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Facebook annonce encore des mesures avant l’audition de son PDG par le Congrès

avril 6, 2018

Facebook annonce de nouvelles mesures pour calmer la tempête avant l’audition de son patron Mark Zuckerberg au Congrès / © AFP/Archives /

En pleine tourmente, Facebook a promis vendredi de nouvelles mesures pour lutter contre la manipulation politique à quelques jours de l’audition de son patron Mark Zuckerberg par les parlementaires américains, très remontés contre le réseau social.

Face à une accumulation de polémiques, Facebook multiplie ces derniers jours les excuses sur ses « erreurs passées » et les promesses de faire mieux, une manière de préparer le terrain aux questions de plusieurs commissions du Congrès prévues mardi et mercredi à Washington.

Sénateurs et représentants souhaitent lui demander des comptes sur la lutte contre la manipulation politique mais aussi sur le retentissant scandale concernant la fuite de données personnelles vers la firme Cambridge Analytica, qui a mis la main sur les informations de plusieurs dizaines de millions de membres, jusqu’à 87 millions selon le réseau social, à leur insu.

Après une série de prises de parole sur la question des données privées, Facebook a annoncé vendredi des mesures sur la manipulation politique, qui se répand souvent sur le réseau via des annonces publicitaires électorales ou politiques ou au travers de « Pages », consacrées à des entreprises, organisations, marques, personnalités ou causes et auxquelles on peut s’abonner.

– Ingérences électorales –

« A l’approche d’élections importantes aux Etats-Unis, au Mexique, au Brésil, en Inde, au Pakistan (…), une de mes priorités pour 2018 est de m’assurer que nous soutenons un débat positif et parons aux ingérences dans ces élections », a écrit Mark Zuckerberg sur sa propre Page, qui est suivie par plus de 100 millions de personnes.

« A partir de maintenant, chaque annonceur qui veut passer une annonce politique ou abordant un sujet important devra être vérifié. Pour être vérifié, les annonceurs devront confirmer leur identité et leur localisation », a poursuivi le jeune milliardaire.

Le groupe dit travailler « avec des organisations extérieures » à une « liste » de « sujets » importants et polémiques répondant à cette définition. Il a aussi annoncé « embaucher des milliers de personnes supplémentaires » pour mettre en œuvre ces différentes mesures, promises pour être déployées immédiatement pour certaines, progressivement pour d’autres, mais à temps pour les échéances électorales de 2018, en novembre.

Facebook avait déjà annoncé en octobre son intention d’authentifier les annonceurs passant des messages électoraux, c’est-à-dire, évoquant directement un candidat et diffusées peu avant un scrutin, selon la définition aux Etats-Unis. Le groupe dit cette fois aller plus loin en étendant ces vérifications aux annonceurs de messages abordant des sujets politiques importants.

– Huile sur le feu –

En outre, les messages à caractère politique seront signalés comme tels sur le réseau, qui indiquera aussi qui les a financés.

Facebook va aussi soumettre aux mêmes vérifications les administrateurs de Pages Facebook « ayant un grand nombre » d’abonnés, pour limiter l’utilisation de faux comptes, soupçonnés d’avoir été notamment utilisés pour une vaste opération de désinformation lancée depuis la Russie pour déstabiliser la présidentielle de 2016 et favoriser l’élection de Donald Trump. Des affirmations niées par le Kremlin.

La justice américaine comme le réseau social ont en effet déterminé que cette opération consistait surtout à semer la discorde dans la société américaine en jetant de l’huile sur le feu via des messages publicitaires ou des Pages abordant des sujets polémiques, comme les armes, l’immigration etc…

Mardi, Mark Zuckerberg avait annoncé la suppression de 270 pages et comptes Facebook et Instagram gérés par la société russe Internet Research Agency (IRA), que le renseignement américain accuse d’être un faux-nez de Moscou.

Outre la question de la protection des données personnelles, le scandale Cambridge Analytica a aussi un aspect très politique puisque la firme britannique a travaillé pour la campagne de Donald Trump en 2016. Elle nie avoir usé des données Facebook dans ce cadre.

