Posts Tagged ‘Auteurs’

Appel à projets : une bourse de résidence aux auteurs et illustrateurs

septembre 4, 2021

Le Centre national du livre (CNL), basé en France, accorde une bourse de résidence aux auteurs (écrivains, illustrateurs et aux traducteurs) afin de mener à bien un projet individuel d’écriture. Les demandeurs doivent soumettre leurs dossiers avant le 3 novembre de l’année en cours.

La bourse de résidence a pour objetif d’attribuer une rémunération à des auteurs invités en résidence par une structure située sur le territoire français pour leur permettre de mener à bien un projet d’écriture, d’illustration ou de traduction relevant des domaines littéraires soutenus par le CNL, ainsi qu’un projet d’animation littéraire élaboré conjointement avec la structure d’accueil.

Elle est destinée aux auteurs francophones, quels que soient leur nationalité et leur lieu de résidence, ainsi qu’aux auteurs non francophones traduits en français ou dans une des langues de France et résidant en France depuis plus de cinq ans.

Si le demandeur dispose du statut de réfugié politique, une dérogation à la condition relative à la résidence en France depuis plus de cinq ans peut être accordée par le président du CNL.

Pour en  bénéficier, le candidat doit premièrement avoir un compte personnel ou le créer sur le portail numérique des demandes d’aides au plus tard trois jours avant la date limite de dépôt des dossiers. Passé ce délai, les demandes seront irrecevables.  Un montant de 2 000 euros est accordé durant un  à trois mois.

Les demandeurs doivent respecter les critères d’éligibilité ci-après  :  avoir un  intérêt du projet d’écriture, d’illustration ou de traduction et de sa publication ; qualité littéraire, scientifique ou artistique de l’œuvre antérieure de l’auteur ; qualité du projet de résidence et du programme de rencontres et interventions ;  diversité des formes de rencontres et des interventions, des publics visés et des partenaires ; adéquation du profil de l’auteur avec le projet de résidence présenté.

Capacité de l’auteur à participer au projet de résidence présenté ; capacité de la structure d’accueil à mener à bien le projet de résidence et à tenir ses engagements vis-à-vis de l’auteur ; aides publiques déjà obtenues.

Le dépôt se fait exclusivement en ligne en format numérique, via le portail des demandes d’aides du CNL. Seuls les projets qui remplissent les conditions éligibles sont acceptés : le projet présenté doit être personnel d’écriture, de traduction ou d’illustration (bande dessinée ou album pour la jeunesse), quelle que soit la langue dans laquelle il doit être publié ; celui-ci n’a jamais été examiné par le CNL et ne doit pas être achevé avant son examen en commission ; il doit relever des domaines littéraires soutenus par le CNL…

Signalons que la bourse est versée à l’auteur en une fois, à sa demande, à la réception par le CNL de la convention signée entre la structure d’accueil et lui-même et après contrôle de sa conformité au projet. En cas de non-exécution totale ou partielle de la résidence, le CNL demande le remboursement total ou partiel de la bourse. Pour en savoir plus, voir la page consacrée à cette aide sur le site du CNL www.centrenationaldulivre.fr

En rappel, le  CNL octroie chaque année trois types de bourses : la bourse de découverte, de création et d’année sabbatique. 

Avec Adiac-Congo par Rosalie Bindika

Journée du manuscrit francophone : trois auteurs congolais sélectionnés

septembre 3, 2021

Etienne Mutabazi, Zephy Milandou et Gilmar Miere sont les trois Congolais parmi les vingt auteurs des dix-neuf pays sélectionnés pour la 9édition de la Journée du manuscrit francophone, prévue le 24 octobre prochain, en France.

Illustration

Inspirée par la fête de la musique qui permet à tous les musiciens de jouer, la Journée du manuscrit francophone permet à tous les auteurs francophones de publier gratuitement leur livre, de décrocher un contrat d’édition, d’une diffusion gratuite de leur livre en librairie et, de tenter de remporter le grand prix du jury ou l’un des sept prix littéraires. Sur le plan international, cette journée du manuscrit francophone compte désormais sur son compte Facebook avec près d’un million d’abonnés et reçoit aussi le soutien de l’Unesco ainsi que du Syndicat national de l’édition. Fondé en 2013 par les Editions du Net et Actualité en France, l’évènement a permis de publier, en huit ans, plus de trois mille livres des auteurs de trente-cinq nationalités différentes, avec plus de quarante-cinq mille exemplaires vendus.

