Posts Tagged ‘Attaque’

Des dizaines de personnes tuées par des « bandits » dans le nord du Nigeria

février 16, 2018

Kano (Nigeria) – Des dizaines de personnes ont été tuées dans une attaque menée par des « bandits » dans un village de l’Etat de Zamfara, dans le nord du Nigeria, a-t-on appris vendredi auprès de la police et des habitants.

La police a évoqué un premier bilan de 18 morts dans l’attaque qui s’est déroulée dans la nuit de mercredi à jeudi à Birani, mais deux habitants affirment que 41 corps ont été récupérés avant d’être enterrés.

« Nous avons enterré 41 personnes hier suite à l’attaque de bandits venus en moto », a affirmé Lawwali Bube, un habitant joint par téléphone.

« Ils ont commencé par attaquer un camion transportant des demoiselles d’honneur et des commerçants. Ils les ont arrêtés, ils ont sorti le conducteur et lui ont tranché la gorge, puis ils ont ouvert le feu sur le camion, tuant tout le monde », avant de se rendre au marché où ils ont également tiré sur la foule, a-t-il poursuivi.

Hussaini Abdu, un autre habitant, a donné un bilan similaire: « Nous sommes en deuil parce qu’hier, nous avons recueilli 41 cadavres ».

« Nous sommes assiégés par ces bandits qui vivent dans les zones isolées de la forêt qui nous entoure », a-t-il ajouté.

« Ils viennent, attaquent nos villages, volent nos vaches, enlèvent nos femmes (…) Nous n’avons pas d’autre choix que de former des groupes d’autodéfense », a-t-il dit, précisant que les miliciens avaient ensuite lancé des « attaques de représailles » contre les assaillants.

L’armée a été déployée en 2016 dans l’Etat de Zamfara, où les enlèvements contre rançon et les vols de bétails à grande échelle étaient devenus courants dans les communautés rurales, l’essentiel de la population, majoritairement musulmane, vivant de l’élevage, de la chasse et de l’agriculture.

Selon un porte-parole de la police de Zamfara, Mohammed Shehu, des chasseurs de Birani avaient tenter d’intercepter la veille un voleur présumé de bétail en brousse.

« L’éleveur avait alors abandonné ses animaux avant de s’enfuir en brousse (…) et de mobiliser des bandits pour venir attaquer les chasseurs », a-t-il expliqué.

« Les bandits ont alors tendu une embuscade aux chasseurs dans la brousse et il y a eu un affrontement qui a fait des morts des deux côtés », a-t-il dit, affirmant que les forces de l’ordre avaient « découvert 18 cadavres ».

Romandie.com avec(©AFP / 16 février 2018 14h21)                                            

Publicités

Attaque en cours sur l’Académie militaire d’Afghanistan

janvier 28, 2018

Kaboul – Une attaque était en cours lundi depuis l’aube contre l’Académie militaire d’Afghanistan à Kaboul, ont indiqué plusieurs responsables à l’AFP.

L’attaque a commencé autour de 5H00 (0H30 GMT) par des tirs de roquette suivis de tirs d’armes automatiques et se poursuivait près de trois heures plus tard selon des témoins joints par l’AFP, confirmés par une source sécuritaire.

« Une grosse explosion s’est produite devant l’entrée, le bataillon a riposté. Je ne pense pas qu’ils aient pu entrer » a rapporté à l’AFP un officier joint dans l’enceinte qui a dit « craindre des victimes ».

« Je confirme que l’académie militaire est attaquée à Chahrahi Qambar. Nous pensons que des assaillants ont pu pénétrer à l’intérieur » a indiqué à l’AFP le porte-parole de la police de Kaboul Basir Mujahid.

Le porte-parole de la présidence, Shah Hussain Murtazawi, a affirmé en revanche dans un message que les assaillants avaient été « arrêtés au premier barrage ».

L’Académie Marshall Fahim, située dans le nord-ouest de Kaboul, forme l’armée afghane depuis les cadets jusqu’aux officiers d’état-major. Elle est considérée comme le « Saint-Cyr » d’Afghanistan, également surnommée le « Sandhurst des Sables » – références respectives aux écoles militaires d’élite de France et du Royaume-Uni.

Romandie.com avec(©AFP / 29 janvier 2018 03h31)                                            

Au moins 14 soldats maliens tués dans l’attaque d’un camp militaire

janvier 27, 2018

Une patrouille de l’armée malienne le 2 novembre 2017 dans le désert du centre du Mali, aux confins des frontières du Burkina Faso et du Niger / © AFP/Archives / Daphné BENOIT

Au moins quatorze soldats maliens ont été tués samedi lors d’une attaque contre leur camp militaire dans le nord du Mali, a annoncé l’armée malienne en évoquant une action de « terrorisme ».

