a fait plus de 350.000 morts en sept ans.

Il a été maintes fois accusé de mener des attaques chimiques contre des régions rebelles, ce qu’il a toujours nié.

Déterminé à faire plier le groupe rebelle Jaich al-Islam, le dernier encore présent dans la Ghouta orientale et retranché à Douma, le pouvoir a, après l’échec d’une première session de négociations, de nouveau bombardé intensément vendredi et samedi la ville tuant près d’une centaine de civils, selon l’OSDH.

Le régime a semble-t-il obtenu gain de cause. Selon l’agence officielle syrienne SANA, un accord pour évacuer dans les prochaines 48 heures les rebelles de Douma, a été conclu dimanche avec Jaich al-Islam.

Le groupe rebelle n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce mais selon SANA, des dizaines de bus sont entrés à Douma en prévision des départs vers le nord syrien. Jusqu’à présent, Jaich al-Islam avait dit vouloir rester dans la Ghouta.

Grâce à des accords d’évacuation négociés par Moscou ces dernières semaines, plus de 46.000 combattants de deux autres groupes rebelles et des civils ont quitté la Ghouta pour Idleb, une des provinces échappant presque entièrement au régime.

Romandie.com avec(©AFP / 08 avril 2018 16h44)                

Assad se défend après l’attaque chimique présumée, tensions russo-américaines

avril 13, 2017

 

Le président syrien Bachar el-Assad lors d’une interview à Damas accordée à l’AFP le 12 avril 2017 / © Syrian Presidency Press Office/AFP / Handout

Le président syrien Bachar al-Assad a mis en cause les pays occidentaux pour avoir monté l’attaque chimique présumée à Khan Cheikhoun, à l’origine de fortes tensions entre Washington et Moscou dont les relations sont « au plus bas ».

Dans un entretien exclusif accordé mercredi à l’AFP à Damas, M. Assad a affirmé que son armée n’était pas responsable de l’attaque présumée qui a provoqué selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) la mort de 87 civils dans cette ville rebelle du nord-ouest syrien le 4 avril.
« Il s’agit pour nous d?une fabrication à 100% », a déclaré le chef de l’Etat syrien qui s’exprimait pour la première fois depuis cette attaque qui a provoqué un vif choc dans le monde.

« Notre impression est que l’Occident, principalement les Etats-Unis, est complice des terroristes et qu’il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l’attaque » menée le 7 avril par les Etats-Unis contre une base aérienne du régime syrien, a-t-il ajouté.

L’attaque chimique présumée a provoqué une brusque montée des tensions autour du conflit en Syrie. Dénonçant une attaque « très barbare », le président américain Donald Trump a ordonné le bombardement de la grande base d’Al-Chaayrate, la première frappe américaine contre le régime depuis le début du conflit en 2011.

« Notre puissance de feu, notre capacité à attaquer les terroristes n’a pas été affectée par cette frappe », a affirmé M. Assad à l’AFP.

Pour l’administration américaine, il n’y a « pas de doute » que le régime de Damas est responsable de l’attaque chimique présumée. Et M. Trump a jugé « possible » que la Russie, principal allié de Damas, ait été au courant de cette attaque.

Dans l’entretien à l’AFP, le président syrien a assuré que son régime ne possédait plus d’armes chimiques depuis leur destruction en 2013. « Il y a plusieurs années, en 2013, nous avons renoncé à tout notre arsenal (…) Et même si nous possédions de telles armes, nous ne les aurions jamais utilisées ».

Le président syrien Bachar el-Assad (D) interviewé par le journaliste de l’AFP Sammy Ketz le 12 avril 2017 à Damas / © Syrian Presidency Press Office/AFP / Handout

– Nouveau veto russe –

Le regain de tension entre Américains et Russes a été palpable durant la première visite du secrétaire d’Etat Rex Tillerson à Moscou où il a rencontré mercredi le président Vladimir Poutine après le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

M. Tillerson, ex-PDG d’ExxonMobil ayant été décoré par Vladimir Poutine en 2013, a déploré le « faible niveau de confiance entre (nos) deux pays ».

