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L’Inde utilise l’arrivée des Rafale comme avertissement envers la Chine

juillet 29, 2020

 

L’Inde a acheté 36 avions de combat Rafale à la France pour une somme estimée à 9,4 milliards de dollars. La livraison du dernier appareil est prévue avant la fin 2021.

Le ministre de la Défense indien a profité de l’atterrissage mercredi 29 juillet des cinq premiers avions de combat Rafale arrivés de France pour lancer un avertissement à peine voilé à la Chine sur fond de tensions territoriales. L’arrivée des cinq avions, accueillis par une haie d’honneur de canons à eau sur la base d’Ambala dans le nord du pays, marque «le début d’une nouvelle ère» dans l’histoire militaire de l’Inde, a affirmé le ministre de la Défense Rajnath Singh.

Les appareils rendront l’Indian Air Force «bien plus forte pour faire face à une quelconque menace», a-t-il ajouté sur Twitter. Si le ministre n’a pas nommé directement la Chine, les médias et observateurs du pays ont affirmé que ses déclarations visaient clairement le géant voisin. «Si quelqu’un devait être inquiet ou critique sur ces nouvelles capacités de l’Indian Air Force, ce devrait être ceux qui veulent menacer notre intégrité territoriale», a affirmé le ministre.

L’Inde a acheté 36 avions de combat Rafale à la France pour une somme estimée à 9,4 milliards de dollars. La livraison du dernier appareil est prévue avant la fin 2021. Le Rafale était attendu avec impatience par New Delhi en raison du vieillissement de la flotte disparate d’avions de combat indiens et de tensions frontalières récurrentes avec Islamabad et Pékin.

Le 15 juin, une confrontation meurtrière, la première en 45 ans, a opposé militaires indiens et chinois au Ladakh (nord de l’Inde), le long de leur frontière contestée, coûtant la vie à au moins 20 soldats indiens. L’incident, dont chaque pays attribue la responsabilité à l’autre, a entraîné les mouvements de milliers de troupes dans la région. La Chine et l’Inde ont cependant poursuivi les discussions dans le but selon elles d’apaiser les tensions.

Un retard militaire avec la Chine

L’Inde a reconnu son retard derrière la Chine et d’autres puissances dans ses capacités militaires, et l’achat des avions Rafale représente un projet parmi d’autres dans le renforcement de son armée forte d’1,4 million de membres. L’arrivée des avions Rafale «aidera l’Inde à faire face à la menace chinoise grandissante , puisqu’il devient clair que l’affrontement territorial actuel au Ladakh se prolongera jusqu’en hiver», a soutenu Sameer Patil, expert sur la sécurité internationale pour le groupe de réflexion Gateway House.

L’an passé, l’opposition indienne a accusé le gouvernement d’avoir favorisé le conglomérat privé, Reliance Group, comme partenaire de Dassault(*), aux dépens de l’entreprise publique Hindustan Aerospace Industries (HAL). Reliance Group est dirigé par l’homme d’affaires Anil Ambani, réputé proche du Premier ministre Narendra Modi.

L’avionneur, dont l’Inde a été le premier client international dès 1953, espère vendre des Rafale supplémentaires à New Delhi. Le géant d’Asie du Sud avait formulé en mai 2017 une demande officielle d’informations pour la fourniture de 57 avions de combat destinés à la marine indienne et une autre en juillet 2018 pour 110 appareils destinés à l’Indian Air Force.

Par Le Figaro avec AFP

Kim qualifie les derniers tirs nord-coréens d’«avertissement» aux États-Unis et à la Corée du sud

août 6, 2019

 

Les derniers tirs de missiles par la Corée du Nord sont un « avertissement » à Washington et Séoul, qui mènent des manoeuvres militaires conjointes, selon le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, cité mercredi par l’agence d’Etat KCNA.

« Se félicitant du succès de ce tir de démonstration, Kim Jong Un a noté que cette action militaire était une occasion d’adresser un avertissement approprié en direction des manoeuvres militaires conjointes que mènent les Etats-Unis et la Corée du sud », selon KCNA.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Le Premier ministre israélien avertit l’Iran

avril 11, 2018

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’exprime durant une cérémonie marquant l’Holocauste au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem, le 11 avril 2018 / © AFP / GALI TIBBON

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti mercredi l’Iran, son ennemi juré, de ne pas tester la détermination d’Israël, à l’occasion de la journée du souvenir de la Shoah.

