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Des débris d’un vaisseau de SpaceX sont tombés sur une ferme en Australie

août 3, 2022

Un éleveur de moutons a trouvé des fragments provenant d’une capsule de SpaceX près de sa maison, dont un de 3 mètres de haut.

Plusieurs debris appartenant a une capsule SpaceX ont ete retrouves, dont un de 3 metres de haut.
Plusieurs débris appartenant à une capsule SpaceX ont été retrouvés, dont un de 3 mètres de haut. © JOE MARINO / MAXPPP / UPI/MAXPPP

C’est une découverte assez inhabituelle. Trois gros morceaux de débris spatiaux ont été trouvés dans la campagne australienne, rapporte Le Parisien. Soupçonnés d’être des détritus d’une mission SpaceX lancée en 2020, les objets tombés, non identifiés dans un premier temps, ont été trouvés entre le 14 et le 25 juillet, éparpillés dans la région des Snowy Mountains, dans l’État de Nouvelle-Galles-du-Sud.

Le plus gros morceau, découvert par Mick Miners, éleveur de moutons, mesure près de 3 mètres de haut et est tombé dans un de ses enclos. Le fermier a prévenu les autorités australiennes.

L’agence spatiale australienne a collaboré avec les États-Unis pour déterminer la nature exacte de ces morceaux de métal et leur propriétaire. La pièce trouvée par Mick Miners a été analysée. Ainsi, le débris provient d’une capsule de la société spatiale SpaceX, plus précisément de son Crew Dragon Resilience. Le village de Dalgety se trouve à proximité de la trajectoire du vol de la capsule et l’expert spatial de l’Université nationale australienne, Brad Tucker, a confirmé l’origine des débris.

Le vol Crew-1 de SpaceX a transporté quatre astronautes vers la Station spatiale internationale en novembre 2020, menant avec succès la première mission opérationnelle en équipage de la société. La même capsule les a ensuite ramenés sur Terre au début du mois de mai dernier, les débris largués de la mission devant rentrer dans l’atmosphère environ deux mois plus tard.

Le porte-parole de l’agence spatiale australienne a affirmé que « le débris provient d’une mission SpaceX et a ouvert un dialogue avec nos confrères aux États-Unis et avec d’autres membres du Commonwealth et les autorités locales ». Le voisin du fermier a également trouvé un débris près de sa maison. Les experts s’attendent à en trouver d’autres dans les prochains jours.

Avec Le Point

Australie : le Premier ministre Scott Morrison chassé du pouvoir

mai 21, 2022

Scott Morrison, Premier ministre depuis 2018, a reconnu sa défaite, samedi 21 mai. Son parti dirigeait le gouvernement australien depuis neuf ans.

Le Premier ministre Scott Morrison etait au pouvoir depuis aout 2018, il a ete battu en mai 2022. (illustration)
Le Premier ministre Scott Morrison était au pouvoir depuis août 2018, il a été battu en mai 2022. (illustration)© OLIVIER DOULIERY / AFP

La coalition conservatrice du Premier ministre Scott Morrison a perdu les élections législatives de ce samedi 21 mai en Australie, selon les projections publiées par les médias après le dépouillement d’environ la moitié des suffrages. Selon la chaîne de télévision nationale ABC, le Parti travailliste serait en bonne voie pour former le prochain gouvernement. Le gouvernement conservateur a été rejeté, notamment, à cause de son inaction contre le changement climatique.

Assez rapidement, le Premier ministre australien Scott Morrison a reconnu, samedi, sa défaite aux élections législatives. « Ce soir, j’ai parlé au chef de l’opposition et au nouveau Premier ministre, Anthony Albanese, et je l’ai félicité pour sa victoire électorale », a déclaré le futur ex-Premier ministre. Cette victoire des travaillistes met fin à neuf années de gouvernement conservateur. Selon des projections publiées par la chaîne ABC, après le dépouillement de la moitié des suffrages, le Parti travailliste emporte le plus grand nombre de députés à la Chambre des représentants. Avec seulement 72 sièges assurés jusqu’à présent, il n’était pas encore certain de décrocher la majorité absolue de 76 députés nécessaire pour former un gouvernement sans devoir se trouver un allié.