« A l’heure actuelle, nous ne nous entendons pas du tout avec la Russie », a reconnu Donald Trump à Washington, en évoquant une « relation peut-être au plus bas (niveau) de tous les temps ». Mais jeudi, il s’est dit convaincu que les choses « vont s’arranger » avec la Russie.

M. Poutine a, lui, estimé que les relations bilatérales s’étaient détériorées depuis l’arrivée à la Maison Blanche de M. Trump qui avait pourtant prôné au début de sa présidence un rapprochement avec Moscou.

Dans une autre illustration des divisions internationales sur la Syrie, la Russie a opposé mercredi à New York son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni et réclamant une enquête sur l’attaque de Khan Cheikhoun.

C’est la 8e fois depuis le début de la guerre que Moscou bloque toute action de l’ONU contre son allié syrien.

Assad assure ne plus posséder d’armes chimiques / © présidence syrienne/AFP / –

Washington, Londres et Paris ont protesté avec force. « Le jour du Jugement dernier pour Assad », a tweeté l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.

– Enquête ‘impartiale

Interrogé par l’AFP, M. Assad a affirmé qu’il n’accepterait « qu’une enquête impartiale » sur Khan Cheikhoun, en s' »assurant que des pays impartiaux y prendront part pour être sûr qu?elle ne sera pas utilisée à des fins politiques ».

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a annoncé avoir ouvert une enquête et dit avoir contacté les autorités syriennes.

A Moscou, M. Tillerson, qui avait semblé s’accommoder fin mars d’un maintien au pouvoir du président syrien, a réclamé le départ « organisé » de M. Assad dans le cadre d’une transition politique.

Mais M. Lavrov a rappelé les précédents chaos provoqués selon lui par les chutes des « dictateurs » irakien Saddam Hussein ou libyen Mouammar Kadhafi.

Agé de 51 ans, M. Assad préside la Syrie depuis 2000, lorsqu’il avait succédé à son père Hafez, mort après avoir dirigé pendant 30 ans la Syrie d’une main de fer.

Moscou intervient militairement en soutien à Damas depuis septembre 2015 et les Etats-Unis pilotent depuis septembre 2014 une coalition internationale luttant contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Une des frappes de cette coalition a tué par erreur mardi 18 combattants alliés des Forces démocratiques syriennes dans le nord-est de la Syrie, selon le commandement des forces américaines.

Romandie.com avec(©AFP / 13 avril 2017 15h57)

Attaque « chimique »: les États-Unis menacent la Syrie d’une réponse militaire

avril 6, 2017

Rex Tillerson accueille le président chinois Xi Jinping lors de son arrivée à l’aéroport de Palm Beach, le 6 avril 2017 en Floride / © AFP / Michele Eve Sandberg

Les Etats-Unis ont menacé jeudi la Syrie d’une réponse militaire après une attaque chimique présumée qui soulève une indignation internationale.

Une décision américaine de frapper le régime syrien pourrait être suspendue au vote prévu vers 23H00 GMT du Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution des Occidentaux mais à laquelle la Russie pourrait opposer son veto.

C’est le discret chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson qui s’est montré le plus ferme en annonçant que Washington « envisageait une réponse appropriée » au raid de mardi contre la localité de Khan Cheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie qui a fait au moins 86 morts, dont 30 enfants.

Lors d’une déclaration impromptue en Floride où il accueillait le président chinois Xi Jinping, M. Tillerson a promis une « réponse sérieuse » à « une question sérieuse », dénonçant les « violations de toutes les résolutions précédentes des Nations unies (et) des normes internationales ».

