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Ukraine : Zelensky près du front, nouvelle attaque au drone sur une base russe

décembre 6, 2022
Ukraine : Zelensky pres du front, nouvelle attaque au drone sur une base russe
Ukraine : Zelensky près du front, nouvelle attaque au drone sur une base russe© Service de presse de la présidence ukrainienne/AFP/-

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est rendu mardi près du front, non loin de Bakhmout, le principal champ de bataille de l’est de l’Ukraine où l’armée ukrainienne résiste depuis des mois à une offensive russe.

Ce déplacement intervient également au moment où la Russie accuse son voisin de multiplier les attaques de drones contre des aérodromes sur son territoire.

Des frappes que Kiev ne revendique pas, mais qui illustrent les difficultés que rencontre l’invasion déclenchée le 24 février par Vladimir Poutine.

Les Ukrainiens continuent quant à eux de subir des coupures de courant, au lendemain d’une nouvelle série de bombardements russes sur les infrastructures énergétiques de leur pays.

Le président Volodymyr Zelensky a diffusé trois vidéos de lui dans le Donbass, une région dont Moscou a revendiqué l’annexion en septembre, sans pour autant la contrôler totalement.

« Le plus difficile »

« L’est de l’Ukraine est l’axe (du front) le plus difficile », a dit M. Zelensky à des militaires, à l’occasion de la journée des forces armées. « Merci pour votre résilience », a-t-il ajouté, avant de remettre des décorations à certains de ces hommes.

Dans une autre vidéo réalisée devant l’entrée de la ville de Sloviansk, le chef de l’Etat ukrainien a salué « tous ceux qui ont donné leur vie à l’Ukraine ».

Non loin de là, dans le bastion prorusse de Donetsk, six civils ont été tués dans des frappes ukrainiennes, selon les autorités locales.

Volodymyr Zelensky se rend régulièrement près du front, chose que le maître du Kremlin n’a jusqu’ici jamais faite, préférant les visio-conférences de son bureau ou de sa résidence.

Vladimir Poutine n’a effectué que de rares déplacements, comme lundi, en Crimée annexée, où des images l’ont montré en train de conduire un véhicule sur le pont reliant cette péninsule à la Russie, qui avait été partiellement détruit début octobre par une attaque attribuée par Moscou à Kiev.

Le président ukrainien n’était ainsi mardi qu’à 45 kilomètres de Bakhmout, que les forces russes tentent de conquérir depuis l’été au prix de destructions considérables, sans y parvenir pour le moment.

Moscou y a déployé non seulement des soldats, mais aussi le groupe paramilitaire Wagner qui a recruté des repris de justice.

La prise de Bakhmout constituerait enfin un succès pour les Russes, qui, depuis l’automne, essuient les revers, forcés à des retraites dans le nord-est et le sud.

Face à la multiplication de ces défaites, le Kremlin a décidé, depuis octobre, de concentrer les attaques sur les installations énergétiques ukrainiennes, privant la population d’électricité, voire d’eau et de chauffage, au moment où l’hiver arrive avec ses température négatives, sa neige et sa glace.

Mardi encore, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a expliqué ces « frappes massives » par la nécessité de « réduire le potentiel militaire de l’Ukraine ».

Si le Kremlin ne cesse de jurer qu’il viendra à bout de la résistance ukrainienne, les derniers mois se sont avérés très difficiles pour les militaires russes, face à des Ukrainiens motivés et armés par leurs alliés occidentaux.

M. Poutine a dû déjà se résoudre à mobiliser 300.000 réservistes, des civils donc, pour renforcer ses lignes.

Echec stratégique

Moscou a en outre dénoncé ces deux derniers jours des attaques ukrainiennes sur des aérodromes militaires, dont deux, ciblés lundi, qui se situent à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. Kiev n’a pas admis officiellement une quelconque responsabilité dans ces actions.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov les a pour sa part qualifiées de « facteur dangereux », ajoutant, sans fournir de précisions, que « des mesures nécessaires seront prises ».

Le journal russe Kommersant écrit que l’Ukraine a utilisé des drones soviétiques TU-141 pour frapper notamment, lundi, la base d’Engels, abritant des bombardiers stratégiques et située à 500 km de la frontière ukrainienne la plus proche.

Le ministère britannique de la Défense a estimé mardi que si Kiev avait pu mener une telle opération, Moscou doit la considérer comme « l’échec stratégique le plus significatif de protection de ses forces depuis l’invasion de l’Ukraine ».

De plus, mardi matin, une autre attaque au drone, dans la zone de l’aérodrome de Koursk, près de la frontière ukrainienne cette fois-ci, a mis le feu à un réservoir de carburant.

Le président Poutine a, de son côté, réuni son Conseil de sécurité pour parler de questions liées à la « sécurité intérieure », a dit sans plus de précisions M. Peskov.

Enfin, Kiev et Moscou ont procédé à un nouvel échange de prisonniers, a annoncé le ministère russe de la Défense, notant dans un communiqué que « 60 militaires russes » avaient dans ce cadre été libérés mardi.

Par Le Point avec AFP

Salman Rushdie a perdu un œil et l’usage d’une main

octobre 23, 2022
Salman Rushdie à Londres en 2017.

Salman Rushdie a été victime d’une attaque au couteau en août. Photo: Grant Pollard/Invision/AP/Grant Pollard

Poignardé en août aux États-Unis, l’écrivain Salman Rushdie a depuis perdu l’usage d’un œil et d’une main, entre autres graves séquelles, a indiqué son agent au quotidien espagnol El Pais.

Il a perdu la vue d’un œil… Il a eu trois blessures graves au cou. Il est handicapé d’une main, car les nerfs de son bras ont été sectionnés, et il a environ 15 autres blessures à la poitrine et au torse, a déclaré Andrew Wylie à El Pais dans un entretien publié ce week-end.

