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La bachelière major de Polynésie a reçu des propositions à Paris, selon l’Enseignement supérieur

juillet 9, 2018

 

Ranitea Gobrait, en terminale S au lycée privé La Mennais de Papeete, est arrivée en tête au bac, avec une moyenne de 20,32 sur 20.

Ranitea Gobrait, en terminale S au lycée privé La Mennais de Papeete, est arrivée en tête au bac, avec une moyenne de 20,32 sur 20.afp.com/Mike LEYRAL

 

Papeete – Elle se disait incertaine de son avenir d’étudiante faute de réponse positive des établissements sollicités via Parcoursup: la bachelière major de Polynésie a en fait reçu des propositions, à Paris, mais qui ne correspondaient pas à ses choix de prédilection, selon l’Enseignement supérieur.

 

Alors que Parcoursup, la nouvelle plateforme d’inscription à l’université, a soulevé des critiques ces derniers mois, l’histoire de Ranitea Gobrait a été abondamment commentée sur les réseaux sociaux et a même conduit le gouvernement à réagir.

Championne de Polynésie du 800 mètres nage libre, la jeune fille, qui a décroché son bac avec 20,32 de moyenne au terme de sa terminale S à Papeete, a affirmé samedi avoir été refusée dans tous les établissements parisiens dans lesquels elle a postulé. Elle a dit rester en liste d’attente dans le lycée toulousain Pierre-de-Fermat pour une classe prépa d’ingénieurs.

Dans un communiqué publié sur Twitter dans la nuit, le ministère de l’Enseignement supérieur a souligné qu' »il ressort du dossier de cette bachelière que celle-ci a reçu et refusé plusieurs propositions d’admission, notamment dans des classes préparatoires aux grandes écoles qu’elle avait appelées de ses voeux, à Paris« .

Sur place à Papeete, le directeur de la DGEE (Direction générale de l’éducation et des enseignements), Thierry Delmas, a expliqué à l’AFP que le choix de cette jeune fille « était un choix très ciblé d’établissements parisiens, bordelais, et aussi à Rennes. Et parmi ces choix-là, elle a été acceptée dans au moins un des lycées prestigieux de Paris« , à Janson-de-Sailly.

« Elle a renoncé à la proposition d’un grand lycée parisien et a préféré s’inscrire à l’Université de la Polynésie en classe prépa scientifique« , a-t-il ajouté.

Selon M. Delmas, la jeune fille a en fait été acceptée dans quatre de ses voeux, notamment en prépa ECS (économique et commerciale, option scientifique), mais pas dans sa filière de prédilection: maths physique sciences de l’ingénieur.

– « Concurrence » –

Contrairement à APB, la plateforme précédente d’inscription dans le supérieur qui avait subi une avalanche de critiques, il n’y a plus de hiérarchie des voeux sur Parcoursup.

Le directeur de la DGEE a rappelé que sur Parcoursup, « ce n’est pas la note au baccalauréat qui est prise en compte, mais le dossier sur deux ans de l’élève, c’est-à-dire l’ensemble de ses notes de Première et de Terminale, mais aussi une lettre de motivation« .

« Donc c’est un dossier d’ensemble qui évidemment est excellent pour cette élève. Mais pour les établissements dans lesquels elle a été refusée, elle a été mise en concurrence avec d’aussi excellents dossiers, qui peuvent expliquer qu’elle n’ait pas eu tel ou tel établissement« , a-t-il dit.

Il a précisé qu’il la rencontrerait lundi pour « faire le point sur sa situation« . Selon lui, « on doit pouvoir essayer de lui reproposer » le choix auquel elle a renoncé. « S’il y a d’autres cas d’élèves (dans sa situation, ndlr), il faut qu’ils se manifestent« , a-t-il poursuivi.

Christophe Castaner, secrétaire d’Etat des Relations avec le Parlement et patron de La République en marche, a relayé dans la nuit cette information, tweetant: « Cette brillante bachelière a reçu et refusé plusieurs propositions, notamment dans des classes prépa appelées de ses voeux, à Paris. Elle peut, si elle le souhaite, être accompagnée par le Rectorat« .

« Les équipes de Parcoursup et du vice-rectorat de Polynésie française se tiennent naturellement disponibles dans le cas où cette candidate solliciterait un accompagnement« , a aussi précisé le ministère.

« Je trouve ça aberrant. Je ne suis pas la seule dans ce cas: il y a beaucoup de bons élèves qui subissent le fait d’être à Tahiti. Les grandes prépas nous ont laissés de côté, nous les îles d’outre-mer (…). Je trouve que c’est dommage de nous fermer les portes comme ça, on devrait nous laisser notre chance« , avait regretté Ranitea Gobrait.

