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Canada: Ottawa s’inquiète pour un équipage canadien retenu en République dominicaine

juin 18, 2022
Omar Alghabra.

Omar Alghabra, ministre canadien des Transports Photo: La Presse Canadienne/Patrick Doyle

Les représentants du gouvernement fédéral se disent préoccupés par la sécurité des membres d’un équipage canadien coincés en République dominicaine depuis avril après avoir signalé la présence de cocaïne à bord de leur avion.

Les cinq membres d’équipage n’ont toujours pas été inculpés et le gouvernement fédéral tente d’obtenir une enquête accélérée et leur retour rapide à la maison si aucune accusation n’est portée.

Le 5 avril, les autorités dominicaines ont arrêté deux pilotes, deux agents de bord et un ingénieur de maintenance après que ceux-ci eurent déclaré avoir trouvé un sac caché dans un appareil de Pivot Airlines.

L'équipage de Pivot Airlines.

L’équipage de Pivot Airlines a été arrêté en République dominicaine en avril après avoir signalé aux autorités que des millions de dollars de cocaïne avaient été trouvés à bord de leur avion. Photo: CBC/Unifor/Youtube

Les responsables dominicains du contrôle des drogues ont ensuite mis en ligne une vidéo affirmant avoir trouvé à bord de l’avion huit sacs de sport noirs remplis de plus de 200 kilogrammes de cocaïne.

Le premier ministre du Canada et la ministre des Affaires étrangères ont déjà soulevé la question avec leurs homologues au Sommet des Amériques la semaine dernière. Ils ont alors reçu l’assurance que l’affaire serait traitée conformément à l’État de droit.

Le ministre des Transports, Omar Alghabra, a déclaré à CBC News que le gouvernement continuait de faire pression auprès des autorités dominicaines.

« Nous ferons tout ce qu’il faut pour trouver un moyen, premièrement, de nous assurer qu’ils bénéficient d’une procédure régulière et que leurs droits sont protégés, deuxièmement, de les voir revenir chez eux en toute sécurité. »— Une citation de  Omar Alghabra, ministre canadien des Transports

L’un des pilotes, le capitaine Robert Di Venanzo, a déclaré à CBC News qu’il était reconnaissant de l’aide gouvernementale apportée, mais qu’il s’attendait à ce qu’on en fasse plus.

Nous pensions être des héros

M. Di Venanzo dit que ses collègues et lui vivent un cauchemar depuis six semaines parce qu’ils ont fait ce qu’il fallait.

Nous avons pensé que nous étions des héros, vu ce que nous avons trouvé et ce que nous avons signalé, a déclaré M. Di Venanzo lors d’un appel Zoom depuis un lieu non divulgué dans le pays.

« Nous pensions avoir fait une chose extraordinaire en ne permettant pas à ces produits de revenir au Canada. »— Une citation de  Robert Di Venanzo, pilote

M. Di Venanzo a déclaré que les événements se sont enchaînés rapidement. Les cinq membres d’équipage ont été menottés avant même que les autorités dominicaines les transportent vers un centre de détention local.

Pendant les premiers neuf jours en prison, des détenus leur ont dit à plusieurs reprises que, s’ils n’appelaient pas chez eux pour demander de l’argent à leur famille, ils seraient tués, a ajouté M. Di Venanzo.

Nous avons été menacés de mort par des narcocriminels, extorqués par des détenus, et avons vécu dans des conditions inhumaines et humiliantes, a déclaré Robert Di Venanzo dans une vidéo mise en ligne avec son équipe la semaine dernière, suppliant le gouvernement canadien de leur venir en aide.

« En prison, un cadavre a été placé devant notre cellule et on nous a dit que nous serions les prochains. Nous vivons un cauchemar. »— Une citation de  Robert Di Venanzo, pilote

La version des détenus et de Pivot Airlines

La compagnie, qui se spécialise dans le transport aérien régional, affirme que le calvaire a commencé lorsque l’équipage s’est rendu à Punta Cana dans la soirée du 4 avril avec une autre compagnie aérienne commerciale.

