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Burkina Faso : une nouvelle attaque « jihadistes » dans le nord du pays fait une dizaine de morts

janvier 17, 2022
Un soldat burkinabè, à Ouagadougou, au Burkina Faso, le18 janvier 2016 (image d’illustration) © Sunday Alamba/AP/SIPA

Une dizaine de civils ont été tués samedi lors d’une attaque attribuée à des jihadistes et perpétrée contre le village de Namssiguian, dans le nord du Burkina Faso.

Samedi matin « des individus armés non identifiés ont mené une attaque meurtrière dans le village de Namssiguian, dans la province du Bam », a déclaré une source sécuritaire en précisant que « le bilan provisoire établi hier (samedi) était d’une dizaine de civils tués » et que « des familles sont toujours sans nouvelles de certains de leurs proches », a-t-elle ajouté.

Un habitant de la zone a de son côté parlé d’un bilan provisoire d’au moins neuf morts. Il y a également « d’importants dégâts matériels car des boutiques et des commerces ont été incendiés ». « Les terroristes sont restés pendant plusieurs heures dans le village où ils ont pillé et détruit», a-t-il ajouté, affirmant que « les assaillants avaient préalablement saboté les antennes téléphoniques, rendant toute communication impossible ».

Spirale de violences

Comme ses voisins malien et nigérien, le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, affiliés à Al-Qaïda et au groupe État islamique. Malgré des opérations contre ces groupes, l’armée a du mal à contenir les violences qui ont fait plus de 2 000 morts en six ans, et contraint plus de 1,5 million de personnes à fuir leurs foyers.

Fin décembre, une attaque de jihadistes présumés avait fait 41 morts dans le nord du Burkina Faso, dont des civils et des supplétifs de l’armée. Selon plusieurs médias burkinabè, cette embuscade visait un convoi de commerçants, escorté par des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). C’était le bilan le plus lourd enregistré depuis l’attaque d’Inata (nord), mi-novembre, où 57 personnes dont 53 gendarmes avaient été tuées, suscitant l’exaspération de la population.

Mais la plus meurtrière depuis le début des violences djihadistes en 2015 au Burkina reste à ce jour celle de Solhan, dans la province du Sahel (nord), au cours de laquelle au moins 132 personnes ont été tuées, selon un bilan officiel.

Les attaques d’ampleur variable contre des civils ou des membres des Forces de défense et de sécurité sont devenues presque quotidiennes au Burkina. Jeudi, un policier a été tué et « plusieurs terroristes neutralisés » lors d’une attaque armée contre un poste de contrôle dans le nord, selon des sources sécuritaires. Deux jours auparavant, au moins quatre soldats avaient trouvé la mort dans une attaque attribuée à des groupes jihadistes contre une unité du détachement militaire de Markoye, toujours dans le nord du pays, près de la frontière du Niger.

Quatre officiers supérieurs de l’armée ont été nommés jeudi à la tête de régions du nord et de l’est du Burkina Faso, les zones les plus frappées par les jihadistes.

Par Jeune Afrique avec l’AFP

Bénin : une attaque « terroriste » meurtrière dans le nord du pays

décembre 2, 2021
Désormais, des militaires patrouilleront avec les rangers dans la Pendjari, au Bénin. © STEFAN HEUNIS/AFP

Une position de l’armée béninoise, située dans l’Atacora, a été prise pour cible par des « jihadistes » dans la nuit du 1er au 2 décembre. Deux soldats et un assaillant ont été tués.

Le bilan est lourd du côté des forces armées béninoises. Deux soldats ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi dans une attaque menée par des assaillants qualifiés de « jihadistes » par une source militaire. Le poste de l’armée visé par cette attaque se situe près de Porga, une petite ville du département de l’Atacora, non loin de la frontière avec le Burkina Faso, en bordure du parc de la Pendjari.

Les combats ont été intenses. Outre les deux soldats tués, plusieurs ont été blessés dans l’échange de tirs entre les militaires et les membres du groupe armé, qui n’a pour l’heure pas été formellement identifié. L’un des « jihadistes » a été abattu.

« Pas une surprise »

La veille déjà, un accrochage avait eu lieu dans le département voisin de l’Alibori, également situé à la frontière avec le Burkina. Cette fois-là, c’est une patrouille de l’armée qui a été prise pour cible, alors qu’elle se trouvait à proximité du fleuve Mékrou. Aucune victime chez les soldats, mais l’un des assaillants a été tué.

