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Mali : 6 soldats tués, 15 Casques bleus blessés dans deux attaques

juin 26, 2021

Un Casque bleu bangladais, lors d’une patrouille près de Gao, en mai 2019 (Illustration).

Le Mali a connu vendredi une nouvelle journée sanglante avec deux attaques, l’une contre un poste militaire dans le Centre, qui a fait six morts, et l’autre contre une position temporaire de l’ONU au Nord, qui a fait 15 blessés.

L’attaque d’un poste militaire dans le village de Boni (Centre) a fait six morts parmi les soldats et un blessé. Dix soldats maliens avaient déjà été tués en février dans ce même village.

Les troupes ont « vigoureusement repoussé » des « attaques simultanées » menées dans ce village vendredi après-midi, ont indiqué les Forces armées maliennes sur leur page Facebook.

Plus tôt dans la journée, 15 Casques bleus des Nations unies, allemands pour la plupart, ont été blessés dans le nord du pays dans une attaque au véhicule suicide contre une position temporaire.

Trois des 12 Casques bleus allemands touchés sont grièvement blessés, a précisé la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer. Deux d’entre eux sont dans un état jugé stable tandis que le troisième a été opéré. Tous les blessés ont été évacués de la zone par hélicoptère, a-t-elle ajouté.

Un avion est attendu dans la nuit à Gao, la grande ville proche, pour emporter samedi matin les plus grièvement blessés.

Un soldat belge a également été blessé, a rapporté le ministère belge de la Défense. Il a reçu les premiers soins sur place avant d’être transporté dans un hôpital.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a fait état de quinze blessés dans cette attaque au véhicule piégé menée tôt contre une base temporaire près du village d’Ichagara.

La Minusma avait établi là une position depuis jeudi, le temps de sécuriser une opération de remorquage d’un véhicule de la mission, a indiqué une porte-parole de la mission. Le véhicule à remorquer avait été endommagé jeudi par l’explosion d’un engin explosif artisanal.

L’engin avait explosé au passage d’un convoi de la Minusma qui escortait le déploiement d’un bataillon dit « reconstitué » de l’armée malienne, c’est-à-dire intégrant d’anciens rebelles ayant combattu les forces régulières dans le nord avant la signature d’un accord de paix en 2015, a indiqué une source sécuritaire internationale.

Cible d’attaques

Depuis 2012 et le déclenchement de rébellions indépendantiste et jihadiste dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention de forces de l’ONU, africaines et françaises.

Les indépendantistes ont signé un accord de paix en 2015. Mais le Mali reste en proie aux agissements des groupes liés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, aux violences intercommunautaires et aux trafics en tous genres. Les violences se sont propagées au Burkina et au Niger voisins.

La Minusma, forte d’environ 18.300 personnes, dont 13.200 militaires, est régulièrement la cible d’attaques, comme les forces maliennes et françaises. C’est la mission la plus meurtrière pour l’ONU dans le monde.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a condamné « l’attaque ignoble d’aujourd’hui (qui) souligne une fois de plus combien il est important que nous nous opposions aux terroristes ».

La France, qui déplore la mort de 50 soldats dans la région depuis 2013, « condamne avec la plus grande fermeté l’attaque (..), réaffirme son plein soutien à la Minusma, qui exerce un rôle essentiel pour la stabilisation du Mali » et « salue l’engagement des pays qui y contribuent », a également déclaré le ministère français des Affaires étrangères.

Après plus de huit ans d’engagement, le président Emmanuel Macron a annoncé en juin une réduction future de la présence militaire française au Sahel, avec la fermeture de bases et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d’une alliance internationale associant des Européens.

« La France demeure auprès de l’ensemble de ses partenaires au Sahel pour lutter contre le fléau du terrorisme », a toutefois insisté le Quai d’Orsay.

Elle avait précédemment suspendu ses opérations conjointes avec les forces maliennes à la suite d’un nouveau coup de force des militaires, le deuxième en neuf mois, faisant du colonel Assimi Goïta le président de transition.