Quelque 17,2 millions d’électeurs étaient appelés à choisir les 151 sièges de la Chambre des représentants pour un mandat de trois ans. Quarante des 76 sièges du Sénat étaient également renouvelés pour six ans. Ces trois dernières années, l’Australie a été marquée par une série de catastrophes naturelles majeures et par la pandémie. Un contexte qui a poussé de nombreux Australien à choisir un nombre inhabituel de « petits » candidats pro-environnement qui pourraient détenir les clés du pouvoir.

Les petits candidats plébiscités

Le Parti vert et les candidats indépendants surnommés « teals » étaient en passe de conquérir une série de circonscriptions urbaines habituellement acquises aux candidats conservateurs. La plupart du temps, il s’agit de femmes hautement qualifiées prônant la défense de l’environnement, l’égalité des sexes et la lutte contre la corruption. « Les gens ont dit que la crise climatique est un sujet sur lequel ils veulent agir », a exulté Adam Bandt, leader du Parti vert. « Nous venons de connaître trois années de sécheresse, puis des incendies et maintenant des inondations et encore des inondations. Les gens peuvent le voir, c’est en train de se produire, c’est en train de s’aggraver », a-t-il ajouté.

Durant toute la campagne électorale, les idées politiques ont été reléguées au second plan. Les débats se focalisant plutôt sur les personnalités des candidats des deux partis principaux dans le pays : Scott Morrison et Anthony Albanese.

Les politiques procharbon du gouvernement conservateur ont sans doute été un moteur de ce rejet de Morrison. Dans le même temps, de nombreux jeunes doivent faire face à de grandes difficultés pour trouver un logement abordable. « J’ai grandi dans une communauté qui a été très fortement touchée par les incendies et les inondations au cours des cinq dernières années », a raconté dans un bureau de vote de Melbourne Jordan Neville, qui votait pour la première fois. « Si quelque chose pouvait être fait pour empêcher que cela se reproduise, ce serait incroyable. »

Scott Morrison, un bilan en demi-teinte

Durant la totalité de son mandat, Scott Morrison a résisté aux appels à réduire plus rapidement les émissions de carbone de l’Australie d’ici à 2030. De plus, il soutient sans réserve l’industrie du charbon, un des moteurs de l’économie du pays. À la traîne dans les sondages depuis un an, il s’est prévalu de la reprise économique et d’un taux de chômage actuellement au plus bas depuis 48 ans. Il a dépeint son rival travailliste comme un « électron libre » inapte à diriger l’économie. Problème, sa popularité personnalité était faible alors que des accusations de malhonnêteté le visaient ces dernières semaines.

Le jour du scrutin, le leader travailliste avait, quant à lui, demandé aux électeurs de donner à son parti de centre gauche « une chance » de diriger le pays, et exhorté les gens à rejeter un Premier ministre « clivant ». Le leader travailliste, lui-même décrit comme fade et peu inspirant, a mis l’accent dans les derniers jours de la campagne sur les manquements présumés de son adversaire conservateur. Les Australiens « veulent quelqu’un qui soit juste, quelqu’un qui admettra ses erreurs », a-t-il plaidé.

Un bilan fustigé jusqu’en France. Samedi, Jean-Yves Le Drian a expliqué que la défaite de Scott Morrison lui « convenait très bien », alors que se déroulait la passation des pouvoirs entre lui et Catherine Colonna. Une réaction qui intervient huit mois après que le Premier ministre australien a causé une intense brouille diplomatique avec Paris en cassant un mégacontrat de sous-marins français. « Les actes posés au moment où ils ont été posés étaient d’une brutalité et d’un cynisme, et je serais même tenté de dire d’une incompétence notoire », a-t-il poursuivi.

Le chemin est encore long pour les travaillistes

Par ailleurs, il s’est engagé durant la campagne à accélérer sur la lutte contre le changement climatique. Il souhaite également renforcer la participation des populations indigènes dans les politiques nationales. Enfin, il a promis d’aider les personnes confrontées à la flambée des prix en pleine inflation mondiale due, notamment, à la guerre en Ukraine.

Il pourrait maintenant, pour gouverner, devoir conclure des accords avec des candidats exigeant des mesures plus fermes en matière de climat, risquant ainsi de s’attirer l’ire des factions de son parti favorables au charbon et aux syndicats miniers.

