Posts Tagged ‘Attaque’

Le président tanzanien « choqué » par la mort des Casques bleus en RDC

décembre 9, 2017

Nairobi – Le président tanzanien John Magufuli s’est dit « choqué » et « attristé » par l’attaque en République démocratique du Congo contre une base de Casques bleus tanzaniens qui a fait au moins 15 morts et 53 blessés, dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.

Le président « a reçu avec un grand choc et une profonde tristesse la nouvelle de la mort de 14 membres des Forces de défense du peuple tanzanien qui participaient à une opération de maintien de la paix en République démocratique du Congo », a indiqué ce communiqué en swahili. »En plus de ceux qui ont sont morts, 44 autres ont été blessés tandis qu’on est sans nouvelles de deux autres », a ajouté ce communiqué.

L’ONU avait d’abord évoqué un bilan de 14 morts, avant de le faire évoluer dans la nuit à au moins 15 morts et 53 blessés, en précisant que tous les morts étaient tanzaniens.

« Je suis très choqué et très attristé d’apprendre la mort de nos jeunes, de braves soldats et des héros qui ont perdu leur vie dans l’accomplissement de leur mission de paix chez nos voisins de la RDC », a insisté M. Magufuli, cité dans le communiqué.

La Tanzanie fêtait samedi le 56e anniversaire de son indépendance vis-à-vis du Royaume. Lors d’une cérémonie à Dodoma (centre), la capitale administrative du pays, le chef de l’État a demandé la tenue d’une minute de silence.

Cette attaque est la pire subie par des Casques bleus depuis 24 ans. Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est déclaré « indigné » face à ce « crime de guerre ».

D’après les archives de l’AFP, une force onusienne n’avait pas subi une opération aussi meurtrière depuis la mort de 24 Casques bleus pakistanais à Mogadiscio le 5 juin 1993.

Il s’agit aussi de l’attaque la plus meurtrière contre la force onusienne dans l’ex-Zaïre (Monusco) depuis son déploiement en 1999.

L’ONU attribue la responsabilité de l’attaque aux ADF (Allied Defense Forces, Forces démocratiques alliées), un groupe armé ougandais musulman actif dans le Nord-Kivu, un État de la RDC frontalier de l’Ouganda.

Les assaillants ont visé la base de la Monusco tenue par un contingent tanzanien jeudi à la tombée de la nuit à Semuliki, dans l’est de la RDC, selon des sources onusiennes.

Repliés en forêt, les ADF combattent depuis le Nord-Kivu le pouvoir du président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 27 ans.

Romandie.com avec(©AFP / 09 décembre 2017 13h59)                                            

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Au moins 235 morts dans l’attaque d’une mosquée au Sinaï égyptien

novembre 24, 2017

Des corps dans la mosquée de Rawda près d’Al-Arich, dans le Nord-Sinaï, en Egypte, suite à un attentat, le 24 novembre 2017 / © AFP / STRINGER

Au moins 235 personnes ont été tuées vendredi lors d’une attaque sans précédent contre une mosquée dans le nord du Sinaï menée par des hommes armés à l’heure de la grande prière, l’une des plus meurtrières en Egypte ces dernières années.

L’attaque, qui n’a pas été immédiatement revendiquée, a fait 235 morts et plus de 125 blessés parmi les fidèles, a indiqué la télévision d’Etat égyptienne.

Elle s’est produite autour de la mosquée Al-Rawda dans le village de Bir al-Abed, à l’ouest d’Al-Arich, la capitale de la province du Nord-Sinaï, région où les forces de sécurité combattent la branche égyptienne du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

D’après des responsables, les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles, parmi lesquels se trouvaient notamment des conscrits de l’armée.

Le chef d’un groupe bédouin qui combat l’EI a par ailleurs déclaré à l’AFP que cette mosquée était connue comme un lieu de rassemblement de soufis, adeptes d’un courant mystique de l’islam considéré comme hérétique par le groupe jihadiste.