Ses blessures étaient très profondes. […] C’était une attaque brutale, mais il va survivre, a-t-il ajouté, détaillant ainsi pour la première fois l’état de santé de l’écrivain depuis plusieurs semaines, sans préciser si ce dernier se trouve toujours à l’hôpital.

Attaque au couteau

Le 12 août, Salman Rushdie s’apprêtait à prononcer une allocution à l’occasion d’une conférence dans l’État de New York quand un homme a fait irruption sur scène pour le poignarder à plusieurs reprises, notamment au cou et à l’abdomen.

Évacué vers un hôpital en hélicoptère, l’auteur des Versets sataniques avait dû être brièvement placé sous respirateur, avant de voir son état s’améliorer.

Le principal suspect, Hadi Matar, un Américain d’origine libanaise alors âgé de 24 ans, avait été arrêté immédiatement après les faits et a plaidé non coupable à son procès qui s’est ouvert à la mi-août devant un tribunal de Mayville, dans l’État de New York.

L’attaque avait choqué en Occident, mais avait été saluée par des extrémistes de pays musulmans comme l’Iran et le Pakistan. L’écrivain est poursuivi depuis 33 ans par une fatwa du guide suprême iranien le condamnant à mort.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Burkina Faso – Attaque de Gaskindé : « 22 ans, c’est trop jeune pour mourir »

octobre 9, 2022

L’attaque du convoi qu’ils escortaient a précipité le coup d’État mené par le capitaine Ibrahim Traoré, il y a une semaine. Ce samedi, les 27 militaires tués à Gaskindé ont été inhumés à Ouagadougou, en présence du nouvel homme fort du pays.

Lors des obsèques des 27 soldats du 14e régiment interarmes tués à Gaskindé le 26 septembre, à Ouagadougou le 8 octobre 2022. © Benjamin Roger pour JA

Son cercueil en bois est doucement descendu en terre par ses frères d’armes. Devant sa tombe, un autre tient silencieusement son portrait. Celui d’un homme de 24 ans en uniforme et au visage encore juvénile. Le 26 septembre, le seconde classe Hamadé Boina faisait partie de l’escorte du convoi de ravitaillement à destination de Djibo qui a été attaqué par des jihadistes sur la route nationale 22, à hauteur de Gaskindé. Il y a perdu la vie, comme 26 autres militaires. La plupart avaient moins de trente ans.

Selon un bilan officiel, dix civils ont aussi été tués dans cette attaque meurtrière qui a choqué tout le Burkina Faso. Ce macabre décompte pourrait même s’aggraver : selon un syndicat de transporteurs routiers, 70 conducteurs qui étaient dans le convoi seraient toujours portés disparus.

Lors des obsèques des 27 soldats du 14e régiment interarmes tués à Gaskindé le 26 septembre, à Ouagadougou le 8 octobre 2022. © Benjamin Roger pour JA
Lors des obsèques des 27 soldats du 14e régiment interarmes tués à Gaskindé le 26 septembre, à Ouagadougou le 8 octobre 2022. © Benjamin Roger pour JA

Défilé de cercueils

Le drame de Gaskindé n’a pas fait qu’allonger la liste des milliers de personnes, civils ou militaires, morts depuis que le pays a basculé dans l’insécurité, en 2015. Il a aussi précipité le coup d’État du 30 septembre, mené par le capitaine Ibrahim Traoré contre le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, lui-même arrivé au pouvoir par la force huit mois plus tôt. Accusant leur supérieur de n’avoir rien réglé à la crise sécuritaire qu’il promettait d’enrayer, Traoré et ses hommes ont décidé de le renverser, ouvrant un nouveau chapitre incertain à la tête d’un État déjà largement fragilisé.À LIREBurkina Faso : qui est Ibrahim Traoré, le capitaine qui a fait tomber Damiba ?

Ce 8 octobre, ils étaient plusieurs centaines – familles, militaires, mais aussi citoyens lambda – à être venus pour assister aux obsèques de Hamadé Boina et de ses camarades au cimetière militaire de Gounghin, à Ouagadougou. Dans l’allée arborée de cette nécropole qui n’en finit plus d’accueillir des tombes, les 27 cercueils ont défilé un à un, portés par des soldats.

Le cimetière militaire de Gounghin, à Ouagadougou, le 8 octobre 2022. © Benjamin Roger pour JA
Le cimetière militaire de Gounghin, à Ouagadougou, le 8 octobre 2022. © Benjamin Roger pour JA

Décorations à titre posthume

Dans l’assistance, Ousmane Tapsoba. Son frère cadet, Aziz, a été tué dans l’attaque de Gaskindé. Entré dans l’armée il y a seulement deux ans, il avait 22 ans. « C’est bien trop jeune pour mourir. Beaucoup d’entre nous ont perdu un fils ou un frère dans cette attaque. Aujourd’hui, c’est toute la nation qui est en deuil », confie ce commerçant ouagalais à la sortie du cimetière.

Avant d’être conduits à leur dernière demeure, les 27 soldats ont été décorés à titre posthume de la médaille militaire lors d’une cérémonie d’hommage avec les familles organisée à la morgue du camp Sangoulé Lamizana. Le capitaine Ibrahim Traoré, désormais officiellement président de la transition, était présent avec plusieurs haut gradés, dont le chef d’état-major général des armées, le colonel-major David Kabré. Dans un communiqué officiel, il a salué « la mémoire et la bravoure » de ces hommes qui « ont défendu la nation au prix de leur vie ».

Avec Jeune Afrique par Benjamin Roger- envoyé spécial à Ouagadougou

Congo: Le Général républicain Fils Obami victime d’une attaque mystique dans la nuit, les Gangoulous en colère

septembre 5, 2022

Fils Obami Itou, le chef républicain de la police nationale qui a pris la résolution de nettoyer et civiliser cette corporation est confrontée depuis à toutes sortes d’attaques de la part des ripoux qui se sont de fait constitués en ennemis. N’ayant pas la possibilité de l’avoir le jour, ils ont choisi la nuit en usant du fétichisme. Le général Fils Obami Itou aurait été victime d’une attaque virulente mystique dans la nuit de samedi à dimanche.

