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Au Nigeria, le chef de l’armée meurt dans un crash d’avion

mai 21, 2021

Le chef de l’armée nigériane, le lieutenant général Ibrahim Attahiru, est mort dans le crash d’un avion militaire avec dix autres officiers vendredi en fin d’après-midi autour de l’aéroport de Kaduna dans le nord du Nigeria, ont annoncé les autorités. Photo prise le 31 janvier 2021 montrant le chef de l'armée nigériane Ibrahim Attahiru au quartier-général du centre opérationnel Lafiya Dole à Maiduguri, Nigeria© Audu Marte Photo prise le 31 janvier 2021 montrant le chef de l’armée nigériane Ibrahim Attahiru au quartier-général du centre opérationnel Lafiya Dole à Maiduguri, Nigeria

Le militaire âgé de 54 ans avait été nommé à la tête de l’armée le 26 janvier dernier par le président nigérian Muhammadu Buhari, sous le feu des critiques après des mois de grave détérioration de la situation sécuritaire dans le pays le plus peuplé d’Afrique, en proie notamment à une insurrection jihadiste.

Photo prise le 29 janvier 2021 montrant le chef de l'armée nigériane Ibrahim Attahiru dans un lieu non précisé

© KOLA SULAIMON Photo prise le 29 janvier 2021 montrant le chef de l’armée nigériane Ibrahim Attahiru dans un lieu non précisé

L’annonce de son décès intervient alors que des informations sur la possible mort du chef du groupe jihadiste Boko Haram Abubakar Shekau, grièvement blessé mercredi soir après des affrontements avec des jihadistes rivaux, ne cessent de circuler. 

Le président Buhari a exprimé « sa profonde tristesse » après le crash de l’avion militaire « qui a enlevé la vie au chef de l’armée, le lieutenant général Ibrahim Attahiru et à d’autres officiers militaires », dans un communiqué vendredi soir. 

Dix autres officiers sont morts dans ce crash « qui a eu lieu peu après le décollage à l’aéroport de Kaduna à cause du mauvais temps », selon l’armée, qui précise dans un communiqué, qu’une enquête a été ouverte. 

« C’est un coup mortel qui nous est porté à un moment où nos forces armés sont sur le point de mettre fin aux défis sécuritaires auxquels le pays est confronté », a ajouté le président dans son communiqué.

L’armée nigériane combat une insurrection jihadiste dans le nord-est du pays depuis 2009, un conflit qui a fait plus de 40.000 morts et a forcé à la fuite plus de deux millions de personnes.

En mai 2017, M. Attahiru avait pris la tête des opérations contre le groupe jihadiste dans le nord-est du pays, mais il avait été limogé sept mois plus tard alors que les attaques de Boko Haram n’avaient pas diminué.

– Neutraliser Shekau –

L’armée nigériane, sous financée et accusée de mauvaise gestion, est critiquée de toute part pour son incapacité à mettre un terme aux violences dans le pays, et particulièrement à l’insurrection jihadiste. 

Depuis des années, elle tente notamment de neutraliser le leader de Boko Haram, Abubakar Shekau en vain. Elle avait même annoncé à plusieurs reprises sa mort, à tort. 

Mercredi, ce sont des jihadistes du groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) qui ont réussi à encercler la maison où se trouvait Abubakar Shekau dans la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria.

Selon deux sources proche des services de renseignement, le leader s’est grièvement blessé en tentant de se suicider pour éviter d’être capturé par les jihadistes rivaux liés à l’Etat islamique (EI). 

L’une de ces sources a affirmé vendredi soir à l’AFP que Abubakar Shekau était finalement décédé jeudi des suites de ses blessures. 

« Shekau est mort hier soir dans le village de Nainawa, il a été enterré dans la nuit, mais sa tombe n’a pas été marquée pour éviter que l’armée nigériane ou les jihadistes rivaux ne puissent l’exhumer », a affirmé à l’AFP cette source.

Un habitant de ce village, situé dans le forêt de Sambisa, a confirmé à l’AFP avoir vu une vingtaine de véhicules de Boko Haram, dont l’un transportant un corps, arriver jeudi soir dans sa localité.