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, des groupes jihadistes dont la branche égyptienne de l’organisation Etat islamique (EI) attaquent régulièrement les forces de sécurité égyptiennes dans le nord du Sinaï.

De nombreux policiers et soldats, ainsi que des civils, ont été tués dans ces attaques.

La branche locale de l’EI a également revendiqué plusieurs attaques contre des civils, notamment des chrétiens et des soufis.

Plus de 100 chrétiens, essentiellement des Coptes, ont été tués depuis un an dans des attentats contre des églises ou des attaques ciblées dans le Sinaï et à travers le pays.

En février, les chrétiens d’Al-Arich avaient fui en masse après une série d’attaques violentes visant leur communauté.

Les jihadistes ont aussi décapité l’an dernier un chef soufi, l’accusant de pratiquer la magie, et kidnappé plusieurs adeptes du soufisme, libérés après s’être « repentis ».

L’Egypte est par ailleurs menacée par des jihadistes proches d’Al-Qaïda qui opèrent à partir de la Libye, à la frontière ouest du pays.

Un groupe s’appelant Ansar al-Islam (« Partisans de l’islam » en arabe) a revendiqué une embuscade en octobre dans le désert occidental égyptien qui a tué au moins 16 policiers.

L’armée avait ensuite mené des frappes aériennes en représailles, tuant le chef du groupe Emad al-Din Abdel Hamid, ancien officier militaire très recherché après qu’il a rejoint un groupe affilié à Al-Qaïda dans le bastion jihadiste libyen de Derna.

La présidence égyptienne a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes de la mosquée Al-Rawda.

Romandie.com avec(©AFP / 24 novembre 2017 15h12)

Une attaque informatique « avancée » cible l’Arabie saoudite

novembre 20, 2017

Ryad – L’Arabie saoudite fait l’objet d’une attaque informatique « avancée » visant à infiltrer des ordinateurs par la technique du hameçonnage (phishing), a annoncé le Centre national de cybersécurité saoudien (NCSC).

« Le NCSC a détecté une nouvelle menace persistante avancée (APT) qui cible l’Arabie saoudite », affirme dans un communiqué l’agence, qui ne précise pas la source de l’attaque ni les entités visées.

L’attaque est liée à l’utilisation du logiciel Powershell.

L’Arabie saoudite est la cible fréquente d’attaques informatiques.

Apparu en 2012, le virus Shamoon avait visé l’Arabie saoudite et plus spécifiquement le secteur de l’énergie, vital pour le pays. Une nouvelle campagne avait visé fin 2016 les secteurs public et financier saoudiens. Des responsables du renseignement américain ont alors dit soupçonner un lien avec l’Iran.

Romandie.com avec(©AFP / 20 novembre 2017 23h53)

Centrafrique: trois morts et vingt blessés dans des violences à Bangui

novembre 12, 2017

Bangui – Un café de Bangui a été attaqué samedi soir à la grenade, faisant plus d’une vingtaine de blessés, un incident suivi par des représailles qui ont fait trois morts, premières violences significatives dans la capitale centrafricaine depuis début 2017.

L’ attaque par des hommes non identifiés contre ce café où jouait un célèbre chanteur local, s’est produite dans un quartier qui a longtemps été l’épicentre des violences communautaires qui ont secoué Bangui ces dernières années.

Le café visé, « Au carrefour de la paix », se situe à la limite des 3ème et 5ème arrondissement, dans le quartier musulman – et poumon commercial de la ville – du « PK5 ».

« Deux individus sur une moto ont lancé samedi soir une grenade dans le café » où se produisait le chanteur centrafricain Ozaguin, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la mission de paix en RCA (Minusca), Hervé Verhoosel, joint par téléphone depuis Libreville.

Des membres du groupe du chanteur ont été blessés et emmenés à l’hôpital communautaire de Bangui, selon la même source. A ce même hôpital, un médecin a fait état de 21 blessés reçus aux urgences.