Selon le communiqué des organisateurs, depuis l’ouverture des candidatures en mai pour cette édition, un engouement est constaté dans le dépôt des manuscrits, contrairement aux années précédentes. Près de trois cents livres ont été acceptés par le comité, dont les premiers sont déjà présentés sur le site actualité avec un extrait diffusé sur les réseaux sociaux. «  A travers les échanges que nous avons eus avec les milliers d’auteurs ces deux dernières années, nous constatons que l’écriture est devenue un loisir à part entière. En 2013, la motivation des participants était de trouver un éditeur et d’avoir du succès, aujourd’hui il s’agit de publier le livre que l’on écrit pour le plaisir »,  a expliqué Henri Majon, fondateur de la journée, sur le site Actualité.

 Le communiqué précise que les auteurs ont encore jusqu’au 30 septembre pour déposer leurs manuscrits, uniquement sur le site www.la journéedumanuscrit.com. Chaque auteur présent à la soirée recevra deux exemplaires imprimés de son livre qui sera par la suite vendu  en impression à la demande des Editions du Net. A ce titre, les auteurs vont percevoir 40% de leurs droits sur les ventes directes et 10% sur celles opérées en librairie. Par ailleurs, tous les livres seront publiés le 24 octobre 2021, lors de la Journée du manuscrit francophone, où le jury attribuera aux lauréats sept prix littéraires dans différentes catégories, à savoir nouvelles, roman, essai, témoignage, poésie, science-fiction et savoir.

Les sept lauréats recevront vingt exemplaires de leurs livres destinés à la presse, avec une publication d’un extrait de chaque livre sur le site actualité et d’une promotion sur les réseaux sociaux. Le lauréat du Grand prix du jury bénéficiera par contre d’un contrat d’édition de dix mille euros ou d’un chèque de trois mille cinq cents euros.

Avec Adiac-Congo par Cissé Dimi

Trois-Rivières: Un trio d’auteurs part à la rencontre des lecteurs

mai 22, 2021

Guillaume Morrissette n’est pas du genre à rester les bras croisés. Pandémie ou pas. Avec plusieurs Salons du livre qui ont été annulés ou présentés en virtuel, le contact privilégié avec le public, dont la grande majorité des auteurs se nourrissent avidement, a été considérablement limité. Il a donc eu l’idée de proposer, par le biais de Facebook, ses livres qu’il irait livrer, sans contact, aux lecteurs qui se les procureraient. L’idée, ce n’était pas juste de vendre des bouquins, quoique c’est un effet plus qu’intéressant de l’initiative, c’est surtout d’aller à la rencontre du public, de jaser, de prendre le pouls, de retrouver un peu de cette énergie qui unit l’auteur et le lecteur.

Yvan Godbout, Éric Quesnel et Guillaume Morrissette visiteront 43 villes en 7 jours ce qui représente une petite balade de 4150 km à travers la province.

© STÉPHANE LESSARD, Le Nouvelliste Yvan Godbout, Éric Quesnel et Guillaume Morrissette visiteront 43 villes en 7 jours ce qui représente une petite balade de 4150 km à travers la province.

«Je n’ai pas de Salon du livre, lance d’emblée Guillaume Morrissette pour expliquer comment l’idée a germé. Tous mes événements littéraires internationaux sont annulés de même que les événements régionaux sauf pour quelques Zoom. L’étincelle de départ provient de l’annulation du lancement de son dernier livre, Quand je parle aux morts, plusieurs copies avaient été vendues en prévision de l’événement, mais l’interdiction de se rassembler ne permettait pas aux lecteurs de les récupérer. Guillaume Morrissette a donc décidé d’aller les livrer.

Puis, il a décidé de pousser l’idée encore plus loin alors qu’il organisait une première tournée au début décembre. Accompagné de l’auteur Éric Quesnel, ils ont fait 48 arrêts dans 29 villes du Québec sur une durée de 3 jours. À cette occasion, 550 livres avaient trouvé preneurs. «C’était une minitournée. On n’a pas fait beaucoup de villes à comparer à ce qu’on fait là!», sourit l’auteur.

Ce succès lui a donné envie de refaire le coup toujours en compagnie d’Éric Quesnel, mais également de l’auteur Yvan Godbout. Ainsi, à compter du 21 mai, le trio visitera 43 villes en 7 jours ce qui représente une petite balade de 4150 km à travers la province. Une remorque les accompagnera remplie des quelque 2000 livres qu’ils iront distribuer selon un horaire planifié au quart de tour. Ils se s’arrêteront dans plusieurs lieux de rencontres où tout se fera à l’extérieur.

