Posts Tagged ‘Attaque’

Belgique/attaque de Liège: trois morts, dont deux policières, un juge terroriste saisi

mai 29, 2018

/ © TWITTER/AFP / Victor JAY

Un homme a tué par balles trois personnes dont deux policières mardi matin à Liège, dans l’est de la Belgique, avant de prendre un otage dans un établissement scolaire et d’être finalement abattu par les forces de l’ordre, une tuerie qui a les apparences d’un acte terroriste selon la justice belge.

Le Premier ministre belge Charles Michel a dénoncé dans un tweet une « violence lâche et aveugle ».

Le dossier a été confiée à un juge d’instruction antiterroriste car « des éléments vont dans la direction d’un acte terroriste », a justifié à l’AFP Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

La fusillade s’est produite vers 10h30 (08H30 GMT) sur le boulevard d’Avroy, une grande artère de la ville.

L’assaillant, décrit dans les médias comme « Benjamin H. », un trentenaire condamné pour des délits qui bénéficiait d’une permission de sortie de prison pour préparer sa réinsertion, a d’abord agressé au couteau deux agents de police, avant de s’emparer de leurs armes de service pour les abattre.

Ces deux femmes, employées de la police locale, ont été « agressées par l’arrière », recevant « de multiples coups de couteaux », a dit lors d’une conférence de presse le procureur de Liège, Philippe Dulieu.

– Echange de tirs –

Après avoir subtilisé les armes des policières, l’assaillant a aussi tué une troisième fois en faisant feu contre un homme de 22 ans passager d’une voiture en stationnement.

Dans un second temps, après une courte prise d’otage qui a suivi le triple meurtre, un nouvel échange de tirs a eu lieu, et « plusieurs » autres policiers ont été « blessés aux jambes », a ajouté M. Dulieu. L’assaillant a finalement été abattu par les forces de l’ordre.

Personne n’a en revanche été blessé lors de la prise d’otage d’une employée dans le complexe scolaire Athénée Léonie de Waha, mais des élèves ont dû être évacués vers d’autres écoles.

« Tous les enfants vont bien, ceux du primaire et de maternelle n’ont rien vu, ils ont été évacués par l’arrière de l’école », a dit à l’AFP Julie Fernandez, mère d’un enfant de 7 ans et par ailleurs députée fédérale.

Le bourgmestre (maire) de Liège Willy Demeyer a précisé devant la presse que l’établissement ne rouvrirait que jeudi, de manière à organiser d’ici là la prise en charge pyschologique des élèves.

Les motivations du tireur restaient floues en début d’après-midi. Une porte-parole du parquet de Liège jointe par l’AFP n’a pas pu confirmer les informations de presse selon lesquelles il aurait crié « Allah Akbar » en s’en prenant aux policiers.

Des images diffusées par la chaîne privée RTL montraient l’assaillant abattu étendu sur un trottoir, entièrement vêtu de noir, face contre le sol.

La Belgique, frappée par des attentats jihadistes qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016, a été depuis le théâtre de plusieurs agressions contre des militaires ou des policiers.

La dernière attaque considérée comme « terroriste » s’est produite le 25 août 2017 : un homme de 30 ans d’origine somalienne a agressé des soldats au couteau, blessant légèrement un d’eux, en criant « Allah Akbar » en plein coeur de Bruxelles. Il a été abattu.

Le 6 août 2016, un Algérien vivant en Belgique avait attaqué à la machette deux policières devant l’hôtel de police de Charleroi (sud) aux cris de « Allah Akbar », les blessant au visage et au cou avant d’être abattu. Le groupe Etat islamique (EI) avait revendiqué cette attaque le lendemain.

– « Terrible attaque » –

En septembre 2016, c’est dans la commune bruxelloise de Molenbeek que deux policiers avaient reçu des coups de couteau sans toutefois être blessés, grâce au port d’un gilet pare-balles.

Consulté mardi, l’Ocam, l’organisme chargé d’évaluer la menace terroriste en Belgique, a décidé de maintenir inchangé le niveau 2 correspondant à une menace jugée « peu vraisemblable ».

