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L’Iran promet une réponse « terrible » après un attentat meurtrier revendiqué par l’EI

septembre 22, 2018

Le président Hassan Rohani a promis une réponse « terrible » de l’Iran après un attentat, revendiqué par le groupe État islamique (EI), qui a visé samedi un défilé militaire dans le sud du pays faisant au moins 29 morts dont des civils.

Téhéran a dénoncé un acte « terroriste » et accusé un « régime étranger » soutenu par Washington d’être derrière l’attentat, qui a fait également des dizaines de blessés, dont plusieurs dans un état grave.

L’attaque survient dans un climat de tensions très fortes entre l’Iran et les États-Unis, qui s’apprêtent à intensifier début novembre leurs sanctions contre la République islamique.

L’attaque, menée dans la matinée à Ahvaz, la capitale de la province du Khouzestan, peuplée majoritairement d’Arabes, a été revendiquée par le groupe extrémiste sunnite EI via son organe de propagande.

« La réponse de la République islamique à la moindre menace sera terrible », a déclaré M. Rohani, selon un communiqué publié sur son site internet officiel. « Ceux qui fournissent un soutien en matière de renseignement et de propagande à ces terroristes devront en répondre ».

Le ministre des Affaires étrangères iranien avait plus tôt mis en cause un régime étranger soutenu par Washington.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », a écrit Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, avaient pour leur part accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu par l’Arabie saoudite.

– « Nourris par l’Arabie saoudite » –

« Jusqu’à présent, cet attentat terroriste a fait 29 martyrs et 57 blessés », a annoncé la chaîne officielle en langue arabe Al-Alam, en citant le député Mojtaba Zolnouri, membre de la Commission parlementaire de la Sécurité nationale et des affaires étrangères. Le bilan précédent était de 24 morts.

« Parmi les martyrs, figurent une fillette et un ancien combattant qui a été tué sur sa chaise roulante », a déclaré le général de brigade Abolfazl Shekarchi, porte-parole des forces armées iraniennes, sur la télévision d’État.

Ce général des Gardiens de la Révolution a ajouté que trois des « terroristes » avaient été abattus sur le site de l’attaque et qu’un quatrième, blessé et arrêté, avait décédé à l’hôpital.

Cité plus tôt par l’agence semi-officielle Isna en début d’après-midi, Ali-Hossein Hosseinzadeh, vice-gouverneur de la province du Khouzestan, avait indiqué qu’un journaliste et « huit ou neuf militaires » figuraient parmi les morts.

Selon plusieurs médias iraniens, les assaillants étaient vêtus de treillis militaires.

« Ceux qui ont ouvert le feu sur les gens et les forces armées sont liés au mouvement al-Ahvazieh », a déclaré Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la Révolution cité par Isna, faisant référence à un mouvement séparatiste arabe local.

« Ils sont nourris par l’Arabie saoudite, et ils ont essayé de faire de l’ombre à la puissance des forces armées » iraniennes, a-t-il ajouté.

Premier chef d’État étranger à réagir à l’attaque, le président russe Vladimir Poutine s’est dit « horrifié » par l’attaque et a présenté ses condoléances à Hassan Rohani, selon le Kremlin.

« Cet évènement nous rappelle la nécessité d’une bataille sans compromis contre le terrorisme sous toutes ses formes », a dit M. Poutine dont le pays, avec l’Iran, soutient le régime de Bachar al-Assad contre les insurgés dans la Syrie en guerre.

L’attentat a eu lieu alors que l’Iran marque la Journée nationale des forces armées, qui commémore chaque 22 septembre le déclenchement, par Bagdad, de la guerre Iran-Irak (1980-1988).

Les premières attaques en Iran revendiquées par l’EI remontent à un peu plus d’un an.

– « Colère contre nos missiles » –

Le 7 juin 2017, des hommes armés et des kamikazes avaient attaqué le Parlement et le mausolée de l’imam Khomeiny à Téhéran, faisant 17 morts et des dizaines de blessés.