Vendredi, la numéro deux de Facebook Sheryl Sandberg a répété « ne pas avoir fait assez pour protéger les données » affirmant avoir péché par « idéalisme » en sous-estimant largement les mauvais usages possibles du réseau, y compris à des fins politiques.

Facebook fait déjà face à des enquêtes et plaintes tous azimuts dans le cadre de ces différents scandales et de plus en plus de voix, des deux côtés de l’Atlantique, appellent à un plus strict encadrement des réseaux sociaux.

Romandie.com avec(©AFP / 06 avril 2018 22h51)                

Facebook: Mark Zuckerberg accepte d’être entendu par le Congrès américain le 11 avril

avril 4, 2018

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg lors d’une intervention à l’Université de Stanford à Palo Alto en Californie, le 24 juin 2016 / © AFP/Archives / MANDEL NGAN

Washington – Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a accepté de s’expliquer sur le scandale de l’exploitation des données personnelles de ses utilisateurs par la société Cambridge Analytica lors d’une audition à la Chambre des représentants américaine le 11 avril, ont annoncé des élus mercredi.

L’audition aura lieu le 11 avril à 10H00 (14H00 GMT) devant la commission du Commerce et de l’Energie de la Chambre, ont confirmé son président républicain, Greg Walden, et son membre démocrate Frank Pallone, qui espèrent que cette audition « permettra aux Américains de mieux comprendre ce que deviennent leurs données personnelles en ligne ».

« Nous apprécions que Zuckerberg accepte d’être entendu par la commission, et nous avons hâte qu’il réponde à nos questions le 11 avril », ont déclaré les parlementaires.

Ce ne devrait pas être la seule audition de Mark Zuckerberg au Congrès, où l’affaire Cambridge Analytica a provoqué un scandale. La société, employée par l’équipe de campagne de Donald Trump en 2016, est accusée d’avoir exploité les données personnelles de 50 millions d’utilisateurs de Facebook sans qu’ils en aient conscience.

Le jeune PDG a aussi été invité à s’expliquer par la commission judiciaire du Sénat le 10 avril, aux côtés des patrons de Google, Sundar Pichai, et de Twitter, Jack Dorsey. Sa participation n’a pas été confirmée, mais selon des déclarations de la sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein au quotidien San Francisco Chronicle, Mark Zuckerberg aurait accepté sur le principe de se rendre également au Sénat.

Romandie.com avec (©AFP / 04 avril 2018 13h05)                                            

Congo: le Général Mokoko refuse de se plier aux injonctions du petit juge à la solde de Sassou Nguesso

mars 20, 2018

 

 

Quand le site en ligne Zenga-Mambu a annoncé il y’a un mois que les Généraux Jean Marie Michel Mokoko et Norbert Dabira n’allaient pas se présenter devant le juge désigné par le clan pour les envoyer au bagne, certains ont pris cela pour une plaisanterie de mauvais goût.

Aujourd’hui c’est chose faite. Le Général du Peuple, le premier à être convoqué par le juge, a renvoyé ce dernier à ses chères études.

Les congolais dans leur immense majorité, saluent cette position courageuse du Général qui, malgré la pression morale refuse de plier l’échine devant les médiocres.

Par ces quelques mots, nous saluons cette prise de position claire, ferme et courageuse du Général Jean Marie Michel Mokoko dans son combat contre cette forfaiture institutionnelle qui va à l’encontre des intérêts du peuple congolais.

Prenez courage, tenez bon ! Ne craignez rien et ne vous laissez pas effrayer par eux, car l’Éternel des armées et le peuple congolais marcheront toujours avec vous.

RDC : 15 proches de Kabila sanctionnés demandent à être entendus devant le Conseil de l’UE

février 23, 2018

Joseph Kabila, président de la RDC, à Kinshasa, le 29 juin 2010. © Dirk Waem/AP/SIPA

Un cabinet d’avocats belges a indiqué ce vendredi à Jeune Afrique que 15 proches du président congolais Joseph Kabila, sous le coup de sanctions de l’Union européenne, demandent à être entendus « le plus rapidement possible » devant le Conseil de l’UE. En voici les raisons.

