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L’Australie annule encore le visa de Djokovic et compte le renvoyer en détention

janvier 14, 2022
Le joueur de tennis s'essuie le front sur le court.

Novak Djokovic à l’entraînement, le 14 janvier, à Melbourne Photo: Getty Images/Daniel Pockett

L’Australie a relancé vendredi de façon spectaculaire la saga Djokovic en annulant à nouveau vendredi le visa du numéro un mondial de tennis, dont le cas doit être examiné dans la soirée lors d’une audience d’urgence devant un juge. Le pays compte également le renvoyer en détention dès samedi matin.

C’est ce qu’a annoncé vendredi un avocat du gouvernement australien, Stephen Lloyd. Le gouvernement souhaite que le Serbe ne puisse sortir de détention que pour assister, dans les bureaux de ses avocats et sous bonne garde, aux audiences en ligne de la justice concernant son cas, a indiqué Me Lloyd.

Le tennisman de 34 ans, entré en Australie sans être vacciné contre la COVID-19, a continué vendredi à s’entraîner dans l’espoir de conquérir un 10e titre à l’Open d’Australie, qui démarre lundi, et une 21e victoire en Grand Chelem, ce qui serait un record.

Las, en fin de journée, le ministre de l’Immigration a publié un communiqué annonçant l’annulation, pour la deuxième fois, du visa australien du Serbe. Une décision prise sur des bases sanitaires et d’ordre public, a précisé Alex Hawke, qui s’est dit fermement engagé à protéger les frontières australiennes, tout particulièrement dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

« Les Australiens ont fait de nombreux sacrifices pendant cette pandémie, et souhaitent à juste titre que le résultat de ces sacrifices soit protégé. »— Une citation de  Scott Morrison, premier ministre australien

Une audience en référé devait se tenir vendredi soir devant le juge Anthony Kelly, qui avait déjà bloqué une première fois l’expulsion du tennisman en début de semaine.

Djokovic est extrêmement bien armé et dispose d’une équipe compétente autour de lui. Il peut soit rester et se battre, soit partir, a expliqué l’avocat spécialisé dans les questions d’immigration Christopher Levingston, assurant que le joueur pouvait interjeter appel de la décision ministérielle devant le tribunal fédéral.

Nole avait déjà vu son visa annulé à son arrivée à Melbourne le 5 janvier et il avait été placé en centre de rétention. Mais ses avocats avaient obtenu du juge Kelly qu’il rétablisse son visa et ordonne sa libération immédiate le 10 janvier.

Djokovic a admis avoir rempli incorrectement sa déclaration d’entrée en Australie, et n’avoir pas respecté les règles d’isolement après avoir été déclaré positif à la COVID-19 en décembre – une contamination dont il espérait qu’elle lui permettrait de bénéficier d’une exemption pour entrer en Australie sans être vacciné.

Djokovic a plaidé aussi l’erreur humaine pour expliquer comment une mauvaise case dans son formulaire d’entrée en Australie a été cochée.

Le N.1 mondial était toujours sous la menace d’une expulsion au nom du pouvoir discrétionnaire du ministre de l’Immigration, finalement employé vendredi après un suspense de cinq jours.

Les rêves d’un 10e titre à Melbourne s’éloignent, d’autant plus que cette annulation de visa implique que Djokovic sera interdit d’entrée dans le pays pendant trois ans, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles.

L’interdiction de visa de trois ans peut être levée pour répondre aux intérêts des Australiens, selon l’avocat Christopher Levingston.

Une saga qui fait réagir

Cette saga autour du champion de tennis comporte une charge politique très forte en Australie, où les habitants ont enduré pendant près de deux ans des restrictions anti-COVID parmi les plus strictes au monde, et où des élections sont prévues d’ici mai.

Alors que la décision du gouvernement se faisait attendre, la pression s’intensifiait autour du premier ministre Scott Morrison, accusé d’incompétence par la cheffe de l’opposition travailliste Kristina Keneally, faisant remarquer que le Serbe avait obtenu son visa 58 jours plus tôt.

Certains joueurs de tennis ont plaidé pour que Djokovic puisse participer à l’Open, mais d’autres étaient beaucoup plus critiques.

