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La Russie dépêche samedi 44 avions vides en Egypte pour récupérer les touristes russes

novembre 7, 2015

Moscou – La Russie dépêche samedi 44 avions vides en Egypte pour récupérer les touristes russes, après le crash de l’avion russe dans le Sinaï, a annoncé l’Agence fédérale chargée du transport aérien (Rosaviatsia).

Au total, 30 avions des compagnies aériennes russes, sans passagers, seront envoyés à Hurghada et 14 avions à Charm el-Cheikh, deux stations balnéaires au bord de la mer Rouge en Egypte, a indiqué l’agence fédérale dans un communiqué.

Il s’agit d’horaires habituels pour tous ces vols, précise le communiqué.

Aucun vol n’est prévu aujourd’hui pour le Caire, car des vols pour cette ville ne sont effectués que quatre fois par semaine, selon la même source.

Jusqu’à 78.000 touristes russes se trouvent actuellement en Egypte, a affirmé Rosaviatsia, précisant citer des chiffres affinés de l’Agence fédérale russe du tourisme (Rostourisme).

Une responsable du secteur du tourisme avait auparavant estimé que le nombre était de près de 80.000 personnes.

Vers 13H30 GMT, 9 avions en provenance de Hurghada sont partis vers la Russie et 4 vols ont décollé de Charm el-Cheikh, a précisé Rosaviatsia.

Il s’agit de vols réguliers comme de vols charter, selon la même source.

Pour des raisons de sécurité, seuls les bagages à main seront admis à bord, alors que les bagages de soute seront transportés séparément, notamment à bord d’avions dépêchés par le ministère russe des Situations d’urgence, ajoute le communiqué.

Deux avions Iliouchine-76 doivent décoller aujourd’hui pour l’Egypte pour transporter les bagages des touristes russes, a indiqué de son côté samedi le ministère des Situations d’urgence.

Le retour des touristes sera effectué compte tenu de leur programme de séjour en Egypte et les dates de leurs billets d’avion pour la Russie, a-t-il souligné dans un communiqué.

En effet, les touristes russes qui séjournent actuellement en Egypte ne seront pas obligés de quitter le pays immédiatement et pourront rentrer en Russie au moment qu’ils choisiront, a assuré à l’AFP Irina Tiourina, porte-parole de la Fédération de l’industrie touristique russe.

Il n’y aura pas d’évacuation, a-t-elle affirmé.

Les touristes reviendront d’Egypte en Russie à leur propre rythme, avait également assuré vendredi un vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch.

De son côté, le ministère russe du Travail a appelé les employeurs à ne pas sanctionner leurs salmariés en vacances en Egypte qui pourraient avoir des difficultés pour reprendre le travail à temps.

Les Russes ayant acheté des séjours de vacances en Egypte se voient désormais proposer des destinations de remplacement, en particulier la Turquie.

Une semaine après le crash qui a coûté la vie aux 224 personnes à bord, la thèse d’une bombe ayant explosé dans l’Airbus de la compagnie russe Metrojet est désormais privilégiée.

La Russie, restée prudente face à la thèse d’un attentat, a cependant ordonné vendredi la suspension de ses vols civils vers l’Egypte.

Le rapatriement a commencé vendredi pour les quelque 20.000 Britanniques présents à Charm el-Cheikh.

Romandie.com avec(©AFP / 07 novembre 2015 17h13)

La Russie a déployé 28 avions de combat en Syrie

septembre 21, 2015

Washington – La Russie a déployé 28 avions de combat en Syrie, ont confirmé lundi à l’AFP des responsables américains.

Il y a 28 avions russes de chasse et d’attaque au sol déployés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié (ouest de la Syrie), un fief de Bachar al-Assad, a indiqué l’un de ces responsables sous couvert de l’anonymat.

Un second responsable américain a également confirmé le chiffre de 28 appareils de combat, ainsi que la présence d’une vingtaine d’hélicoptères russes de combat et de transport.

Ce responsable a également indiqué que la Russie opérait des drones au-dessus de la Syrie, sans donner plus de détails.

