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Congo/Présidentielle 2021 : les jeunes de Bacongo appelés à faire preuve de responsabilité

novembre 16, 2020

Elus locaux de Brazzaville, Gilles Latran Ngabangui, Marlin Dominique Okemba et Gerry Mbimba ont invité, le 14 novembre, la jeunesse du 2e arrondissement à la responsabilité et à la vigilance à quelques mois de l’élection présidentielle de mars prochain.

Gilles Latran Ngabangui entouré de Marlin Dominique Okemba et Carel Gerry Mbimba ; les participants/Adiac

La campagne de proximité sur la lutte contre la délinquance juvénile, notamment le phénomène « bébés noirs », se poursuit dans les différents arrondissements de Brazzaville.

En effet, après Djiri et Ouenzé, le tour était revenu, le week-end dernier, à la jeunesse de Bacongo de recevoir la délégation des élus les plus jeunes du conseil départemental et municipal de Brazzaville.

A la différence des autres arrondissements, les échanges à Bacongo ont été beaucoup plus focalisés sur l’élection présidentielle de l’année prochaine. Selon les initiateurs, les jeunes du 2e arrondissement sont souvent instrumentalisés à la veille et pendant les élections dans le pays. « Quand les rats du jardin viennent manger le fromage qui se trouve dans le buffet du salon, c’est qu’ils ont bénéficié de la complicité des souris de la maison. A travers cet adage, je voudrais expliquer aux jeunes de Bacongo qu’on ne peut pas les manipuler sans qu’ils aient leur accord », a déclaré Gerry Mbimba, l’élu local de Poto-Poto, appelant tout le monde à la responsabilité.

La jeunesse de Bacongo a, de son côté, interpellé les autorités municipales sur les questions de sécurité, notamment le phénomène des « kulunas », les difficultés de transport, ainsi que les problèmes de l’emploi des jeunes. Elle souhaite également que la mairie de Brazzaville puisse poursuivre son programme d’aménagement des routes et oeuvrer au respect des barrières édictées par le gouvernement dans la lutte contre la Covid-19.

 « Nous demandons à ce que les conseillers puissent se mettre au travail avec les services de police basés à Bacongo afin de garantir la sécurité de la population. Au regard des tracasseries que les étudiants rencontrent au quotidien, il serait mieux d’alléger le coût de transport en augmentant le nombre de passagers à bord des bus », a plaidé  Christ Milolo qui a participé à la rencontre.

Conseiller municipal élu à Djiri, dans le 9e arrondissement, Gilles Latran Ngabangui s’est dit confiant des assurances de la jeunesse de Bacongo qui veut être désormais le réservoir d’idées et non de violences.

« Nous retiendrons aussi que les jeunes de Bacongo veulent être une force de proposition, ils veulent être compris, écoutés par les autorités. J’ai rappelé aux jeunes de Bacongo de ne pas accepter le désordre dans cet arrondissement. Ils doivent se lever et dire stop à la manipulation parce qu’ils sont assez grands pour respecter le choix. L’engagement est citoyen, dans notre pays nous voulons la paix et non le désordre », a-t-il martelé.

Notons que la campagne de sensibilisation qui prendra fin le 5 février 2021 est aussi une occasion pour les organisateurs de rendre compte des textes adoptés au conseil départemental et municipal, d’expliquer le motif des changements intervenus à la tête de la mairie de Brazzaville. 

Avec Adiiac-Congo par Parfait Wilfried Douniama

Congo: des joueurs du club Diables noirs agressés à Bacongo

septembre 21, 2018

 

Bus du club Diables noirs du Congo

 

Le bus des Diables noirs transportant les joueurs de la section football de retour de leur lieu d’entraînements a essuyé des jets de pierre, vendredi 21 septembre aux environs de 14 heures 15, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville.

Alors qu’il roulait entre le croisement des avenues Matsoua et Cinq chemins dans le quartier Bacongo où la population est pourtant en majorité acquise au club, le bus des Diables noirs a été l’objet d’un caillassage d’une violence telle que deux vitres latérales ont éclaté sous l’impact des projectiles qui auraient pu causer de graves dommages corporels à quelques occupants du bus.

