Posts Tagged ‘Attaque’

Pakistan: deux chrétiens tués dans des tirs revendiqués par l’EI

avril 15, 2018

/ © AFP / BANARAS KHAN

Deux chrétiens ont été tués et trois autres blessés dimanche devant une église de Quetta, dans le sud du Pakistan, par des tirs à partir de motos, la deuxième attaque de ce type dans cette région depuis le début du mois.

La branche locale du groupe EI a revendiqué cette attaque dans la capitale du Balouchistan, selon SITE, une organisation spécialisée dans la surveillance des sites jihadistes.

« Quatre hommes sur deux motos ont ouvert le feu de manière non ciblée » sur un groupe de chrétiens, « tuant deux personnes et en blessant trois autres », a dit à l’AFP un responsable de la police locale, Abdul Razzaq Cheema.

Cette fusillade survient moins de deux semaines après une attaque du même type, également revendiquée par l’EI, et au cours de laquelle quatre chrétiens avaient péri.

En décembre, deux kamikazes se sont fait exploser dans une église de Quetta, tuant neuf personnes et en blessant une dizaine.

Les chrétiens représentent moins de 2% des 200 millions de Pakistanais, en très grande majorité musulmans, et sont victimes de discriminations et de violences.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 23h08)                

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Attaque Tombouctou: sept blessés français, une quinzaine d’assaillants tués

avril 15, 2018

Des Casques bleus à proximité de l’aéroport de Tombouctou, dans le nord du Mali, le 4 février 2016 / © AFP/Archives / SÉBASTIEN RIEUSSEC

Sept soldats français ont été blessés dans l’attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali, au cours de laquelle « une quinzaine » d’assaillants ont été tués, a annoncé dimanche à l’AFP l’état-major français.

L’assaut a fait au moins un mort et une dizaine de blessés parmi les Casques bleus, selon la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Un premier bilan donné par les autorités maliennes avait fait état d' »une dizaine de blessés » parmi les troupes françaises.

« Je déplore la mort d’un Casque bleu et plusieurs blessés suite à une attaque contre à selon rapports préliminaires. Toutes mes condoléances et mon entier soutien aux collègues. Notre détermination à soutenir la paix au reste inébranlable », a réagi dimanche sur Twitter le chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

« Cette attaque sournoise a été contrée, l’objectif de provoquer le plus de dégâts possible a échoué », a dit le porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrik Steiger. « Au moins une quinzaine (d’assaillants) ont été tués », dont certains à l’extérieur de l’enceinte du camp.

« Des tirs indirects de roquettes ou de mortier ont été suivis par l’explosion successive de trois véhicules piégés. Des assaillants ont réussi à entrer, dont certains déguisés en Casques bleus pour semer la confusion », a-t-il ajouté, soulignant qu' »aucun tir fratricide n’a eu lieu ».

Le ministère malien de la Sécurité avait évoqué la veille deux véhicules piégés, l’un aux couleurs des Forces armées maliennes (Fama) et l’autre portant le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ».

En réaction à l’assaut, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois Caïman avec des commandos à leur bord, « pour contribuer à la reprise complète du contrôle » du camp et « sécuriser la piste de l’aéroport (jouxtant le camp, NDLR) afin de permettre l’évacuation sanitaire des blessés », a précisé le colonel Steiger.

« Au petit matin, la situation était stabilisée », a-t-il ajouté.

Les sept militaires français blessés ont pu être évacués vers la base de Gao.

Depuis 2013, les groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 15h27)                

Syrie: de nouvelles frappes occidentales provoqueraient « le chaos » (Poutine à Rohani)

avril 15, 2018

Moscou (Russie) – Le président russe Vladimir Poutine a averti dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie provoqueraient « le chaos » dans les relations internationales, après une attaque coordonnée menée samedi par les Etats-Unis et leurs alliés.

M. Poutine a souligné, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, que « si de telles actions, menées en violation de la Charte des Nations unies, venaient à se reproduire, cela provoquerait inévitablement le chaos dans les relations internationales », selon un communiqué du Kremlin.

Les deux dirigeants ont « constaté que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d’un règlement politique en Syrie », selon la même source.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, une semaine après l’attaque chimique présumée du 7 avril dans la ville syrienne alors rebelle de Douma, imputée aux forces gouvernementales.