Depuis plusieurs semaines, Washington s’alarme du renforcement de la présence militaire russe en Syrie, un soutien pour le régime du président Bachar al-Assad.

Les Etats-Unis ont indiqué qu’une intervention directe des forces russes pour soutenir le régime syrien risquait d’attirer encore plus d’extrémistes, d’enraciner Assad et de bloquer le chemin vers une résolution du conflit.

Le Kremlin de son côté appelle à une coalition plus large contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui inclurait la Syrie et l’Irak.

Les ministres de la Défense américain et russe, qui n’avaient encore jamais eu de contact direct depuis l’arrivée d’Ashton Carter en février, se sont parlé vendredi sur la Syrie.

Ils ont convenu de poursuivre ces discussions, notamment pour éviter tout risque d’incident entre les forces russes et les avions de la coalition luttant contre le groupe Etat islamique menée par les Américains.

Celle-ci mène quasi quotidiennement des bombardements contre les jihadistes en Syrie.

Après un tir d’obus dimanche sur le territoire de son ambassade à Damas, Moscou a appelé à des actions concrètes en Syrie, accusant les opposants au président syrien Bachar al-Assad d’en être responsables.

Romandie.com avec(©AFP / 21 septembre 2015 19h43)

Deux avions russes d’aide humanitaire en Syrie en pleine polémique

septembre 12, 2015

Damas – Deux avions russes transportant une aide humanitaire ont atterri samedi en Syrie, a rapporté un média officiel, en pleine polémique sur un éventuel renforcement par Moscou de ses moyens militaires dans ce pays en guerre.

Deux avions russes ont atterri aujourd’hui à l’aéroport international de Lattaquié (ouest) transportant 80 tonnes d’aides humanitaires offertes par la Fédération de Russie au peuple syrien, a précisé l’agence syrienne SANA à Damas sans autres précisions.

La ville côtière de Lattaquié est l’un des principaux fiefs du régime de Bachar al-Assad, qui a perdu de vastes territoires depuis le début de sa guerre contre les rebelles en mars 2011.

Allié indéfectible du pouvoir syrien, la Russie a défendu cette semaine l’envoi de matériel militaire au régime Assad, dont l’armée est en grande difficulté à la fois face surtout aux jihadistes d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI).

Mais elle a rejeté des accusations américaines sur un déploiement récent de matériel et de soldats près de Lattaquié.

Nous avons aidé, continuons d’aider et aiderons le gouvernement syrien pour fournir à son armée tout ce dont elle a besoin, a dit le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.

Il a néanmoins admis pour la première fois que des avions russes à destination de Syrie transportaient non seulement de l’aide humanitaire, mais aussi des équipements militaires conformément aux contrats existants signés avec le pouvoir syrien.

– ‘Mauvaise nouvelle’ –

Ces derniers jours, des responsables américains ont affirmé avoir observé dans la province de Lattaquié une dizaine de véhicules blindés de transport de troupes et des dizaines de soldats venus de Russie.

L’arrivée de deux avions cargos géants et d’un avion de transport de passagers suggère la construction d’une base aérienne avancée à Lattaquié, ont-ils ajouté.

De plus, deux navires de débarquement de chars russes sont arrivés au port méditerranéen de Tartous où la Russie dispose d’une base permanente, selon ces mêmes sources. Tartous, au sud de Lattaquié, est un autre fief du régime.

Ces mouvements russes ont été rapportés alors depuis mars dernier, les forces du régime subissent défaite après défaite, notamment dans la province d’Idleb, désormais entièrement sous le contrôle d’une coalition composée d’Al-Qaïda et de rebelles islamistes.

La Russie a par ailleurs demandé à Chypre de dévier son trafic aérien car elle compte mener la semaine prochaine des manoeuvres militaires au large de la côte syrienne distante d’une centaine de km de la côte chypriote, selon des responsables chypriotes.

Pour le président américain Barack Obama, qui soutient l’opposition syrienne, la stratégie de la Russie consistant à soutenir le régime syrien est vouée à l’échec. La mauvaise nouvelle est que la Russie continue à croire qu’Assad est quelqu’un qui mérite d’être soutenu.

La France s’est aussi dite inquiète, jugeant qu’il ne fallait pas ajouter la guerre à la guerre.