Étant du bon côté, avec l’aide de Dieu et de ses ancêtres Gangoulous, le général Fils Obami Itou aurait repoussé une attaque mystique à son domicile dans la nuit de Samedi à Dimanche aux environs de 3 heures du matin. Ces ennemis qui veulent qui ont fait de la police leur maison de retraite auraient été vaincus par la puissance divine et ancestrale et se seraient dévoilés.

Il était 3 heures 15 du matin, quand un vent fort aurait à commencer à souffler dans la résidence du général Fils Obami Itou, effrayant la garde. Ce vent qui se serait transformé en tourbillon était accompagné d’une armée d’abeilles qui n’auraient pu pénétrer dans la maison où dormait tranquillement le fils du vénérable André Obami Itou.

Les chants religieux en réponse de cette attaque appuyés et les paroles prononcées par les victimes sur leur innocence ont contraint les agresseurs à rebrousser chemin. Le général Fils Obami Itou aurait soutenu n’avoir affaire personne et de ne faire que son travail au nom des principes républicaines et se remettait au Tout Puissant.

Rappelons que jusqu’à ce jour, Fils Obami Itou aurait décliné tous les appels à adhérer à la Grande Loge du Congo en la jugeant contraire à sa foi Chrétienne. Il est appelé à remplacer à la tête de la police l’actuel directeur général Jean François Ndenguet qui est soupçonné d’entretenir un cartel interne ayant pour but l’extorsion des commerçants étrangers et des citoyens congolais.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Attaque contre Rushdie : J. K. Rowling visée par une menace de mort

août 14, 2022

La célèbre autrice britannique a reçu une menace de mort quelques heures après la tentative de meurtre de l’écrivain Salman Rushdie.

La créatrice de la saga Harry Potter a été visée par des menaces provenant d’un internaute sur les réseaux sociaux. La police britannique a indiqué, dimanche 14 août, enquêter sur une menace présumée dont J. K. Rowling dit avoir été la cible sur Twitter après l’attaque au couteau contre Salman Rushdie aux États-Unis. J. K. Rowling avait réagi à l’agression de l’auteur des Versets sataniques en se disant « écœurée » sur le réseau social, ajoutant espérer son prompt rétablissement.

Un utilisateur, qui se présente sur son profil comme un étudiant et militant politique basé à Karachi au Pakistan, avait alors répondu : « Ne t’inquiète pas, tu es la prochaine. » Le tweet a ensuite été supprimé, mais J. K. Rowling a posté une capture d’écran, interpellant Twitter sur de possibles violations de ses règles.

Investigations en cours

Menacé de mort depuis une fatwa de l’Iran de 1989, un an après la publication des Versets sataniques, Salman Rushdie a été poignardé une dizaine de fois vendredi, une attaque qui indigne en Occident, mais qui est saluée par des extrémistes en Iran et au Pakistan. « Nous avons reçu des informations sur une menace proférée en ligne, et nos agents procèdent à des investigations », a indiqué une porte-parole de la police d’Écosse, où vit l’autrice.

L’an dernier, J. K Rowling avait indiqué avoir reçu de nombreuses menaces de mort provenant, selon elle, de militants pour les droits des transgenres, dont elle est devenue la bête noire ces dernières années. En 2020, J. K. Rowling avait partagé sur Twitter un article évoquant les « personnes qui ont leurs règles », en le commentant ironiquement : « Je suis sûre qu’on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Feum ? Famme ? Feemm ? » Elle s’est ainsi attiré les foudres de certains internautes, qui lui ont rappelé que les hommes transgenres pouvaient avoir leurs règles, mais pas les femmes transgenres.

Par Le Point

Indignation internationale après l’attaque contre Salman Rushdie, dans un état grave

août 13, 2022
Indignation internationale apres l'attaque contre Salman Rushdie, dans un etat grave
Indignation internationale après l’attaque contre Salman Rushdie, dans un état grave© AFP/Handout

Salman Rushdie, l’auteur des « Versets sataniques » menacé de mort depuis plus de 30 ans, restait hospitalisé samedi dans un état grave après avoir été poignardé aux Etats-Unis par un jeune homme d’origine libanaise, une attaque ayant soulevé une vague d’indignation internationale.

Rien ne filtrait samedi matin sur l’évolution de l’état de santé du célèbre écrivain britannique naturalisé américain, 75 ans, soigné en urgence et sous assistance respiratoire dans un hôpital d’Erié, en Pennsylvanie, au bord du lac du même nom qui sépare les Etats-Unis du Canada.

L’attaque a provoqué une onde de choc à travers le monde, la Maison Blanche condamnant « un acte de violence consternant ».

« Rien ne justifie une fatwa, une condamnation à mort », s’est indigné quant à lui Charlie Hebdo, journal satirique français décimé par un attentat islamiste en 2015.

D’origine libanaise

L’agresseur, aussitôt arrêté et placé en détention, s’appelle Hadi Matar, a 24 ans et vit dans l’Etat du New Jersey, selon la police.

Selon Ali Qassem Tahfa, le chef du village de Yaroun, dans le sud du Liban, Hadi Matar « est d’origine libanaise ». « Il est né et a grandi aux Etats-Unis. Sa mère et son père sont de Yaroun », a déclaré à l’AFP M. Tahfa.

En Iran, samedi, le principal quotidien ultraconservateur Kayhan a félicité l’agresseur. « Bravo à cet homme courageux et conscient de son devoir qui a attaqué l’apostat et le vicieux Salman Rushdie« , écrit le journal. « Baisons la main de celui qui a déchiré le cou de l’ennemi de Dieu avec un couteau ».