Ces deux opérations qui ont visé les forces armées béninoises à quelques heures d’intervalles dans le nord du pays interviennent trois semaines après une autre attaque perpétrée dans le nord du Togo et attribuée à des jihadistes en provenance du Burkina. Selon une source sécuritaire béninoise, cette recrudescence de violences n’est « malheureusement pas une surprise ».

IL N’Y A PAS DE KATIBA AU BÉNIN. LES GENS QUI MÈNENT CES ATTAQUES DEPUIS 2019 VIENNENT D’AILLEURS

Notre source assure que des informations faisant état de mouvement de groupes armés dans le parc de la Pendjari avait conduit à un relèvement du niveau de vigilance et que, « un mois avant l’attaque qui s’est produite au Togo », le dispositif sécuritaire béninois avait été renforcé à la frontière avec le Burkina Faso. « Il n’y a pas de katiba au Bénin, assure cependant notre source sécuritaire. Les gens qui mènent ces attaques depuis 2019 viennent d’ailleurs. »

Infiltration jihadiste ?

En février dernier, Bernard Émié, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services de renseignements français, avait affirmé que les chefs d’Al-Qaïda avaient conçu un « projet d’expansion vers les pays du golfe de Guinée ». « Ces pays sont désormais des cibles eux aussi. Pour desserrer l’étau dans lequel ils sont pris et pour s’étendre vers le Sud, les terroristes financent déjà des hommes qui se disséminent en Côte d’Ivoire ou au Bénin », avait-il affirmé.

En juin dernier, un rapport publié par le think tank néerlandais Clingendael avait observé que, s’il n’y avait « pas de signe d’installation permanente » jihadiste dans le pays, certains groupes armés  « parcourent régulièrement les trois provinces [du nord du pays : Alibori, Atacora et Borgou], disposent de moyens logistiques et ont développé des liens avec des individus au Bénin ». Les auteurs de cette enquête s’appuyaient notamment sur les travaux de l’ONG Armed Conflict Location & Event Data Project (Acled), qui affirmait qu’« au Bénin, le GSIM [Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] est actuellement en quête de ravitaillement pour sa base arrière de Pama », au Burkina Faso, et faisait état d’une augmentation des incidents armés depuis mars 2021.

Le rapport, dont les conclusions et la méthodologie avaient été remises en cause par les autorités béninoises, mettaient alors en garde contre une sous-évaluation de la menace terroriste.

Avec Jeune Afrique par Mathieu Millecamps

Attaque dans un train à Tokyo: 17 blessés, un suspect arrêté

octobre 31, 2021
Attaque dans un train a Tokyo: 17 blesses, un suspect arrete
Attaque dans un train à Tokyo: 17 blessés, un suspect arrêté© JIJI PRESS/AFP/STR

Un homme a été arrêté après avoir attaqué dimanche des passagers dans un train à Tokyo avec un couteau et avoir déclenché un incendie à bord, ont annoncé des médias locaux faisant état de 17 blessés, dont un grave.

Une vidéo filmée à bord et publiée sur Twitter a montré des passagers paniqués courant dans le train, fuyant des flammes et de la fumée envahissant des wagons.

Une autre vidéo filmait des passagers en train d’évacuer par des fenêtres le train de la ligne Keio immobilisé dans une station de la banlieue ouest de la capitale japonaise.

L’agence de presse Kyodo a donné un bilan de 15 blessés, tandis que la chaîne de télévision publique NHK faisait état de 17 blessés, dont un grave, un homme d’une soixantaine d’années.

L’agresseur présumé, qui serait âgé d’une vingtaine d’années, a attaqué des personnes avec un couteau et allumé un incendie en répandant dans le train en liquide non identifié, selon des médias. Il aurait été arrêté pour tentative de meurtre.

Sollicitée par l’AFP, la police a décliné tout commentaire, et la compagnie ferroviaire Keio a déclaré qu' »un incident impliquant des blessés » s’était produit peu avant 20H00 (11H00 GMT) près de Kokuryo, dans la banlieue ouest de Tokyo.