Le travail de l’équipage consistait à ramener à Toronto un jet de 50 places de Pivot qui avait été affrété par une société d’investissement immobilier de l’Alberta. L’avion avait atterri à Punta Cana le 31 mars et était resté stationné pendant cinq jours dans un endroit sécurisé, gardé par une société américaine. L’équipage initial de Pivot est rentré au Canada par avion.

Le 5 avril, un ingénieur en mécanique était en train de résoudre un problème sur l’avion avant le décollage pour Toronto lorsqu’il a repéré un sac noir dans un compartiment sous l’avant de l’appareil, rempli d’ordinateurs, de câbles et de ventilateurs.

L’équipage a immédiatement appelé la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et la police dominicaine, a déclaré M. Di Venanzo.

Nous ignorions à ce moment-là s’il s’agissait d’un engin explosif ou d’un produit de contrebande, a-t-il précisé.

Plusieurs sacs en plastique sur la piste non loin d'un avion.

La cocaïne trouvée dans l’avion de Pivot Airlines. PHOTO : CBC

Quelques heures plus tard, les autorités dominicaines ont fait sortir l’équipage. Elles avaient étalé sur le tarmac tous les sacs de voyage contenant de la drogue qui, selon elles, avaient été récupérés dans l’avion.

L’équipage a ensuite été placé en détention et entassé dans une cellule avec 26 autres détenus, selon M. Di Venanzo. Ils n’ont pas été nourris pendant trois jours et ont dû dormir sur le sol ou debout.

Dans un communiqué transmis à CBC News, un porte-parole de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a déclaré que les agents consulaires fournissent de l’aide et sont en contact avec les familles des citoyens canadiens.

Le secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères est également directement engagé dans ce dossier, a indiqué le bureau de Mme Joly. Il s’agit d’une priorité. Pour des raisons de protection de la vie privée, nous ne pouvons pas discuter d’autres détails.

Appel pour remettre les Canadiens en prison

Depuis leur libération en avril, les membres de l’équipage n’ont pas encore été interrogés par les enquêteurs et n’ont pas été inculpés, a déclaré M. Di Venanzo.

Les autorités dominicaines ont cependant dit à l’équipage qu’il ne pourrait pas quitter le pays avant la fin de l’enquête, ce qui pourrait prendre encore 10 mois.

Le 21 juillet, le procureur de la République dominicaine fera appel de la décision d’autoriser la libération sous caution des Canadiens.

S’adressant directement au premier ministre dans une vidéo, l’agente de bord Christina Carello a supplié elle aussi les autorités canadiennes de lui venir en aide.

« Monsieur le premier ministre, si nous retournons en prison ici, nous pourrions ne jamais rentrer chez nous. »— Une citation de  Christina Carello, agente de bord

La compagnie aérienne a déclaré qu’elle logeait désormais ses employés dans des lieux non divulgués avec une sécurité privée. M. Di Venanzo a décrit les conditions de libération sous caution des membres de l’équipage comme une assignation à résidence, ajoutant qu’ils n’ont pas accès à leurs passeports ou à leurs propres téléphones et qu’ils sont sous la surveillance constante du personnel de sécurité.

Le PDG de Pivot Airlines, Eric Edmondson, se dit très reconnaissant de l’aide apportée jusqu’à présent par le ministre fédéral, mais il souhaite le rapatriement de l’équipage.

Ces gens doivent être protégés, a déclaré M. Edmondson, qui désire que l’équipage revienne au pays rapidement. Ils ont donné de l’information sur les narcocriminels, c’est public, et ils sont maintenant en danger.

Il demande également aux autorités internationales de l’aviation de les aider à obtenir des images de surveillance.