Le niveau qui était fixé à 3 –voire ponctuellement 4– depuis trois ans avait été abaissé en janvier. L’Ocam avait justifié notamment cette décision par le délitement de l’EI en zone irako-syrienne.

Le président français Emmanuel Macron a fait part de la « solidarité du peuple français à l’égard du peuple belge », après cette « terrible attaque ».

Romandie.com avec (©AFP / 29 mai 2018 15h13)                

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Canada: attaque à la bombe contre un restaurant indien, 15 blessés

mai 25, 2018

Ottawa – La police canadienne recherchait activement vendredi deux hommes soupçonnés d’avoir lancé une bombe la veille au soir dans un restaurant indien de la banlieue de Toronto, faisant 15 blessés dont trois graves.

A ce stade, il n’y a « aucun signe qu’il s’agisse d’un acte terroriste », a déclaré lors d’une conférence de presse la cheffe de la police locale Jennifer Evans, tout en notant que l’enquête ne faisait que débuter.

Un engin explosif improvisé a explosé jeudi soir dans un établissement de Mississauga, à l’ouest de la capitale économique du Canada, au moment où deux fêtes d’anniversaire s’y tenaient, selon la police.

« Deux hommes portant des capuches ont été vus entrant dans le restaurant avec un engin explosif improvisé, puis prenant la fuite immédiatement après l’explosion », a décrit Jennifer Evans vendredi matin.

Les deux hommes n’ont rien dit et ont seulement jeté la bombe dans le restaurant, d’après la police.

« Toutes les ressources de la police sont mobilisées en ce moment afin de retrouver les gens responsables de cet acte horrible », a dit Mme Evans.

Trois des 15 blessés –un homme de 35 ans et deux femmes de 48 et 62 ans– ont été hospitalisés dans un état critique. Ils étaient dans un état stable vendredi matin, a précisé la police.

Les autres victimes ont été traitées pour des blessures bénignes.

« C’est un crime haineux », s’est insurgée la mairesse de Mississauga, Bonnie Crombie.

La métropole de Toronto, la troisième d’Amérique du Nord, accueille une très importante communauté d’origine indienne.

Le consulat d’Inde à Toronto a proposé son aide, sans toutefois préciser la nationalité des blessés.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 13h20)                                                        

Centrafrique: un casque bleu mauritanien tué dans l’attaque d’un convoi de l’ONU

mai 17, 2018

Libreville – Un Casque bleu mauritanien a été tué et huit blessés jeudi matin en Centrafrique lors d’une attaque d’un convoi de l’ONU par des milices « antibalaka », a annoncé l’armée mauritanienne, en affirmant que « 40 assaillants » avaient été tués.

« Une patrouille du bataillon mauritanien de maintien de la paix chargée d’escorter un convoi onusien a été attaquée ce matin 17 mai 2018 par les milices antibalaka » au sud de la ville d’Alindao, dans le sud-est de la Centrafrique, a indiqué Nouakchott dans un communiqué.

« Quarante assaillants » ont perdu la vie durant les combats, a ajouté l’armée mauritanienne. Les antibalaka sont des milices autoproclamées d' »autodéfense » peu organisées et implantées localement.

A New York, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a condamné cette attaque dans un communiqué. Il « appelle les autorités centrafricaines à enquêter » sur ces attaques contre les Casques bleus « et à traduire rapidement les responsables en justice », a précisé dans ce communiqué son porte-parole adjoint, Farhan Haq.

C’est le troisième Casque bleu de la Mission de l’ONU dans le pays (Minusca, 10.000 soldats) tué en Centrafrique depuis le début de l’année.

« Cette violence aveugle est inadmissible. Pourquoi s’attaquer à des Casques bleus dont la présence sur le sol centrafricain n’a d’autres objectifs que d’aider le pays à sortir de l’engrenage de la violence et contribuer au retour d’une paix et d’une stabilité durables en République centrafricaine? », s’est insurgé jeudi soir le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RCA, Parfait Onanga-Anyanga, dans un communiqué.