Des habitants de Khan Cheikhun enterrent des victimes d’une attaque chimique présumée, le 5 avril 2017 dans la province d’Idleb, en Syrie / © AFP / FADI AL-HALABI

Il n’a cependant pas été plus précis.

Mais d’après un responsable américain, la Maison Blanche examine des options militaires que lui a présentées le Pentagone. Elles comporteraient des frappes afin de clouer au sol l’aviation syrienne. Le secrétaire à la Défense James Mattis en discuterait activement avec le conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump, le général H.R. McMaster.

Indigné, M. Trump avait menacé mercredi de passer à l’action après cette attaque imputée au régime de Damas, qu’il a qualifiée d' »odieuse » et d' »affront à l’humanité ».

Une vicitime de l’attaque au gaz soignée dans un hôpital dans le nord de la Syrie, le 4 avril 2017 / © AFP/Archives / Omar haj kadour

– « Honte pour l’humanité » –

« Ce qui s’est passé en Syrie est une honte pour l’humanité et il est au pouvoir, donc je pense que quelque chose devrait se passer », a-t-il réaffirmé jeudi en arrivant en Floride pour rencontrer son homologue chinois.

Son secrétaire d’Etat Tillerson a en outre plaidé pour le départ du président syrien, après avoir dit le contraire il y a une semaine.

Le président russe Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec son homologue ouzbek Shavkat Mirziyoyev, au Kremlin, le 5 avril 2017 / © POOL/AFP / Pavel Golovkin

Dorénavant aux yeux de M. Tillerson « le rôle d’Assad à l’avenir est incertain et avec les actes qu’il a perpétrés, il semblerait qu’il n’ait aucun rôle pour gouverner le peuple syrien ».

Jeudi dernier en Turquie, il avait affirmé que le sort du chef de l’Etat syrien devait être tranché « par le peuple syrien », semblant s’accommoder de son maintien au pouvoir. L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley avait abondé dans le même sens – « Il faut choisir ses batailles » – avant de durcir sa position cette semaine.

Il faut dire que l’attaque chimique présumée a eu « un énorme impact sur moi », a reconnu mercredi Donald Trump, concédant que son « attitude vis-à-vis de la Syrie et d’Assad avait nettement changé ».

Les grandes puissances en débattent dans un bras de fer depuis deux jours au Conseil de sécurité, Moscou et son allié syrien rejetant les accusations des Occidentaux. L’attitude de la Russie, qui dispose d’un droit de veto, reste incertaine pour voter une résolution demandant une enquête sur l’attaque.

Paris a mis en garde Moscou, qui a déjà utilisé à sept reprises son droit de veto pour bloquer toute action du Conseil sur Syrie, où la guerre a fait depuis mars 2011 plus de 320.000 morts. « Ce serait une responsabilité terrible face à l’Histoire », a tonné l’ambassadeur français à l’ONU François Delattre.

Mais le président russe Vladimir Poutine a répliqué qu’il était « inacceptable » d’accuser sans preuve. Pour Moscou, Washington ne dispose pas d’une information « fiable » pour pointer du doigt, avec Paris et Londres, le régime de Damas.

« Attaque chimique »: Damas réfute les accusations occidentales / © AFP / Youssef Karwashan

– Enfants pris de convulsions –

L’indignation internationale a pris de l’ampleur après des images d’enfants pris de convulsions sous leur masque à oxygène, de personnes gisant dans les rues et saisies de spasmes, de la mousse sortant de la bouche. Le caractère chimique de l’attaque semble ainsi se préciser, même si les circonstances restent controversées.

En Turquie, où de nombreux blessés ont été évacués, les premières analyses « effectuées à partir des éléments prélevés sur les patients laissent penser qu’ils ont été exposés à un agent chimique », selon le ministère de la Santé. Des médecins et des ONG comme Médecins sans frontières (MSF) ont également évoqué l’utilisation d' »agents neurotoxiques », en particulier le gaz sarin.