La société américaine engagée pour surveiller l’avion pendant les cinq jours ne coopère pas avec les enquêteurs de la compagnie aérienne, a déclaré M. Edmondson.

L’ambassade de la République dominicaine a déclaré à CBC News qu’elle avait besoin de plus de temps pour répondre à des questions spécifiques, mais a déclaré de manière générale que le pays est un État de droit social et démocratique, où la règle de droit prévaut.

Personne n’est au-dessus de la loi. En ce sens, ces garanties seront données à tous les citoyens en toutes circonstances, a écrit l’ambassade dans un communiqué.

Avec Radio-Canada d‘après les informations d’Ashley Burke et de Richard Raycraft, de CBC News

Violation de l’espace aérien : le Danemark convoque l’ambassadeur russe

mai 1, 2022

L’incident s’est produit vendredi 29 avril au soir lorsqu’un avion de reconnaissance russe s’est introduit dans l’espace aérien danois à l’est de Bornholm.

Le Danemark convoque l'ambassadeur russe pour une violation de son espace aerien.
Le Danemark convoque l’ambassadeur russe pour une violation de son espace aérien. © OLAFUR STEINAR GESTSSON / RITZAU SCANPIX / EPA

Copenhague a dénoncé la violation de l’espace aérien danois par un avion de reconnaissance russe et a convoqué l’ambassadeur de Russie au sujet de cet incident, a indiqué, dimanche, le chef de la diplomatie danoise. « L’ambassadeur russe est convoqué au ministère des Affaires étrangères demain. Une nouvelle violation russe de l’espace aérien danois. C’est totalement inacceptable et particulièrement inquiétant dans la situation actuelle », a écrit Jeppe Kofod sur Twitter.

L’incident s’est produit vendredi soir lorsqu’un avion de reconnaissance russe s’est introduit dans l’espace aérien danois à l’est de Bornholm (île danoise de la Baltique), avant de pénétrer dans l’espace aérien suédois, cette dernière partie de l’épisode ayant été rendue publique par la défense suédoise samedi. « Il s’agit d’un avion de reconnaissance qui s’est trouvé dans notre espace aérien un moment très court. Deux F-16 danois sont immédiatement intervenus », a indiqué à l’AFP un attaché de presse de la Défense danoise, Henrik Mortensen.

L’avion russe a ensuite quitté l’espace aérien danois. Ce type d’incident « arrive rarement », a ajouté M. Mortensen. Contrairement à la Suède où un débat sur la question est en cours, le Danemark est membre de l’Otan.

Par Le Point avec AFP

Canada: Un avion transportant des Russes forcé d’atterrir à Yellowknife

mars 3, 2022

L’aéroport de Yellowknife (archives) Photo : GOUVERNEMENT DES TERRITOIRES DU NORD-OUEST

Un avion transportant des Russes en route vers l’Arctique a été obligé d’atterrir mardi à Yellowknife, selon la ministre de l’Infrastructure des Territoires du Nord-Ouest, Diane Archie.

Il semble que l’avion et ses passagers étaient en route vers Resolute, au Nunavut, avec l’intention de participer à une expédition terrestre planifiée dans l’Arctique dans un véhicule utilitaire tout-terrain, a déclaré Diane Archie mercredi à la Chambre des communes.

Transports Canada travaille maintenant avec les services frontaliers du Canada pour évaluer la situation, a indiqué Mme Archie.

Le ministre canadien des Transports a annoncé le 27 février qu’il fermait l’espace aérien aux exploitants d’aéronefs russes dans la foulée des sanctions imposées à la Russie.

Lundi, Transports Canada a accusé un vol de la compagnie russe Aeroflot d’avoir violé cette interdiction. Les conséquences potentielles et les mesures d’exécution seront déterminées une fois que les faits seront clarifiés, a déclaré Mme Archie à propos de l’avion qui a atterri à Yellowknife.