Selon une responsable locale de Médecins sans frontières (MSF), sept autres blessés ont été évacués sur un autre centre de santé, dans le quartier Sica.

Dimanche matin, la situation était très tendue aux alentours du PK5, où les corps de trois jeunes hommes ont été ramenés à la morgue de la mosquée locale, a constaté un correspondant de l’AFP.

Deux des victimes ont été égorgées, et une autre battue à mort. « Ce sont deux taxis-moto et un jeune qui se promenait dans le quartier », a expliqué sur place un notable du quartier qui a requis l’nonymat. Tous les trois auraient été tués dans la nuit en représailles après l’attaque.

« Ce sont des innocents », a condamné le même notable, appelant la population locale au calme mais disant « partager la colère » des proches des victimes. Des tirs sporadiques pouvaient être entendus dans le quartier, où patrouillaient des habitants en armes, membres de groupes « d’auto-défense ».

Un engin blindé des casques bleus de la Minusca était présent à l’entrée du PK5, sur l’avenue Koudoukou, où la circulation était très réduite.

-‘Perdre l’espoir’-

Le quartier majoritairement musulman du PK5, à Bangui, a été longtemps l’un des épicentres de la grave crise politico-militaire qui secoue la Centrafrique depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé par l’ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka, et une contre-offensive des milices antibalaka pro-chrétiennes.

Les interventions armées de la France (2013-2016) et de l’ONU (environ 12.500 hommes) ont depuis lors réduit considérablement les violences, en particulier à Bangui cette année. Mais celles-ci ont repris en intensité en province depuis le départ de la force française Sangaris.

Des groupes armés et des milices s’affrontent désormais pour le contrôle des ressources dans ce pays de 4,5 millions d’habitants, l’un des plus pauvres au monde.

Dans une courte vidéo publiée sur facebook, l’artiste Ozaguin, chanteur très en vue dans son pays où il est surnommé le roi de la rumba centrafricaine, a confirmé que six de ces musiciens avaient été blessés dans l’attaque à la grenade.

Il s’est dit étonné de ne pas avoir été lui-même blessé par des éclats de grenade et a remercié Dieu et ses fans pour leur soutien.

« Ozaguin était venu se produire ici pour faire en sorte que tous les Centrafricains, musulmans et chrétiens, se retrouvent ici dans la cohésion sociale », a expliqué à l’AFP le propriétaire du café visé, Issiakou Guymba.

« Un groupe de gens non-identifiés est venu sur une moto-taxi, ils ont jeté une ou des grenades au milieu de la foule », a-t-il raconté. « Cela nous fait perdre l’espoir, quand des gens viennent semer comme ça la panique dans la population ».

Romandie.com avec(©AFP / 12 novembre 2017 14h07)                                            

Russie: Poutine dénonce une « attaque » sur RT aux USA, promet une « riposte »

novembre 11, 2017

Danang (Vietnam) – Le président russe Vladimir Poutine a qualifié samedi d' »attaque contre la liberté d’expression » l’obligation faite à la chaîne de télévision russe RT de s’enregistrer comme « agent de l’étranger » aux Etats-Unis, promettant une « riposte ».

« L’attaque contre nos médias est une attaque contre la liberté d’expression », a déclaré M. Poutine, lors d’une conférence de presse à Danang au Vietnam, à l’issue du forum de l’Asie-Pacifique (Apec).

« Nous devrons absolument riposter, et ce sera une riposte similaire », a-t-il assuré.

Les autorités américaines ont souvent accusé RT et l’agence de presse Sputnik, contrôlées par l’Etat russe et qui émettent en plusieurs langues, de relayer la propagande du Kremlin et les soupçonnent d’avoir tenté d’influer sur la campagne pour l’élection présidentielle de 2016.