Au marché aux livres de Téhéran, tout le monde est au courant de l’attaque, mais seuls ceux la soutenant s’expriment: « J’étais très heureux d’apprendre la nouvelle. Quel que soit l’auteur (de l’attaque), je lui baise la main (…) Que Dieu maudisse Salman Rushdie », assure Mehrab Bigdeli, qui se présente comme un religieux chiite.

Fatwa

L’agression a eu lieu vendredi vers 11H00 (15H00 GMT) sur l’estrade de l’amphithéâtre du centre culturel de Chautauqua, lorsqu’un homme s’est « précipité sur la scène » et a « poignardé » M. Rushdie plusieurs fois « au cou » « à l’abdomen », selon la police de l’Etat de New York.

« Les nouvelles ne sont pas bonnes », avait déclaré vendredi soir au New York Times l’agent de M. Rushdie, Andrew Wylie, après qu’il eut été poignardé au cou et à l’abdomen lors d’une conférence littéraire dans la ville voisine de Chautauqua, dans l’Etat de New York.

« Salman va probablement perdre un oeil; les nerfs de son bras ont été sectionnés et il a été poignardé au niveau du foie », avait détaillé M. Wylie en précisant que son client avait été placé sous respirateur artificiel.

L’animateur de la conférence où M. Rushdie devait s’exprimer, Ralph Henry Reese, 73 ans, a, lui, été « blessé légèrement au visage » mais est sorti de l’hôpital.

Carl LeVan, professeur de sciences politiques, était dans la salle, et a raconté au téléphone à l’AFP qu’un homme s’était jeté sur la scène où M. Rushdie était assis pour le poignarder violemment à plusieurs reprises, « essayant de le tuer ».

Salman Rushdie, né en 1947 en Inde dans une famille d’intellectuels musulmans non pratiquants, avait embrasé une partie du monde islamique avec la publication des « Versets sataniques », conduisant l’ayatollah iranien Rouhollah Khomeiny à émettre en 1989 une fatwa demandant son assassinat.

L’auteur d’une quinzaine de romans, récits pour la jeunesse, nouvelles et essais écrits en anglais avait été contraint dès lors de vivre dans la clandestinité et sous protection policière, allant de cache en cache.

Condamnations

Naturalisé américain et vivant à New York depuis quelques années, Salman Rushdie avait repris une vie à peu près normale tout en continuant de défendre, dans ses livres, la satire et l’irrévérence.

Mais la « fatwa » n’a jamais été levée et beaucoup de traducteurs de son livre ont été blessés par des attaques, voire tués, comme le Japonais Hitoshi Igarashi, victime de plusieurs coups de poignard en 1991.

« Son combat est le nôtre, universel », a lancé sur Twitter le président français Emmanuel Macron assurant être « aujourd’hui, plus que jamais, à ses côtés ».

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’est de son côté dit « atterré que Sir Salman Rushdie ait été poignardé alors qu’il exerçait un droit que nous ne devrions jamais cesser de défendre », en allusion à la liberté d’expression.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est déclaré, via son porte-parole, « horrifié » par l’attaque.

Par Le Point avec AFP

États-Unis: Les autorités identifient le suspect qui a attaqué l’auteur Salman Rushdie lors d’un événement dans l’ouest de New York

août 13, 2022

(CNN) Salman Rushdie – un auteur célèbre et lauréat des plus grands prix littéraires du monde dont les écrits ont généré des menaces de mort – a été attaqué et poignardé au moins deux fois sur scène vendredi avant une conférence qu’il devait donner à la Chautauqua Institution dans l’ouest de New York, a déclaré la police d’État. Rushdie était sous ventilateur vendredi soir et ne pouvait pas parler, a déclaré son agent, Andrew Wylie, au New York Times.« Salman va probablement perdre un œil ; les nerfs de son bras ont été sectionnés ; et son foie a été poignardé et endommagé », a déclaré Wylie au Times. « Les nouvelles ne sont pas bonnes. »

Le suspect a été identifié comme étant Hadi Matar, 24 ans, de Fairview, New Jersey, a déclaré le commandant de la troupe de la police d’État, le major Eugene J. Staniszewski, lors d’une conférence de presse vendredi soir. La police travaille avec le FBI et les autorités locales pour déterminer le motif.

Les autorités s’efforcent également d’obtenir des mandats de perquisition pour plusieurs objets trouvés sur les lieux, notamment un sac à dos et des appareils électroniques, a déclaré Staniszewski. Les autorités pensent que le suspect était seul mais enquêtent « pour s’assurer que c’était le cas », a ajouté Staniszewski.

Le traitement de Salman Rushdie sur des sujets politiques et religieux délicats en a fait une figure controversée.

Le traitement par Salman Rushdie de sujets politiques et religieux délicats en a fait une figure controversée. Le suspect a sauté sur scène et a poignardé Rushdie au moins une fois dans le cou et au moins une fois dans l’abdomen, a indiqué la police d’État. Le personnel et les membres du public ont précipité le suspect et l’ont mis au sol avant qu’un soldat de l’État ne l’arrête, a indiqué la police. Rushdie a été transporté par avion d’un champ adjacent au site – dans une station balnéaire rurale à environ 70 miles au sud de Buffalo – vers un hôpital. Rushdie subissait une intervention chirurgicale dans un hôpital du nord-ouest de la Pennsylvanie, a déclaré vendredi soir à CNN le chef adjoint du département de police d’Erie, William Marucci. Henry Reese, co-fondateur de l’organisation à but non lucratif City of Asylum de Pittsburgh, qui devait rejoindre Rushdie pour discuter, a été emmené à l’hôpital et soigné pour une blessure au visage et libéré, a annoncé la police d’État. L’organisation a été fondée pour « offrir un refuge à Pittsburgh aux écrivains exilés sous la menace de persécution », selon le site Internet de la Chautauqua Institution. Les autorités travaillent avec le bureau du procureur de district pour déterminer quelles seront les accusations portées contre le suspect « une fois que nous aurons un peu plus avancé dans l’enquête et déterminé l’état de M. Rushdie », a déclaré Staniszewski. Pendant ce temps, la police de Fairview a bloqué la rue d’une maison qui serait liée au suspect et n’autorisait personne, y compris les résidents de la rue, à entrer ou à sortir de la zone. Les résidents ont ensuite été autorisés à entrer et à sortir, mais la police locale est restée stationnée à l’extérieur de la maison. Au moins deux agents des forces de l’ordre en civil et deux agents de Fairview ont été vus quittant l’allée de la maison.

