Posts Tagged ‘Attaque’

Attaque à Bamako: une Malienne et un Portugais travaillant pour l’UE tués (Mogherini)

juin 19, 2017

Luxembourg – Un Portugais et une Malienne, qui travaillaient tous deux pour l’Union européenne au Mali, ont été tués dans l’attentat de dimanche près de Bamako, a annoncé lundi la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini.

« Malheureusement je peux confirmer qu’il y a eu deux victimes parmi nos collègues de l’UE, une victime portugaise qui faisait partie de la mission de formation de l’UE à Bamako » et « une collègue malienne qui travaillait pour la délégation européenne » au Mali, a déclaré Mme Mogherini lors d’une conférence de presse à Luxembourg.

L’attaque, qualifiée de « jihadiste » par le ministre malien de la Sécurité, Salif Traoré, est le premier attentat anti-occidental depuis plus d’un an dans la capitale malienne.

Une quarantaines de civils ont réchappé de l’attaque contre le campement Kangaba, un « ecolodge » situé à la périphérie de Bamako prisé des expatriés. Quatre assaillants ont été tués sur place et cinq suspects arrêtés, selon les autorités.

Le ressortissant portugais tué travaillait pour la Mission d’entraînement et de formation de l’armée malienne (EUTM, forte de quelque 600 personnes), notamment sur la problématique de la lutte antiterroriste, une menace omniprésente au Sahel.

Mme Mogherini a souligné les effets bénéfiques à ses yeux de cette mission d’entraînement militaire alors que l’UE veut renforcer sa coopération en matière de défense et « se profiler comme un acteur crédible de la sécurité internationale ».

La façon dont les forces spéciales sont intervenues au campement Kangaba montre « que les forces de sécurité maliennes sont aujourd’hui bien plus préparées » que par le passé, a-t-elle dit à l’issue de la réunion mensuelle des chefs de la diplomatie des 28 Etats membres de l’UE.

Mme Mogherini s’est dit « fière » et « reconnaissante » envers les « hommes et les femmes qui servent » sous le drapeau européen « contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 19 juin 2017 16h09)                                            

RDC : les miliciens de Kamuina Nsapu derrière l’évasion de la prison de Matete ?

juin 16, 2017

Dans le Kasaï, en août 2007. © Lionel Healing/AP/SIPA

Dans la nuit du 10 au 11 juin, une vingtaine de personnes cagoulées ont attaqué le commissariat et le parquet de la commune de Matete, au sud de Kinshasa. Si les autorités congolaises n’ont pas encore mis la main sur les assaillants, des témoignages indiquent la piste Kamuina Nsapu.

Le commissariat du district de Mont-Amba et le parquet de Matete, distants de 50 mètres, ont été attaqués par une vingtaine de personnes non identifiées dans la nuit du 10 au 11 juin. Blessé par balle, un seul de ces assaillants a pu être arrêté par la police, juste avant de succomber à sa blessure. Au total, 17 détenus se sont enfuis, dont 14 qui se trouvaient dans les cellules du commissariat et trois au parquet. D’après un responsable local, les assaillants chantaient et dansaient en citant le nom de Kamuina Nsapu : « Après avoir vu plus d’une fois le mode opératoire de la bande de Kamuina Nsapu [milice active dans le Kasaï et en proie à une forte répression des autorités, NDLR], tout laisse à croire que ces sont ses adeptes qui se sont pointés à Matete cette nuit-là ».

Contacté par Jeune Afrique, la police congolaise n’exclut pas cette hypothèse. » Ils nous a été rapporté que les assaillants entonnaient des chants à la gloire de Kamuina Nsapu mais, pour l’instant, nous ne pouvons affirmer que ce sont eux les auteurs de l’attaque », a précisé son porte-parole, le colonel Pierre Rombaut Mwanamputu Empung, soulignant que « l’enquête [était] en cours ».

Pourquoi pas les Kuluna ?