« Nous avons appris aujourd’hui que c’était Shekau qui était dans le véhicule, qu’il est mort hier et qu’il a été enterré dans la nuit », a-t-il déclaré à l’AFP au téléphone. 

Ni Boko Haram, ni l’Iswap n’ont pour l’heure annoncé la mort de Abubakar Shekau, mais pour plusieurs médias nigérians et spécialistes de la région, son décès ne fait plus de doute.

La perte de Shekau serait un coup dur pour Boko Haram dont il a été la figure centrale pendant onze ans, mais elle ne signifierait pas la fin de l’insurrection jihadiste. 

Au contraire, la prise du fief de Shekau pourrait permettre à l’Iswap, devenu le groupe le plus puissant dans la région, de consolider son emprise sur le territoire, et de mener des attaques encore plus sophistiquées contre l’armée nigériane. 

Par msn avec AFP (str-cma/ob)

Une personne perd la vie dans un écrasement d’avion à Ottawa

février 11, 2021

Une personne est décédée dans l’écrasement de son avion, mercredi, près de l’aéroport de Carp.

Le petit avion s'est écrasé dans ce boisé, à proximité de l'aéroport de Carp.

© Hugo Bélanger/Radio-Canada Le petit avion s’est écrasé dans ce boisé, à proximité de l’aéroport de Carp.

Le Service de police d’Ottawa (SPO) a été appelé vers 13 h, ce mercredi, pour signaler l’écrasement du petit avion dans une zone boisée à côté de l’aéroport de Carp, dans le secteur du chemin Thomas Argue.

L’engin a pris feu, mais la situation a été rapidement maîtrisée par les pompiers. Un peu plus tard dans la journée, le SPO a rapporté le décès d’une personne qui pourrait être le pilote.

«Une personne, que l’on pense être la seule personne à bord de l’avion, a été retrouvée décédée sur les lieux aujourd’hui», a confirmé le SPO sur Twitter.

Le service des incendies d'Ottawa ont utilisé des extincteurs portables pour maîtriser l'incendie, avant de mettre en place un tuyau d'arrosage pour éteindre complètement le brasier.

© /Courtoisie Service des incendies d’Ottawa Le service des incendies d’Ottawa ont utilisé des extincteurs portables pour maîtriser l’incendie, avant de mettre en place un tuyau d’arrosage pour éteindre complètement le brasier.

Le Bureau de la sécurité des transports (BST) a envoyé une équipe d’enquêteurs sur les lieux de l’accident.

«Je n’ai pas encore trop d’informations pour le moment. (…) À ce point-ci, on envoie nos enquêteurs sur les lieux pour examiner l’aéronef, les lieux, recueillir des renseignements sur l’expérience du pilote et sa formation et faire des entrevues avec des témoins, s’il y en a eu, ou récupérer de l’information du service de contrôle aérien», expliquait Chris Krepski, porte-parole du BST, en après-midi.

L'accident a eu lieu non loin de l'aéroport de Carp, dans l'ouest d'Ottawa.

© Hugo Belanger/Radio-Canada L’accident a eu lieu non loin de l’aéroport de Carp, dans l’ouest d’Ottawa.

Les détails de l’accident demeurent inconnus à l’heure actuelle, mais le BST confirme que l’appareil impliqué est un avion Blackshape BS100.

«À ce point-ci, c’est trop tôt pour déterminer la cause [de l’accident] et le niveau d’enquête [que nous mènerons]. On s’en va sur les lieux pour recueillir des informations, évaluer, puis décider quel niveau d’enquête nous allons faire, surtout s’il y a des leçons de sécurité à en tirer», a indiqué M. Krepski.

Ce n’est pas la première fois que des incidents sont rapportés dans ce secteur, non loin de l’aéroport de Carp, dans l’ouest d’Ottawa, qui dessert les petits avions. En 2018, une collision d’avions dans les alentours avait fait un mort.

Avec les informations de Jérémie Bergeron

Un avion de la patrouille du Canada s’écrase sur une maison, un mort

mai 17, 2020

L’appareil devait survoler dimanche une partie de la Colombie-Britannique pour rendre hommage aux efforts des Canadiens face à la pandémie de coronavirus.