Ce sont finalement les avocats belges Thierry Bontinck et Me Patrick De Wolf qui vont défendre la cause des proches du président congolais Joseph Kabila en butte aux sanctions de l’Union européenne, remportant ainsi la bagarre qui les opposait à un autre cabinet belge qui s’occupait du même dossier. C’est en tout cas ce que laisse entendre leur annonce faite ce vendredi 23 février depuis Bruxelles.

« Les 15 personnalités congolaises visées par les sanctions de l’Union européenne […] ont chargé leurs avocats Me Thierry Bontinck et Me Patrick De Wolf de déposer en leurs noms des demandes de réexamen d’accès au dossier et d’audition devant le Conseil de l’UE, expliquent-ils dans un communiqué transmis à Jeune Afrique. Ces demandes ont été déposées entre le 15 et le 21 février en réaction au renouvellement des sanctions du 11 décembre 2017. »

Pourquoi ont-ils saisi le Conseil de l’UE 

Me Thierry Bontinck soutient que « lorsqu’il y a renouvellement des sanctions, l’UE doit entendre les personnes visées par ces mesures restrictives ». « Ça n’a pas été le cas pour nos clients », déplore l’avocat. À l’en croire, ces 15 proches de Kabila sous le coup de sanctions « n’ont reçu aucune explication du Conseil de l’UE sur les faits qui leur sont reprochés ».

L’UE justifie l’adoption des mesures restrictives (gel des avoirs et interdiction d’entrée et de séjour sur le territoire) à l’égard des proches de Kabila, « occupant des postes de responsabilités dans l’administration de l’État et dans la chaîne de commandement des forces de sécurité en RDC » par les « entraves au processus électoral » et les « violations des droits de l’homme » dans le pays.

Qui sont ces 15 proches de Kabila concernés ?

Dans le lot des personnalités congolaises visées et défendues par les avocats belges, l’on retrouve : Emmanuel Ramazani Shadary, ex-ministre de l’Intérieur ; Lambert Mende, porte-porte du gouvernement ; Évariste Boshab, ex-ministre de l’Intérieur ; Kalev Mutond, chef de la redoutable Agence nationale de renseignements (ANR) ; Jean-Claude Kazembe, ancien gouverneur du Haut-Katanga ; Alex Kande, ancien gouverneur du Kasaï-Central ; Roger Kibelisa, chef du département de la sécurité intérieure de l’ANR ; Delphin Kahimbi, chef de renseignement militaire ; John Numbi, ancien patron de la police ; Célestin Kanyama, ex-commandant de la police dans la ville de Kinshasa, chef de l’unité anti-émeutes de la police ; Gabriel Amisi alias « Tango Four », commandant dans la première zone de défense de l’armée ; Ilunga Kampete, commandant de la Garde républicaine ; Muhindo Akili Mundos, ancien commandant des opérations de l’armée contre les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) et Éric Ruhorimbere, commandant adjoint de la 21e région militaire au Kasaï, dans le centre de la RDC.

Tous les 15 « ont demandé officiellement au Conseil de l’UE de se voir transmettre les éléments dont il disposerait à leur charge et de les entendre le plus rapidement possible, le cas échéant, à Kinshasa », résume leur avocat, Me Bontinck, qui annonce « d’autres actions juridiques », notamment devant le tribunal de l’UE, dans les prochains jours.

En attendant, la Suisse a annoncé ce mercredi 21 février avoir adopté des sanctions financières et imposé une interdiction d’entrée et de séjour sur son territoire aux mêmes proches du président Kabila, déjà dans le collimateur de l’UE.

