Posts Tagged ‘Attaque’

Burkina: les habitants de Ouagadougou sous le choc après l’attaque du café Aziz Istanbul

août 14, 2017

 

L’attaque qui a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, à Ouagadougou, dans la nuit du dimanche 13 au lundi 14 août a plongé la capitale burkinabè dans une « tristesse totale ». Nous sommes allés à leur rencontre au lendemain du drame qui a fait 18 morts.

Après une longue nuit d’affrontement entre les forces spéciales burkinabè et les hommes armés ayant attaqué le café-restaurant Aziz Istanbul, en plein centre-ville de Ouagadougou, la capitale burkinabè s’est réveillée ce lundi sous le choc. Le bilan officiel communiqué par le gouvernement fait état de 18 victimes. On compte aussi une vingtaine de blessés. Selon nos information, trois gendarmes des forces spéciales ayant mené l’assaut ont également été blessés.

Alors qu’un impressionnant cordon sécuritaire quadrille la zone pour faciliter les investigations de la police judiciaire, dépêchée sur place, quelques badauds, massés aux alentours, observaient la scène, visiblement choqués par le drame. Vingt mois après l’attaque du Cappuccino, qui avait fait 30 morts, Ouagadougou est à nouveau la cible d’attaque terroriste, du moins selon les termes de Rémi Dandjinou, le porte-parole du gouvernement.

C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina

Vigile près des lieux de l’attaque, Rodrigue Yameogo témoigne : « Quand les tirs ont retenti, je suis allé me cacher derrière notre boutique. De là, je voyais les balles sortir du restaurant. »De son côté, Abdoulaye Cissé, 37 ans, se dit « choqué par l’horreur de ce qui s’est passé à Aziz Istanbul ». Discutant avec ses camarades devant la scène de l’attaque, Omer Bere, un entrepreneur de 35 ans ne peut retenir sa colère : « C’est la tristesse totale, on ne sait pas où va le Burkina. Chaque fois, on vient tuer nos frères. » Et d’ajouter d’un amer : « Ce sont deux restaurants prisés des Burkinabè qui ont été visés… »

À côté de lui, Ouangrawa Bassirou réplique : « En tant que Burkinabè, nous ne sommes pas fier de ces attaques. Nous sommes touchés en plein cœur ». Non loin de lui, Chérif Ousmane dénonce carrément : « Les djihadistes sont calés parmi nous. C’est ici qu’il faut sécuriser. »

Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout

Plusieurs témoins interrogé par Jeune Afrique racontent que les terroristes sont arrivés à bord d’un véhicule. Abdoulaye Cissé, est l’un d’entre eux. Ce vendeur d’objets d’art évoque une nuit effroyable. « Hier, vers 21 h 30, j’étais assis au niveau de la Résidence Aziz [un immeuble en face du café attaqué] quand un véhicule de type 4×4 s’est arrêté devant le café. J’ai vu trois personnes en descendre. Ils ont ouvert le feu sur les clients assis à la terrasse du café. Les tirs ont semé la panique, les gens couraient partout. Après 20 minutes, la sécurité est arrivée et on a nous repoussés », se souvient-il.

Jeuneafrique.com par

Venezuela: le pouvoir affirme avoir déjoué une « attaque » contre l’armée

août 6, 2017

Une barricade érigée par des opposants, le 6 août 2017 à Valencia / © AFP / Ronaldo SCHEMIDT

Le pouvoir vénézuélien a affirmé avoir déjoué dimanche une « attaque terroriste » contre une base de l’armée, après l’apparition d’une vidéo montrant des hommes en tenue militaire se déclarant en rébellion contre le président Nicolas Maduro.

« A l’aube, des assaillants terroristes sont entrés dans le Fort Paramacay à Valencia », à 180 km au nord de Caracas, et se sont attaqués aux militaires, a écrit sur son compte Twitter Diosdado Cabello, vice-président du parti au pouvoir et membre de la toute puissante Assemblée constituante.

Sept assaillants présumés ont été arrêtés et « livrent des renseignements », a pour sa part indiqué un haut responsable militaire, le général Remigio Ceballos.