Un avion de la patrouille acrobatique de l’armée de l’air canadienne s’est écrasé dimanche en Colombie-Britannique, faisant un mort et un blessé grave, lors d’une opération destinée à remonter le moral des Canadiens pendant la pandémie de coronavirus, selon l’armée canadienne. «Le coeur lourd, nous vous annonçons qu’un membre de l’équipe des Snowbirds des FC (Forces Canadiennes, ndlr) est décédé et qu’un autre a subi des blessures», a tweeté dimanche la patrouille canadienne, aussi surnommée les «Snowbirds».

Le membre de l’équipage blessé a subi des blessures graves mais ses jours ne sont pas en danger, a précisé l’armée.

Plus tôt dans l’après-midi, l’aviation royale canadienne avait indiqué qu’un avion de la patrouille s’était écrasé près de Kamloops, dans la province de la Colombie-Britannique (ouest), à environ 450 kilomètres à l’est de Vancouver.

L’avion s’est écrasé peu après son décollage en fin de matinée de l’aéroport de Kamloops, en compagnie d’un autre appareil. Il a atterri sur la façade avant d’une maison. Des photos publiées dans l’après-midi par l’hedomadaire local Kamloops This Week montrent des débris de l’appareil en flammes près de la maison, qui a pris feu en partie.

Une vidéo, prise par un témoin et diffusée notamment sur le site internet du journal québécois La Presse, montre les deux avions au moment de leur décollage. L’un d’eux prend vite de l’altitude avant de faire un cercle et de s’écraser dans une explosion, après qu’au moins un membre de l’équipage eut réussi à s’éjecter in extremis avant le crash selon les images.

«Il n’y avait pas de bruit, c’était étrange, puis l’avion est parti en vrille et est tombé du ciel. Juste boum, directement vers le sol, puis un nuage de fumée noire», a indiqué à la radio publique Radio Canada Annette Schonewille.

Un autre témoin, Nolyn Macleod, a dit à la radio publique avoir vu l’avion passer à trois mètres au-dessus de son toit. «On a vu le pilote s’éjecter à une hauteur correspondant à deux étages peut-être, et puis l’avion sans pilote est tombé en plein entre ma maison et celle de mon voisin», a-t-il raconté. «C’était le chaos complet. Des gens criaient et pleuraient. On pensait qu’on avait été bombardé ou quelque chose comme ça. C’est vous dire comme c’était intense.»

Les deux avions devaient survoler dimanche la Colombie-Britannique dans le cadre d’une tournée surnommée «Opération Inspiration», lancée en début de mois pour rendre hommage aux efforts des Canadiens face à la pandémie de coronavirus. La patrouille canadienne, composée de neuf avions laissant dans leur sillage une traînée de fumée blanche, avait débuté sa tournée en Nouvelle-Ecosse avec pour objectif de survoler, à basse altitude et d’est en ouest, les principales villes du pays.

En octobre dernier, un avion à réaction des Snowbirds s’était déjà écrasé dans une zone inhabitée peu avant un spectacle aérien à Atlanta (Etats-Unis). Le pilote était parvenu à s’éjecter.

Par Le Figaro avec AFP

Iran : les gardiens de la Révolution assument la responsabilité de la destruction de l’avion ukrainien

janvier 11, 2020

Les gardiens de la Révolution assument l’entière responsabilité de la destruction de l’avion d’Ukraine Airline, abattu mercredi près de Téhéran, dit le commandant des forces aérospatiales du corps d’élite de l’armée iranienne, dans une déclaration mise en ligne samedi par la télévision publique.

«J’endosse la responsabilité totale, j’aurais préféré mourir plutôt que d’assister à un tel incident», a déclaré le général Amir Ali Hajizadeh, ajoutant que l’avion a été pris par erreur pour un missile de croisière.

L’Iran a reconnu avoir détruit par erreur le Boeing 737, à la suite de l’«aventurisme américain».

Par Le Figaro avec Reuters

Canada/ Écrasement d’avion en Iran: les nouveaux mariés au destin brisé

janvier 10, 2020

PHOTO FOURNIE PAR LA PRESSE CANADIENNE

Siavash Ghafouri-Azar et Sara Mamani ont célébré leur mariage pendant les vacances des Fêtes avec leurs familles, en Iran. Ils font partie des 176 passagers tués mercredi dans l’écrasement du Boeing 737-800 d’Ukraine International Airlines près de Téhéran.

