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Pakistan: au moins 31 morts dans un attentat suicide de l’EI près d’un bureau de vote

juillet 25, 2018

Quetta (Pakistan) – Au moins 31 personnes ont été tuées et 70 blessées mercredi, le jour des élections législatives au Pakistan, dans un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique près d’un bureau de vote de Quetta (sud-ouest).

Le kamikaze « a essayé d’entrer dans le bureau de vote et quand la police a tenté de l’arrêter, il s’est fait exploser », a déclaré à l’AFP un haut responsable de l’administration locale, Hashim Ghilzai, ce qu’a confirmé un autre responsable local.

Le bilan, dans un premier temps de 28 morts et 35 blessés, est désormais de 31 personnes tuées, dont cinq policiers et une fillette de huit ans, et 70 blessés, a déclaré le Dr Wasim Baig, porte-parole de l’hôpital Sandeman de Quetta, la capitale de la province méridionale du Baloutchistan, où les attentats sont fréquents.

Un policier a confirmé ces chiffres.

« Soudainement, il y a eu une énorme explosion. Et ensuite des cadavres, du sang, des cris, partout », a raconté Mehmood Khan, 18 ans, allé voter pour la première fois avec ses amis. Deux d’entre eux ont péri dans l’attentat.

Arrivé à proximité du bureau de vote, « j’ai été jeté à terre. Je pensais que j’allais mourir », a dit Hafiz Kareem, 40 ans, un enseignant dans une madrasa, interrogé de son lit d’hôpital.

D’après l’un des responsables de la police de Quetta, Abdul Razzaq Cheema, le processus électoral, un temps interrompu, a repris une fois les morts évacués et les blessés transportés à l’hôpital.

Sur la scène de l’attentat, des flaques de sang et des chaussures appartenant aux victimes jonchent le sol.

Si les carcasses des voitures détruites dans l’explosion ont été enlevées et un large cordon policier mis en place pour fouiller chaque véhicule pénétrant dans la zone, les riverains restent terrifiés.

L’un de ses voisins a tenté, en vain, de dissuader Abdul Razzaq d’aller voter après l’attentat, a expliqué cet homme de 50 ans tout en faisant la queue.

« Les attaques continuent de se produire mais la vie continue », s’est-il expliqué, interrogé par l’AFP.

Ali Khan, 30 ans, qui est allé rendre visite à des proches et des amis à l’hôpital, assure qu’il « votera, assurément, maintenant ». Ce qui s’est produit « ne peut pas empêcher les gens de voter », a-t-il ajouté.

L’attentat a été revendiqué par le groupe Etat islamique sur Amaq, son agence de propagande. Il s’est produit au moment même où un scrutin tendu se déroulait au Pakistan pour élire le prochain Parlement.

Il a été précédé tôt mercredi par une attaque à la grenade dans un bureau de vote du district de Khuzdar, également au Baloutchistan, qui a provoqué la mort d’un policier tandis que trois autres ont été blessés.

La ville de Quetta avait déjà été endeuillée à la mi-juillet par un autre attentat suicide, qui avait fait au moins 153 morts au cours d’une réunion électorale à Mastung, à une quarantaine de kilomètres de la capitale provinciale. Le groupe Etat islamique avait là aussi revendiqué l’attentat.

Le Baloutchistan, frontalier de l’Iran et de l’Afghanistan, est la province la plus pauvre du Pakistan, malgré des gisements d’hydrocarbures et de minéraux, mais aussi la plus instable.

En plus de groupes séparatistes baloutches, des insurgés islamistes tentent d’infiltrer cette région, par ailleurs l’une des principales zones de violences entre communautés.

Romandie.com avec(©AFP / 25 juillet 2018 12h54)                                                        

Pakistan: le candidat visé par un attentat suicide est mort

juillet 22, 2018

Un policier pakistanais le 19 juillet 2018 à Pindi Gheb / © AFP/Archives / AAMIR QURESHI

Le candidat aux législatives, blessé dans un attentat suicide qui a tué son chauffeur et blessé cinq autres personnes, est mort dimanche dans le nord-ouest du Pakistan, a-t-on appris de sources policières.