Novak Djokovic a joué selon ses propres règles en choisissant de ne pas se faire vacciner avant l’Open d’Australie et fait passer la majorité des joueurs pour des idiots, a estimé jeudi le Grec Stefanos Tsitsipas, N.4 mondial, dans une entrevue au média indien WION.

Le feuilleton est aussi suivi assidûment en Serbie, où des responsables politiques érigent la star en héros national.

Dans les rues de Belgrade, Stanislav Urosevic, retraité de 69 ans, maugréait après la décision du gouvernement australien : J’ai l’impression que l’on veut l’empêcher à tout prix de remporter un nouveau titre, comme c’est parti ils vont interdire le tennis si nécessaire.

Je pressentais quelque part que les politiciens ne le lâcheraient pas, qu’ils finiraient par prendre cette décision. Tout cela est dégoûtant, réagissait pour sa part Jasmina Ostojic, 47 ans, caissière d’un supermarché.

Le frère du joueur, Djordje Djokovic, a quant à lui déclaré à l’Agence France-Presse AFP que la famille ne s’exprimerait plus jusqu’à la fin de la procédure juridique en cours en Australie.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Congo-France/Sommet de Paris : Denis Sassou N’Guesso multiplie les audiences

mai 20, 2021

En marge du sommet de Paris, le chef de l’État congolais a reçu des personnalités politiques et du monde économique.

Série des audiences du Chef de l'Etat Denis Sassou N'Guesso en marge du sommet de Paris du 18 mai 2021

Photo : Série des audiences du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, en marge du sommet de Paris du 18 mai 2021 Crédit photo : Roland Mbongo / Presse présidentielle

Mercredi 19 mai, au lendemain du sommet sur le financement des économies africaines qui s’est déroulé le 18 mai à Paris, le président Denis Sassou N’Guesso a commencé ses audiences en recevant son homologue togolais, Faure Gnassigbé.

Les deux hommes se rencontraient pour la seconde fois, en peu de temps, dans le cadre de consultations régulières sur les questions d’intérêt commun entre le Congo et le Togo, y compris les sujets d’actualité africaine.

Cette fréquence de rencontres, au haut niveau, dénote de la bonne tenue des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.

Audrey Azoulay, directrice de l’Unesco, a été ensuite reçue. Par cette entrevue, la directrice de l’institution onusienne, en campagne pour sa réélection, est venue solliciter auprès du président Denis Sassou N’Guesso l’obtention du soutien du groupe africain à l’Unesco, en sachant que le Congo intégrerait son conseil, cette année.

A l’issue de cette consultation, cette dernière a évoqué la série de projets envisagés comme possibles à réaliser au Congo.

Ensuite, le chef de l’État a reçu Rachida Dati, maire du septième arrondissement de Paris, personnalité connue des Congolais. Elle a soutenu la création des écoles d’excellence au Congo. A l’issue de l’audience, elle a exprimé sa volonté de s’impliquer dans le rayonnement de la jeunesse congolaise.

A l’issue de son entretien avec le chef de l’État congolais, Cyrille Bolloré, président du groupeéponyme a confié à la presse la ferme volonté de son groupe de continuer l’extension du port de Pointe-Noire en eau profonde et de placer ce complexe portuaire au rang du plus grand en Afrique.

Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le Congo et la France, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française est venu à la rencontre de président Denis Sassou N’Guesso.

Pour clore ce ballet diplomatique, politique et économique, Moussa Faaki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine est venu s’enquérir également sur l’actualité des dossiers du moment à repasser en revue avec le président congolais.

Rappelons que le 18 mai, en fin de journée, Patrick Pouyané a été reçu. Le président du groupe Total a exprimé le souhait de son groupe de conserver sa position de leader des investisseurs au Congo.

Avec Adiac-Congo par Marie Alfred Ngoma

RDC/Procès 100 jours : la prochaine audience fixée au 3 juin 2020

mai 26, 2020

 

Le deuxième jour d’audience à la prison centrale de Makala s’est déroulé sans incident majeur, permettant à toutes les parties de se prononcer pour soutenir les accusations ou pour les réfuter.