Il faut préciser d’emblée que Guillaume Morrissette et ses acolytes font les choses dans les règles de l’art, ils rencontrent les gens dans des lieux publics, ont reçu l’aval de la Sûreté du Québec et s’assurent de respecter les règles de la Santé publique. La remise des livres se fait en minimisant les contacts et tous les exemplaires sont vendus et dédicacés à l’avance, ce qui évite la manipulation. Toutes ces précautions sont plus que nécessaires, mais ne minent pas pour autant les interactions avec le public.

Ainsi, la tournée s’amorce devant sa demeure de Trois-Rivières et se rendra jusqu’à Val-d’Or, Sept-Îles en passant par Saint-Georges-de-Beauce.

Depuis que l’idée a pris forme, l’initiative a fait boule de neige. Plusieurs auteurs se joindront au trio quand celui-ci se présentera dans le lieu de rencontre situé dans leur ville. Le plus connu étant sans aucun doute Patrick Sénécal, qui se pointera à la rencontre de Montréal le 23 mai, mais en tout ce sont plus d’une vingtaine d’auteurs qui se grefferont aux rencontres au fil de l’itinéraire.

Évidemment, il n’est pas possible de participer à cet événement au pied levé. Tout étant préparé d’avance et contrôlé pour respecter les consignes sanitaires, tous les livres sont déjà réservés.

À ceux qui auraient des regrets, ce ne sera pas la dernière tournée annonce Guillaume Morrissette. Il en planifie même une plus grosse! «Éric [Quesnel] et moi allons aller en Europe pour faire une tournée similaire à celle-là, en Belgique et en France!», confie celui qui indique qu’il est trop tôt pour dévoiler le nom de l’auteur européen qui se joindra à eux à cette occasion. «Ce sont des projets uniques!»

«Si tu regardes au total, j’ai eu une année très plaisante à rencontrer le monde alors que la plupart de mes compatriotes écrivains n’ont pas eu la même chance», raconte celui qui avoue avoir créé sa chance. «J’en ai travaillé un coup!», conclut-il.

Avec Kim Alarie – Le Nouvelliste 

De Malcolm X à Dongala, la sélection panafricaine d’un libraire de rue cap-verdien de Saint-Denis

juillet 23, 2020

Luc Pinto Barreto a installé sa librairie éphémère sur le parvis de la gare de Saint-Denis, au nord de Paris, en France.

Luc Pinto Barreto a installé sa librairie éphémère sur le parvis de la gare de Saint-Denis, au nord de Paris, en France. © Dorine Goth

 

Installé en plein air sur le parvis de la gare de Saint-Denis, près de Paris, Luc Pinto Barreto, jeune libraire d’origine cap-verdienne et martiniquaise, nous dévoile une sélection des titres qui ont profondément marqué son histoire.

Bien que les auteurs africains occupent une place prépondérante dans sa librairie, pas question pour Luc Pinto Barreto de qualifier sa démarche de militante : il expose simplement des thèmes qu’il souhaite mettre en avant. Si certains se montraient sceptiques à l’égard de son concept de librairie en plein air, celui que l’on appelle désormais « le Dealer de livres » a su démontrer que son idée bien pensée pouvait fonctionner. Fortement médiatisé pour sa démarche, le jeune homme a reçu le soutien de nombreuses personnalités dont la réalisatrice afro-féministe Amandine Gay.

Son initiative a rencontré un franc succès, et celui qui ne devait rester que quelques semaines sur le parvis de la gare de Saint-Denis, en banlieue parisienne, a décidé de pérenniser son activité et de s’établir de manière constante à partir de septembre prochain. Grâce à un financement participatif, il a pu acquérir un container aménagé qui lui permettra de proposer un volume plus important de livres tout en se protégeant des intempéries. « Les livres m’ont permis de mieux me comprendre. Grâce à eux, j’ai trouvé des réponses », confie-t-il. Luc Pinto Barreto nous dévoile une sélection toute personnelle et panafricaine, bien sûr.

Le Pouvoir noir de Malcolm X, La Découverte, 2008

« Le Pouvoir noir », de Malcolm X, est paru aux éditions La Découverte en 2008.

Il s’agit du premier livre qui m’aura marqué à jamais

Ce recueil retrace l’itinéraire politique de Malcolm X à travers ses discours depuis 1964, date à laquelle il quitte le mouvement Black Muslims. Luc Pinto Barreto l’a découvert – en version originale – en 2005, année funestement célèbre pour les émeutes qui ont embrasé les banlieues françaises à la suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré. Avec une place de premier choix dans sa petite librairie, les discours du célèbre activiste continuent de résonner encore aujourd’hui tant par ses combats sur les discriminations raciales que par son engagement militant.