Siavash Ghafouri-Azar et Sara Mamani venaient d’acheter une maison à Longueuil. Ils se préparaient à la rénover, après leur mariage, célébré pendant les vacances des Fêtes avec leurs familles en Iran.

« Ils étaient très enthousiastes à l’idée de se lancer dans les travaux pour l’améliorer et la mettre à leur goût », raconte Navid Sharisi, un ami et ex-collègue de Siavash Ghafouri-Azar.

Mais les nouveaux mariés ne sont jamais revenus dans leur maison de la Rive-Sud pour réaliser leurs projets : ils font partie des 176 passagers tués mercredi dans l’écrasement du Boeing 737-800 d’Ukraine International Airlines près de Téhéran.

L’avion transportait au moins 63 Canadiens, dont six vivant au Québec. Parmi les passagers du vol, 138 avaient le Canada comme destination finale.

Outre le couple de nouveaux mariés, un autre couple habitant à Montréal fait partie des victimes : il s’agit d’Aida Farzaneh, 33 ans, et Arvin Mottarab, 35 ans. La cinquième victime québécoise, Mohammad Moeini, 35 ans, habitait Sherbrooke.

Siavash Ghafouri-Azar, 35 ans, et Sara Mamani, 34 ans, étaient tous deux ingénieurs spécialisés en aéronautique.

Ils s’étaient rencontrés dans les couloirs de l’Université Concordia, où ils ont tous deux fait une maîtrise récemment, au Concordia Institute of Aerospace Design & Innovation. Ils étaient fiancés depuis plus d’un an.

« Siavash était arrivé à Montréal comme immigrant reçu, il y a quatre ans, et était très motivé à s’intégrer au Canada et au Québec », souligne le professeur Christian Moreau, codirecteur de M. Ghafouri-Azar lors de ses études de maîtrise, dans un domaine très pointu touchant les matériaux utilisés dans les moteurs d’avion.

L’ingénieur était très impliqué dans les projets de recherche auxquels il a participé, puis à son travail chez Pratt & Whitney à Montréal, où il a été embauché comme spécialiste des matériaux avant même de terminer sa maîtrise, témoigne le professeur Moreau.

Sa conjointe travaillait pour sa part chez Bombardier, comme gestionnaire des changements aux produits.

« Sara était très travaillante et s’entendait bien avec tout le monde », a témoigné le professeur Suong Van Hoa, qui a dirigé la thèse de maîtrise de Mme Mamani, de 2014 à 2016.

Un autre couple d’ingénieurs

Arvin Mottarab et son épouse Aida Farzaneh étaient aussi ingénieurs et avaient obtenu récemment leurs doctorats de l’École de technologie supérieure (ÉTS), à Montréal, où on était sous le choc, hier. M. Mottarab avait terminé ses études en 2018, alors que Mme Farzaneh avait déposé la version finale de sa thèse le mois dernier.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

Aida Farzaneh et Arvin Mottarab

« C’est une année qui commence de façon bien triste, c’est une communauté qui est sous le choc. Leurs collègues étudiants et professeurs sont bien sûr très émus », a affirmé Stéphanie Sauvé, porte-parole de l’ÉTS. « On a une petite communauté iranienne ici à l’ÉTS qu’on va s’assurer de soutenir. »

La professeure Danielle Monfet avait travaillé de près avec Mme Farzaneh, puisqu’elle dirigeait sa thèse de doctorat sur l’efficacité énergétique. « C’était une excellente étudiante, qui a été très appréciée pendant ses stages dans l’industrie », a-t-elle témoigné en entrevue téléphonique. « Elle travaillait bien, elle travaillait fort. C’est extrêmement triste, ce qui est arrivé. »

Mme Farzaneh avait récemment commencé à travailler au sein de la firme d’architecture Lemay.