« Ikramullah Gandapur a succombé à ses blessures dans un hôpital militaire après qu’un kamikaze s’est fait exploser près de son véhicule ce matin », a déclaré à l’AFP le chef de la police du district de Dera ismail Khan, Zaheer Afridi.

Faraz Mughul, l’assistant du candidat, a confirmé sa mort, ainsi que celle de son chauffeur.

Zaheer Afridi et Kamal Shah, un policier local, avaient fait état de cinq autres blessés précédemment.

Ikramullah Gandapur concourait pour le PTI (Tehreek-e-Insaf, qui signifie « Mouvement pour la justice au Pakistan ») d’Imran Khan dans cette circonscription de Khyber Pakhtunkhwa, une province du nord-ouest du pays, frontalière avec l’Afghanistan, auparavant très instable.

Nasir ul Mulk, le chef du gouvernement intérimaire, dont le mandat s’achèvera une fois le résultat des élections connu, a présenté ses condoléances à la famille de M. Gandapur, « mort en martyr ».

C’est la quatrième attaque en deux semaines dans le cadre des élections législatives qui se tiendront mercredi au Pakistan. Le 11 juillet, un attentat suicide contre un meeting avait fait 20 morts à Peshawar, la capitale du KP.

Trois jours plus tard, une bombe cachée dans une moto avait explosé à Bannu, une autre ville du KP, au passage d’un candidat, tuant quatre personnes et en blessant une quarantaine d’autres.

Quelques heures plus tard, un kamikaze se faisait exploser lors d’une réunion publique à Mastung, dans la province du Balouchistan (Sud-Ouest), faisant 149 morts, soit le deuxième attentat le plus sanglant de l’histoire du Pakistan.

Le niveau des violences a toutefois fortement baissé dans le pays, selon une étude du CRSS, un centre de recherche pakistanais. Le nombre des personnes tuées dans les violences extrémistes, politiques ou criminelles, a ainsi chuté de 70% ces deux dernières années, avec 2.057 morts violentes rapportées l’an passé, contre 6.574 en 2015.

Romandie.com avec(©AFP / 22 juillet 2018 13h58)

Attentat-suicide contre le QG de la force du G5 Sahel: trois morts

juin 29, 2018

Attaque suicide à la voiture piégée contre le QG de la force G5 Sahel au Mali, Sévaré, 29 juin 2018 / © AFP / STRINGER

Un attentat-suicide, revendiqué par un groupe jihadiste, a frappé vendredi le quartier général de la force antijihadiste du G5 Sahel à Sévaré, dans le centre du Mali, faisant trois morts, à trois jours d’une rencontre entre les dirigeants de cette force et Emmanuel Macron.

Deux des auteurs de cette attaque sont également morts, dont un kamikaze à bord d’une voiture piégée.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda, a revendiqué l’attentat dans un appel téléphonique d’un de ses porte-parole à l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar, connue pour recevoir et diffuser régulièrement des communiqués de cette mouvance.

Il s’agit de la première attaque contre le quartier général de la force conjointe, lancée en 2017 par le G5 Sahel, organisation régionale regroupant le Mali, le Burkina Faso, le Niger, la Mauritanie et le Tchad.

Elle intervient à trois jours d’une rencontre à Nouakchott, en marge du sommet de l’Union africaine dans la capitale mauritanienne, entre le président français Emmanuel Macron, qui soutient cette initiative, et ses homologues du G5 Sahel.

Le dernier bilan s’élevait à deux militaires de cette force et un civil tués, selon les services du chef de l’Etat nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, et le gouverneur de Mopti, chef-lieu de la région, le général Sidi Alassane Touré.

Le gouvernement malien a précisé dans un communiqué que les deux soldats tués appartenaient à son armée.

« Nous avons arrêté quatre suspects », a déclaré le gouverneur à l’AFP, ajoutant que les opérations de ratissage se poursuivraient jusqu’à l’aube.

Les assaillants étaient au nombre de six et parlaient en bambara et en peul, a affirmé dans la soirée une source au sein de la force du G5 Sahel.