La ministre n’a pas dit ce qui était arrivé aux passagers à bord de l’avion.

Nous sommes tous conscients de la terrible et injustifiée invasion de l’Ukraine, et j’apprécie que nous soyons tous très vigilants dans ce monde, y compris ceux d’entre nous dans les Territoires du Nord-Ouest [qui] restent préoccupés par l’agression du gouvernement russe envers ses paisibles voisins, a déclaré Mme Archie.

Répondant au député de Hay River South, Rocky Simpson, qui se demandait si cela ressemble au film Les Russes arrivent, car le problème est sérieux, la ministre a répondu : Je tremble, décrivant sa réaction quand elle a reçu l’appel concernant le vol mardi.

Radio-Canada avec les informations de CBC

États-Unis: Un passager portant un string en guise de masque débarqué de l’avion

décembre 17, 2021

Se comparant à l’icône Rosa Parks, un Américain de 38 ans a été expulsé d’un vol en Floride après avoir dénoncé « l’absurdité » des mesures anti-Covid.

Contestant les mesures sanitaires dans l'avion, un homme a ete debarque pour avoir porte un string en guise de masque.
Contestant les mesures sanitaires dans l’avion, un homme a été débarqué pour avoir porté un string en guise de masque. © Capture Twitter

C’est une histoire improbable dont se sont fait l’écho les médias américains. Un passager d’un vol United Airlines, « couvert » par un string rouge sur le visage en guise de masque, a été contraint de débarquer avant le décollage à l’aéroport de Fort Lauderdale, en Floride.

Cet homme de 38 ans a expliqué à la chaîne locale NBC2 avoir ainsi voulu démontrer « l’absurdité » de la règle obligeant à porter un masque pour se protéger contre le Covid-19 à bord des avions tout en autorisant les passagers à les retirer pour boire et manger. Une vidéo de l’incident survenu mercredi, filmée par un autre passager, montre l’équipage l’informer qu’il ne pourra pas rester à bord de l’appareil s’il conserve son string sur le visage. Après discussion, l’homme finit par quitter son siège, résigné.

Une comparaison avec… Rosa Parks

Lors de son entretien à NBC2, le principal intéressé s’est ensuite comparé à l’Afro-Américaine Rosa Parks, icône de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis qui a refusé en 1955 de céder son siège à un homme blanc dans un bus, remettant en cause les lois discriminatoires en vigueur à l’époque. « Dans ce pays, chaque changement a été provoqué par des gens ordinaires », a-t-il expliqué avec sérieux. Et d’ajouter : « Rosa Parks n’était pas célèbre. Elle a changé le cours de l’Histoire. »

United Airlines a réagi dans un communiqué transmis à la presse locale. « Le client ne respectait clairement pas l’obligation fédérale de porter un masque et nous sommes reconnaissant à notre équipage de s’être occupé du problème au sol avant le décollage, évitant une quelconque interruption potentielle dans les airs », a fait savoir la compagnie aérienne.

Par Le Point avec AFP

Canada-Québec: Un avion s’est écrasé dans le secteur Ville-Marie à Montréal

octobre 2, 2021

MONTRÉAL — Un appel aux services d’urgence a été lancé samedi soir vers 18h00 pour signaler un écrasement d’avion à Montréal près du pont de la Concorde, dans le secteur de Ville-Marie.

© Fournis par La Presse Canadienne

Selon un communiqué du Bureau de la sécurité des transports (BST), une équipe d’enquêteurs a été envoyée sur les lieux où l’appareil Cessna 172 qui remorquait une bannière s’est écrasé.

Les informations recueillies par les services d’urgence portent à croire que deux personnes se trouvaient à bord.

Selon la porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal Véronique Comtois, une personne est décédée et la seconde a été transportée en centre hospitalier où son état de santé n’a pas encore été confirmé.