Les débris de verres ont provoqué des coupures à certains joueurs et quelques membres du staff technique. Les blessés ont été pris en charge pour des soins.

 

 

La police arrivée sur les lieux n’a pu mettre la main sur les agresseurs. Des jeunes gens, selon des témoins. Ils se sont enfuis après avoir balancé d’imposants cailloux contre le bus.

 

 

Cette agression, en plein jour et en une heure de pointe, dans un quartier résidentiel, densément peuplé, pose une fois encore le problème des agressions somme-toutes gratuites, qui deviennent la règle auprès de certains jeunes congolais.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

Au moment où se tient, à Brazzaville, le sommet sur le Bassin du Congo, voilà l’eau qui coule des robinets

avril 28, 2018

 

Empoisonnement massif des Congolais par le gouvernement, en distribuant de « l’eau impotable »

Nous sommes au quartier Mpissa, à Bacongo, où les habitations ont quand même un certain confort admissible. Combien de fois dans les quartiers pauvres.

Même les plantes, les légumes des jardins et le bétail des pays occidentaux ont une meilleure qualité d’eau.

A y regarder de près, nous sommes à l’intérieur d’une cuisine avec un lavabo et des marmites à côté. Ce n’est pas de l’invention mais c’est une triste et dangereuse réalité.

On dirait du jus de tangawiss. Imaginons la concentration de microbes. Le gouvernement nous empoisonne à petit feu. C’est un crime contre l’humanité, un massacre de masse… Ça, ça tue plus que les balles. Ils en sont conscients. Voilà pourquoi le gouvernement ne réagit pas…

 

Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Voilà l’eau qui sort du robinet
Avec Brazzanews.fr
 

Congo-Brazzaville: Plusieurs projets d’infrastructures en vue pour 2016

février 6, 2016

 

En dehors de ceux actuellement en cours de réalisation qui devront être achevés, le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Délégation générale aux Grands travaux va encore lancer pleins d’autres projets structurants cette année sur l’ensemble du territoire national. Ces infrastructures à construire concernent tous les secteurs d’activités, entre autres les routes, les barrages électriques, les hôpitaux.



Malgré la récession économique causée par la baisse des cours de pétrole sur le marché international, le gouvernement va maintenir la même dynamique dans la construction des infrastructures socioéconomiques. Pour cette année qui commence, les défis à relever selon le ministère de l’Aménagement du territoire sont encore de plus en plus nombreux. En ce qui concerne les nouveaux projets, il sera lancé cette année la construction du port minéralier de Pointe-Noire et le projet de planification de la zone économique spéciale pilote de la même ville.

La même dynamique se poursuivra avec la réhabilitation de la route de la vasière, dans le département de la Likouala, avec son prolongement vers le district de Bétou, après la finalisation des négociations avec les Brésiliens chargés du marché; la connexion du département de la Sangha avec le barrage de Liouesso, lequel barrage sera mis en exploitation cette année.

Courant cette année, le ministère de l’Aménagement du territoire va aussi finaliser les études techniques et mobiliser les bailleurs de fonds pour le financement du pont-route-rail sur le fleuve Congo ainsi que le lancement des études techniques pour la construction du barrage hydroélectrique de Sounda, avec la société financière internationale. En ce qui concerne l’intégration sous-régionale, seront lancés les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Dolisie-Ngongo-Dousala-frontière du Gabon ainsi que la route Sembé-Ntam à la frontière du Cameroun.

La route Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso sera concédée à un opérateur privé

Facteur important dans le développement du système économique national, la route Pointe-Noire-Brazzaville dont les travaux sont presque achevés sera mise en service dans deux mois. Pour garantir sa pérennité et permettre sa rentabilité, le gouvernement prévoit de concéder cette route à un opérateur privé international dans sa dorsale Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso. La concession de ce corridor pour lequel un appel d’offres international sera lancé cette année se fera après avis à manifestation d’intérêt dans le cadre du partenariat public-privé.

« La concession de cette route à un opérateur privé international nous évitera de vivre des perpétuels recommencements au regard des actes d’incivisme déjà récurrents sur la route », a précisé Jean Jacques Bouya. Le ministère de l’Aménagement du territoire a aussi inscrit la municipalisation accélérée de la Bouenza dont la fête sera célébrée cette année à Madingou parmi les priorités en 2016. Il poursuivra les travaux de différents projets en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire national.