Une vidéo supposément tournée dans un régiment de blindés de Valencia circulait dimanche sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias vénézuéliens. Elle montrait un homme se présentant comme un officier et se déclarant « en rébellion légitime » contre « la tyrannie assassine de Nicolas Maduro ».

« Ceci n’est pas un coup d’Etat, ceci est une action civique et militaire pour rétablir l’ordre constitutionnel », affirmait cet homme, se présentant sous le nom de capitaine Juan Caguaripano, flanqué de 15 personnes en tenue de camouflage, certaines d’entre elles armées.

« Nous exigeons la formation immédiate d’un gouvernement de transition et des élections générales libres », ajoutait-il.

– ‘Normalité absolue’ –

Principal pilier du pouvoir chaviste, la puissante armée vénézuélienne est jusqu’à présent restée sourde aux appels de l’opposition pour qu’elle rejoigne son camp, alors que le pays est secoué par une vague de manifestations antigouvernementales qui ont fait 125 morts depuis avril.

« Une normalité absolue règne dans le reste des unités militaires du pays », a assuré sur Twitter Diosdado Cabello, selon qui « ceux qui rêvent du contraire se heurteront au moral de la Force armée nationale bolivarienne ».

Cette « attaque » présumée contre l’armée survient alors que l’Assemblée constituante, élue le 30 juillet et contestée par l’opposition et par une grande partie de la communauté internationale, a entamé samedi ses travaux en destituant la procureure générale Luisa Ortega, l’une des principales adversaires du président Maduro.

La Cour suprême, accusée par l’opposition d’être inféodée au pouvoir, a annoncé que Mme Ortega serait jugée pour des « irrégularités ». Ses comptes ont par ailleurs été bloqués et il lui a été interdit de quitter le pays.

Ce limogeage risque d’empirer les relations déjà tendues du Venezuela avec la communauté internationale, inquiète de la dérive autoritaire du régime. Le Mercosur, le marché commun d’Amérique du sud, a suspendu samedi le Venezuela « pour rupture de l’ordre démocratique ».

Présidée par l’ex-ministre des Affaires étrangères Delcy Rodriguez, une fidèle de M. Maduro, la Constituante est dotée de tous les pouvoirs, avec pour mission de réécrire la Constitution de 1999 promulguée par Hugo Chavez.

M. Maduro lui a notamment fixé pour mission d’apporter la « paix » et de redresser l’économie en lambeaux de cette nation pétrolière, naguère immensément riche.

L’opposition accuse en revanche le dirigeant socialiste de vouloir accroître ses pouvoirs et prolonger son mandat qui s’achève normalement en 2019.

La Constituante devait mettre en place dimanche une commission chargée d’enquêter sur les « crimes » commis pendant les manifestations antigouvernementales.

Selon l’ONG Foro Penal, au moins 4.500 personnes ont été arrêtées depuis le début de la vague de protestations. Un millier d’entre elles sont encore en détention, dont 300 sur ordre de tribunaux militaires.

L’un des chefs de l’opposition, Leopoldo Lopez, a pour sa part été libéré de prison samedi soir, après cinq jours de détention, et de nouveau assigné à résidence à son domicile à Caracas.

M. Lopez avait été initialement placé en résidence surveillée le 8 juillet après avoir passé trois ans et cinq mois à la prison de Ramos Verde. Il y purgeait une peine de près de 14 ans de détention à laquelle il avait été condamné pour incitation à la violence lors d’une vague de manifestations en 2014 contre M. Maduro qui avait fait 43 morts.

Un autre dirigeant de l’opposition, le maire de Caracas Antonio Ledezma, a lui aussi été remis aux arrêts domiciliaires vendredi après trois jours de prison militaire.