Depuis le début du conflit, les médias officiels syriens ont rapporté l’arrivée de plusieurs avions russes d’aide humanitaire.

Ce conflit a été déclenché par la répression sanglante de manifestations antigouvernementales pacifiques qui ont dégénéré en révolte armée puis en guerre civile.

Les combats opposent désormais régime, rebelles, Kurdes et jihadistes sur un territoire morcelé. La guerre a fait plus de 240.000 morts et poussé la moitié de la population à la fuite.

Romandie.com avec(©AFP / 12 septembre 2015 16h52)

La Turquie a abattu un hélicoptère syrien

septembre 16, 2013

ANKARA – La Turquie a abattu lundi un hélicoptère militaire syrien qui a violé son espace aérien, a déclaré le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç.

Un hélicoptère Mi-17 syrien a été détecté à deux kilomètres à l’intérieur de l’espace aérien turc à 14h20 (11h20 GMT), a dit M. Arinç à des journalistes.

Il a été averti de manière répétée par notre défense aérienne, mais comme la violation (de l’espace aérien turc) continuait, il est tombé en territoire syrien à 14h25 (11h25 GMT) après avoir été touché par des missiles tirés par nos avions qui avaient décollé de leur base de Malatya (est), a déclaré le responsable turc.

L’état-major des armées turques a confirmé les propos de M. Arinç, précisant dans un communiqué que l’appareil syrien avait été repéré par la station de contrôle de Diyarbakir (sud-est) alors qu’il était à 26 milles marins (48 kilomètres) de la frontière turque et mis en garde jusqu’à ce qu’il soit à cinq milles marins (environ 9 kilomètres) de la ligne de démarcation.

Malgré tout, l’hélicoptère syrien a continué de s’approcher de l’espace aérien turc, a affirmé l’état-major, indiquant que l’appareil avait violé l’espace aérien turc à la hauteur du poste-frontière de Güveççi, dans la province de Hatay (sud).

Il est tombé en territoire syrien à un kilomètre de la frontière après avoir été frappé par un de nos deux F-16 placés en état d’alerte dans la région, a-t-il ajouté.

La chute d’un hélicoptère de l’armée syrienne près de la frontière avait été annoncée auparavant par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

M. Arinc a indiqué qu’il ne disposait pas d’informations sur le sort de l’hélicoptère parce que l’appareil était tombé en territoire syrien.

Le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a déclaré à l’AFP que l’hélicoptère était tombé en territoire syrien. Il a ajouté que l’un de ses deux pilotes, qui ont réussi à s’éjecter, avait été fait prisonnier par les rebelles alors que le sort de l’autre restait inconnu.

Des agences de presse turques ont confirmé que l’hélicoptère était tombé du côté syrien de la frontière.

Depuis le début du conflit, les rebelles ont abattu des avions et des hélicoptères militaires syriens.

M. Arinç a rappelé que la Turquie avait modifié les règles d’engagement de son armée en réponse aux tirs provenant de Syrie qui ont atteint à plusieurs reprises le territoire turc.

L’armée syrienne avait abattu en juin 2012 un avion turc en affirmant qu’il avait violé son espace aérien.

Depuis le début il y a deux ans et demi de la révolte en Syrie contre le pouvoir du président Bachar al-Assad, le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, jusqu’alors allié de la Syrie, s’est retourné contre elle. M. Erdogan milite ouvertement pour la chute du président Assad et soutient la rébellion syrienne.

Romandie.com avec (©AFP / 16 septembre 2013 19h28)

Décès du résistant français et putschiste en Algérie Hélie Denoix de Saint Marc

août 26, 2013

PARIS – L’ancien résistant français, déporté à Buchenwald et putschiste pendant la guerre d’Algérie, Hélie Denoix de Saint Marc, est décédé lundi à l’âge de 91 ans.

Il symbolisait les déchirements de la France de la Résistance à la guerre d’Algérie.

Je n’ai pas réussi dans la vie. Je ne suis pas un grand chanteur ou un grand industriel. Mais je crois avoir réussi ma vie, confiait-il à l’AFP en novembre 2011 à la veille de son élévation à la dignité de grand’croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République.

