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Shy’m : avis aux produc­teurs, la chan­teuse veut faire du cinéma !

septembre 26, 2015
Shy’m

Shy’m

« Ça me (plus que) tente ! »

La semaine dernière, sur son compte Insta­gram, Shy’m diffu­sait les photos des coulisses du tour­nage de son prochain clip, Il faut vivre. Un nouvel univers qu’elle a voulu parta­ger avec son papa qui appa­raît au casting. Présents sur place (à Gous­sain­ville, une ville déser­tée suite à la construc­tion d’un aéro­port), les jour­na­listes de Paris Match étaient impres­sion­nés par l’am­biance du lieu. Exit les clips sexy-bikini à se dandi­ner sur des BPM pour Shy’m ; dans Il faut vivre, un vrai scéna­rio a été élaboré, avec chevaux et person­nages en costumes. Faut-il y voir des envie de septième art pour la chan­teuse de 29 ans ? Peut-être bien !

Dans un chat orga­nisé par 20 Minutes, la chan­teuse a avoué qu’elle songeait de plus en plus à tenter l’aven­ture sur grand écran. Reste à trou­ver la bonne occa­sion ! « Ça me (plus que) tente [de faire du cinéma ndlr], a-t-elle confié. J’ai en effet eu des propo­si­tions mais aucune ne m’a assez séduite pour partir dans cette aven­ture. » En guise d’ap­pel aux produc­teurs en manque de jeune et jolie jeune fille pour leurs prochains films, Shy’m a conclu : « Dans un futur proche, j’es­père m’y retrou­ver ». Messieurs les « profes­sion­nels de la profes­sion » (comme disait Godard), à vous de jouer !

Voici.fr par Anthony Martin

Le Malawi vend son jet présidentiel

janvier 28, 2013
A vendre: jet présidentiel, 15 ans. Parfait état de vol. 10 millions d’euros. Contacter le Malawi pour plus de détails. Afin de faire des économies et récupérer des devises, le Malawi a annoncé aujourd’hui la mise en vente par appel d’offres du jet présidentiel de la chef d’Etat Joyce Banda.  « Le gouvernement du Malawi a décidé de vendre le jet en l’état à toute personne ou société intéressée », a déclaré la présidence dans un avis d’appel d’offres.

Le Dassault Falcon 900EX, construit en 1998 et qui a une capacité de 14 passagers, est en « parfait état de vol », est-il précisé. L’appel d’offres sera lancé le 20 février. Le jet était devenu un symbole de l’autocratie et des dérives de l’ancien président Bingu wa Mutharika, décédé en avril. L’achat de l’avion il y a cinq ans avait fait scandale dans un pays où 40% des 13 millions d’habitants vivent avec moins d’un dollar par jour.

A l’époque, Mutharika avait assuré que l’appareil était « peu onéreux », alors même que son pays dépend de l’aide internationale pour la moitié de son budget. Après cet achat, la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale et principal donateur du Malawi, avait réduit de 3 millions de livres son aide.

Lorsqu’elle a succédé à Mutharika, la présidente Joyce Banda avait promis de vendre le jet dans le cadre de baisses des dépenses gouvernementales.
 
Lefigaro.fr avec AFP

Libye: les Occidentaux appelés à quitter Benghazi en raison d’une « menace »

janvier 25, 2013
 

Libye: les Occidentaux appelés à quitter Benghazi en raison d'une 'menace' Libye: les Occidentaux appelés à quitter Benghazi en raison d’une « menace » © AFP

Le Royaume-Uni, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Australie ont appelé jeudi leurs ressortissants à quitter immédiatement Benghazi, théâtre de violences récurrentes dont l’attentat en septembre 2012 du consulat américain, en raison d’une « menace » visant les Occidentaux qualifiée d' »imminente » par Londres.