L’engagement français au Mali suscite régulièrement des expressions ou des manifestations hostiles, généralement limitées et souvent doublées d’appels à une intervention de la Russie.

Par Jeune Afrique avec AFP

Côte d’Ivoire : nouvelles attaques attribuées à des jihadistes à Kafolo et Tehini, près du Burkina Faso

mars 29, 2021
Un militaire ivoirien, à Abidjan en avril 2015. Photo d’illustration.

Une position militaire ivoirienne à Kafolo et un poste de gendarmerie à Tehini, près de la frontière avec le Burkina Faso, ont été la cible d’attaques ce lundi. Les services de sécurité ivoiriens soupçonnent les hommes de la katiba Macina, du jihadiste malien Amadou Kouffa.

L’attaque de Kafolo a été lancée aux premières heures de la journée de ce lundi 29 mars contre un poste avancé de l’armée de Kafolo, situé non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Une autre attaque a été menée à peu près au même moment, visant cette fois un poste de gendarmerie à Kolobougou, dans le département de Téhini, plus à l’est le long de la frontière avec le Burkina.

Menées par un groupe armé encore non identifié, ces attaques ont fait au moins trois morts – dont deux soldats tués à Kafolo, et un gendarme tué à Kolobougou – et six blessés parmi les hommes des services de sécurité ivoiriens, qui sont cependant parvenus à repousser les assaillants dans les deux cas. Au moins trois d’entre eux ont été tués au cours des affrontements à Kafolo, selon un bilan encore provisoire délivré par une source de Jeune Afrique au sein des services de sécurité ivoiriens. Des armes, des véhicules et des équipements de communication ont été saisis.

« Ce sont les hommes d’Amadou Koufa »

Des renforts de militaires et de gendarmes ont été déployés dans la zone, où une opération de ratissage est en cours pour retrouver les assaillants qui ont pris la fuite. «  Il est clair que le mode opératoire est celui d’une attaque terroriste, confie notre source. Les premiers indices en notre possession montrent que ce sont les hommes de la katiba Macina, du chef terroriste malien Amadou Koufa. »À LIRE [Série] Terrorisme : de Kafolo à Tengrela, comment la Côte d’Ivoire fait face à la menace (2/4)

C’est la seconde fois en moins d’un an que Kafalo est la cible d’une attaque de ce type. Les forces de sécurité avaient déjà payé un lourd tribut lors de l’assaut mené dans la nuit du 10 au 11 juin dernier contre le poste mixte de la gendarmerie et de l’armée, qui avait fait douze morts et huit blessés. Première attaque d’envergure dans le nord de la Côte d’Ivoire, l’assaut contre le poste militaire de Kafalo avait fortement inquiété dans les milieux sécuritaires, entre préoccupations sur de possibles défaillances et interrogations sur la nécessité de revoir la stratégie face à la menace jihadiste.

Une trentaine de combattants et d’individus suspectés de liens avec des jihadistes avaient été arrêtés dans les jours et semaines suivant l’attaque. Parmi eux, notamment, le Burkinabè Sidibé Ali, dit « Sofiane », chef présumé de l’un des trois commandos à avoir mené l’assaut contre le poste mixte de Kafolo, dont l’arrestation avait été annoncée le 25 juin par le chef d’état-major des armées, le général Lassina Doumbia.

Les services de sécurité ivoiriens sont convaincus que l’attaque de ce lundi 29 mars a été, comme la précédente, perpétrée par les hommes de Sidibé Abdramani – alias « Hamza » -, l’un des lieutenants d’Amadou Koufa qui aurait été envoyé dans cette zone frontalière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire il y a plus de deux ans, avec pour « mission » d’y installer la katiba Macina. Le groupe, affilié au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), cherche notamment à recruter de nouveaux combattants dans la région.

Avec Jeune Afrique par Baudelaire Mieu – à Abidjan

Niger: des dizaines de morts dans des attaques près de la frontière malienne

mars 16, 2021

La région de Tillabéri, située à la frontière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, est régulièrement victime d’attaques terroristes. Ce mardi, des groupes armés ont pris pour cible des villageois qui rentraient d’un marché local.