Romandie.com avec(©AFP / 06 août 2017 18h10)

L’ambassade d’Irak attaquée par l’EI à Kaboul

juillet 31, 2017

Des militaires afghans aux abords de l’ambassade d’Irak à Kaboul, théâtre d’une attaque revendiquée par l’Etat islamique, le 31 juillet 2017 / © AFP / SHAH MARAI

L’ambassade d’Irak à Kaboul a été lundi la cible d’une attaque coordonnée pendant plus de quatre heures menée par quatre assaillants, tous tués par les forces afghanes, et revendiquée par le groupe Etat islamique en plein coeur de la ville.r

« L’attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués », a annoncé peu après 15H30 (11H00 GMT) sur sa page Facebook le ministère de l’Intérieur qui avait auparavant parlé d’un commando de quatre assaillants, dont un kamikaze qui a ouvert la voie aux autres.

« Les diplomates irakiens ont été évacués en lieu sûr, aucun n’a été blessé », selon le communiqué.

Selon le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, Ahmed Jamal, qui a rapporté « deux morts, deux gardes afghans » tués dans l’attaque de l’EI, « le chargé d’affaires (qui tient lieu d’ambassadeur, ndlr) a été évacué vers l’ambassade d’Egypte » voisine. Le ministère afghan de l’Intérieur n’a pour sa part fait état que d’un policier blessé.

L’organe de propagande de l’EI, Amaq, a revendiqué l’opération, évoquant « deux » combattants, sans autres précisions.

C’est la première fois que l’ambassade d’Irak à Kaboul est attaquée, après plusieurs attentats contre des missions étrangères.

Le ministère afghan de l’Intérieur avait confirmé à la mi-journée l’attaque contre la légation irakienne, indiquant dans un communiqué: « vers 11H10 ce matin (06H40 GMT), un groupe de quatre terroristes a attaqué l’ambassade irakienne dans le district 4 de Kaboul » (centre-ville).

« Un premier kamikaze s’est fait exploser à l’entrée de l’enceinte et trois autres se sont frayés un chemin à l’intérieur. La police a réagi promptement et le personnel de l’ambassade a été emmené en lieu sûr » ajoutait-il en annonçant qu' »une opération pour tuer les terroristes (était) en cours ».

Selon un responsable de la sécurité, les forces spéciales étaient sur place « et les civils riverains ont été évacués ».

– Echoppes fermées –

Les premières détonations ont été entendues et signalées à l’AFP peu après 11h00 (06H30 GMT): au moins quatre explosions, des tirs d’armes à feu et de grenades ont été entendus, ont précisé plusieurs riverains.

Une épaisse fumée noire s’est aussitôt élevée au-dessus du quartier visé, assailli par les sirènes de police et d’ambulances.

« Les ambulances et les forces de sécurité, y compris américaines, sont déployées sur place », avait précisé un photographe de l’AFP.

Selon lui, « toutes les échoppes et boutiques de Shar-è-Now (le quartier commercial chic de Kaboul, ndlr) ont été fermées, les gens, des femmes, des enfants, fuyaient la zone, paniqués ».

Dans un communiqué, le ministère afghan des Affaires étrangères a « fermement condamné l’attaque contre l’ambassade irakienne ». Simultanément à Bagdad, le ministère irakien indiquait « suivre la situation avec les autorités afghanes compétentes et des pays amis et examiner les mesures à prendre pour porter secours aux responsables de l’ambassade ».

Cette attaque intervient en pleine débâcle de l’EI en Irak et en Syrie. Le 13 juillet, le chargé d’affaires irakien à Kaboul avait donné une conférence de presse « à l’occasion de la victoire de nos forces armées(…) dans la ville de Mossoul », reprise à l’EI, qui sévit aussi en Afghanistan, indique l’ambassade sur son site internet.

L’EI qui recule au Levant est apparu en Afghanistan pour fonder « L’émirat du Khorasan », du nom ancien de la région, début 2015. Principalement établi dans l’est du pays, il progresse désormais dans le nord du pays malgré les raids aériens américains qui ciblent régulièrement ses positions.

Le groupe a revendiqué plusieurs attentats sanglants au coeur de Kaboul depuis un an, dont le premier le 23 juillet 2016 avait fait 84 morts et 300 blessés au sein de la minorité chiite afghane.