Les Gardiens de la Révolution avaient alors accusé l’Arabie saoudite et les États-Unis d' »implication » dans les attentats.

Accusé de déstabiliser le Moyen-Orient, l’Iran est dans le collimateur des États-Unis depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump qui a rétabli des sanctions contre Téhéran et annoncé son retrait de l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien.

L’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, est le grand rival régional de l’Iran, les deux pays s’opposant sur de nombreux dossiers au Moyen-Orient, notamment dans les conflits en Syrie et au Yémen.

Dans un discours à Téhéran samedi peu avant l’annonce de l’attentat, M. Rohani a prévenu que son pays augmenterait « jour après jour » ses « capacités défensives », faisant référence aux missiles que développe Téhéran et qui inquiètent les Occidentaux.

« Le fait que vous soyez en colère contre nos missiles montre que ce sont nos armes les plus efficaces », a indiqué M. Rohani en présidant un défilé militaire à Téhéran.

Romandie.com avec(©AFP / (22 septembre 2018 15h42)                                                        

Attentat en Iran: Téhéran accuse un « régime étranger » allié de Washington

septembre 22, 2018

Téhéran – Téhéran a accusé samedi « un régime étranger » soutenu par les États-Unis d’être responsable de l’attentat ayant fait dans la matinée au moins huit morts à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran.

« Des terroristes recrutés, entraînés et payés par un régime étranger ont attaqué Ahvaz […] L’Iran considère que les parrains régionaux du terrorisme et leurs maîtres américains sont responsables de telles attaques », écrit le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif sur son compte Twitter.

« L’Iran réagira rapidement et fermement pour défendre des vies iraniennes », ajoute le ministre sur Twitter.

Au moins huit militaires ont été tués dans une attaque menée samedi matin par un commando armé contre un défilé militaire à Ahvaz, capitale du Khouzestan, province du sud-ouest de l’Iran à la population majoritairement arabe.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont accusé les assaillants d’être liés à un groupe séparatiste arabe soutenu « par l’Arabie saoudite ».

(©AFP / 22 septembre 2018 08h42)                                                        

Allemagne: arrestation d’un Russe suspecté d’un projet d’attentat

août 22, 2018

Berlin – La justice allemande a annoncé mercredi l’arrestation d’un islamiste russe présumé, soupçonné d’avoir préparé en 2016 un attentat dans le pays avec un complice français, Clément Baur, déjà en détention dans une autre affaire à Marseille.

L’homme de 31 ans, identifié comme Magomed-Ali C., a été interpellé à Berlin par les forces spéciales de la police allemande et son logement perquisitionné.

Il est soupçonné d’avoir « préparé un attentat à la bombe » en 2016 avec son complice présumé français, interpellé lui en avril 2017 à Marseille.

Magomed-Ali C. avait entreposé à l’époque dans son appartement de Berlin « une quantité considérable de TATP », ou Tripéroxyde de triacétone, un explosif artisanal notamment utilisé dans les attentats commis à Paris le 13 novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016, a indiqué le parquet anti-terroriste allemand dans un communiqué.

Lors de son arrestation mercredi, aucun explosif n’a en revanche été trouvé, a précisé la porte-parole du Parquet, Frauke Köhler, lors d’un point presse.

« L’accusé, membre de la mouvance islamiste radicale, voulait fabriquer un explosif avec son complice actuellement détenu en France » et l’utiliser en Allemagne, sur un lieu qui n’a pas été identifié, « avec l’objectif de tuer le plus grand nombre possible de personnes », selon le parquet.

A l’époque, la police berlinoise avait eu connaissance de ces préparatifs et perquisitionné le logement le 26 octobre 2016 puis saisi les substances explosives. Mais les deux suspects n’avaient pas été immédiatement inquiétés.

Clément Baur s’était alors rendu en France et son complice présumé russe était resté à Berlin.

Les avancées de l’enquête ont à présent permis de concrétiser les soupçons de préparatifs d’attentat en Allemagne.