« Nous sommes maintenant au courant d’une menace spécifique et imminente contre les Occidentaux à Benghazi et demandons aux Britanniques qui sont là-bas en dépit de nos conseils de partir immédiatement », a annoncé jeudi à la mi-journée le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Nous ne pouvons pas faire de commentaire sur la nature de la menace », a ajouté le ministère, précisant que l’ambassade britannique à Tripoli était « en contact avec les ressortissants britanniques dont elle a les coordonnées » pour leur demander de quitter Benghazi, ville de l’est de la Libye en proie à une insécurité grandissante.

Le ministère allemand des Affaires étrangères a également appelé ses ressortissants à quitter « en urgence la ville et la région de Benghazi », dans une note d’information publiée sur son site internet.

« Des renseignements dont dispose le gouvernement fédéral établissent des risques concrets immédiats visant les citoyens occidentaux à Bengazi », selon ce document.

Aux Pays-Bas, un avis de voyage qui appelle à « ne pas voyager vers et à travers Benghazi » a été diffusé lundi et renforcé jeudi « pour déconseiller aux personnes de nationalité néerlandaise de rester sur place », selon un porte-parole du ministère néerlandais des Affaires étrangères.

A son tour l’Australie a émis vendredi un bulletin à l’usage de ses ressortissants évoquant « une menace spécifique et imminente ».

« Il existe un risque d’attentats de représailles contre des cibles occidentales en Libye » après l’intervention française au Mali, indique le ministère des Affaires étrangères.

Selon le ministère, deux Australiens sont enregistrés à Benghazi, et 22 au total en Libye.

Berceau de la révolution qui a renversé le colonel Mouammar Kadhafi en 2011, Benghazi a été le théâtre récent de plusieurs explosions et d’une vague d’assassinats.

Ces actes de violence ont notamment ciblé des diplomates étrangers avec l’attentat le 11 septembre 2012 contre le consulat américain qui avait coûté la vie à quatre Américains, dont l’ambassadeur en Libye Chris Stevens, et l’attaque le 12 janvier contre le consul d’Italie.

Furieux, le vice-ministre libyen de l’Intérieur, Abdallah Massoud, a estimé que rien ne justifiait la mise en garde de Londres.

« Nous reconnaissons qu’il y a des problèmes de sécurité à Benghazi et ceci depuis plusieurs mois. Mais il n’y a pas de nouvelles données qui puissent justifier cette réaction de Londres », a déclaré à l’AFP le responsable libyen.

« Au contraire. Maintenant, nous sommes en train d’asseoir notre autorité dans l’Est et dans toute la Libye », a-t-il ajouté, exprimant son « étonnement » vis-à-vis du ton « très musclé » utilisé par Londres.

Les attentats à Benghazi sont généralement attribués aux islamistes radicaux, sévèrement réprimés sous Mouammar Kadhafi, qui tenteraient de se venger de leurs anciens bourreaux.

En raison de ces violences meurtrières, plusieurs missions diplomatiques et des organisations internationales comme les Nations unies ont réduit ou mis fin à leurs opérations à Benghazi. Le Royaume-Uni déconseille quant à lui depuis septembre 2012 à ses ressortissants de se rendre en Libye, notamment à Benghazi, à l’exception de la capitale Tripoli et de quelques autres villes de ce pays d’Afrique du Nord.

Air Malta a pour sa part annulé ses deux vols prévus jeudi entre Malte et Benghazi en raison de la décision du ministère britannique des Affaires étrangères de demander à ses ressortissants de quitter la ville côtière libyenne.

« La décision d’Air Malta fait suite à l’avis émis par le Foreign Office déconseillant tout déplacement dans cette ville » a indiqué la compagnie dans un communiqué.

 Jeuneafrique.com avec AFP

UMP: les Français croient Fillon

novembre 24, 2012
Les Français ont davantage confiance dans le camp Fillon que dans l’entourage de Copé, qui se disputent la victoire à l’issue de l’élection interne du président de l’UMP, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.  Plus d’un tiers (35%) des Français croit le camp Fillon (44% des sympathisants UMP) en ce qui concerne les résultats de l’élection à la présidence de l’UMP contre 7% pour l’entourage de son adversaire (12% des sympathisants UMP). Plus de la moitié des Français (58%) ne se prononcent pas (44% des sympathisants de l’UMP).

