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Madagascar: l’étudiante qui a sauté d’un avion était déprimée, selon les enquêteurs

août 8, 2019

 

La jeune Britannique morte après avoir sauté d’un avion en vol le mois dernier au-dessus de Madagascar avait connu des difficultés dans ses études et traversait une dépression, ont déclaré les enquêteurs malgaches. Etudiante à l’université de Cambridge et effectuant des recherches sur la Grande île, Alana Cutland, 19 ans, s’était jetée dans le vide par la porte de l’avion cinq minutes après le décollage du petit aéroport d’Anjajavy. le 25 juillet, dans le nord-ouest.

Son corps a été transféré ce jeudi à Antananarivo, deux jours après sa découverte à l’issue de deux semaines de recherches dans la forêt de Mahadrodroka. Le chef de l’enquête a déclaré que des pilules contre le paludisme avaient été trouvées dans son sac, dont deux seulement avaient été consommées, sans qu’on sache à quelle date. «On a trouvé dans ses affaires une boite de médicaments anti-palu. Et on nous a rapporté qu’elle avait aussi des somnifères qui traînaient sur sa table à son hôtel», a dit à l’AFP le commandant Spinola Edvin Nomenjanahary.

Selon lui, la jeune fille avait marmonné lors d’un appel téléphonique avec ses parents, qui lui avaient suggéré de rentrer. «Les parents avaient eu du mal à reconnaître leur fille dans leur dernière conversation téléphonique et lui avaient demandé de prendre le même avion que Mme Ruth Johnson, une Anglaise qui séjournait dans le même hôtel qu’elle, pour retourner en Angleterre», a indiqué l’enquêteur mercredi soir à l’AFP.

«Avant le départ, le 25 juillet, en allant la chercher dans sa chambre, Mme Ruth a retrouvé Alana assise sur une chaise, avec un regard perdu dans le vide», a-t-il ajouté. Sa dépouille a été transportée à la morgue de l’hôpital HJRA, le plus grand de Madagascar, en présence de la presse et du colonel D’y La Paix Ralaivaonary, commandant de la gendarmerie de la province de Majunga, où s’est produit le drame.

Sa famille avait précisé le mois dernier dans un communiqué qu’Alana devait poursuivre ses études de sciences naturelles dans le cadre d’un stage à Madagascar. Elle n’a fourni aucune explication du geste de la jeune fille qu’elle décrivait comme curieuse et enthousiaste. Selon l’officier de gendarmerie, Alana était déprimée et n’aurait pas voulu rentrer. «Elle a fait des recherches sur les petits crabes et elle a fait une dépression après constat de l’échec de ses recherches», a indiqué jeudi à la presse le colonel Ralaivaonary.

«Elle a eu une déception et a accepté à contre-cœur de rentrer chez elle», a-t-il dit. «La recherche [qu’avait entreprise Alana] devait durer six semaines. Mais en dix jours de recherches ses parents ont décidé de la ramener après constat de l’échec de la recherche», a-t-il ajouté. Le pilote et l’autre passagère, Ruth Johnson, ont déclaré avoir tenté en vain de l’empêcher de se précipiter dans le vide lors du vol. La reconstitution des faits a montré qu’«elle a sauté, personne ne l’a poussée», a dit le colonel de gendarmerie.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Madagascar: découverte du corps d’une britannique qui avait sauté d’un avion

août 7, 2019

 

Le corps d’une étudiante britannique qui avait sauté d’un avion en vol a été retrouvé mardi, selon la gendarmerie, après deux semaines de recherche dans la forêt de Mahadrodroka, dans le nord ouest de Madagascar.

«Les villageois ont enfin retrouvé le corps d’Alana Cutland après quinze jours de recherche», a déclaré le commandant Spinola Edvin Nomenjanahary, superviseur de l’enquête. Etudiante à l’université de Cambridge, Alana Cutland, 19 ans, était sortie en plein vol de l’avion, cinq minutes après le décollage du petit aéroport d’Anjajavy, dans le nord-ouest de l’île de l’océan Indien le 25 juillet. Le pilote et une femme qui avait pris le même avion ont tenté en vain de l’empêcher de sauter dans le vide. Sa famille avait précisé dans un communiqué qu’Alana devait effectuer un stage à Madagascar dans le cadre de ses études de sciences naturelles. Elle n’a fourni aucune explication du geste de la jeune fille décrite comme curieuse et enthousiaste.