En parallèle, Clément Baur fait l’objet en France d’une enquête distincte similaire suite à son arrestation à Marseille en avril 2017, cinq jours avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Ce jeune homme de 23 ans et un autre Français, Mahiedine Merabet, 29 ans, avaient été arrêtés en possession d’armes et d’une importante quantité d’explosifs.

Ils se préparaient à « une action violente » imminente, selon la justice française.

Aucune cible précise n’a été pour l’heure identifiée. Clément Baur et Mahiedine Merabet avaient effectué des recherches notamment en lien avec des meetings de partis politiques.

Baur est connu pour être un proche d’islamistes tchétchènes au contact desquels il s’était converti à l’islam en 2007 à Nice.

Selon le parquet allemand, les projets d’attentats en Allemagne et en France étaient menés « en parallèle » par Clément Baur.

L’enquête a d’ailleurs révélé des liens de ce dernier avec Anis Amri, l’auteur de l’attentat sur un marché de Noël à Berlin en décembre 2016 qui a fait 12 morts.

Un numéro de téléphone enregistré sous un pseudonyme dans le téléphone portable du Tunisien a pu être identifié comme étant celui de Clément Baur, a souligné Frauke Köhler, ce qui prouve qu’ils étaient « en contact ».

Par ailleurs aussi bien Amri que Baur et Magomed-Ali C. fréquentaient la même mosquée radicale à Berlin, Fussilet, entretemps fermée. Il est donc « possible qu’ils s’y soient rencontrés », a-t-elle ajouté.

Selon elle, le parquet ne dispose toutefois pas d’éléments indiquant que Baur et Magomed-Ali C. ont participé à l’attentat de Berlin, ni qu’Anis Amri était impliqué dans la préparation des autres projets d’attentat.

Romandie.com avec(©AFP / 22 août 2018 15h27)                                                        

Attentat à la voiture-bélier à Londres: l’agresseur inculpé de tentative de meurtre

août 18, 2018

Londres – Le Britannique de 29 ans accusé d’avoir commis mardi un attentat à la voiture-bélier ayant fait trois blessés devant le parlement à Londres a été inculpé samedi de « tentative de meurtre », a annoncé la police.

Salih Khater, un homme d’origine soudanaise habitant à Birmingham (centre) et accusé d’avoir précipité son véhicule sur des cyclistes et des policiers, comparaîtra lundi devant le tribunal de Westminster, à Londres, a précisé la police.

« Cette inculpation intervient après un incident au cours duquel M. Khater a lancé sa voiture sur un groupe de passants immobiles à l’extérieur du parlement », a indiqué la police de Londres dans un communiqué.

« En raison de la méthodologie employée, de l’endroit choisi et du choix présumé de prendre pour cibles des civils et des policiers, la police traite cette affaire comme relevant du terrorisme », a-t-elle précisé.

Selon la BBC, Salih Khater est arrivé en 2010 comme réfugié au Royaume-Uni, après avoir séjourné en Libye. Il y a poursuivi des études en sciences à Birmingham et obtenu la nationalité britannique. Il aurait également obtenu un permis de l’Autorité de l’industrie de sécurité (SIA) et travaillé comme garde de sécurité à Nottingham (centre).

Cette attaque présente de nombreuses similitudes avec celle perpétrée en mars 2017 par Khalid Masood, un Britannique converti à l’islam, qui avait fait cinq morts et des dizaines de blessés. Khalid Masood avait percuté des passants avec son véhicule avant de poignarder mortellement un policier devant le parlement, un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.

Romandie.com avec(©AFP / 18 août 2018 21h12)                                                        

Venezuela: Maduro indemne après un « attentat » aux drones accuse le président colombien

août 4, 2018

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (G) le 4 août 2018 à Caracas lors d’une cérémonie militaire au cours de laquelle il est sorti indemne d’un attentat aux drones / © AFP / Juan BARRETO

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est sorti indemne d’un « attentat » commis contre lui samedi à Caracas avec plusieurs drones chargés d’explosif, a annoncé le gouvernement, qui a accusé l’opposition d’être responsable de cette action.

