Posts Tagged ‘Attaque’

États-Unis: il donnait de la meth à son écureuil pour en faire un animal d’attaque

juin 19, 2019

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Un écureuil photographié en France, le 12 avril 2019, près de Marseille. Boris HORVAT / AFP

Le locataire de l’appartement voulait s’assurer que son «écureuil d’attaque» reste suffisamment agressif.

Des policiers de l’Alabama, dans le sud des Etats-Unis, ont fait lundi une saisie inhabituelle lors de la perquisition d’un appartement: un écureuil dopé à la méthamphétamine.

Le locataire de l’appartement voulait ainsi s’assurer que son «écureuil d’attaque», gardé en cage, reste suffisamment agressif, a indiqué au journal local The News Courier le bureau du shérif du comté de Limestone. D’autres drogues et des munitions ont été saisies lors de la perquisition.

Les lois de l’Alabama interdisant la détention d’animaux sauvages, l’écureuil a été relâché dans la nature, sur les conseils des agents de protection de l’environnement. «Il a couru dans les bois et n’a pas attaqué les policiers qui l’ont relâché», a rassuré le bureau du shérif sur sa page Facebook.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mali: «38 morts et de nombreux blessés» dans une attaque contre deux villages

juin 18, 2019

 

Une nouvelle tuerie dans le centre du Mali a fait «38 morts et de nombreux blessés», a indiqué mardi soir le gouvernement malien, selon un bilan encore provisoire, alors qu’une embuscade contre une patrouille de l’armée plus au nord a occasionné des «pertes humaines et matérielles», selon les Forces armées maliennes.

Des bilans antérieurs avaient évoqué entre une vingtaine et une quarantaine de morts lors de cette attaque survenue lundi dans deux villages dogons de cette région du centre du pays, où un massacre commis dans village dogon proche de Bandiagara le 9 juin avait fait 35 morts, dont 24 enfants.

«Des attaques terroristes ont visé hier lundi 17 juin 2019, dans la soirée, les localités de Gangafani et Yoro dans le cercle de Koro, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan provisoire officiel est de 38 morts et de nombreux blessés», précise le gouvernement dans un communiqué publié dans la soirée.

«Des forces de défense et de sécurité a été dépêché sur les lieux pour sécuriser les populations et leurs biens et traquer les auteurs de ces attaques», selon le texte.

«Une patrouille des FAMa (Forces armées maliennes) est tombée dans une embuscade des terroristes à Banguimalam, au sud-ouest de Gossi (nord). Des renforts ont été dépêchés pour secourir les éléments victimes d’attaque terroriste et sécuriser la zone», ajoute le communiqué du gouvernement.

«Les #FAMa sont tombées dans une embuscade dans la journée du mardi 18 juin 2019. C’était dans la localité de #Gossi. Au cours de cet accrochage, les FAMa ont enregistré des pertes humaines et matérielles», ont confirmé sur Twitter les Forces armées maliennes.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Nigeria: plusieurs soldats tués dans une attaque de Boko Haram contre leur base

juin 14, 2019

 

La faction du groupe djihadiste Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique a attaqué une base militaire du nord-est du Nigeria, tué «plusieurs» militaires et volé des armes, ont indiqué vendredi des sources militaires.

Les djihadistes de l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest) ont lancé leur attaque à l’aube jeudi contre cette base militaire située dans le village de Kareto, à 335 km au nord de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, au cœur du conflit avec le groupe djihadiste.

«Les terroristes ont attaqué le 153e bataillon à Kareto vers 04 heures du matin (05 heures en France) et mis en défaite les soldats qui ont dû se retirer après un dur combat», a précisé à l’AFP un officier préférant rester anonyme. «Nous avons perdu plusieurs hommes», a-t-il ajouté, «mais nous sommes encore en train de compter combien. Une chose dont nous sommes sûrs, c’est que le commandant de la base, un lieutenant-colonel, fait partie des victimes». Selon lui, les djihadistes ont saccagé la base et pillé armes et véhicules.