Vladimir Poutine avait déjà dénoncé samedi « avec la plus grande fermeté » ces frappes qu’il a qualifiées d' »acte d’agression à l’encontre d’un Etat souverain qui se trouve à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 14h08)                                            

Israël accusé d’une frappe en Syrie, pressions accrues après une « attaque chimique »

avril 9, 2018

Frappes de missiles en Syrie / © AFP / Gal ROMA

Le régime syrien et son allié russe ont accusé Israël d’avoir mené lundi des frappes contre une base militaire en Syrie, où une attaque chimique présumée contre une ville rebelle a provoqué de nouveaux appels à une riposte.

Paris et Washington ont menacé le régime syrien de Bachar al-Assad d’une « réponse forte » après avoir confirmé « l’utilisation d’armes chimiques » samedi dans la ville de Douma près de Damas. Mais ils ont démenti avoir mené les frappes contre la base militaire T-4 dans le centre de la Syrie en guerre.

Deux réunions sont prévues plus tard dans la journée au Conseil de sécurité de l’ONU à New York sur l’attaque chimique imputée au régime, et qui a tué, selon des secouristes, près de 50 personnes.

Dans ce contexte tendu, quand des missiles se sont abattus sur l’aéroport militaire T-4, connu sous le nom de Tiyas, dans la province de Homs, l’agence de presse officielle syrienne Sana a d’abord pointé du doigt les Etats-Unis, avant de se rétracter et de désigner Israël.

« L’agression israélienne sur l’aéroport du T-4 a été menée par des avions F-15 qui ont lancé plusieurs missiles », a précisé une source militaire citée par Sana.

La Russie, qui aide militairement le régime syrien face aux rebelles et jihadistes, a elle aussi accusé Israël, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov dénonçant un « développement très dangereux ».

En Israël, l’armée a décliné tout commentaire, alors que l’Etat hébreu a mené de nombreux raids contre des cibles en Syrie ces dernières années.

– Ennemis d’Israël –

Israël et la Syrie sont officiellement en état de guerre. Les relations sont d’autant plus tendues que trois ennemis d’Israël opèrent sur le théâtre syrien: le régime lui-même, l’Iran et le Hezbollah libanais pro-iranien, deux autres alliés de M. Assad.

Au moins 14 combattants, dont trois officiers syriens et des Iraniens, ont péri par la frappe sur l’aéroport T-4, qui selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), accueille des forces russes et iraniennes.

En février, Israël a visé cette même cible en affirmant qu’un drone avait été envoyé par l’Iran sur son territoire depuis cet aéroport présenté comme une « base iranienne ».

Dimanche, les Etats-Unis et la France ont fait planer la menace d’une frappe en Syrie, après des affirmations de secouristes, non vérifiées de source indépendante, sur une attaque présumée aux « gaz toxiques » à Douma, dernière poche rebelle près de Damas que le régime cherche à reprendre pour parachever sa reconquête de la Ghouta orientale.

M. Trump a ainsi averti le régime et ses alliés, dont la Russie, qu’ils pourraient « payer le prix fort », et a qualifié M. Assad « d’animal ».

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a lui aussi appelé à une « réponse internationale forte », lors d’une conversation téléphonique avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian.

Selon M. Jonhson, l’une des réunions de l’ONU « constituera une étape importante dans la détermination de la réponse internationale ».

– Enquête internationale –

Il y a un an, M. Trump avait fait bombarder une base militaire syrienne, en représailles à une attaque au gaz sarin imputée au régime, qui avait tué en avril 2017 plus de 80 civils à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

Le pouvoir d’Assad a toujours nié sa responsabilité dans les nombreuses attaques chimiques qui lui ont été attribuées durant la guerre.

Il a aussi démenti celle à Douma. L’allié russe a lui dit que des « spécialistes militaires » n’avaient trouvé sur place « aucune trace de chlore ou d’une quelconque substance chimique ».

Mais l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé l’ouverture d’une enquête « pour établir si des armes chimiques ont été utilisées ».

L’OSDH a indiqué ne pas être en mesure de confirmer cette attaque chimique.

Selon les Casques Blancs et l’ONG médicale Syrian American Medical Society, 48 personnes ont péri dans l’attaque à Douma et des centaines ont souffert de « difficultés respiratoires ».

Une vidéo postée par les secouristes et présentée comme tournée après l’attaque présumée montre un enchevêtrement de corps sans vie, dont ceux de femmes et d’enfants, allongés à même le sol, de la mousse blanche s’échappant de leur bouche.

Grâce à l’appui militaire crucial de Moscou, le pouvoir syrien a réussi à reprendre plus de la moitié du territoire, au prix d’une guerre dévastatrice qui a fait plus de 350.000 morts depuis mars 2011.