« Aujourd’hui, on a essayé de m’assassiner », a ensuite déclaré M. Maduro dans un discours télévisé. Il a accusé le président colombien Juan Manuel Santos d’être impliqué dans « l’attentat » contre lui.Le président vénézuélien Nicolas Maduro a affirmé samedi soir qu’on avait tenté de l' »assassiner », accusant le président colombien Juan Manuel Santos d’être derrière cet « attentat » commis avec des drones chargés d’explosifs lors d’une cérémonie militaire.

Le chef de l’Etat a également affirmé que les « financiers » de l’attaque commise à Caracas se trouvaient aux Etats-Unis, et il a demandé au président américain Donald Trump d’agir.

« Les premiers éléments de l’enquête indiquent que plusieurs financiers vivent aux Etats-Unis, en Floride. J’espère que le président Donald Trump est disposé à combattre les groupes terroristes », a-t-il ajouté.

« Une partie des auteurs matériels de l’attentat ont été arrêtés et sont en train d’être jugés (…) Je ne vais pas m’avancer davantage mais l’enquête a déjà bien progressé », a annoncé Nicolas Maduro.

Sept militaires ont été blessés et hospitalisés dans l’attaque, a indiqué le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez.

« Il s’agit d’un attentat contre la personne du président Nicolas Maduro », a déclaré le ministre après l’incident où l’on a vu M. Maduro, en direct à la télévision gouvernementale, interrompre le discours qu’il prononçait lors d’une cérémonie militaire dans le centre de Caracas.

En pleine allocution, après une détonation, M. Maduro, son épouse Cilia Flores et les hauts gradés qui les entouraient sur une estrade ont regardé vers le ciel, l’air surpris et inquiet.

Après quoi la caméra a montré plusieurs centaines de soldats en train de rompre soudainement les rangs et de se mettre à courir sur l’avenue où se déroulait l’évènement, dans une certaine confusion. La télévision d’Etat a ensuite coupé la retransmission.

Selon le ministre, « une charge explosive (…) a détoné à proximité de l’estrade présidentielle » et d’autres charges ont explosé en plusieurs endroits de la parade.

La Garde nationale vénézuélienne le 4 août 2018 à Caracas, lors de la cérémonie de son 81ème anniversaire, pendant laquelle le président Nicolas Maduro a été la cible d’une « attaque » au drone explosif / © AFP / Juan BARRETO

M. Maduro « en est sorti complètement indemne et se trouve en ce moment en train d’effectuer son travail habituel », a déclaré le ministre de la Communication.

Le président, a-t-il toutefois indiqué, « est en réunion permanente avec le haut commandement politique, avec les ministres et avec le haut commandement militaire ».

– Sept blessés –

Les explosions ont « causé des blessures à sept membres » de la Garde nationale bolivarienne qui étaient déployés sur le lieu de la cérémonie militaire, et ces effectifs « reçoivent actuellement des soins » dans des hôpitaux, a indiqué M. Rodriguez.

Le gouvernement a accusé « l’extrême droite », expression par laquelle il désigne l’opposition, d’être derrière cet « attentat ».

Quelques minutes après, les forces de l’ordre étaient en train d’inspecter un immeuble qui se trouvait à proximité et dont la façade était noircie, a constaté l’AFP.

Images du moment de l’attentat au drone au Venezuela / © VTV/AFP / –

Au Venezuela, tous les voyants économiques sont au rouge vif depuis des années. L’inflation pourrait atteindre 1.000.000% fin 2018, selon le Fonds monétaire international, alors que le PIB devait s’effondrer de 18%.

Aliments, médicaments ou biens de consommation courante: la pénurie est généralisée dans ce pays où les services publics, des soins à l’électricité, en passant par l’eau ou les transports, se sont fortement dégradés.

Cet incident intervient le jour du premier anniversaire de la très contestée Assemblée constituante vénézuélienne qui a permis au gouvernement d’asseoir son pouvoir et de neutraliser l’opposition.