Halloween et élections

« D’abord j’ai cru que c’était un événement lié à Halloween. Mais j’ai fui quand un homme armé d’un long couteau est entré » a déclaré à l’AFP un passager qui s’en est sorti indemne.

L’assaillant a commis ses actes sans montrer la moindre émotion, « juste mécaniquement », a dit une passagère, ajoutant: « Je pense que ça a fait peur à tout le monde ».

Aussitôt après l’attaque, des dizaines de pompiers et de policiers se sont rendus sur place.

L’attaque est survenue au moment où les bureaux de vote fermaient dans le pays qui organisait dimanche des élections législatives, et aussi en pleine fête de Halloween, très populaire dans l’archipel nippon.

Les agressions sont rares au Japon, où la législation sur les armes à feu est par ailleurs extrêmement stricte.

Cependant en août, deux autres attaques ont eu lieu dans les transports publics de Tokyo.

Début août, alors que se tenaient les Jeux olympiques dans la capitale japonaise, une attaque au couteau à bord d’un autre train de banlieue avait fait dix blessés.

Puis le 24 août, deux personnes avaient subi des brûlures à l’acide sulfurique dans une station de métro de la capitale.

Dans les deux cas, les suspects, des Japonais, avaient été arrêtés peu après.

Par Le Point avec AFP

Norvège: 5 tués dans une attaque à l’arc, la piste terroriste pas exclue

octobre 13, 2021
Norvege: 5 tues dans une attaque a l'arc, la piste terroriste pas exclue
Norvège: 5 tués dans une attaque à l’arc, la piste terroriste pas exclue© NTB/AFP/Terje Pedersen

La police norvégienne a arrêté un Danois de 37 ans, soupçonné d’être l’auteur d’une attaque à l’arc et aux flèches qui a fait cinq morts et deux blessés mercredi à Konsberg, dans le sud-est du pays, les enquêteurs n’excluant pas à ce stade une motivation terroriste.

Le suspect, interpellé peu de temps après les faits, est un citoyen danois de 37 ans résidant à Kongsberg, a annoncé la police norvégienne dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Nous avons décidé de confirmer cette information car beaucoup de rumeurs circulent sur les réseaux sociaux autour de l’auteur de l’attaque, certaines [mettant en cause] des personnes n’ayant aucun lien avec les actes graves commis », a-t-elle ajouté.

Plus tôt dans la soirée, le responsable de la police locale, Øyvind Aas, avait fait état lors d’un point de presse de cinq personnes mortes et deux blessées.

Les deux blessés ont été hospitalisés dans des unités de soins critiques mais, selon Øyvind Aas, rien n’indique que leur vie est en danger. L’un d’eux était un policier hors service qui se trouvait dans un supermarché, l’un des multiples endroits où l’attaque s’est produite.

« Selon les informations dont nous disposons maintenant, il n’y a qu’une personne impliquée dans ces actes », a ajouté le policier. Aucun autre suspect n’est donc recherché.

Les motivations de l’agresseur sont encore inconnues à ce stade.

Selon la chaîne TV2, généralement bien informée, l’auteur présumé de l’attaque est converti à l’islam et a des antécédents médicaux — ce que les autorités n’ont pas voulu confirmer.

« Vu le déroulement des faits, il est naturel d’évaluer s’il s’agit d’une attaque terroriste », a indiqué Øyvind Aas.

« Le suspect n’a pas été entendu et il est trop tôt pour se prononcer sur ses mobiles », a-t-il ajouté, précisant que les enquêteurs gardaient « toutes les possibilités ouvertes ».

« Carquois sur l’épaule »

Informée à 18H13 (16H13 GMT), la police a arrêté le suspect à 18H47 et l’a emmené au commissariat de la ville voisine de Drammen.

A Kongsberg, petite ville d’environ 25.000 habitants à environ 80 kilomètres à l’ouest d’Oslo, l’accès aux lieux du crime était bloqué par un cordon de police et des agents, a constaté un correspondant de l’AFP.

Une femme, Hansine, qui a en partie assisté à l’attaque, a dit à TV2 avoir entendu du vacarme et vu une femme se mettre à l’abri ainsi qu' »un homme au coin de la rue avec des flèches dans un carquois sur l’épaule et un arc dans la main ».

« Après, j’ai vu des gens courir pour leur vie. L’un d’eux était une femme qui tenait un enfant par la main », a-t-elle témoigné auprès de la chaîne.