Jeuneafrique.com par

Congo/Scandale de détournement de fonds à la CRF: le ministre Emile Ouosso auditionné par la Commission de lutte contre la fraude

janvier 18, 2018

Scandale de détournement de fonds à la CRF : Le ministre Emile Ouosso auditionné par la Commission de lutte contre la fraude
Le Congo embourbé dans une grave crise financière sonnera t-il la fin de l’impunité en 2018? L’audition mardi à Brazzaville, de l’actuel ministre congolais de l’Equipement, Emile Ouosso par la Commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude,  peut être une preuve aux yeux des congolais qui attendent de voir tous les « voleurs de la République » cloués au pilori.
Selon l’attaché à la communication du ministre, Philippe Ngangoye, cette audition a permis à Emile Ouosso de dire sa part de vérité dans cette affaire de malversation financière à la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF).

Philippe Ngangoye Ngomba a livré devant la presse un communiqué à la suite d’une plainte déposée contre le journal Le Soleil du Congo pour «diffamation ».

Dans le communiqué, le ministre dénonce des « fausses informations » et « basses manœuvres » orchestrées par leurs différents instigateurs dans l’ombre pour assouvir leurs ambitions politiciennes.

Le prétendu scandale de détournement de neuf milliards de FCFA destinés à la CRF remonte entre novembre et décembre 2016, pendant qu’Emile Ouosso dirigeait le Ministère du Travail et de la sécurité sociale.

Le ministre Émile Ouosso souligne que « les ordonnateurs de la CRF d’hier et d’aujourd’hui, les banquiers de la CRF sont à Brazzaville et pourront fournir plus d’informations pour clarifier et mieux élucider la situation afin de mettre un terme à cette vaste campagne d’instrumentalisation des pauvres pensionnés de la CRF. Et aux auteurs de ce complot de comprendre que les documents comptables aussi bien de la CRF, de ses banquiers, que du trésor public traduisent la situation réelle des comptes de la CRF, quiconque veut, peut s’en référer ».

Organe technique de l’État, la commission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude a deux missions essentielles à savoir, le contrôle et l’enquête.

Quand les investigations de la commission mettent en évidence des faits susceptibles de constituer des infractions graves, celle-ci saisit les autorités judiciaires compétentes.

Le 31 juillet 2016, le président de la Commission nationale de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude, Lamyr Nguelé, a accusé le Parquet de Brazzaville de ne pas engager les poursuites judiciaires contre les tierces sur certains dossiers avérés, notamment les actes d’extorsion de fonds.

A qui le tour demain ?

Les Echos du Congo Brazzaville par Edwige KISSINGER

RDC: un prêtre opposé au maintien de Kabila entendu par le parquet

décembre 27, 2017

Kinshasa – Le doyen des curés de Kinshasa a été entendu mercredi par la justice pour avoir appelé les prêtres de la capitale de la République démocratique du Congo à sonner les cloches pendant 15 minutes toutes les semaines afin d’exiger le départ du président Joseph Kabila.

« L’abbé Vincent Tshomba a été entendu par un magistrat du parquet de Kalamu pendant trois heures », a déclaré à l’AFP l’un de ses avocats, Me Georges Kapiamba. L’interrogatoire a tourné autour « de prétendus tapages nocturnes ».

Dans une plainte l’avocat d’Unana, un petit parti proche de la majorité, a écrit qu’un de ses cadres souffre de problèmes cardiaques provoqués par « des nuisances sonores » des cloches d’une paroisse catholique du centre de Kinshasa. Le parquet prévoit une confrontation entre les parties pour vendredi.

Début décembre, l’abbé Tshomba, curé d’une paroisse d’un quartier populaire du centre-ville, avait demandé aux prêtres de la capitale de sonner les cloches de leurs églises chaque jeudi pendant 15 minutes à partir de 21h00 (20h00 GMT).

Il avait pour objectif d’exiger l’application de l’accord du 31 décembre 2016 conclu par la majorité et l’opposition sous la médiation des évêques catholiques.

Cet accord prévoit la tenue de la présidentielle au plus tard « fin 2017 » et doit aboutir au départ du président Kabila, dont le mandat a expiré le 20 décembre 2016.