Ils ont «pris les soldats par surprise» alors qu’ils étaient en train de réparer du matériel de communication endommagé par un orage, a précisé un autre officier, toujours anonymement. Les soldats n’ont donc pas pu appeler à l’aide les deux bases militaires situées à proximité. «On ignore encore le nombre exact de victimes mais la mort du responsable de la base a été confirmée», a-t-il lui aussi déclaré. Selon ces deux militaires, les soldats défaits ont dû battre retraite à Damask, à une trentaine de kilomètres, à la frontière avec le Niger.

Des secours passaient la zone au peigne fin vendredi pour essayer de trouver des soldats ou des corps. Le village de Kareto avait déjà été attaqué par l’ISWAP, dont les djihadistes ont attaqué des dizaines de bases militaires, tuant un grand nombre de soldats dans cette région instable. De l’autre côté de la frontière avec le Cameroun, dimanche, une attaque de l’ISWAP a fait au moins 24 morts, dont 16 soldats, selon le ministre camerounais de la Défense. Quelque 64 djihadistes ont aussi été tués, a-t-il ajouté.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Australie: quatre personnes tuées par un homme armé

juin 4, 2019

 

Quatre personnes ont été tuées et deux blessées après qu’un homme armé a ouvert le feu mardi soir dans le centre-ville de Darwin, dans le nord de l’Australie, a annoncé la police, précisant qu’un homme de 45 ans a été arrêté. «La menace posée par un tireur en action a disparu», a déclaré à l’AFP le commissaire Gavin Kennedy, de la police de la région du Nord. Les policiers enquêtent sur au moins cinq scènes de crime dans la ville, a-t-il ajouté.

La police avait auparavant bouclé certains secteurs de Darwin et alerté le public sur le fait qu’un tireur était en ville. L’attaque n’est pas considérée comme «un acte terroriste», a déclaré le premier ministre Scott Morrison à des journalistes à Londres. Des témoins ont raconté sur la télévision nationale ABC qu’ils avaient vu un homme armé d’un «fusil à canon scié» entrer dans un hôtel de Darwin.

«Il a tiré sur toutes les chambres, et il est entré dans chaque chambre en cherchant quelqu’un et il a tiré encore, et ensuite nous l’avons vu partir en courant, monter dans son pick-up Toyota et disparaître», a déclaré un témoin, John Rose, sur ABC. Une femme a raconté qu’elle était venue en aide à une autre femme qui se trouvait dans l’hôtel et avait «des trous partout dans le corps».

Par Le Figaro.fr avec AFP

Mozambique: 16 personnes tuées dans une embuscade attribuée à des islamistes

mai 31, 2019

 

Seize personnes ont été tuées dans une embuscade tendue par des islamistes présumés mardi sur une route du nord du Mozambique, l’attaque la plus meurtrière commise par ce groupe qui sème la terreur depuis 2017, a appris l’AFP de sources locales.

«Huit personnes ont été tuées dans le véhicule et sept autres ont été tuées sur place alors qu’elles tentaient de s’enfuir», a déclaré vendredi un enseignant qui a perdu un collègue dans l’attaque. Une autre personne a succombé à ses blessures mercredi. Le bilan a été confirmé par un responsable local sous couvert d’anonymat.

Publiée par Le Figaro.fr avec AFP

RDC: libération de 22 otages enlevés lors d’une attaque revendiquée par le groupe EI

mai 28, 2019

 

Vingt-deux personnes ont été libérées cinq jours après avoir été enlevées lors d’un raid revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) dans l’est de la République démocratique du Congo, a appris l’AFP mardi de sources locales.