Ségou, de Maryse Condé, Robert Laffont, 1984

« Les Murailles de terre », le premier tome de "Ségou", de Maryse Condé, est sorti chez Robert Laffont en 1984.

Maryse Condé est l’une de mes écrivaines favorites, je la recommande régulièrement

L’histoire se déroule dans ce qui était encore le royaume Bambara de Ségou. On y découvre la chute de l’empire africain après l’arrivée des Européens, venus mettre la main sur les terres et les hommes. Composée de deux tomes (Les Murailles de terre et La Terre en miettes), l’œuvre se penche sur les désastres causés par la colonisation et recontextualise les grands mouvements qui font de l’Afrique ce qu’elle est aujourd’hui : l’esclavage, l’islam, le christianisme et l’impérialisme.

Les Petits Garçons naissent aussi des étoiles, d’Emmanuel B. Dongala, Éditions du rocher, 1998

Les Petits Garçons naissent aussi des étoiles, d'Emmanuel Dongala.

Ce livre m’a été conseillé et je ne le regrette pas ! C’est une piste de réflexion sur des questions importantes

Emmanuel B. Dongala soulève dans cet ouvrage la question de la décolonisation et des régimes politiques africains post-coloniaux. Si l’histoire est une fiction, l’auteur nous fait part de ses réflexions sur l’histoire d’un pays que l’on devine être le Congo, à travers le regard d’un jeune garçon.

Afro-communautaire : appartenir à nous-mêmes, de Fania Noël-Thomassaint, Éditions Syllepse, 2019

"Afro-communautaire : appartenir à nous-mêmes", de Fania Noël-Thomassaint, Éditions Syllepse, 2019.

Ce manifeste ouvre la réflexion sur l’identité noire en France et sur la question de l’appartenance aux communautés. Il esquisse un projet politique, celui d’une libération mentale des chaînes qui nous lient encore à l’époque coloniale. Il passe en revue différents mouvements et thèmes qui concernent les Noirs en France : l’afro-féminisme, le panafricanisme, la diversité. L’autrice se positionne contre des idéologies très ancrées à travers un regard sociologique mais révolutionnaire.

Assata, une autobiographie, d’Assata Shakur, éditions Premiers matins de novembre, 2018

"Assata, une autobiographie", d’Assata Shakur, Premiers Matins de Novembre, 2018.

Traduit en français par le collectif Cases rebelles trente ans après sa parution originale, le livre retrace le combat de l’une des figures principales du mouvement emblématique des années 1970 : le Black Panther Party. Avec une préface signée Ramata Dieng, frère de Lamine Dieng décédé à la suite d’une bavure policière, on découvre le portrait d’une femme déterminée dans un pays où règnent le racisme et l’oppression.

Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme, d’Amzat Boukary-Yabara, La Découverte, 2014

« Africa Unite ! Une histoire du panafricanisme », d’Amzat Boukary-Yabara, a été publié par La Découverte en 2014.

À l’heure où le panafricanisme est porté par des figures telles que l’activiste Kemi Seba, Africa Unite ! revient sur l’histoire d’un mouvement tant intellectuel que politique et culturel. De la révolution haïtienne de 1791 à l’élection du premier président africain-américain aux États-Unis en 2008 en passant par l’indépendance des États africains, l’auteur retrace l’importance de ce phénomène pour le continent et sa diaspora.

Cumbe, de Marcelo d’Salete, Ça et Là, 2016

« Cumbe », de Marcelo D'Salete, a été traduit du portugais (Brésil) par Christine Zonzon et Marie Zéni.

Le Brésil a été l’un des principaux pays esclavagistes, jusqu’en 1888. Venus d’Angola et du Mozambique, les esclaves y étaient essentiellement assignés à l’exploitation de la canne à sucre et des mines d’or. Ce roman graphique retrace, à travers quatre nouvelles, le quotidien de ces hommes et de ces femmes déterminés à se délester du joug de leurs maîtres. Par le biais d’images très fortes, le lecteur se retrouve emporté dans un Brésil où régnaient l’injustice et la cruauté.

Avec Jeun Afrique par Mélany Procolam

Journée du manuscrit 2020 : une huitième édition sous l’ombre de Covid-19

juin 25, 2020

 

Le comité d’organisation de la huitième édition de la journée des auteurs du monde francophone, célébrée chaque 24 octobre, vient de lancer un appel à candidature aux écrivains jusqu’au 30 septembre prochain en vue de leur participation à l’évènement.