« Bien qu’Aida était avec Lemay depuis moins de trois mois, elle avait déjà fait sa marque au sein de l’équipe », a affirmé Cristine Tessier au nom de l’entreprise. « Elle a impressionné son entourage par son approche intelligente et structurée. »

Arvin Morattab avait récemment accepté un emploi dans une entreprise de Saint-Bruno, Eaton Electricla, après avoir travaillé pendant cinq ans au sein de la firme technologique OPAL-RT.

Un ancien collègue a exprimé son désarroi sur les réseaux sociaux. « Tous ceux qui le connaissaient vont se souvenir à jamais de son sourire et de son talent », a affirmé Vahid Jalili-Marandi.

Le couple aurait immigré ensemble au Canada il y a six ou sept ans. Les deux frères de M. Morattab, Arash et Armin, vivaient aussi au pays.

« Toute ma gratitude va à mon épouse, Aida, pour son soutien, sa grande patience et sa compréhension. Durant toutes ces années, elle était celle qui était constamment à mes côtés avec son amour, dans les hauts comme dans les bas », avait écrit M. Morattab dans l’introduction de sa thèse de doctorat.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a manifesté sa tristesse, dans un message publié sur Twitter. « Mes pensées accompagnent les familles et les proches des Montréalais.e.s et de toutes les victimes de cette terrible tragédie », a-t-elle écrit.

Étudiant à Montréal

Shahab Raana, 36 ans, habitait pour sa part Montréal depuis sept ou huis mois seulement. L’étudiant a écrit à ses amis alors qu’il se trouvait dans l’avion à Téhéran : il voulait les rassurer, en raison des tensions dans la région, sur son retour imminent dans la métropole.

PHOTO TIRÉE DE L’INTERNET

Shahab Raana

« C’était quelqu’un de très gentil, qui se faisait du souci pour les autres et qui a eu beaucoup de courage », a dit au téléphone son ami Hamidreza Zahedi.

Les deux hommes s’étaient rencontrés il y a une quinzaine d’années à Téhéran. Il y a environ sept mois, Shahab Raana avait décidé de venir étudier à Montréal, dans le domaine de la soudure.

« Il avait choisi Montréal parce qu’il voulait connaître une autre culture, apprendre la langue française et avoir une expérience canadienne », a souligné M. Zahedi, ajoutant que le néo-Montréalais faisait de grands efforts pour s’intégrer à la vie québécoise.

Pendant les vacances des Fêtes, M. Raana avait décidé de surprendre ses parents en leur rendant visite. Il devait rentrer à Montréal pour reprendre ses cours.

Un Sherbrookois parmi les victimes

Ingénieur de 35 ans, Mohammad Moeini s’était installé en région en acceptant un emploi chez Bombardier produits récréatifs, à Valcourt, il y a trois ans. Il y était concepteur mécanique.

PHOTO TIRÉE DE LINKEDIN

Mohammad Moeini

« Nous sommes bouleversés d’apprendre le décès de l’un de nos employés, a dit Elaine Arsenault, conseillère aux relations avec les médias chez BRP. Nous offrons nos plus sincères condoléances à la famille de Mohammad ainsi qu’à toutes les familles des victimes de cette terrible tragédie. »

M. Moeini résidait à Sherbrooke, non loin de son lieu de travail. Le maire de la ville s’est dit « attristé d’apprendre le décès du Sherbrookois […] dans l’écrasement d’avion survenu ce matin, à Téhéran ». « Mes plus sincères sympathies à la famille, aux amis ainsi qu’aux collègues de travail de la victime », a continué Steve Lussier sur les réseaux sociaux.

Des sièges vides dans l’avion

Le premier ministre Justin Trudeau, en conférence de presse à Ottawa mercredi après-midi, a souligné le fait que la majorité des victimes de l’écrasement avaient des liens avec le Canada, puisqu’ils se dirigeaient vers l’aéroport Pearson de Toronto, après un arrêt à Kiev, en Ukraine.