Selon le porte-parole du groupe dirigé par le chef islamiste touareg malien Iyad Ag Ghaly, cité par l’agence, les assaillants ont utilisé une voiture piégée et des « infiltrés » pour perpétrer l’attentat.

Tout le mur d’entrée a été soufflé par la déflagration, qui a projeté le véhicule à l’intérieur de l’enceinte, selon des témoins et les images diffusées après l’attaque.

Les bâtiments de couleur jaune et rose du poste de commandement de la force conjointe, opérationnel depuis octobre 2017, abritent des officiers de liaison des cinq Etats membres.

– ‘Conditions de sécurité précaires’ –

L’entrée du quartier général de la force du G5 Sahel à Sévaré photographiée le 30 mai 2018. / © AFP/Archives / SEBASTIEN RIEUSSEC

Dans un rapport sur la force conjointe publié en mai, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a visité le quartier général de Sévaré, il y a un mois, soulignait les vulnérabilités de plusieurs de ses installations au Mali, mentionnant la nécessité d’un « renforcement de son quartier général à Sévaré ».

« Les conditions précaires dans ces sites et aux alentours représentent une lourde menace pour la sécurité, et retardent le déploiement du reste des contingents », selon le rapport.

« Il y a eu une très forte détonation », suivie d’échanges de tirs d’armes automatiques, ont indiqué à l’AFP des habitants, dont une vendeuse d’oranges, Haoussa Haidara.

Pendant l’attaque, nombre d’habitants de Sévaré étaient terrés dans leurs maisons, a témoigné l’un d’entre eux, Bouba Bathily, un commerçant.

« Solidarité avec nos partenaires africains avec qui nous poursuivrons sans relâche la lutte contre le terrorisme », a réagi la ministre française des Armées, Florence Parly.

Le président nigérien a pour sa part dénoncé une attaque visant « l’un des instruments essentiels pour la stabilisation de notre sous-région ».

La France, qui conduit au Sahel l’opération Barkhane de lutte contre les jihadistes, soutient la force du G5 Sahel, y voyant un possible modèle de prise en main par les Etats africains de leur propre sécurité.

Mais sa mise en oeuvre est marquée par des problèmes de financement, malgré des promesses de quelque 420 millions d’euros, et des accusations de violations des droits de l’homme.

La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a annoncé le 26 juin qu’une enquête de sa division des droits de l’homme concluait à l’exécution sommaire de douze civils par le bataillon malien de cette force à Boulkessy » (centre).

Il ne s’agit pas de la première attaque de ce type à Sévaré. Le 7 août 2015, une attaque contre un hôtel de cette localité avait fait 13 morts, dont quatre étrangers –deux Ukrainiens, un Népalais et un Sud-Africain–, employés par des sous-traitants de la Minusma.

Malgré l’accord de paix au Mali signé en mai-juin 2015, les violences jihadistes ont persisté et se sont propagées du nord vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des tensions ou des conflits intercommunautaires.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juin 2018 01h46)

Indonésie: 11 morts dans des attaques suicide commises par une même famille

mai 13, 2018

Des policiers patrouillent devant une église après les attentats à la bombe qui ont fait au moins 111 morts à Surabaya, en Indonésie, le 13 mai 2018 / © AFP / JUNI KRISWANTO

Au moins 11 personnes ont été tuées et 41 blessées dimanche dans des attentats suicide contre des églises en Indonésie, revendiquées par le groupe Etat islamique et impliquant six membres d’une même famille dont deux enfants.

L’archipel d’Asie du sud-est, le pays musulman le plus peuplé du monde, est en état d’alerte depuis une série d’attentats perpétrés ces dernières années — dont certains par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) — et ses minorités religieuses font face à une intolérance grandissante.

Dimanche, des attaques ont visé vers 07H30 (00H30 GMT) trois églises à Surabaya, deuxième ville d’Indonésie située dans l’est de l’île de Java, faisant onze morts et 41 blessés selon la police.

Selon l’organe de propagande du groupe EI, l’agence Amaq, « trois attaques kamikazes » ont fait des morts et des blessés « parmi les gardiens des églises et des chrétiens dans la ville de Surabaya ».