Des dizaines de personnes ont été tuées ce lundi au Niger dans une série d’attaques menées par des hommes armés près de Banibangou, dans la région de Tillabéri (Ouest) proche du Mali, ont indiqué mardi 16 mars à l’AFP des sources sécuritaires et des villageois.

«Une des attaques a eu lieu hier (lundi) dans l’après-midi et a visé un véhicule transportant des passagers sur l’axe Banibangou-Chinégodar et il y a eu une vingtaine de tués», a indiqué à l’AFP un habitant d’un village joint au téléphone. D’autres attaques visant des villages ont été perpétrées dans la soirée de lundi, faisant «une trentaine de tués», selon une source sécuritaire.

«Ce sont des gens qui étaient venus au marché de Banibangou et qui se dirigeaient vers Chinégodar», a affirmé un autre villageois sans avancer de bilan. Un élu local et une source préfectorale ont assuré «être au courant d’attaques», mais sans pouvoir donner de bilan ni les circonstances de ces attaques. D’autres attaques ciblant des villages ont été perpétrées dans la soirée de lundi vers 18H00 locales (17H00 GMT) par «des bandits armés», faisant «une trentaine de tués», selon une source sécuritaire. Ces attaques n’ont pas été confirmées par le gouvernement dans l’immédiat.

La zone des «trois frontières», un territoire instable

Banibangou abrite un des plus importants marchés hebdomadaires de cette zone, à proximité de la frontière malienne. Située dans la zone dite des «trois frontières» entre Niger, Burkina et Mali, la région de Tillabéri est depuis des années le théâtre d’actions sanglantes de groupes djihadistes et demeure instable malgré d’importants efforts pour tenter de la sécuriser.

Le 2 janvier, 100 personnes avaient été tuées dans les attaques de deux villages de la commune de Mangaïzé située dans cette région, un des pires massacres de civils au Niger, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Un an auparavant, le 9 janvier 2020, 89 soldats nigériens avaient été tués dans l’attaque du camp militaire de Chinégodar.

Et un mois plus tôt, le 10 décembre 2019, ce sont 71 soldats nigériens qui avaient péri dans une attaque à Inates, une autre localité de la région de Tillabéri. Ces deux attaques qui avaient traumatisé le pays avaient été revendiquées par des djihadistes affiliés au groupe État islamique (EI).

Par Le Figaro avec AFP

Gabon/ Attaques de pirates près de Libreville: 1 mort et 4 kidnappés

décembre 22, 2019

Des pirates ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche quatre navires, en rade de Libreville, tuant un commandant de bord gabonais et enlevant quatre employés chinois, ont annoncé dimanche les autorités gabonaises. Ces attaques sont survenues dans l’Estuaire du Gabon, en rade de Libreville, une zone habituellement préservée des incursions pirates bien que située dans le golfe de Guinée, nouvel épicentre de la piraterie maritime mondiale.

«Dans la nuit du 21 au 22 décembre 2019, dans la rade de Libreville, des attaques pirates ont été perpétrées (…) contre quatre navires», a précisé le porte-parole du gouvernement gabonais Edgard Anicet Mboumbou Miyakou dans une allocution vidéo. «Ces attaques ont malheureusement entraîné le décès d’un commandant de bord de nationalité gabonaise et l’enlèvement de quatre employés (…) de nationalité chinoise», a-t-il ajouté. Les forces de défenses et de sécurité «ont engagé des actions» afin «de sécuriser la zone et de rechercher les auteurs avec la coopération d’Interpol et des organismes sous-régionaux», a poursuivi le porte-parole.

Ces attaques, menées à bord d’embarcations rapides par des assaillants non-identifiés, se sont produites au mouillage de ces navires au près de la capitale gabonaise, située sur la rive droite de l’estuaire du Gabon. Parmi les navires attaqués, deux sont des bateaux de pêche appartenant à l’entreprise sino-gabonaise Sigapêche. Les quatre Chinois enlevés sont des employés de cette société. Le troisième appartient à la société de transport maritime Satram, basée à Port-Gentil au Gabon, pour laquelle travaillait le commandant de bord tué. Le dernier est un cargo, le «Tropic dawn», battant pavillon panaméen.