 

Vital Kamerhe et ses avocats

La deuxième audience dans le cadre du procès sur le programme des 100 jours du chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, a eu lieu le 25 mai à la prison centrale de Makala. Le directeur de cabinet « empêché » Vital Kamerhe et l’homme d’affaires libanais, Sammih Jamal, ont été confronté à la partie civile.

Pendant tout le déroulement de l’audience, les deux hommes, principaux accusés, jusque-là, dans cette affaire, ont continué à clamer leur innocence. Vital Kamerhe, dont les avocats ont, une fois de plus, sollicité sa liberté provisoire, dit ne pas comprendre pourquoi il se trouve à la prison centrale de Makala. « Comment, père de famille que je suis, directeur de cabinet du chef de l’État, je me retrouve à Makala ? Comment suis-je co-détourneur avec Jammal ? À quel moment ai-je dévalisé la banque ? » Telles sont les principales questions pour lesquelles Vital Kamerhe veut avoir des réponses de l’accusation. Le leader de l’Union pour la nation congolaise (UNC), qui se dit déjà victime expiatoire dans cette affaire, déclare attendre des « réponses fermes et précises et non de supputations ».

De son côté, le Libanais Sammih Jamal, qui insiste sur son innocence, se voit opposé un avenant, le document modifiant le contrat initial, de 57 millions de dollars non signé alors que la somme a été décaissée. Ici, la partie civile relève que la direction générale de contrôle de marchés publics n’avait jamais autorisé sa signature, le document n’étant qu’un projet. Jamal, qui reconnaît tout de même avoir perçu 57 millions de dollars américains dans le cadre de ce contrat, la somme globale du projet, et dont la défense de conteste le document brandi, accuse, lui, le ministère public de « jalousie », quand cette dernière veut savoir le coût unitaire de ces deux différents types de maisons préfabriquées livrées à la RDC.

Les avocats de la République, eux, insistent sur la nécessité d’entendre toutes les personnes citées ou sollicitées dans cette affaire, étant donné que « le détournement est une infraction d’intellectuels qui nécessite un assemblage des actes isolés à examiner pour démontrer le processus criminel ». Ici, ils visent la comparution de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Shatur, et de sa fille, Soraya Mpiana, qu’elle a eue avec l’artiste musicien Jean-Bedel Mpiana. En attendant, c’est au tribunal de décider si les personnes sollicitées pourront comparaître lors des prochaines audiences dont la plus proche est fixée au mercredi 3 juin.

 

Avec Adiac-Congo par Lucien Dianzenza

WikiLeaks: l’audience d’extradition de Julian Assange fixée à février 2020

juin 14, 2019

 

L’audience pour étudier la demande d’extradition du fondateur de WikiLeaks Julian Assange vers les Etats-Unis, qui l’accusent d’espionnage, aura lieu fin février, a décidé vendredi un juge du tribunal londonien de Westminster. «Une audience de cinq jours aura lieu en février, probablement à partir du 24 février», a précisé un porte-parole du parquet.

Entre-temps, une audience aura lieu fin octobre pour décider notamment quel tribunal étudiera la demande américaine.

Réfugié pendant près de sept ans à l’ambassade d’Equateur à Londres où il bénéficiait de l’asile politique, M. Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l’aval de Quito. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire. Vendredi, l’Australien de 47 ans a comparu par visioconférence depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh, dans le sud-est de Londres, et dit craindre de passer le restant de ses jours en prison s’il est extradé vers les Etats-Unis.

«175 ans de ma vie sont en jeu», a-t-il déclaré, en référence au cumul des peines encourues pour les différents chefs d’inculpation qui le visent, et dont il a dénoncé la nature en soulignant que WikiLeaks n’était «rien d’autre qu’un éditeur». Une vingtaine de personnes ont manifesté devant le tribunal en brandisssant une banderole «Libérez Julian Assange» et une pancarte «Ce ne sont pas des poursuites mais de la persécution».

Washington accuse Julian Assange d’espionnage et a formellement requis mardi son extradition. Les Etats-Unis lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250.000 câbles diplomatiques et d’environ 500.000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Ils l’accusent également d’avoir «comploté» avec l’ex-analyste militaire Chelsea Manning, à l’origine de cette fuite sans précédent.