Fort de ce même soutien, le régime a finalement fait plier le dernier groupe rebelle présent à Douma, l’obligeant à commencer à évacuer la cité. Des semaines durant, en février et mars, l’enclave rebelle dans la Ghouta orientale a été la cible de bombardements intenses qui ont tué selon l’OSDH plus de 1.700 civils.

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 13h28)

Nigeria: 15 morts dans des attaques de banques et d’un commissariat

avril 6, 2018

Kano (Nigeria) – Des braqueurs ont attaqué deux banques et un commissariat de police, tuant quinze personnes dont neuf policiers à Offa, dans le centre du Nigeria, a-t-on appris vendredi auprès de la police.

Jeudi en fin d’après-midi, « un gang de braqueurs a envahi le quartier général de la police et des banques à Offa », a déclaré à l’AFP Ajayi Okasanmi, porte-parole de la police dans l’Etat de Kwara.

« Nous avons perdu neuf policiers et six civils. Nous avons des blessés qui sont actuellement soignés à l’hôpital », a-t-il affirmé, précisant qu’il s’agissait d' »opérations simultanées ».

Il a ajouté que les policiers avaient été attaqués par surprise, sans toutefois détailler dans quelles circonstances précises les victimes avaient été tuées.

« Cela aurait été pire si la police avait riposté avec force, mais nous aurions mis en danger la vie des civils » présents sur les lieux des attaques, a ajouté le porte-parole.

Le commissariat et les banques visés par les assaillants armés sont situés dans le quartier commerçant d’Offa, une localité d’environ 100.000 habitants dans l’Etat de Kwara.

Les autorités de Kwara ont ordonné l’ouverture d’une « enquête minutieuse » afin de permettre l’arrestation des braqueurs.

« C’est purement un acte criminel, nous ne l’attribuons à aucun groupe en particulier », a-t-il dit.

La police n’a toutefois pas pu indiquer dans l’immédiat quels montants ont été dérobés dans les banques attaquées.

Selon un témoin joint par l’AFP qui a souhaité garder l’anonymat, les braqueurs, lourdement armés, sont arrivés à une quinzaine et se sont divisés en deux groupes, l’un attaquant les banques et l’autre le commissariat, « où ils ont ouvert le feu de manière aveugle, tuant plusieurs policiers ».

Dans les banques, ils « tiraient sur les gens qu’ils croisaient à l’intérieur, dont beaucoup dans la tête », a-t-il raconté. « Ils ont emporté l’argent des banques dans des sacs avant de fuir sur des moto-taxi arrachées à leurs conducteurs ».

Braquages et enlèvements contre rançons sont très fréquents au Nigeria, géant de 180 millions d’habitants par ailleurs touché par plusieurs conflits armés, notamment l’insurrection jihadiste de Boko Haram dans le nord-est.

L’administration du président Muhammadu Buhari, élu en 2015, a déployé ces derniers mois l’armée dans de nombreux Etats à travers le pays pour endiguer les violences et pallier l’absence de réactivité des forces de police et d’un système judiciaire efficace.

Vendredi, l’armée a affirmé dans un communiqué avoir mené plusieurs opérations pour « neutraliser des bandits armés et récupérer des armes » dans le nord du pays. Ces informations n’ont pas pu être confirmées de source indépendante.

Des soldats en patrouille ont ainsi tué « 21 bandits » dans la localité de Tunga Daji (Etat de Zamfara) mercredi, récupérant plusieurs fusils d’assaut de type kalachnikov, selon un porte-parole militaire, Texas Chukwu.

De même, l’armée déployée à Bena (Etat de Kebbi) a mené une opération « coup de poing » contre un campement cette semaine, tuant l’un d’entre eux. Les soldats sont toujours à la recherche de « nombreux bandits » en fuite dans la zone, a affirmé M. Chukwu.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 14h02)                                            

Attaques en France: un Portugais parmi les personnes tuées (gouvernement portugais)

mars 23, 2018

Lisbonne – Le gouvernement portugais a indiqué vendredi soir qu’un citoyen portugais figurait parmi les trois personnes tuées dans des attaques survenues dans le sud de la France et revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

« La mort d’un citoyen portugais est confirmée. Elle a été confirmée par les autorités françaises à nos services consulaires », a déclaré à l’AFP le porte-parole du secrétariat d’Etat pour les Portugais de l’étranger Miguel Silva.