Fraîchement réélu, Anthony Albanese veut changer diamétralement le positionnement de l’Australie quant à la question climatique. Il a promis de transformer son pays en « superpuissance » des énergies renouvelables. « Le peuple australien a voté pour le changement » en mettant fin à neuf ans de gouvernement conservateur, s’est-il félicité dans son discours de victoire. Il a annoncé qu’il participerait mardi au Japon en tant que nouveau Premier ministre australien, au sommet du Quad, une alliance stratégique informelle entre les États-Unis, l’Australie, l’Inde et le Japon.

Par Le Point avec AFP

Les pays « hostiles » à Moscou, dont le Canada, seront remboursés en roubles

mars 7, 2022

Depuis le 1er janvier, et plus particulièrement depuis le début de la guerre en Ukraine, la monnaie russe a perdu 45 % de sa valeur.

Un rouble russe sur un symbole du dollar.

Un rouble russe sur un symbole de dollar. Photo : Getty Images/AFP/Kirill Kudryavtsev

Les autorités russes ont établi une liste de pays « hostiles » à la Russie, auxquels les particuliers et les entreprises russes pourront rembourser leurs dettes en roubles, monnaie dont la valeur a perdu 45 % depuis janvier, a indiqué lundi le gouvernement.

Cette liste de pays comprend entre autres les pays de l’Union européenne, l’Australie, le Royaume-Uni, le Canada, Monaco, la Corée du Sud, les États-Unis, la Suisse et Japon.

Ce texte a été préparé à la suite d’un décret présidentiel de vendredi, qui établissait en termes vagues une procédure provisoire de remboursement des dettes envers certains créanciers étrangers.

Pour ce faire, un débiteur pourra désormais demander à une banque russe de créer un compte spécial en roubles au nom du créancier étranger et de lui envoyer un paiement en équivalent rouble, au taux de change du jour de la Banque centrale.

Cette nouvelle procédure temporaire s’applique aux paiements supérieurs à 10 millions de roubles par mois en équivalent à la devise étrangère.

Il s’agit d’une des premières réponses russes aux sanctions sans précédent imposées à la Russie par de nombreux pays occidentaux à la suite de son intervention militaire en Ukraine.

Les sanctions ont provoqué une dépréciation historique du rouble et s’accompagnent du gel d’une partie des fonds des autorités à l’étranger, empêchant la Banque centrale de soutenir la devise russe.

Lundi, l’inquiétude des marchés se focalisait sur la possibilité de sanctions économiques qui viseraient directement le pétrole russe.

Première victime sur le marché des changes, la monnaie russe fondait de 10 % lundi vers 6 h (HNE), à 137,70 roubles pour un dollar, après avoir touché 142,18 roubles, un nouveau plus bas historique.

Depuis le 1er janvier, le rouble a dégringolé de 45 %.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

Rafael Nadal remporte un 21e titre en grand chelem, une victoire historique

janvier 30, 2022
Rafael Nadal célèbre les bras au ciel.

Rafael Nadal explosant de joie après sa conquête d’un 21e titre de grand chelem. Photo: AFP via Getty Images/Martin Keep

L’Espagnol Rafael est devenu, dimanche, le maître absolu des tournois du grand chelem, en s’imposant en finale des Internationaux d’Australie.

Pour récolter cette 21e victoire historique, Nadal (no 6) a eu besoin de cinq manches et 5 heures 24 minutes face au Russe Daniil Medvedev (no 2), qu’il a finalement défait 2-6, 6-7 (5/7), 6-4, 6-4 et 7-5.

À 35 ans, Nadal devance maintenant Roger Federer (20) et Novak Djokovic (20), expulsé d’Australie avant le début du tournoi, au sommet du classement pour le nombre de victoires en tournois majeurs.

Dans les minutes qui ont suivi sa victoire, Nadal a eu droit aux félicitations de Djokovic qui lui a adressé le gazouilli suivant sur son compte Twitter: Formidable accomplissement ! Une fois de plus, cet impressionnant esprit combatif a su s’imposer. Medvedev a tout donné en jouant avec la passion et la détermination auxquelles il nous a habitués.

Pour ne pas être en reste, Federer a largement abondé dans le même sens sur Instagram.

Quel match ! Sincères félicitations à mon ami et grand rival @rafaelnadal pour être devenu le premier homme à remporter 21 titres du Grand Chelem, a témoigné le Suisse, qui n’a pu prendre part cette année au tournoi australien, toujours convalescent après une opération à un genou.