Avec cette attaque, l’EI « veut envoyer un message à de nombreux Etats, pas seulement à l’Irak, pour prouver qu’il est présent partout (…) particulièrement après les victoires enregistrées par les forces de sécurité irakiennes », estime Essam al-Fili, politologue irakien joint par l’AFP.

« Attaquer des ambassades fait partie de la stratégie de ce genre de groupes, car (elles) représentent un symbole fort pour les Etats » touchés.

L’EI a perpétré de nombreuses attaques dans des quartiers diplomatiques. Mais hormis une attaque contre le consulat irakien du Caire en 2015, celle-ci est la première menée directement à l’intérieur d’une chancellerie.

romandie.com avec(©AFP / 31 juillet 2017 15h19)                

Nigeria: 69 mors dans l’attaque d’une mission pétrolière par Boko-Haram

juillet 29, 2017

Plus de 50 personnes ont été tuées dans l’attaque menée cette semaine par Boko Haram contre une mission pétrolière dans le nord-est du Nigeria / © AFP/Archives /

Au moins 69 personnes ont trouvé la mort dans l’attaque d’un convoi de prospection pétrolière dans le nord-est du Nigeria menée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, qui a diffusé pendant le week-end une vidéo de trois membres de la mission pétrolière enlevés.

« Jusqu’à présent, le bilan s’élève à 69 morts », a déclaré un travailleur humanitaire qui a pris part à la recherche des corps après l’attaque de mardi, la plus sanglante cette année.

Ce travailleur a assuré sous couvert de l’anonymat que 19 soldats, 33 membres de milices civiles et 17 civils avaient été tués.

« Le dernier corps a été retrouvé hier (vendredi) dans la brousse du district de Geidam, dans l’Etat voisin de Yobe, à plusieurs kilomètres des lieux de l’embuscade », a-t-il dit à l’AFP. « La victime, blessée par balle, est visiblement morte après avoir marché pendant longtemps. Il pourrait y avoir davantage de personnes dans le même cas retrouvées dans la brousse ».

Selon une autre source proche de l’opération de secours, « 70 personnes ou plus » sont mortes, et il n’est pas sûr que toutes les victimes aient été retrouvées.

Les circonstances de l’embuscade tendue mardi aux gardes et à l’équipe de la Nigerian National Petroleum Company (NNPC), accompagnés de géologues de l’Université de Maiduguri, de retour d’une mission d’exploration pétrolière, n’ont pas encore été éclaircies en raison du strict contrôle de l’armée sur les accès au Borno, épicentre des violences de Boko Haram.

Aucun nouveau bilan n’a été fourni par l’armée, qui avait reconnu mercredi la mort de dix personnes – neuf militaires et un civil – dans l’attaque près de Magumeri, à 50 km au nord-ouest de Maiduguri, capitale de l’Etat de Borno (nord-est). Vendredi, des sources médicales et humanitaires avaient déclaré que l’embuscade avait fait au moins une cinquantaine de morts, essentiellement parmi les soldats et miliciens escortant le convoi.

Ce bilan, particulièrement lourd, vient contredire les affirmations du gouvernement donnant Boko Haram comme très affaibli.

– Regain d’assurance de Boko Haram –

Dans la vidéo de quatre minutes diffusée par le jihadistes, trois hommes de l’Université de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, appellent le gouvernement à accéder aux exigences des jihadistes afin qu’ils soient libérés.

« Il s’agit bien de nos employés », a confirmé le porte-parole de l’Université de Maiduguri, Danjuma Gambo, tout en annonçant à l’AFP qu’une personne « manque encore à l’appel ».

« Je demande au président par intérim Yemi Osinbajo de nous venir en aide et d’accéder à leurs demandes », a déclaré l’un des hommes dans la vidéo, précisant qu’elle avait été tournée vendredi. Il a attribué l’embuscade à la faction de Boko Haram dirigée par Abou Mosab Al Barnaoui, fils du fondateur du groupe, qui a promis d’attaquer l’armée et le gouvernement.