Cassé par les rhumatismes, il se déplaçait avec difficulté mais ses yeux clairs gardaient toujours une lueur amusée.

Né le 11 février 1922 dans une grande famille bordelaise, il s’engage dès l’âge de 19 ans dans le réseau Jade-Amicol, réseau de résistance du Sud-Ouest, chargé du passage des aviateurs anglais abattus vers l’Espagne.

Trahi, il est arrêté le 13 juillet 1943. Déporté à Buchenwald puis à Langenstein, il est libéré d’extrême justesse, inconscient et squelettique dans le baraquement des mourants, parmi les 30 survivants d’un convoi de 1.000 déportés.

A son retour en France, il choisit la Légion étrangère et part en juin 1948 pour l’Indochine, la première des guerres orphelines où il découvre la guerre, horreur du monde rassemblée dans un paroxysme de crasse, de sang, de larmes.

Après l’amère campagne de Suez, en 1956, il débarque à Alger où il se charge des relations avec la presse qui couvre la guerre. Comme une partie de l’armée, il s’inquiète du revirement du général de Gaulle en 1959, qui prône l’autodétermination, après cinq ans de guerre pour maintenir l’Algérie française.

J’étais légaliste, et nous avions bien conscience que le statut colonial avait fait son temps. Mais une partie des musulmans se battait à nos côtés et je me souvenais du Vietnam, où nous avions abandonné une population à qui nous avions promis la protection, racontait-il en 2011.

Commandant par intérim du 1er régiment étranger parachutiste, il avait participé en avril 1961 à la tentative de putsch d’une partie des généraux français à Alger contre la politique du président Charles de Gaulle qui devait conduire à l’indépendance de l’Algérie.

Condamné à 10 ans de réclusion après l’échec du putsch, il avait été interné pendant cinq ans, avant d’être gracié en décembre 1966, puis réhabilité en 1978 dans ses droits civils et militaires.

C’était ma deuxième détention. Sans trop savoir pourquoi, j’ai pensé à un sandwich. J’étais un homme entre deux couches de prison, raconte-t-il dans L’aventure et l’espérance

Le président Nicolas Sarkozy l’avait décoré en novembre 2011 de la grande croix de la Légion d’honneur, la plus haute distinction de la République.

En 1995, ses mémoires, Les champs de braises, ont obtenu le prix Femina de l’essai. Suivront une dizaine d’ouvrages, dont Notre histoire, 1922-1945, en collaboration avec un écrivain et ancien officier allemand, August von Kageneck.

Romandie.com avec (©AFP / 26 août 2013 15h02)

L’Arabie saoudite expulse des hommes trop beaux

avril 25, 2013
Capture d'écran

Trois hommes ont été interpellés par la police des moeurs lors d’un festival culturel à Riyad le 17 avril, comme l’explique The Telegraph, parce qu’ils étaient trop beaux.

Les autorités du Royaume ont jugé que les trois hommes étaient dangereux. Manu militari, «les trois Emiratis ont été évacués par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice de peur que les femmes puissent succomber à leur charme», a indiqué un responsable du festival. Une fois évincés de la fête, les trois hommes ont été renvoyés dans leur pays, aux Emirats arabes unis.

Le site Asiantown pense connaître l’identité de l’un d’entre eux: Omar Borkan Al Gala. Photographe, acteur, poète, il est aussi sacrément gâté par la nature.

Comme on peut le voir sur Jezebel, qui reprend l’info d’Asiantown, il est adepte des regards à l’horizon et de Photoshop. Ses fans le trouvent tellement sexy qu’elles/ils se répandent en billets sur Tumblr. Sur sa page Facebook, le jeune homme a posté un lien vers un article sur l’incident au festival, sans préciser s’il faisait partie des trois hommes, et en commentant: «C’est ce qui est écrit dans des journaux partout dans le monde.»

Le Telegraph, tout comme le site Algamal.net, suppose néanmoins que les trois beaux gosses ont pu être expulsés pour une autre raison.