« C’est fantastique, il ne faut jamais sous-estimer les grands champions. Ton incroyable éthique de travail, ton dévouement et ta combativité sont une grande inspiration pour moi et pour bon nombre de joueurs. »— Une citation de  Roger Federer

Treize des grands titres de Nadal ont été acquis sur la terre battue de Roland-Garros, sa surface de prédilection.

Il compte aussi quatre titres aux Internationaux des États-Unis et deux sur le gazon de Wimbledon. Cette victoire à Melbourne est la deuxième de sa carrière en six présences en finale, sa première depuis 2009.

« Ce trophée restera à jamais dans mon coeur. C’est fou! Il y a un mois et demi, je ne savais pas si je rejouerais. Et là, je soulève ce trophée. Vous ne pouvez pas vous imaginer tout le travail qu’il a fallu accomplir pour y arriver. »— Une citation de  Rafael Nadal

C’est un des matchs qui m’a procuré le plus d’émotions dans ma carrière et, le partager avec toi (Daniil Medvedev, NDLR), c’est un honneur, a-t-il dit, en promettant au Russe qu’il soulèverait sans aucun doute ce trophée plusieurs fois dans sa carrière.

Le niveau était fou… Pendant le match, je jouais mais, après, je lui ai demandé : « tu n’es pas quand même un peu fatigué? », avait d’abord relaté Medvedev, finaliste malheureux.

Bien que très déçu, Medvedev a terminé son face-à-face parfois tendu avec le public australien sur une note d’humour. D’habitude, mon épouse est dans le box… là, je pense qu’à l’heure qu’il est notre téléviseur doit être cassé !

Nouvelle remontée

Face à Medvedev, Nadal a de nouveau puisé dans ses ressources afin de combler un retard de deux manches.

Plus tôt cette semaine, en quarts de finale, Nadal avait résisté à une poussée du Canadien Denis Shapovalov pour l’emporter aussi en cinq manches. La fiche du Majorquin est de 24-13 dans ses duels en cinq manches, contre 3-8 pour Medvedev.

Auteur de 36 fautes directes au cours des deux premières manches, Nadal semblait se diriger vers une conclusion décevante. Mais une blessure à la cuisse gauche est venue entraver la marche de Medvedev.

Même les multiples interventions du thérapeute n’ont pas permis au Russe de retrouver tous ses moyens. Privé de cet appui essentiel, le service de Medvedev a aussitôt perdu de son mordant.Un joueur de tennis reçoit un soin thérapeutique.

Daniil Medvedev n’a plus été le même après avoir reçu un traitement à sa cuisse gauche. Photo: AFP via Getty Images/William West

La manche ultime à elle seule a été le théâtre d’une bataille épique, Medvedev faisant fi de la douleur pour jeter ses derniers efforts sur le court.

Nadal a tout de même renversé la vapeur et inscrit son nom en lettres d’or dans le grand livre du tennis de l’ère moderne.

Nadal devient aussi le deuxième joueur de l’ère moderne, le quatrième dans l’histoire, à avoir remporté au moins deux fois chacun des quatre tournois majeurs. Un exploit réalisé par Djokovic l’an dernier, quand il a gagné Roland-Garros pour la deuxième fois.

Trois femmes ont fait mieux dans l’histoire du tennis : Margaret Court (24 titres majeurs), Serena Williams (23) et Steffi Graf (22).Il embrasse le trophée du vainqueur.

Rafael Nadal embrasse son deuxième trophée des Internationaux d’Australie. Photo: AFP via Getty Images/Martin Keep

Un duel dantesque

Cette finale à Melbourne entre Medvedev et Nadal était une revanche de celle remportée en cinq manches par l’Espagnol aux Internationaux des États-Unis, en 2019.

Cette année, Medvedev pouvait se prévaloir de l’expérience de deux finales majeures supplémentaires jouées en 2021 : l’une perdue sur le court Rod Laver australien face à Djokovic et l’autre gagnée sur le Arthur-Ashe new-yorkais face au même Serbe.

Nadal a tout de suite pu sentir la différence. Après trois premiers jeux serrés, le Russe a nettement pris le dessus dans la première manche. L’Espagnol a tout tenté : allonger les échanges, les écourter, monter au filet, jouer court, long… rien ne parvenait à déstabiliser Medvedev, qui a facilement remporté cette entrée en matière.