Les pompiers de la ville et le SPVM sont sur place. Le Bureau de la sécurité des transports a pris en charge l’enquête afin d’établir les circonstances exactes qui auraient provoqué l’écrasement.

Avec La Presse Canadienne

Québec-Accident d’avion à Saint-Alexis-des-Monts: le pilote se repose à la maison

octobre 1, 2021

L’avion qui a atterri d’urgence sur la route 349 jeudi soir à Saint-Alexis-des-Monts sans faire de victime a été déplacé dans un champ en bordure du chemin. La scène a des allures de carte postale insolite et attire beaucoup l’attention. De son côté, le pilote miraculé, qui s’en tire sain et sauf, «est chez lui au repos», a confié un de ses amis au Nouvelliste.

La scène a des allures de carte postale insolite à Saint-Alexis-des-Monts, au lendemain de l’écrasement de l’avion.

© STÉPHANE LESSARD La scène a des allures de carte postale insolite à Saint-Alexis-des-Monts, au lendemain de l’écrasement de l’avion.

L’ami du «miraculé», qui désire conserver l’anonymat, est lui-même pilote d’avion. Il salue l’expertise de son confrère. «Faire un atterrissage de nuit c’est un exploit, pas de lumière, rien». Il concède toutefois que celui qui s’en sort indemne a été «très chanceux».

Rappelons que vers 19h50, jeudi soir, le pilote a perdu l’usage du moteur de son appareil Cessna. Il aurait plané un moment en tentant de repérer un endroit où se poser. Dans une manœuvre désespérée, il a réussi à atterrir sur la route 349, près du rang du Lac-à-Jos-Bob, en sectionnant un poteau électrique dans sa descente. L’aviateur s’est extrait lui-même de son engin et a été secouru par un couple du voisinage. Il a été transporté à l’hôpital pour y traiter des blessures légères.

À Saint-Alexis-des-Monts, l’appareil a été déplacé dans un champ, à côté d’une grange. Vendredi matin, les curieux étaient nombreux à s’arrêter en bordure de la route pour observer la scène. Deux de ceux qui contemplent le tableau sont eux-mêmes des pilotes et spéculent sur les causes de la défaillance technique.

«Ça s’est un 172, mais un vieux 172. C’est un six cylindres continental… 145-150 forces, pas plus», note l’un d’eux. «La roue de nez s’est écrasée», constate-t-il. «Il a été chanceux», reprend l’autre. «Pour moi, il a perdu son ‘nose gear’, regardez la traînée d’huile sur la route», pointe encore l’un des comparses.

Les deux aviateurs conservent les fils sectionnés, les débris de poteaux et les traces de pneus sur la chaussée, en se reconstituant la scène. «Ah oui! il a dû avoir peur», conclut-on. La paire de pilotes convient qu’à cette période de l’année, la condensation conduit parfois à de l’accumulation d’eau dans l’essence et à des pannes de carburateur.

Il faudra peut-être s’en remettre à ces vagues hypothèses. En effet, le Bureau de la sécurité des transports (BST) indique qu’aucun enquêteur ne sera dépêché sur place. «On va recueillir de l’information auprès des intervenants d’urgence et des témoins», fait valoir Chris Krepski, porte-parole de l’organisme fédéral. Ce dernier n’exclut toutefois pas qu’une enquête plus approfondie puisse éventuellement être enclenchée. Si l’on constate que certains éléments peuvent mener à des recommandations susceptibles d’empêcher qu’un tel événement ne se reproduise, le BST pourrait se raviser, explique-t-on.