Julian Assange est soupçonné d’avoir «aidé» et «incité» le soldat Manning «à obtenir des informations confidentielles en sachant qu’elles pouvaient être utilisées au détriment des Etats-Unis et à l’avantage d’une nation étrangère», a indiqué fin mai le ministère américain de la Justice, en révélant dix-sept nouveaux chefs d’inculpation.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Condamné pour violences, il se taillade le bras à l’audience

mai 16, 2019

 

Un homme de 24 ans s’est tailladé le bras avec une lame de rasoir jeudi en pleine salle d’audience à Besançon juste après avoir été condamné à cinq ans de prison pour violences aggravées, a-t-on appris de source policière. Ce ressortissant tunisien qui venait d’être extrait de sa cellule avait dissimulé la petite lame sur lui, selon cette source, confirmant une information du quotidien L’Est Républicain . Il a été hospitalisé au CHU de Besançon, selon cette source policière.

Selon le quotidien, l’incident s’est produit juste après le prononcé de la peine, alors qu’il était jugé en appel pour l’agression en mars d’une avocate bisontine qu’il avait suivie jusqu’à son domicile. Il s’était ensuite introduit de force dans l’appartement de la victime, la menaçant avec une arme blanche. L’avocate était toutefois parvenue à s’enfuir par une fenêtre et l’agresseur, déjà connu pour vol à main armée, avait été interpellé.

Jugé en première instance pour ces faits, il avait été condamné le 25 mars à 4 ans de prison ferme assortie d’une interdiction définitive du territoire français.

L’enquête a été confiée au commissariat de police de Besançon qui devra déterminer comment il a pu se procurer la lame de rasoir alors qu’il était en détention provisoire.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Lula face à la justice dans un Brésil divisé

mai 10, 2017

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva parmi ses partisans à son arrivée au tribunal de Curitiba (sud), le 10 mai 2017 / © Instituto LULA/AFP / RICARDO STUCKERT

L’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva fait face pour la première fois mercredi au juge anticorruption Sergio Moro, lors d’une audience très attendue dont l’issue pourrait sceller ses ambitions de retour au pouvoir.

Arborant une cravate aux couleurs du Brésil, l’icône de la gauche latino-américaine est arrivée au tribunal de Curitiba (sud) quelques minutes avant le début de l’interrogatoire, qui a commencé peu après 14H00 (17H00 GMT) et s’est déroulé à huis clos, avec un impressionnant dispositif de sécurité.

Les environs du tribunal ont été totalement bouclés, avec d’imposantes barrières et des dizaines de policiers anti-émeute en uniforme beige.

Lula, 71 ans, est à la barre pour se défendre d’accusations selon lesquelles il aurait reçu un appartement en triplex dans une station balnéaire en guise de pot-de-vin.

Selon les procureurs, il aurait bénéficié de largesses à hauteur de 3,7 millions de réais (1,06 million d’euros) de la part d’OAS, une société de BTP impliquée dans le scandale Petrobras.

L’ancien ouvrier métallurgiste est visé par cinq procédures judiciaires liées à l’opération « Lavage express », qui révélé un vaste réseau de corruption orchestré par des entreprises du bâtiment pour truquer systématiquement les marchés publics, notamment ceux du géant pétrolier étatique Petrobras.

Le verdict n’est pas attendu avant plusieurs semaines. S’il est reconnu coupable et la décision confirmée en appel, Lula encourt une peine de prison et ne pourra pas se présenter à l’élection présidentielle de 2018.

Malgré les affaires, il est largement en tête des intentions de vote, bien que suscitant également un niveau élevé de rejet.

Guerre des hashtags

Depuis le début de la journée, les internautes des deux camps se livraient un duel à coups de hashtags sur les réseaux sociaux. D’un côté « #LulaEuConfio » (J’ai confiance en Lula) et de l’autre « #MoroOrgulhoBrasileiro » (Moro, la fierté du Brésil).

Agitant des drapeaux rouges à l’effigie du Parti des travailleurs (PT), parti fondé par Lula en 1980, les militants ont été parqués dans le quartier de Boca Maldita (Bouche maudite, en portugais), près du centre historique, à environ cinq kilomètres du palais de justice.