Une famille de six personnes, dont deux petites filles, est responsable des attaques, a annoncé le chef de la police nationale, Tito Karnavian.

La famille, comprenant la mère et le père ainsi que deux fillettes de 9 et 12 ans et deux fils de 16 et 18 ans, était liée au mouvement radical Jamaah Ansharut Daulah, un groupe qui soutient l’EI, a-t-il ajouté.

« Nous devons nous unir contre le terrorisme », a réagi le président indonésien Joko Widodo.

Des témoins interrogés par des télévisions avaient affirmé qu’un des attentats avait été commis par une femme voilée accompagnée de deux enfants.

La télévision a également diffusé des images d’une personne conduisant sa moto à proximité d’une église avant qu’une explosion ne se produise.

– Bombes désamorcées –

D’autres images montraient un véhicule en feu d’où s’élevait une colonne de fumée noire ainsi qu’un corps gisant devant une porte de l’église catholique Santa Maria à Surabaya.

« J’étais effrayé. Beaucoup de gens criaient », a raconté à l’AFP Roman, un homme de 23 ans témoin de l’explosion à cette église.

Des démineurs ont par ailleurs désamorcé deux bombes à la Gereja Pantekosta Pusat Surabaya (Eglise pentecôtiste du centre de Surabaya), où a eu lieu l’un des attentats.

La troisième église visée est l’église Kristen Indonesia Diponegoro.

Ces attaques surviennent quelques jours après que cinq policiers et un détenu ont été tués au cours d’affrontements dans une prison de haute sécurité en banlieue de Jakarta. L’EI avait revendiqué les faits mais la police indonésienne avait écarté l’implication de ce groupe.

La police a indiqué dimanche que quatre membres présumés du Jamaah Ansharut Daulah avaient été tués dans des opérations liées à l’émeute dans la prison.

L’intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays de 260 millions d’habitants dont près de 90% sont de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités comme les chrétiens, hindous et bouddhistes.

D’autres attaques visant des églises se sont produites ces dernières années à travers le pays.

– Attaque à l’épée en février –

En février, la police était parvenue à neutraliser un homme armé d’une épée qui avait attaqué en pleine messe une église à Sleman, sur l’île de Java, blessant quatre personnes dont un prêtre.

En 2016, un adolescent était entré dans une église remplie de fidèles à Medan, sur l’île de Sumatra, s’était approché du prêtre et l’avait légèrement blessé au couteau à un bras. Il avait tenté de faire exploser un objet avant d’être maîtrisé par des fidèles.

Un extrémiste islamiste avait été condamné en septembre dernier à la réclusion criminelle à perpétuité en Indonésie pour une attaque meurtrière au cocktail Molotov perpétrée en 2016 contre une église avec des complices d’un groupe soutenant l’EI.

Les autorités sont en état d’alerte depuis les attentats suicide et attaques armées à Jakarta en janvier 2016, qui avaient coûté la vie à quatre civils. Les quatre assaillants avaient été tués dans ces attaques revendiquées par l’EI.

L’Indonésie avait été précipitée dans sa propre « guerre contre le terrorisme » en 2002 par les attentats de Bali, île la plus touristique du pays où ces attaques avaient fait 202 morts.

Les autorités avaient ensuite lancé une offensive majeure contre les extrémistes islamistes et affaibli les réseaux les plus dangereux, selon des experts. Mais l’EI est parvenue à mobiliser de nouveau la frange extrémiste indonésienne.

Romandie.com avec (©AFP / 13 mai 2018 14h33)                  

Attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria: 28 morts, plus de 80 blessés

août 15, 2017

Une victime des attentats-suicides dans le nord-est du Nigeria arrive en ambulance à l’hôpital de Maiduguri, le 15 août 2017 / © AFP / STRINGER, STRINGER

Trois femmes kamikazes se sont fait exploser mardi dans une ville à 25 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, faisant 28 morts et plus de 80 blessés, selon des sources locales.