Selon le texte de l’ONU, les Casques bleus mauritaniens escortaient un convoi logistique entre les villes de Kongbo et Alindao quand ils ont été attaqués jeudi matin.

Parmi les huit blessés, tous évacués par la Minusca, cinq sont dans un état grave, selon l’ONU.

La mission onusienne, présente dans le pays depuis 2014, tente de rétablir la sécurité dans un pays où l’Etat ne contrôle qu’une maigre partie du territoire national.

L’armée nationale n’est présente que dans quelques villes, tandis que les groupes armés contrôlent une majorité du pays, où ils combattent pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l’or et le bétail.

Romandie.com avec(©AFP / 17 mai 2018 20h36)                                                        

Attaque au couteau: l’assaillant né en Tchétchénie et fiché S, ses parents en garde à vue

mai 13, 2018

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a présidé une réunion d’état-major au ministère de l’Intérieur le 13 mai 2018, après l’attaque jihadiste au couteau la veille près de l’Opéra à Paris.  / © AFP / Eric FEFERBERG

L’attaque au couteau à Paris revendiquée par le groupe Etat islamique, et qui a coûté la vie samedi soir à un passant, a été perpétrée par un Français de 20 ans né en Tchétchénie, qui était fiché S, et dont les parents ont été placés dimanche en garde à vue.

Le jeune homme, abattu par les policiers juste après l’attaque, « est un Français né en Tchétchénie » en novembre 1997. « Son père et sa mère ont été placés en garde à vue dimanche matin », a déclaré à l’AFP une source judiciaire.

La Tchétchénie est une république musulmane russe du Caucase, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000. Selon l’agence de presse publique russe Ria Novosti, l’ambassade de Russie en France a demandé aux autorités françaises des « informations sur la nationalié de l’assaillant ».

S’il n’avait pas d’antécédent judiciaire, le jeune homme était en revanche fiché S (pour « sûreté de l’Etat »), et donc connu des services de police, ont indiqué des sources proches de l’enquête, sans en préciser les motifs.

Un passant français, âgé de 29 ans, a été tué et quatre personnes blessées par cet homme armé d’un couteau qui a crié « Allah Akbar », selon deux témoins. Les blessés sont hors de danger, a annoncé dans la nuit le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, qui dimanche matin, a présidé une réunion d’état-major au ministère de l’Intérieur.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui a frappé plusieurs fois la France depuis 2015, a rapidement revendiqué l’attaque. « L’auteur de cette attaque au couteau à Paris est un soldat de l’Etat islamique », a déclaré une « source sécuritaire » à Amaq, l’organe de propagande de l’EI.

« La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté », a réagi le président Emmanuel Macron sur Twitter.

Le Premier ministre Edouard Philippe a salué « l’exceptionnelle réactivité des forces de police », dont l’intervention en quelques minutes a permis d’éviter « un bilan plus lourd ».

L’agression a eu lieu peu avant 21H00 dans le IIe arrondissement, en plein coeur de Paris, près de l’Opéra, un quartier touristique de bars, restaurants et théâtres.

« A ce stade et sur la foi d’une part de témoignages faisant état du fait que l’agresseur a crié +Allah Akbar+ en attaquant les passants au couteau », et « compte tenu du mode opératoire, nous avons saisi la section antiterroriste du parquet de Paris », a déclaré le procureur de la République François Molins.

Voyant les policiers arriver à sa hauteur rue Monsigny, l’agresseur s’est dirigé vers eux et les a menacés en criant « Tire, tire, je vais te planter », selon des sources policières. Un agent a alors fait usage d’un pistolet à impulsion électrique pour maîtriser l’assaillant. Puis un deuxième fonctionnaire lui a tiré dessus à deux reprises, le blessant mortellement.

Un Luxembourgeois de 34 ans, blessé au dos selon des sources policières, a été transporté en « urgence absolue » à l’hôpital parisien Georges-Pompidou. Une femme de 54 ans a aussi été grièvement blessée. Une femme de 26 ans et un homme de 31 ans l’ont été plus légèrement.