Les villageois d’Anjajavy qui avaient commencé les recherches dès le lendemain avaient procédé lundi dernier à une cérémonie de sacrifice de zébu pour appeler leur dieu «Zanahary» à les aider à retrouver le corps de l’étudiante. La dépouille devait être transportée mercredi dans la capitale malgache Antananarivo.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: suspicion de choléra dans un avion venant d’Algérie, les passagers autorisés à partir

septembre 5, 2018

Toulouse – Quelque 150 passagers d’un volPassagers

Oran-Perpignan ont été autorisés mercredi à quitter l’aéroport du sud de la France après avoir été pris en charge par les secours, en raison d’une suspicion de choléra sur un enfant à bord, a-t-on appris auprès des pompiers.

« Un enfant est susceptible d’être porteur du choléra et a été évacué vers l’hôpital pour des examens », ainsi que sa mère et ses proches, ont indiqué à l’AFP les pompiers et la préfecture du département. « Des prélèvements vont être faits sur l’enfant pour vérifier » si ce cas est avéré.

Les autres passagers – 147 au total – et les membres d’équipage ont été évacués de l’appareil, après avoir été retenus à bord un peu plus d’une heure.

Encadrés par les pompiers, ils ont quitté l’avion après une « désinfection des mains » et une prise de renseignement sur leurs adresses et identités afin de suivre l’évolution de leur état de santé, si le cas de choléra était confirmé, selon la préfecture.

L’avion, de la compagnie ASL Airlines, a atterri vers 11H45 GMT sur le tarmac de Perpignan. Les pompiers et les services de secours ont été prévenus par un appel téléphonique des sapeurs-pompiers de l’aéroport.

Une épidémie de choléra ayant contaminé quelque 74 personnes a fait deux morts en Algérie depuis son apparition le 7 août. Elle est désormais « maîtrisée », a affirmé mardi le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui.

Le choléra est une infection diarrhéique aiguë provoquée par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés. Elle est facile à traiter par réhydratation notamment, mais peut tuer en quelques heures faute de traitement.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que la durée d’incubation peut aller jusqu’à cinq jours, mais que le vibrion responsable de la maladie peut rester présent jusqu’à 10 jours chez des porteurs sains.

Romandie.com avec(©AFP / 05 septembre 2018 14h23)                                                        

Un mécanicien américain « suicidaire » vole un avion vide et s’écrase dans la baie de Seattle

août 11, 2018

Un bimoteur Bombardier Q400 présenté au salon aéronautique du Bourget au nord de Paris, le 14 juin 2015 / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT

Un mécanicien de 29 ans qui s’est décrit comme un homme « brisé » a volé un bimoteur vide vendredi soir à l’aéroport de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, et effectué quelques figures acrobatiques sous l’oeil vigilant de deux F-15 militaires avant de mourir en s’écrasant dans la baie de Seattle.

La police locale a rapidement écarté tout caractère « terroriste », assurant que ce mécanicien de la compagnie Alaska Airlines avait des tendances « suicidaires » et avait agi seul.

Les circonstances dans lesquelles le jeune homme a réussi à faire décoller l’appareil –un bimoteur à hélices Bombardier Q400 d’une capacité de 90 places maximum– n’ont pas été détaillées par les autorités de l’aéroport de Seattle-Tacoma, situé à quelques kilomètres au sud de la grande métropole de l’État de Washington.

Une vidéo amateur circulant sur les réseaux sociaux montre l’appareil effectuer un lent tonneau sur lui-même, puis un looping qui s’achève au ras de l’eau avant de se redresser. Le tout sous la surveillance étroite de deux F-15 militaires qui ont reçu l’ordre de « voler en supersonique pour accélérer l’interception », selon l’armée.

La vidéo ne montre pas en revanche le crash de l’avion dans un bois de l’île de Ketron, dans la baie de Seattle, qui, selon les autorités, n’a pas fait de victimes.

– « Mec brisé » –

John Waldron, qui a tourné la vidéo, a expliqué à la chaîne CNN qu’il se promenait sur l’île de Ketron lorsqu’il a vu les deux jets militaires escorter le bimoteur : « j’ai commencé à filmer, parce que c’était assez bizarre ».

Après avoir pensé qu’il s’agissait d’un vol d’entraînement, le cinéaste amateur a compris que les deux F-15 s’efforçaient de contrôler le bimoteur, qui s’est lancé dans un looping.