Dans la deuxième manche, qui a duré 84 minutes, le Russe a perdu de son efficacité au service et s’est retrouvé sous pression. Nadal a réussi deux bris, mais son adversaire est revenu à 5-5. Les deux hommes en sont arrivés au jeu décisif, où Medvedev a conclu à sa première occasion.

Pour rester dans le match, Nadal – qui se remet d’une blessure à un pied lui ayant coûté six mois de compétition l’an dernier ainsi que d’une infection à la COVID-19 – était condamné à l’exploit à chaque point. En début de deuxième manche, un amorti lui a d’ailleurs permis de remporter un point après 40 coups échangés.

Dans la manche suivante, il a sauvé trois balles de bris pour revenir à 3-3. C’est lui qui a pris le service de son adversaire pour mener 5-4 et servir pour la manche. Il a conclu sur un coup droit rageur le long de ligne.

L’Espagnol a ensuite réussi le bris décisif en quatrième manche pour mener 3-2 et, ensuite, niveler les chances dans le match.

La manche décisive a donné lieu à une bataille de tous les instants. Ayant réussi le bris pour mener 3-2, Nadal s’est fait rejoindre à 5-5 alors qu’il servait pour le match et qu’il n’était qu’à deux points de la victoire.

Medvedev a de nouveau perdu son jeu au service et, cette fois, Nadal a réussi à conclure.

Avec Radio-Canada par

Jean-François Chabot

Jean-François Chabot

Tennis : l’équipementier Lacoste va « faire le point » avec Djokovic

janvier 17, 2022

Lacoste, qui habille le numéro un mondial depuis 2017, compte discuter « dès que possible » de la récente affaire qui l’a privé d’Open d’Australie.

Novak Djokovic a ete contraint de quitter l'Australie avant le tournoi.
Novak Djokovic a été contraint de quitter l’Australie avant le tournoi.© PATRICK HAMILTON / MAXPPP / BELGA/MAXPPP

Lacoste, équipementier textile de Novak Djokovic, va discuter « dès que possible » avec le numéro un mondial pour « faire le point sur les événements qui ont accompagné sa présence sur le territoire australien », a indiqué lundi la marque.

Le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic est arrivé à Belgrade lundi après avoir été expulsé d’Australie, épilogue d’une longue saga autour de son statut vaccinal qui le prive de la possibilité de briguer un 21e trophée majeur, synonyme de record en grand chelem.

« Les autorités australiennes ont annulé le visa de Novak Djokovic. En conséquence, il ne lui sera pas possible de participer à l’Open d’Australie », a rappelé dans un communiqué la marque au crocodile. « Dès que possible, nous échangerons avec Novak Djokovic pour faire le point sur les événements qui ont accompagné sa présence sur le territoire australien », a ajouté Lacoste, qui habille le numéro un mondial depuis 2017.

Par Le Point avec AFP

L’Australie annule encore le visa de Djokovic et compte le renvoyer en détention

janvier 14, 2022
Le joueur de tennis s'essuie le front sur le court.

Novak Djokovic à l’entraînement, le 14 janvier, à Melbourne Photo: Getty Images/Daniel Pockett

L’Australie a relancé vendredi de façon spectaculaire la saga Djokovic en annulant à nouveau vendredi le visa du numéro un mondial de tennis, dont le cas doit être examiné dans la soirée lors d’une audience d’urgence devant un juge. Le pays compte également le renvoyer en détention dès samedi matin.

C’est ce qu’a annoncé vendredi un avocat du gouvernement australien, Stephen Lloyd. Le gouvernement souhaite que le Serbe ne puisse sortir de détention que pour assister, dans les bureaux de ses avocats et sous bonne garde, aux audiences en ligne de la justice concernant son cas, a indiqué Me Lloyd.

Le tennisman de 34 ans, entré en Australie sans être vacciné contre la COVID-19, a continué vendredi à s’entraîner dans l’espoir de conquérir un 10e titre à l’Open d’Australie, qui démarre lundi, et une 21e victoire en Grand Chelem, ce qui serait un record.