Ce gaz est inodore et invisible. Même s’il n’est pas inhalé, son simple contact avec la peau bloque la transmission de l’influx nerveux et entraîne la mort par arrêt cardio-respiratoire.

Le régime syrien a été accusé d’avoir utilisé du gaz sarin le 21 août 2013 dans l’attaque de localités aux mains des rebelles en périphérie de Damas, qui avait fait au moins 1.429 morts, dont 426 enfants, selon les Etats-Unis.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé qu’une enquête était en cours et dit avoir « pris contact avec les autorités syriennes ». Mais leur chef de la diplomatie, Walid Mouallem, a réaffirmé que l’armée syrienne « n’a pas utilisé et n’utilisera jamais » des armes chimiques contre son propre peuple, « pas même contre les terroristes », mot utilisé par le régime pour désigner rebelles et jihadistes.

D’après lui, l’aviation a frappé « un entrepôt de munitions appartenant » à des jihadistes et « contenant des substances chimiques ». Une explication déjà avancée par l’armée russe mais jugée « fantaisiste » par des experts militaires.

Hassan Youssef, un habitant, a raconté à l’AFP qu’il avait survécu à l’attaque en montant sur le toit d’un immeuble. « J’avais entendu à la télévision qu’au moment d’une attaque chimique, il faut se rendre dans un endroit élevé car les substances toxiques restent plus proches du sol », a expliqué cet homme de 40 ans, hospitalisé à Idleb, à 65 km au nord de Khan Cheikhoun.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2017 23h15)

Syrie: l’attaque chimique a « franchi de nombreuses lignes » (Trump)

avril 5, 2017

Washington – Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé la Syrie mercredi après que l' »horrible » attaque chimique de la veille l’a fait changé d’avis sur Bachar al-Assad.

L’attaque chimique présumée a « franchi de nombreuses lignes », a martelé le président en allusion à la fameuse « ligne rouge » que s’était fixée son prédécesseur Barack Obama, mais finalement sans agir contre le régime syrien.

« L’attaque contre des enfants hier a eu un fort impact sur moi. Un fort impact », a déclaré Donald Trump en conférence de presse à la Maison Blanche avec le roi Abdallah II de Jordanie.

« Ca a été une chose horrible, horrible (…) Et il est très, très possible, et je dois dire que c’est déjà le cas, que mon attitude face à la Syrie et Assad a beaucoup changé. »

Dès le début de la conférence de presse, Donald Trump a dénoncé une « attaque chimique atroce » contre des « gens innocents, des femmes, des petits enfants et même de beaux petits bébés ».

« Leur mort fut un affront à l’humanité. Ces actes odieux par le régime Assad ne peuvent pas être tolérés », a dénoncé le président américain.

L’ancien président Obama avait promis qu’il agirait contre la Syrie en cas de recours aux armes chimiques, une « ligne rouge » franchie à l’été 2013 mais Washington avait renoncé à une intervention militaire de Washington.

« Quand vous tuez des enfants innocents, des bébés innocents, des petits bébés, avec un gaz chimique qui est à ce point meurtrier,- les gens ont été choqués d’entendre de quel gaz il s’agissait -, cela franchit de nombreuses, nombreuses lignes », a poursuivi Donald Trump.

Mais le président américain n’a pas explicité quelles actions il comptait prendre lorsqu’un journaliste lui a demandé ce qu’il envisageait de faire.

« Une chose que, je pense, vous avez remarqué à propos de moi sur les questions militaires, c’est que je n’aime pas dire où je vais et ce que je fais », a-t-il déclaré.

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2017 20h12)

La Russie réaffirme son soutien aux opérations militaires de Damas

avril 5, 2017

Moscou – La Russie a réaffirmé mercredi son soutien aux opérations militaires de Damas, au lendemain d’une attaque chimique présumée en Syrie, imputée par les rebelles, la France et le Royaume-Uni au régime de Bachar al-Assad.