Le Golfe de Guinée, qui s’étend des côtes du Sénégal à celles de l’Angola en passant par celles du Nigeria, sur 5700 km, est devenu ces dernières années un repaire de pirates et le nouvel épicentre de ce type d’attaques, pillages de navires et kidnappings contre rançons, ravissant la vedette au Golfe d’Aden. Le 4 novembre, deux Philippins, un Grec et un Géorgien membres d’équipage d’un pétrolier battant pavillon grec avaient été enlevés au large de la capitale économique togolaise Lomé. Deux jours plus tôt, neuf marins philippins d’un cargo norvégien avaient été kidnappés en rade même du port de Cotonou, capitale économique du Bénin. Et le 15 août, 17 marins philippins et ukrainiens avaient été emmenés par des pirates qui avaient attaqué deux navires commerciaux au mouillage au large de Douala, le grand port camerounais. Ils ont été libérés quelques semaines plus tard, selon le Bureau Maritime International (BMI) qui ne précise pas les conditions de leur libération.

Par Le Figaro.fr avec AFP

L’Arabie saoudite accuse l’Iran des attaques contre les pétroliers

juin 16, 2019

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane BANDAR ALDANDANI / AFP

 

Téhéran, également accusé par les Etats-Unis de ces attaques, a nié toute implication.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a accusé dimanche 16 juin l’Iran, grand rival de son pays dans la région, des attaques contre les deux tankers en mer d’Oman jeudi.

«Le régime iranien n’a pas respecté la présence du premier ministre japonais à Téhéran et à répondu à ses efforts (diplomatiques) en attaquant deux pétroliers, dont l’un était japonais», a déclaré le prince dans une interview au quotidien Asharq al-Awsat.

L’Iran, également accusé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de ces attaques, a nié avec véhémence toute implication.

Les attaques sont survenues près du détroit d’Ormuz, par lequel transite le tiers du pétrole transporté par voie maritime dans le monde. Elles ont visé jeudi un navire japonais transportant du méthanol et un pétrolier chypriote transportant du naphta, au moment où le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe était en visite à Téhéran dans l’espoir d’apaiser les tensions entre Iran et Etats-Unis.

«Nous ne voulons pas une guerre dans la région (…) Mais nous n’hésiterons pas à réagir à toute menace contre notre peuple, notre souveraineté, notre intégrité territoriale et nos intérêts vitaux», a averti MBS.

L’Iran, riverain du détroit d’Ormuz, a menacé à plusieurs reprises de le bloquer en cas d’attaque des Etats-Unis.

Plus tôt samedi, le ministre saoudien de l’Energie, Khaled al-Falih, avait quant à lui demandé «une réponse prompte et décisive aux menaces sur les approvisionnements en énergie» découlant des «récents actes terroristes

Par Le Figaro.fr avec AFP

Les attaques dans la mer d’Oman sont «signées par l’Iran», accuse Trump

juin 14, 2019

 

Donald Trump a affirmé vendredi que les attaques contre deux pétroliers dans la mer d’Oman dans la région du Golfe étaient «signées» de l’Iran, s’appuyant sur une vidéo publiée par le Pentagone.

«L’Iran a fait ceci», a déclaré le président américain sur Fox News. «On voit le bateau, avec une mine qui n’a pas explosé et c’est signé par l’Iran». L’attaque, qui s’est produite jeudi près du détroit d’Ormuz, n’a pas été revendiquée et l’Iran a démenti en être responsable.

Donald Trump a écarté le risque d’une éventuelle longue fermeture du détroit stratégique par Téhéran. Les Iraniens «ne vont pas fermer (le détroit). Il ne va pas être fermé, il ne va pas être fermé pendant longtemps et ils le savent. Cela leur a été dit dans les termes les plus forts», a poursuivi le président américain.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a dès jeudi affirmé lors d’une allocution solennelle que «le gouvernement des Etats-Unis estim(ait) que la République islamique d’Iran (était) responsable des attaques de ce jour en mer d’Oman». Deux pétroliers, norvégien et japonais, ont été la cible jeudi d’attaques d’origine indéterminée en mer d’Oman, un mois après le sabotage de quatre navires, dont trois pétroliers, au large des Emirats arabes unis. Washington avait alors déjà montré du doigt Téhéran.