Il a ajouté qu’il n’était pas en mesure de fournir davantage d’informations concernant ce ressortissant portugais.

Le président de la République portugaise Marcelo Rebelo de Sousa a exprimé sa « solidarité et ses condoléances » à la famille et aux amis de la victime décédée, dans un communiqué publié sur le site de la présidence.

Trois personnes ont été tuées et plusieurs blessées vendredi dans le sud-ouest de la France au cours d’une série d’attaques « terroristes » revendiquées par le groupe Etat islamique (EI) et perpétrées par un assaillant abattu au terme d’une prise d’otages.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2018 20h02)                                            

Un Palestinien poignarde un Israélien à Jérusalem avant d’être abattu

mars 18, 2018

Jérusalem – Un Palestinien a poignardé un agent de sécurité israélien dimanche dans la Vieille ville de Jérusalem, le blessant grièvement avant d’être abattu par un policier, ont indiqués les autorités israéliennes.

« L’assaillant au couteau a été tué », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

L’agent de sécurité, qui souffre notamment d’une blessure au torse, a été hospitalisé dans un état grave, selon des médecins.

Le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, a affirmé à l’AFP que l’assaillant était un Palestinien originaire de Cisjordanie occupée. Des médias ont pour leur part évoqué un citoyen turc.

Cette attaque intervient deux jours après une attaque à la voiture bélier menée par un Palestinien près de Jénine dans le nord de la Cisjordanie, qui a tué deux Israéliens et blessé deux autres, selon l’armée.

Les attaques anti-israéliennes se sont succédé à un rythme quasi quotidien pendant des mois à partir d’octobre 2015, avant de s’espacer.

Sans provoquer l’embrasement redouté, la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, annoncée le 6 décembre, a toutefois entraîné un regain de tensions: au moins 32 Palestiniens et quatre Israéliens ont été tués dans des violences depuis lors.

Romandie.com avec(©AFP / 18 mars 2018 16h04)                                            

Violemment attaquée pra les internautes, Mamie Rock suspend son compte public Instagram: la douleur d’Elyette Boudou

mars 8, 2018

Elle a été la cible d’insultes

« Mamie Rock » alias Elyette Boudou est l’une des figures de cette bataille judi­caire qui fait rage dans le clan Hally­day. Violem­ment attaquée par les inter­nautes sur Insta­gram après la publi­ca­tion d’une photo, la grand-mère de Laeti­cia a décidé de chan­ger son compte en mode privé.

Depuis l’annonce choc de Laura Smet et David Hally­day qui contestent le testa­ment de leur père, la dernière épouse du rockeur est dans la tour­mente, visée par les critiques des inter­nautes. Heureu­se­ment, Laeti­cia Hally­day peut comp­ter sur le soutien d’Elyette Boudou, sa grand-mère, alias « Mamie Rock ». Très présente depuis le décès de l’inter­prète de « Je te promets », Elyette Boudou joue un rôle majeur dans cette affaire puisque depuis 2012, elle est la repré­­sen­­tante légale de plusieurs socié­tés de gestion des droits de Johnny Hally­­day. Elle a égale­ment été nommée « exécu­teur testa­men­taire » après Grégory Boudou en cas de décès préma­turé de Laeti­cia Hally­day.

Afin de prendre posi­tion et soute­nir sa petite-fille, « Mamie Rock » a récem­ment confié ne pas appré­cier les deux aînés du clan : « Je ne pense pas du bien de Laura ni de David, a-t-elle lancé sur M6. Ils ont eu leur part déjà. Alors ce n’est pas normal. » Une prise de posi­tion qui n’a visi­ble­ment pas convaincu les inter­nautes. Depuis, Elyette Boudou a reçu de nombreuses critiques sur la toile : « Ignoble person­nage », « Mani­pu­la­trice comme sa petite fille », pouvait-on lire.Alors, quand Elyette Boudou a posté une photo d’elle, le 3 mars dernier, tirant la langue, ses détrac­teurs ont vu une autre provo­ca­tion de sa part.

Face au raz-de-marée de critiques, la grand-mère de Laeti­cia Hally­day a décidé de chan­ger le statut de son compte, de public en mode privé, pour échan­ger avec ses abon­nés unique­ment. Une façon pour elle de se proté­ger de cette tempête fami­liale.