Pour éviter tout incident, le camp anti-Lula était rassemblé dans un autre quartier, au Centre civique de Curitiba. Quelques dizaines de personnes manifestaient, vêtues pour la plupart de maillots de l’équipe nationale brésilienne, derrière une grande poupée gonflable représentant Lula en uniforme de détenu.

« C’est un jour important, parce qu’un ex-président est inculpé, il n’est pas venu ici parce qu’il est invité. Les gens honnêtes doivent se manifester », a déclaré à l’AFP, Marli Resende, enseignante à la retraite de 59 ans.

Les militants pro-Lula affichaient au contraire une confiance sans faille envers l’ancien président, qui jouissait d’un taux de popularité de 80% à la fin de son second mandat, en 2010, notamment grâce à des programmes sociaux ambitieux qui ont sorti des millions de Brésiliens de la misère.

« Je crois qu’il est innocent. S’ils avaient des preuves concrètes, ils l’auraient déjà arrêté. Ce procès est une lutte des classes », a affirmé à l’AFP Gérson Castellano, syndicaliste du secteur pétrolier.

« Paix et tranquillité »

Le président conservateur Michel Temer ne s’est pas prononcé directement sur le sujet, mais a déploré le fait que le pays soit dans un état de « conflit permanent », alors que le gouvernement tente de passer des réformes impopulaires pour sortir le pays d’une récession historique.

« Nous avons besoin de paix, de tranquillité pour que rien n’empêche le Brésil de continuer à travailler », a déclaré le chef d’État lors d’une cérémonie officielle.

C’est dans ce contexte que la justice brésilienne a ordonné mardi soir la suspension des activités de l’Institut Lula, fondation basée à Sao Paulo (sud-est) qui représente l’ancien chef de l’État, car ce lieu aurait abrité des rencontres en vue de commettre des délits.

Pas de quoi entamer la combativité du tribun à la barbe légendaire désormais grisonnante, qui avait déjà annoncé la couleur vendredi.

« Ça fait deux ans que je vois dans la presse que je vais finir en prison. Ils ont intérêt à m’arrêter bientôt, sinon c’est peut-être moi qui vais les faire arrêter à cause de tous les mensonges qu’ils profèrent », s’est insurgé l’ex-président lors d’un congrès du PT.

Romandie.com avec(©AFP / 10 mai 2017 22h04)                

Huit heures d’audience pour le patron de Samsung à Séoul

février 16, 2017

SEOUL (Reuters) – Le numéro un du conglomérat sud-coréen Samsung Group, Jay Y. Lee, a été entendu à huis clos pendant plus de huit heures jeudi par un tribunal de Séoul et attend désormais la décision de la justice sur son rôle présumé dans le scandale de corruption à l’origine de la suspension de la présidente Park Geun-hye.

Jay Y. Lee, 48 ans, a gardé la tête baissée et n’a pas répondu aux questions des journalistes qui l’attendaient devant le tribunal, qu’il a quitté pour se rendre dans un centre de détention en attendant la décision du juge en charge du dossier.

Celle-ci pourrait intervenir dans la soirée ou vendredi. Le mois dernier, le même tribunal avait rejeté une première demande de mandat d’arrêt déposée par le procureur spécial en charge du dossier.

« La simple exposition des faits et la structure de l’argumentaire n’étaient pas très différentes de celles de la précédente demande », a déclaré l’un des avocats de Lee, Song Wu-cheol, aux journalistes devant le tribunal. « Je crois que la cour rendra une décision sage. »

Selon un porte-parole du procureur, les chefs d’accusation contre Lee ont été élargis et incluent désormais ceux de dissimulation du produit d’actes criminels, de corruption, détournement de fonds, dissimulation d’actifs à l’étranger et parjure.

Lee est soupçonné d’avoir promis 43 milliards de wons (35 millions d’euros) à une entreprise et des fondations créées par Choi Soon-sil, amie et confidente de Park Geun-hye, en échange de l’appui de la caisse publique des retraites à un projet de fusion de deux filiales de Samsung en 2015.

 

SAMSUNG CONTINUE DE REJETER TOUTES LES ACCUSATIONS

Samsung aurait notamment financé la carrière dans l’équitation de la fille de Choi Soon-sil, qui a été arrêtée au Danemark à la demande de Séoul.