La cote de confiance de Copé s’effondre également chez les sympathisants UMP: ils sont 55% à vouloir qu’il joue un rôle important ces prochaines années, contre 76% lors du précédent sondage du 6-8 novembre. Fillon garde une cote plus stable à 86% contre 90% précédemment.  Trois quarts des Français voient d’un bon oeil l’implication d’Alain Juppé dans la résolution de la crise, avec 73% d’avis positifs (88% des sympathisants UMP). Les Français sont également en faveur d’un nouveau vote pour l’élection du président du parti, à 71% et à 67% des sympathisants UMP. Le recours à la justice n’est en revanche pas souhaité: 42% des sondés se prononcent pour et seulement 24% des sympathisants de l’UMP.

En outre, 44% des sympathisants de l’UMP éprouvent de la « déception » après cette élection interne. Seuls 9% sont indifférents, alors que 40% des Français ressentent de l’indifférence. L' »inquiétude » est presque également partagée: 21% chez les Français et 26% chez les sympathisants de l’UMP. Ces derniers éprouvent également de la colère, pour 17% d’entre eux.

Sondage réalisé les 22 et 23 novembre par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI) auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 
Lefigaro.fr

Libye : le procès de Seif el-Islam est reporté « sine die »

septembre 10, 2012
Image d'une vidéo diffusée le 20 novembre 2011 montrant Seif el-Islam après son arrestation. Image d’une vidéo diffusée le 20 novembre 2011 montrant Seif el-Islam après son arrestation. © Zintan Media Centre/AFP/Archives

Les autorités judiciaires libyennes ont annoncé le report « sine die » du procès de Seif el-Islam, un des fils de l’ancien « Guide », Mouammar Kaddafi. Motif ? La relance de nouvelles investigations suite à l’extradition de Abdallah Senoussi, l’ancien chef des renseignements du régime de son père.

Seif el-Islam devra vraisemblablement attendre encore quelques mois avant d’être confronté à ses juges. Le procès prévu en septembre à Zenten a été reporté sine die, ont annoncé lundi 10 septembre les autorités libyennes. « À mon avis, il pourrait se tenir au début de l’année prochaine », explique Milad al-Dikali, un porte-parole du bureau du procureur général libyen.

« Nous étions prêts pour le procès depuis le mois dernier. Mais l’extradition d’Abdallah Senoussi [ex-chef des renseignements du régime de Mouammar Kaddafi, NDLR] va conduire à de nouvelles investigations dans certaines affaires », a-t-il poursuivi. « L’enquête va prendre un peu de temps. Nous ne pouvons pas préciser une nouvelle date ».

Dikali a par ailleurs précisé que la famille de Seif el-Islam souhaitait lui désigner un avocat. « Jusqu’ici il n’en a pas ». Seif al-Islam Kaddafi fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes contre l’humanité commis pendant la révolte qui a provoqué la chute puis la mort de son père en 2011.

Jeuneafrique.com

Sénégal : les islamistes « sont à nos portes »

août 7, 2012
Des membres du Mujao dans les rues de Gao, au Mali. Des membres du Mujao dans les rues de Gao, au Mali. © AFP

Au Sénégal, si l’islam des confréries cultive la tolérance, il n’est pas pour autant prémuni contre une avancée de l’extrémisme.

Ndèye Khady Thiam, 20 ans, le foulard bien noué autour de la tête, arpente les escaliers de la faculté de droit de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar. Cette étudiante en première année est voilée depuis bientôt deux ans. « Je n’appartiens à aucune confrérie et personne ne m’a obligée à me couvrir. Je l’ai décidé toute seule en tant que musulmane », assure-t-elle. Ce phénomène prend de l’ampleur au Sénégal. Dans les rues de la capitale sénégalaise, on rencontre de plus en plus de jeunes filles voilées ou d’hommes barbus. Et, contrairement à Ndèye Khady, la majorité des femmes qui mettent le voile appartient à des groupes religieux. De quoi susciter des interrogations quant à une éventuelle percée du fondamentalisme dans un pays connu jusqu’alors pour sa modération et sa cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans.