Profitant des divisions du camp anti-Maduro, cette instance, uniquement composée de partisans du chef de l’Etat et qui dispose de prérogatives élargies, s’est attribuée la plupart des compétences du Parlement, seule institution du pays contrôlée par l’opposition.

La Constituante a avancé l’élection présidentielle, qui a vu, le 20 mai, la réélection de Maduro jusqu’en 2025, en l’absence de l’opposition. Une victoire non reconnue par une grande partie de la communauté internationale.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 03h33)

Somalie: les shebab revendiquent une attaque près de la présidence

juillet 14, 2018

Des jeunes somaliens regardent et photographient la carcasse d’un véhicule des insurgés shebab qui a explosé près du palais présidentiel à Mogadiscio le samedi 14 juillet 2018 / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Les insurgés shebab ont revendiqué samedi une attaque à la double voiture piégée près de la présidence somalienne, dernier raid en date de ces jihadistes affiliés à Al-Qaïda.

Une première voiture chargée d’explosifs a foncé sur une barrière de sécurité, tandis qu’un autre véhicule a explosé à un autre checkpoint près de l’entrée principale du palais présidentiel à Mogadiscio, a indiqué Abdulahi Ahmed, un haut responsable sécuritaire local.

Des assaillants ont ensuite tenté de se diriger vers le complexe présidentiel, prélude à des échanges de feu avec les forces de sécurité locales, a ajouté ce responsable.

« Trois assaillants ont été tués et deux véhicules ont explosé. Nous n’avons pas plus de détails », a souligné M. Ahmed, précisant que de nombreux civils avaient été blessés dans ce nouveau raid.

Les shebab somaliens, un groupe armé affilié à Al-Qaïda, ont revendiqué cette attaque dans un communiqué. Les shebab avaient déjà revendiqué la semaine dernière une attaque contre le ministère de la Sécurité, fatale à cinq civils selon la police locale.

Les forces de sécurité somaliennes tiennent la garde près du palais présidentiel après une attaque à la double voiture piégée revendiquée par les insurgés shebab le 14 juillet 2018 à Mogadiscio / © AFP / Mohamed ABDIWAHAB

Les shebab ont juré la perte du gouvernement fédéral, soutenu par la communauté internationale et les 20.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Chassés de Mogadiscio en 2011, ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale somalienne.

Romandie.com avec(©AFP / 14 juillet 2018 15h40)

Pakistan: 33 morts dans un attentat, un candidat aux élections tué

juillet 13, 2018

Quetta (Pakistan) – Au moins 33 personnes ont été tuées et des dizaines d’ autres blessées vendredi dans un attentat-suicide lors d’une réunion électorale au sud-ouest du Pakistan, ont indiqué des responsables à l’AFP.

Il s’agit du deuxième attentat visant vendredi un meeting électoral au Pakistan, où des élections législatives doivent se dérouler le 25 juillet dans un climat tendu.

« Le bilan est à présent passé à 33 » morts, a déclaré à l’AFP un responsable de l’administration locale, Saeed Jamali. Ce nombre a été confirmé par un autre haut responsable de l’administration locale, Qaim Lashari.

Les deux responsables ont indiqué qu’il s’agissait d’un attentat-suicide.

L’attentat s’est produit à Mastung, à une quarantaine de km de la capitale du Baloutchistan, Quetta.

Selon le ministre de l’Intérieur de la province du Baloutchistan, Agha Umar Bungalzai, il a visé un rassemblement de l’homme politique Mir Siraj Raisani, qui est décédé.

« Il a succombé à ses blessures lors de son transfert vers Quetta », a-t-il dit. Il était candidat à un siège de député provincial sous l’étiquette du parti Baluchistan Awami Party (BAP).

M. Bungalzai a également fait état d’au moins 32 blessés.

Plus tôt dans la journée, une bombe cachée sur une moto avait explosé près de Bannu (nord-ouest) au passage du convoi d’un autre candidat aux élections, tuant 4 personnes et en blessant une quarantaine d’autres, selon la police.