« La personne la plus grièvement blessée (…) va mieux », elle « a été opérée et donc aujourd’hui elle est sauvée », s’est réjoui dans la nuit Gérard Collomb, qui s’est rendu à son chevet. « Deux de ses amis sont dans un autre hôpital, ils sont totalement hors de danger. Une quatrième personne qui avait été blessée est aussi hors de danger », a-t-il ajouté.

Près de l’Opéra, les témoins ont raconté la panique qui a saisi ceux qui passaient la soirée dans le quartier. « On a entendu deux coups de feu, on ne savait pas ce que c’était, on a vu des gens partir en courant et on est partis en courant aussi », a dit Sébastien, qui se trouvait à la terrasse bondée d’un café avec deux amis.

– « Il faut des actes » –

La grande mosquée de Paris a déploré « une attaque lâche et barbare qui ne peut se réclamer d’aucune religion et que nous condamnons fermement ».

De leur côté, la droite et l’extrême droite ont appelé l’exécutif à la fermeté.

« Dans la guerre contre le terrorisme, les mots ne suffisent pas, il faut des actes », a tweeté le président des Républicains, Laurent Wauquiez.

« Maintenant nous attendons une information essentielle », a asséné la dirigeante du FN Marine Le Pen: « Par quelle filière ce terroriste islamiste et sa famille sont-ils présents sur notre territoire? »

Cette attaque, qui porte à 246 le nombre de victimes tuées dans des attentats sur le sol français depuis 2015, intervient alors que la France vit sous une constante menace terroriste.

La France fait partie de la coalition militaire internationale intervenant en Syrie et Irak contre l’EI. Dans sa revendication, l’EI affirme que l’assaillant de Paris a agi « en représailles envers les Etats de la coalition ».

Romandie.com avec (©AFP / 13 mai 2018 12h14)                  

Burundi: au moins 23 morts dans une attaque contre un village

mai 12, 2018

Nairobi – Des inconnus armés ont tué au moins 23 personnes dans la nuit de vendredi à samedi lors d’une attaque contre un village dans le nord-ouest du Burundi, a indiqué samedi un responsable local.

« On a déjà décompté 23 personnes tuées dont des hommes, des femmes et des enfants, mais le bilan pourrait être plus lourd car on continue à chercher s’il n’y a pas d’autres victimes », a déclaré à l’AFP ce responsable qui a demandé à garder l’anonymat.

Selon des témoins, dix personnes ont en outre été blessées dans l’attaque menée par un groupe d’hommes armés de fusils et d’armes blanches qui ont également mis le feu à des édifices dans un village de la province de Cibitoke frontalière avec la République démocratique du Congo et le Rwanda.

« Ces criminels sont allés de maison à maison et ont commis un véritable carnage, certaines des victimes ont été égorgées, d’autres achevées au fusil, (…), il y a même toute une famille qui a été brûlée vive dans sa maison », a expliqué le responsable local.

On ignore pour l’instant les raisons de cette attaque et l’identité des assaillants qui ont, selon des habitants, gagné la RDC après l’attaque.

Cette attaque est survenue alors que le Burundi s’apprête à organiser le 17 mai un référendum constitutionnel contesté qui devrait permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu’en 2034.

Romandie.com avec(©AFP / 12 mai 2018 10h05)                                                                                                                

Chine: 7 enfants tués, 12 blessés dans une attaque au couteau

avril 27, 2018

Pékin – Un homme armé d’un couteau a tué sept collégiens et en a blessé 12 autres vendredi alors qu’ils rentraient chez eux dans le nord de la Chine, ont annoncé les autorités locales.

L’homme a été arrêté et les collégiens blessés ont reçu des soins, a indiqué sur son site officiel le département de la propagande du comté de Mizhi, dans la province de Shaanxi, sans plus de détails.

Les faits se sont déroulés vers 06h10 locales, a ajouté le département sans plus de détails. L’âge des enfants n’a pas été précisé mais les collégiens sont généralement âgés de 12 à 15 ans en Chine.