« C’est incroyable qu’il ait pu redresser l’appareil », s’est étonné John Waldron qui juge qu’au plus bas l’avion s’est retrouvé à « pas plus de 30 mètres de la surface de l’eau », avant de se redresser.

L’avion s’est ensuite dirigé vers l’île de Ketron où John Waldron a couru se mettre à couvert et arrêté de filmer.

« Quand je me suis retourné, j’ai vu un éclair de lumière, puis la fumée et j’ai pensé +oh mon Dieu, je crois qu’il vient de s’écraser+ », a expliqué John Waldron.

Un enregistrement audio entre le mécanicien, identifié comme « Rich » ou « Richard », et la tour de contrôle brosse un portrait complexe du jeune homme, tour à tour surexcité, confus, calme et honnête.

Un avion vide volé s’écrase au décollage / © AFP / AFP

Il dit d’abord avoir mis assez de carburant « pour aller voir les montagnes olympiques », situées dans l’Etat de Washington près de la frontière canadienne, avant de s’inquiéter du fait que le carburant ait été consommé « plus vite que je ne pensais ».

Alors que la tour de contrôle tente de le convaincre avec ménagement d’atterrir sur une base militaire voisine, il craint que les militaires ne lui fassent « passer un mauvais quart d’heure ».

Le mécanicien se confie ensuite: « Il y a beaucoup de gens qui se soucient de moi. Ça va les décevoir de savoir que j’ai fait ça. Je voudrais m’excuser auprès de chacun d’eux. (Je suis) juste un mec brisé, j’ai quelques boulons mal vissés, j’imagine. Je ne l’avais jamais vraiment su, jusqu’à maintenant ».

– « Suicide d’un homme seul » –

A l’aéroport de Seattle-Tacoma, les autorités avaient dans un premier temps signalé qu’un employé d’une compagnie aérienne avait procédé à un « décollage non autorisé » à bord d’un avion vide avant de s’écraser en quittant l’aéroport.

La direction de Sea-Tac Airport avait alors souligné que les opérations avaient aussitôt repris normalement à l’aéroport. L’avion appartenait à la compagnie Horizon Air, filiale d’Alaska Airlines, a précisé Sea-Tac Airport.

L’avion volé avait aussitôt été pris en chasse par deux F-15 de l’armée de l’air américaine venus de la base aérienne de Portland, dans l’Etat voisin d’Oregon. Les F-15 ont encadré l’avion, mais ne sont pas intervenus dans l’accident, ont indiqué les services de police locaux.

Dans un communiqué, la Maison Blanche s’est félicitée de la coordination entre les forces de l’ordre et de « leur action rapide pour protéger la sécurité publique ».

La police a très rapidement écarté tout caractère terroriste, identifiant l’homme comme un résident du comté de Pierce.

« Ce n’est pas un incident terroriste. L’information est confirmée. Il s’agit du suicide d’un homme seul. Nous savons de qui il s’agit. Personne d’autre n’est impliqué », ont souligné sur Twitter les services de police du comté.

Romandie.com avec(©AFP / (11 août 2018 16h22

Suisse: le crash d’un avion de collection aurait fait jusqu’à 20 morts

août 5, 2018

Genève – L’accident d’un avion militaire de collection samedi après-midi contre une montagne de l’est de la Suisse pourrait avoir fait jusqu’à 20 morts, selon des médias suisses, alors que la police a convoqué une conférence de presse à 14h00 (12h00 GMT).

L’appareil, un trimoteur Junkers JU52 HB-HOT, construit en 1939 en Allemagne, appartenait à la compagnie JU-Air, fondée en 1982 par des amis de l’armée de l’air, a rapporté l’agence de presse ATS.

L’appareil, qui peut transporter 17 passagers et 3 membres d’équipage, s’est écrasé contre le versant ouest du Piz Segnas, à une altitude de 2.540 mètres, dans le canton des Grisons (est).

Selon le quotidien suisse de langue allemande Blick, l’avion avait décollé du Tessin (sud de la Suisse) et devait revenir se poser à 16h50 (14h50 GMT) sur l’aéroport militaire de Dübendorf, près de Zürich.

Toutes les places avaient été réservées, ce qui laisse supposer que l’accident pourrait avoir fait 20 victimes, selon Blick.