Les Emirats Arabes Unis ont en effet déclaré dans un communiqué officiel que la police religieuse était soucieuse à cause de la présence inattendue d’une artiste féminine émiratie dans le pavillon. Le chef de la délégation des Emirats Arabes Unis a déclaré:

«Sa visite au stand des Emirats Arabes Unis était une coïncidence, elle n’était pas dans le programme que nous avions fourni à la direction du festival.»

The Telegraph souligne qu’on ne sait pas s’il y a un lien entre la présence de cette femme et l’éviction des hommes «trop beaux».

L’Arabie saoudite est particulièrement conservatrice. Le pays est régulièrement critiqué par les organisations des droits de l’homme pour sa politique de discrimination envers les femmes. En septembre 2011, Brian Palmer expliquait sur Slate pourquoi le roi Abdallah avait accordé le droit de vote aux femmes lors des élections municipales de 2015 et de la Choura, une assemblée consultative, mais pas le permis.

Slate.fr

Centrafrique : des soldats sud-africains traumatisés d’avoir tué des enfants-soldats

mars 31, 2013
Des rebelles de la Séléka. Des rebelles de la Séléka. © AFP

Des soldats sud-africains se disent traumatisés après avoir combattu et tué des enfants-soldats pendant la prise de Bangui par les rebelles du Séléka le 23 mars, a rapporté l’hebdomadaire dominical sud-africain Sunday Times

Près de 200 soldats sud-africains –déployés en janvier en soutien au président François Bozizé et pour tenter de restaurer la paix civile en Centrafrique– ont été attaqués par quelque 3.000 rebelles mieux armés, et treize d’entre eux sont mort dans les combats.

C’est seulement après que les tirs eurent cessé que nous avons vu que nous avions tué des enfants. Nous n’étions pas venus ici pour ça .. tuer des gamins. Ca rend malade, ils pleuraient, appelaient à l’aide, appelaient (leurs) mamans, a confié un soldat sud-africain au Sunday Times, après son retour au pays.

Nous ne savions pas que ça se passerait comme ça. (…) Nous avons tué des petits garçons… des adolescents qui aurait dû être à l’école!, a-t-il ajouté

On nous avait dit que ces rebelles étaient des amateurs. On nous avait dit qu’il n’y avait rien à craindre, que les milliers de soldats (venus des pays voisins) d’Afrique centrale et ceux du gouvernement centrafricain nous aideraient. Mais ils ont été les premiers à s’enfuir. Quand les premiers coups ont été tirés, ils ont disparu, a déclaré un autre soldat, cité par le journal.

City Press et Rapport, deux autres hebdomadaires dominicaux sud-africains, publient des témoignages semblables, soulignant qu’une bonne partie des rebelles n’étaient que des enfants.

La SANDF reste silencieuse

La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) n’a pas voulu commenter l’implication supposée d’enfants-soldats contre ses soldats.

Ce dont nous avons été informés, c’est que la SANDF a été attaquée par des groupes de rebelles qui s’avançaient. (…) Ils ont ouvert le feu sur nos soldats et nos soldats ont répondu par auto-défense, a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’armée Xolani Mabanga.

Maintenant, dire qu’ils étaient composés de ceci ou cela, je ne veux vraiment pas m’engager, a-t-il ajouté.

Les combats ont cessé après dix heures d’affrontements, alors que les Sud-Africains manquaient de munitions, selon les trois journaux. Une version démentie par le porte-parole.

Mis à part la mort des 13 soldats-sud-africains, aucun bilan précis de ces affrontements n’a été fourni. La Croix-Rouge centrafricaine a seulement indiqué que 78 corps ont été ramassés dans les rues de Bangui depuis la prise de la capitale par la rébellion.

L’implication des troupes sud-africaines dans les combats de Bangui fait polémique en Afrique du Sud, leur mission n’étant pas clairement définie.

Le président Jacob Zuma, considéré comme ayant été le dernier soutien à l’ex-homme fort de Bangui, François Bozizé, se trouve en porte-à-faux avec sa doctrine de non-intervention et de promotion du dialogue dans les conflits, comme en Libye en 2011.

D’autre part, le président Zuma a annoncé samedi qu’il se rendrait au sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) consacré à la situation en Centrafrique, qui doit se dérouler mercredi à N’Djamena (Tchad).