« Ces événements nous ébranlent », a déclaré la Première ministre Erna Solberg, dont c’était le dernier jour en fonction. Elle cédera jeudi son poste au travailliste Jonas Gahr Støre, vainqueur des législatives du 13 septembre.

Policiers armés

Les habitants ont été appelés à rester chez eux tandis que d’importantes forces de police et de multiples ambulances ont été déployées.

Des hélicoptères de la police et des services médicaux ainsi qu’une équipe de démineurs ont aussi été envoyés sur place.

La direction norvégienne de la police a décidé que les agents, qui ne sont généralement pas armés, porteraient des armes à titre temporaire dans tout le pays.

Plusieurs médias ont diffusé des photos de flèches noires, de compétition semble-t-il, gisant au sol ou, pour l’une d’entre elles, solidement fichée dans un mur.

Dans le passé, la Norvège, nation traditionnellement paisible, a été la cible d’attaques d’extrême droite.

Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, avant d’ouvrir le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya, faisant 69 autres victimes.

En août 2019, Philip Manshaus avait aussi tiré dans une mosquée des environs d’Oslo, avant d’être maîtrisé par des fidèles, sans faire de blessé grave. Il avait auparavant abattu par racisme sa demi-soeur adoptive d’origine asiatique.

Plusieurs projets d’attentats islamistes ont par ailleurs été déjoués.

Par Le Point avec AFP

Japon-Tokyo : 9 usagers d’un train attaqués au couteau

août 6, 2021

Les faits se sont produits à bord d’un train de banlieue, ce vendredi pendant la soirée. Le suspect, interpellé, a reconnu être l’auteur de l’attaque.

Les faits se sont deroules a Tokyo, dans un train de banlieue, ce vendredi dans la soiree.
Les faits se sont déroulés à Tokyo, dans un train de banlieue, ce vendredi dans la soirée.© DAVID GANNON / AFP

Ce vendredi 6 août, neuf personnes ont été blessées dans une attaque au couteau à bord d’un train de banlieue à Tokyo. Un suspect a été interpellé peu après les faits. Il s’était d’abord enfui puis s’en rendu, reconnaissant être l’auteur de l’agression, selon des médias locaux.

L’agression a eu lieu en soirée à bord d’un train de banlieue à Setagaya, un arrondissement de l’ouest de Tokyo. Une femme d’une vingtaine d’années a été grièvement blessée, selon la chaîne de télévision publique NHK citant les services de secours. Des actes violents de ce genre sont très rares au Japon, et cette attaque survient alors que la capitale du pays est en alerte maximale, en tant que ville hôte des Jeux olympiques.

Le suspect est âgé d’une vingtaine d’années

Le lieu de l’agression est situé à quelques kilomètres du site olympique des compétitions équestres. La compagnie de train concernée, Odakyu Electric Railway, a annoncé sur son site internet avoir suspendu une partie de son service en raison d’une « attaque dans une rame », sans donner plus de précisions. Le train a été acheminé vers un arrêt d’urgence.

Selon les médias, le suspect est un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. Il a été arrêté par la police après s’être rendu chez un commerçant, et avoir déclaré au gérant qu’il était l’auteur de l’attaque. Selon l’agence de presse Kyodo, l’auteur des faits avait abandonné à bord du train son arme blanche ainsi qu’un téléphone.

Des lois très strictes en matière d’armes

Sollicités par l’Agence France-Presse, la police locale et les services de secours ont décliné tout commentaire sur cette affaire dans l’immédiat. Les lois japonaises en matière d’armes à feu sont très strictes, mais des crimes ont été commis occasionnellement avec d’autres armes.

En 2019, un homme a tué deux personnes dont une écolière et blessé plus de dix personnes dans un déchaînement de violence qui a visé des enfants attendant un autobus. En 2018, un homme a été arrêté dans le centre du Japon après avoir poignardé à mort une personne et blessé deux autres à bord d’un train.

Avec Le Point par AFP

Afghanistan: des centaines de commandos dans une ville attaquée par les talibans

juillet 8, 2021
Afghanistan: des centaines de commandos dans une ville attaquee par les talibans
Afghanistan: des centaines de commandos dans une ville attaquée par les talibans© AFP/-

Des combats entre talibans et forces afghanes faisaient rage jeudi pour le deuxième jour consécutif à Qala-i-Naw et d’épais nuages de fumée noire s’élevaient au dessus de cette capitale provinciale dans le nord-ouest de l’Afghanistan.