Le journal 20 Minutes cite pour sa part un témoin qui se trouvait dans un refuge de montagne au moment de l’accident.

« L’avion a fait un virage de 180 degrés vers le sud et est tombé comme une pierre vers le sol », a raconté ce témoin, ajoutant que les débris étaient éparpillés sur « une zone très réduite », ce qui écarterait l’hypothèse d’une explosion.

Près de 24 heures après l’accident, la police cantonale n’a toujours pas fourni de bilan. Elle a informé que 5 hélicoptères participaient aux opérations de sauvetage et que l’espace aérien au-dessus du lieu de la catastrophe avait été fermé jusqu’à dimanche soir.

Sur son site, la compagnie JU-Air exprime « sa profonde tristesse » et « adresse ses pensées aux passagers, aux membres d’équipage, aux familles et aux amis des victimes ».

Elle ajoute que ses vols sont pour l’instant suspendus.

Le site de JU-Air précise qu’elle possède 4 appareils Junker, datant de 1939, et qu’elle a transporté plus de 14.000 passagers en 2014 pour des vols charters ou des baptêmes de l’air. Ses pilotes sont d’anciens militaires et pilotes professionnels, tous volontaires.

Il ne mentionne qu’un seul accident, en 1987, à l’aéroport de Coblence, dans le centre de l’Allemagne, qui n’aurait fait aucun blessé.

Un autre accident d’avion s’était produit samedi dans la matinée dans le nord de la Suisse.

Un petit avion de tourisme avec à son bord un couple et deux enfants en bas âge s’était écrasé dans une forêt à Hergiswil, dans le canton de Nidwald (nord) et avait immédiatement pris feu. Les secouristes n’ont retrouvé aucun survivant.

Romandie.com avec(©AFP / 05 août 2018 10h17)                                                        

Mexique: un avion de ligne s’écrase au décollage, des blessés, pas de mort

juillet 31, 2018

Un avion s’est écrasé à l’aéroport de Durango, dans le nord du Mexique, le 31 juillet 2018 / © AFP / Lulu MURILLO

Un avion de la compagnie Aeromexico s’est écrasé mardi juste après son décollage dans l’Etat de Durango, dans le nord du Mexique, faisant de nombreux blessés mais aucun décès, a-t-on appris auprès des autorités locales.

Vers 16H00 locales (21h00 GMT), l’avion de type Embraer « s’est écrasé au moment du décollage de l’aéroport de Durango en direction de Mexico, avec 97 passagers et 4 membres d’équipage à son bord », a indiqué le ministre mexicain du Transport, Gerardo Ruiz Esparza.

« Il n’y a pas de personne décédée », a assuré le gouverneur de cet Etat, Jose Aispuro, sur Twitter.

Selon un premier bilan, « il y aurait environ 85 blessés », a indiqué de son côté sur la chaîne Milenio TV le porte-parole de la protection civile locale, Alejandro Cardoza. Il y a quelques « lésions sérieuses », mais la majorité des blessures sont « très légères », a-t-il précisé.

L’avion aurait été pris dans une forte averse de grêle au moment du décollage et aurait tenté d’effectuer « un atterrissage forcé dans un champs à environ 10 kilomètres de l’aéroport ».

« Le feu s’est déclaré après l’atterrissage forcé qu’ont effectué les pilotes, mais heureusement il n’y a apparemment pas de personnes avec des brûlures », selon M. Cardoza.

D’après les premiers témoignages des passagers, « au moment du décollage, il y a eu un mouvement bizarre et l’accident s’est alors produit », a raconté M. Aispuro sur Milenio TV.

Un correspondant de l’AFP qui s’est rendu sur place a vu un avion enveloppé dans un nuage de fumée, et des passagers qui quittaient à pied l’appareil, certains présentant des blessures légères.

Les premières images diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias montrent un avion au sol, dont la carlingue entière est partiellement consumée par un incendie.

Romandie.com avec(©AFP / 01 août 2018 01h24)

Israël dit avoir abattu un avion syrien, version différente à Damas

juillet 24, 2018

Des soldats israéliens dans le sud de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël, près de la province syrienne de Deraa, le 24 juillet 2018 / © AFP / JALAA MAREY

Israël a annoncé mardi avoir abattu un avion de chasse syrien qui avait pénétré dans l’espace aérien qu’il contrôle, une version aussitôt démentie par Damas qui a affirmé que l’appareil menait des opérations antijihadistes dans le sud syrien.