Las, en fin de journée, le ministre de l’Immigration a publié un communiqué annonçant l’annulation, pour la deuxième fois, du visa australien du Serbe. Une décision prise sur des bases sanitaires et d’ordre public, a précisé Alex Hawke, qui s’est dit fermement engagé à protéger les frontières australiennes, tout particulièrement dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

« Les Australiens ont fait de nombreux sacrifices pendant cette pandémie, et souhaitent à juste titre que le résultat de ces sacrifices soit protégé. »— Une citation de  Scott Morrison, premier ministre australien

Une audience en référé devait se tenir vendredi soir devant le juge Anthony Kelly, qui avait déjà bloqué une première fois l’expulsion du tennisman en début de semaine.

Djokovic est extrêmement bien armé et dispose d’une équipe compétente autour de lui. Il peut soit rester et se battre, soit partir, a expliqué l’avocat spécialisé dans les questions d’immigration Christopher Levingston, assurant que le joueur pouvait interjeter appel de la décision ministérielle devant le tribunal fédéral.

Nole avait déjà vu son visa annulé à son arrivée à Melbourne le 5 janvier et il avait été placé en centre de rétention. Mais ses avocats avaient obtenu du juge Kelly qu’il rétablisse son visa et ordonne sa libération immédiate le 10 janvier.

Djokovic a admis avoir rempli incorrectement sa déclaration d’entrée en Australie, et n’avoir pas respecté les règles d’isolement après avoir été déclaré positif à la COVID-19 en décembre – une contamination dont il espérait qu’elle lui permettrait de bénéficier d’une exemption pour entrer en Australie sans être vacciné.

Djokovic a plaidé aussi l’erreur humaine pour expliquer comment une mauvaise case dans son formulaire d’entrée en Australie a été cochée.

Le N.1 mondial était toujours sous la menace d’une expulsion au nom du pouvoir discrétionnaire du ministre de l’Immigration, finalement employé vendredi après un suspense de cinq jours.

Les rêves d’un 10e titre à Melbourne s’éloignent, d’autant plus que cette annulation de visa implique que Djokovic sera interdit d’entrée dans le pays pendant trois ans, sauf dans certaines circonstances exceptionnelles.

L’interdiction de visa de trois ans peut être levée pour répondre aux intérêts des Australiens, selon l’avocat Christopher Levingston.

Une saga qui fait réagir

Cette saga autour du champion de tennis comporte une charge politique très forte en Australie, où les habitants ont enduré pendant près de deux ans des restrictions anti-COVID parmi les plus strictes au monde, et où des élections sont prévues d’ici mai.

Alors que la décision du gouvernement se faisait attendre, la pression s’intensifiait autour du premier ministre Scott Morrison, accusé d’incompétence par la cheffe de l’opposition travailliste Kristina Keneally, faisant remarquer que le Serbe avait obtenu son visa 58 jours plus tôt.

Certains joueurs de tennis ont plaidé pour que Djokovic puisse participer à l’Open, mais d’autres étaient beaucoup plus critiques.

Novak Djokovic a joué selon ses propres règles en choisissant de ne pas se faire vacciner avant l’Open d’Australie et fait passer la majorité des joueurs pour des idiots, a estimé jeudi le Grec Stefanos Tsitsipas, N.4 mondial, dans une entrevue au média indien WION.

Le feuilleton est aussi suivi assidûment en Serbie, où des responsables politiques érigent la star en héros national.

Dans les rues de Belgrade, Stanislav Urosevic, retraité de 69 ans, maugréait après la décision du gouvernement australien : J’ai l’impression que l’on veut l’empêcher à tout prix de remporter un nouveau titre, comme c’est parti ils vont interdire le tennis si nécessaire.

Je pressentais quelque part que les politiciens ne le lâcheraient pas, qu’ils finiraient par prendre cette décision. Tout cela est dégoûtant, réagissait pour sa part Jasmina Ostojic, 47 ans, caissière d’un supermarché.

Le frère du joueur, Djordje Djokovic, a quant à lui déclaré à l’Agence France-Presse AFP que la famille ne s’exprimerait plus jusqu’à la fin de la procédure juridique en cours en Australie.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Paris rappelle ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie

septembre 18, 2021

PARIS — La France, plus ancien allié des États-Unis, a rappelé vendredi son ambassadeur aux États-Unis dans une manifestation de colère sans précédent qui a éclipsé des décennies de divisions précédentes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La relation est apparue à un tournant après que les États-Unis, l’Australie et le Royaume-Uni ont ignoré la France en créant un nouvel accord de sécurité dans l’Indo-Pacifique.