« Les (Forces armées maliennes) FAMa ont été attaquées tôt ce matin aux environs de 4H00 à Soumpi (Tombouctou). Les FAMa déplorent 14 morts, 18 blessés et des dégâts matériels », indique l’armée malienne sur sa page Facebook.

Joint par l’AFP, un responsable militaire local avait indiqué que dix soldats avaient péri dans « cette attaque des terroristes contre le camp de Soumpi. Il y a eu 17 blessés ».

Un responsable civil local avait confirmé ce bilan de dix morts et ajouté que cinq blessés avaient été transférés vers la ville voisine de Niafunké, à 100 km au sud-ouest de Tombouctou.

L’attaque contre le camp de Soumpi intervient deux jours après la mort de 26 civils, dont des mères et leurs bébés, tués par l’explosion d’une mine à Boni, dans le centre du Mali, selon un bilan des Nations unies.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a indiqué dans un tweet avoir annulé son déplacement au sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Addis Abeba pour se rendre à Boni samedi.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait indiqué « condamner de la manière la plus ferme une attaque terroriste barbare et lâche », à propos de l’incident de jeudi.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

En juin 2015, le gouvernement malien a signé un accord de paix avec des coalitions de groupes armés non jihadistes. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de ce texte censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, unanime, a sommé mercredi les signataires de l’accord de paix de 2015, d’en relancer l’application, sous peine de sanctions d’ici à fin mars.

Il a évoqué « un besoin pressant de fournir aux populations du nord et d’autres régions du Mali des dividendes tangibles et visibles de la paix » avant les élections prévues cette année.

Depuis 2015, les attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, son projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015. Outre le Mali, le G5 Sahel comprend la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 15h41)                

Chili: attaque contre des églises à Temuco avant la visite du pape

janvier 17, 2018

Des policiers dans une rue de Temuco avant l’arrivée du pape François, le 17 janvier 2018 au Chili / © AFP / GUILLERMO SALGADO SANCHEZ

Plusieurs églises catholiques ont été attaquées mercredi avec des engins incendiaires dans la région de Temuco, dans le sud du Chili, avant la visite du pape François dans cette ville, a annoncé la police.

Les attaques ont été menées par des inconnus qui s’en sont pris aussi à trois hélicoptères d’entreprises forestières et ont tendu une embuscade à des policiers dans la région d’Araucania, dont Temuco est la capitale. Elles avaient pour but de « provoquer du désordre » à l’occasion de la visite papale, a déclaré le directeur de la police chilienne, Bruno Villalobos.

Romandie.com avec(©AFP / 17 janvier 2018 13h50)                

Est de la RDC: trois militaires tués dans une attaque des rebelles ougandais

janvier 15, 2018

Beni (RD Congo) – Trois militaires congolais ont été tués lundi dans une attaque attribuée aux rebelles ougandais musulmans des ADF dans l’est de la République démocratique du Congo, après plus de deux heures de violents combats, selon un témoignage recueilli par l’AFP.

Trois corps en tenue militaire de l’armée congolaise, portant des traces de blessures, ont été vus par un témoin à la morgue de l’hôpital général de Beni. Le même témoin a vu quatre militaires blessés et soignés dans le même hôpital.

Auparavant, un autre témoin a déclaré à l’AFP avoir vu une ambulance de l’armée transporter « deux corps et cinq blessés », tous des militaires.

L’armée congolaise n’a pas confirmé des morts dans ses rangs.

Cette attaque présumée des Allied defence forces (ADF), accusés d’avoir tué 14 Casques bleus tanzaniens début décembre dans la même région, intervient alors que l’armée congolaise a annoncé samedi le lancement de sa propre offensive contre le groupe ougandais musulman.

« Les ADF ont attaqué tôt ce matin vers 04h00 (2h00 GMT) notre position de Muzambay. Nos forces les ont repoussés après des violents combats », a déclaré à l’AFP le capitaine Mak Hazukay, un des porte-parole de l’armée dans le le Nord-Kivu.

« Des tirs ont commencé tôt le matin alors qu’on dormait encore et se sont arrêtés vers 06h30 (04H30 GMT) », a déclaré à l’AFP Aimé Makinda, épouse d’un militaire dont la maison est située près du lieu des affrontements.