« Trois femmes ont déclenché leur ceintures explosives juste à l’entrée d’un camp de déplacés (dans la ville de Mandarari) faisant 28 morts et 82 blessés », a rapporté Baba Kura, membre des milices civiles qui lutte contre le groupe jihadiste de Boko Haram.

« La première femme a déclenché sa ceinture vers 18 heures (17h00 GMT) dans le marché qui se trouve à l’entrée du camp », raconte ce témoin de la scène.

« Cela a créé de la panique, et les commerçants étaient en train de fermer leur boutique quand deux autres femmes se sont fait exploser, causant la majeure partie des morts et des blessés », poursuit M. Kura.

Ibrahim Liman, l’un des chef des milices civiles engagées dans le combat contre les jihadistes, a confirmé le triple attentat, ajoutant que « plus de 80 blessés ont été conduits à l’hôpital de Maiduguri », grande ville du nord-est du Nigeria.

Des sources à l’intérieur de l’hôpital ont fait part « d’un grand nombre de personnes qui sont arrivées » mardi en fin de journée.

Mandarari se trouve dans le district de Konduga, à quelques kilomètres de la capitale de l’Etat du Borno, district qui a été la cible récente de nombreuses attaques du groupe de Boko Haram.

Des hommes armés ont envahi le village d’Amarwa, proche de Mandarari, dans la nuit de samedi à dimanche, tirant au hasard sur les villageois et mettant le feu à toutes les habitations.

Le district de Konduga est l’un des épicentres des violences commises par le groupe jihadiste depuis que l’armée a forcé les combattants islamistes à décrocher de leur base de la forêt de Sambisa, en décembre dernier.

Il y a deux semaines, trois vendeurs de bois ont été décapités non loin de là, accusés par les combattants d’être des espions au service des forces de sécurité.

Le conflit de Boko Haram, particulièrement meurtrier dans la région du lac Tchad, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis que le groupe extrémiste a pris les armes en 2009.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 03h23)

Cameroun: huit civils tués dans un attentat suicide dans le nord

août 6, 2017

Un soldat camerounais à Fotokol, à la frontière avec le Nigeria, après des heurts avec des islamistes de Boko Haram, le 17 février 2015. © Reinnier Kaze/AFP

Huit civils ont été tués samedi soir dans un attentat-suicide dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, où les attaques du groupe jihadiste nigérian Boko Haram sont fréquentes, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

L’attaque s’est produite peu après 20H00 dans le village d’Ouro-Kessoum, à 2 km de la frontière nigériane, a rapporté sous couvert d’anonymat un responsable d’un comité de vigilance présent dans la zone.

« Il y a eu 8 morts civils et 4 blessés », a-t-il ajouté, précisant que le kamikaze a été également tué dans l’attentat. L’attentat et son bilan ont été confirmés à l’AFP par une source sécuritaire de la région.

Les blessés ont été évacués à Mora, chef-lieu du département où se trouve Ouro-Kessoum, a-t-on indiqué de même source.

Ouro-Kessoum est située à 2 km d’Amchidé, ville camerounaise séparée par la frontière de Banki, au Nigeria. C’est dans ce village que les autorités envisagent de délocaliser le centre administratif et commercial d’Amchidé, devenue ville fantôme du fait de la violence des attaques de Boko Haram.

La région de l’Extrême-Nord est confrontée depuis plusieurs semaines à une résurgence d’attaques attribuées à Boko Haram, après des mois de relative accalmie.

Mi-juillet, 15 civils ont été tués dans un double attentat-suicide à Waza, une cinquantaine de km d’Amchidé, également proche de la frontière nigériane.

Jeuneafrique.com avec AFP

Syrie: 112 morts dans une opération d’évacuation qui tourne au carnage

avril 16, 2017

 

Une épaisse fumée s’élève du site d’un attentat suicide, le 15 avril 2017 à Rachidine, dans une banlieue rebelle d’Alep, en Syrie / © AFP / Ibrahim YASOUF

Une opération d’évacuation d’habitants de localités assiégées en Syrie a tourné au carnage avec la mort samedi de 112 d’entre eux dans un attentat suicide, l’une des attaques les plus meurtrières en six ans de guerre.