L’affiche du concours/DR

Inspirée par la fête de la musique qui permet à tous les musiciens de jouer sur scène et célébrer leur passion, la journée du manuscrit permet à tous les auteurs de publier gratuitement leurs livres. Ainsi, les hommes et femmes de lettres intéressés ont encore une marge de trois mois pour participer à la huitième édition de la journée du manuscrit francophone.

Cette journée est ouverte à toute personne physique majeure ayant un manuscrit à publier et remplissant les critères de sélection, à savoir : libre de tout contrat d’édition, légalité du contenu, plus de cinquante pages, existant sous la forme d’un fichier réalisé à partir des fichiers maquettes proposés.

Après examens des dossiers, des extraits de livres sélectionnés seront publiés sur le site de l’événement pour recueillir des commentaires et des votes qui seront pris en compte par le jury. La particularité de cette année est la création d’un nouveau « Prix » avec la catégorie « Nouvelles », qui était réclamée par de nombreux auteurs lors de la dernière cérémonie de ce rendez-vous livresque.

A cet effet, le jury attribuera, au total, huit prix : Roman, Essai, Témoignage, Policier, Science-Fiction, Poésie, Nouvelles et le Grand Prix de la Journée du Manuscrit Francophone.

« Avant même l’ouverture des dépôts, nous avons déjà reçu plusieurs manuscrits et nous pouvons déjà annoncer qu’il y aura beaucoup de livres Covid-19 publiés le 24 octobre prochain à la 8e édition de la Journée du Manuscrit Francophone », ont déclaré les organisateurs de l’événement.

Initiée par les Éditions du Net et ActuaLitté, la journée du manuscrit est l’occasion pour les auteurs de découvrir le premier exemplaire papier de leur ouvrage publié, mais aussi d’échanger avec les acteurs du milieu, le tout autour d’un verre dans une ambiance conviviale.

 

Avec Adiac-Congo par Merveille Atipo

Haine en ligne: Facebook fournira les adresses IP à la justice française

juin 25, 2019

 

Facebook a accepté de fournir à la justice française l’adresse IP des auteurs de propos haineux sur internet, a déclaré mardi le secrétaire d’Etat au Numérique, Cédric O, dans une interview à Reuters.

Il a précisé que c’était une décision spécifique à la France de la part du média social américain. «Ils nous ont annoncé que (…), eu égard aux discussions qu’ils ont eues avec nous, ils allaient transmettre les adresses IP pour les contenus de haine en ligne qui seraient demandées par la justice. Ce qui est une énorme nouvelle», a-t-il dit.

«Cela veut dire que le processus judiciaire va pouvoir se dérouler normalement. C’est vraiment très important, ils ne vont le faire que pour la France», a-t-il ajouté. Jusqu’ici, quand la justice française demandait des adresses IP, Facebook ne les donnait que s’il s’agissait de dossiers relevant du terrorisme ou de la pédo-pornographie. «Sur les sujets de haine en ligne, ils ne les donnaient pas», a rappelé Cédric O

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Canada: Hollywood doit payer pour identifier les auteurs de téléchargements illégaux (justice)

septembre 14, 2018

Ottawa – La Cour suprême du Canada a autorisé vendredi les fournisseurs de services internet à réclamer des frais aux studios de Hollywood et autres détenteurs de droits d’auteurs pour leurs démarches destinées à identifier des abonnés soupçonnés d’avoir illégalement téléchargé notamment des films.

Cette décision risque d’entraver le combat contre la violation du droit d’auteur en ligne, en induisant un coût aux démarches des victimes présumées.

Le montant que les fournisseurs pourront réclamer pour compenser le temps et les efforts consacrés à l’identification des suspects de téléchargements illégaux sera déterminé lors d’une prochaine audience.

L’affaire a été déclenchée par un groupe de producteurs de films qui se sont regroupés pour lutter contre le partage illégal sur internet de leurs films.

Emmené par Voltage Pictures, la société de production derrière le long métrage « Dallas Buyers Club » (2013), ce groupe cherchait à obtenir l’identité d’un client du groupe canadien Rogers et avait obtenu une ordonnance judiciaire afin que ce fournisseur d’accès lui donne les coordonnées et les renseignements personnels de cette personne.

Les producteurs avaient l’intention d’intenter des actions en justice contre 55.000 clients.

Rogers réclamait aux producteurs 100 dollars canadiens (66 euros) par heure passée à associer l’adresse IP d’un client à son identité réelle et à communiquer cette identité au titulaire du droit d’auteur.