L’imam Mbaye Niang se veut rassurant : « L’islamisme radical ne peut émerger chez nous, le Sénégal récuse la violence, et l’islam tel qu’il est enseigné et pratiqué ici favorise le dialogue. » Lamine Gaye, le président de l’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal (AEEMS), partage l’avis de l’imam, mais appelle néanmoins à la vigilance. « Historiquement, aucune des confréries sénégalaises n’a prôné la violence comme moyen de propagande. Le terrain n’est donc pas favorable », rappelle-t-il. Pour autant, « nous ne devons pas nous endormir sur nos lauriers et nous devons être les garants d’un islam tolérant, l’État en premier lieu », prévient-il, regardant évidemment vers le Nord-Mali. Pour toutes les capitales de la sous-région, le risque de contagion est réel.

Menace du Mujao

Sur le plan sécuritaire, les autorités de Dakar sont en alerte. La presse locale avait fait état de l’arrestation début juillet à Dagana, dans le nord du Sénégal, d’une dizaine d’activistes, dont trois Sénégalais proches d’Aqmi. Et il est à présent avéré que des ressortissants sénégalais font partie du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), notamment. Face à cette menace, le chef d’état-major des armées, le général Abdoulaye Fall, indique que « toute stratégie doit miser sur des moyens militaires coercitifs associés à un système international de partage de renseignements sur ces mouvements terroristes ».

Le Sénégal compte plus de 95 % de musulmans, et son islam s’est développé autour des confréries Mouride, Tidiane, Layène, considérées à juste titre comme des régulateurs sociaux. Problème : « Elles ne répondent pas aux préoccupations des personnes qui ne sont pas des fidèles. C’est donc une erreur de penser que le Sénégal est à l’abri de toute influence extrémiste, d’autant que les djihadistes sont à nos portes », explique l’historien sénégalais Abderrahmane Ngaïdé. Pour lui, « la pauvreté, les défaillances de l’État et une forte déperdition scolaire » sont de puissants leviers de recrutement. 

Jeuneafrique.com par Nicolas Ly, à Dakar

Le président Alassane Ouattara, grand favori de la Cedeao

février 17, 2012

Réunis en sommet depuis jeudi 16 février, les 15 États de la  Communauté  économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) devraient élire  le  nouveau chef de l’organisation ce vendredi. Pour beaucoup cela ne fait aucun  doute, c’est le président ivoirien Alassane Ouattara qui succèdera à son  homologue nigérian Goodluck Jonathan.

« Le président de la Commission sera un Burkinabè et le président en exercice sera Ouattara ». C’est  ce qu’a affirmé Mohammed Bazoum, ministre nigérien des Affaires étrangères, en sortant de la salle de  réunion du sommet de la Communauté économique des États d’Afrique de  l’Ouest (Cedeao), qui s’est ouvert jeudi 16 février à Abuja.

Pour le ministre comme pour beaucoup d’autres observateurs, la présidence de la Cedeao sera sans aucun doute confiée au  président ivoirien Alassane Ouattara, qui succèderait ainsi à son  homologue nigérian  Goodluck Jonathan.

L’élection du nouveau chef de l’organisation, pour un mandat d’un an  renouvelable, est prévue ce vendredi 17 février, au dernier jour du sommet. « À  mon avis, c’est réglé », Ouattara accèdera à la tête de l’organisation, a  expliqué un diplomate ayant requis l’anonymat.

« Selon les informations que nous avons tous eues, il y a déjà un accord  (pour élire le président Ouattara). Peut-être qu’ils (les chefs d’État) se sont  mis d’accord lors du sommet de l’Union africaine », fin janvier, a précisé une  autre source au sein de la Cedeao.

« Ce n’était pas un choix difficile par rapport à d’autres fois ou ça a été  moins consensuel », s’explique un diplomate ouest-africain. « Les pays de la  région ont le sentiment de s’être investis beaucoup pour la Côte d’Ivoire et voient ça comme le couronnement de leurs  efforts », poursuit-il.