« Aujourd’hui aussi il y a un régime extrémiste qui nous menace, qui menace la paix mondiale », a dit M. Netanyahu à propos de l’Iran. « Ce régime a explicitement proclamé qu’il voulait nous détruire, l’Etat juif ».

« J’ai un message aux leaders d’Iran. Ne testez pas la détermination d’Israël », a ajouté le Premier ministre lors d’une cérémonie au mémorial de l’Holocauste Yad Vashem à Jérusalem.

Il a réitéré ses critiques contre l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu entre Téhéran et les grandes puissances, censé empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et qui a permis la levée partielle des sanctions internationales imposées à l’Iran.

« La signature de cet accord avec l’Iran n’a non seulement pas freiné son agression, mais il l’a accentuée », selon M. Netanyahu.

L’Iran ne reconnaît pas l’existence d’Israël qui voit de son côté en Téhéran une menace existentielle et dénonce régulièrement le soutien de Téhéran au Hezbollah libanais et au régime en Syrie voisine.

Israël dit redouter l’implantation durable de forces hostiles en Syrie, pays ravagé par la guerre depuis 2011.

Lundi, l’Iran, la Syrie et la Russie ont fait porter à Israël la responsabilité de frappes qui ont ciblé en Syrie une base aérienne du régime où sont présents des militaires iraniens. Selon Téhéran, sept Iraniens ont péri dans cette attaque et selon une ONG syrienne, au moins 14 combattants prorégime sont morts dont un nombre indéterminé d’Iraniens.

Israël, qui a mené de nombreux raids contre des cibles en Syrie, pays ravagé par la guerre, ces dernières années, s’est refusé à tout commentaire sur les dernières frappes.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 21h40)                

États-Unis: les démocrates avertissent Trump de ne pas limoger le procureur spécial sur la Russie

février 2, 2018

Washington – L’opposition démocrate a agité vendredi le spectre d’une « crise contitutionnelle » si Donald Trump choisit de prendre pour prétexte la publication d’une note mettant en cause le FBI pour limoger les principaux responsables de l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle.

« Limoger Rod Rosenstein (le numéro deux du ministère de la Justice, ndlr), des dirigeants du ministère de la Justice, ou Bob Mueller (le procureur spécial en charge de l’enquête sur l’ingérence russe, ndlr), pourrait créer une crise constitutionnelle sans précédent » depuis l’ère Nixon, avertissent les leaders démocrates au Congrès dans une lettre au président.

De telles méthodes constitueraient « une obstruction à la justice », qui peut potentiellement mener à une destitution, ont-ils également prévenu.

Plus tôt dans la journée, le président américain a approuvé la déclassification d’une note confidentielle rédigée par des républicains du Congrès qui met en cause les méthodes du FBI lors d’une enquête portant sur un membre de son équipe de campagne avant l’élection de 2016.

« Les plus hauts responsables et enquêteurs du FBI et du ministère de la Justice ont politisé le processus sacré d’investigation en faveur des démocrates et contre les républicains », a accusé le président sur Twitter.

L’opposition démocrate craint que le milliardaire utilise cette note pour discréditer l’ensemble de l’enquête sur une possible collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de l’élection présidentielle.

Robert Mueller, le procureur spécial nommé par le ministère de la Justice, est à la tête de cette enquête.

Romandie.com avec(©AFP / 02 février 2018 18h42)                                            

États-Unis: à l’approche des fêtes, l’attentat de New York sonne comme un avertissement

décembre 13, 2017

Sécurité renforcée à New York, notamment à Times Square où la police de la ville a déployé de nombreux agents depuis l’attentat manqué de lundi / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / SPENCER PLATT

L’attentat à la bombe raté dans le métro new-yorkais lundi, commis par un Bangladais inspiré par le groupe Etat islamique, est venu réveiller le spectre d’un attentat de grande envergure durant la période des fêtes, cible privilégiée des jihadistes et hantise des autorités.

Akayed Ullah, l’ancien chauffeur de taxi qui a détonné une bombe qu’il s’était attaché au corps, aurait affirmé aux enquêteurs avoir choisi sa cible en raison des nombreuses affiches de Noël placardées dans le tunnel reliant la très touristique Times Square à la gare de Port Authority.

Son engin explosif artisanal a été un pétard mouillé: il n’a que partiellement explosé, faisant trois blessés légers en pleine heure de pointe dans l’une des stations les plus fréquentées des Etats-Unis.