Des tirs d’armes lourdes et légères ont été également entendus par le correspondant de l’AFP à Beni entre 04h00 et 06h30 locales.

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont lancé depuis samedi une « offensive générale et généralisée contre les ADF » qui aurait permis de les déloger de deux positions qu’ils occupaient dans la région de Beni, selon l’armée.

Fin décembre, l’armée ougandaise (UPDF) avait affirmé avoir tué une centaine de rebelles ADF dans des attaques aériennes dans l’est de la RDC.

Présent en RDC depuis 1995, les ADF sont opposés au régime du président ougandais Yoweri Museveni.

Les autorités congolaises et la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) les accusent d’avoir tué plus de 700 civils depuis octobre 2014 dans la région de Beni.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2018 11h52)                                            

Sénégal/Regain de violence en Casamance: 13 jeunes tués dans une forêt

janvier 6, 2018

Des soldats Sénégalais, le 22 janvier 2017 à Barra / © AFP/Archives / Carl DE SOUZA

Après des années d’accalmie, la Casamance, région du sud du Sénégal où est active un rébellion depuis 35 ans, a connu samedi un regain de violence inattendu lorsque 13 jeunes qui coupaient du bois ont été tués sans sommation par une bande armée.

« L’attaque a également fait sept blessés et un jeune a réussi à s’échapper », a indiqué à l’AFP le colonel Abdou Ndiaye, porte-parole de l’armée sénégalaise.

Elle s’est produite dans l’après-midi dans une forêt proche de la frontière avec la Guinée-Bissau, à une vingtaine de kilomètres de la capitale, Ziguinchor, région agricole et touristique séparée du reste du Sénégal par la Gambie.

« Ils étaient sortis chercher du bois quand ils sont tombés sur une bande armée d’une quinzaine d’individus, qui ont directement fait feu », a précisé le colonel Abdou Ndiaye. L’armée sénégalaise a déployé une compagnie de quelque 150 parachutistes munis de véhicules pour évacuer les victimes et « traquer » les auteurs de l’attaque.

Les corps sans vie ont été transportés à la morgue de l’hôpital régional de Ziguinchor, où ont également été acheminés les blessés et ou de nombreuses familles se sont réunies, selon l’Agence de presse sénégalaise APS (officielle).

« Ils auraient dépassé la zone tampon séparant les positions de l’armée sénégalaise de celles des combattants du MFDC(Mouvement des forces démocratiques de Casamance), la rébellion indépendantiste armée », a expliqué l’APS, sans citer de source.

Pas de signes avant-coureurs

« Il est trop tôt pour dire si les assaillants font partie du MFDC, l’enquête le dira », a expliqué le colonel Ndiaye, alors que la rébellion est divisée en plusieurs factions.

Cette attaque survient au lendemain de la libération de deux combattants du MFDC, libérés par l’armée à la suite d’une médiation lancée par la communauté de Sant’Egidio de Rome entre l’Etat du Sénégal et les combattants du MFDC.

La rébellion pour l’indépendance de la Casamance, qui dure depuis décembre 1982, a fait des milliers de victimes civiles et militaires, ravagé l’économie de la région et poussé de nombreux habitants à fuir.

Une accalmie perdure sur le terrain depuis plusieurs années alors que les tractations de paix se sont multipliées depuis l’arrivée au pouvoir du président Macky Sall, en 2012.

« Il n’y avait pas de tensions ces derniers temps, pas de signes avant-coureurs », a assuré samedi le porte-parole de l’armée.

Consolider la paix

Dans ses voeux de fin d’année dimanche, le chef de l’Etat sénégalais avait lancé un appel aux rebelles pour la poursuite des pourparlers en vue d' »une paix définitive ».

« Consolidons la paix, car nos progrès sont déjà substantiels, par le dialogue confiant que nous avons poursuivi toutes ces années avec le soutien constant des facilitateurs, que je salue et apprécie », avait-il ajouté.

« Consolidons la paix pour que les mesures d’accompagnement déjà initiées par le gouvernement soit confortées et produisent leurs pleins effets. Faisons le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu », a poursuivi le dirigeant sénégalais.

Le gouvernement sénégalais a mis en œuvre un programme de reconstruction de la Casamance avec plusieurs projets dans l’agriculture, les infrastructures, le tourisme et l’éducation.

Les pourparlers pour la paix en Casamance entre le gouvernement sénégalais et le MFDC se poursuivent. Des discussions entre les deux parties se sont tenues en octobre à Rome sous l’égide de Sant’Egidio, médiatrice dans le conflit.