L’Iran, où se trouvait jeudi le premier ministre japonais Shinzo Abe, a démenti toute implication dans ces différentes attaques.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Soudan : l’ONU appelle les forces de sécurité à l’arrêt «immédiat» des attaques

juin 3, 2019

 

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a appelé lundi les autorités soudanaises à «immédiatement» cesser ses «attaques», après qu’une violente dispersion de manifestations a fait au moins 13 morts.

Dans un communiqué, Michelle Bachelet a déploré «l’usage excessif de la force», notamment de tirs à «balles réelles», sur les manifestants. «J’exhorte les forces de sécurité à mettre fin immédiatement à ces attaques et à garantir à tous un accès sûr et sans entrave aux soins médicaux», a-t-elle poursuivi. «Les informations selon lesquelles des balles réelles ont été utilisées par les forces de sécurité à proximité d’installations médicales, et même à l’intérieur de celles-ci, sont extrêmement alarmantes», a-t-elle ajouté.

Le face-à-face entre les généraux au pouvoir au Soudan et le mouvement de contestation a pris une tournure sanglante lundi avec la dispersion du sit-in des manifestants à Khartoum, qui a fait au moins 13 morts selon un comité de médecins. Le Conseil militaire a pris le pouvoir après le renversement par l’armée du président Omar el-Béchir, à la faveur d’un soulèvement populaire inédit. Les manifestants réclament désormais le transfert du pouvoir aux civils.

Ces derniers jours, la tension était montée autour du sit-in, sur fond de suspension le 21 mai des négociations entre le mouvement de contestation et les généraux, faute d’accord sur la transition politique. «Le recours excessif à la force doit faire l’objet d’enquêtes rapides et indépendantes et les responsables doivent être traduits en justice», a demandé Michelle Bachelet. «Les violations des droits humains qui ont marqué l’histoire du Soudan et déclenché les protestations soutenues au cours des six derniers mois ne doivent plus être tolérées. C’est un vrai revers», a-t-elle relevé.

Michelle Bachelet a souligné que «ceux qui exercent leur droit à la liberté de réunion et d’expression pacifiques doivent être protégés et non ciblés ou détenus. C’est un principe fondamental du droit international des droits humains».

Le Conseil militaire de transition a quant à lui démenti toute «dispersion par la force» du sit-in : si une opération de sécurité a eu lieu, elle a visé un secteur «dangereux» proche de ce site emblématique faisant face au QG de l’armée et occupé depuis près de deux mois, a-t-il argué.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Syrie: hausse des attaques de drones contre une base russe

août 24, 2018

Des rebelles et jihadistes en Syrie ont multiplié ces deux derniers mois les attaques de drones contre la principale base militaire russe dans le pays en guerre, mais celles-ci ont quasiment été toutes mises en échec, selon une ONG et des responsables russes.

Sur cette base, l’aéroport militaire de Hmeimim situé dans la province de Lattaquié (nord-ouest), sont stationnées des forces russes intervenues fin 2015 dans le conflit syrien au côté du régime de Bachar al-Assad, alors en mauvaise passe face aux rebelles et jihadistes.

« Ces derniers temps, les attaques de drone contre Hmeimim ont augmenté », même si elles ne représentent pas une réelle menace, a indiqué vendredi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, qui a fait état de 18 « attaques » depuis le début juillet.

« La majorité des drones sont abattus par la défense aérienne russe ou syrienne », a-t-il dit à l’AFP, indiquant que ces appareils étaient envoyés par des jihadistes ou des rebelles islamistes de la province voisine d’Idleb.

Ultime grand bastion insurgé en Syrie, Idleb est dominée par Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste formée par l’ex-branche locale d’Al-Qaïda, mais elle accueille aussi une multitude de groupes rebelles.