« Il y a une heure, un avion d’Ukrainian Airlines en partance de Kiev a atterri à Toronto, a dit le premier ministre Trudeau. Selon la compagnie aérienne, 138 passagers n’étaient pas à bord parce qu’ils sont morts dans un écrasement dans la première portion de leur voyage. Des mesures sont prises pour soutenir les familles à l’aéroport Pearson. »

« De la part de tous les Canadiens, je veux exprimer mes condoléances les plus profondes à ceux qui font le deuil d’un être aimé. […] Je veux que vous sachiez qu’un pays entier est avec vous. Dans les moments les plus tragiques, les Canadiens ont l’habitude de se serrer les coudes, d’être là les uns pour les autres », a continué le premier ministre.

Par Isabelle Ducas et Philippe Teisceira-Lessard avec la collaboration de Philippe Mercure et Janie Gosselin, La Pressecanadienne.com

Québec: Une Sherbrookoise perd 4 membres de sa famille dans l’écrasement d’avion à Téhéran

janvier 9, 2020

 

 

Maryam Hazini a perdu quatre membres de sa famille dans l’écrasement d’avion survenu mercredi matin à Téhéran.

Mme Hazini, qui est copropriétaire du Café restaurant L situé sur la rue Frontenac, a appris mercredi que l’un des ses grands oncles et trois membres de sa famille se trouvaient dans l’appareil qui s’est écrasé, mercredi matin.

C’est la soeur de Mme Hazini qui l’a appelée pour lui annoncer la nouvelle. Le quatre membres de sa famille qui ont péri se dirigeaient vers l’Ukraine pour y passer de vacances.

Toute ma famille était sous le choc, tout comme moi, lance-t-elle, visiblement ébranlée.

«C’est très difficile pour moi, parce que je suis très loin. Maintenant, je ne sais pas ce que je dois faire.»

-Maryam Hazini

La communauté iranienne de Sherbrooke ébranlée

Fardad Tadbiri, le mari de Maryam Hazini, est lui aussi très ébranlé par la tragédie qui a touché son pays.

Il avait déjà emprunté la même compagnie aérienne, Ukraine International Airlines, dans son pays d’origine.

J’ai fait plusieurs fois le même trajet. Récemment, j’étais dans le même vol. Je n’arrête pas de me dire que ça aurait pu m’arriver, dit pour sa part Farnaz Abbassi Moghaddam, membre de la communauté iranienne de Sherbrooke.

Maysam Majd, lui aussi membre de la communauté iranienne de Sherbrooke, était attristé par la nouvelle.

Il y avait beaucoup d’étudiants canadiens et irano-canadiens. Des jeunes, des enfants, des femmes, des couples qui venaient de se marier depuis seulement quelques jours, regrette-t-il.

CBC/Radio-Canada

Des Montréalais parmi les victimes de l’écrasement d’avion en Iran

janvier 8, 2020

 

© Fournis par Journal Métro
 

Au moins quatre Montréalais se retrouvent parmi les 63 victimes canadiennes de l’écrasement de l’avion en Iran ce matin, ont confirmé les autorités locales. Siavash Ghafouri-Azar, Aida Farzaneh, Arvin Morattab et Mohammed Moeini étaient à bord de l’avion de la compagnie Ukraine International Airlines.

Selon les informations qui ont été relayées mercredi, l’ingénieur Siavash Ghafouri-Azar, employé de Pratt & Whitney Canada, se trouvait à bord de l’appareil parce qu’il rentrait d’une visite dans son pays d’origine. L’homme de 35 ans venait de se marier en Iran. Il avait récemment terminé une maîtrise à l’université Concordia.

Aida Farzaneh, 34 ans et Arvin Morattab, 36 ans étaient aussi en Iran en couple. Aida était chargée de cours à l’École de technologie supérieure. Elle était aussi chef de projet pour la firme d’architecture Lemay. Arvin était étudiant à l’École de technologie supérieure et travaillait pour la compagnie Eaton, basée en Irlande.

Mohammad Moeini 36 ans, pour sa part, travaillait pour la division des produits récréatifs de l’entreprise québécoise Bombardier.

Onde de chocs à l’international

L’écrasement de l’appareil s’est produit près de Téhéran quelques heures après que l’Iran ait envoyé 22 missiles sur des bases américaines en Irak. L’appareil venait tout juste de décoller de la capitale.

Tous les 176 passagers du vol PS-752 ainsi que l’équipage à bord du Boeing 737-800 sont décédés. La plupart des passagers étaient en transit de Téhéran vers Kiev.