Dans sa traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, le pape François dénoncé une « ignoble attaque » et appelé à la paix en Syrie, pays « martyrisé » et victime d’une guerre « qui ne cesse pas de semer horreur et mort ».

Déclenché en mars 2011 par la répression dans le sang de manifestations prodémocratie, le conflit a fait plus de 320.000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés et s’est complexifié avec l’implication d’acteurs internationaux et de groupes jihadistes.

Samedi, un kamikaze à lancé sa camionnette piégée contre un convoi de bus transportant des milliers d’habitants évacués de Foua et Kafraya, localités prorégime assiégées par les insurgés dans la province d’Idleb (nord-ouest), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’attaque, qui n’a pas encore été revendiquée, est survenue à Rachidine, une banlieue rebelle de la ville d’Alep, plus au nord, où avait été bloqué pendant plusieurs heures le convoi en raison de désaccords.

Des civils et combattants évacués des villes de Foua et Kafraya, arrivent à Jibrin, dans la banlieue d’Alep, le 15 avrli 2017 en Syrie / © AFP / George OURFALIAN

C’est à côté des dizaines de bus à l’arrêt à Rachidine que le kamikaze a fait exploser sa camionnette piégée.

« Après le décès de blessés, le bilan de l’attentat suicide est monté à 112 morts dont 98 personnes évacuées », a dit l’OSDH, en faisant état de centaines de blessés. Les autres personnes tuées sont des travailleurs humanitaires locaux ou des rebelles qui gardaient les bus.

Revenu sur le lieu de l’attentat dimanche, le correspondant de l’AFP a vu de nombreux cadavres jonchant encore le sol. A côté, télévisions, assiettes, et vêtements emportés avec eux.

La mort vous surprend

Syrie: quatre villes assiégées évacuées / © AFP / Simon MALFATTO, Jean Michel CORNU

Les bus visés par l’attaque étaient carbonisés et, tout près d’un grand cratère, la camionnette vraisemblablement utilisée dans l’attaque, était complètement détruite.

« Il y a eu une énorme explosion », raconte Mayssa al-Aswad, 30 ans, qui était assise dans un bus avec son bébé de six mois et sa fillette de dix ans au moment de l’attaque.

« J’ai entendu des cris et des pleurs (…) mon bébé Hadi pleurait beaucoup, ma fillette Narjes me regardait, complètement figée », raconte-t-elle à l’AFP qui l’a contactée par téléphone de Damas. « La mort peut vous surprendre en quelques minutes ».

Quelques heures après l’attaque, les convois des personnes évacuées ont repris la route pour rejoindre leur destination finale.

Un jeune homme blessé dans une attaque à la voiture piégée lancée contre des autobus évacuant des habitants et combattants rebelles de villes assiégées par le gouvernement syrien, le 15 avril 2017 / © AFP / George OURFALIAN

Le régime syrien a accusé les « groupes terroristes », un terme utilisé par le pouvoir pour désigner rebelles et jihadistes.

Mais l’influent groupe rebelle Ahrar al-Cham a nié toute implication des rebelles.

Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d?urgence de l’ONU, Stephen O’Brien, s’est dit « horrifié » par cette attaque « monstrueuse et lâche ». Ses auteurs « ont fait preuve d’une indifférence éhontée pour la vie humaine ».

Horrifié

Après une longue attente, civils et combattants ont commencé vendredi à être évacués de quatre villes assiégées en Syrie, tandis que les alliés du président Bachar al-Assad se réunissaient à Moscou sur fond de tensions américano-russes. DUREE : 01:15 / © AFP / Youssef Karwashan

L’opération d’évacuation qui concerne également des milliers d’habitants des localités rebelles de Madaya et Zabadani près de Damas, a été lancée vendredi en vertu d’un accord entre le Qatar, soutien de la rébellion, et l’Iran, allié du régime.

Plus de 7.000 personnes ont été évacuées vendredi et samedi des quatre localités. Quelque 5.000 personnes de Foua et Kafraya -civils et combattants- ont atteint Alep, d’où elles choisiront leur destination finale. Les 2.200 habitants évacués de Madaya et Zabadani ont rejoint la province d’Idleb contrôlée en grande majorité par les rebelles.