La Constitution lui interdit de se représenter, mais l’autorise à rester au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur.

Les jeudis 14 et 21 décembre, la majorité des paroisses catholiques avaient fait sonner les cloches. Au même moment, dans la majorité des quartiers de Kinshasa, la population se livrait à un concert des casseroles, de sifflets, de vuvuzela et de klaxons.

De son côté, le 17 décembre, un comité de laïcs catholiques a invité la population à une marche le 31 décembre 2017 « pour libérer l’avenir du Congo », estimant que les autorités n’ont pas répondu aux « conditions préalables » à l’organisation d’élections « réellement crédibles ».

Plusieurs partis d’opposition ont apporté leur soutien à cet appel, dont le Mouvement de libération du Congo (MLC) de l’ancien vice-président de la République, Jean-Pierre Bemba.

Le MLC a fustigé « la confusion créée par le calendrier électoral indigeste » qui prévoit la tenue de la présidentielle le 23 décembre 2018.

Jean-Pierre Bemba est détenu aux Pays-Bas où il a été condamné à 18 ans de prison par la CPI en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice entre octobre 2002 et mars 2003, en Centrafrique.

Romandie.com avec(©AFP / 27 décembre 2017 18h44)                   

France: l’ex Premier ministre Fillon sous statut de témoin assisté pour « escroquerie aggravée »

octobre 12, 2017

Paris – L’ancien Premier ministre français François Fillon, déjà inculpé dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a été placé en juillet sous le statut de témoin assisté pour « escroquerie aggravée », a appris jeudi l’AFP de sources proches du dossier et de l’avocat de M. Fillon.

Mis en examen (inculpé) le 14 mars notamment pour « détournement de fonds publics » et « complicité et recel d’abus de bien sociaux », l’ex-candidat de la droite à l’élection présidentielle a été reçu fin juillet par les juges d’instruction pour être entendu pour la première fois sur le fond de l’affaire.

A cette occasion, « il était convoqué pour une éventuelle nouvelle mise en examen pour escroquerie aggravée, mais il a été finalement placé sous le statut plus favorable de témoin assisté pour ce chef », a confirmé à l’AFP son avocat, Me Antonin Levy.

Le statut de témoin assisté est intermédiaire entre celui de simple témoin et celui de mis en examen (inculpé).

L’affaire, révélée fin janvier, avait empoisonné la campagne électorale de M. Fillon, parti favori de la course à la présidentielle jusqu’à sa défaite au premier tour en avril.

Au coeur du dossier, les soupçons d’emplois fictifs de sa femme Penelope et de ses enfants au Parlement. Les investigations portent aussi sur les salaires touchés de mai 2012 à décembre 2013 par son épouse pour un emploi dans une revue littéraire appartenant à un homme d’affaires proche de François Fillon, Marc Ladreit de Lacharrière.

En mars, l’enquête avait été élargie et Penelope Fillon inculpée notamment de « recel d’escroquerie aggravée ».

Lors de son audition fin juillet, François Fillon a défendu la réalité des emplois d’assistants parlementaires de sa femme à l’Assemblée nationale, entre 1986 et 2013, lorsqu’il était député, ainsi que ceux de ses enfants Charles et Marie quand il siégeait au Sénat, entre 2005 et 2007.

Les investigations se concentrent aussi depuis quelques mois sur les activités de 2F Conseil, la société que l’ex-Premier ministre avait créée en 2012, peu de temps avant de redevenir député. Les enquêteurs cherchent à savoir s’il y a pu y avoir d’éventuels conflits d’intérêts.

Une perquisition a été menée cet été au siège de l’assureur AXA, qui avait demandé entre 2012 et 2014 à 2F Conseil d’exécuter plusieurs prestations rémunérées environ 200.000 euros.

A ce jour, quatre personnes sont inculpées: les époux Fillon, Marc Joulaud, ancien suppléant de François Fillon à l’Assemblée nationale, et Marc Ladreit de Lacharrière. Les deux enfants du couple Fillon ont été placés sous le statut de témoin assisté.