La commune est connue à Kinshasa pour être mouvementée. C’est notamment dans ce secteur que les Kuluna, ces gangs de jeunes criminels, faisaient régner la terreur il y a quelques années. Mais aux yeux du bourgmestre Thierry Gaibene Bayllon, les auteurs de l’attaque ne sont pas issus de leurs rangs : « Ces jeunes ne font plus parler d’eux en mal et je doute fort que ce soit eux. À ce stade, laissons la police militaire mener l’enquête. »

Ces incidents sont extrêmement graves

Du coté des politiques, ça grogne. « Ces incidents sont extrêmement graves », s’exclame le député et membre du Rassemblement de l’opposition, Claudel Lubaya, contacté par Jeune Afrique. « Les prisons sont des lieux de haute sécurité, poursuit-il. Si les prisons sont attaquées assez régulièrement, que les agents de l’ordre ne parviennent pas à rattraper les assaillants et que les autorités chargées de s’en occuper ne sont pas démises de leurs fonctions, cela prouve à suffisance la défaillance et la complaisance du système militaro-sécuritaire du pays. »

Le 17 mai dernier, c’était la grande prison de Makala qui était attaquée par les combattants de Ne Mwanda Nsemi, le chef de la secte Bundu Dia Kongo, occasionnant ainsi sa sortie de prison, avec dans son sillage plus de 4 000 autres détenus. Les autorités congolaises, qui s’étaient exprimées par la voix d’Alexis Tambwe Muamba, ministre d’État en charge de la Justice, n’avaient fourni aucun bilan sur cet incident dans lequel au moins huit personnes ont trouvé la mort.

Jeuneafrique.com par

Gabon : des hommes armés s’en prennent à plusieurs chaînes de télévision à Libreville

juin 16, 2017

Le centre-ville de Libreville, au Gabon. © Tiphaine Saint-Criq pour JA

Des hommes armés et cagoulés ont investi plusieurs rédactions de médias audiovisuels à Libreville, ce vendredi, pour réclamer la diffusion d’un message vidéo de Roland Désiré Aba’a Minko. Cet ancien candidat à l’élection présidentielle, qui a rallié par la suite la cause de Jean Ping, lance un ultimatum à Ali Bongo.

Le commando a surgi dans les locaux de la télévision privée TV Plus vers 11h du matin (12h GMT). « Ils étaient six, sept, en comptant le chauffeur. Ils sont entrés armés et cagoulés et ont exigé du personnel présent qu’ils diffusent une vidéo », raconte Franck Nguema, directeur général de la chaîne réputée proche de l’opposition. Munis de revolvers et de diverses armes blanches, les hommes masqués auraient contraint les agents présents à diffuser à l’antenne la vidéo d’un discours de Roland Désiré Aba’a Minko. « Ils ont forcé les agents à mettre la vidéo en boucle, leur ont demandé de quitter les locaux, puis y ont laissé un engin explosif », rapporte Franck Nguema, joint par téléphone, à Libreville.

Quatre chaînes de télévision attaquées

Après 16 minutes de diffusion, le directeur de la chaîne dit être parvenu à faire couper l’alimentation électrique du studio, mettant ainsi fin à la diffusion du message de Roland Désiré Aba’a Minko. L’engin explosif – six bâtons de dynamites enroulés dans du papier aluminium et raccordé à une carte électronique – s’est révélé être non-amorcé : les câbles de raccordement aux explosifs avaient été coupés.

« Tout est rentré dans l’ordre aux alentours de midi », assure Franck Nguema, qui a porté plainte immédiatement après les faits et dit avoir également saisi les ministères de la Défense et de l’Intérieur. La même scène s’est jouée dans les locaux de plusieurs autres chaînes de télévision de Libreville : Africa N°1, Gabon TV et Kanal 7.

Dans son intervention vidéo, Roland Désiré Aba’a Minko lance un véritable ultimatum à Ali Bongo. Il affirme avoir piégé « tous les ministères » et exige du président gabonais qu’il démissionne sous 72 heures, faute de quoi « un bâtiment sautera chaque jour ».

 

 

À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune interpellation n’a été officiellement annoncée. Selon Alain-Claude Billie-By-Nzé, porte-parole du gouvernement, Roland Désiré Aba’a Minko s’est rendu à l’ambassade de France à Libreville, puis à la délégation de l’Union européenne, où il se trouvait toujours ce vendredi à 16h GMT.

Le gouvernement pointe le « discours de haine » de Jean Ping

Candidat indépendant à l’élection présidentielle d’août dernier, Roland Désiré Aba’a Minko s’était désisté au profit de Jean Ping dans la dernière ligne droite avant le scrutin.

Pour Alain-Claude Billie-By-Nzé, le lien avec Jean Ping est évident. « Ce monsieur n’en a pas fait mystère. C’est en son nom qu’il a parlé », insiste le porte-parole du gouvernement. « Il s’agit là de l’aboutissement de ce à quoi conduit le discours de haine porté par monsieur Ping depuis plusieurs années. » Alain-Claude Billie-By-Nzé a également précisé que le dossier « relèvait désormais des services du procureur ».