L’homme politique visé, Akram Khan Durrani, représentant d’une coalition de partis religieux, le MMA, a survécu à l’attaque.

Un attentat-suicide revendiqué par les talibans pakistanaisz avait également visé mardi soir une réunion électorale du Awami National Party (ANP) à Peshawar (nord-ouest), tuant 22 personnes dont l’homme politique local Haroon Bilour, selon un nouveau bilan.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juillet 2018 14h36)                                                        

Un attentat contre l’opposition iranienne déjoué en France, un couple arrêté à Bruxelles

juillet 2, 2018

Des policiers et des militaires belges devant le palais de justice de Bruxelles le 20 novembre 2015 / © BELGA/AFP/Archives / NICOLAS LAMBERT

Un couple de Belges d’origine iranienne a été arrêté samedi à Bruxelles pour avoir planifié un attentat à l’explosif le même jour contre un rassemblement de l’opposition iranienne en France, et inculpé, a annoncé lundi le parquet fédéral spécialisé dans les affaires de terrorisme.

Le couple a été interpellé dans une commune de Bruxelles en possession de 500 grammes d’explosif dans sa voiture. Il est soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat à la bombe samedi à Villepinte, près de Paris, lors d’un rassemblement organisé par les Moudjahidine du Peuple Iranien (MEK), a précisé le parquet dans un communiqué.

Tous deux ont été inculpés lundi de « tentative d’attentat terroriste et de préparation d’une infraction terroriste ».

Un diplomate iranien, contact du couple, a été interpellé en Allemagne et une autre de leurs relations a été arrêtée en France, a annoncé le parquet.

Des perquisitions ont par ailleurs été menées dans cinq localités en Belgique. Aucune information n’a été communiquée sur leurs résultats.

« L’attentat terroriste a pu être déjoué grâce à une collaboration entre la sûreté de l’Etat belge et les autorités judiciaires françaises et allemandes », a affirmé le parquet.

Amir S., 38 ans, et son épouse Nasimeh N., 33 ans, ont été interceptés samedi à bord de leur véhicule Mercedes dans lequel les policiers ont découvert « environ 500 grammes de TATP » (Trirpéroxyde de triacétone), explosif utilisé dans les attentats commis à Paris le 13 novembre 2015 et à Bruxelles en mars 2016 notamment.

S’y trouvait également « un mécanisme de mise à feu dissimulé dans une trousse de toilette », précise le communiqué. Les services de déminage ont été appelés pour faire sauter l’explosif de manière contrôlée.

Leur cible était une conférence organisée par les Moudjahidine du Peuple Iranien, un parti d’opposition iranien fondé en 1965 et interdit par les autorités iraniennes depuis 1981, à laquelle ont assisté près de 25.000 personnes samedi, a précisé le parquet.

Le ministre Belge de l’Intérieur Jan Jambon a indiqué sur Twitter qu’il n’a à aucun moment été question de projets d’attentats en Belgique. L’OCAM, l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace en Belgique, a maintenu inchangé le niveau de la menace, a-t-il précisé.

Romandie.com avec(©AFP / 02 juillet 2018 15h41)

Zimbabwe: le président Mnangagwa soupçonne des partisans de Grace Mugabe d’avoir fomenté l’attentat

juin 27, 2018

Grace Mugame

 

Le chef de l’Etat zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a accusé les partisans de l’ancienne Première dame Grace Mugabe d’avoir fomenté l’attentat dont il est sorti indemne ce week-end, en pleine campagne électorale pour la présidentielle du 30 juillet.

 

Samedi, deux personnes ont été tuées et des dizaines blessées lors de l’explosion d’un engin non identifié à la fin d’un discours prononcé par M. Mnangagwa devant des milliers de ses partisans réunis dans un stade de Bulawayo (sud). L’attentat n’a pas été revendiqué.