Toujours discrète, la communauté catholique a joué un rôle clé pour négocier un accord de paix au Mozambique. Elle est aussi impliquée dans des médiations en Centrafrique, au Soudan du Sud et en Libye.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 22h37)                

Neuf morts dans une attaque contre une église au sud du Caire

décembre 29, 2017

Des membres de la police judiciaire inspectent le site d’une attaque contre une église au sud du Caire, le 29 décembre 2017 / © AFP / STRINGER

Neuf personnes ont été tuées vendredi au sud du Caire dans une attaque contre une église menée par jihadiste armé, la dernière en date à viser la minorité chrétienne depuis le début de l’année en Egypte, selon les autorités.

L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat, mais les chrétiens d’Egypte, les coptes, ont été déjà la cible cette année de deux attaques d’envergure qui ont fait plus de 70 morts et ont été revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Dans un premier temps, le porte-parole du ministère de la Santé Khaled Megahed a indiqué que l’assaillant avait été abattu après avoir tué neuf personnes et blessé plusieurs autres dans l’attaque contre l’église Saint Mina à Helouane, dans la banlieue sud du Caire.

Mais le ministère de l’Intérieur a ensuite précisé dans un communiqué que l’assaillant, un jihadiste recherché pour des attaques contre la police, avait été blessé et arrêté.

L’homme était armé de fusils d’assaut, de munitions et d’une bombe qu’il avait l’intention de faire exploser dans l’église, a-t-il poursuivi. Il a d’abord tué deux personnes en ouvrant le feu sur un magasin puis s’est dirigé vers l’église et en a tué sept autres, dont un officier.

Cinq gardes de sécurité ont été blessés, selon des responsables de la police. L’assaillant a ouvert le feu à l’extérieur de l’église Saint Mina et tenté de donner l’assaut au bâtiment, ont-ils précisé.

Dans un communiqué, la présidence égyptienne a affirmé que cette attaque « renforcerait la détermination (du gouvernement) à débarrasser le pays du terrorisme et de l’extrémisme ».

– ‘Acte de haine’ –

Des images vidéo diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’assaillant présumé, un homme barbu portant une veste avec des munitions étendu sur le sol, qui semble être peu conscient, alors que des gens le menottent.

La police a ensuite interdit l’accès aux passants du lieu de l’attaque qui survient avant le Noël copte célébré le 7 janvier. Des experts de la police judiciaire étaient sur place pour prélever des indices.

Dans une première réaction publique occidentale, la France a condamné un « acte de haine » et renouvelé son « soutien dans la lutte contre le terrorisme », selon le ministère des Affaires étrangères.

Depuis décembre 2016, des dizaines de chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans la péninsule du Sinaï (est) et ailleurs dans le pays.

Le 11 décembre 2016 au Caire, un attentat suicide contre l’église copte Saint-Pierre et Saint-Paul, a fait 29 morts. L’attentat a été revendiqué par l’EI.

En avril 2017, 45 personnes ont été tuées dans deux attaques suicide revendiquées par l’EI en pleine célébration des Rameaux à Alexandrie, deuxième ville du pays, et à Tanta, dans le nord du pays.

C’est à la suite de cette double attaque que le président Abdel Fattah Al-Sissi a décrété l’état d’urgence, renouvelé sans discontinuité depuis.

– Attaques et menaces de l’EI –

Après ces attaques, le groupe jihadiste a menacé de mener de nouvelles attaques contre la communauté copte.

En mai, le groupe jihadiste a revendiqué une attaque contre un bus de pèlerins coptes qui s’était soldée par la mort de 28 personnes, dont plusieurs enfants.

Les coptes, pour l’immense majorité orthodoxes, constituent la communauté chrétienne la plus nombreuse du Moyen-Orient et l’une des plus anciennes.

Ils représentent 10% des quelque 96 millions d’habitants et sont présents dans tout le pays, avec des concentrations plus fortes en Moyenne-Egypte. Ils sont faiblement représentés au gouvernement et se disent marginalisés.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’EI attaquent les forces de sécurité principalement dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques. Mais la branche locale de l’EI s’en est également prise aux civils, notamment les chrétiens, dans le Sinaï et ailleurs dans le pays.