Désormais retiré de la vie politique, M. Fillon, âgé de 63 ans, a rejoint début septembre en tant qu’associé la société de gestion d’actifs et d’investissement Tikehau Capital.

Romandie.com avec(©AFP / 12 octobre 2017 20h43)                                            

Crise postélectorale: «des gens ont été brûlés vivants» (Sam l’Africain)

mars 9, 2016

Au troisième jour de son audition, le témoin à visage découvert, Sam l’Africain a soutenu, mercredi, à la barre de la Cour pénale internationale (CPI) que les jeunes patriotes, favorables à Laurent Gbagbo,  »ont brûlé des gens vivants », lors de la crise postélectorale.

‘’Oui, on a brûlé des gens vivants mais ce n’était pas des actions planifiées », a précisé à la barre Sam l’Africain selon qui ‘’certaines décisions dont le soutien des pays limitrophes à Ouattara » a provoqué cette montée d’adrénaline dans le camp des partisans de l’ex-chef de l’Etat

En représailles à ce soutien affiché, a poursuivi le témoin, ‘’leurs ressortissants à Abidjan ont été pris pour cible » tout comme les Français l’ont été après ‘’ l’ordre de destruction » des aéronefs ivoiriens à Yamoussoukro, par le président français d’alors, Jacques Chirac.

‘’Ces faits ont révolté les Ivoiriens ou si vous voulez les patriotes ivoiriens qui supportent Laurent Gbagbo. C’est alors qu’ils sont descendus dans les rues pour se livrer à des scènes de pillages des résidences des ressortissants français, à une chasse aux étrangers de la CEDEAO », a admis Sam l’Africain, insistant que ‘’ tout cela n’était pas planifié ».

Selon lui, il était convaincu que ‘’la guerre ne serait pas facile vu les forces en présence. Avec le soutien de l’armée française au camp de Ouattara, notre armée a tout fait mais la France a affaibli le
président Gbagbo par le bombardement de sa résidence avant de le livrer aux rebelles de Ouattara ».

Il a affirmé s’en être ouvert au ministre de l’intérieur, d’alors, feu Désiré Tagro pour lui faire partager ses ‘’appréhensions » quant à l’issue de la crise qui ‘’de mon point de vue ne nous était plus favorable après la prise de plusieurs villes de l’intérieur par les forces de M. Ouattara ».

‘’M. le Président, Laurent Gbagbo n’est pas méchant », a plaidé le témoin qui s’est fondu ‘’en larmes » à la barre, relatant que pour ‘’la mémoire de ma mère que le président Gbagbo a tout fait pour la soigner dans une grande clinique abidjanaise avant sa mort, je n’abandonnerai jamais Laurent Gbagbo », a conclu Sam l’Africain.

L’audience a été suspendue pour ‘’reprendre demain (ndlr : jeudi) avec la suite de l’audition du témoin et la contre-interrogatoire de la défense », a déclaré le juge-président Cuno Tarfusser.

Apanews.net

Attentat déjoué/Thalys : la soeur du suspect entendue par la police belge

août 25, 2015

Bruxelles – La police belge a entendu mardi la sœur de l’auteur de l’attentat déjoué dans le Thalys Amsterdam-Paris et perquisitionné deux domiciles à Bruxelles où il aurait pu séjourner, a-t-on appris auprès du parquet fédéral.

La sœur d’Ayoub El Khazzani s’est présentée à la police mardi matin, où elle a été interrogée avant de ressortir libre, a indiqué le parquet fédéral, confirmant des informations des médias belges.

Le parquet avait indiqué auparavant avoir mené lundi soir deux perquisitions à Molenbeek-Saint-Jean, un quartier populaire de la capitale belge, dans le cadre de la recherche des lieux de séjour éventuels du suspect, dans un communiqué.

Selon le journal La Dernière Heure, ces opérations visaient le logement d’une des sœurs d’Ayoub El Khazzani, qui habite à Bruxelles depuis plusieurs années, et celui d’un ami chez qui il aurait résidé plusieurs jours.