« Il s’agit d’une action politique de la part de personnes qui sont mécontentes de l’actuel gouvernement démocratique du pays », a estimé M. Mnangagwa dans une interview à la BBC diffusée mercredi.

« Mon intuition, sans avoir de preuve, est que les personnes qui sont mécontentes du nouveau gouvernement sont le G40 », a-t-il poursuivi, en référence au groupe Génération 40, une faction au sein du parti au pouvoir de la Zanu-PF favorable à Grace Mugabe.

« C’est la conclusion logique et raisonnable qu’on peut tirer », a estimé M. Mnangagwa, promettant de « traquer ces criminels ». « Une fois qu’on les aura arrêtés, on pourra déterminer l’étendue de leur réseau », a-t-il encore dit.

M. Mnangagwa a succédé en novembre au président Robert Mugabe, contraint de démissionner, après trente-sept ans au pouvoir.

M. Mugabe s’est résigné à quitter le pouvoir après avoir été lâché par l’armée et son parti, la Zanu-PF, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980.

Quelques jours avant l’intervention de l’armée, Grace Mugabe avait obtenu de son mari qu’il démette de ses fonctions de vice-président M. Mnangagwa, dauphin de longue date du chef de l’Etat mais devenu un encombrant adversaire pour l’ambitieuse Première dame.

C’est pour empêcher la fantasque et autoritaire Grace Mugabe de prendre, le moment venu, la succession de son mari nonagénaire que l’armée avait décidé d’agir.

« Comment pourrais-je faire confiance » » à Grace Mugabe, « une personne qui a été utilisée par une cabale pour dire des choses sans fondement ? », a lancé M. Mnangagwa dans son interview à la BBC.

« J’ai de la compassion pour elle », a-t-il toutefois ajouté. « Parce qu’à mon avis elle était politiquement immature, (…) elle a été utilisée par ceux qui voulaient se débarrasser de moi. »

Le Zimbabwe est appelé à élire le 30 juillet son président et ses députés, les premiers scrutins depuis la chute de M. Mugabe. Agé de 75 ans, M. Mnangagwa est donné grand favori de la présidentielle.

Sacer-info.com par Stany Franck avec AFP

Pakistan: le ministre de l’Intérieur blessé dans une tentative présumée d’assassinat

mai 6, 2018

Islamabad – Le ministre de l’Intérieur du Pakistan Ahsan Iqbal a été blessé par balles dimanche mais sa vie n’est pas en danger, a indiqué son assistant à l’AFP, alors que des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.

« Ahsan Iqbal a été visé et blessé à un bras », a déclaré Asim Khan, un assistant du ministre. « Il est hors de danger mais il a été transporté dans un centre médical à Lahore », a-t-il poursuivi, ajoutant que son assaillant avait été arrêté.

Aucun autre détail n’est pour l’instant disponible, a indiqué M. Khan.

Le Premier ministre Shahid Khaqan Abbasi a condamné l’attaque, qui s’est produite alors que le Pakistan se prépare à des élections législatives dans les mois à venir, même si leur date définitive n’est pas encore fixée.

D’après Malik Ahmed Khan, un porte-parole du gouvernement du Penjab, où la tentative d’assassinat présumée s’est tenue, Ahsan Iqbal assistait à un meeting électoral dans sa circonscription du district de Narowal quand on lui a tiré dans le bras droit.

« L’assaillant allait tirer une seconde fois quand la police et les participants au meeting l’ont neutralisé », a-t-il poursuivi, ajoutant que le ministre était en train d’être opéré et confirmant que sa vie n’était pas en danger.

L’attaque survient alors que le parti au pouvoir, la Ligue musulmane pakistanaise (PMLN), a fait face à de lourdes déconvenues.

La Cour suprême a destitué en juillet dernier pour corruption de l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif, depuis lors interdit de diriger le PMLN, qu’il a créé, puis de participer à vie à tout scrutin.

La justice pakistanaise a ensuite démis en avril l’un de ses proches, le ministre des Affaires étrangères Khawaja Asif, pour violation des règles électorales.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2018 14h53)