Gala.fr par Marine Madelmond

Le Burkina Faso rend hommage à ses militaires tués dans les attentats de Ouagadougou

mars 7, 2018

Une femme rend hommage à un soldat tué dans les attaques contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées, le 4 mars 2018 à Ouagadougou, au Burkina Faso / © AFP / Ahmed OUOBA

Le Burkina Faso a rendu mercredi un hommage national aux huit militaires tués dans les attentats de Ouagadougou il y a cinq jours, alors que l’enquête laisse toujours apparaître des zones d’ombre.

Un millier de personnes, familles des victimes, autorités civiles et militaires, et soldats étaient réunies dans l’après-midi pour la cérémonie au camp militaire Général Aboubacar Sangoulé Lamizana, en périphérie de la capitale burkinabè, a constaté un journaliste de l’AFP.

« C’est un jour douloureux pour nous la famille parce que nous avons perdu un fils, qui (…) est mort en se sacrifiant pour son pays », a confié Souleymane Nikiema, oncle d’un soldat. « On espère au moins un suivi et un soutien (de l’armée) pour ses parents ».

Les huit militaires, dont les cercueils alignés étaient recouverts du drapeau national, ont été décorés à titre posthume, devant une assistance silencieuse à l’émotion contenue.

Une bonne partie du gouvernement burkinabè a assisté à l’hommage qui a duré une heure, dont les ministres de la Sécurité Clément Sawadogo et de la Défense Jean-Claude Bouda. Le chef d’état-major général des armées Oumarou Sadou était présent ainsi que l’ambassadeur de France, Xavier Lapeyre de Cabanes.

Les militaires défunts ont ensuite été inhumés au cimetière municipal de Gounghin, situé non loin, où une nouvelle cérémonie s’est déroulée devant une foule nombreuse.

Adama Dyandeba, proche d’une des victimes a confié à l’AFPTV être venu pour « montrer à ces gens-là qu’on n’a pas peur, vous voyez on est nombreux ici, il ne nous empêchent pas de vivre, il n’y a que les lâches qui tuent ».

Deux attaques simultanées par deux commandos jihadistes ont frappé vendredi dernier l’état-major général des armées, en plein centre de Ouagadougou, et l’ambassade de France. Outre les huit morts, 61 membres des forces de l’ordre et 24 civils ont été blessés. Huit jihadistes ont été tués.

L’opération été revendiquée par une coalition de groupes jihadistes sahéliens, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, disant agir en représailles à une opération militaire française antijihadiste dans le nord du Mali, mi-février.

– complicité ou coïncidence? –

Les autorités n’ont donné mercredi aucune information nouvelle sur la progression de l’enquête, après la conférence de presse de la procureure du Faso Maïza Sérémé la veille.

Plusieurs zones d’ombres apparaissent toujours dans cette enquête, en particulier sur la possibilité de complicités dans l’armée qui auraient facilité l’attaque contre l’état-major général.

Selon la procureure, les quatre assaillants, des hommes « jeunes » s’exprimant « en bambara et en arabe », venus en moto et en voiture, ont forcé l’entrée du complexe en tirant à la Kalachnikov et en lançant des grenades, puis ont « ouvert le portail de l’extérieur ».

Or les journalistes de l’AFP n’ont vu aucun impact de balles ou d’explosion sur le portail.

Autre indice d’une possible complicité, l’un des jihadistes a fait exploser sa voiture à côté d’un bâtiment où devait se tenir une réunion de l’état-major burkinabè de la force antijihadiste du G5 Sahel, finalement déplacée au dernier moment.

Le kamikaze avait-il « des renseignements, ou est-ce une coïncidence? L’enquête le dira », a déclaré la procureure, concédant qu' »on ne peut exclure aucune complicité ».

Enfin le doute plane sur la tenue vestimentaire du commando jihadiste de l’état-major. Selon la procureure, ils étaient tous habillés en civil, mais plusieurs sources ont déclaré auparavant à l’AFP qu’ils portaient des treillis militaires.

Les enquêteurs ont interpellé et placé en garde à vue huit personnes, dont deux militaires en activité et un autre radié, a indiqué la procureure.

C’est la troisième fois en deux ans que Ouagadougou est frappé par des attaques jihadistes, après des attentats contre des restaurants et des hôtels en janvier 2016 puis août 2017, mais l’opération de vendredi a atteint un niveau d’organisation sans précédent.

Le nord de Burkina Faso, frontalier du Mali, connaît des accrochages meurtriers récurrents depuis 2015.

Selon le consultant en géopolitique Paul Koalaga, « les autorités burkinabè n’ont pas encore pris la mesure de la menace » jihadiste, au molment où « la radicalisation prend racine chez les jeunes » Burkinabè.