Mais à deux semaines de Noël, tandis que des foules convergent vers lieux touristiques et magasins, les autorités redoutent qu’une pareille attaque ne tourne au carnage. Elles ont, à cet égard, été échaudées par deux attentats majeurs à l’étranger pendant les fêtes de fin d’année en 2016.

Un homme a foncé dans la foule au volant de son camion sur un marché de Noël à Berlin (11 morts). La semaine suivante, au réveillon du Nouvel an, un autre a massacré 39 personnes dans une boîte de nuit d’Istanbul.

En Europe ou aux Etats-Unis, les autorités ont renforcé cette année la présence policière sur les sites les plus fréquentés, avec une attention particulière pour parer la nouvelle méthode phare des jihadistes: la voiture-bélier.

Si le ministère américain des Affaires étrangères déconseille à ses ressortissants de se rendre en Europe pendant les fêtes, ou au moins de « faire preuve de prudence » car les « extrémistes continuent de cibler les lieux touristiques », les avertissements valent aussi pour les Etats-Unis.

– ‘On se voit à Noël’ –

« Nous sommes concentrés sur la sensibilisation du public, (avec des slogans) comme +si vous voyez quelque chose, dites quelque chose+ », explique Christopher Krebs, un haut responsable du ministère de la Sécurité intérieure.

« Les fêtes de fin d’année ont toujours soulevé l’inquiétude sur la menace » sécuritaire, affirme à l’AFP Jeff Ringle, ancien policier du contre-terrorisme au sein de la police fédérale (FBI) devenu directeur du Soufan Group.

Pour lui, les cibles exposées que sont les grandes places, lieux de concert et autres marchés donnent aux assaillants « beaucoup de visibilité dans les médias ».

De plus, considère M. Ringle, empêcher ce type d’attaque est particulièrement difficile: « Les forces de l’ordre doivent être sur leurs gardes. Cela ne peut jamais être complètement efficace ».

Les groupes terroristes n’appellent pas au passage à l’acte spécifiquement pendant les fêtes de fin d’année, selon les spécialistes, mais leurs partisans sur internet semblent estimer qu’il s’agit de la période idéale.

SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance jihadiste, a révélé plusieurs affiches d’aspirants jihadistes qui semblent aller dans ce sens. Sur l’une d’elle, un père Noël se tient près d’une boîte d’explosifs, regardant vers Manhattan, avec ce texte: « On se voit à Noël sur Times Square… bientôt ».

Au moment où le groupe Etat islamique a perdu la plupart des zones qu’il occupait en Syrie et en Irak, il privilégie les attaques solitaires et bien moins facilement détectables.

L’EI, a jugé lundi Nick Rasmussen, directeur de l’US National Counterterrorism Center, « adapte son modèle, cherchant à inspirer des individus à l’étranger plutôt que d’essayer de les diriger, de les commander et de les contrôler ».

Romandie.com avec(©AFP / 13 décembre 2017 17h50)                

Rumeur de destabilisation : Renverser Ouattara est une illusion

juillet 30, 2011

Elle court toujours, la rumeur de coup d’Etat contre le régime Ouattara. Coup d’Etat ? Face à cette campagne qui a tout l’air d’une intox visant à créer la psychose au sein de la population et l’empêcher de vaquer sereinement à ses occupations, le Commandant Koné Zacharia a fait une sévère mise en garde dans les colonnes d’un confrère, le jeudi. ‘’Celui qui tire est mort’’, a-t-il prévenu. Un avertissement qui rassure.

Avant le départ du Président de la République pour le pays de l’oncle Sam, les rumeurs de déstabilisation avaient déjà envahi toute la Côte d’Ivoire. Le 1er août a même été avancé comme jour du déclenchement de l’entreprise par des militaires pro-Gbagbo exilés dans des pays voisins, après avoir massacré des Ivoiriens pendant la crise postélectorale. A la main tendue du chef de l’Etat pour la réconciliation et la paix, ils auraient opté, eux, pour le bras de fer. D’où leur détermination à en découdre militairement avec le nouveau régime, à en croire certaines sources. Vrai ou faux ? Toujours est-il que ces murmures appellent une grande question. Est-il possible, en l’état actuel des choses, de réussir un coup d’Etat ?