« La Russie et ses forces armées poursuivent leurs opérations de soutien aux opérations antiterroristes menées par l’armée de la République syrienne pour la libération du pays », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Après une attaque ayant fait mardi au moins 72 morts, dont 20 enfants, et des dizaines de blessés à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir d’urgence mercredi à New York.

Washington, Paris et Londres ont présenté un projet de résolution devant le Conseil de sécurité condamnant cette attaque et appelant à une enquête complète et rapide de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC).

« La Russie présentera de manière étayée les données qui ont déjà été évoquées par notre ministère de la Défense », a affirmé M. Peskov.

Le ministère russe de la Défense a affirmé mercredi matin que l’aviation syrienne avait frappé « près de Khan Cheikhoun un grand entrepôt terroriste » qui abritait « un atelier de fabrication de bombes, avec des substances toxiques ».

Le ministère n’a pas précisé si l’aviation syrienne avait eu connaissance du contenu de cet entrepôt avant de le cibler.

L’attaque a soulevé une vague d’indignation internationale, plusieurs pays occidentaux mettant en cause le régime de Bachar al-Assad, qui dément avoir utilisé « toute substance chimique ou toxique ».

Romandie.com avec(©AFP / 05 avril 2017 14h15)

Syrie: l’UE pour une « réponse forte » aux attaques chimiques

septembre 7, 2013

Les pays de l’Union européenne (UE), réunis samedi à Vilnius en Lituanie, ont appelé à « une réponse claire et forte » afin d’empêcher de nouveaux bombardements à l’arme chimique en Syrie. Le monde « ne peut rester les bras croisés », a déclaré Catherine Ashton.

L’UE est d’accord sur le fait que les informations à sa disposition semblent clairement indiquer que les autorités syriennes sont responsables de l’attaque chimique du 21 août dans les environs de Damas, a dit la représentante diplomatique de l’UE à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des 28.

« (Le gouvernement) est le seul à posséder des armements chimiques et les moyens de les utiliser dans une quantité suffisante », a-t-elle ajouté. Les 28 ne sont toutefois pas allés jusqu’à soutenir le principe d’une intervention militaire contre le régime de Bachar al-Assad, mesure prônée par la France et le président américain Barack Obama.

Selon Catherine Ashton, les ministres européens des Affaires étrangères ont salué l’engagement de François Hollande à attendre le rapport des experts de l’ONU avant toute initiative sur la Syrie. « L’UE souligne (…) la nécessité de tenter de régler la crise syrienne via les procédures des Nations unies », a-t-elle poursuivi.

Washington n’attendra pas

Le secrétaire d’Etat américain John Kerry, également présent à Vilnius, « a indiqué qu’il ferait état devant l’équipe (du Conseil) de sécurité nationale, soit le cabinet de politique étrangère de la Maison-Blanche, des recommandations de certains des membres de l’UE d’attendre les résultats de l’inspection de l’ONU », selon un responsable américain.

Mais le chef de la diplomatie américaine a « également dit clairement que les Etats-Unis n’avaient pas décidé d’attendre » ce rapport pour éventuellement agir, a précisé ce diplomate présent dans la salle de négociations dans la capitale lituanienne.

M. Kerry a tenté de convaincre l’Union européenne d’appuyer l’idée de frappes sur la Syrie, au lendemain d’un G20 où le président américain Barack Obama n’a pas réussi à obtenir un large soutien sur ce projet.

Romandie.com

La Russie a suspendu ses livraisons de missiles S-300 à la Syrie

septembre 4, 2013

MOSCOU – Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi que la Russie avait suspendu ses livraisons de systèmes de missiles S-300 à la Syrie, indiquant toutefois que certains composants avaient déjà été fournis à Damas.

Nous avons un contrat de livraison de S-300, nous avons fourni certains composants, mais nous n’avons pas achevé nos livraisons, nous les avons pour l’instant suspendues, a déclaré M. Poutine dans une interview à la chaîne Pervyi Kanal.