Avec  Sébastien Houle – Le Nouvelliste

Au Nigeria, le chef de l’armée meurt dans un crash d’avion

mai 21, 2021

Le chef de l’armée nigériane, le lieutenant général Ibrahim Attahiru, est mort dans le crash d’un avion militaire avec dix autres officiers vendredi en fin d’après-midi autour de l’aéroport de Kaduna dans le nord du Nigeria, ont annoncé les autorités. Photo prise le 31 janvier 2021 montrant le chef de l'armée nigériane Ibrahim Attahiru au quartier-général du centre opérationnel Lafiya Dole à Maiduguri, Nigeria© Audu Marte Photo prise le 31 janvier 2021 montrant le chef de l’armée nigériane Ibrahim Attahiru au quartier-général du centre opérationnel Lafiya Dole à Maiduguri, Nigeria

Le militaire âgé de 54 ans avait été nommé à la tête de l’armée le 26 janvier dernier par le président nigérian Muhammadu Buhari, sous le feu des critiques après des mois de grave détérioration de la situation sécuritaire dans le pays le plus peuplé d’Afrique, en proie notamment à une insurrection jihadiste.

Photo prise le 29 janvier 2021 montrant le chef de l'armée nigériane Ibrahim Attahiru dans un lieu non précisé

© KOLA SULAIMON Photo prise le 29 janvier 2021 montrant le chef de l’armée nigériane Ibrahim Attahiru dans un lieu non précisé

L’annonce de son décès intervient alors que des informations sur la possible mort du chef du groupe jihadiste Boko Haram Abubakar Shekau, grièvement blessé mercredi soir après des affrontements avec des jihadistes rivaux, ne cessent de circuler. 

Le président Buhari a exprimé « sa profonde tristesse » après le crash de l’avion militaire « qui a enlevé la vie au chef de l’armée, le lieutenant général Ibrahim Attahiru et à d’autres officiers militaires », dans un communiqué vendredi soir. 

Dix autres officiers sont morts dans ce crash « qui a eu lieu peu après le décollage à l’aéroport de Kaduna à cause du mauvais temps », selon l’armée, qui précise dans un communiqué, qu’une enquête a été ouverte. 

« C’est un coup mortel qui nous est porté à un moment où nos forces armés sont sur le point de mettre fin aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté », a ajouté le président dans son communiqué.

L’armée nigériane combat une insurrection jihadiste dans le nord-est du pays depuis 2009, un conflit qui a fait plus de 40.000 morts et a forcé à la fuite plus de deux millions de personnes.

En mai 2017, M. Attahiru avait pris la tête des opérations contre le groupe jihadiste dans le nord-est du pays, mais il avait été limogé sept mois plus tard alors que les attaques de Boko Haram n’avaient pas diminué.

– Neutraliser Shekau –

L’armée nigériane, sous financée et accusée de mauvaise gestion, est critiquée de toute part pour son incapacité à mettre un terme aux violences dans le pays, et particulièrement à l’insurrection jihadiste. 

Depuis des années, elle tente notamment de neutraliser le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau en vain. Elle avait même annoncé à plusieurs reprises sa mort, à tort. 

Mercredi, ce sont des jihadistes du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) qui ont réussi à encercler la maison où se trouvait Abubakar Shekau dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria.

Selon deux sources proche des services de renseignement, le leader s’est grièvement blessé en tentant de se suicider pour éviter d’être capturé par les jihadistes rivaux liés à l’Etat islamique (EI). 

L’une de ces sources a affirmé vendredi soir à l’AFP que Abubakar Shekau était finalement décédé jeudi des suites de ses blessures. 

« Shekau est mort hier soir dans le village de Nainawa, il a été enterré dans la nuit, mais sa tombe n’a pas été marquée pour éviter que l’armée nigériane ou les jihadistes rivaux ne puissent l’exhumer », a affirmé à l’AFP cette source.

Un habitant de ce village, situé dans le forêt de Sambisa, a confirmé à l’AFP avoir vu une vingtaine de véhicules de Boko Haram, dont l’un transportant un corps, arriver jeudi soir dans sa localité.

« Nous avons appris aujourd’hui que c’était Shekau qui était dans le véhicule, qu’il est mort hier et qu’il a été enterré dans la nuit », a-t-il déclaré à l’AFP au téléphone. 