«Ils sont au total 22 personnes – 16 hommes, cinq femmes et une fillette. Ils ont été enlevés à Samboko-Tchani Tchani lors de l’attaque de la semaine passée», a déclaré l’administrateur du territoire de Beni dans le Nord-Kivu, Donat Kibwana, à un correspondant de l’AFP. Ce correspondant a pu parler en swahili avec un rescapé qui a préféré garder l’anonymat, affirmant craindre pour des enfants encore captifs : «Ils (les ravisseurs) gardent les gens dans un grand trou. Ils parlent un bon swahili comme celui de l’Afrique de l’est (Tanzanie) (…) et une autre langue que je n’ai pas pu identifier».

«Ce sont des gens de physionomie différente. Ils nous ont dit qu’ils veulent que tout le monde soit musulman. Ils ne veulent pas de  »kafir » (mécréant)», a ajouté le rescapé. «Après trois jours de marche, ils nous ont dit que nous les adultes, nous allions rentrer mais que les jeunes resteront avec eux», a-t-il poursuivi. «Nous avons laissé là-bas six personnes, dont cinq sont d’une même famille de Samboko-Tchani Tchani».

Le groupe EI avait revendiqué la semaine dernière deux attaques dans le territoire de Beni sur Telegram. Le nom «Chianchiani» apparaît dans l’un des deux communiqués diffusés par l’EI, d’après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, spécialiste des mouvements islamistes. Dans cette localité, l’EI revendique «un assaut contre des casernes de l’armée congolaise». «Une dizaine de personnes ont été emportées par ces assaillants», avait alors déclaré l’administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni, sans précision sur l’identité des ravisseurs.

L’EI avait également revendiqué une attaque contre «des éléments croisés de l’armée congolaise dans le village de Kumbwa à Kamango». Kamango se trouve tout près de la frontière avec l’Ouganda. L’armée congolaise n’avait pas confirmé l’attaque. Les enlèvements dans le territoire de Beni sont généralement attribués aux miliciens des Forces démocratiques alliés (ADF). Les ADF sont historiquement des rebelles musulmans ougandais installés dans l’est du Congo depuis 20 ans. Ils sont tenus responsables du massacre de plusieurs centaines de civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Niger : attaque meurtrière contre l’armée à la frontière malienne

mai 16, 2019

Des soldats de l’armée nigérienne, le 7 mars 2015. © Jerome Delay/AP/SIPA

 

Vingt-huit soldats ont été tués mardi dans la région de Tillabéri, dans l’ouest du pays. Les autorités nigériennes évoquent une attaque « complexe » menée par des assaillants « lourdement armés ».

« Le 14 mai vers 08 h 00 locales (07 h 00 GMT) dans la zone nord de Mangaïzé, une colonne militaire des forces armées nigériennes en mouvement a été prise à partie par des terroristes lourdement armés dans une attaque complexe à base d’engin explosifs improvisés », selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense lu à la radio mercredi soir.

Le bilan initialement établi à 17 tués et 11 portés disparus a été réévalué à 28 morts dans la soirée. « Des renforts ont été déployés dans le secteur pour poursuivre et neutraliser les assaillants qui se sont exfiltrés vers le Nord », à la frontière malienne. « Des opérations de ratissage se poursuivent dans la zone avec l’appui des partenaires », ont ajouté les autorités.

Auparavant, une source sécuritaire avait indiqué que « l’embuscade » était l’oeuvre d’un « groupe terroriste composé de centaines d’hommes lourdement armés venus du Nord », situant l’attaque en soirée et non dans la matinée.

Attaque repoussée

« Un véhicule (des militaires nigériens) a d’abord sauté sur un engin explosif, et puis une fusillade s’est déclenchée », selon une source sécuritaire. Selon cette même source, « la patrouille traquait les terroristes qui ont attaqué lundi la prison de haute sécurité de Koutoukalé », à 50 km au nord de Niamey.

Lundi, les forces de sécurité ont perdu un homme en repoussant une « attaque terroriste contre la prison de haute sécurité de Koutoukalé », l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du Niger, où sont détenus de nombreux jihadistes.

Les assaillants, qui avaient notamment utilisé une voiture de Médecins sans frontières (MSF) volée dans un camp de réfugiés à la frontière malienne, avaient fui vers cette même frontière du Nord.