Les attaques au couteau ne sont pas rares dans le pays. En février, un homme armé d’un couteau a tué une femme et blessé 123 personnes dans un centre commercial de Pékin.

L’an passé, un homme armé d’un couteau de cuisine a tué deux personnes et blessé neuf autres dans un supermarché de Shenzen, dans le sud du pays.

En janvier 2017, c’est également avec un couteau de cuisine qu’un homme a blessé 11 enfants dans une école maternelle de la région autonome de Guangxi Zhuang (sud).

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2018 13h25)

Mali: tirs d’obus vers des camps de l’armée et l’ONU à Tombouctou, pas de victime

avril 22, 2018

Bamako – « Des terroristes » ont tiré dimanche des obus vers des camps de l’armée malienne et de l’ONU (Minusma) à Tombouctou (nord-ouest) sans faire de victime, a appris l’AFP de sources de sécurité maliennes et onusienne.

« Des obus ont été tirés par les terroristes vers le camp de l’armée malienne à Tombouctou sans dégâts visibles », a affirmé à l’AFP une source militaire malienne.

L’information a été confirmée par une source policière. « Ce sont des tirs indirects venant de la direction de la localité de Goundam (près de Tombouctou) et qui n’ont pas causé de dégâts », a-t-elle dit.

Ce sont au total quatre obus qui ont été tirés, a indiqué à l’AFP une source de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) à Tombouctou.

« Au moins deux des obus ont été lancés dans les environs de la Minusma à Tombouctou sans faire de victime », a précisé une source de la Minusma dans cette ville.

Cette nouvelle attaque survient après celle menée le 14 avril à Tombouctou contre le camp de la force française Barkhane et de la Minusma.

Cette attaque a coûté la vie à un Casque bleu burkinabè, et a blessé sept soldats de l’ONU, sept militaires français et deux civils maliens.

Elle a été revendiquée vendredi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, formé en 2017, et dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Par ailleurs, le groupe Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS) a revendiqué dimanche « la mort de l’officier Youssouf Ag Noch dit Ahallachoch du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako) le 15 avril 2018 à Gossi » (région de Tombouctou) dans un communiqué.

La mairie et les services de sécurité de Gossi avaient le 15 avril annoncé l’assassinat de ce combattant du Gatia par deux hommes armés à moto.

L’EIGS, basé à la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, est dirigé par Adnane Abou Walid Sahraoui, un transfuge d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Présents sur la frontière entre le Mali et le Niger, le GATIA et le MSA (Mouvement pour le salut de l’Azawad, issu de l’ex-rébellion) participent à des opérations de sécurisation aux côtés de la force française Barkhane et de l’armée malienne.

Les tirs d’obus dimanche à Tombouctou surviennent au lendemain de l’annonce par l’armée malienne qu’elle a « neutralisé » vendredi 15 « terroristes » dans le centre du Mali. Un soldat a été tué et deux blessés dans cette opération.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.

Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013 d’une intervention militaire française.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, française et internationales, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Romandie.com avec(©AFP / 22 avril 2018 21h10)                                            

Pakistan: deux chrétiens tués dans des tirs revendiqués par l’EI

avril 15, 2018

/ © AFP / BANARAS KHAN

Deux chrétiens ont été tués et trois autres blessés dimanche devant une église de Quetta, dans le sud du Pakistan, par des tirs à partir de motos, la deuxième attaque de ce type dans cette région depuis le début du mois.

La branche locale du groupe EI a revendiqué cette attaque dans la capitale du Balouchistan, selon SITE, une organisation spécialisée dans la surveillance des sites jihadistes.

« Quatre hommes sur deux motos ont ouvert le feu de manière non ciblée » sur un groupe de chrétiens, « tuant deux personnes et en blessant trois autres », a dit à l’AFP un responsable de la police locale, Abdul Razzaq Cheema.

Cette fusillade survient moins de deux semaines après une attaque du même type, également revendiquée par l’EI, et au cours de laquelle quatre chrétiens avaient péri.

En décembre, deux kamikazes se sont fait exploser dans une église de Quetta, tuant neuf personnes et en blessant une dizaine.