La spectaculaire attaque « est une confirmation de l’audace et de l’assurance que Boko Haram a réussi à reprendre au cours des six dernières semaines », a commenté Yan St-Pierre, du centre de recherches Modern Security Consulting Group à Berlin. « Ils attaquent de plus en plus d’avant-postes et de convois militaires. Le fait qu’ils s’en prennent à du personnel de la NNPC montre qu’ils n’ont pas peur de représailles de l’armée ».

« Au fond, ils ont réussi à réunir assez de ressources, assez de matériel, pour planifier des embuscades visant des cibles de choix ».

Le groupe mène une insurrection sanglante depuis 2009, qui a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de réfugiés et déplacés. Des milliers de femmes et de filles ont été enlevées pour être mariées de force ou commettre des attentats-suicides. Les hommes et les garçons ont été forcés à se battre.

Vendredi, huit personnes ont ainsi trouvé la mort quand deux kamikazes se sont fait exploser dans un camp de déplacés à Dikwa, à 90 km à l’est de Maiduguri.

Selon Babakura Kolo, membre d’une milice civile, les hommes se sont fait passer pour des marchands venus acheter des céréales. A Bama, à 70 km au sud-est de Maiduguri, trois jeunes femmes sont mortes alors que leurs explosifs ont été déclenchés prématurément, a-t-il raconté. « Une quatrième kamikaze, une fillette de onze ans, a eu trop peur de déclencher son explosif. Elle a réussi à enlever sa veste et à pénétrer dans la ville. Elle a été trouvée et mise en détention ».

Romandie.com avec(©AFP / 29 juillet 2017 18h47)                

Côte d’Ivoire: attaque d’une gendarmerie à une quarantaine de km d’Abidjan

juillet 22, 2017

Abidjan – La gendarmerie de la localité ivoirienne d’Azaguié, située à une quarantaine de km au nord d’Abidjan (sud du pays), a été attaquée par des hommes armés dans la nuit de vendredi à samedi, a appris l’AFP auprès du service de communication de la gendarmerie.

« Attaque, c’est beaucoup dire. Il n’y a (eu) qu’un seul coup de feu. Il n’y a pas de blessé », a indiqué le service de communication de la gendarmerie.

« Les assaillants ont enfermé les gendarmes dans le poste vers 02h00 du matin. Ils se sont ensuite rendus à la trésorerie (centre des impôts, NDLR) et dans une société d’hévéas », où ils ont commis des vols, a ajouté la même source.

Cette zone a été le théâtre d’affrontements ethniques dans le passé et des actes de banditisme y sont régulièrement perpétrés.

Cette attaque est intervenue alors que le gouvernement ivoirien a mobilisé plus de 10.000 hommes pour assurer la sécurité des 8ème jeux de la Francophonie, qui se sont ouverts vendredi soir dans la capitale économique ivoirienne Abidjan sans incident sécuritaire.

L’attaque à Azaguié survient deux jours seulement après l’attaque de l’école de police du quartier Cocody à Abidjan.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des hommes armés et cagoulés avaient attaqué cette école de police, s’emparant des armes et du matériel militaire dans l’armurerie et braquant des véhicules avant de prendre la fuite. Une partie de cet armement avait été retrouvé après un accrochage avec les assaillants dans le quartier populaire de Yopougon, qui a coûté la vie à un membre des forces de l’ordre.

Le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko, avait confié à la presse jeudi que les forces de sécurité étaient sur une « piste » sans vouloir fournir plus de précisions.

Principale économie de l’Afrique de l’Ouest après le Nigeria, la Côte d’Ivoire accueille, avec ces jeux de la Francophonie, son premier grand événement international après une décennie de troubles politico-militaires (2002-2011), et entend faire de cet évènement, programmé jusqu’au 30 juillet, une vitrine de son attractivité retrouvée.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2017 16h03)                                            

RDC: Attaque du grand marché de Kinshasa créant une panique généralisée

juillet 14, 2017

 

RDC/Attaque du grand marché de Kinshasa: bilans contradictoires, un chef de la police tué

juillet 14, 2017

RDC: panique au marché central de Kinshasa après une attaque

RDC: panique au marché central de Kinshasa après une attaque – © TWITTER – @CleasN

L’administratrice du marché central de Kinshasa et le chef adjoint du commissariat de police ont été tués ce vendredi dans une attaque du marché du nord de la capitale congolaise par des personnes non identifiées, a annoncé la police, alors qu’un média congolais faisait état d’au moins cinq morts, dont quatre policiers.