Le cabinet de Jean Ping, qui continue de se proclamer « président élu à la présidentielle du 27 août 2016 au Gabon », a pour sa part publié un communiqué qui « dénonce la confusion de la situation ainsi créée qui pourrait justifier l’escalade de la dérive autoritaire et antidémocratique », et « s’étonne […] de la coïncidence entre ces événements et l’arrivée prochaine de la mission de la CPI au Gabon ».

Jeuneafrique.com par

RDC: une policière tuée dans l’attaque d’un parquet de Kinshasa

juin 10, 2017

Kinshasa – Une policière congolaise a été tuée et quatre grièvement blessées dans la nuit de vendredi à samedi dans l’attaque d’un parquet de Kinshasa, a-t-on appris de source judiciaire.

« Le parquet a été attaqué cette nuit par des hommes armés non identifiés, une policière a été tuée et une autre grièvement blessée », a d’abord déclaré à l’AFP un magistrat du parquet de Matete, un quartier populaire de l’est de Kinshasa.

« Sur les 11 détenus, majoritairement de droit commun, trois manquent à l’appel », a-t-il ajouté, indiquant qu’une autre attaque a simultanément visé un commissariat de police situé non loin du parquet.

« Il y a eu effectivement une attaque armée cette nuit » au parquet de Matete, a ensuite confirmé à l’AFP le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu, porte-parole de la police congolaise.

Dans un communiqué publié samedi après-midi, la police congolaise a indiqué que « l’État major du commissariat urbain de Mont Amba a fait l’objet d’une attaque par un groupe ».

« Repoussés, ces criminels armés se sont ensuite attaqués aux installations du Parquet de Grande Instance de Matete où il est signalé l’évasion de 3 détenus sur un effectif de 33 », ajoute le texte.

Le document confirme la mort d’une policière « lors des échanges des tirs », indiquant par ailleurs que quatre autres policiers « sont grièvement blessés ».

« Du côté des inciviques, l’on signale que nos forces de police ont réussi à maîtriser l’un d’entre eux, qui malheureusement a succombé de suite à ses blessures », ajoute cette source.

Selon la police, 11 véhicules et 3 motos ont été incendiés et 4 motos ont été emportées par les assaillants.

Cette attaque intervient trois semaines après celle contre la prison de Makala, la grande prison de Kinshasa, qui avait entrainé une évasion massive de détenus le 17 mai et d' »importants dégâts matériels », selon les autorités.

Le 19 mai, plusieurs dizaines de détenus s’étaient également échappés d’une prison située à 40 km au sud-ouest de Kinshasa.

Ces différentes attaques et évasions interviennent alors que la RDC est minée par une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a échu le 20 décembre dernier.

Âgé de 46 ans, M. Kabila a succédé à son père en janvier 2001. Élu président en 2006, il a été réélu en 2011, lors d’un scrutin entaché de fraudes massives.

Son mandat s’est achevé en décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais il se maintient à la tête du pays en vertu d’un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre 2016 entre la majorité et l’opposition.

Romandie.com avec(©AFP / 10 juin 2017 16h51)                                            

Mali: trois Casques bleus tués dans une attaque jihadiste à Kidal

juin 9, 2017

Bamako – Trois Casques bleus ont été tués jeudi soir dans le nord-est du Mali lors d’une attaque combinée revendiquée par un groupe lié à Al-Qaïda, a annoncé vendredi la Mission des Nations unies (Minusma) dans un communiqué.

« Hier (jeudi), le camp de la Minusma à Kidal a été la cible de tirs intensifs de roquettes/mortiers », qui ont fait cinq blessés parmi le personnel de la Minusma, selon le communiqué de la Mission de l’ONU.

« Les informations préliminaires indiquent qu’une dizaine d’obus de différents calibres ont ciblé le camp », ajoute-elle, précisant que « quelques obus ont atterri dans les quartiers avoisinants du camp ».

« Peu après, une position de la Force a été attaquée à l’extérieur du camp. Trois Casques bleus ont été tués et trois autres blessés », selon le communiqué, qui ne donne aucune indication sur leur nationalité.

Les contingents guinéen et tchadien forment l’essentiel des troupes de l’ONU à Kidal.

Cette attaque, comme la plupart de celles perpétrées au Mali ces derniers mois, a été revendiquée par une nouvelle alliance entre jihadistes du Sahel liés à Al-Qaïda, dirigée par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, dans un communiqué diffusé vendredi sur les réseaux sociaux.