Les chrétiens représentent moins de 2% des 200 millions de Pakistanais, en très grande majorité musulmans, et sont victimes de discriminations et de violences.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 23h08)                

Attaque Tombouctou: sept blessés français, une quinzaine d’assaillants tués

avril 15, 2018

Des Casques bleus à proximité de l’aéroport de Tombouctou, dans le nord du Mali, le 4 février 2016 / © AFP/Archives / SÉBASTIEN RIEUSSEC

Sept soldats français ont été blessés dans l’attaque qui a visé samedi les camps de la Minusma et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali, au cours de laquelle « une quinzaine » d’assaillants ont été tués, a annoncé dimanche à l’AFP l’état-major français.

L’assaut a fait au moins un mort et une dizaine de blessés parmi les Casques bleus, selon la mission de l’ONU au Mali (Minusma). Un premier bilan donné par les autorités maliennes avait fait état d' »une dizaine de blessés » parmi les troupes françaises.

« Je déplore la mort d’un Casque bleu et plusieurs blessés suite à une attaque contre à selon rapports préliminaires. Toutes mes condoléances et mon entier soutien aux collègues. Notre détermination à soutenir la paix au reste inébranlable », a réagi dimanche sur Twitter le chef du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

« Cette attaque sournoise a été contrée, l’objectif de provoquer le plus de dégâts possible a échoué », a dit le porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrik Steiger. « Au moins une quinzaine (d’assaillants) ont été tués », dont certains à l’extérieur de l’enceinte du camp.

« Des tirs indirects de roquettes ou de mortier ont été suivis par l’explosion successive de trois véhicules piégés. Des assaillants ont réussi à entrer, dont certains déguisés en Casques bleus pour semer la confusion », a-t-il ajouté, soulignant qu' »aucun tir fratricide n’a eu lieu ».

Le ministère malien de la Sécurité avait évoqué la veille deux véhicules piégés, l’un aux couleurs des Forces armées maliennes (Fama) et l’autre portant le sigle « UN » des Nations unies. Le premier « a explosé », tandis que le second « a pu être immobilisé ».

En réaction à l’assaut, quatre avions Mirage 2000 ont été envoyés samedi depuis la base française de Niamey, au Niger, ainsi que deux hélicoptères Tigre et trois Caïman avec des commandos à leur bord, « pour contribuer à la reprise complète du contrôle » du camp et « sécuriser la piste de l’aéroport (jouxtant le camp, NDLR) afin de permettre l’évacuation sanitaire des blessés », a précisé le colonel Steiger.

« Au petit matin, la situation était stabilisée », a-t-il ajouté.

Les sept militaires français blessés ont pu être évacués vers la base de Gao.

Depuis 2013, les groupes jihadistes ont été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et dans le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 15h27)                

Syrie: de nouvelles frappes occidentales provoqueraient « le chaos » (Poutine à Rohani)

avril 15, 2018

Moscou (Russie) – Le président russe Vladimir Poutine a averti dimanche que de nouvelles frappes occidentales contre la Syrie provoqueraient « le chaos » dans les relations internationales, après une attaque coordonnée menée samedi par les Etats-Unis et leurs alliés.

M. Poutine a souligné, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, que « si de telles actions, menées en violation de la Charte des Nations unies, venaient à se reproduire, cela provoquerait inévitablement le chaos dans les relations internationales », selon un communiqué du Kremlin.

Les deux dirigeants ont « constaté que cette action illégale endommageait sérieusement les perspectives d’un règlement politique en Syrie », selon la même source.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé samedi des frappes concertées en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad, une semaine après l’attaque chimique présumée du 7 avril dans la ville syrienne alors rebelle de Douma, imputée aux forces gouvernementales.

Vladimir Poutine avait déjà dénoncé samedi « avec la plus grande fermeté » ces frappes qu’il a qualifiées d' »acte d’agression à l’encontre d’un Etat souverain qui se trouve à l’avant-garde de la lutte contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 avril 2018 14h08)