Les personnes détenues au commissariat du marché ont été libérées, selon un témoin.

« Au titre de bilan de pertes en vies humaines, il est fait état de la mort de l’administratrice du marché, du sous-commissaire adjoint Kamambunzu« , commandant du sous-commissariat du grand-marché de Kinshasa, a déclaré le porte-parole de la police congolaise, le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

Deux commissariats incendiés

« On a enregistré six policiers grièvement blessés (notamment le garde du corps de l’administratrice, ndlr) tous admis aux urgences« , a ajouté l’officier. En outre, deux commissariats de police dans les parages du marché ont été incendiés.

« La situation est sous contrôle« , a-t-il affirmé alors qu’un présumé « assaillant est aux arrêts« .

Mais le site d’informations Actualité.cd a affirmé, citant des témoins, que l’attaque avait fait au moins cinq morts – quatre policiers et l’administratrice du grand marché – et plusieurs autres blessées.

La radio onusienne Okapi a mentionné un bilan d’au moins deux morts, l’administratrice du grand marché et un de ses gardes du corps, conforme à celui de la police.

Venus « pour libérer le pays« 

Les auteurs de l’attaque portant des bandeaux rouges autour de la tête affirmaient être venus « pour libérer le pays« , a ajouté radio Okapi, citant d’autres témoins.

Vers 13h30 (même HB), « il y a eu panique parce que le bureau de l’administrateur a été attaqué ainsi que le cachot du commissariat (de police). Les détenus ont été libérés » et la Garde républicaine (GR, unité de protection du président Joseph Kabila) contrôle le marché, a déclaré une vendeuse du marché, Marie-Pauline Liyolo, à l’AFP.

« Il y a eu échanges de tirs. L’administrateur du marché a été atteint par balle. Tout le monde a fui vers la cité, les détenus se sont évadés (…)« , a témoigné un vendeur, Philippe Mbuinga.

Un journaliste de l’AFP a constaté que de nombreuses personnes s’éloignaient du marché central de Kinshasa, dans toutes les directions sur les grandes artères alentour.

Déploiement policier en nombre

Les forces de sécurités, notamment les militaires de la Garde républicaine, mais aussi des agents de la police militaire et des policiers, ont été déployés en grand nombre dans le quartier du marché.

Depuis le mois de mai, les attaques de commissariats et prisons sont fréquentes en République démocratique du Congo (RDC), pays qui traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Kabila dont le mandat a échu le 20 décembre 2016.

La dernière attaque dans la capitale remonte au 29 juin, une personne au moins avait été tuée.

Et le 17 mai, une attaque nocturne contre la prison de Makala à Kinshasa avait permis l’évasion de plus de 4000, sur les quelque 8000 emprisonnés, dont le gourou du mouvement politico-religieux sécessionniste Bundu Dia Kongo (BDK, « Royaume du Kongo » en kikongo), le député Ne Muanda Nsemi.

Rtbf.be

Égypte: deux touristes étrangères poignardées à mort sur une plage

juillet 14, 2017

Capture d’écran provenant de l’AFPTV montrant une rue et un hôtel de la station balnéaire de Hourghada (est de l’Egypte) théâtre d’une attaque au couteau, le 14 juillet 2017 / © AFP / STRINGER

Deux touristes étrangères ont été tuées et quatre blessées vendredi dans une attaque au couteau sur une plage de la station balnéaire de Hourghada dans l’est de l’Egypte, selon des responsables.

C’est la première fois depuis janvier 2016 que des touristes sont visés par une attaque en Egypte.

Néanmoins les motifs de l’assaillant qui a été arrêté n’étaient pas connus dans l’immédiat et on ignorait s’il était lié à des groupes extrémistes dont l’organisation Etat islamique (EI) qui a revendiqué plusieurs attentats meurtriers contre les forces de l’ordre, les touristes et la minorité chrétienne.