Israël est sur le qui-vive depuis le lancement le 19 juin par le régime de Bachar al-Assad et ses alliés d’une offensive pour reprendre les zones rebelles dans les provinces syriennes de Deraa et de Qouneitra (sud), tout près de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël.

Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, a indiqué lors d’une conférence de presse téléphonique que l’avion, « un Sukhoi 22 ou 24 », avait été « touché après avoir pénétré de 2 km » dans l’espace aérien contrôlé par Israël, dans le sud du Golan occupé.

Dans un communiqué publié peu avant, l’armée avait précisé avoir tiré « des missiles Patriot en direction » de l’appareil et l’avoir « intercepté », terme qu’elle utilise pour dire que la cible a été abattue.

« L’avion s’est écrasé dans la partie sud du plateau du Golan syrien », a précisé Jonathan Conricus.

En Syrie, une source militaire citée par l’agence officielle Sana a donné une autre version : selon elle, Israël a en fait tiré en direction d’un avion de chasse syrien qui menait des opérations contre les jihadistes dans le sud de la Syrie.

– « Ennemi israélien » –

Les forces du régime, qui ont réussi à reprendre la majorité des territoires du sud-ouest du pays aux rebelles, encerclent désormais un secteur tenu par le groupe Etat islamique (EI) à proximité du Golan et de la zone tampon démilitarisée qui le traverse, créée par un accord en 1974, un an après la guerre israélo-arabe de 1973.

Le régime de Damas accuse depuis longtemps Israël de soutenir l’EI et d’autres groupes d’opposition.

« L’ennemi israélien a confirmé avoir adopté des groupes armés terroristes, et a visé l’un de nos avions qui frappait leurs positions dans le secteur de Saïda (…) dans l’espace aérien syrien », a affirmé la source militaire syrienne, qui n’a pas précisé si l’avion avait été touché ou abattu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l’opération dans une déclaration, qualifiant l’incident de « violation claire de l’accord de séparation de 1974 ».

« Nous n’accepterons aucune intrusion sur notre territoire ni aérienne ni terrestre », a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l’armée, Jonathan Conricus, a assuré que « l’incident » était clos mais que les forces israéliennes « restaient bien sûr en alerte élevée ».

Il n’a pas précisé spécifiquement si la Russie, allié de Damas, avait été informée avant que l’avion ne soit abattu, mais affirmé que « de nombreuses conversations et communications » avaient été engagées après qu’Israël a constaté « une activité aérienne de grande intensité dans la zone ».

Pays voisins, Israël et la Syrie n’ont jamais conclu de traité de paix. Israël s’est emparé en 1967 de la majeure partie du plateau syrien du Golan, qu’elle a annexée en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

– « Opération criminelle » –

Tout en veillant à ne pas être aspiré dans le conflit en Syrie, Israël a frappé à plusieurs reprises dans ce pays, notamment contre des positions du régime de Damas et de certains de ses alliés, le Hezbollah libanais et l’Iran.

Lundi, l’armée israélienne avait annoncé avoir tiré sur deux roquettes lancées depuis la Syrie avec son nouveau système antimissile « Fronde de David ».

Israël a demandé à de nombreuses reprises que l’Iran, sa bête noire, retire ses militaires de Syrie.

Lors d’une rencontre lundi à Jérusalem entre Benjamin Netanyahu et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, la Russie a proposé que les forces iraniennes soient maintenues à une distance de 100 km de la ligne de démarcation sur le plateau du Golan, selon un responsable israélien.

L’Etat hébreu avait par ailleurs annoncé dimanche avoir procédé, à la demande de pays occidentaux, à l’évacuation vers la Jordanie de centaines de Casques blancs et de membres de leurs familles, bloqués dans le sud-ouest syrien face à l’avancée du régime.

Ces bénévoles sont devenus célèbres pour leurs opérations de secours dans les zones rebelles bombardées mais le régime de Bachar al-Assad et ses alliés les considèrent comme liés à des groupes jihadistes.

Le pouvoir syrien avait d’ailleurs fustigé ces évacuations menées par Israël comme une « opération criminelle ».