L’institution a rejeté les recommandations de sécurité passées, selon des sources

La direction de l’établissement Chautauqua, le lieu qui accueille l’événement, a rejeté les recommandations passées visant à renforcer la sécurité lors des événements, ont déclaré deux sources à CNN. Les sources – à la fois au courant de la situation sécuritaire à Chautauqua et des recommandations passées – ont parlé à CNN sous couvert d’anonymat car elles n’étaient pas autorisées à parler publiquement. Les recommandations concernant les mesures de sécurité de base, telles que les contrôles des sacs et les détecteurs de métaux, ont été rejetées car les dirigeants craignaient que cela ne crée un fossé entre les orateurs et le public et ne change la culture à Chautauqua. Il n’est pas clair si ces mesures de sécurité auraient empêché l’attaque de Rushdie sur la base de ce que l’on sait actuellement de l’incident, y compris l’arme utilisée. Un témoin de l’attaque a déclaré à CNN qu’il n’y avait pas eu de fouilles de sécurité ni de détecteurs de métaux lors de l’événement. Le témoin n’a pas été identifié parce qu’il a exprimé des inquiétudes pour sa sécurité personnelle. CNN a contacté l’institution de Chautauqua et ses dirigeants pour obtenir des commentaires, mais n’a pas reçu de réponse. Sur son site Web, Chautauqua indique que leurs protocoles de sécurité peuvent se resserrer « en fonction des exigences des artistes et des conférenciers ». Ils demandent aux invités de ne transporter que de petits sacs ou des sacs en plastique transparents. « Bien que ces restrictions ne soient pas appliquées à tous les événements, nous prévoyons qu’elles pourraient être nécessaires dans certaines circonstances cette année et, à l’avenir, elles pourraient constituer le protocole standard pour tous les événements », a déclaré l’institution .Le suspect de l’attaque de vendredi avait un « laissez-passer pour accéder au terrain », a déclaré le Dr Michael E. Hill, président de l’Institution de Chautauqua, lors de la conférence de presse. Les clients peuvent acheter des laissez-passer pour assister aux programmes, a ajouté Hill. Hill a défendu les mesures de l’institution en disant: « Nous évaluons pour chaque événement ce que nous pensons être le niveau de sécurité approprié, et celui-ci était certainement celui que nous pensions important, c’est pourquoi nous avions une présence de State Trooper et Sheriff là-bas », a-t-il déclaré. Staniszewski a déclaré qu’il n’y avait aucune indication de menace pour l’événement et que le soldat de l’État était là parce que l’événement était un rassemblement de masse et à la demande de l’institution.

Ce que disent les témoins s’est passé

Rushdie a été présenté vers 10 h 45 lorsque l’agression s’est produite, selon un témoin, qui a déclaré avoir entendu des cris dans le public. Il a dit qu’un homme en chemise noire semblait « frapper » l’auteur. Le témoin, qui se trouvait à 75 pieds de la scène, n’a pas entendu l’agresseur dire quoi que ce soit ni voir d’arme. Certaines personnes dans le public ont couru pour prêter main-forte tandis que d’autres se sont attaquées à l’agresseur, a déclaré le témoin. La police d’État a déclaré qu’un médecin qui était dans le public lors de l’événement avait aidé Rushdie jusqu’à l’arrivée des secours. La gouverneure de New York, Kathy Hochul, a déclaré aux journalistes vendredi qu’un soldat de l’État « s’est levé et a sauvé la vie (de Rushdie) et l’a protégé ainsi que le modérateur qui a également été attaqué. « Voici un individu qui a passé des décennies à dire la vérité au pouvoir », a déclaré le gouverneur à propos de Rushdie. « Quelqu’un qui est sorti sans peur, malgré les menaces qui l’ont suivi toute sa vie d’adulte, semble-t-il. « Joyce Lussier, 83 ans, qui était dans la deuxième rangée de l’amphithéâtre lors de l’attaque, a déclaré que Rushdie et Reese s’étaient assis sur le côté droit de la scène lorsque soudain, un homme qui semblait être tout en noir « a vacillé à travers la scène et est allé directement à M. Rushdie. « Il est venu sur le côté gauche et a sauté à travers la scène et s’est jeté sur lui. En, je ne sais pas, deux secondes, il a traversé cette scène », a déclaré Lussier. Elle a ajouté qu’elle pouvait entendre des gens crier et pleurer et a vu des gens du public se précipiter sur la scène. « Ils l’ont attrapé tout de suite, il n’est pas du tout descendu de scène », a déclaré Lussier à propos du suspect. Peu de temps après, la foule a été priée d’évacuer, a-t-elle ajouté. Un autre témoin, un résident de longue date de Chautauqua qui a demandé à ne pas être identifié, s’est souvenu d’une agitation sur scène et d’un homme faisant environ sept à dix mouvements de coups de couteau en direction de l’auteur, qui était à moitié debout. Elle a dit avoir fui l’amphithéâtre en plein air « tremblant comme une feuille » de peur.

« Sa voix essentielle ne peut pas et ne sera pas réduite au silence »

Sur son site Internet, la Chautauqua Institution a décrit l’événement de vendredi comme « une discussion sur les États-Unis comme asile pour les écrivains et autres artistes en exil et comme foyer de la liberté d’expression créative ».