Au total depuis janvier, l’OSDH a comptabilisé 23 « attaques au drone » contre Hmeimim. En janvier, dix drones chargés d’explosifs avaient visé la base, sans faire de victimes ou de dégâts selon l’armée russe.

Jeudi à Moscou, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a accusé des « terroristes », allusion aux rebelles et jihadistes, d’envoyer ces engins. « Les attaques de drones sont devenues régulières contre la base de Hmeimim. Nos défenses antiaériennes ont abattu 45 appareils de ce type ».

A la mi-août, un porte-parole de l’armée russe, le général Igor Konachenkov, a évoqué cette hausse. « Au cours du mois précédent, nous avons observé une hausse des tentatives d’attaques par des drones. Notre taux d’élimination est de 100% ».

Le pouvoir syrien et son allié russe pourraient lancer prochainement une offensive pour reconquérir certains secteurs périphériques de la province d’Idleb, notamment la région de Jisr al-Choughour.

« Les Russes sont convaincus que les drones (…) sont envoyés des alentours de Jisr al-Choughour », selon Sam Heller, analyste à l’International Crisis Group.

Depuis l’intervention russe, le régime a accumulé les victoires, jusqu’à reprendre près de deux tiers du territoire.

La guerre en Syrie a démarré en 2011 après la répression de manifestations prodémocratie par le régime. Elle s’est complexifiée avec l’implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes et a fait plus de 350.000 morts.

Romandie.com avec(©AFP / (24 août 2018 13h57)                                                        

Syrie: plus de 150 morts dans des attaques de l’EI dans le sud

juillet 25, 2018

Photo diffusée par l’agence officielle syrienne SANA montre un membre des forces de séécurité à côté d’une camionnette endommagée par un attentat suicide du groupe Etat islamique (EI), le 25 juillet 2018 à Soueida, dans le sud du pays / © SANA/AFP / Handout

Plus de 150 personnes ont péri mercredi dans une série d’attaques revendiquées par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le sud de la Syrie, l’un des bilans les plus lourds depuis le début de la guerre en 2011.

Il s’agit en outre des premières attaques -attentats suicide et assaut contre des villages- de cette ampleur menées par l’EI depuis des mois dans le pays, où l’organisation jihadiste a subi de nombreuses défaites ces derniers mois.

Elles ont eu lieu dans la province de Soueida, contrôlée totalement par le régime de Bachar al-Assad. Les jihadistes de l’EI sont présents dans une zone désertique au nord-est de cette région.

Selon les médias officiels syriens, les forces du régime ont lancé une contre-attaque pour repousser les jihadistes. Des raids aériens ont dans le même temps ciblé le groupe extrémiste, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Quatre kamikazes ont fait détoner leurs ceintures explosives dans la ville de Soueida », chef-lieu de la province du même nom, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

D’autres kamikazes ont mené des attaques dans des villages du nord-est de la province avant que les jihadistes ne les prennent d’assaut, a-t-il ajouté. L’EI a réussi à s’emparer de trois villages.

Au moins 156 personnes, dont 62 civils, ont été tuées et des dizaines blessées, selon un nouveau bilan qui ne cesse de s’alourdir après la découverte de « nombreuses dépouilles dans les villages » attaqués par l’EI, a indiqué M. Abdel Rahmane. « C’est le bilan le plus lourd dans la province de Soueida depuis le début du conflit ».

« Outre les attentats suicide, les jihadistes ont attaqué des villages et tué des habitants dans leurs maisons », a-t-il poursuivi.

Dans un communiqué publié sur Telegram, l’EI a affirmé que ses combattants avaient lancé des attaques contre principalement des positions du régime dans la province.

– Flaques de sang –

De leur côté, l’agence officielle Sana et la télévision d’Etat ont confirmé des victimes dans des attaques à Soueida, sans donner un bilan précis.

« Des unités de l’armée ont lancé une contre-attaque (pour repousser) les terroristes de Daech », a indiqué la télévision d’Etat en utilisant un acronyme en arabe de l’EI.