Romandie.com avec(©AFP / 24 juillet 2018 18h48)

Un avion militaire s’écrase en Algérie: 257 morts, pire drame aérien du pays

avril 11, 2018

Des secouristes s’affairent autour de l’épave d’un avion militaire algérien qui s’est écrasé près de la base aérienne de Boufarik au sud d’Alger, faisant 257 morts, le 11 avril 2018 / © AFP / Ryad KRAMDI

Un avion de l’armée algérienne s’est écrasé mercredi peu après son décollage d’une base au sud d’Alger, faisant 257 morts, majoritairement des militaires et des membres de leurs familles, la pire catastrophe aérienne en Algérie.

Selon un photographe de l’AFP sur la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de km au sud de la capitale algérienne, l’épave calcinée et noircie de l’appareil git dans un champ situé à quelque 100 mètres des murs d’enceinte de la base.

La zone de l’accident est inhabitée, mais une personne au sol, le gardien du champ a été blessé par des débris et transporté à l’hôpital, selon des témoins qui ont dit à l’AFP avoir entendu une explosion au moment de la chute de l’avion.

Aucune hypothèse n’a été pour l’heure avancée pour expliquer l’accident.

Les victimes sont les dix membres d’équipage et 247 passagers, « dont la plupart sont des personnels de l’Armée nationale populaire ainsi que des membres de leurs familles », a précisé le ministère de la Défense.

Ce bilan en fait la pire catastrophe aérienne -civile ou militaire- survenue en Algérie et la 4e plus meurtrière au monde ces 20 dernières années.

Les flammes, qui ont ravagé la quasi-totalité de l’avion, sont désormais éteintes, a constaté le photographe de l’AFP. De nombreux véhicules de pompiers et d’ambulances étaient visibles sur les lieux, bouclés par les forces de sécurité qui empêchaient journalistes et badauds de s’approcher.

– Commission d’enquête –

Le vice-ministre algérien de la Défense, également chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, le général Ahmed Gaïd Salah, s’est rendu sur les lieux et à ordonné la mise en place « immédiate d’une commission d’enquête afin de déterminer les circonstances de l’accident », selon le ministère de la Défense.

L’appareil accidenté est un Iliouchine-76, a indiqué une source militaire à l’AFP. Selon le site internet du constructeur, l’IL-76, un quadriréacteur civil ou militaire de fabrication soviétique puis russe, peut transporter entre 126 et 225 passagers selon les versions.

L’appareil assurait un vol Boufarik-Tindouf-Béchar et s’est écrasé à 07H50 locales (06H50 GMT), selon le ministère algérien.

Tindouf, à 1.800 km d’Alger, près des frontières du Maroc et du Sahara occidental, abrite des camps de réfugiés sahraouis ainsi que le siège d’administrations de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes du Front Polisario.

Le Polisario, soutenu par Alger, réclame l’indépendance du Sahara occidental, revendiqué par le Maroc qui en occupe la majeure partie depuis 1975.

Béchar, à 1.000 km environ au sud-ouest d’Alger, abrite une importe base militaire, près de la frontière fermée entre l’Algérie et le Maroc, les deux frères ennemis du Maghreb.

– Série d’accidents –

L’accident le plus meurtrier enregistré en Algérie jusqu’ici remontait à 2003 quand un Boeing-737 de la compagnie nationale Air Algérie s’était écrasé au décollage de Tamanrasset, à 2000 km au sud d’Alger, tuant 102 des 103 passagers et membres d’équipage.

En juillet 2014, un appareil affrété par Air Algérie et reliant Ouagadougou à Alger s’est écrasé au Mali (116 morts).

Ces dernières années, plusieurs appareils de l’armée algérienne ont subi des accidents qui ont fait des dizaines de victimes.

Le plus grave a eu lieu en février 2014: 77 personnes -des militaires et des membres de leur familles- ont péri dans l’accident d’un Hercules C-130 qui s’est écrasé alors qu’il survolait le mont Fortas (quelque 500 km à l’est d’Alger). Une personne a survécu et l’accident a été attribué aux mauvaises conditions météorologiques.

Plus récemment en 2016, 12 militaires algériens ont été tués quand leur hélicoptère s’est écrasé dans le sud du pays en raison d’une panne technique.

En novembre 2014, le pilote d’un chasseur MiG-25 de l’armée de l’air algérienne est parvenu à s’éjecter sain et sauf avant que son appareil ne s’écrase lors d’un entraînement à 200 km au Sud d’Alger. Un mois auparavant, un bombardier Sukhoï-24 s’est écrasé lors d’un entraînement au Sud d’Alger, tuant les deux militaires à bord.