La France n’avait jamais rappelé auparavant son ambassadeur aux États-Unis, selon le ministère français des Affaires étrangères. Paris a également rappelé son envoyé en Australie.

La France est en colère depuis l’annonce mercredi de ce partenariat sécuritaire, baptisé Aukus, et l’annulation par l’Australie du contrat prévoyant la fourniture d’une douzaine de sous-marins conventionnels pour plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que la décision française, à la demande du président Emmanuel Macron, est justifiée par la «gravité exceptionnelle» des annonces faites par l’Australie et les États-Unis.

Il a soutenu que la décision de l’Australie d’abandonner un gros achat de sous-marins conventionnels français en faveur de sous-marins nucléaires construits avec la technologie américaine était «un comportement inacceptable entre alliés et partenaires».

L’ambassadeur Philippe Étienne a écrit sur Twitter que les annonces «affectent directement la vision que nous avons de nos alliances, de nos partenariats et de l’importance de l’Indo-Pacifique pour l’Europe».

L’administration Biden a été en contact avec des responsables français au sujet de la décision de rappeler M. Étienne à Paris, selon un responsable de la Maison-Blanche. Le responsable, qui a requis l’anonymat pour discuter de la question diplomatique sensible, a ajouté que l’administration regrettait que la France ait pris cette décision et cherchait à s’engager avec la France dans les prochains jours pour résoudre les différends suscités par le pacte de sécurité entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie.

La décision représente un revirement choquant pour la France sous le centriste Macron, qui – après une relation de plus en plus amère avec l’ancien président Donald Trump – a chaleureusement serré la main de M. Biden lors d’un sommet du G7 en juin et a confirmé que «l’Amérique est de retour».

Ce rappel est sa décision de politique étrangère la plus audacieuse à ce jour au cours d’une présidence de quatre ans au cours de laquelle il a cherché à renforcer l’empreinte diplomatique et le rôle de la France dans l’élaboration des politiques européennes, et à rallier les voisins de la France autour de sa vision d’une Europe moins dépendante du parapluie de l’armée américaine.

Avec Sylvie Corbet, The Associated Press

L’Australie va dédommager les Aborigènes de la « génération volée »

août 5, 2021

Jusque dans les années 1970, des milliers d’enfants des peuples autochtones d’Australie ont été arrachés à leurs familles et placés dans des foyers de personnes blanches.

Le premier ministre australien, Scott Morrison, à Sydney, le 27 avril.
Le premier ministre australien, Scott Morrison, à Sydney, le 27 avril. RICK RYCROFT / AP

L’Australie veut réparer « un chapitre honteux de [son] histoire nationale ». Le premier ministre du pays, Scott Morrison, a annoncé, jeudi 5 août, le versement de 75 000 dollars australiens, soit près de 47 000 euros, à de nombreux Australiens aborigènes qui ont été retirés de force de leur famille lorsqu’ils étaient enfants.

Des milliers de jeunes Aborigènes et insulaires du détroit de Torres ont été arrachés à leur foyer et placés dans des familles d’accueil blanches, dans le cadre de politiques officielles d’assimilation, qui ont perduré jusque dans les années 1970. S’adressant au Parlement à propos de la « génération volée » des Australiens autochtones, Scott Morrison a rappelé que si les autorités avaient « déjà confronté cela en présentant des excuses nationales », « nos actes doivent continuer à correspondre à nos paroles ». Les récits des souffrances causées ne sont « pas simplement des histoires du passé mais des histoires qui continuent à se répercuter à travers les générations », a-t-il ajouté.

Les défenseurs des droits des autochtones australiens, lesquels restent fortement désavantagés en termes de santé, de revenus et d’éducation, ont salué cette annonce, tout en soulignant qu’elle était attendue depuis longtemps.

Une première au niveau fédéral

Le premier ministre a affirmé que 378,6 millions de dollars australiens (236 millions d’euros) seraient alloués, pour réparer les dommages humains causés par la politique d’assimilation. Les paiements seront destinés aux personnes vivant dans les territoires qui étaient gérés par le Commonwealth à l’époque des déplacements forcés : le Territoire du Nord, le Territoire de la capitale australienne, où se trouve Canberra, et le Territoire de la baie de Jervis.