Voltage faisait valoir que le fait de facturer l’information rendrait prohibitive la recherche de dizaines de milliers de contrevenants présumés.

Rogers avait indiqué recevoir plus de deux millions de demandes par an de détenteurs de droits d’auteur pour avertir des clients soupçonnés de téléchargement illégaux et que cette démarche supplémentaire visant à les identifier entraînait pour lui des coûts administratifs supplémentaires.

La Cour suprême a jugé que Rogers était fondé en droit à recevoir une « somme raisonnable » pour se conformer à une ordonnance judiciaire, et a renvoyé l’affaire vers une autre instance pour en déterminer le montant.

« C’est une victoire importante pour nos clients et des millions d’abonnés à internet qui font l’objet d’une chasse pour leurs données personnelles », a dit dans un communiqué David Watt, vice-président de Rogers.

Romandie.com avec(©AFP / 14 septembre 2018 21h22)                                                        

Philip Pullman demande un partage plus équitable des profits de la vente de livres

mars 7, 2018

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Miki Yamanouchi (CC, BY, ND, 2.0)

Le site du Guardian rapporte que selon l’auteur, les maisons d’édition mettent à mal « l’environnement du monde du livre » en perpétrant cette mauvaise répartition des recettes. Il demande à ce que le partage des revenus générés par les ventes d’un ouvrage soit revu à la hausse en faveur des auteurs. Il accuse également l’industrie du livre de laisser les entreprises se remplir les poches quand les revenus des auteurs eux, diminuent à vue d’œil.

D’après Pullman, « il est parfaitement possible de faire de bons profits tout en rémunérant équitablement ceux qui produisent le travail dont tout le reste dépend. Mais ce n’est pas le cas pour l’instant. J’apprécie chaque éditeur, designer, commercial et publicitaire avec lesquels je travaille ; en revanche, je n’apprécie pas ce que les éditeurs font, de manière générale, à l’écologie du monde du livre. La situation est nuisible, et cela devrait changer. »

En effet, dans un article du Bookseller, le directeur général de la SoA, Nicola Solomon décortique une étude ayant démontré que les marges de profits des maisons d’édition ne cessent d’augmenter, là où, en revanche, le salaire des auteurs est en chute libre.

Entre 2010 et 2013, affirme l’étude de la Société d’Accréditation et de Collection des Auteurs sur la situation des auteurs en Angleterre, les revenus ont chuté de 29%. Alors qu’entre 2008 et 2016 et ce d’après les rapports d’activité, la marge faite par de grandes maisons d’édition telles que Simon & Schuster Inc et Penguin a quasiment doublé.

Se basant sur la récente étude de l’Association des éditeurs, intitulée « La contribution de l’industrie de l’édition à l’économie britannique », Solomon déduit que les auteurs toucheraient à peine 3 % des recettes de la maison d’édition. Il ajoute « une fois que les maisons d’édition se sont payées, les actionnaires de l’éditeur reçoivent près de trois fois la somme versée aux auteurs. Et les auteurs doivent encore payer leurs propres dépenses et agents ».

Stephen Lotinga, directeur général de l’Association des éditeurs, a répondu que « les maisons d’édition reconnaissent totalement que les auteurs devraient être rémunérés équitablement pour leur travail et qu’elles font beaucoup pour supporter le talent des écrivains ».

Le SoA a d’ores et déjà fait plusieurs propositions aux éditeurs pour résoudre la situation quant à la transparence des revenus versés par les éditeurs aux auteurs, illustrateurs et traducteurs, mais également à la révision de la répartition des recettes de manière plus équitable entre les différents acteurs de l’industrie du livre.

Actualitte.com par Fasseur Barbara

 

RDC: présentation des auteurs présumés d’attaques de prison et commissariats à Kinshasa

juillet 29, 2017

Des policiers en patrouille à Kinshasa, le 19 octobre 2016, en RDC. © Eduardo Soteras/AFP

La police nationale congolaise (PNC) a présenté vendredi une quinzaine de personnes comme auteurs présumés de cinq attaques contre une prison de Kinshasa, trois commissariats de police et la marché central de Kinshasa.

« Ces quinze assaillants, dont deux venus de Kananga pour assurer les rites initiatiques Kamuina Nsapu, sont des présumés responsables des attaques qui ont endeuillé la ville de Kinshasa, ciblant les prisons et cachots, les commissariats de la police nationale et le grand marché de Kinshasa », a déclaré le colonel Pierrot-Rombaut Mwanamputu.