Selon l’Ukraine International Airlines, l’avion a pris feu avant de toucher le sol vers 6 h 10 heure locale, à environ 45 km au nord-ouest de l’aéroport de Téhéran, dans la ville de Chahriar.

Mercredi, en début d’après-midi, le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, a pour sa part prévenu que le bilan des Canadiens tués dans l’écrasement d’avion en Iran pourrait évoluer, à mesure que d’autres renseignements sont disponibles. Certaines victimes auraient notamment la double nationalité.

«On continuera de travailler de près avec nos partenaires pour veiller à ce qu’une enquête approfondie relative à cet écrasement soit menée», a quant à lui insisté le premier ministre Justin Trudeau.

Lela Savic en collaboration avec Henri Ouellette-Vézina

Canada: Un avion américain disparu depuis 1957 retrouvé au Nouveau-Brunswick

décembre 14, 2019

 

© Danny Pelletier
 

Un travailleur forestier a trouvé par hasard la carcasse d’un avion qui serait disparu il y a  62 ans au Nouveau-Brunswick.

Tôt jeudi matin, Danny Pelletier coupait du bois en forêt avec de l’équipement lourd, dans le nord de la province, entre Saint-Quentin et Bathurst.

Puis il a aperçu des morceaux de métal qui réfléchissaient les premières lueurs du matin, un peu plus loin devant lui. Il a décidé d’examiner les débris, puis a réalisé qu’il y avait un numéro de série inscrit sur un des morceaux.

Dans les photos prises sur place, le numéro d’identification N1054N est bien visible.

Un travailleur forestier a trouvé la caracasse d'un avion disparu au Nouveau-Brunswick en 1957.

© Fournis par Radio-Canada.ca
Un travailleur forestier a trouvé la carcasse d’un avion disparu au Nouveau-Brunswick en 1957.
 

Selon les recherches de Radio-Canada, ce numéro d’identification correspond à un avion de type Stermans de la compagnie Medford Aviation Services de l’état de l’Oregon, aux États-Unis.

Cette compagnie utilisait en 1957 ce genre d’avion pour faire de l’arrosage, pour contrer la prolifération de la tordeuse du bourgeon de l’épinette.

Sur la liste des pilotes qui effectuaient l’arrosage à cette période, on apprend que cet avion était conduit par Elwyn Behnke de l’Oregon.

Le 20 juin 1957, M. Behnke est mort lorsque son avion s’est écrasé dans une forêt, il était alors âgé de 31 ans.

Le 20 juin 1957, monsieur Behnke est mort lorsque son avion s'est écrasé dans la fôret.

© Fournis par Radio-Canada.ca
Le 20 juin 1957, monsieur Behnke est mort lorsque son avion s’est écrasé dans la fôret. En 2017, son fils Mark Behnke a entrepris des recherches d’information sur la mort de son père, dans un écrasement d’avion dans la province canadienne du Nouveau-Brunswick.

Le Bureau de la sécurité des Transports du Canada a été informé de la découverte et les enquêteurs examinent ces informations afin de déterminer si une enquête sera ouverte.

CBC/Radio-Canada avec les renseignements de Bernard Lebel

Chili : des débris retrouvés en mer sur le site de la disparition d’un avion militaire

décembre 11, 2019

 

L’appareil disparu, un Hercules C130, avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas, au sud du pays, avec 38 personnes à bord.

L’armée de l’Air chilienne a annoncé mercredi soir avoir retrouvé des débris en mer sur le site de la disparition d’un avion militaire, introuvable depuis deux jours et qui transportait 38 personnes. «La découverte a été faite par le bateau battant pavillon chilien Antarctic Endeavour et il pourrait s’agir de morceaux de mousse des réservoirs internes de combustible du C-130», a annoncé à la presse Eduardo Mosqueira, commandant de la IVe Brigade aérienne à Punta Arenas, à 3000 km au sud de Santiago.