Lexpress.fr avec AFP

Algérie: qui est Khaoula Blaska, meilleure bachelière en 2017?

juillet 27, 2017

   

Khaoula Blaska, meilleure bachelière algérienne en 2017. © YouTube/Algérie Bladna

À 18 ans, elle a eu la note de 19,21 sur 20, la meilleure note en Algérie. Sa volonté : devenir médecin et exercer dans son pays.

C’est l’ambiance des grands jours chez les Blaska, petite famille du nord-est algérien. Les voisins et les journalistes n’arrêtent pas de défiler dans leur maison située dans la commune de Tamaloust à 40 km de la wilaya de Skikda. Mardi 18 juillet, leur fille Khaoula Blaska, 18 ans, a eu la meilleure note au Baccalauréat dans toute le territoire algérien, 19,21 sur 20. C’est la plus grande note de l’Histoire de l’Algérie, rapportent plusieurs médias algériens. La jeune bachelière a dépassé sa compatriote, Kenza Oussalah, qui avait obtenu 19,14 en 2016.

Élève en filière scientifique au lycée Cheneguel Said, à Skikda, la jeune fille voilée ne s’attendait pas à cette réalisation. « Deux jours avant la proclamation des résultats, elle nous avait avoué avoir trouvé l’épreuve de philosophie particulièrement difficile, qu’elle avait dû improviser, et qu’au meilleur des cas, elle allait avoir la note de 17,30 sur 20  », confie son père, Samir Blaska, inspecteur en hygiène alimentaire dans une école de Tamaloust.

Convoqué d’urgence

Elle savait qu’elle allait avoir une bonne moyenne, mais de là à décrocher le meilleure note en Algérie, jamais l’idée ne lui a traversé l’esprit. Lundi 17 juillet, soit la veille de l’annonce officielle des résultats, le papa de 42 ans, a été convoqué d’urgence chez le délégué de l’Éducation nationale de la wilaya de Skikda. Ce dernier lui annonce avoir reçu un fax de sa hiérarchie lui demandant d’exhorter les parents de l’élève, Khaoula Blaska, à se présenter à Alger pour une cérémonie d’hommage à leur fille, présidée par la ministre Nouria Benghebrit. Fin du message. Le délégué n’avait aucune information sur la note que cette dernière a obtenue.

 Je veux devenir médecin pour pouvoir soigner mes compatriotes

Ce n’est que le lendemain que la famille apprend, via les réseaux sociaux, que Khaoula a décroché le sésame. Sa maman, Zineb, professeur de Chimie dans un collège de la région, remplit la maison de youyous. Les Blaska ont déployé « d’énormes efforts pour permettre à leurs six enfants d’exceller dans leurs études ». Mais Khaoula, l’aînée, a eu droit à quelques privilèges. « Je lui ai aménagé une chambre à elle pour qu’elle se sente bien, acheté un ordinateur, je savais, par la volonté d’Allah, qu’elle allait faire honneur à la famille », témoigne, tout fier, le papa.

Un parcours sans faute

Né dans une famille musulmane pratiquante, Khaoula a reçu ses premiers apprentissages dans la mosquée du quartier. Elle y a appris le Coran et les préceptes de la religion musulmane. À cinq ans et demi, elle intègre l’école primaire et fera un parcours sans faute accumulant les bonnes notes. À la fin de ses études primaires, elle a eu 9 sur 10. Au collège, elle a terminé sa dernière année avec une moyenne 18,94%.

Particulièrement brillante en mathématiques et en langue vivantes, la jeune bachelière souhaite effectuer ses études universitaires à la faculté de médecine de Annaba. « Je suis une citoyenne algérienne, j’ai fait tout mon cursus scolaire en Algérie, je veux devenir médecin pour pouvoir soigner mes compatriotes », a-t-elle assuré à ses parents.

Les filles aux premières loges

Le mardi 25 juillet, le ministère de l’Éducation nationale algérien a annoncé un taux de réussite de 56,07%, supérieur à celui de 2016 qui avait enregistré un taux de 49,79%. Sur les 340.338 bacheliers de cette année, 65,3% sont des filles. Dans une intervention à la Radio algérienne, la ministre, Nouria Benghebrit, a expliqué que la hausse du taux de réussite est le fait des programmes d’accompagnement assurés par la communauté éducative et aussi parce que 2017 a été une année stable par rapport à la précédente qui a connu de mouvements sociaux.

Jeuneafrique.com par