Le gouvernement a envoyé par hélicoptère des centaines de commandos dans la province de Badghis pour contrer cette offensive talibane, la première contre une capitale provinciale depuis le début de la dernière phase du retrait des troupes américaines.

« Les talibans sont toujours dans la ville (…) On peut les voir passer et repasser sur leurs motos », a déclaré à l’AFP Aziz Tawakoli, un habitant de Qala-i-Naw, capitale de Badghis, précisant que presque la moitié des résidents ont fui.

Le pays traverse « l’une des étapes les plus compliquées de la transition » alors que le départ des troupes étrangères touche bientôt à sa fin et que les combats font rage, a affirmé jeudi le président afghan Ashraf Ghani.

« Les forces internationales repartent dans leurs pays respectifs après 20 ans ici, mais le pays peut être contrôlé », a-t-il assuré dans un discours, confiant dans la capacité de son gouvernement à gérer la crise.

A Londres, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé que la plupart des soldats britanniques avaient désormais quitté l’Afghanistan dans le cadre du retrait des forces de l’OTAN qui s’effectue en parallèle à celui des Américains.

« Je ne révélerai pas le calendrier de notre retrait, mais je peux dire à la Chambre que la plupart de nos troupes sont déjà parties », a-t-il déclaré face à des députés jeudi.

Le président américain Joe Biden doit s’exprimer sur le retrait d’Afghanistan jeudi, après une réunion avec son équipe de sécurité nationale.

Selon Abdul Latif Rostaee, directeur de la santé de la province de Badghis, au moins dix civils blessés ont été amenés à l’hôpital de la ville depuis jeudi matin.

Mercredi, quelques heures seulement après que l’armée américaine a annoncé avoir achevé « à plus de 90 % » son retrait d’Afghanistan, les talibans, qui se sont emparés depuis mai de vastes portions rurales du territoire et rapprochés de plusieurs grandes villes, sont entrés dans Qala-i-Naw, une ville d’environ 75.000 habitants.

« Les talibans ont repris leurs attaques dans plusieurs parties de la ville », a indiqué à l’AFP Hessamuddin Shams, gouverneur de la province de Badghis, assurant cependant que « l’ennemi est en train d’être repoussé et s’enfuit. »

Les forces afghanes ont lancé une contre-offensive pour reprendre la ville.

« En tant que femmes, nous sommes très inquiètes (…) Si les talibans restent dans la ville, nous ne pourrons plus travailler et nous allons perdre tous les progrès en matière de droits des femmes », a raconté Parisila Herawai, une militante de Qala-i-Naw.

Zia Gul Habibi, un membre du conseil provincial de Badghis, a fait état de combats « sporadiques » dans la ville.

« Certains membres des forces de sécurité qui ont rejoint les talibans les aident et les guident », a-t-il déploré.

Mercredi, les insurgés ont libéré des centaines de détenus de la prison de la ville.

Sur Twitter, le porte-parole du ministère de la Défense Fawad Aman, a déclaré que « de nouveaux commandos sont arrivés à Badghis la nuit dernière et vont lancer une opération de grande envergure ».

Avancée inexorable

Selon un responsable sécuritaire, l’offensive a également « affecté les provinces voisines » dont celle d’Herat, frontalière de l’Iran, où un district frontalier de Badghis est tombé aux mains des insurgés dans la nuit.

« Cela a semé un petit peu la peur partout », a continué cette source sous couvert d’anonymat.

Selon des responsables locaux et les insurgés, deux districts de Herat en tout ont été pris dans la nuit.

Ross Wilson, le chargé d’affaires américain, a critiqué l’offensive de Badghis qui selon lui « viole les droits humains ».

Selon Human Rights Watch, les talibans ont expulsé des personnes de leur domicile et pillé ou incendié certaines habitations.

Pendant ce temps, le retrait des troupes de Washington continue tambour battant, malgré l’avancée inexorable des talibans face à des troupes afghanes désormais privées du crucial appui aérien américain.

Les forces étrangères ont été évacuées de nombreuses bases, y compris la semaine dernière, de la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul.