Il n’a pas précisé la raison pour laquelle les livraisons de ces systèmes d’armes perfectionnése, équivalents du Patriot américain, avaient été suspendues.

Le chef de l’Etat russe s’exprimait à la veille du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg au cours duquel la crise syrienne devrait dominer les discussions, alors que les Etats-Unis brandissent la menace de frappes sur la Syrie afin de réagir à l’attaque chimique du 21 août près de Damas, dont le régime syrien est selon Washington l’auteur.

Une source haut-placée au sein du complexe militaro-industriel russe a ensuite indiqué à l’agence Ria Novosti que les composants des S-300 déjà livrés à la Syrie n’étaient pas suffisants pour monter un système complet de missiles prêt à l’usage.

Selon le Centre d’analyse du commerce mondial d’armes, basé à Moscou, la livraison de tels systèmes se fait par étapes. Il faut ensuite former les Syriens pour qu’ils puissent les utiliser.

C’est la raison pour laquelle, si toutes les pièces des S-300 syriens sont finalement livrées, on peut s’attendre à ce qu’ils ne soient opérationnels que pour fin 2014 – début 2015, indique le Centre dans un communiqué cité par Ria Novosti.

Le flou entoure ce contrat, conclu avant le début du conflit en Syrie, et contre lequel se sont élevés à plusieurs reprises les Occidentaux. Le nombre de batteries S-300 prévues dans le contrat est estimé par la presse russe entre trois et six.

Ces systèmes capables d’intercepter en vol des avions ou des missiles guidés pourraient compliquer tout projet des États-Unis ou de leurs alliés de procéder à des frappes ou d’établir une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie.

Israël redoute pour sa part qu’ils puissent tomber entre les mains du mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de Damas.

En juin, M. Poutine avait affirmé que Moscou n’avait pas pour l’instant livré de S-300 à la Syrie pour ne pas rompre l’équilibre des forces, quelques jours après des déclarations du président syrien Bachar al-Assad qui avaient été interprétées comme pouvant signifier que la Syrie avait reçu de tels missiles.

Début août, le quotidien russe Vedomosti, citant des rapports de sociétés productrices d’armes russes, avait écrit que la livraison prévue au printemps 2013 avait été reportée en 2014, sans expliquer pourquoi.

Selon le journal, Damas a versé une avance de plusieurs centaines de millions de dollars.

En 2010, Moscou avait annulé un contrat de livraison de S-300 à l’Iran, d’un montant de 800 millions de dollars, en application d’une résolution de l’ONU sur de nouvelles sanctions infligées à Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé.

Fin août, le directeur général du groupe Almaz-Anteï qui fabrique ces armes a indiqué que ces missiles destinés à l’Iran avaient été démantelés.

Romandie.com avec (©AFP / 04 septembre 2013 15h43)

Obama a appelé Hollande avant d’annoncer sa décision sur la Syrie

août 31, 2013

WASHINGTON (District of Columbia) – Le président des Etats-Unis Barack Obama a appelé son homologue français samedi avant d’annoncer sa décision dans le dossier syrien, ont indiqué la Maison Blanche et l’entourage de François Hollande.

M. Obama a déclaré samedi qu’il avait pris la décision de principe de frappes contre le régime du président syrien Bachar al-Assad pour avoir perpétré une attaque aux armes chimiques, mais aussi qu’il demandait au Congrès de donner son feu vert à une telle opération, éloignant à court terme la perspective d’une intervention américaine à laquelle M. Hollande avait apporté son soutien.

Selon la Maison Blanche, les deux dirigeants sont tombés d’accord sur le fait que la communauté internationale devait faire passer un message résolu au régime Assad et à ceux qui réfléchiraient à utiliser des armes chimiques, pour leur dire que ces crimes sont inacceptables et que ceux qui violent les règles internationales devront rendre des comptes.