Il n’était pas clair si l’opération d’évacuation qui concerne d’autres milliers de personnes se poursuivrait dans l’immédiat.

Ces dernières années, et après des mois de siège, le régime a proposé des accords d’évacuation similaires que l’opposition dénonce comme des « transferts forcés » constituant « des crimes contre l’Humanité ».

Ailleurs dans le pays en guerre, le groupe jihadiste Etat islamique (EI) tentait dimanche de repousser une offensive de combattants kurdes et arabes soutenus par les Etats-Unis, qui cherchent à s’emparer de Tabqa dans le nord syrien.

Tabqa est un verrou clé sur la route menant à Raqa, capitale autoproclamée de l’EI en Syrie et véritable objectif des Forces démocratiques syriennes (FDS) –alliance de combattants kurdes et arabes.

Romandie.com avec(©AFP / 16 avril 2017 14h00)

Mali : un attentat-suicide fait au moins 47 morts dans un camp militaire de Gao

janvier 18, 2017

Casques bleus effectuant une patrouille aux environs de Tombouctou, dans le nord du Mali, en juillet 2013. © Rebecca Blackwell / AP / SIPA

Un attentat-suicide contre un camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), chargé de déployer les patrouilles mixtes, a fait au moins 47 morts et 115 blessés mercredi matin à Gao, dans le nord du Mali, selon le gouvernement.

« L’attaque a eu lieu ce matin à 8h40, heure locale et GMT », a affirmé mercredi 18 janvier une source militaire au sein de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Le camp militaire du MOC, situé à Gao, a été pris pour cible. Le MOC est chargé de déployer les patrouilles mixtes composées des signataires de l’accord de paix de mai-juin 2015 à savoir les forces maliennes, la Plateforme (la coalition pro-gouvernementale) et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, l’ex-rebellion à dominante touareg).

« Le bilan est de 47 morts, dont cinq kamikazes », a affirmé le gouvernement malien. La Minusma a pour sa part précisé que les membres de la Plateforme victimes de l’attaque-suicide comprenaient des hommes du Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia).

« Le bilan est de plusieurs dizaines morts et plusieurs dizaines de blessés », a confirmé à Jeune Afrique la porte-parole de la force de la Minusma, Radhia Achouri, sans donner plus de détail sur les circonstances de l’attaque.

Trois jours de deuil national

Suite à cet attentat-suicide, le chef de l’État Ibrahim Boubacar Keïta a décrété trois jours de deuil national.

La présidence malienne a par ailleurs précisé sur son compte Twitter que le ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga se rendait à Gao ce mercredi. Le ministre français de l’Intérieur Bruno Le Roux a de son côté dénoncé un « attentat majeur avec une symbolique forte ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Yémen: Au moins 40 soldats tués dans un attentat-suicide à Aden

décembre 18, 2016

Au moins 40 soldats ont été tués et cinquante autres blessés dans un attentat-suicide dimanche à Aden, la deuxième ville du Yémen, a indiqué le chef du département local de la santé. C’est la troisième attaque meurtrière de ce type en moins de quatre mois.

Un kamikaze a fait sauter ses explosifs alors que des soldats étaient rassemblés pour toucher leur solde mensuelle dans une base au nord-est d’Aden, ont indiqué ces sources. Il s’était mêlé à la foule de militaires dans la base d’al-Sawlaban, située dans le quartier d’al-Arish, avant de perpétrer son attentat, a précisé un responsable militaire.

Il « a visé des soldats rassemblés devant la résidence, dans une zone ouverte et non sécurisée », a ajouté ce responsable militaire. Après l’attaque, le sol était couvert de traces de sang et jonché de sandales et de chaussures, selon un photographe de l’AFP.

L’attentat de dimanche est survenu huit jours après une attaque similaire le 10 décembre, revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) et qui avait fait une cinquantaine de morts parmi des soldats qui étaient aussi rassemblés pour encaisser leur solde.

Le 29 août déjà, un kamikaze au volant d’une voiture piégée avait visé de jeunes recrues de l’armée à Aden, faisant 71 morts. L’EI avait également revendiqué cette attaque.