Le Burkina Faso, le Tchad, le Niger, le Mali et la Mauritanie ont lancé en 2017 le G5 Sahel, doté d’une force militaire commune en cours de constitution, pour tenter d’éradiquer les groupes jihadistes sahéliens.

(©AFP / 07 mars 2018 23h10)                

Le Pentagone dénonce la « perversion » de la vidéo de l’EI sur l’attaque au Niger

mars 5, 2018

Capture d’écran réalisée le 5 mars 2018 d’une vidéo de propagande montrant l’attaque le 4 octobre 2017 de soldats américains et nigériens au Mali / © Nashir News Agency/AFP / Handout

Le Pentagone s’est insurgé lundi contre la « perversion » du groupe Etat islamique (EI) qui a publié une vidéo choc de l’attaque contre des soldats américains en octobre au Niger, avec notamment des images en gros plan des corps des Américains.

Un groupe affilé à l’EI a publié ce week-end cette compilation d’images tirées des caméras installées sur les casques des soldats américains et de séquences filmées par les jihadistes eux-mêmes.

Quatre Américains avaient été tués lorsqu’une patrouille de reconnaissance composée de 12 soldats américains des forces spéciales et 30 soldats nigériens était tombée dans une embuscade le 4 octobre à proximité du village de Tongo Tongo, à une centaine de kilomètres de Niamey, près de la frontière avec le Mali.

Les soldats avaient été attaqués par un groupe d’une cinquantaine de combattants affiliés à l’EI équipés d’armes automatiques, de grenades et de mitrailleuses. Le corps de l’un des Américains, le sergent La David Johnson, n’avait été retrouvé que le lendemain.

Au son de chants islamistes, la vidéo de neuf minutes montre trois soldats américains sous le feu des assaillants. Leur vulnérabilité, alors qu’ils circulent dans des véhicules 4×4 non blindés, est particulièrement apparente.

Les soldats tombent un à un avant que leur corps ensanglanté ne soit filmé par les jihadistes. L’un d’eux est achevé sous l’oeil de la caméra.

Le ministère américain de la Défense « est informé de la publication de photos et d’une vidéo de propagande sur l’attaque terroriste du 4 octobre au Niger », a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

« Cette publication montre la perversion de l’ennemi que nous combattons », a ajouté le ministère américain de la défense.

– Des images choquantes –

Des premières images de cette attaque avaient commencé à circuler en janvier sur Twitter. Elles montraient un soldat en uniforme américain allongé sur le sol et semblaient avoir été prises par la caméra fixée sur le casque d’un autre soldat.

La vidéo publiée ce week-end montre les mêmes images, mais elle est plus complète et insiste longuement sur les Américains couverts de sang. Isolés du reste de la patrouille, trois soldats américains tentent de s’abriter derrière leur voiture et envoient une grenade de fumée rouge pour tenter de se dissimuler de l’assaillant, mais le paysage semi-désertique ne leur offre pas beaucoup de couverture.

Dépassés par le feu ennemi, ils finissent par courir vers des buissons mais l’un des soldats tombe, blessé. La vidéo sur son casque montre son agonie pendant plusieurs minutes avant qu’un assaillant l’achève d’une balle dans la tête.

Ces images sont d’autant plus choquantes qu’aux Etats-Unis, on ne montre que très rarement les cercueils de soldats tombés au combat. Le Pentagone a d’ailleurs demandé aux médias de ne pas les diffuser ni de « leur accorder une attention excessive » car à cause d’elles, les familles des soldats tués sont « doublement victimes ».

En outre, leur accorder de l’importance favorise le recrutement des groupes jihadistes, a plaidé le Pentagone, qui tarde à publier un rapport sur les circonstances précises de l’embuscade ainsi que sur la nature de la mission des soldats des forces spéciales américaines ce jour-là.

« Vous êtes complices de la propagande de l’EI si vous le faites », a même affirmé aux journalistes un porte-parole du Pentagone, le colonel Rob Manning, soulignant que le Pentagone ne confirmait pas l’authenticité de ces images.

L’AFP a publié une version fortement expurgée de la vidéo.

Interrogé sur le rapport du Pentagone, qui n’a toujours pas été publié cinq mois après les faits, le porte-parole a indiqué que le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général Thomas Waldhauser, l’avait remis au ministre de la Défense Jim Mattis. Ce dernier « est en train de l’étudier », a-t-il précisé.

Romandie.com avec (©AFP / 05 mars 2018 20h44)