Salman Rushdie revient sur l'Inde post-coloniale 40 ans après la sortie de "Midnight's Children"

Salman Rushdie revient sur l’Inde post-coloniale 40 ans après la sortie de « Midnight’s Children »Des écrivains tels que Stephen King et JK Rowling ont exprimé leurs meilleurs vœux pour Rushdie via Twitter. Rushdie est un ancien président de PEN America, un important groupe américain de liberté d’expression pour les auteurs, qui a déclaré qu’il était « sous le choc et l’horreur à l’annonce d’une attaque brutale et préméditée ». « Nous ne pouvons penser à aucun incident comparable d’attaque publique violente contre un écrivain littéraire sur le sol américain », a déclaré la PDG de PEN America, Suzanne Nossel, dans un communiqué. « Nous espérons et croyons avec ferveur que sa voix essentielle ne peut pas et ne sera pas réduite au silence. « Penguin Random House, l’éditeur de Rushdie, a tweeté une déclaration du PDG Markus Dohle : « Nous sommes profondément choqués et consternés d’apprendre l’attaque contre Salman Rushdie alors qu’il parlait à la Chautauqua Institution à New York. Nous condamnons cette violente agression publique, et nos pensées vont à Salman et à sa famille en ces moments pénibles. »

Rushdie a été harcelé par « The Satanic Verses »

Le romancier de 75 ans, fils d’un homme d’affaires musulman prospère en Inde, a fait ses études en Angleterre, d’abord à la Rugby School, puis à l’Université de Cambridge où il a obtenu une maîtrise en histoire. Après l’université, il commence à travailler comme rédacteur publicitaire à Londres, avant de publier son premier roman, « Grimus » en 1975. Le traitement par Rushdie de sujets politiques et religieux délicats en a fait une figure controversée. Mais c’est la publication de son quatrième roman « Les Versets sataniques » en 1988 qui le hante depuis plus de trois décennies. Certains musulmans ont trouvé le livre sacrilège et il a déclenché des manifestations publiques. En 1989, feu le dirigeant iranien, l’ayatollah Ruhollah Khomeiny, a qualifié Rushdie de blasphémateur et a déclaré que « les versets sataniques » étaient une insulte à l’islam et au prophète Mahomet, et a publié un décret religieux, ou fatwa, appelant à sa mort. En conséquence, l’écrivain né à Mumbai a passé une décennie sous la protection britannique. En 1999, Rushdie a déclaré à CNN que l’expérience lui avait appris « à valoriser encore plus intensément les choses que j’appréciais auparavant, comme l’art de la littérature et la liberté d’expression et le droit de dire des choses que les autres n’aiment pas. . »Cela a peut-être été une décennie désagréable, mais c’était le bon combat, vous savez. Il s’agissait de se battre pour les choses auxquelles je crois le plus contre les choses que je déteste le plus, à savoir le sectarisme, le fanatisme et la censure. « La prime contre Rushdie n’a jamais été levée, bien qu’en 1998 le gouvernement iranien ait cherché à se distancer de la fatwa en s’engageant à ne pas chercher à l’exécuter.

Mais malgré ce qui semblait être un assouplissement de la fatwa, plus récemment, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a réaffirmé l’édit religieux. En février 2017, sur le site officiel de Khamenei, on a demandé au chef suprême si la « fatwa contre Rushdie était toujours en vigueur », ce à quoi Khamenei a confirmé qu’elle l’était, en disant : « Le décret est tel que l’imam Khomeiny a publié ».

Avec Ray Sanchez, Adam Thomas, Kristina Sgueglia, Samantha Beech, Paul P. Murphy et Lauren Said-Moorhouse, Liam Reilly, David Romain, Nicki Brown, Christina Maxouris, Jonny Hallam, Artemis Moshtaghian et Mark Morales de CNN ont contribué à ce rapport.

Chine : trois morts après l’attaque d’une école maternelle 

août 3, 2022

Pour l’heure, les autorités ne précisent pas quelle arme a été utilisée. Pour autant, régulièrement, des couteaux sont impliqués dans ces attaques.

Une attaque, mercredi 3 août, dans une école maternelle du centre de la Chine a fait trois morts et six blessés, le principal suspect ayant pris la fuite, a indiqué la police locale. « Un malfaiteur armé portant une casquette et un masque a fait irruption » à 10 h 22 (4 h 22, heure française) dans cet établissement de la province du Jiangxi (est de la Chine), indique le communiqué.

 « Les services de la sécurité publique mettent tout en œuvre pour retrouver le suspect », âgé de 48 ans, précise la police du canton d’Anfu, où s’est déroulé le drame.

Une vidéo publiée sur Internet par le Quotidien de Pékin, un journal officiel, montre un policier en train de porter dans ses bras un enfant vers une ambulance. L’identité et l’âge des victimes ne sont pour l’heure pas connus. Le communiqué ne précise pas non plus l’arme utilisée. Mais des armes blanches sont régulièrement utilisées dans ce type de drames.

Des attaques au couteau « habituelles »

Des attaques au couteau se produisent régulièrement en Chine, faute d’autres instruments servant à tuer dans un pays où le port d’une arme à feu n’est pas autorisé pour les citoyens ordinaires. Certaines de ces attaques visent spécifiquement de jeunes élèves et surviennent chaque année un peu partout dans le pays.

Elles sont en général perpétrées par des personnes qui veulent se venger de la société ou nourrissent une rancœur vis-à-vis de l’établissement scolaire visé. En juin 2021, un homme armé d’un couteau a tué six personnes et blessé quatorze autres dans les rues d’Anqing, dans l’est de la Chine. Un individu muni d’un couteau avait attaqué en avril l’an dernier une école maternelle à Beiliu, dans le sud du pays, tuant deux enfants et blessant seize personnes. En 2018, un homme qui avait poignardé à mort neuf enfants et en avait blessé onze dans le nord de la Chine avait été condamné à mort.