La France, très active dans la région dans le cadre de l’opération anti-jihadiste Barkhane, a indiqué ne pas « avoir été associée » aux opérations. Les Etats-Unis disposent également d’une base au Niger.

État islamique dans le grand Sahara

En 2017, une attaque perpétrée dans cette zone contre des soldats américains et nigériens avait été revendiquée par le groupe État islamique dans le grand Sahara (EIGS). Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient été tués par des jihadistes venus à bord d’une dizaine de véhicules et d’une vingtaine de motos à hauteur de Tongo Tongo, situé à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

Le Pentagone avait expliqué que le but de l’opération américano-nigérienne était de capturer un chef jihadiste, Doundoun Cheffou, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement de l’humanitaire américain Jeffery Woodke.

Jeuneafrique.com avec AFP

Burkina Faso : attaque meurtrière contre une église catholique

mai 12, 2019

Six personnes, dont un prêtre, ont été tués ce dimanche matin lors d’une attaque contre une église catholique à Dablo, commune de la province du Sanmatenga, dans le nord du Burkina Faso, a appris l’AFP de sources locales et sécuritaires.

«Vers 09h00, au cours de la messe, des individus armés ont fait irruption dans l’église catholique. Ils ont commencé à tirer alors que les fidèles essayaient de s’enfuir», a déclaré à l’AFP le maire de Dablo, Ousmane Zongo. Les assaillants «ont pu immobiliser certains fidèles. Ils ont tué cinq (personnes). Le prêtre qui célébrait la messe a également été tué, portant à six le nombre de morts». Selon une source sécuritaire, l’attaque a été menée par un «groupe d’hommes armés estimé entre vingt et trente».

«Ils ont incendié l’église, puis des boutiques et un maquis (petit restaurant ou bar) avant de se rendre au centre de santé où ils ont fouillé le local et incendié le véhicule de l’infirmier chef de poste», a ajouté Ousmane Zongo. «Dans la ville règne un climat de panique. Les gens sont terrés chez eux, aucune activité n’est fonctionnelle. Les boutiques et magasins sont fermés. C’est pratiquement une ville morte».

«L’alerte a été donnée vers 10h00 et des renforts ont été déployés à partir de Barsalogho», une commune située à 45 km au sud de Dablo, a confirmé à l’AFP une source sécuritaire. Les éléments des forces de défense et de sécurité procèdent à des ratissages.

Cette attaque survient deux jours après la libération dans le nord du Burkina Faso de quatre otages par les forces spéciales françaises. Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).

Pakistan: attaque d’hommes armés contre un hôtel

mai 11, 2019

 

Des hommes armés ont pris d’assaut ce samedi un hôtel de luxe à Gwadar, une ville du sud du Pakistan où la Chine a construit un port en eaux profondes pour un investissement de dizaines de milliards d’euros, a appris l’AFP auprès des autorités provinciales.

«Jusqu’à quatre hommes armés sont entrés dans l’hôtel Pearl continental et ont ouvert le feu», a déclaré à l’AFP le ministre de l’Intérieur de cette province Ziaullah Langu. La «majorité» des clients ont été évacués, a-t-il poursuivi, ajoutant que les forces de sécurité traquaient les assaillants. «On nous a toutefois signalé que quelques personnes avaient été légèrement blessées», a déclaré Ziaullah Langu au téléphone.

«Il n’y avait pas de clients chinois ou pakistanais dans l’hôtel» mais seulement du personnel, a souligné Mohammad Aslam, un policier de Gwadar, qui a dit entendre des coups de feu de son bureau, tandis que l’opération des forces de l’ordre touche selon lui à sa fin. Aucun groupe n’a pour le moment revendiqué cette attaque, survenue trois semaines après qu’un groupe de séparatistes baloutches a abattu 14 passagers de différents cars dans le Baloutchistan.