Jeudi, RT a fait savoir qu’elle allait s’enregistrer en tant qu' »agent de l’étranger » aux Etats-Unis, se soumettant à la loi dite FARA (Foreign agents registration act) qui oblige toute société représentant un pays ou une organisation étrangère à rendre régulièrement des comptes aux autorités américaines concernant ses relations avec cet Etat ou cette institution sous peine de voir ses comptes gelés.

« Il n’y a aucune preuve confirmant une ingérence de nos médias dans la campagne électorale » aux Etats-Unis, a insisté Vladimir Poutine.

« Les médias ne font que donner leur point de vue (…), on peut contester ce point de vue, mais non pas en ordonnant la dissolution de ces médias ou en créant des conditions qui rendent impossibles leurs activités », a souligné le président russe, en accusant les Etats-Unis d’avoir « choisi l’option de la dissolution ».

« La riposte sera adéquate, similaire », a-t-il réitéré.

Moscou a dénoncé à plusieurs reprises la « pression inédite » subie par les médias russes aux Etats-Unis, menaçant les médias américains opérant en Russie d’y imposer en retour de nouvelles restrictions à leurs activités. Seraient notamment concernés Voice of America et Radio Free Europe/Radio Liberty, deux radios financées par le Congrès américain.

Romandie.com avec(©AFP / 11 novembre 2017 12h51)                                            

Tunisie: l’un des deux policiers poignardés par un « extrémiste » est décédé

novembre 2, 2017

Tunis – L’un des deux policiers tunisiens poignardés par un « extrémiste » devant le Parlement à Tunis a succombé jeudi à ses blessures, a annoncé le ministère de l’Intérieur à l’AFP.

Le commandant Riadh Barrouta, grièvement atteint au cou lors de l’attaque de mercredi, « est décédé », a indiqué le porte-parole du ministère, Yasser Mesbah.

L’assaillant avait tenté de frapper un autre policier, l’atteignant sans gravité au front, avant d’être interpellé.

Ce jeune homme né en 1992 et titulaire d’une maîtrise en informatique « avait l’intention de rejoindre des groupes terroristes en Libye », pays voisin en proie au chaos depuis des années, a affirmé jeudi à l’AFP le porte-parole du Parquet de Tunis et du Pôle antiterroriste, Sofiène Sliti.

L’assaillant « n’appartient à aucun groupe ou organisme terroriste » et son acte semble être « isolé », a ajouté M. Sliti. Il a précisé que ce jeune chômeur du quartier populaire de Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, serait présenté au Pôle antiterroriste vendredi.

Mercredi, le ministère de l’Intérieur a indiqué que l’assaillant avait dit « avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans ». Il « considère les membres des forces de l’ordre comme des +tawaghit+ selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de jihad », a affirmé le ministère.

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe et utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme », mais elles appellent toujours à la vigilance et des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

Romandie.com avec(©AFP / 02 novembre 2017 13h31)                   

Tunisie: deux policiers poignardés devant le Parlement par une « extrémiste »

novembre 1, 2017

Photo d’un membre de la police scientifique tunisienne sur le lieu de l’attaque au couteau contre deux policiers, le 1er novembre 2017 à Tunis / © AFP / FETHI BELAID

 

Un jeune Tunisien « adepte de la pensée extrémiste » selon les autorités a poignardé mercredi deux policiers devant le Parlement à Tunis, blessant grièvement l’un d’eux avant d’être arrêté.

L’homme armé d’un couteau a attaqué les membres des forces de l’ordre vers 08H00 (07H00 GMT), atteignant « le premier à la nuque, le deuxième au niveau des yeux », a déclaré à l’AFP le porte-parole du Parquet, Sofiène Sliti.

L’un d’eux, un commandant, a été gravement blessé. Il a été opéré et était en réanimation dans l’après-midi, a affirmé à l’AFP une source médicale.