Quelques objets ont été emportés pour être examinés plus en détail, avait expliqué le parquet fédéral, chargé des enquêtes antiterroristes.

Molenbeek, dont une forte proportion de la population est d’origine immigrée, est considéré comme l’un des foyers du radicalisme islamiste de Belgique. Après le démantèlement d’une cellule jihadiste présumée à Verviers (est) en janvier, plusieurs suspects y avaient été interpellés. Le cerveau présumé de cette cellule, Abdelhamid Abaaoud, qui avait rejoint le groupe jihadiste Etat islamique et est toujours en fuite, avait grandi à Molenbeek.

Ayoub El Khazzani a aussi séjourné à Mortsel, près d’Anvers (nord), selon le parquet, qui ne précise toutefois pas quand et combien de temps.

Le journal flamand De Standaard a révélé la page Facebook de la soeur d’El Khazzani, que l’AFP a consultée mardi matin. La jeune femme, qui se présente comme Oum Badr, y indique qu’elle réside en Belgique. Cette page n’avait toutefois pas été actualisée pendant plusieurs mois. Elle n’était plus accessible mardi après-midi.

La jeune femme s’est montrée particulièrement active sur Facebook au moment des attentats jihadistes contre le journal satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher de Paris en janvier, reproduisant des vidéos colportant des thèses négationnistes censées prouver qu’il s’agit d’un fake (une invention) et une affiche indiquant : Je ne suis pas Charlie qui insulte ma religion, mon Coran.

On y trouve des vidéos de cheikhs salafistes saoudiens en train de prêcher, mais également des mentions j’aime concernant des sites sur l’islam et des sujets plus légers comme l’amour, la perte de poids et les coiffures.

Selon De Standaard, aucune référence à des organisations jihadistes comme l’Etat islamique n’a été trouvée sur sa page.

Romandie.com aveec(©AFP / 25 août 2015 20h01)

Côte d’Ivoire: Après Philippe Mangou, Edouard Kassaraté dans le colimateur d’Ange Kessi

octobre 24, 2011

La vague d’auditions pour les personnes soupçonnées ou impliquées dans les événements post-crise continue. Après celle de mardi, du général Philippe Mangou, ex-chef d’Etat-major de l’Armée sous le régime de Laurent Gbagbo, le procureur militaire, Ange Bernard Kouamé Kessi, veut entendre l’ex-commandant de la Gendarmerie nationale.

En effet, selon des sources introduites auprès du tribunal militaire, le général Kassaraté Edouard sera entendu, dans les prochains jours, pour dire « sa part de vérité » sur les événements qui ont secoué le pays après le scrutin présidentiel de 2010. On se rappelle que suite à la contestation des résultats dudit scrutin par les deux camps, au 2nd tour, un conflit armé s’est déclenché faisant, selon les estimations de l’Onu, au moins 3000 victimes. A ce jour, ce sont au moins 49 ex-Forces de défense et de sécurité (ex-Fds) proches du régime déchu qui sont inculpés ou détenus. Mardi, le général Philippe Mangou a été entendu par le magistrat militaire, Ange Kessi. Si rien n’a filtré sur les chefs d’accusations pouvant lui être imputés, il convient tout de même de soutenir que cette audition intervient au moment où des bruits de bottes se font de plus en plus persistants au sein de la Grande muette.

Dans la nuit du vendredi à samedi dernier, les gendarmes du camp Agban s’étaient manifestés en tirant des coups de feu. Quelques heures après s’en est suivie l’arrestation, à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, du commandant Séka Séka Anselme, ex-aide de camp de Simone Ehivet Gbagbo, ex-Première dame, détenue dans le nord du pays.

L’audition probable de l’ex-patron de la Gendarmerie nationale augure, à n’en point douter, de l’étau qui se resserre autour de certains ex-Fds, soupçonnés peut-être d’être impliqués dans les événements postélectoraux qui ont endeuillé le pays.

Le Mandat par Boris N’Gotta