Le programme offre aux survivants un paiement unique de 75 000 dollars australiens, en reconnaissance du préjudice causé, un paiement d’« aide à la guérison » de 7 000 dollars australiens, et la possibilité de raconter leur histoire à un haut fonctionnaire du gouvernement et de recevoir des excuses en personne ou par écrit.

D’autres Etats australiens ont mis en place des systèmes de réparation, mais le gouvernement fédéral n’avait pas suivi jusqu’à présent. Les paiements fédéraux font partie d’un plan d’un milliard de dollars australiens, visant à réduire les fortes inégalités auxquelles sont confrontés les Australiens autochtones.

Par Le Monde avec AFP

Australie: masque obligatoire à Melbourne contre le coronavirus

juillet 19, 2020

 

Le port du masque sera obligatoire à compter de jeudi prochain dans les lieux publics à Melbourne, ont annoncé ce dimanche 19 juillet les autorités locales à l’heure où la deuxième ville d’Australie tente de freiner la propagation du virus.

L’Etat de Victoria (sud-est), dont Melbourne est la capitale, compte plus de 3000 cas actifs de Covid-19, dont 363 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures, et ce en dépit du confinement en vigueur depuis 10 jours.

Pour tenter d’endiguer la progression du virus apparu en Chine en décembre avant de se propager dans le reste du monde, le premier ministre de l’Etat Daniel Andrews a annoncé que le port du masque deviendrait obligatoire dans les lieux publics – une première dans le pays.

Cette mesure, qui entrera en vigueur dans la nuit de mercredi à jeudi, concernera au total plus de cinq millions de personnes à Melbourne et dans la localité voisine de Mitchell Shire, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

L’absence du port de masque sera passible d’une amende de 200 dollars australiens (122 euros), et les bandanas et écharpes seront autorisés le temps que l’Etat soit en mesure de répondre à la demande de masques, a ajouté Daniel Andrews.

Depuis le début de l’épidémie, près de 12.000 cas de contamination au coronavirus et 122 décès ont été recensés en Australie sur les 25 millions d’habitants de l’île-continent.

Au niveau national, le taux de reproduction effectif du virus (ou «R effectif», basé sur les tests virologiques positifs) est repassé légèrement au-dessus de 1 depuis la première semaine de juillet, et se situe actuellement à environ 1,20, selon Santé publique France. Cela signifie que chaque malade du Covid-19 contamine en moyenne 1,2 autre personne, ce qui va dans le sens d’une tendance à l’augmentation de la circulation du virus.

Par Le Figaro avec AFP

Australie: un homme tué par un requin

juillet 4, 2020

Un homme est décédé ce samedi 4 juillet après avoir été attaqué par un requin pendant qu’il pêchait au harpon au large de la côte est de l’Australie, a indiqué la police. La victime, âgée de 36 ans, a été mordue à une jambe dans les eaux proches de la destination touristique prisée Fraser Island, une île située à environ 400 kilomètres au nord de Brisbane.

Une infirmière et un médecin ont soigné l’homme sur la terre ferme avant l’arrivée des secours, mais il est décédé des suites de ses blessures, selon la police. C’est la quatrième attaque fatale d’un requin en Australie depuis le début de l’année. «C’est une journée très triste pour notre communauté», s’est lamenté sur Facebook le maire de Fraser Island George Seymour. «Nos plus sincères condoléances vont à la famille et aux amis de ce jeune homme», a-t-il poursuivi. Les forces de l’ordre n’ont pas identifié l’espèce de squale impliquée. L’Australie reste un des pays où les attaques de squales sont les plus fréquentes, mais elles sont rarement mortelles.

Fraser Island est «un lieu clé de procréation pour les poissons migrateurs» qui attirent les requins, a expliqué au quotidien Courier Mail Daryl McPhee, professeur associé en science environnementale à l’université Bond. «Ce n’est pas surprenant qu’il y ait une attaque de requin non provoquée là-bas; c’est peut-être plus surprenant que des gens aillent y faire de la plongée», a-t-il souligné.

Le mois dernier, un surfeur âgée de 60 ans est décédé après avoir été attaqué par un requin de trois mètres à une centaine de kilomètres au sud de Brisbane.

Par Le Figaro avec AFP