Selon le parquet, l’assaillant est né en 1992 et a obtenu en 2016 une maîtrise en informatique. Cet habitant du quartier populaire de Cité Ettadhamen, dans la banlieue de Tunis, est actuellement « chômeur et n’a pas d’antécédents judiciaires ».

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a précisé que l’assaillant avait dit « avoir adopté la pensée takfiriste (extrémiste, ndlr) il y a trois ans ».

L’homme « considère les membres des forces de l’ordre comme des +tawaghit+ selon ses propres termes. Les tuer, croit-il, est une forme de jihad », a affirmé le ministère.

« Tawaghit » est le pluriel de « taghout », terme signifiant « tyran » en arabe et utilisé par la mouvance extrémiste pour qualifier les policiers et militaires.

– ‘Aucun regret’ –

L’un des responsables du poste de police où l’assaillant a été emmené après son arrestation a indiqué à l’AFP qu’il semblait « très conscient de ce qu’il a fait ».

« Il a parlé calmement et n’a manifesté aucun regret », a dit ce responsable sous le couvert de l’anonymat.

« Il nous a dit +ce matin, j’ai fait la prière et j’ai décidé de faire quelque chose pour le jihad. J’ai vu le policier devant moi, pour moi c’est un +taghout+. Et j’ai fait ce que j’ai fait+ », a ajouté la même source, disant rapporter les propos de l’auteur de l’attaque.

Devant l’Assemblée des représentants du peuple (ARP, Parlement), dans le quartier du Bardo, des traces de sang étaient visibles, selon une journaliste de l’AFP sur place. Le lieu de l’attaque a été bouclé par la police.

Depuis la révolution qui a renversé la dictature en 2011, la Tunisie a fait face à un essor de la mouvance jihadiste qui a fait plusieurs dizaines de morts, notamment des policiers, des militaires et des touristes étrangers.

Les autorités affirment avoir fait « des pas très importants dans la guerre contre le terrorisme », mais elles appellent toujours à la vigilance et des démantèlements de cellules jihadistes sont régulièrement annoncés.

Le pays est sous état d’urgence depuis le 24 novembre 2015, date à laquelle 12 agents de la garde présidentielle avaient été tués en plein Tunis dans un attentat revendiqué par le groupe extrémiste Etat islamique (EI).

Deux autres attaques majeures revendiquées par l’EI avaient eu lieu en mars et juin 2015, respectivement au musée du Bardo à Tunis ainsi que sur une plage et dans un hôtel de Sousse (est). Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, avaient été tuées.

Le musée du Bardo se situe dans le même complexe que le Parlement, dans l’ouest de la capitale.

Le président du Parlement, Mohamed Ennaceur, a appelé devant la presse les Tunisiens « à davantage de solidarité parce que le danger menace la société et le pays entier ».

Interrogé sur l’évolution de l’examen d’un projet de loi visant à « protéger » les forces de sécurité –réclamé par les syndicats policiers mais jugé « dangereux » pour la transition démocratique par la société civile–, M. Ennaceur a indiqué qu’il était « actuellement en commission » et avait « fait l’objet de plusieurs réunions ».

Une rencontre sur le sujet se tiendra avec la société civile, qui a « des propositions concernant cette loi », a-t-il ajouté. « D’un côté nous devons protéger les forces de sécurité (…), mais d’un autre il y a les droits de l’Homme qu’il faut considérer, respecter et appliquer », a-t-il souligné.

Romandie.com avec(©AFP / 01 novembre 2017 16h05)                

 

Niger: douze gendarmes tués lors d’une nouvelle attaque

octobre 21, 2017

L’entrée de la gendarmerie nationale nigérienne à Niamey, le 12 juin 2013 / © AFP / BOUREIMA HAMA

Douze gendarmes ont été tués samedi dans une nouvelle attaque dans le sud-ouest du Niger, une région instable, frontalière du Mali, théâtre de nombreuses incursions de groupes jihadistes.

« Il y a eu une nouvelle attaque. Douze gendarmes ont été tués », a déclaré à l’AFP le ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum, joint par téléphone.

Selon une source sécuritaire, l’attaque a visé la gendarmerie d’Ayorou, à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Niamey, dans la région de Tillabéri.

Des assaillants venus « à bord de cinq véhicules » ont attaqué « à l’aube ». Ils ont pris la fuite à l’arrivée des renforts militaires, en emportant deux ou trois véhicules de la gendarmerie. Des villageois les ont vus repartir avec des corps, selon cette source.

« Les opérations de traque ont été lancées », a affirmé le ministre de l’Intérieur. Des « poursuites terrestres et aériennes » sont en cours, a précisé la source sécuritaire.

Située sur les berges du fleuve Niger, Ayorou abrite un important marché rural et a été la perle du tourisme nigérien grâce à sa forte concentration d’hippopotames.

La région de Tillabéri est devenue très instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes, visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés.

Le 4 octobre, quatre soldats américains et quatre militaires nigériens ont été tués dans une embuscade dans cette même région.

La patrouille américano-nigérienne était tombée dans une embuscade tendue par des « éléments terroristes » à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos à une centaine de km de Niamey, selon le ministère nigérien de la Défense.

Mi-mai, des assaillants non identifiés avaient attaqué la même gendarmerie d’Ayorou, sans faire de victimes. Les assaillants avaient emporté des armes et des munitions avant de battre en retraite vers le Mali.

– En attendant la force du G5 Sahel –

Vendredi, le Parlement a validé la prolongation pour trois mois de l’état d’urgence dans l’ouest du Niger en raison de la « persistance de la menace » des groupes armés. Cette mesure a été imposée en mars 2017 dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et Tahoua, une autre région proche du Mali.

Cette semaine, l’ONU a dit avoir répertorié « au moins 46 attaques » de groupes armés au Niger dans la région de Tillabéri depuis février 2016.

En juin, le Niger a mis en place « l’Opération Dongo » (la foudre), composée d’un bataillon de 245 hommes bien équipés, pour combattre les jihadistes venus du Mali voisin. Mais le gouvernement nigérien n’a pas donné de bilan de l’opération depuis.

Début octobre, à la suite de l’embuscade contre les soldats américains et nigériens, le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop avait souligné devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York l’urgente nécessité de mettre à pied d’oeuvre la nouvelle force internationale de lutte contre les jihadistes du Sahel où doivent s’associer les forces de sécurité du Tchad, du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de la Mauritanie.

La force du G5 Sahel doit comprendre 5.000 hommes et aura la possibilité de s’affranchir des frontières lors d’opérations antijihadistes.

Mais son financement est loin d’être bouclé: seulement une centaine de millions d’euros ont été promis, sur plus de 400 millions jugés nécessaires par les pays membres.

Le Mali est devenu un pays particulièrement instable depuis 2012, où des groupes jihadistes s’étaient emparés de tout le nord du pays. Des zones entières continuent d’échapper au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré le lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale toujours en cours.

Tous les pays voisins, notamment le Niger et le Burkina Faso, sont régulièrement frappés par des attaques jihadistes.

Le Niger doit par ailleurs faire face aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le sud-est, frontalier du Nigeria. Le retrait des troupes tchadiennes de cette région a contraint Niamey à envoyer ses propres soldats pour les remplacer.

Romandie.com avec(©AFP / 21 octobre 2017 14h42)                

Kenya: un suspect lynché après une attaque ayant fait 6 morts dans un lycée

octobre 14, 2017

Nairobi – Un étudiant soupçonné d’avoir participé tôt samedi à une attaque ayant fait six morts contre un lycée dans le nord du Kenya a été lynché par des habitants de Lokichogio (nord du Kenya), ont annoncé des responsables.

Après l’attaque, qui a tué cinq élèves et un garde de sécurité de l’internat, le suspect, un lycéen suspendu de l’établissement, a été arrêté. Par la suite, des habitants en colère l’ont lynché pour se venger.

« Six personnes ont été tuées dans l’attaque, dont cinq lycéens, et plusieurs ont été blessées », a déclaré Seif Matata, un responsable du comté de Turkana.

Dix-huit personnes ont été blessées par balle au cours de l’attaque, selon le gouverneur de la région du Turkana, Josphat Nanok.

L’attaque lancée contre le lycée a été menée par des hommes armés venus du Soudan du Sud, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Des membres de la milice de la tribu des Toposa, du Soudan du Sud frontalier du Kenya, seraient responsables de l’attaque dirigée par le lycéen suspendu, selon M. Matata.

Ce lycéen, Abraham Lochor, originaire du Soudan du Sud et âgé de 20 ans, a été arrêté par la police mais une foule en colère a pénétré dans le commissariat de police, l’a sorti de sa cellule et l’a tué en le lapidant, mettant le feu à sa dépouille.

« Le suspect était détenu au commissariat de police de Kakuma pour un interrogatoire sur l’attaque et nous essayons de savoir comment ils ont réussi à se saisir de lui. C’est malheureux, » a déclaré le chef de la police de la région du Turkana, Ronald Opili.

L’attaque du lycée s’est produite vers 03H00 (00H00 GMT), alors que les élèves du lycée mixte de Lokichogio dormaient dans leurs chambres, selon M. Matata.

La Croix-Rouge kényane a évacué plusieurs blessés par avion vers l’hôpital d’Eldoret, plus au sud.

Les conflits communautaires, notamment les conflits territoriaux et les disputes pour du bétail opposant la tribu Toposa du Sud-Soudan et l’ethnie Turkana du Kenya, sont fréquents au Turkana, une vaste région aride et reculée du nord-ouest du Kenya.

Romandie.com avec(©AFP / 14 octobre 2017 17h54)                                            

RDC: Une base de la Monusco attaquée dans le Nord-Kivu après des combats entre armée congolaise et rebelles ADF

octobre 9, 2017

Image mise à disposition par la Monusco présentant des Casques bleu du Guatemala en opération à Sake, dans le Nord-Kivu, le 5 juillet 2017. © Photo : MONUSCO

 

Un Casque bleu a été tué ce lundi dans l’attaque d’une base de la Monusco à Beni. L’attaque survient au lendemain de combats ayant opposé dimanche 8 octobre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux Forces démocratiques alliés (Allied Democratic Forces, ADF), accusée par les autorités d’être à l’origine de la disparition, samedi, d’une vingtaine de civils.

Un Casque bleu a été tué et douze autres blessés ce lundi 9 octobre dans l’attaque par les ADF d’une base des Nations unies située dans le territoire de Beni, a fait savoir la Mission des nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).

La veille, dimanche 8 octobre, des combats à l’arme lourde et légère ont opposé les Forces armées de la RDC aux Forces démocratiques alliés dans le même territoire de Beni, l’une des entités administratives du Nord-Kivu.

Rebelles islamistes ougandais présents dans l’est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) d’être responsables de tueries qui ont fait plus de 700 morts dans la région de Beni depuis octobre 2014.

Une vingtaine de disparus

Samedi 7 octobre, les ADF avaient attaqué une dizaine de taxis-motos sur la route entre les localités de Kamango et de Mbau. Une vingtaine de personnes sont depuis portées disparues sans que l’on sache si elles sont décédées ou toujours détenues par les ADF.

Un représentant de la société civile, Teddy Kataliko, évoque précisément le chiffre de 22 personnes portées disparues, plus dix rescapés dont sept femmes et trois hommes sur cet axe Mbau-Kamango. Selon RFI, ces vingt-deux personnes, parmi lesquelles une femme, auraient été égorgées par les ADF.

Jeuneafrique.com