Cette nouvelle alliance jihadiste, « le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », a indiqué avoir tiré au mortier sur le camp des forces internationales à Kidal.

L’attaque a provoqué d’importants dégâts et blessé grièvement des militaires, affirme le Groupe, disant bénéficier de renseignements de sources proches de l’intérieur du camp ».

– Appel à coopérer avec l’ONU –

Un habitant de la région avait fait part à l’AFP jeudi soir de tirs d’une dizaines d’obus en début de soirée, sans autre indication.

« La Minusma condamne dans les termes les plus vigoureux ces attaques lâches et abjectes contre son personnel et la mise en danger de la population civile », selon le texte.

« Elle exhorte les parties présentes à Kidal à assumer leur pleine responsabilité pour identifier les responsables afin d’assurer leur traduction devant la justice », en référence notamment aux groupes de l’ex-rébellion à dominante touareg, dont Kidal est le bastion.

Deux Casques bleus tchadiens avaient été tués le 23 mai dans une embuscade aux environs d’Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et dans le sud du pays et le phénomène déborde de plus en plus souvent sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juin 2017 14h23)                                            

Nord-est du Nigeria: onze morts dans une attaque de Boko Haram

juin 8, 2017

Maiduguri (Nigeria) – Onze personnes ont été tuées lors d’une attaque sur la grande ville de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, lancée mercredi soir vraisemblablement par le groupe jihadiste Boko Haram, a annoncé la police locale.

Dix civils ont été tués dans trois attentats suicide coordonnés et un autre dans le quartier de Jiddari Polo, alors que les habitants tentaient de fuir les assaillants, a expliqué le commissaire de police pour l’Etat de Borno, Damian Chukwu.

Un des trois kamikazes s’est fait exploser dans le quartier de Goni-Kachallari alors que des fidèles musulmans sortaient de la mosquée. « Le kamikaze est mort, de même que six autres personnes », a-t-il indiqué.

« Le second a fait détoner sa ceinture explosive dans les locaux des Autorités pour le Développement du lac Tchad à 21H20 (20H20 GMT), faisant trois morts en plus du kamikaze », a-t-il poursuivi M. Chukwu.

Le troisième attentat suicide a fait un mort supplémentaire. En tout, 24 personnes ont été blessées.

Cette attaque sur la capitale de l’Etat du Borno intervient alors que le président par intérim Yemi Osinbajo devait inaugurer jeudi un important projet humanitaire.

Selon des témoignages d’habitants, un groupe de combattants a commencé l’attaque sur le campement d’Aridawari, dans la périphérie de Maiduguri, berceau de Boko Haram, vers 17H00.

« Les attaquants sont arrivés dans le village, ils portaient des armes lourdes et ont tiré sur les maisons », a raconté Musa Umara, un habitant d’Aridawari. Tout le monde a « pris la fuite dans toutes les directions », a-t-il ajouté.

Les insurgés se sont ensuite rendus sur une base militaire, traversant le quartier de Jiddari-Polo, tirant au hasard, selon un habitant, Salihu Abdallah. « Les soldats les ont stoppés au niveau de la caserne militaire de Giwa vers 18H30 », a-t-il expliqué.

Le mois dernier, un des cinq combattants libérés en échange de 82 lycéennes de Chibok, avait menacé de mener une attaque de grande envergure sur Maiduguri dans une vidéo.

La libération des filles de Chibok, enlevées il y a plus de trois ans par Boko Haram, ainsi que le rétablissement de la paix sur les pourtours du lac Tchad étaient les priorités du président Muhammadu Buhari élu en 2015, mais actuellement en congé maladie à Londres.

La rébellion de Boko Haram, qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique en 2015, et sa répression par les autorités ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis le début de cette insurrection en 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 08 juin 2017 14h11)                                            

Etats-Unis: un homme tue cinq personnes avant de se suicider à Orlando

juin 5, 2017

Une représentante des forces de l’ordre sur les lieux où un homme a tué cinq personnes avant de se suicider, le 5 juin 2017 à Orlando en Floride / © AFP / Gregg Newton

Un ancien employé, récemment licencié d’une entreprise d’Orlando, est revenu dans les locaux de la société où il travaillait et a tué cinq personnes avant de retourner son arme contre lui, a expliqué Jerry Demmings, shérif du comté d’Orange, en Floride (sud-est).