Il s’agissait de la plus importante installation militaire de la coalition en Afghanistan et du centre névralgique de ses opérations sur place depuis l’entrée des troupes américaines dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Le retrait définitif de l’armée américaine sera terminé d’ici la fin août, selon la Maison Blanche. Il mettra un point final à 20 ans d’intervention américaine dans le pays, la plus longue guerre menée par les Etats-Unis dans leur histoire.

Dans l’espoir de relancer des négociations entre les deux camps, une réunion entre des représentants talibans et une délégation du gouvernement afghan s’est terminée jeudi à Téhéran, selon l’agence de presse publique iranienne (IRNA).

Si les deux camps ont appelé à une fin des combats et plus de discussion, les pourparlers officiels entre Kaboul et les insurgés, débutés en septembre 2020 à Doha, sont quant à eux au point mort.

Par Le Point avec AFP

Allemagne : une attaque au couteau fait plusieurs morts à Wurtzbourg

juin 25, 2021

L’agresseur, qui a également blessé plusieurs personnes, a été interpellé, a annoncé vendredi la police allemande sur les réseaux sociaux.

Un important deploiement policier est en cours dans le centre-ville.
Un important déploiement policier est en cours dans le centre-ville.© KARL-JOSEF HILDENBRAND / dpa / AFP

Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées lors d’une agression à Wurtzbourg, en Allemagne, a annoncé la police locale sur Twitter, et, selon des médias, il s’agissait d’une attaque au couteau. L’agresseur a été interpellé, a précisé la police, assurant qu’il n’y a aucun danger pour la population. Elle n’a donné aucune précision sur les motivations de l’agresseur.

Selon le quotidien Bild, qui ne cite pas ses sources, au moins trois personnes ont été tuées et six blessées lors d’une attaque au couteau par un homme qui s’en est pris à des passants dans cette ville de Bavière. Il a ensuite été maîtrisé par un tir dans les jambes de la police, selon la même source.

La police a tweeté qu’il n’y avait pas d’indice concernant un éventuel autre agresseur. Un important déploiement policier est en cours dans le centre-ville.

Par Le Point avec AFP

Ethiopie: trois employés de MSF tués dans une attaque au Tigré

juin 25, 2021
Ethiopie: trois employes de MSF tues dans une attaque au Tigre
Ethiopie: trois employés de MSF tués dans une attaque au Tigré© AFP/Archives/PIERRE ANDRIEU, –

Trois employés de Médecins sans Frontières (MSF), une Espagnole et deux Ethiopiens, ont été tués dans une attaque dans la région en guerre du Tigré éthiopien, a annoncé vendredi la branche espagnole de MSF.

« Nous avons perdu le contact avec eux et la voiture dans laquelle ils voyageaient hier dans l’après-midi, et ce matin le véhicule a été retrouvé vide et leurs corps sans vie à quelques mètres », a indiqué MSF dans un communiqué en dénonçant « un assassinat brutal ».

María Hernández, de nationalité espagnole et âgée de 35 ans, était l’une des coordinatrices d’urgence de MSF au Tigré. Yohannes Halefom Reda et Tedros Gebremariam Gebremichael, tous deux Ethiopiens et âgés de 31 ans, étaient assistant de coordination et chauffeur pour l’ONG.

« María, Yohaness et Tedros étaient là-bas pour aider la population et il est impensable qu’ils aient payé de leurs vies pour cela », a poursuivi l’ONG.

La ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya a dénoncé sur Twitter « l’assassinat » de ces trois employés de MSF et a indiqué que Madrid était en « contact avec les autorités éthiopiennes pour éclaircir les faits et rapatrier le cadavre » de María Hernández.

L’armée fédérale éthiopienne mène depuis novembre au Tigré une opération qui a conduit au renversement des autorités locales dissidentes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Depuis, Addis Abeba a installé une administration de transition au Tigré.

Cette opération militaire s’est transformée en conflit de longue durée, marqué par de nombreux récits d’exactions sur les civils (massacres, viols, déplacements de population…).

Mardi, au moins 64 personnes ont été tuées et 180 autres blessées sur un marché de la région, dans une frappe aérienne

Par Le Point avec AFP

Nigeria: attaque dans une université, un mort, un blessé et cinq personnes enlevées

juin 11, 2021

Des hommes armés ont attaqué jeudi soir une université dans le nord du Nigeria, tuant un étudiant et en blessant un autre, et kidnappant cinq personnes, dont trois étudiants, selon un communiqué vendredi 11 juin du syndicat des enseignants.