De même source, M. Obama a remercié la France pour son engagement au nom des principes dans le dossier syrien.

De son côté, l’entourage du président français a indiqué que lors de leur entretien, MM. Obama et Hollande avaient réaffirmé leur détermination à agir contre le régime de Damas.

Au cours de cet entretien, Barack Obama a informé le président Hollande de sa décision de saisir le Congrès américain, réaffirmant sa détermination à agir contre le régime de Bachar al-Assad après l’attaque chimique du 21 août, selon la même source. Une détermination partagée par le président français qui a convoqué dans la foulée un conseil restreint de défense, a-t-on ajouté.

La France s’est retrouvée propulsée dans la position de principale alliée des Etats-Unis dans le dossier syrien après le forfait de la Grande-Bretagne où le Parlement a voté cette semaine contre une intervention armée.

Plus tôt samedi, un responsable américain s’exprimant sous couvert de l’anonymat avait souligné que la requête de M. Obama de solliciter l’approbation du Congrès permettrait aussi au président de tenter d’élargir une coalition internationale face au régime de Bachar al-Assad, et qu’il s’y emploierait en particulier en marge du sommet du G20 prévu jeudi et vendredi prochains à Saint-Pétersbourg (Russie).

Romandie.com avec (©AFP / 31 août 2013 22h46)

Syrie : la droite française se démarque de Hollande

août 31, 2013

PARIS – La droite française se démarque désormais clairement de François Hollande sur la crise syrienne, en mettant en garde le président socialiste contre toute décision hâtive d’intervenir militairement au côté des Américains.

L’ex-Premier ministre François Fillon et le président de l’UMP Jean-François Copé ont tiré la sonnette d’alarme à 24 heures d’intervalle devant les risques d’une action militaire contre le régime du président Bachar al-Assad, que Paris, comme Washington, tient pour seul responsable de l’attaque chimique qui, selon Washington, a fait 1.429 morts à Damas le 21 août.

Trois jours après avoir approuvé l’attitude de François Hollande dans le dossier syrien – il l’avait trouvé mercredi juste sur la forme comme sur le fond – Jean-François Copé a nettement pris ses distances, alors que, selon un sondage BVA, 64% des Français sont hostiles à une intervention armée.

Insistant sur le fait que la France doit conserver sa totale liberté d’initiative vis-à-vis des Américains, M. Copé lui a demandé samedi d’attendre les conclusions des inspecteurs de l’ONU avant de passer à l’action militaire. Le syndrome irakien est présent dans tous les esprits, a fait valoir le numéro un de l’UMP.

L’invasion de l’Irak en 2003 par une coalition emmenée par les Etats-Unis et à laquelle la France n’avait pas participé, avait été justifiée par la présence d’armes de destruction massive qui n’ont jamais été découvertes.

Pour M. Copé, si la responsabilité de Damas était avérée, on ne pourrait cependant laisser impuni le gazage d’innocents, de femmes et d’enfants. Il a déploré ne pas avoir les informations nécessaires, François Hollande ayant selon lui refusé obstinément de recevoir les chefs de parti.

La veille, François Fillon, par ailleurs en compétition avec Jean-François Copé pour le leadership au sein de l’opposition en vue de l’élection présidentielle de 2017, est apparu encore plus hostile à toute intervention militaire.

Soulignant que la France ne peut agir à la légère et à la remorque de quiconque, fussent-ils ses alliés et amis américains, il a exhorté le président Hollande à bien mesurer les dangers d’une action militaire, alors que la région est une poudrière.

Selon l’ancien Premier ministre, la seule issue à la guerre civile et confessionnelle qui déchire la Syrie passe par une négociation entre les belligérants, avec notamment le concours de la Russie, de l’Arabie Saoudite et de l’Iran.

Romandie.com avec (©AFP / 31 août 2013 18h42)