« L’individu était un ancien employé de cette entreprise renvoyé courant avril », a déclaré M. Demmings lors d’une conférence de presse, soulignant qu’il n’y avait a priori aucun lien avec le terrorisme.

« Pour le moment ça ressemble vraisemblablement à un épisode de violence au travail », a-t-il poursuivi. « C’était un ancien employé mécontent qui est revenu dans l’entreprise ce matin ».

Le tireur, âgé de 45 ans, a abattu quatre hommes et une femme avant de se suicider peu après 08H00 (14H00 GMT).

Le shérif a précisé que l’entreprise en question fabriquait des accessoires pour camping-cars. En juin 2014 les autorités y avaient été appelées car l’homme qui a perpétré la fusillade lundi matin avait à l’époque frappé un autre employé. Toutefois, aucune charge n’avait été retenue à son encontre.

Le tireur n’avait à son casier judiciaire que des petites condamnations, pour possession de marijuana ou des délits de violence.

« Pour le moment nous n’avons aucune indication que le sujet était membre d’une quelconque organisation subversive. Nous n’avons aucune indication que le sujet participait à une quelconque organisation terroriste », a encore insisté le shérif Demmings.

En juin 2016, Orlando avait été la cible d’une attaque dans une boîte de nuit homosexuelle qui avait fait 49 morts et des dizaines de blessés. Citoyen américain d’origine afghane, l’auteur du massacre avait prêté allégeance à l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) pendant la fusillade.

Romandie.com avec(©AFP / 05 juin 2017 17h44)                

Niger: six soldats tués dans « une attaque terroriste » dans le Sud-Ouest (source sécuritaire)

juin 1, 2017

Niamey – Six soldats nigériens ont été tués mercredi soir lors d’une « attaque terroriste » contre la ville d’Abala à environ 200 km au nord de Niamey, près de la frontière malienne, a indiqué jeudi à l’AFP une source sécuritaire.

« Il y a six morts dans cette attaque terroriste » dont quatre membres de la Garde nationale et deux gendarmes, a précisé cette source sécuritaire, arrivée jeudi matin sur le lieu de l’attaque. « Peu après 19H00 locales (18h00 GMT), des hommes lourdement armés venus à bord de quatorze voitures tout terrain » ont attaqué la position militaire dans cette zone théâtre de nombreuses attaques jihadistes, a précisé cette source.

« Nos hommes ont opposé une forte résistance (…) ils se sont vaillamment battus », a ajouté cette source.

Cette source sécuritaire a précisé que des combats étaient « en cours (jeudi après-midi) entre les terroristes et les forces nigériennes » près du Mali et que « des avions militaires » étaient engagés « dans les opérations de ratissage et de poursuites ».

Le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoum, et plusieurs responsables nigériens, ont assisté jeudi matin à l’enterrement des victimes à Abala, selon la même source.

La ville d’Abala, située dans la région nigérienne de Tillabéri et qui abrite un camp de réfugiés maliens, fait partie des zones que Niamey a placé en mars sous état d’urgence.

Les régions de Tillabéri et Tahoua, proches du Mali et du Burkina, font l’objet d’attaques récurrentes.

La semaine dernière, deux policiers nigériens et un civil ont été tués dans une attaque contre un poste de police dans cette région de Tillabéri, près de la frontière avec le Burkina Faso, selon le ministère nigérien de l’Intérieur.

Entre février et mars, une vingtaine d’agents des forces de défense et de sécurité ont été tués dans deux attaques différentes attribuées à des « terroristes » dans la même région de Tillabéri.

Dans le cadre de l’état d’urgence, Niamey a récemment fermé une dizaine de marchés ruraux et interdit la circulation de voitures et motos dans plusieurs zones de l’ouest dans le but de minimiser les infiltrations des terroristes venant du Mali.

En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une Force tripartite sur leur frontière commune en passe de devenir, selon eux, « un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres », mais cette force n’a pas encore été mise sur pied.

Le nord du Burkina est également l’objet d’attaques fréquentes.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2017 14h26)                                            

Mali: 2 Casques bleus tués dans une attaque dans le Nord

mai 23, 2017

Bamako – Deux Casques bleus ont été tués au Mali et un troisième blessé mardi dans une embuscade tendue aux environs d’Aguelhok (nord-est), près de la frontière algérienne, a annoncé la Mission des Nations unies (Minusma).