Par Le Point avec AFP

Ukraine: Attaque au drone contre le QG de la flotte russe à Sébastopol, la ville en état d’alerte

juillet 31, 2022
Ukraine: Attaque au drone contre le QG de la flotte russe a Sebastopol, la ville en etat d'alerte
Ukraine: Attaque au drone contre le QG de la flotte russe à Sébastopol, la ville en état d’alerte© AFP/STRINGER

Un drone explosif a blessé six personnes dimanche au quartier général de la flotte russe de la mer Noire à Sébastopol, en Crimée, une attaque inédite qui a mis en état d’alerte ce bastion russe dans la péninsule ukrainienne annexée par Moscou.

Les frappes russes se poursuivent sur les villes ukrainiennes, notamment Mykolaïv, dans le sud, où le bombardement le plus violent depuis le début de la guerre a tué au moins deux habitants, selon les autorités locales

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé samedi les forces russes de pratiquer une tactique de « terreur » par leurs bombardements sur les villes ukrainiennes, annonçant l’évacuation générale de la population de la région de Donetsk (est).

A Sebastopol, ville portuaire qui avait continué d’abriter la flotte russe de la mer Noire après la fin de l’Union soviétique aux termes d’un accord avec Kiev, mais qui a été formellement annexée par Moscou avec le reste de la Crimée en 2014, c’est un drone qui a explosé dans la cour de l’état-major de la Flotte russe, faisant six blessés, a indiqué sur Telegram le gouverneur Mikhaïl Razvojaïev.

Les autorités ont décrété le niveau « jaune » (intermédiaire) d’alerte antiterroriste après cette attaque assez mineure au vu des images mises en ligne par le gouverneur de Sebastopol, qui montrent des bris de vitres sur le sol.

« Les ukro-nazis ont décidé de nous gâcher la Journée de la Flotte militaire russe », a écrit le gouverneur, reprenant une expression couramment utilisée par les autorités et la propagande russe pour désigner les forces de Kiev. Il a précisé que les festivités étaient annulées et a demandé aux habitants de la ville de ne pas quitter leur domicile « si possible ».

La Marine ukrainienne a émis l’hypothèse d’un prétexte pour annuler les festivités prévues à Sebastopol par peur d’une véritable attaque.

« En réalité, (…) pour ne pas être humiliés aux yeux du monde par leur peur de l’armée ukrainienne, les Russes ont +inventé+ une excuse pour annuler les célébrations », a-t-elle écrit sur Facebook.

L’Ukraine, quoique envahie partiellement depuis le 24 février, et sous le feu de l’artillerie et des missiles de croisière russes, a infligé plusieurs humiliations à la flotte russe, coulant d’abord son navire amiral, le croiseur Moskva, puis reprenant le contrôle de l’Ile des serpents, un îlot stratégique face à l’embouchure du Danube.

« La libération de la Crimée ukrainienne occupée se fera d’une autre manière, beaucoup plus efficace », a de son côté déclaré Serguiï Bratchouk, porte-parole de l’administration régionale d’Odessa (sud), dans une vidéo sur Telegram.

Le président russe, Vladimir Poutine, a célébré la journée de la Flotte russe loin de Sébastopol, à Saint-Pétersbourg (nord-ouest), avec un discours promettant l’arrivée « dans les prochains mois » d’un nouveau missile de croisière hypersonique qui « ne connaît aucun obstacle ».

« Plus de 50 frappes »

Dans le Sud de l’Ukraine, les autorités de Mykolaïv ont assuré dimanche que la ville avait été la cible de bombardements russes massifs, probablement « les plus forts » depuis le début de la guerre en février, qui ont fait au moins deux morts, selon le maire de la ville, Oleksandre Senkevytch.

Ces frappes ont causé la mort d’Oleksiï Vadatoursky, propriétaire de la principale société ukrainienne de logistique céréalière et de son épouse. « C’était l’un des plus importants entrepreneurs agricoles du pays, une personnalité clef de la région et un important employeur », a souligné sur Telegram Mikhailo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne, disant croire dans ce cas à une frappe ciblée.

D’autres frappes ont touché les régions de Kharkiv (est) et Soumy (nord-est).

Quelques bâtiments ont été endommagés dans « une série d’explosions » à Kharkiv, a annoncé le maire de la deuxième ville ukrainienne, Igor Terekhov.

Une personne a été tuée et deux blessées dans la région de Soumy qui a été la cible de « plus de 50 frappes » au cours des dernières 24 heures, selon le gouverneur Dmytro Jyvytsky.

Pavlo Kyrylenko, gouverneur de la région de Donetsk, où Moscou concentre le gros de ses attaques, a déclaré que trois civils avaient été tués et huit blessés dans des bombardements samedi.

Samedi soir, M. Zelensky a appelé les habitants de la région de Donetsk à se conformer à l’ordre d’évacuation, pour échapper à la « terreur russe » et aux bombardements sur ce territoire de l’est du pays, largement sous contrôle de Moscou.

Dimanche à Bakhmout, une mère de famille, Kateryna, se résignait à monter dans un bus d’évacuation avec ses trois enfants, âgés de huit, six et deux ans.

Les larmes aux yeux, ils disaient adieu au père de famille, Artem, qui restera à Bakhmout « parce que quelqu’un doit le faire ».

Un pansement couvrait une partie de la joue de Kateryna, tandis que son dos était parsemé d’ecchymoses et d’égratignures, causées par des éclats d’obus.

Au moins 200.000 civils vivent encore dans les territoires de la région de Donetsk qui ne sont pas sous occupation russe, selon une estimation des autorités ukrainiennes.

« Explosion thermobarique »

Vendredi, l’explosion d’un hangar abritant des soldats ukrainiens prisonniers à Olenivka, en territoire occupé par les Russes dans la région de Donetsk, a fait 50 morts et 73 blessés graves. Un « crime de guerre russe délibéré », selon M. Zelensky.

Mykhailo Podoliak, conseiller de la présidence ukrainienne, a mis en doute dimanche la version d’une « frappe » avancée par les Russes, qui en accusent l’armée ukrainienne.