Parmi eux figurent des membres du parti historique d’opposition l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), des membres présumés du mouvement Kamuina Nsapu engagé dans des violences meurtrières au Kasaï dans le centre de la RDC avec les forces de sécurité, selon le colonel Mwanamputu.

« Provocation pure et simple », selon l’UDPS

L’UDPS a démenti toute implication. « C’est de la provocation pure et simple que d’impliquer l’UDPS dans ces montages. L’UDPS a toujours prôné les méthodes pacifiques. Ces déclarations de la police sont l’oeuvre de la famille politique » du président Kabila, a réagi auprès de l’AFP Augustin Kabuya, porte-parole du parti.

Les présumés assaillants présentés « ont été remis » au parquet pour la suite de la procédure jusqu’à des procès, selon l’officier.

Entre mai et juillet la série d’attaques et des évasions à Kinshasa a touché la prison de Makala, la grande prison de Kinshasa, et plus de 4.000 détenus en avaient profité pour s’évader. Les commissariats de police de Limeté, Matete et Kalamu ainsi que le marché central de Kinshasa ont été aussi attaqués.

Ces différentes attaques et évasions sont intervenues alors que la République démocratique du Congo est minée par une crise politique profonde liée au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila, dont le mandat a échu le 20 décembre dernier.

Âgé de 46 ans, M. Kabila a succédé à son père en janvier 2001. Élu président en 2006, il a été réélu en 2011, lors d’un scrutin entaché de fraudes massives.

Son mandat s’est achevé en décembre et la Constitution lui interdit de se représenter, mais il se maintient à la tête du pays en vertu d’un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle, entérinée par un accord signé le 31 décembre 2016 entre la majorité et l’opposition.

Jeuneafrique.com avec AFP

Les Africains veulent lire des auteurs africains : effet de mode ou lame de fond ?

mars 26, 2017

Au Kenya, malgré un prix du livre élevé, de jeunes libraires en ligne diffusent le goût de la littérature du continent et voient leurs commandes grimper.

Vendeur de livres à Lagos. Crédits : Akintunde Akinleye/REUTERS
Tout est parti d’un constat amer. « Il est souvent très difficile, voire quasiment impossible, de se procurer des livres d’auteurs africains au Kenya », soupire Magunga Williams. Ce blogueur de 26 ans est pourtant un lecteur vorace de la littérature de son pays et a fortiori de son continent. « Mis à part dans une poignée de librairies de Nairobi, vous ne tomberez quasiment que sur des auteurs européens et américains, et non sur des auteurs kényans contemporains. »

Pour conjurer cet état de fait, le jeune homme a créé il y a tout juste un an sa propre librairie en ligne, proposant quasi exclusivement des auteurs africains. « Au début, j’ai commencé avec dix auteurs. Mais la demande est très forte : aujourd’hui je propose près de 400 titres et reçois sans arrêt de nouvelles commandes, se réjouit M. Williams.

« La majorité des Kényans n’est pas capable de citer plus de trois écrivains de leur propre pays ». Magunga Williams

Chez Magunga Bookstore, le nom officiel du site, on trouve les classiques de la littérature du continent : Chinua Achebe, J. M. Coetzee, Tahar Ben Jelloun, Nuruddin Farah ou le Kényan Ngugi wa Thiongo – donné gagnant chaque année pour le prix Nobel –, mais aussi les prodiges de la nouvelle génération « afropolitaine » telle la star Chimamanda Ngozi Adichie, l’Américano-Ethiopien Dinaw Mengestu et la Kényane Yvonne Adhiambo Owuor.

« Leur seul point commun, c’est qu’ils écrivent ! Il n’y a pas une écriture africaine comme il n’y a pas une écriture européenne » », rappelle M. Williams. Le succès aidant, ce dernier se pose déjà ses premières questions de logistique. « Pour l’instant, j’arrive à stocker tous les livres chez moi sur quelques étagères… Cela risque de ne plus suffire très longtemps ! rit-il. Mon expérience prouve en tout cas qu’il y a une vraie soif pour la littérature africaine au Kenya ! »

Nouvelle génération de lecteurs

L’initiative de Magunga Williams est loin d’être isolée. « Nous sommes à un tournant, s’enthousiasme même Anne Ebosso, organisatrice du festival Storymoja pour la littérature est-africaine, parrainé par Auma Obama, demi-sœur de l’ancien président américain. Notre festival fête cette année ses dix ans, preuve qu’il y a un vrai public qui nous suit ! Au Kenya, il y a de plus en plus de blogs de littérature, de groupes de discussion et de lecture autour de la littérature africaine », poursuit-elle. La 19e édition de la Foire internationale du livre de Nairobi (NIBF) a ainsi attiré en 2016 plus de 22 000 visiteurs et chacun attend avec impatience en 2017 la remise du prix Jomo Kenyatta pour la littérature, qui récompense tous les deux ans depuis 1974 des auteurs kényans en anglais et en kiswahili.