En novembre 2012, six personnes -cinq militaires et un représentant de la Banque d’Algérie- ont été tuées dans la chute d’un appareil CASA C-295 de l’armée de l’air algérienne dans le sud-est de la France, un accident attribué à une accumulation de givre.

Romandie.com avec(©AFP / 11 avril 2018 15h15)                

Grève: un avion sur quatre d’Air France cloué au sol mardi

avril 9, 2018

Air France prévoit d’assurer 75% des vols mardi / © AFP/Archives / STEPHANE DE SAKUTIN

Air France prévoit qu’un avion sur quatre sera cloué au sol mardi, au sixième épisode d’une grève pour les salaires lancée en février, selon un communiqué de la direction publié lundi.

Le taux de 75% des vols assurés en moyenne mardi est semblable à celui des quatre premiers jours de grève (22 février, 23 mars, 30 mars et 3 avril). Il était de 70% samedi pour la cinquième journée de mobilisation.

Dans le détail, le groupe aérien prévoit le maintien mardi de 65% des vols long-courriers, 73% des moyen-courriers depuis et vers Roissy, et 80% des court-courriers à Orly et en région, précise le communiqué.

Onze syndicats de tous métiers réclament 6% d’augmentation générale. Ils appellent également à la grève mercredi, puis les 17 et 18 avril, ainsi que les 23 et 24 avril.

La direction estime, compte tenu des déclarations préalables reçues (loi Diard), le taux de grévistes à 35,3% pour les pilotes, 20,2% pour les personnels navigants commerciaux (PNC, hôtesses et stewards) et 13% pour les personnels au sol.

Si la mobilisation semble moins importante qu’habituellement pour les deux dernières catégories, ce n’est pas le cas chez les pilotes où le taux de participation est plus élevé que précédemment.

L’intersyndicale de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d’hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et Sud), réclame, comme l’Unac qui n’en fait pas partie, une augmentation de 6% des grilles salariales, au titre des efforts passés et des bons résultats de l’entreprise.

La direction réplique que la dynamique de croissance n’est pas assez solide pour accorder de telles revalorisations, qu’elle chiffre à 240 millions d’euros par an.

Elle a décidé d’appliquer en 2018 une augmentation générale – la première depuis 2011 – de 0,6% au 1er avril et 0,4% au 1er octobre. Avec les augmentations individuelles (1,4% pour les personnels au sol) et l’intéressement (130 millions d’euros), l’entreprise affirme redistribuer « 200 millions d’euros » à ses salariés.

Romandie.com avec(©AFP / 09 avril 2018 13h39)                

Russie: un avion perd sa cargaison de lingots au décollage

mars 15, 2018

Moscou – Un avion transportant une cargaison de lingots de « métal précieux » en Sibérie a connu un problème au décollage et en a déversé plus de trois tonnes sur la piste de l’aéroport, ont indiqué jeudi les autorités locales.

L’appareil de transport An-12 de la compagnie Nimbus était en train de décoller depuis une piste de l’aéroport de Iakoutsk, lorsqu’une des trappes de l’avion a été arrachée et une partie de sa cargaison s’est déversée au sol, a annoncé le Comité d’enquête sur Telegram.

Des photographies diffusées par les autorités montrent des dizaines de lingots de métal précieux, à la fois d’or et d’argent, étalés sur la piste enneigée de l’aéroport et des policiers inspectant le trou béant dans l’appareil.

Selon les autorités locales, l’accident a probablement été provoqué par une mauvaise fixation de la cargaison à l’intérieur de l’avion. La cargaison appartient à une compagnie minière russe elle-même propriété du conglomérat canadien Kinross.

« Toute la cargaison a été retrouvée. Il n’y a aucune perte », a indiqué à l’agence Interfax Stanislav Borodiouk, représentant moscovite de Kinross Gold, ajoutant qu’aucun membre de l’équipage n’avait été blessé au cours de l’incident et que l’avion s’était posé sans difficultés.

Selon les experts interrogés par l’agence publique Ria Novosti, la cargaison de l’avion peut être estimée à plus de 122 millions de dollars au total.

La vaste et peu peuplée région de Iakoutie, située à près de 5.000 kilomètres de Moscou, est riche en ressources minérales et abrite notamment plusieurs grandes mines d’or et de diamants.

Romandie.com avec(©AFP / 15 mars 2018 13h50)