Au niveau de la population…

La réponse est incontestablement non. Il peut y avoir certes tentative mais renverser Alassane Ouattara est une illusion qui va emporter et ses instigateurs, et ses exécutants. L’histoire de la crise postélectorale est encore fraiche dans la mémoire des Ivoiriens et surtout des partisans du nouveau régime. Les massacres perpétrés contre certaines communautés, sur ordre du couple FPI-LMP qui en a fourni les outils et les hommes, les pillages et autres exactions des miliciens et mercenaires pro-Gbagbo sont toujours ressentis douloureusement par la majorité de la population. Ces millions de partisans qui sortent d’une crise dont ils ont payé le plus lourd tribut ne veulent plus revivre ce qu’ils viennent de traverser. C’est la raison pour laquelle, ils chantent la réconciliation et la paix. Mais, cela ne doit pas être perçu par les sbires de Gbagbo comme un signe de faiblesse mais, au contraire comme une aubaine qui leur est offerte pour se faire pardonner et retrouver leur vraie place.

Autant dire que toutes ces populations (Malinké, Baoulé, Yacouba et autres étrangers) qui ont fait l’objet de massacres ne sont plus disposées à subir la dictature des hors-la-loi. En cas de tentative de déstabilisation, synonyme du retour de la dictature, elles se verraient ainsi dans l’obligation de se défendre pour éviter de se faire massacrer à nouveau. Or, ces populations sont les plus nombreuses en Côte d’Ivoire. Leur riposte à toute velléité de les museler pourrait avoir des conséquences regrettables sur les autres groupes ethniques, complices des tueries de Gbagbo.

Au plan militaire…

La Révolution Orange qui a abouti à la chute de Laurent Gbagbo a démontré la force de frappe des FRCI. De Téapleu(département de Zouan-Hounien) à Locodjoro en passant par de nombreuses localités et le bunker de Gbagbo, l’armée républicaine s’est montrée intrépide face à la redoutable machine de guerre montée par le camp LMP. Des armes de destruction massive dont la tristement célèbre ‘’Orgue de Staline’’, des milliers de mercenaires libériens et de miliciens ivoiriens, des féticheurs et marabouts de tout acabit, Laurent Gbagbo aura mis toutes les chances de son côté pour véritablement écraser Alassane Ouattara et le RHDP, sauf que, malheureusement, la vérité n’était pas avec lui. Le résultat, le monde entier le connait. L’extrême humiliation, le lundi 11 avril 2011 !

Les FRCI ont réussi, après des combats intenses et mortels, à le sortir de son trou comme un vulgaire malfrat. A ce moment-là, lui et ses partisans ont compris que c’était plus fort qu’eux. Ceux qui ont échappé à l’étau des Forces républicaines ont trouvé exil dans les pays limitrophes dont le Ghana qui reste le plus grand asile.

Les FDS ont été défaites car elles n’avaient plus le cœur à l’ouvrage, démotivées qu’elles étaient par une Refondation qui les a méprisées et désarmées au profit de ses forces parallèles. Quatre mois après la chute du faucon bleu, les pontes de son parti ont-ils remobilisé les moyens et les hommes pour prétendre mettre à mal le régime Ouattara ? Comment les ex-FDS et leurs mercenaires pourront-ils reprendre Abidjan quand on sait que la capitale, au même titre que les autres localités de l’intérieur est de plus en plus verrouillée par les FRCI et l’ONUCI appuyés par la Licorne ? Autant de questions qui devraient amener les éventuels candidats à un coup d’Etat à se ressaisir rapidement et se débarrasser de tout ce qui peut les compromettre. L’avertissement de Koné Zacharia est à prendre très au sérieux. Si les canons reprennent, il n’y aura pas de demi-mesure, la riposte sera de taille et la traque sans pitié.

Derrière la volonté du Président Ouattara de réconcilier tous les Ivoiriens se cache, il faut le retenir, une rigueur qui n’épargnera aucun fauteur de trouble. Il n’y a qu’à se référer à ce qui s’est passé le 18 février 1992, à l’occasion de l’assaut final lancé par Gbagbo et consorts. A cette époque l’actuel chef de l’Etat n’était que Premier ministre. En l’absence d’Houphouët, il a tenu le pays d’une main de fer. Bien qu’enfermé à l’hôtel du Golf lors de la crise postélectorale par un blocus du camp LMP, il a réussi, depuis sa ‘’prison’’, à semer ses ennemis qu’il a mis en déroute avec éclat.

Quand on a en face une telle puissance (politique, diplomatique, économique et militaire), la sagesse recommande qu’on abandonne tous les chemins à haut risque. Le sage de Yamoussoukro disait :’’qui veut la paix prépare la guerre’’. Un enseignement, une vraie leçon !

Le Mandat par MASS DOMI