Ni Boko Haram, ni l’Iswap n’ont pour l’heure annoncé la mort de Abubakar Shekau, mais pour plusieurs médias nigérians et spécialistes de la région, son décès ne fait plus de doute.

La perte de Shekau serait un coup dur pour Boko Haram dont il a été la figure centrale pendant onze ans, mais elle ne signifierait pas la fin de l’insurrection jihadiste. 

Au contraire, la prise du fief de Shekau pourrait permettre à l’Iswap, devenu le groupe le plus puissant dans la région, de consolider son emprise sur le territoire, et de mener des attaques encore plus sophistiquées contre l’armée nigériane. 

Par msn avec AFP (str-cma/ob)

Une personne perd la vie dans un écrasement d’avion à Ottawa

février 11, 2021

Une personne est décédée dans l’écrasement de son avion, mercredi, près de l’aéroport de Carp.

Le petit avion s'est écrasé dans ce boisé, à proximité de l'aéroport de Carp.

© Hugo Bélanger/Radio-Canada Le petit avion s’est écrasé dans ce boisé, à proximité de l’aéroport de Carp.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a été appelé vers 13 h, ce mercredi, pour signaler l’écrasement du petit avion dans une zone boisée à côté de l’aéroport de Carp, dans le secteur du chemin Thomas Argue.

L’engin a pris feu, mais la situation a été rapidement maîtrisée par les pompiers. Un peu plus tard dans la journée, le SPO a rapporté le décès d’une personne qui pourrait être le pilote.

«Une personne, que l’on pense être la seule personne à bord de l’avion, a été retrouvée décédée sur les lieux aujourd’hui», a confirmé le SPO sur Twitter.

Le service des incendies d'Ottawa ont utilisé des extincteurs portables pour maîtriser l'incendie, avant de mettre en place un tuyau d'arrosage pour éteindre complètement le brasier.

© /Courtoisie Service des incendies d’Ottawa Le service des incendies d’Ottawa ont utilisé des extincteurs portables pour maîtriser l’incendie, avant de mettre en place un tuyau d’arrosage pour éteindre complètement le brasier.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs sur les lieux de l’accident.

«Je n’ai pas encore trop d’informations pour le moment. (…) À ce point-ci, on envoie nos enquêteurs sur les lieux pour examiner l’aéronef, les lieux, recueillir des renseignements sur l’expérience du pilote et sa formation et faire des entrevues avec des témoins, s’il y en a eu, ou récupérer de l’information du service de contrôle aérien», expliquait Chris Krepski, porte-parole du BST, en après-midi.

L'accident a eu lieu non loin de l'aéroport de Carp, dans l'ouest d'Ottawa.

© Hugo Belanger/Radio-Canada L’accident a eu lieu non loin de l’aéroport de Carp, dans l’ouest d’Ottawa.

Les détails de l’accident demeurent inconnus à l’heure actuelle, mais le BST confirme que l’appareil impliqué est un avion Blackshape BS100.

«À ce point-ci, c’est trop tôt pour déterminer la cause [de l’accident] et le niveau d’enquête [que nous mènerons]. On s’en va sur les lieux pour recueillir des informations, évaluer, puis décider quel niveau d’enquête nous allons faire, surtout s’il y a des leçons de sécurité à en tirer», a indiqué M. Krepski.

Ce n’est pas la première fois que des incidents sont rapportés dans ce secteur, non loin de l’aéroport de Carp, dans l’ouest d’Ottawa, qui dessert les petits avions. En 2018, une collision d’avions dans les alentours avait fait un mort.

Avec les informations de Jérémie Bergeron

Un avion de la patrouille du Canada s’écrase sur une maison, un mort

mai 17, 2020

L’appareil devait survoler dimanche une partie de la Colombie-Britannique pour rendre hommage aux efforts des Canadiens face à la pandémie de coronavirus.