Le gouverneur de la province de la mer Rouge où se trouve Hourghada, Ahmad Abdallah, a affirmé que deux « résidents étrangers » avaient été tués dans l’attaque, selon un communiqué du gouvernement. Il n’a pas fourni d’autres précisions.

La nationalité des victimes n’était pas encore clairement établie par les autorités concernées.

Le site officiel du journal gouvernemental Al-Ahram a affirmé que les touristes tuées et blessées étaient de nationalité ukrainienne.

Mais l’ambassadeur d’Ukraine au Caire a indiqué à une télévision privée ukrainienne qu’aucun Ukrainien n’avait été tué.

Selon le ministère de l’Intérieur égyptien, « un individu qui a attaqué des touristes avec un couteau sur une plage » d’un hôtel de Hourghada a été arrêté. « Il a atteint la plage privée de l’hôtel en nageant d’une plage publique voisine ».

L’assaillant est actuellement « interrogé par la police pour connaître ses motifs », a précisé le ministère dans un communiqué.

– ‘Très tôt’ –

« Nous ne connaissons pas ses motifs. C’est peut-être un fou ou un individu atteint de troubles mentaux. C’est très tôt pour le savoir », a indiqué à l’AFP un responsable du ministère.

En janvier 2016, trois touristes ont été blessés à Hourghada dans une attaque à l’arme blanche commise par deux assaillants soupçonnés de sympathie avec l’EI.

Cette station balnéaire est très prisée des touristes ukrainiens et européens.

La sécurité a été renforcée dans les sites touristiques en Egypte, à la suite d’attaques meurtrières ces dernières années qui ont porté un coup dur au tourisme, secteur-clé de l’économie du pays.

Le 31 octobre 2015, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué un attentat à la bombe ayant coûté la vie aux 224 occupants d’un avion russe transportant des touristes russes après son décollage de Charm el-Cheikh, station balnéaire située dans le sud du Sinaï.

La Russie a depuis suspendu ses vols en Egypte.

Depuis la destitution en 2013 par l’armée égyptienne du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats visant les militaires et les policiers, tuant des centaines d’entre eux principalement dans le Sinaï.

– Cinq policiers tués –

Plutôt dans la journée de vendredi, cinq policiers égyptiens ont été tués par des balles par des hommes non identifiés au sud du Caire, dans la dernière d’une série d’attaques visant les forces de l’ordre égyptiennes.

Trois hommes armés ont ouvert le feu sur une voiture de police avant de prendre la fuite, tuant un sous-officier, trois conscrits et un policier, selon le ministère de l’Intérieur.

L’attaque a eu lieu près de la ville de Rachidine, à quelque 20 km au sud de la capitale, où la police avait déjà été ciblée dans le passé. Elle n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Vendredi dernier, la branche égyptienne de l’EI a revendiqué une attaque dans le nord du Sinaï ayant coûté la vie à 21 policiers, tandis que le groupe islamiste Hasam a revendiqué le même jour le meurtre d’un officier de police au nord du Caire.

La police accuse Hasam d’être affilié aux Frères musulmans, mouvement considéré comme « terroriste » par les autorités égyptiennes.

Après un double attentat suicide revendiqué par l’EI contre deux églises coptes du nord du Caire (45 morts) en avril dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré l’état d’urgence pour trois mois, prolongé en juillet.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2017 20h19)                

Une Indienne attaquée à l’acide… pour la 5e fois

juillet 2, 2017

Reshma Bano, une Indienne victime d’une attaque à l’acide qui l’a laissée partiellement aveugle et défigurée, à un défilé de mode à New York, le 8 septembre 2016. / © AFP/Archives / TREVOR COLLENS

Une Indienne déjà victime par le passé de quatre attaques à l’acide a été la cible d’une cinquième agression de ce type, a annoncé dimanche la police.

Cette mère de 35 ans, qui affirme avoir en outre subi un viol collectif en 2008 à la suite d’un conflit foncier, a été agressée par un homme qui a escaladé un mur d’enceinte du foyer réservé aux femmes où elle séjournait, à Lucknow, la capitale de l’Uttar Pradesh (nord), l’Etat le plus peuplé de l’Inde.