L’EI est par ailleurs soupçonné d’être derrière une attaque ayant fait plus de 230 morts contre une mosquée de l’est de l’Egypte le 24 novembre, l’attentat le plus meurtrier dans l’histoire récente du pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 décembre 2017 15h08)                

La Birmanie a planifié les attaques contre les Rohingyas, selon l’ONU

décembre 18, 2017

Des réfugiés Rohingyas installés dans un camp au Bangladesh, le 25 septembre 2017 après avoir fui la Birmanie / © AFP / DOMINIQUE FAGET

La Birmanie a clairement « planifié » les attaques violentes visant la minorité musulmane des Rohingyas, provoquant un exode massif dans ce qui apparaît un possible « génocide », a déclaré lundi à l’AFP le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme.

« Pour nous, c’était clair (…) que ces opérations avaient été organisées et planifiées », a dit Zeid Ra’ad Al Hussein dans une interview, à propos de la répression qui a tué plusieurs milliers de personnes et contraint plus de 655.000 Rohingyas à trouver refuge au Bangladesh voisin depuis août. « Vous ne pouvez pas exclure la possibilité d’actes de génocide, » a-t-il dit.

Romandie.cm avec (©AFP / 18 décembre 2017 18h36)                

Pakistan: huit morts dans l’attaque d’une église par l’EI

décembre 17, 2017

Des secouristes prennent en charge une des blessés dans l’attentat d’une église à Quetta au Pakistant le 17 décembre 2017 / © AFP / BANARAS KHAN

Un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique et préparé pour provoquer un carnage, a fait au moins huit morts et 30 blessés pendant la messe dominicale dans une église de Quetta, au sud-ouest du Pakistan, pleine à une semaine de Noël.

L’attaque a impliqué au moins deux kamikazes, peut-être davantage, et visé l’Eglise méthodiste de la capitale de la très instable province du Balouchistan, bordée par l’Iran et l’Afghanistan.

Au moins deux hommes se sont présentés dimanche matin alors qu’environ 400 personnes étaient rassemblées pour l’office, munis de grenades et de vestes explosives. Mais l’un des assaillants a été abattu par la police sur le parvis, évitant un carnage encore pire, selon le ministre de l’Intérieur du Balouchistan, Sarfraz Bugti.

Le kamikaze a déclenché une veste piégée chargée d’au moins « 15 kg d’explosif » a rapporté à l’AFP un responsable de la défense civile, Aslam Tareen. Selon lui l’homme ainsi que son complice, « abattu d’une balle entre les deux yeux », détenaient aussi des grenades, pour causer le maximum de dégâts dans l’assemblée.

Un haut responsable de la police, Abdul Razzaq Cheema, a également évoqué la présence sur place de deux autres kamikazes qui auraient pris la fuite quand les forces de l’ordre sont intervenues.

Cette information était en cours de vérification dimanche soir par les enquêteurs qui fouillaient le secteur et visionnaient les images des caméras de surveillance à la recherche des deux autres kamikaze supposés.

– « la porte a volé en éclats » –

L’EI a revendiqué l’opération par un message de son organe de propagande sur Twitter, sans aucune précision.

Les rescapés rencontrés par l’AFP ont raconté l’irruption du chaos au milieu de leurs prières.

« J’ai d’abord entendu des coups de feu et j’ai tout de suite pensé que l’église était attaquée » a rapporté Kelvin Alexander Masih, un photographe de 44 ans qui se trouvait en famille. « Je me suis rué pour fermer la porte principale, criant aux gens de s’allonger (…) mais la porte a volé en éclats: tout ceux qui se trouvaient à proximité ont été tués et blessés, on entendait des pleurs de femmes et d’enfants ».

« J’étais en train de prier quand j’ai entendu des tirs. Quand j’ai levé la tête le prêtre avait interrompu la prière. Les gens paniqués essayaient de se cacher. J’ai entendu une énorme explosion et la porte a éclaté », a confié Zeenat Emmanuel, une quinquagénaire.

Un photographe de l’AFP sur place a vu les bancs de l’assistance renversés, des chaussures et des instruments de musiques éparpillés dans des mares de sang.

Le chef de la police provinciale, Moazzam Jah, a précisé à l’AFP que deux femmes figuraient parmi les huit morts. Plusieurs blessés sont dans un état grave.

« La police a été prompte à réagir, elle a empêché les assaillants de gagner la nef principale en les interceptant » avant.

D’ordinaire, environ 250 fidèles assistent au service du dimanche mais à l’approche de Noël l’affluence est bien supérieure et 400 personnes étaient présentes, selon le ministre de l’Intérieur.