Un avion de la patrouille acrobatique de l’armée de l’air canadienne s’est écrasé dimanche en Colombie-Britannique, faisant un mort et un blessé grave, lors d’une opération destinée à remonter le moral des Canadiens pendant la pandémie de coronavirus, selon l’armée canadienne. «Le coeur lourd, nous vous annonçons qu’un membre de l’équipe des Snowbirds des FC (Forces Canadiennes, ndlr) est décédé et qu’un autre a subi des blessures», a tweeté dimanche la patrouille canadienne, aussi surnommée les «Snowbirds».

Le membre de l’équipage blessé a subi des blessures graves mais ses jours ne sont pas en danger, a précisé l’armée.

Plus tôt dans l’après-midi, l’aviation royale canadienne avait indiqué qu’un avion de la patrouille s’était écrasé près de Kamloops, dans la province de la Colombie-Britannique (ouest), à environ 450 kilomètres à l’est de Vancouver.

L’avion s’est écrasé peu après son décollage en fin de matinée de l’aéroport de Kamloops, en compagnie d’un autre appareil. Il a atterri sur la façade avant d’une maison. Des photos publiées dans l’après-midi par l’hedomadaire local Kamloops This Week montrent des débris de l’appareil en flammes près de la maison, qui a pris feu en partie.

Une vidéo, prise par un témoin et diffusée notamment sur le site internet du journal québécois La Presse, montre les deux avions au moment de leur décollage. L’un d’eux prend vite de l’altitude avant de faire un cercle et de s’écraser dans une explosion, après qu’au moins un membre de l’équipage eut réussi à s’éjecter in extremis avant le crash selon les images.

«Il n’y avait pas de bruit, c’était étrange, puis l’avion est parti en vrille et est tombé du ciel. Juste boum, directement vers le sol, puis un nuage de fumée noire», a indiqué à la radio publique Radio Canada Annette Schonewille.

Un autre témoin, Nolyn Macleod, a dit à la radio publique avoir vu l’avion passer à trois mètres au-dessus de son toit. «On a vu le pilote s’éjecter à une hauteur correspondant à deux étages peut-être, et puis l’avion sans pilote est tombé en plein entre ma maison et celle de mon voisin», a-t-il raconté. «C’était le chaos complet. Des gens criaient et pleuraient. On pensait qu’on avait été bombardé ou quelque chose comme ça. C’est vous dire comme c’était intense.»

Les deux avions devaient survoler dimanche la Colombie-Britannique dans le cadre d’une tournée surnommée «Opération Inspiration», lancée en début de mois pour rendre hommage aux efforts des Canadiens face à la pandémie de coronavirus. La patrouille canadienne, composée de neuf avions laissant dans leur sillage une traînée de fumée blanche, avait débuté sa tournée en Nouvelle-Ecosse avec pour objectif de survoler, à basse altitude et d’est en ouest, les principales villes du pays.

En octobre dernier, un avion à réaction des Snowbirds s’était déjà écrasé dans une zone inhabitée peu avant un spectacle aérien à Atlanta (Etats-Unis). Le pilote était parvenu à s’éjecter.

Par Le Figaro avec AFP

Iran : les gardiens de la Révolution assument la responsabilité de la destruction de l’avion ukrainien

janvier 11, 2020

Les gardiens de la Révolution assument l’entière responsabilité de la destruction de l’avion d’Ukraine Airline, abattu mercredi près de Téhéran, dit le commandant des forces aérospatiales du corps d’élite de l’armée iranienne, dans une déclaration mise en ligne samedi par la télévision publique.

«J’endosse la responsabilité totale, j’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel incident», a déclaré le général Amir Ali Hajizadeh, ajoutant que l’avion a été pris par erreur pour un missile de croisière.

L’Iran a reconnu avoir détruit par erreur le Boeing 737, à la suite de l’«aventurisme américain».

Par Le Figaro avec Reuters