Jay Y. Lee rejette ces accusations.

Le Parlement sud-coréen a voté début décembre à une écrasante majorité la destitution de Park Geun-hye, qui est suspendue et privée de ses prérogatives en attendant la décision de la Cour constitutionnelle.

Cette dernière a précisé jeudi qu’elle achèverait le 24 février ses auditions sur le dossier.

Les services du procureur spécial ont également demandé la délivrance d’un mandat d’arrêt contre le président de Samsung Electronics, Park Sang-jin, qui préside aussi la fédération équestre de Corée et a comparu jeudi au côté de Lee.

Mercredi, Samsung Group a de nouveau rejeté les accusations le visant, déclarant sur Twitter: « Samsung n’a absolument jamais corrompu la présidente dans le but d’obtenir quelque chose en échange, ni sollicité des faveurs illicites. »

« Nous ferons de notre mieux pour que la vérité soit révélée à l’audience », a ajouté l’entreprise.

Une éventuelle arrestation de Lee nuirait évidemment à la réputation de Samsung, premier producteur mondial de smartphones, de mémoires électroniques et de téléviseurs à écran plat, et elle pourrait handicaper les prises de décision du groupe en matière d’investissements ou d’acquisitions éventuelles.

 

 

Reuters.com (avec Cynthia Kim, Ju-min Park et Jeongeun Lee; Julie Carriat et Marc Angrand pour le service français)

Hosni Moubarak dénonce une « gouvernance chaotique » en Egypte

mai 12, 2013

L’ex-président égyptien Hosni Moubarak a vivement critiqué ce qu’il considère comme une « gouvernance chaotique » en l’Egypte, deux années après son départ forcé du pouvoir, suite à une révolte populaire.

S’exprimant pour la première fois depuis son emprisonnement qui faisait suite à son renversement populaire, M. Moubarak dont la santé est jugée « très fragile » a confié au journal Al-Watan, dans un article publié dimanche que « la politique dans le pays était exécrable, compte tenu de l’extrême pauvreté des Egyptiens ».

L’ancien rais qui est actuellement âgé de 85 ans a cependant refusé de parler du nouveau président Mohamed Morsi, estimant qu’il était encore prématuré de faire un quelconque jugement sur le nouveau régime qui a été mis à rude épreuve au cours des derniers mois par l’Opposition.

Moubarak s’exprimait à l’issue d’une audience dans la révision de son procès relative à la mort de centaines de manifestants lors des émeutes qui avaient conduit à son éviction du pouvoir après 30 ans de règne.

Il est en détention depuis lors, dans le cadre de poursuites lancées contre lui pour corruption et abus de pouvoir. Il a été condamné à perpétuité en première instance, avant de répondre devant le juge pour un nouveau procès.

L’ancien président est encore hospitalisé, du fait de son état de santé.

APA-Le Caire (Egypte)

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo maltraité ?

août 15, 2012

La CPI pourrait exempter Laurent Gbagbo d’assister à l’audience de confirmation des charges qui pèsent contre lui. Tout dépendra de l’interprétation faite pas la chambre préliminaire des rapports médicaux concernant l’ancien président ivoirien, qui ont été remis à la Cour le 19 juillet.

Que disent les médecins qui ont examiné Laurent Gbagbo ? Selon ses défenseurs, qui ont pu consulter les rapports médicaux remis le 19 juillet à la Cour pénale internationale (CPI), l’ancien président ivoirien aurait été victime de mauvais traitements au cours de sa résidence surveillée à Korhogo (Nord). Leur objectif est évidemment de présenter leur client comme une victime, non comme un bourreau… Le 2 août, la chambre préliminaire de la CPI a ordonné à la procureure et à la défense de lui soumettre (respectivement les 13 et 21 août) leurs observations concernant lesdits rapports médicaux. Sur cette base, elle devrait décider si Gbagbo peut ou non assister (sa présence n’est pas obligatoire) à l’audience de confirmation des charges, reportée et dont la date n’est pas encore fixée.