Pour le Pakistan, ce projet représente un défi énorme, notamment sécuritaire, des groupes armés sévissant dans plusieurs provinces qu’il traverse, tout particulièrement le Baloutchistan. Frontalier de l’Afghanistan et l’Iran, le Baloutchistan est la plus pauvre des quatre provinces du Pakistan, malgré des gisements d’hydrocarbures et de minéraux. C’est aussi la plus instable : une insurrection séparatiste et des violences islamistes y ont fait des centaines de morts ces dernières années.

Le Figaro.fr avec AFP

RDC: au moins 18 morts dans une attaque attribué aux ADF

septembre 23, 2018

Beni (RD Congo) – Au moins 18 personnes ont été tuées samedi soir à Beni (est de la République démocratique du Congo) dans une attaque attribuée par l’armée au « terrorisme » du groupe Allied Democratic Forces (ADF) d’origine ougandaise.

L’attaque a tué 14 civils et quatre militaires, a indiqué un porte-parole de l’armée dans la région, Mak Hazukai, qui parle également de neuf blessés.

« Le territoire et la ville de Beni font face au terrorisme ADF dont la structure du commandement est tenue par les Ougandais », a-t-il ajouté.

Des humanitaires étrangers se trouvent depuis début août dans cette ville du Nord-Kivu en raison d’une épidémie d’Ebola.

En raison de l’attaque et de manifestations spontanées dimanche à Beni, « les activités de terrain contre l’épidémie d’Ebola ont été suspendues » dans cette zone, selon un communiqué du ministère congolais de la Santé.

Cette mesure sera levée « dès que le calme sera revenu dans la ville » de Beni, poursuit le communiqué.

Mystérieuse nébuleuse, les ADF sont tenus responsables du massacre de plus de 700 civils à Beni et sa région depuis octobre 2014, en plus de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre.

Cette dernière attaque a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux, où certains Congolais dénoncent l’impuissance de l’armée et de la force de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) qui dispose d’une base à Beni.

« C’est une honte pour le gouvernement. C’est une honte pour la Monusco. lundi, nous avons décidé d’observer une ville morte à Beni. Il n’y aura aucune activité, même les écoles seront fermées pour manifester notre colère », a déclaré à l’AFP, Kizito Bin-Hangi, président de la société civile de Beni.

Des photos de victimes, dont une étudiante toute souriante, circulaient également, en plus de clichés montrant des flaques de sang frais.

« La population du Nord Kivu souffre trop. Ce week-end de nouveau beaucoup d’innocents sont morts », a twitté l’ambassadeur des Pays-Bas, Robert Schuddeboom.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a été lancée à la tombée de la nuit vers 18h30-19h00 (16h30-17h00 GMT) sur un quartier est de Beni, ville commerçante de plusieurs centaines de milliers d’habitants.

« Les assaillants étaient nombreux, ils ont lancé un cri de joie. Il y avait des femmes et des enfants. On a tiré sur une moto et les enfants des assaillants commençaient à crier. Les rebelles ont découpé les victimes à la machette », a relaté un témoin à l’AFPTV, Kasero Mumbi.

Début septembre après une précédente attaque attribuée aux ADF, un témoin avait déjà raconté à l’AFP que les assaillants venus de la forêt se déplaçaient avec femmes et enfants.

Des armes lourdes et légères ont été entendues jusqu’après minuit, d’après un médecin de l’hôpital général.

L’attaque a visé un quartier proche du centre-ville, contrairement aux autres qui se déroulent d’habitude dans le nord, sur la route de l’aéroport de Mavivi, à 10 km de là.

Les ADF vivent en communauté dans les forêts près de Beni, sans afficher ni leader ni revendication. Leur affiliation à l’islamisme radical n’a jamais été prouvée.

Historiquement, les ADF étaient un groupe d’Ougandais musulmans qui s’est replié à la fin des années 90 dans l’est du Congo pour lutter contre le président Yoweri Museveni.

Romandie.com avec(©AFP / 23 septembre 2018 20h56)