Chaos
L’EI et Al-Qaïda ont profité du chaos engendré par la guerre au Yémen pour multiplier leurs actions dans le sud. Ils visent notamment les forces gouvernementales qui peinent à sécuriser les zones sous leur contrôle et à recruter de jeunes soldats.

Jeudi dernier, Al-Qaïda au Yémen avait pris ses distances avec l’attentat du 10 décembre, qualifiant l’EI de groupe « déviant » qui cherche à « semer la zizanie » avec des tribus.

Les forces gouvernementales yéménites, soutenues depuis mars 2015 par une coalition arabe sous commandement saoudien, affrontent à la fois des rebelles Houthis, qui contrôlent une partie du territoire dont la capitale Sanaa (nord), et des groupes djihadistes bien implantés dans le sud et le sud-est du Yémen.

Romandie. avec(ats / 18.12.2016 11h00)             

Syrie: 22 morts dans un attentat suicide visant un mariage dans le nord-est

octobre 3, 2016

Hassaké (Syrie) – Un mariage dans le nord-est de la Syrie s’est transformé lundi soir en noces de sang avec 22 civils tués lorsqu’un kamikaze s’est fait exploser durant la cérémonie, d’après une source médicale et une ONG.

L’agence Amaq, liée au groupe jihadiste Etat islamique (EI), a affirmé qu’un membre de l’organisation ultraradicale avait attaqué un rassemblement des combattants (kurdes) avec des armes automatiques et une veste explosive à la périphérie de la ville de Hassaké. Cette revendication n’a pas fait référence à un mariage.

Hassaké est contrôlée par les forces kurdes, bête noire de l’EI qui combat le groupe depuis deux ans et qui l’a chassé de plusieurs fiefs.

Un kamikaze s’est fait exploser à l’intérieur d’une salle dans le village de Tall Tawil, au nord de Hassaké, où se déroulait le mariage d’un combattant des Forces démocratiques syriennes (FDS), tuant au moins 22 civils, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. Il faisait référence à la coalition arabo-kurde qui combat l’EI avec l’appui des Etats-Unis.

Parmi (les morts) figure le marié, a-t-il ajouté, précisant que beaucoup de blessés se trouvaient encore dans un état grave.

Une source hospitalière à Hassaké a affirmé à l’AFP qu’il y avait plus de 20 morts et des dizaines de blessés.

Les médias n’ont pas été autorisés à filmer les lieux. Le correspondant de l’AFP a pu vu voir depuis l’entrée l’enseigne de la salle effondrée, des flaques de sang, et les hauts parleurs carbonisés ou détruits.

Dans l’un des hôpitaux d’Hassaké il a vu de nombreux blessés, la tête ensanglantée avec des pansements autour du visage.

Au moment où les mariés s’échangeaient les alliances, j’ai vu un homme vêtu d’une épaisse veste noire passer à côté de moi, a raconté Ahmad, blessé à la tête

J’ai trouvé son aspect bizarre et quelques secondes après il y a eu une énorme explosion, a-t-il raconté.

Les gens sont tombés par terre, j’ai vu tout de suite des corps déchiquetés, a-t-il ajouté.

Un autre témoin, blessé à la jambe, a raconté qu’il se tenait debout au fond de la salle quand une immense explosion a retenti. J’ai entendu les gens hurler et j’ai vu des mares de sang, a-t-il poursuivi.

Hassaké, tenue quasiment entièrement par les forces kurdes, a été fréquemment prise pour cible par l’EI.

Les combattants kurdes sont à la pointe du combat contre l’EI et ont remporté plusieurs victoires dans le nord et l’est du pays mais les jihadistes ont répliqué par une série d’attaques suicide.

Déclenchée en 2011, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad s’est transformée en guerre dévastatrice dans laquelle sont maintenant impliqués un multitude d’acteurs locaux, régionaux et internationaux dont des groupes jihadistes redoutés comme l’EI.

En cinq ans, le conflit a fait plus de 300.000 morts et des millions de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 03 octobre 2016 23h09)