Jeuneafrique.com

Quels sont les animateurs les plus chers du PAF ?

octobre 26, 2011

Dans son numéro à paraître jeudi, le mensuel Capital s’est amusé à déterminer le « rapport qualité-prix » des animateurs de télévision. Pour cela, le magazine économique a calculé le coût horaire d’une personnalité du PAF en mettant en rapport le budget des émissions avec leur audience.

PPDA et Boyer les plus mal notés

Avec 484 euros pour 1.000 téléspectateurs, Patrick Poivre d’Arvor décroche la palme du palmarès. Son émission « La traversée du miroir » est facturée chaque semaine 45.000 euros à France 5. Depuis la rentrée, elle n’est suivie en moyenne que par 93.000 téléspectateurs. « Notre PPD national affiche le pire rapport coût-audience de la télé française », commente Capital. Pourtant, l’émission a été renouvelée cette saison malgré ce piètre bilan et une mauvaise note au baromètre qualitatif de France Télévisions.

Trois autres personnalités de France Télévisions suivent. D’abord, Laurent Boyer, avec 474 euros. Son émission quotidienne « Midi en France » peine toujours à trouver son public, réunissant 211.000 téléspectateurs depuis la rentrée. Pourtant, elle coûte 100.000 euros à France 3 chaque jour, note l’hebdomadaire. L’émission hérite de surcroît d’une mauvaise note au baromètre qualitatif du groupe public. Ensuite, Elizabeth Tchoungui, avec 332 euros. Son émission hebdomadaire « Avant-premières » est facturée 190.000 euros à France 2. Un budget élevé pour une toute petite audience : 326.000 téléspectateurs en moyenne. Au baromètre qualitatif de France Télévisions, l’émission affiche néanmoins 6,6/10 en décembre. Enfin, Cyril Viguier affiche un coût horaire de 148 euros. Facturée 130.000 euros chaque semaine, son émission « Vendredi sur un plateau ! » n’a fédéré que 440.000 personnes depuis la rentrée, indique Capital.

Canal+ paye cher ses programmes à succès

Chez les chaînes privées, Thierry Ardisson est la personnalité à afficher un coût horaire le plus élevé, avec 122 euros. Il faut dire que Canal+ s’acquitte chaque semaine de 180.000 euros pour son émission « Salut les terriens ». Néanmoins, l’émission est un des plus gros succès de Canal+ depuis la rentrée, avec 1,1 million de fidèles. Son collègue Michel Denisot affiche, lui, un coût horaire de 71 euros pour « Le grand journal de Canal+ », une quotidienne facturée 120.000 euros par Renaud Le Van Kim à la chaîne cryptée. Pas de surprise ici : Canal+ met les moyens dans ses programmes en clair qui sont considérés comme la vitrine de la chaîne.

Du côté de TF1, Arthur (69 euros) et Nikos Aliagas (58 euros) héritent des moins bonnes notes. Le premier présente chaque mois « Les enfants de la télé », un divertissement facturé 700.000 euros par Endemol et suivi par 4,2 millions de téléspectateurs. Le second anime « 50mn inside », un magazine suivi chaque samedi par 2,7 millions de téléspectateurs et qui coûte 170.000 euros par TF1.

Petits budgets pour Fogiel et Calvi

Les 5 personnalités du PAF qui recueillent les meilleures performances selon ce palmarès établi par Capital sont Yves Calvi (48 euros), Marc-Olivier Fogiel (38 euros), Laurent Ruquier (34 euros), Thomas Sotto (33 euros) et Harry Roselmack (31 euros). « C dans l’air » et « Face à l’actu », les deux talk-show de Yves Calvi et Marc-Olivier Fogiel, bénéficient de budgets modestes (respectivement 75.000 et 50.000 euros). Laurent Ruquier affiche, lui, un bon rapport « qualité-prix » grâce au succès de son émission « On n’est pas couché ». Avec un budget de 188.000 euros par semaine, le talk-show de France 2 attire chaque samedi près de 1,8 million de téléspectateurs. Enfin, « Capital » (200.000 euros de budget) et « Sept à Huit » (220.000 euros) bénéficient eux aussi de leur succès, avec respectivement 3 millions et 4 millions de fidèles.

Puremédias.com par Julien Lalande