« Dieu nous préserve, si les terroristes étaient parvenus à leurs fins, plus de 400 vies précieuses auraient été menacées », a indiqué M. Bugti sur Twitter.

Les chrétiens représentent environ 1,6% des 200 millions de Pakistanais. Ils sont quotidiennement victimes de discriminations dans le Pakistan à majorité musulmane, vivant dans la peur d’accusations de blasphème, souvent utilisées à tort contre les minorités pour régler des conflits personnels.

Cantonnés aux professions les plus mal payées, ils sont comme d’autres minorités religieuses, également la cible de violences islamistes.

En 2016, l’une des pires attaques survenues au Pakistan avait fait 75 morts, dont de nombreux enfants, dans un parc de Lahore le week-end de Pâques. Elle avait été revendiquée par le Jamaat-ul-Ahrarn, une faction des talibans pakistanais.

Le Balouchistan est une province riche en ressources naturelles mais secouée par une insurrection séparatiste et des violences islamistes. Ses sept millions d’habitants se plaignent depuis longtemps de ne pas recevoir une part équitable de ses richesses.

Ces dernières années, les autorités mènent campagne pour tenter de promouvoir la paix et le développement économique, ce qui a réduit considérablement le niveau des violences dans la province.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2017 14h34)                

Attaque contre deux Danois au Gabon: des dizaines d’arrestations

décembre 17, 2017

Libreville – Les forces de sécurité gabonaises ont procédé à plusieurs dizaines d’arrestations dimanche à Libreville, au lendemain d’une attaque à l’arme blanche à connotation islamiste qui a fait deux blessés, a-t-on appris de sources concordantes.

Des éléments de la police et de la gendarmerie se sont rendus aux premières heures de la matinée au « village artisanal », marché pour touristes où un Nigérien avait poignardé deux Danois la veille, aux cris de « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand).

Tous les commerçants du marché – presque tous originaires d’Afrique de l’Ouest – ont été arrêtés, au total plusieurs dizaines de personnes, tous des hommes, a constaté l’AFP. Le ministre de la Défense, Etienne Massard, était présent sur place.

Ils ont été emmenés au siège de la Fopi, une base de la police dans la capitale, où ils devaient être interrogés pour « raison d’enquête », a-t-on indiqué sur place.

En plein centre-ville, et habituellement fréquenté par les touristes qui viennent y acheter souvenirs et colifichets, « le village artisanal restera fermé jusqu’à nouvel ordre », selon un officiel sur place.

En fin de matinée, des policiers, dont certains encagoulés, montaient la garde devant les portes cadenassées du marché, a-t-on constaté. Des inscriptions « Fermé » à la peinture rouge et en lettres majuscules étaient taguées sur les portes de métal donnant normalement accès aux échoppes, le long d’une des principales rues du centre-ville.

« Des opérations sont en cours, nous ne faisons pas de commentaire à ce stade », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie By Nze.

Les deux victimes, qui effectuaient un reportage au Gabon pour la chaîne National Geographic mais dont on ignore encore la profession exacte, ont été pris en charge à l’hôpital militaire, en périphérie de la capitale.

« L’état de santé d’un d’entre eux, dont le pronostic vital était engagé, a été stabilisé », a précisé M. Bilie By Nze.

L’assaillant, un Nigérien de 53 ans, a été interpellé au moment des faits. Il a dit avoir agi « en représailles aux attaques des Etats-Unis contre les musulmans et à la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël », selon les officiels gabonais.

Résidant habituellement au Gabon depuis 19 ans, l’homme avait passé huit mois dans son pays et était revenu il y a quelques semaines à Libreville. Vendeur ambulant de viande fumée, issu de la communauté haoussa, il circulait régulièrement dans le centre-ville et fréquentait occasionnellement le « village artisanal », selon des témoins.

« Nous sommes en train de recouper ces informations », a commenté le porte-parole du gouvernement.

Dimanche, les autorités gabonaises n’avaient pas encore publiquement utilisé, à propos de cette attaque, les qualificatifs de « terroriste » ou « jihadiste ».

Petit pays francophone d’Afrique centrale très majoritairement chrétien, le Gabon, où l’insécurité est réduite, n’avait encore jamais connu ce genre d’attaque dirigée contre des Occidentaux, nombreux à vivre sur place. Chrétiens et musulmans, dont de nombreux migrants venus d’Afrique de l’Ouest, y vivent en très bonne harmonie, même si la question de l’imigration reste sensible politiquement.

Romandie.com avec(©AFP / 17 décembre 2017 14h37)