Ils effectuaient une patrouille à pied vers 06H30 GMT à 5 km d’Aguelhok, a précisé la force de l’ONU dans un communiqué, sans révéler leur nationalité. Une source militaire au sein de la force de l’ONU a affirmé à l’AFP qu’ils appartenaient au contingent tchadien.

« Cette attaque s’ajoute à une vague de violences qui, au cours des dernières semaines, a ciblé sans distinction les populations civiles, les forces armées maliennes et les forces internationales », a souligné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le texte.

« Ces violences ne visent qu’à ébranler les efforts du camp de la paix pour ramener la stabilité et l’unité au Mali », a-t-il estimé, réaffirmant le soutien de la Minusma aux « efforts du gouvernement malien et des autres parties signataires ainsi que du peuple du Mali dans la mise en oeuvre de l’accord » de paix.

Un Casque bleu libérien avait été tué le 3 mai dans une attaque contre le camp de la force de l’ONU à Tombouctou (nord-ouest).

Cette attaque, comme la plupart de celles perpétrées ces dernières semaines au Mali, avait été revendiquée par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », alliance jihadiste récemment créée, sous le commandement du chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l’ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie en 1993-1995, avec plus de 70 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Le nouveau président français, Emmanuel Macron, a exhorté le 19 mai toutes les parties prenantes et les pays voisins à « accélérer » le processus de paix, lors d’une visite de la base militaire française de Gao, principale ville du nord du pays.

« On sait où sont les difficultés principales et ce que nous devons faire. Faisons-le sans barguigner », a-t-il lancé, en présence de son homologue malien Ibrahim Boubacar Keïta.

A l’approche du deuxième anniversaire de cette signature, les progrès « ont jusqu’à présent été inégaux et nombre de dispositions importantes de l’accord, y compris des mesures prises à titre provisoire essentielles d’ordre politique et sécuritaire, ne sont toujours pas appliquées », regrette le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, dans son dernier rapport trimestriel sur le Mali.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mai 2017 17h35)                                            

Centrafrique: un Casque bleu marocain tué dans une attaque à Bangassou

mai 13, 2017

Un soldat des Nations Unis en faction à Bangui, le 14 février 2017 / © AFP/Archives / ISSOUF SANOGO

Un Casque bleu marocain a été tué samedi dans l’attaque contre le quartier musulman de Bangassou, ville du sud-est de la Centrafrique près de laquelle cinq autres soldats des Nations unies ont été tués ces derniers jours, a indiqué samedi à l’AFP la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

« Pendant la nuit, une coalition, avec entre autres des éléments anti-Balaka, a attaqué des civils et le camp de la Minusca. Il y a plusieurs victimes civiles. Nous confirmons la mort d’un Casque bleu marocain », a affirmé le directeur de la communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

« Une opération militaire est en cours. Il y a encore des échanges de coup de feu entre la force (onusienne) et la coalition. Un hélicoptère est utilisé (par la Minusca) », a poursuivi M. Verhoosel.

L’attaque a visé « en particulier les musulmans, dans le quartier de Tokoyo », a précisé la Minusca dans un communiqué.

« D’après des informations préliminaires, des civils ont fui vers la mosquée, l’église catholique et l’hôpital de MSF. Il est encore difficile d’évaluer la situation humanitaire à Bangassou. Mais des sources crédibles confirment un nombre indéterminé de victimes civiles », ajoute le communiqué.

Lundi, cinq Casques bleus avaient trouvé la mort dans l’attaque de leur convoi par un groupe armé à 20 km de Bangassou, ville à quelque 470 km à l’est de Bangui, sur la frontière avec la République démocratique du Congo.

Un Cambodgien avait été tué dans l’échange de feu lors de cette attaque déjà attribuée par la Minusca à des anti-Balaka.

Enlevés par les assaillants, quatre autres Casques bleus -trois Cambodgiens et un Marocain- ont été retrouvés morts dans les jours suivants, « sauvagement assassinés », d’après la Minusca. Les Cambodgiens appartenaient au contingent du génie.

La Centrafrique a basculé dans le chaos en 2013 après le renversement de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka pro-musulmans, entraînant la contre-offensive de groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens.

L’opération militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et l’intervention des Nations unies ont permis la fin des massacres de masse, l’élection du président Faustin-Archange Touadéra et un retour au calme à Bangui. Dans l’intérieur du pays, des groupes armés se battent toujours pour le contrôle des ressources (or, diamant, bétail…).

Romandie.com avec(©AFP / 13 mai 2017 16h03)