Jeuneafrique.com avec AFP

Côted’Ivoire/Cdt Jean-Noël Abéhi, à propos de la tuerie des femmes d’Abobo : « Je n’ai pas donné l’ordre de tirer »

février 7, 2013
 
Le
© Le Patriote
Le commandant Jean-Noël Abéhi

Face aux officiers de la police judicaire, l’ex- commandant de l’escadron blindé d’Agban, Jean-Noël Abéhi a accusé les généraux Mangou et Kassaraté d’être les commanditaires des crimes qu’on lui impute.

Il parle et accuse ses anciens patrons. Le commandant Jean-Noël Abéhi a été auditionné à deux reprises par les officiers de la police judicaire à la Direction de la surveillance du territoire (Dst).

Selon des sources proches de l’enquête, l’interrogatoire a porté entre autres sur les questions du massacre des femmes d’Abobo et des militants du Rhdp au moment de l’installation de Brou Aka Pascal à la Rti.

Les confidences que nous avions pu obtenir, révèlent que l’officier à nié en bloc les accusations formulées contre lui.

Lors des différents interrogatoires serrés auxquels il a été soumis, l’officier supérieur de gendarmerie a soutenu qu’il s’est rendu «une seule fois» à Abobo au plus fort de la crise postélectorale. Ce serait le 25 février 2011, alors que le char Rg12 du Groupe d’escadron blindé (Geb) a été mis en déroute par les combattants d’Abobo.

Le commandant Jean-Noël Abéhi a confié aux enquêteurs chargés de l’entendre qu’il s’est rendu à Abobo pour voir l’état de l’engin détruit.

A la question des policiers de savoir quel rôle il a joué exactement lors de l’opération de maintien d’ordre à Abobo, rapporte nos interlocuteurs, l’ex-patron du Geb a indiqué qu’il n’était pas le chef des opérations d’Abobo. Et que cette question devait être posée au généraux Philippe Mangou et Edouard Tiapé Kassaraté qui dirigeaient, selon lui, l’armée et la gendarmerie au moment des faits. «Je ne me reconnais pas dans la tuerie des femmes d’Abobo. Il est vrai que mes éléments (du Geb, ndlr) allaient à Abobo pour le maintien d’ordre. Mais, je n’ai pas donné d’ordre pour tirer sur les femmes. Il faudra demander aux généraux Mangou et Kassaraté ce qu’il s’est passé ce jour-là », a répété l’ancien fugitif, selon notre source. Il a poursuivi pour dire que ce ne sont pas ses éléments qui ont massacré les militants du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) en décembre 2010, lors de la cérémonie d’installation de Pascal Brou Aka, nouvellement nommé directeur général de la Radiodiffusion-télévision ivoirienne (Rti) à cette époque. Ce sont donc là, l’essentiel des questions auxquelles l’officier a été soumis par les limiers.

Pour des raisons de sécurité, il est gardé dans un lieu tenu secret, à Abidjan. On se souvient qu’en juillet 2011, le colonel Ange Kessi, commissaire du gouvernement, devait auditionner l’officier dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes et liées aux évènements de la crise postélectorale. Jean-Noël Abéhi aurait demandé aux enquêteurs de se rendre à Agban pour l’entendre, dans la mesure où, disait-il, sa sécurité n’était pas garantie en se déplaçant à la tour A, 17ème étage, siège du tribunal militaire. En guise de réponse, le procureur militaire a menacé d’aller le prendre de force à la caserne pour le mettre sous mandat de dépôt. Mais, avant que l’audition n’ait lieu, l’ex-commandant de l’escadron blindé d’Agban avait pris la fuite, le 5 juillet 2011, à l’aube. Cette fois, l’officier de gendarmerie appréhendé au Ghana devra se préparer à un procès très rude.

Nord-Sud par Bahi K.

Mali : « importantes frappes » de l’aviation française au nord de Kidal

février 3, 2013
 

L'aviation française a effectué d'importantes frappes sur la région de Kidal. L’aviation française a effectué d’importantes frappes sur la région de Kidal. © AFP

D' »importantes frappes aériennes » ont été effectuées dans la nuit de samedi à dimanche au nord de Kidal et dans la région de Tessalit, au Mali, a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’état-major des armées françaises.