L’attaque s’est déroulée entre 23H00 et 00H00, à l’Université polytechnique Nuhu Bamalli de Zaria, une localité située dans l’Etat de Kaduna. «Deux membres du personnel académique ont été kidnappés» ainsi que «trois étudiants», selon ce communiqué signé par le président du syndicat des enseignants, Aliyu Kofa.

L’épouse et deux enfants de l’un des personnels kidnappés ont également été enlevés par les ravisseurs «mais ont été libérés dans la matinée», précise ce communiqué. Lors de l’attaque, «les kidnappeurs ont tiré sur deux étudiants, l’un d’entre eux est mort ce matin tandis que l’autre est toujours pris en charge médicalement», est-il ajouté. Vendredi matin, le recteur de l’université Mohammed Kabir Abdullahi a confirmé à l’AFP l’attaque, mais il n’était pas en mesure de communiquer le nombre de personnes enlevées.

Cette attaque est la dernière d’une série d’enlèvements d’écoliers ou d’étudiants ces derniers mois dans le centre et le nord-ouest du Nigeria, où depuis une décennie des bandes armées terrorisent les populations, pillant des villages, volant le bétail et pratiquant des rapts de masse contre rançon.

Début juin, au moins 136 enfants ont été enlevés dans une école privée musulmane dans l’Etat voisin du Niger (Centre du Nigeria). Ils n’ont toujours pas été libérés par leurs ravisseurs, qui exigent le paiement d’une rançon. Depuis décembre 2020, au moins 866 enfants et adolescents ont été enlevés au Nigeria dans l’attaque de leurs établissements. Le pays le plus peuplé d’Afrique fait face à d’autres immenses défis sur le plan de la sécurité, notamment une rébellion djihadiste dans le nord-est, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 2009.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Série de discours aux Communes pour dénoncer l’attaque contre une famille musulmane

juin 8, 2021

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau dénonce comme une «attaque terroriste» le drame qui s’est joué à London, en Ontario, il y a deux jours.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier ministre a ainsi offert sa réaction officielle, dans un discours à la Chambre des communes mardi matin.

Son discours et ceux des autres chefs de parti ont été précédés par un moment de silence, en Chambre.

Dimanche, un automobiliste a foncé sur une famille de cinq qui marchait sur un trottoir.

La police de London a révélé, lundi, que la famille a été ciblée parce que musulmane. Les deux parents, la grand-mère et l’adolescente sont décédés. Un garçon de neuf ans a survécu et est à l’hôpital.

Un homme de 20 ans a été arrêté par la police de London.

Les chefs des partis politiques fédéraux se sont levés en Chambre pour exprimer leur peine et leur désarroi devant ce drame.

Lorsqu’il a pris la parole, le premier ministre s’est dit «horrifié». Il n’a pas manqué de rappeler l’attentat contre la mosquée de Québec, tragédie qui avait secoué le pays en entier.

Il a offert son soutien aux proches des victimes. 

«On espère tous que le petit garçon pourra se remettre de ses blessures rapidement. Même si on sait qu’il vivra longtemps avec la tristesse, l’incompréhension et la colère causées par cette attaque lâche et islamophobe», a dit le premier ministre.

Le chef conservateur a fait écho à ces propos.

«Il mérite un pays libre et sans peur», a dit Erin O’Toole de l’enfant blessé.

«Le Canada de son avenir doit être meilleur que le Canada de dimanche soir», a déclaré M. O’Toole.

«Il lui faudra beaucoup d’amour et c’est peut-être la première réponse qu’il faut à la haine», a offert le chef bloquiste en parlant, lui aussi, de l’enfant devenu orphelin.

Et Yves-François Blanchet a réclamé plus que des mots et des condoléances.

«Il faut que ça arrête maintenant», a-t-il dit des gestes de haine après avoir, lui aussi, rappelé le drame de la mosquée de Québec.

Avant les déclarations des chefs en Chambre, la leader du Parti vert, qui n’a pas de siège aux Communes, a tenu une conférence de presse où elle a réclamé que le gouvernement élabore une «stratégie nationale contre l’islamophobie».

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne