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Japon-Tokyo : 9 usagers d’un train attaqués au couteau

août 6, 2021

Les faits se sont produits à bord d’un train de banlieue, ce vendredi pendant la soirée. Le suspect, interpellé, a reconnu être l’auteur de l’attaque.

Les faits se sont deroules a Tokyo, dans un train de banlieue, ce vendredi dans la soiree.
Les faits se sont déroulés à Tokyo, dans un train de banlieue, ce vendredi dans la soirée.© DAVID GANNON / AFP

Ce vendredi 6 août, neuf personnes ont été blessées dans une attaque au couteau à bord d’un train de banlieue à Tokyo. Un suspect a été interpellé peu après les faits. Il s’était d’abord enfui puis s’en rendu, reconnaissant être l’auteur de l’agression, selon des médias locaux.

L’agression a eu lieu en soirée à bord d’un train de banlieue à Setagaya, un arrondissement de l’ouest de Tokyo. Une femme d’une vingtaine d’années a été grièvement blessée, selon la chaîne de télévision publique NHK citant les services de secours. Des actes violents de ce genre sont très rares au Japon, et cette attaque survient alors que la capitale du pays est en alerte maximale, en tant que ville hôte des Jeux olympiques.

Le suspect est âgé d’une vingtaine d’années

Le lieu de l’agression est situé à quelques kilomètres du site olympique des compétitions équestres. La compagnie de train concernée, Odakyu Electric Railway, a annoncé sur son site internet avoir suspendu une partie de son service en raison d’une « attaque dans une rame », sans donner plus de précisions. Le train a été acheminé vers un arrêt d’urgence.

Selon les médias, le suspect est un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. Il a été arrêté par la police après s’être rendu chez un commerçant, et avoir déclaré au gérant qu’il était l’auteur de l’attaque. Selon l’agence de presse Kyodo, l’auteur des faits avait abandonné à bord du train son arme blanche ainsi qu’un téléphone.

Des lois très strictes en matière d’armes

Sollicités par l’Agence France-Presse, la police locale et les services de secours ont décliné tout commentaire sur cette affaire dans l’immédiat. Les lois japonaises en matière d’armes à feu sont très strictes, mais des crimes ont été commis occasionnellement avec d’autres armes.

En 2019, un homme a tué deux personnes dont une écolière et blessé plus de dix personnes dans un déchaînement de violence qui a visé des enfants attendant un autobus. En 2018, un homme a été arrêté dans le centre du Japon après avoir poignardé à mort une personne et blessé deux autres à bord d’un train.

Avec Le Point par AFP

Afghanistan: des centaines de commandos dans une ville attaquée par les talibans

juillet 8, 2021
Afghanistan: des centaines de commandos dans une ville attaquee par les talibans
Afghanistan: des centaines de commandos dans une ville attaquée par les talibans© AFP/-

Des combats entre talibans et forces afghanes faisaient rage jeudi pour le deuxième jour consécutif à Qala-i-Naw et d’épais nuages de fumée noire s’élevaient au dessus de cette capitale provinciale dans le nord-ouest de l’Afghanistan.

Le gouvernement a envoyé par hélicoptère des centaines de commandos dans la province de Badghis pour contrer cette offensive talibane, la première contre une capitale provinciale depuis le début de la dernière phase du retrait des troupes américaines.

« Les talibans sont toujours dans la ville (…) On peut les voir passer et repasser sur leurs motos », a déclaré à l’AFP Aziz Tawakoli, un habitant de Qala-i-Naw, capitale de Badghis, précisant que presque la moitié des résidents ont fui.

Le pays traverse « l’une des étapes les plus compliquées de la transition » alors que le départ des troupes étrangères touche bientôt à sa fin et que les combats font rage, a affirmé jeudi le président afghan Ashraf Ghani.

« Les forces internationales repartent dans leurs pays respectifs après 20 ans ici, mais le pays peut être contrôlé », a-t-il assuré dans un discours, confiant dans la capacité de son gouvernement à gérer la crise.

A Londres, le Premier ministre Boris Johnson a annoncé que la plupart des soldats britanniques avaient désormais quitté l’Afghanistan dans le cadre du retrait des forces de l’OTAN qui s’effectue en parallèle à celui des Américains.

« Je ne révélerai pas le calendrier de notre retrait, mais je peux dire à la Chambre que la plupart de nos troupes sont déjà parties », a-t-il déclaré face à des députés jeudi.

Le président américain Joe Biden doit s’exprimer sur le retrait d’Afghanistan jeudi, après une réunion avec son équipe de sécurité nationale.

Selon Abdul Latif Rostaee, directeur de la santé de la province de Badghis, au moins dix civils blessés ont été amenés à l’hôpital de la ville depuis jeudi matin.

Mercredi, quelques heures seulement après que l’armée américaine a annoncé avoir achevé « à plus de 90 % » son retrait d’Afghanistan, les talibans, qui se sont emparés depuis mai de vastes portions rurales du territoire et rapprochés de plusieurs grandes villes, sont entrés dans Qala-i-Naw, une ville d’environ 75.000 habitants.

« Les talibans ont repris leurs attaques dans plusieurs parties de la ville », a indiqué à l’AFP Hessamuddin Shams, gouverneur de la province de Badghis, assurant cependant que « l’ennemi est en train d’être repoussé et s’enfuit. »

Les forces afghanes ont lancé une contre-offensive pour reprendre la ville.

« En tant que femmes, nous sommes très inquiètes (…) Si les talibans restent dans la ville, nous ne pourrons plus travailler et nous allons perdre tous les progrès en matière de droits des femmes », a raconté Parisila Herawai, une militante de Qala-i-Naw.

Zia Gul Habibi, un membre du conseil provincial de Badghis, a fait état de combats « sporadiques » dans la ville.

« Certains membres des forces de sécurité qui ont rejoint les talibans les aident et les guident », a-t-il déploré.

Mercredi, les insurgés ont libéré des centaines de détenus de la prison de la ville.

Sur Twitter, le porte-parole du ministère de la Défense Fawad Aman, a déclaré que « de nouveaux commandos sont arrivés à Badghis la nuit dernière et vont lancer une opération de grande envergure ».

Avancée inexorable

Selon un responsable sécuritaire, l’offensive a également « affecté les provinces voisines » dont celle d’Herat, frontalière de l’Iran, où un district frontalier de Badghis est tombé aux mains des insurgés dans la nuit.

« Cela a semé un petit peu la peur partout », a continué cette source sous couvert d’anonymat.

Selon des responsables locaux et les insurgés, deux districts de Herat en tout ont été pris dans la nuit.

Ross Wilson, le chargé d’affaires américain, a critiqué l’offensive de Badghis qui selon lui « viole les droits humains ».

Selon Human Rights Watch, les talibans ont expulsé des personnes de leur domicile et pillé ou incendié certaines habitations.

Pendant ce temps, le retrait des troupes de Washington continue tambour battant, malgré l’avancée inexorable des talibans face à des troupes afghanes désormais privées du crucial appui aérien américain.

Les forces étrangères ont été évacuées de nombreuses bases, y compris la semaine dernière, de la base aérienne de Bagram, au nord de Kaboul.

Il s’agissait de la plus importante installation militaire de la coalition en Afghanistan et du centre névralgique de ses opérations sur place depuis l’entrée des troupes américaines dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Le retrait définitif de l’armée américaine sera terminé d’ici la fin août, selon la Maison Blanche. Il mettra un point final à 20 ans d’intervention américaine dans le pays, la plus longue guerre menée par les Etats-Unis dans leur histoire.

Dans l’espoir de relancer des négociations entre les deux camps, une réunion entre des représentants talibans et une délégation du gouvernement afghan s’est terminée jeudi à Téhéran, selon l’agence de presse publique iranienne (IRNA).

Si les deux camps ont appelé à une fin des combats et plus de discussion, les pourparlers officiels entre Kaboul et les insurgés, débutés en septembre 2020 à Doha, sont quant à eux au point mort.

Par Le Point avec AFP

Allemagne : une attaque au couteau fait plusieurs morts à Wurtzbourg

juin 25, 2021

L’agresseur, qui a également blessé plusieurs personnes, a été interpellé, a annoncé vendredi la police allemande sur les réseaux sociaux.

Un important deploiement policier est en cours dans le centre-ville.
Un important déploiement policier est en cours dans le centre-ville.© KARL-JOSEF HILDENBRAND / dpa / AFP

Plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées lors d’une agression à Wurtzbourg, en Allemagne, a annoncé la police locale sur Twitter, et, selon des médias, il s’agissait d’une attaque au couteau. L’agresseur a été interpellé, a précisé la police, assurant qu’il n’y a aucun danger pour la population. Elle n’a donné aucune précision sur les motivations de l’agresseur.

Selon le quotidien Bild, qui ne cite pas ses sources, au moins trois personnes ont été tuées et six blessées lors d’une attaque au couteau par un homme qui s’en est pris à des passants dans cette ville de Bavière. Il a ensuite été maîtrisé par un tir dans les jambes de la police, selon la même source.

La police a tweeté qu’il n’y avait pas d’indice concernant un éventuel autre agresseur. Un important déploiement policier est en cours dans le centre-ville.

Par Le Point avec AFP

Ethiopie: trois employés de MSF tués dans une attaque au Tigré

juin 25, 2021
Ethiopie: trois employes de MSF tues dans une attaque au Tigre
Ethiopie: trois employés de MSF tués dans une attaque au Tigré© AFP/Archives/PIERRE ANDRIEU, –

Trois employés de Médecins sans Frontières (MSF), une Espagnole et deux Ethiopiens, ont été tués dans une attaque dans la région en guerre du Tigré éthiopien, a annoncé vendredi la branche espagnole de MSF.

« Nous avons perdu le contact avec eux et la voiture dans laquelle ils voyageaient hier dans l’après-midi, et ce matin le véhicule a été retrouvé vide et leurs corps sans vie à quelques mètres », a indiqué MSF dans un communiqué en dénonçant « un assassinat brutal ».

María Hernández, de nationalité espagnole et âgée de 35 ans, était l’une des coordinatrices d’urgence de MSF au Tigré. Yohannes Halefom Reda et Tedros Gebremariam Gebremichael, tous deux Ethiopiens et âgés de 31 ans, étaient assistant de coordination et chauffeur pour l’ONG.

« María, Yohaness et Tedros étaient là-bas pour aider la population et il est impensable qu’ils aient payé de leurs vies pour cela », a poursuivi l’ONG.

La ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha Gonzalez Laya a dénoncé sur Twitter « l’assassinat » de ces trois employés de MSF et a indiqué que Madrid était en « contact avec les autorités éthiopiennes pour éclaircir les faits et rapatrier le cadavre » de María Hernández.

L’armée fédérale éthiopienne mène depuis novembre au Tigré une opération qui a conduit au renversement des autorités locales dissidentes, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Depuis, Addis Abeba a installé une administration de transition au Tigré.

Cette opération militaire s’est transformée en conflit de longue durée, marqué par de nombreux récits d’exactions sur les civils (massacres, viols, déplacements de population…).

Mardi, au moins 64 personnes ont été tuées et 180 autres blessées sur un marché de la région, dans une frappe aérienne

Par Le Point avec AFP

Nigeria: attaque dans une université, un mort, un blessé et cinq personnes enlevées

juin 11, 2021

Des hommes armés ont attaqué jeudi soir une université dans le nord du Nigeria, tuant un étudiant et en blessant un autre, et kidnappant cinq personnes, dont trois étudiants, selon un communiqué vendredi 11 juin du syndicat des enseignants.

L’attaque s’est déroulée entre 23H00 et 00H00, à l’Université polytechnique Nuhu Bamalli de Zaria, une localité située dans l’Etat de Kaduna. «Deux membres du personnel académique ont été kidnappés» ainsi que «trois étudiants», selon ce communiqué signé par le président du syndicat des enseignants, Aliyu Kofa.

L’épouse et deux enfants de l’un des personnels kidnappés ont également été enlevés par les ravisseurs «mais ont été libérés dans la matinée», précise ce communiqué. Lors de l’attaque, «les kidnappeurs ont tiré sur deux étudiants, l’un d’entre eux est mort ce matin tandis que l’autre est toujours pris en charge médicalement», est-il ajouté. Vendredi matin, le recteur de l’université Mohammed Kabir Abdullahi a confirmé à l’AFP l’attaque, mais il n’était pas en mesure de communiquer le nombre de personnes enlevées.

Cette attaque est la dernière d’une série d’enlèvements d’écoliers ou d’étudiants ces derniers mois dans le centre et le nord-ouest du Nigeria, où depuis une décennie des bandes armées terrorisent les populations, pillant des villages, volant le bétail et pratiquant des rapts de masse contre rançon.

Début juin, au moins 136 enfants ont été enlevés dans une école privée musulmane dans l’Etat voisin du Niger (Centre du Nigeria). Ils n’ont toujours pas été libérés par leurs ravisseurs, qui exigent le paiement d’une rançon. Depuis décembre 2020, au moins 866 enfants et adolescents ont été enlevés au Nigeria dans l’attaque de leurs établissements. Le pays le plus peuplé d’Afrique fait face à d’autres immenses défis sur le plan de la sécurité, notamment une rébellion djihadiste dans le nord-est, qui a fait plus de 40.000 morts depuis 2009.

Par Le Figaro avec AFP

Canada: Série de discours aux Communes pour dénoncer l’attaque contre une famille musulmane

juin 8, 2021

OTTAWA — Le premier ministre Justin Trudeau dénonce comme une «attaque terroriste» le drame qui s’est joué à London, en Ontario, il y a deux jours.

© Fournis par La Presse Canadienne

Le premier ministre a ainsi offert sa réaction officielle, dans un discours à la Chambre des communes mardi matin.

Son discours et ceux des autres chefs de parti ont été précédés par un moment de silence, en Chambre.

Dimanche, un automobiliste a foncé sur une famille de cinq qui marchait sur un trottoir.

La police de London a révélé, lundi, que la famille a été ciblée parce que musulmane. Les deux parents, la grand-mère et l’adolescente sont décédés. Un garçon de neuf ans a survécu et est à l’hôpital.

Un homme de 20 ans a été arrêté par la police de London.

Les chefs des partis politiques fédéraux se sont levés en Chambre pour exprimer leur peine et leur désarroi devant ce drame.

Lorsqu’il a pris la parole, le premier ministre s’est dit «horrifié». Il n’a pas manqué de rappeler l’attentat contre la mosquée de Québec, tragédie qui avait secoué le pays en entier.

Il a offert son soutien aux proches des victimes. 

«On espère tous que le petit garçon pourra se remettre de ses blessures rapidement. Même si on sait qu’il vivra longtemps avec la tristesse, l’incompréhension et la colère causées par cette attaque lâche et islamophobe», a dit le premier ministre.

Le chef conservateur a fait écho à ces propos.

«Il mérite un pays libre et sans peur», a dit Erin O’Toole de l’enfant blessé.

«Le Canada de son avenir doit être meilleur que le Canada de dimanche soir», a déclaré M. O’Toole.

«Il lui faudra beaucoup d’amour et c’est peut-être la première réponse qu’il faut à la haine», a offert le chef bloquiste en parlant, lui aussi, de l’enfant devenu orphelin.

Et Yves-François Blanchet a réclamé plus que des mots et des condoléances.

«Il faut que ça arrête maintenant», a-t-il dit des gestes de haine après avoir, lui aussi, rappelé le drame de la mosquée de Québec.

Avant les déclarations des chefs en Chambre, la leader du Parti vert, qui n’a pas de siège aux Communes, a tenu une conférence de presse où elle a réclamé que le gouvernement élabore une «stratégie nationale contre l’islamophobie».

Avec Lina Dib, La Presse Canadienne

Burkina : plus de 100 morts dans l’attaque la plus meurtrière depuis 2015

juin 5, 2021
Des soldats burkinabè patrouillent lors d’une opération à Gorgadji, dans le nord du pays, en mars 2019.

Au moins 114 civils ont été tués en quelques heures dans la nuit de vendredi à samedi, lors de deux attaques dans le Nord du Burkina Faso, dont l’une a fait une centaine de morts, la plus meurtrière dans ce pays depuis le début des violences jihadistes en 2015.

Ces attaques ont été commises dans la zone dite « des trois frontières » entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de jihadistes présumés liés à Al-Qaïda et à l’État islamique contre des civils et des militaires.

« Dans la nuit de vendredi à samedi, des individus armés ont mené une incursion meurtrière à Solhan, dans la province du Yagha. Le bilan, toujours provisoire, est d’une centaine de personnes tuées, des hommes et femmes », a indiqué une source sécuritaire.

L’attaque et le bilan « provisoire » ont très vite été confirmés par le gouvernement qui précise dans un communiqué que les victimes sont des « civils sans distinction d’âge, tués par les terroristes » et que « plusieurs habitations et le marché (de Solhan) ont été incendiés ».

Deuil national

« Face à cette tragédie des forces obscures, un deuil national de 72 heures, à compter de ce jour 5 juin à 00H00 au lundi 7 juin à 23H59, est décrété », ajoute le gouvernement qui affirme que « les forces de défense et de sécurité sont à pied d’oeuvre pour neutraliser ces terroristes et ramener la quiétude au sein des populations ».

Dans un message de condoléances aux familles des victimes, le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a dénoncé « cette attaque barbare » et « ignoble ». « Nous devons rester unis et soudés contre ces forces obscurantistes », a-t-il ajouté.

Selon une source locale, « l’attaque, qui été signalée aux environs de 02H00 (locales et GMT), a d’abord visé le poste des Volontaires pour la défense de la Patrie », les VDP, des supplétifs civils de l’armée, et « les assaillants ont ensuite visité les concessions (maisons) et procédé à des exécutions ».

Solhan est une petite localité située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, chef-lieu de la province du Yagha qui a enregistré de nombreuses attaques attribuées à jihadistes ces dernières années.

Le 14 mai, le ministre de la Défense Chériff Sy, et des membres de la hiérarchie militaire s’étaient rendus à Sebba, assurant que la situation était revenue à la normale, après de nombreuses opérations militaires.

14 morts dans un autre village

Cette attaque massive en a suivi de près une autre, menée tard vendredi soir, sur un village de la même région, Tadaryat, au cours de laquelle au moins 14 personnes, dont un supplétif civil, ont été tuées.

Ces attaques surviennent une semaine après deux autres attaques dans la même zone, au cours desquelles quatre personnes, dont deux membres des VDP, avaient péri. Créés en décembre 2019, les VDP interviennent aux côtés des forces armées pour des missions de surveillance, d’information et de protection, après une formation militaire de 14 jours. Ils font également office de pisteurs et combattent souvent avec l’armée, au prix de lourdes pertes, avec plus de 200 morts dans leurs rangs depuis 2020, selon un décompte de l’AFP.

Les 17 et 18 mai, quinze villageois et un soldat avaient déjà été tués lors de deux assauts contre un village et une patrouille dans le Nord-Est du pays, selon le gouverneur de la région burkinabè du Sahel.

Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques jihadistes, les forces armées ont lancé une opération d’envergure dans les régions du Nord et du Sahel. Malgré l’annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences jihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1.400 morts et déplacé plus d’un million de personnes, fuyant les zones de violences.

Par Jeune Afrique avec AFP

Mali : le rapport de l’ONU sur Bounti est « une attaque contre Barkhane », selon la France

mai 22, 2021
Florence Parly, ministre française des Armées, et le général Lecointre, chef d’état-major des armées, à Gao le 27 novembre 2019.

Le chef d’état-major des armées françaises, le général François Lecointre, a dénoncé samedi une « manipulation » contre la force française Barkhane après une enquête de l’ONU l’accusant d’avoir tué 19 civils réunis pour un mariage au Mali. 

« Très clairement, il s’est agi d’une attaque contre l’armée française, contre l’opération Barkhane, contre la légitimité de nos engagements », a déclaré le militaire dans une interview au quotidien français Le Figaro. Les « erreurs » et les « biais » du rapport de la Direction des droits de l’Homme de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali, « découlent pour une part d’une manipulation », a encore estimé le général Lecointre.

« Discréditer » Barkhane ?

Cette enquête a conclu qu’une frappe aérienne conduite par l’armée française avait visé des civils réunis pour un mariage près de Bounti, dans le centre du Mali, et pas seulement des jihadistes comme l’affirme Paris, qui réfute toute bavure.

Les autorités françaises ont toujours assuré qu’il n’y avait pas de mariage, que le renseignement avait « formellement » établi qu’il s’agissait d’un rassemblement de jihadistes et que l’intervention d’une patrouille d’avions français lâchant trois bombes avait « neutralisé » une trentaine de jihadistes.

« Je pense que nous serons désormais systématiquement confrontés à ce type de tentative pour chercher à nous entraver, à nous discréditer, à délégitimer notre action, à monter les populations contre notre action« , a ajouté le chef d’état-major des armées.

Des enquêteurs formels

Pour mener son enquête, la division des droits de l’homme et de la protection de la Minusma avait déployé une « mission spéciale d’établissement des faits » du 4 janvier au 20 février 2021, avec l’appui notamment de la police scientifique des Nations unies.

Si les auteur du rapport ont pu établir la présence, le jour de la frappe aérienne française, de cinq individus armés, dont au moins un portait son arme de façon visible, les enquêteurs de l’ONU sont cependant formels : « Le rassemblement consistait en une célébration de mariage qui a réuni une centaine de personnes, en majorité des civils habitant Bounti, à l’exception des cinq présumés membres de la Katiba Serma. »

« Le groupe touché par la frappe était très majoritairement composé de civils, qui sont des personnes protégées contre les attaques au regard du droit international humanitaire, écrivait les auteurs du rapport. Cette frappe soulève des préoccupations importantes quant au respect des principes de la conduite des hostilités, notamment le principe de précaution dont l’obligation de faire tout ce qui est pratiquement possible pour vérifier que les cibles sont bien des objectifs militaires. »

La France, qui engage environ 5 100 hommes au sein de Barkhane, a déjà été en butte à des soupçons de bavure, mais jamais à un rapport aussi circonstancié de l’ONU. La ministre française des Armées Florence Parly a parlé de « guerre informationnelle » que livreraient les groupes jihadistes. Les autorités maliennes avaient fourni des évènements une version cohérente avec celle de la France.

Par Jeune Afrique avec AFP

Boko Haram au Nigeria : Abubakar Shekau grièvement blessé lors d’une attaque

mai 21, 2021
Abubakar Shekau, ici en 2014 dans une vidéo de propagande de Boko Haram.

Des sources au sein des services de renseignements affirment que le chef du groupe jihadiste Boko Haram s’est blessé en tentant de se suicider pour éviter d’être capturé par des jihadistes rivaux.

Après une série de combats contre des membres du groupe rival État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), Abubakar Shekau – qui dirige le Jamaat Ahl Al-Sunnah Lil Dawa Wal Jihad (JAS) – et plusieurs de ses hommes se sont retrouvés encerclés mercredi 19 mai dans leur bastion de la forêt de Sambisa. « Pour éviter d’être capturé, Shekau s’est tiré une balle dans la poitrine, et elle a traversé son épaule. Il a été grièvement blessé », a affirmé une source au sein des services de renseignements.

Certains de ses combattants auraient réussi à s’enfuir en l’emmenant avec eux, a précisé la même personne. Une deuxième source issue des renseignements a déclaré à l’AFP qu’Abubakar Shekau avait été sévèrement blessé après avoir activé des explosifs dans la maison où il s’était réfugié avec ses hommes. Toutefois, l’armée et les autorités nigérianes n’ont pas encore réagi.

Boko Haram monte en puissance

Depuis le début de l’insurrection, ce chef jihadiste aussi violent qu’insaisissable a été donné pour mort à plusieurs reprises. Un temps silencieux, il avait fait une sortie remarquée en mars 2020 en se montrant menaçant, dans un enregistrement sonore, envers le président Idriss Déby Itno. Le Nigérian, s’exprimant en haoussa, y mettait en garde le chef de l’État tchadien, l’estimant incapable de « combattre ceux qui ont choisi de se battre pour le jihad ». « Il fanfaronne », avait alors commenté pour Jeune Afrique un haut responsable à N’Djamena.

En 2016, Boko Haram s’est scindé en deux factions. L’une, historique, l’Iswap, reconnu par l’organisation État islamique (EI), a son bastion autour du lac Tchad. L’autre, le JAS d’Abubakar Shekau, contrôle le région qui entoure la forêt de Sambisa.

Force est de constater que, malgré cette scission, les deux groupes montent en puissance. Ils combattent l’armée nigériane et ont étendu leurs actions jusqu’au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. La faction historique Iswap, elle, gagne du terrain en lançant des attaques plus sophistiquées.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire: mystérieuse attaque contre un camp militaire à Abidjan

avril 21, 2021

Un camp militaire a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi à Abidjan par des hommes armés non identifiés, dont trois ont été tués, un assaut mystérieux trois semaines après une double attaque meurtrière contre les forces de l’ordre dans le nord de la Côte d’Ivoire.

D’abord rapportée à l’AFP par des sources sécuritaires, l’attaque qui a visé la base militaire de N’dotré, dans le nord d’Abidjan, a été confirmée mercredi midi par l’armée, dans un communiqué laconique qui ne donne aucune indication sur son origine ou ses motivations. «Dans la nuit du 20 au 21 avril, aux environs de 01H00 (locales et GMT), des individus non identifiés ont ouvert le feu sur les postes de garde de la base militaire de N’dotré dans la commune d’Abobo, avec l’intention certaine d’y pénétrer de force. La réaction immédiate des sentinelles de faction a donné lieu à des échanges de tirs nourris, obligeant les assaillants à prendre la fuite», déclare dans ce communiqué le chef d’état-major général des armées, le général Lassina Doumbia.

«Le bilan provisoire fait état d’un blessé léger côté ami, de trois tués et un blessé fait prisonnier côté ennemi», selon le communiqué, qui précise que «des opérations militaires de ratissage ont été engagées sur le terrain et se poursuivent» et que «la situation sécuritaire reste sous contrôle». Selon une source sécuritaire s’exprimant sous couvert d’anonymat, l’attaque a été menée par «un groupe d’individus venus à bord d’un véhicule type 4×4 de couleur noire et de taxis». Sur les réseaux sociaux, des photos montrant les corps de trois hommes en civil morts, étendus aux pieds de soldats, circulaient mercredi. Un passeport et un permis de conduire du Liberia ont été retrouvés sur deux des assaillants tués, selon des sources sécuritaires.

Les armées en alerte

Les armées ivoiriennes (terre, air et mer) avaient été «mises en alerte» mardi «sur l’ensemble du territoire national» en raison de risques d’«actions subversives», selon des sources sécuritaires. La base militaire de N’dotré abrite le deuxième bataillon projetable des forces armées de Côte d’Ivoire, qui intervient pour le compte des forces de l’ONU. Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres s’est déclaré «préoccupé» par cette attaque, selon son porte-parole.

Cette mystérieuse attaque intervient trois semaines après un double assaut meurtrier contre les forces de défense et de sécurité, attribué à des djihadistes, dans le nord de la Côte d’Ivoire, frontalier du Burkina Faso, un pays ravagé par les exactions de nombreux groupes islamistes. Le 29 mars, «une soixantaine de terroristes lourdement armés venant du Burkina Faso» avaient attaqué une position de l’armée à Kafolo, tuant deux soldats et en blessant quatre, tandis que trois «terroristes» avaient été tués et quatre arrêtés, selon l’armée.

La seconde attaque avait visé un poste de gendarmerie à Kolobougou, localité également frontalière du Burkina. Un gendarme avait été tué et un autre blessé, selon l’armée. Ces attaques n’avaient pas été revendiquées. Deux semaines plus tard, le 12 avril, un engin explosif improvisé (IED) avait explosé, sans faire de victime, au passage d’un véhicule de la gendarmerie ivoirienne dans la même zone. Il s’agissait de la première attaque de ce type sur le sol ivoirien.

Par Le Figaro avec AFP