Le colonel Thierry Burkhard a précisé que ces bombardements visaient « des dépôts logistiques et des centres d’entraînement » des groupes islamistes armés, dans ces zones proches de la frontière avec l’Algérie.

Pour ces opérations de frappes, au total « 30 appareils ont été engagés »: « chasseurs bombardiers, avions ravitailleurs, de reconnaissance », a-t-on souligné de même source.

Après les prises successives de Gao puis Tombouctou, les soldats français avaient pris le contrôle il y a cinq jours de l’aéroport de Kidal, ville tenue par des rebelles touareg et des islamistes dissidents s’affirmant « modérés ».

Aller « plus au nord »

Samedi lors d’une visite d’une journée au Mali, le président François Hollande avait promis qu’après ces succès récents dans l’opération anti-islamistes, la France resterait au côté du Mali « le temps qu’il faudra ». Il s’agit d’aller « plus au Nord, finir cette opération » avec les armées africaines engagées, a dit le président français.

Kidal et sa région comprenant le massif des Ifoghas, près de la frontière algérienne, sont le berceau des indépendantistes touareg et, selon Paris, le lieu de détention « probable » de sept otages français.

Jeuneafrique.com avec AFP 

Guerre au Mali : les unités d’élite du Tchad

janvier 31, 2013
Des soldats tchadien en 2009. Des soldats tchadien en 2009. © AFP

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, doit envoyer au Mali plus de 2 000 soldats réputés aguerris et très bien entraînés. Habitués au combat dans les dunes, ces méharistes peuvent faire la différence.

Fait exceptionnel : le 16 janvier à N’Djamena, c’est par un vote unanime que les députés tchadiens ont approuvé l’envoi de troupes au Mali. Si Idriss Déby Itno tient ses objectifs – un déploiement de plus de 2 000 hommes -, le Tchad sera la deuxième puissance combattante derrière la France. « C’est une projection qui se fait sur 3 000 km. Donc je ne peux pas m’amuser à envoyer une petite unité qui, sans renfort, va être avalée », souligne le président tchadien, qui ne sous-estime pas l’ennemi.

Pour ouvrir un deuxième front contre les jihadistes du Nord-Mali, les Tchadiens se sont déployés au Niger, entre Niamey et la frontière malienne, aux côtés de l’armée nigérienne et des quelque 500 à 700 Touaregs maliens du colonel Ag Gamou qui sont restés fidèles à Bamako. Face aux colonnes jihadistes, N’Djamena joue la mobilité. D’où l’envoi par avions gros porteurs et par la route de dizaines de blindés à roues, qui seront appuyés par des hélicoptères de combat (MI-17 et MI-24), et d’une escadrille de six avions d’attaque Soukhoï-25.

Revanche à prendre

Mais l’ancien « comchef » Idriss Déby Itno parie surtout sur le savoir-faire de ses unités d’élite, qui ont fait leurs preuves contre l’armée libyenne (1986-1987), puis en Centrafrique (1997, 2003) et à N’Djamena même, en 2008, face aux rebelles tchadiens venus du Soudan. Les 500 hommes de la puissante garde présidentielle formeront certainement le fer de lance de ce contingent. Beaucoup d’éléments de cette garde appartiennent, comme le chef de l’État tchadien, à la communauté zaghawa du nord-est du pays.

Le chef du contingent, le général Oumar Bikomo, sera plutôt basé à Bamako, auprès du commandement unifié. Le numéro deux, le général Abderrahmane Youssouf Meïri, dirigera sans doute les opérations sur le terrain. L’officier s’est formé sur le tas, au Tibesti et lors de la dernière grande bataille de 2008. En 2004, c’est lui qui a affronté durement les éléments du chef islamiste algérien Abderrazak el-Para, aux confins du Tchad et du Niger. Les Tchadiens avaient subi beaucoup de pertes. Aujourd’hui, le général Meïri a une revanche à prendre.

Jeuneafrique.com par Christophe Boisbouvier