Lire aussi :   Salon Livre Paris. Alain Mabanckou : « La fiction est la grande aventure africaine »

Pas de doute : le « lire africain » séduit aujourd’hui une nouvelle génération de lecteurs. « Les jeunes nés dans les années 2000 ne se reconnaissait pas dans la vieille garde type Achebe ou Ngugi et leurs questionnements trop datés, explique Ahmed Ali, directeur de la librairie Prestige, l’une des plus anciennes et des mieux fournies de Nairobi. Mais des écrivains plus jeunes, avec des problématiques plus contemporaines ont poussé les millenials à s’approprier la littérature de leur continent, comme Chimamanda au Nigeria, qui est aussi un véritable phénomène au Kenya, ou Yvonne Adhiambo Owuor, qui a écrit en 2014 Dust [non traduit], sans doute le meilleur livre kényan de la décennie. »

Deux enfants sud-africains en 2015.

Deux enfants sud-africains en 2015. Crédits : Siphiwe Sibeko/REUTERS

A Prestige, on a dû faire de la place : les livres d’auteurs africains occupent aujourd’hui deux pleines étagères contre un petit coin de présentoir il y a seulement dix ans et représentent maintenant la moitié des ventes en fiction de la librairie. « Et la quasi-totalité de notre clientèle est kényane, alors que nous étions auparavant une boutique pour Wazungus [Blancs] et expatriés ! », se réjouit M. Ali. De l’avis général, ce renouveau remonte à l’année 2002, date de l’obtention par l’écrivain kényan Binyavanga Wainaina et son livre Discovering Home [non traduit] du prestigieux prix Caine, décerné chaque année à une nouvelle en langue anglaise écrite par un auteur africain. Usant de sa notoriété (et des 11 500 euros de récompense), Binyavanga créa l’année suivante Kwani ? : une association hyperactive promouvant la littérature kényane.

Prix du livre trop élevé

Grâce au soutien et au souffle de Kwani ?, deux autres écrivaines nationales – Yvonne Adhiambo Owuor et Okwiri Oduor – ont depuis remporté le prix Caine. Mais malgré l’engouement d’une partie de la jeunesse aisée, la grande majorité des Kényans se tiennent loin de la littérature. « On dit souvent “Si vous voulez cacher quelque chose à un Kényan, alors mettez-le dans un livre”. Il n’ira jamais le chercher ! », se désole Anne Ebosso. Si l’on en croit le World Culture Index, les Kényans passeraient en moyenne moins de quatre heures par semaine à la lecture d’un livre, loin des Sud-Africains qui en passent plus de six. « La majorité des Kényans n’est pas capable de citer plus de trois écrivains de leur propre pays », reconnaît Magunga Williams.

La faute selon lui d’abord à la langue anglaise, dans laquelle la plupart des livres sont imprimés, mais qui, à la différence du kiswahili, demeure la langue des élites. « C’est aussi à cause de la manière dont on enseigne la littérature à l’école, qui est très ennuyeuse et scolaire et ne transmet pas l’envie de lire aux élèves. » Vient enfin la question du prix : au Kenya, un livre neuf se négocie souvent plusieurs dizaines d’euros – inabordable dans un pays où le salaire minimum est d’à peine 100 euros. « Imprimer au Kenya est très cher : il faut importer l’encre, le papier… et la TVA sur les livres est très élevée : 16 % depuis 2013 !, se désole Ahmed Ali. Du coup, les principaux éditeurs, comme East African ou Moran, n’impriment que des manuels scolaires… Et il faut malheureusement importer la plupart des livres de fiction africains depuis Londres ou Paris. »

Le libraire veut pourtant croire que les éditeurs kényans se mettront bien un jour à imprimer des auteurs kényans. « Il suffirait que le gouvernement baisse les taxes de moitié pour les inciter à le faire ! », soutient-il. Magunga Williams de son côté, voit déjà plus loin et cherche un local pour accueillir une vraie librairie et un atelier d’écriture. « J’ai un nom en tête : Rugano, ça veut dire histoire en langue kikuyu ! », sourit-il.

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