Mais pour d’autres, l’élection du chef de l’État ivoirien ne se fera pas sans  discussions préalable. « Il va y avoir des débats, il y a des pays qui ne sont  pas d’accord », raconte un diplomate ouest-africain travaillant à la Cedeao,  soulignant tout de même qu’Alassane Ouattara a « de grandes chances » d’accéder  à ce poste, « une façon d’encourager la réconciliation dans son pays ».

« Nombreuses crises »

Le changement à la tête de la Cedeao, qui rassemble 15 pays, intervient alors  que la situation sécuritaire ne cesse de se dégrader dans la zone. Notamment au  Sahel, région dans laquelle une nouvelle rébellion touareg et des attaques de la  branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi) se sont manifestées ces dernières  semaines.

« Nous sommes les témoins de nombreuses crises dans plusieurs parties de la  sous-région », a expliqué dans son discours d’ouverture du sommet le président  Goodluck Jonathan.

« En raison de la crise dans la région du Sahel, nous constatons un afflux  d’armes légères et, bien sûr, certains pays font face à différentes formes de  menaces, notamment le Nigeria », pour sa part confronté aux attaques du groupe  islamiste Boko Haram, qui ensanglantent le pays depuis deux mois.

L’Afrique de l’Ouest fait actuellement face à « la résurgence de la rébellion  et du banditisme au Mali et dans d’autres États du Sahel, en raison de facteurs  historiques non résolus et alimentés par la récente crise en Libye », a déploré  le président sortant de la Commission de la Cedeao, James Victor Gbeho.

Une aide financière de 3 millions de dollars sera donc allouée aux victimes  de la crise alimentaire et des attaques rebelles dans les pays du Sahel, a  précisé un communiqué de l’organisation régionale.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : trois femmes d’influence dans la Constituante

février 7, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlMeherzia Labidi, Lobna     Jeribi et Maya Jribi. La première  est vice-présidente de la Constituante tunisienne, la deuxième députée de la  majorité (Ettakatol) et la troisième membre de l’opposition parlementaire. Leur  mot d’ordre commun : le respect de l’autre.

Lors de certaines séances de la Constituante tunisienne, une voix chantante,     teintée d’un accent  indéfinissable se fait entendre du haut du perchoir.     Il s’agit de Meherzia  Labidi, première vice-présidente de l’Assemblée, qui     remplace au pied levé  le président, Mustapha Ben Jaafar. Inconnue     jusqu’aux élections du  23 octobre dernier, cette binationale, tête de     liste d’Ennahdha dans la  circonscription France 1, a des allures     attendrissantes de mère poule, mais  n’en mène pas moins les débats avec     autorité. On est loin du cliché qui  voudrait que les élues du parti     islamiste soient des figures effacées,  propulsées à l’Assemblée pour cause     de parité obligatoire.

Meherzia Labidi, qui se déclare « Tunisienne d’ici     et  maintenant », est déterminée à agir pour le bien du pays : « Même si     les avis divergent, la Tunisie nous unit ; c’est une tâche suprême que de     participer à la rédaction de  la Constitution. »

Meherzia Labidi, Franco-Tunisienne de 49 ans,  députée d’Ennahda pour la circonscription France 1.

© Ons Abid

Elle encourage vivement     les Tunisiennes non seulement à entrer en  politique, mais à élargir leur     participation à la vie publique : « L’action ne s’exerce pas uniquement au     niveau du gouvernement. Les  femmes doivent s’engager aussi bien au sein     des partis que dans les  régions. » Avec une fermeté sereine, elle tempère     des débats parfois  houleux, car « il faut respecter tous les points de vue     sans que  l’émotion ne prenne le pas sur le dialogue. Notre mission est de     répondre  aussi aux attentes très fortes du peuple ». Optimiste, Meherzia     Labidi  a fait sien le dicton « Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus      loin ».