L’appareil disparu, un Hercules C130, avait décollé lundi de la base Chabunco de Punta Arenas (pointe sud du Chili) à 16H55 (19H55 GMT) pour rejoindre la base antarctique Eduardo Frei. Le contact radio avec l’avion de transport militaire a été «perdu» à 18H13 (21H13 GMT), selon un communiqué de la Force aérienne chilienne (FACH). Il survolait alors le passage de Drake, bras de mer qui sépare l’extrémité sud de l’Amérique latine et l’Antarctique et qui est considéré comme redoutable par les marins.

L’avion a été déclaré «sinistré» sept heures après l’incident, a indiqué l’armée de l’Air, en soulignant qu’il disposait de réserves de carburant suffisantes pour voler jusqu’à 00H40 (03H40 GMT). Depuis, une quinzaine d’avions et cinq bateaux participaient aux opérations de recherche. Outre le Chili, l’Argentine, l’Uruguay, le Brésil et les Etats-Unis ont envoyé des moyens aériens et maritimes sur place. «Toute l’armée de l’Air chilienne et les forces armées sommes en train de faire tout notre possible pour chercher le C-130 qui a disparu», avait déclaré mercredi matin le commandant Eduardo Mosqueira.

La zone de recherche a été étendue mercredi, «les conditions étant meilleures», a-t-il ajouté. A bord de l’appareil, 38 personnes avaient pris place : 17 membres d’équipage et 21 passagers. Parmi ces derniers figurent 15 militaires de la FACH, trois de l’armée de Terre, deux d’une entreprise privée de construction, Inproser, ainsi qu’un fonctionnaire de l’université de Magallanes. Ils devaient effectuer des «tâches de soutien logistique», et notamment réviser un oléoduc flottant alimentant en carburant la base antarctique, la plus importante du Chili.

Par Le Figaro.fr avec AFP

RDC : un avion petit porteur s’écrase sur un quartier de Goma, au moins 23 morts

novembre 24, 2019

Des habitants après la chute d'un petit avion sur Goma, dans l'est de la RDC, le 24 novembre 2019.

Des habitants après la chute d’un petit avion sur Goma, dans l’est de la RDC, le 24 novembre 2019. © AFP / PAMELA TULIZO

 

Un avion petit porteur de la compagnie privée congolaise Busy Bee s’est écrasé au décollage dans la matinée sur un quartier populaire de Goma, dans l’est de la RDC, faisant au moins 23 morts dimanche 24 novembre.

« Il y a trois corps qui viennent d’arriver à la morgue. Nous sommes à 23 corps maintenant », a déclaré le coordonnateur de la protection civile à Goma, Joseph Makundi.

L’avion de la compagnie privée Busy Bee transportait 19 personnes, d’après la compagnie. « Il y avait 17 passagers et deux membres d’équipage », a précisé Héritier Said Mamadou, chargé des réservations.

Outre les passagers, des habitants de Goma figurent donc sans doute parmi les victimes de la chute de l’avion de type Dornier-228. Les secours ne parvenaient pas à donner un bilan pour les passagers et les habitants.

Enquête en cours

L’appareil s’est écrasé sur une maison du quartier Mapendo/Birere de Goma, à côté de l’aéroport construit près de la frontière avec le Rwanda au milieu de zones densément peuplées.

L’appareil devait assurer une rotation vers Beni et Butembo à 350 km au nord de Goma. Le pilote a « raté son décollage », a rapporté le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita, dans un communiqué. Depuis Beni, il a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

« A priori, c’est un problème technique », a déclaré un technicien de la compagnie sur le lieu du crash, cité par le site d’informations actualité.cd. La direction est réunie dans l’attente des résultats de l’enquête technique menée par une équipe sur le terrain.

Une compagnie récente

La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a envoyé deux camions de pompiers en renfort des équipes congolaises.

Busy Bee est une compagnie récente qui dispose au total de trois appareils du même type pour desservir les zones enclavées de la province du Nord-Kivu de Beni et Butembo.

La piste de l’aéroport de Goma avait été rénovée et prolongée en 2015 après avoir été endommagée en 2002 par l’éruption du volcan Nyiragongo. L’aéroport est utilisé pour des vols réguliers (Ethiopian Airlines, Congo Airways, CAA, Busy Bee) mais surtout des appareils des Nations unies et d’organisations humanitaires.

Pra jeuneafrique.com avec AFP