Des frappes ont dans le même temps visé les jihadistes, a précisé M. Abdel Rahmane, en faisant état de 21 morts parmi les combattants de l’EI.

Les combats se poursuivaient en milieu d’après-midi, selon l’OSDH.

Des images diffusées par les médias officiels syriens après les attaques montrent un cadavre près d’un mur détruit dans la ville de Soueida, ainsi que des légumes répandus par terre au milieu de flaques de sang.

Syrie / © AFP / AFP

Les jihadistes mènent ponctuellement des attaques contre des localités de Soueida.

Mais selon M. Abdel Rahmane, les attaques de mercredi sont les premières de cette ampleur lancées par l’EI depuis des mois en Syrie.

Elles surviennent alors que le régime cherche à reprendre entièrement les provinces proches de Deraa et Qouneitra, contrôlées à plus de 90% par le pouvoir.

Dans le sud-ouest de la province de Deraa, un groupe extrémiste lié à l’EI contrôle un réduit, cible depuis plusieurs jours de raids aériens intenses du régime et de l’allié russe.

Selon Sana, les attaques à Soueida « visent à alléger la pression militaire » du régime contre les derniers jihadistes « qui seront anéantis à Deraa ».

– « Deux ou trois mois » –

Après avoir occupé en 2014 de vastes pans de la Syrie, l’EI ne contrôle plus aujourd’hui que moins de 3% du territoire après de multiples revers.

Il est encore présent dans une partie de la province de Deir Ezzor (est), dans une zone désertique à l’est de la ville de Homs (centre) et dans certains secteurs du sud du pays. Des cellules sont également actives dans la province d’Idleb (nord-ouest).

En juin, le groupe jihadiste avait lancé une offensive contre la ville de Boukamal dans la province de Deir Ezzor. Il avait réussi à s’emparer de la moitié de la ville avant d’en être chassé par le régime.

Selon le commandant des forces françaises au sein de la coalition internationale antijihadistes menée par les Etats-Unis, le général François Parisot, les combats contre les derniers jihadistes dans Deir Ezzor doivent encore durer « au moins deux ou trois mois ».

Cette coalition aide en Syrie une alliance de combattants arabes et kurdes face à l’EI.

Grâce à l’intervention militaire russe dans la guerre depuis 2015, le régime syrien a réussi à engranger des victoires et a repris plus de 60% du territoire.

Plus de 350.000 personnes ont été tuées depuis 2011 dans ce conflit qui s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 16h03)

Attaques au Burkina: le Premier ministre décrit des « scènes apocalyptiques »

mars 3, 2018

Des militaires sont postés devant le quartier général des forces armées à Ouagadougou, le 3 mars 2018 / © AFP / Ahmed OUOBA

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba a décrit samedi des « scènes apocalyptiques », au lendemain de la double attaque menée contre l’état-major des forces armées du Burkina Faso et l’ambassade de France à Ouagadougou qui ont fait 8 morts parmi les militaires.

« Ce que j’ai vu ici, c’était vraiment des scènes apocalyptiques et je voudrai dans un premier temps m’incliner devant la mémoire de nos braves soldats tombés (…) les armes à la main » a déclaré M. Thiéba après une visite au siège de l’État major visé par une attaque à la voiture piégée.

Le Premier ministre burkinabè a « condamné avec la dernière rigueur cet attentat terroriste, lâche, qui s’attaque à notre pays, encore une fois et qui sème la mort, la désolation inutilement ».

Huit membres des forces de l’ordre burkinabè ont été tués et 12 blessés sont en état d’urgence absolue, selon les bilans officiel et de source française. Aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé.

Dans un premier temps, des sources sécuritaires françaises avaient avancé vendredi un bilan d’au moins 28 morts.

Huit assaillants ont été tués au cours des attaques.

Les autorités burkinabè tentaient samedi d’établir qui est à l’origine de la double attaque, pour l’heure non revendiquée.

La piste jihadiste semblait la plus évidente, mais le gouvernement n’exclut pas une responsabilité de personnes liés au putsch manqué de 2015 contre les successeurs de l’ancien dirigeant Blaise Compaoré.