Transparence

Agir ensemble est également un impératif pour Lobna     Jeribi, l’une des  députées d’Ettakatol, qui avait été pressentie pour être     secrétaire d’État  chargée des Technologies de l’information et de la     communication (TIC). « Au sein de l’Assemblée, le réseau de femmes est un     réel vecteur de  communication qui permet de prendre des initiatives de     manière concertée  afin d’infléchir des tendances », souligne celle qui est     entrée en  politique par patriotisme.

Lobna   Jeribi,  39 ans, députée d’Ettakatol, docteur en systèmes d’informatique,   a été  pressentie pour être secrétaire d’État chargée des Technologies   de  l’information et de la communication.

© Ons   Abid  pour J.A.

Dynamique et rayonnante, Lobna Jeribi     est à l’écoute de toutes les  opinions, tout en défendant bec et ongles     l’adoption par la Constituante du  principe d’Open Governance : « La     transparence et la démocratie  participative sont essentielles pour la     Constitution. Les données et le  contenu des débats doivent être     accessibles à tous. Il est primordial de  permettre aux citoyens d’accéder     aux informations qui les concernent.  N’oublions pas combien le peuple a     souffert de l’omerta en vigueur sous  l’ancien régime. » En synergie avec     des associations de la société civile,  Lobna Jeribi a rallié à cette cause     des membres de partis de tous bords. « Chaque formation a un noyau dur,     mais les jeunes compétences  apportent un nouveau souffle et constituent     une classe politique naissante,  animée par la volonté sincère d’asseoir le     pays sur des bases solides.  Ettakatol, critiqué pour avoir accepté de     faire partie de la troïka [avec le Congrès pour la République et Ennahdha,      NDLR], a une approche pertinente qui permet de dialoguer de l’intérieur,      d’impulser des orientations et de veiller à la sauvegarde des valeurs      démocratiques. La vigilance est l’affaire de tous, et la liberté      d’expression ne sera plus jamais confisquée. »

Contre-pouvoir

Face à ces     représentantes de la majorité, Maya Jribi s’est imposée comme  chef de     l’opposition parlementaire. Son éloquence et sa grande maîtrise du     discours politique font de chacune de ses prises de parole un temps fort      des débats. Candidate à la présidence de l’Assemblée, la secrétaire     générale  du Parti démocrate progressiste (PDP) a vu sa popularité  grimper     en flèche après avoir analysé publiquement l’échec de sa formation  aux     élections et soutenu les manifestants du Bardo venus réclamer un  meilleur     équilibre des pouvoirs.

Maya  Jribi,  biologiste de 52 ans, est la secrétaire-générale du PDP. Cette  ancienne  militante de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH)  est la première  femme à diriger un parti politique tunisien.

© Ons Abid pour J.A

Militante dans l’âme, elle est convaincue que pour     remettre le processus  démocratique en marche il est indispensable de     travailler avec la société  civile. Elle est l’une des rares personnalités     politiques à avoir pointé  du doigt la question de la répartition des     pouvoirs et à dénoncer les  similitudes entre le discours d’Ennah­dha et     celui de l’ancien parti  au pouvoir. « L’opposition joue le rôle de     contre-pouvoir ; le temps de  l’opinion unique est révolu »,     martèle-t-elle. De même  s’inquiète-t-elle de la durée indéterminée de la     phase de transition. Sans  jamais se départir d’une grande dignité, elle     aborde ouvertement les sujets  qui fâchent, comme les intrusions des     salafistes sur la scène sociale, et  rappelle que « l’islam est censé être     modéré et tolérant » et que « l’on est censés vivre tous ensemble en dépit     de nos  différences ».

Meherzia, Lobna et Maya, figures phares de la     Constituante, combattent  sur de multiples fronts, parfois différents, et     peuvent même s’opposer, mais  toutes les trois sont unies par la défense de     la démocratie et la sauvegarde  des acquis sociétaux. Puissent leurs pairs     masculins en prendre de la  graine.

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Jeuneafrique.com par Frida Dahmani, à Tunis