« Une frappe ? Non, une attaque terroriste », a-t-il écrit sur Twitter. « 1. Les images satellites montrent que seul un bâtiment a été endommagé. 2. Les prisonniers avaient été amenés là juste avant l’attaque. 3. L’analyse des photos montre une explosion thermobarique depuis l’intérieur. », a-t-il affirmé.

Le Comité international de Croix-Rouge a déclaré dimanche n’avoir toujours pas reçu d’autorisation officielle de Moscou de se rendre sur les lieux, et souligné qu’il était « impératif que le CICR ait accès immédiatement » au site et aux victimes.

Samedi soir, le ministère russe de la défense avait affirmé avoir « officiellement invité » des experts de l’ONU et du CICR à se rendre sur place « dans l’intérêt d’une enquête objective ».

L’Ukraine avait dès vendredi demandé au CICR et à la Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations unies, qui avaient supervisé en mai la reddition négociée avec les Russes des défenseurs de l’usine d’Azovstal à Marioupol (sud-est), de se rendre à Olenivka. Le président Zelensky avait souligné que l’ONU et le CICR s’étaient portés « garants » de la vie des soldats ukrainiens et devaient « réagir ».

Après de longues semaines de siège et de résistance sur le site sidérurgique d’Azovstal, environ 2.500 combattants ukrainiens s’étaient rendus et Moscou avait fait savoir qu’ils seraient incarcérés à Olenivka.

Accusé vendredi par le Comité d’enquête russe d’avoir bombardé le centre de détention de ses propres soldats avec des missiles « américains », l’armée ukrainienne a balayé ces affirmations, estimant qu’il s’agissait pour les forces russes ou séparatistes de « camoufler les tortures de prisonniers et les exécutions » commises.

Selon le renseignement ukrainien, l’attaque « a été réalisée par des mercenaires de la division Wagner », compagnie russe de mercenaires dont les hommes ont été accusés de crimes en Syrie et en Afrique notamment.

Avec Radio-Canada

Mali : ce que l’on sait des tirs entendus à Kati

juillet 22, 2022

À l’aube, le camp militaire de Kati, où vit le président Assimi Goïta, a été la cible d’une attaque. Les autorités dénoncent avoir été la cible de « terroristes ». Jeune Afrique fait le point sur la situation.

Un véhicule blindé de transport de troupes à la base militaire de Kati après que des tirs nourris entendus tôt ce 22 juillet 2022. © Fadimata Kontao /REUTERS

Ce vendredi 22 juillet, alors que le soleil se levait à peine sur la capitale malienne, des tirs nourris ont été entendus dans la ville de garnison de Kati, située à une quinzaine de kilomètres de Bamako. Aux alentours de 5 heures du matin, au moins une déflagration a retenti dans le camp militaire qui est le fief des tombeurs du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Selon l’armée malienne, il s’agirait de l’explosion de deux véhicules piégés. D’après différentes sources militaires, l’attaque était « complexe » avec, en plus de ces véhicules piégés, des tirs de mortiers et des assaillants au sol.

Colonnes de fumée

Au moment des faits, le président Assimi Goïta, qui vit à Kati, se trouvait à la garnison – lieu où est stocké le matériel militaire – à quelques kilomètres du camp. Mais son ministre de la Défense, le colonel Sadio Camara, était lui présent à Kati. Selon nos informations, les deux hommes, qui s’y trouvent encore, sont en sécurité mais les impacts ont causé des dégâts matériels importants. Le bilan provisoire communiqué par l’armée malienne fait état de deux morts parmi les assaillants. Certaines sources évoquent également des victimes du côté des militaires, une information difficile à vérifier dans l’immédiat. Dans la matinée, des colonnes de fumée s’élevaient encore dans le ciel.

Par mesure de sécurité, au moment de l’attaque, l’ordre a été donné de fermer l’aéroport international Modibo Keïta-Senou, qui a ensuite rouvert, et le personnel de Koulouba, le palais présidentiel, a été libéré. En fin de matinée, un certain calme était revenu à Kati comme à Bamako. Des hélicoptères de l’armée survolaient la capitale et des check-points y ont été dressés, notamment devant la cité ministérielle et les grands axes de communications.

L’hypothèse terroriste

D’où est partie l’attaque et qui en sont les auteurs ? Est-elle le fait de groupe terroriste ? Est-ce une nouvelle tentative de putsch menée par des soldats mécontents ? Selon nos informations, des investigations sont en cours pour faire la lumière sur les évènements.

En fin de matinée, les Forces armées maliennes (Famas) ont affirmé « qu’une attaque terroriste » menée avec deux « véhicules piégés bourrés d’explosifs » avait été « repoussée ».

À ce stade, plusieurs sources affirment que l’attaque pourrait être liée à celle qui s’est produite le 21 juillet, à Kolokani (à une centaine de kilomètres au nord de Bamako) où une unité de la Force spéciale antiterroriste Forsat a été attaquée.

Selon un communiqué de l’état-major général des armées, « des attaques complexes et simultanées » ont visé le détachement de la force antiterroriste de la brigade territoriale de la gendarmerie. Deux militaires maliens ont été tués dans ces affrontements et trois ont été blessés.

Les autorités n’excluent néanmoins pas que l’attaque soit une tentative de coup d’État, nous confie une source proche des colonels. Ces derniers mois, la grogne est palpable parmi certains officiers maliens qui ne partagent pas les choix stratégiques de la junte d’Assimi Goïta – notamment la collaboration avec le groupe de sécurité privée russe Wagner. Le 11 mai dernier, les autorités avaient annoncé avoir déjoué une tentative de renversement du régime et mis aux arrêts le colonel Amadou Keïta, un proche du président du Conseil national de transition (CNT), Malick Diaw.

Avec Jeune Afrique par Aïssatou Diallo, Benjamin Roger, Fatoumata Diallo, Manon Laplace