« Elle prenait de l’eau à la pompe manuelle quand l’attaque a eu lieu. L’agresseur s’est enfui » après l’avoir aspergée d’acide », a expliqué à l’AFP Vivek Tripathi, le chef de la police locale.

Souffrant de brûlures au visage et à une épaule, elle a été admise à l’hôpital, a déclaré la police qui a déclenché une chasse à l’homme pour retrouver l’auteur de cette attaque.

En raison des nombreuses agressions dont elle avait été victime depuis 2008, cette femme était pourtant placée 24h/24 sous la protection des forces de l’ordre, mais le policier armé de faction n’était pas autorisé à pénétrer dans le foyer.

L’année de son viol présumé, il y a neuf ans, elle avait en effet une première fois été attaquée à l’acide par deux hommes, toujours dans le cadre d’un conflit foncier.

Cette femme avait ensuite à nouveau été agressée en 2012 et 2013 de manière identique et par les mêmes hommes qui voulaient ainsi la contraindre à abandonner les poursuites engagées contre eux devant la justice.

Plus récemment, en mars dernier, ses deux agresseurs l’auraient forcée à avaler de l’acide pendant qu’elle voyageait en train avec une de ses filles.

Ces hommes, qui risquent des procès pour toutes ces attaques, ont toutefois été libérés sous caution en avril.

Environ 300 attaques à l’acide ont été signalées en Inde en 2015, d’après les dernières statistiques officielles, mais cela ne représente, soulignent les experts, que la partie émergée de l’iceberg.

La plupart de ces agressions sont le fait d’hommes éconduits après avoir fait une demande en mariage ou liées à des différends portant sur des questions de propriété.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2017 18h33)                

RDC : un commissariat de police attaqué à Kinshasa

juin 29, 2017

Kinshasa – Un commissariat de police a été attaqué jeudi après-midi dans le centre de Kinshasa, selon des habitants qui font état depuis d’une forte présence de forces de sécurité congolaises dans le quartier Matonge.

L’attaque a été menée par « un groupe de bandits » armés, selon un communiqué de la police lu dans la soirée à l télévision publique.

« Lors de l’affrontement, un cachot de la police a été cassé, quelques présumés auteurs d’infractions en garde en vue se sont volatilisés dans la nature », ajoute le texte.

Selon ce communiqué, un « assaillant » a été tué et trois autres « maîtrisés par les forces de l’ordre et sont présentement sous interrogatoire ». Un fusil d’assaut et une machette ont été saisis.

« Ca a bardé à Matonge, beaucoup de tirs ont été entendus. Le commissariat de police a été attaqué », avait indiqué plus tôt à l’AFP Rodrigue, un habitant du quartier, évoquant l' »évasion des détenus » du cachot du district.

« Des tirs nourris ont été entendus pendant plus de 30 minutes, il n’y avait pas moyen de sortir », avait alors témoigné aussi Mme Nancy, une habitante de Matonge.

La police indique par ailleurs que quatre agents dont trois officiers ont été blessés au cours de l’attaque.

« Actuellement la situation est sous contrôle et les opérations de police sont en cours pour mettre hors d’état de nuire les dits assaillants », ajoute le texte.

Cette attaque, non revendiquée, intervient à la veille de la célébration du 57ème anniversaire de l’indépendance de la RDC, ancienne colonie belge.

Les attaques de commissariats et prisons sont fréquentes depuis près de deux mois en RDC, pays qui traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila.

Âgé de 46 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001, son mandat a échu le 20 décembre 2016 et la Constitution lui interdit de se représenter.

Il se maintient à la tête du pays en vertu d’une décision controversée de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre dernier entre la majorité et l’opposition.

Le 23 juin, les évêques catholiques ont invité les Congolais à se mobiliser et à se mettre « debout » pour demander l’application intégrale de cet accord.

La RDC n’a connu aucune transition démocratique du pouvoir depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2017 19h45)