« Il s’agit d’une attaque terroriste, liée à un courant ou un autre (…) des mouvements terroristes dans le Sahel », « ou à d’autres acteurs qui sont pour une déstabilisation ou une situation de blocage de notre avancée démocratique », a déclaré samedi matin Remis Fulgance Dandjinou, porte-parole du gouvernement burkinabè.

Un régime plus démocratique a remplacé le gouvernement de l’ex président Compaoré chassé par un soulèvement populaire en octobre 2014 après 27 ans de pouvoir sans partage.

Selon un correspondant de l’AFP, des commerces ont rouvert dans la capitale. Des militaires sont présents autour des lieux des attaques mais on ne note pas de déploiement particulier de forces de sécurité ailleurs en ville, Des badauds se sont rassemblés près de l’état-major, tenus à bonne distance par des soldats.

– Interpellations –

Deux personnes ont été interpellées près de l’état-major, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire sans plus de précisions.

Vendredi soir, le ministre de la Sécurité, Clément Sawadogo, avait déclaré que l’attentat visait « peut-être » une réunion militaire de la force multinationale antijihadiste du G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie), qui devait se tenir dans une salle été dévastée par l’explosion d’une voiture piégée.

Cette réunion entre le chef d’état-major et des officiers a été changée de salle au dernier moment, évitant un carnage.

Le bilan officiel de la double attaque est de huit morts parmi les forces de l’ordre : « deux gendarmes devant l’ambassade de France et six militaires au niveau de l’état-major ».

Les huit assaillants « ont été tous abattus » : « quatre à l’ambassade de France, en dehors des locaux » et quatre à l’état-major, selon une source sécuritaire burkinabè.

– ‘crescendo’ –

Le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d’attaques jihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d’organisation avec deux groupes d’hommes armés opérant simultanément dans deux endroits du centre-ville de Ouagadougou et utilisant un véhicule piégé avant de lancer l’assaut à l’état-major.

Les attaques ont commencé vers 10H (locales et GMT) vendredi, et se sont terminées entre 14H et 15H.

« Le mode opératoire des attaques évolue crescendo. Après des cibles molles, comme des hôtels et restaurants, cette attaque a visé des cibles dures, des symboles forts », a jugé un consultant burkinabè en sécurité, Paul Koalaga, qui évoque aussi « un problème au niveau du renseignement ».

Selon un témoin, les assaillants qui ont attaqué l’ambassade étaient armés de Kalashnikov et « habillés en civil, même pas cagoulés ».

A l’inverse, le commando qui a attaqué l’état-major portait l’uniforme de l’armée de terre bukinabè, selon une source sécuritaire.

Le parquet de Ouagadougou a lancé un appel à témoins « pour aider à la recherche et l’identification des complices, des hôtes et de tous facilitateurs éventuels des faits ».

C’est la troisième fois en deux ans que la capitale du Burkina est la cible d’attaques visant des cibles fréquentées par les Occidentaux. 19 personnes avaient été tuées dans un café le 13 août 2017, dans un attentat non revendiqué. Et le 15 janvier 2016, 30 personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d’une attaque revendiquée par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Selon un rapport de l’ONU publié vendredi, la montée en puissance de la force du G5-Sahel va de pair avec des « menaces terroristes croissantes de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (ISGS) et de Ansar al-Islam », notamment aux confins des Burkina Faso, Mali et Niger.

– G5 Sahel –

Cette zone est au coeur de l’action de la force du G5-Sahel. Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à un « effort urgent et concerté » de la communauté internationale pour aider à stabiliser la région, y compris à travers « la pleine opérationnalisation » de la force du G5-Sahel.

Le président français Emmanuel Macron a réaffirmé « la détermination (…) de la France, aux côtés de ses partenaires du G5-Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ».

Le président du Niger et président en exercice de cette force, Mahamadou Issoufou, lui a fait écho en assurant que les attaques « ne feront que renforcer la détermination du G5-Sahel et de ses alliés dans la lutte contre le terrorisme ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 mars 2018 15h39)