Adiac-Congo.Com

Référendum au Congo : les électeurs désertent les bureaux de vote à Brazzaville

octobre 25, 2015

Les Congolais étaient appelés à voter dimanche 25 octobre pour une nouvelle Constitution. Crédits : Joan Tilouine

Les Congolais étaient appelés à voter dimanche 25 octobre pour une nouvelle Constitution. Crédits : Joan Tilouine

Le temps semble long pour Colombe Bondi. Assise depuis 6 heures sur une chaise en bois inconfortable dans la salle exiguë du jardin d’enfant Prosper M’bala transformé en bureau de vote, elle attend. Deux policiers assoupis dans la cour viennent, de temps à temps, la taquiner. Sur un vieux tableau noir, la jeune femme a soigneusement écrit à la craie le nombre d’inscrits sur les listes électorales, 764, et le nombre de vote, un seul. Il est 13 heures dans l’un des 19 bureaux de vote de Bacongo, un quartier populaire du sud de Brazzaville.

Ce dimanche 25 octobre, les Congolais sont appelés aux urnes pour se prononcer sur la modification de la Constitution qui permettrait au chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de trente ans, de briguer un troisième mandat. L’actuelle loi fondamentale, datant de 2002, l’en empêche, l’âge des candidats et le nombre de mandats étant limités.

Dans la partie sud de Brazzaville, traditionnellement acquise à l’opposition qui a appelé à boycotter ce scrutin, les bureaux de vote sont aussi vides que les rues où les véhicules dépourvus de « laissez-passer » délivrés par la police sont interdits de circuler. Seuls les 4×4 des diplomates, des observateurs internationaux et de quelques commerçants ont droit de cité. Les habitants, eux, sont restés cloîtrés chez eux.

« Il y a le nom de mon père qui est mort, mais pas le mien »

« On s’attendait à avoir peu de votants ici à Bacongo, car nombreux sont ceux à avoir quitté le quartier à la suite des affrontements », explique Colombe Bondi. Depuis les heurts entre les manifestants et les forces de l’ordre survenus ces dernières semaines, le quartier est quadrillé par la police et les militaires qui patrouillent en permanence et maintiennent à résidence l’une des figures de l’opposition, l’ancien ministre Guy Brice Parfait Kolélas.

Un peu plus loin, à l’école des Trois Francs, seuls quatre bulletins de votes gisent dans l’urne en plastique posée à même le sol. Ici, il y a 2 100 inscrits mais rien n’y fait, les habitants du quartier ne sont pas d’humeur à voter. Des jeunes cherchent leurs noms sur les listes électorales affichées à l’entrée. En vain. « Il y a le nom de mon père qui est mort, mais pas le mien », déplore l’un d’entre eux. Auraient-ils aimé voter ? « On ne sait pas ce qu’il y a dans ce projet de Constitution, ici rien ne va, on n’a pas de travail, pas de formation, pas d’électricité… Vous voulez que je continue la liste ? », lâche Junior, 19 ans.

« Sassou, c’est bon pour le business »

Mais un tout autre dimanche se déroule au centre-ville, et au nord de Brazzaville. Dans la matinée, le président Denis Sassou Nguesso a voté peu avant onze heures, accompagné de la première dame. A la mairie de Ouenzé au nord de Brazzaville, l’affluence satisfait le chef de bureau et la presse officielle conviée pour constater « plus de 300 votes » sur 950 inscrits à 13 h 30. « C’est un bon président, lâche Roland Ngombélé, un commerçant du quartier venu voter « Oui ». La nouvelle Constitution va permettre à des jeunes de 18 ans de se présenter et les institutions vont évoluer. Sassou, c’est bon pour le business ».

 Le président congolais Denis Sassou Nguesso vote à Brazzaville, le 25 octobre. Crédits : STRINGER / REUTERS


Le président congolais Denis Sassou Nguesso vote à Brazzaville, le 25 octobre. Crédits : STRINGER / REUTERS

Dans le quartier Talangaï, un peu plus au nord, plusieurs bureaux de vote ont été installés dans les salles de classe décaties de l’établissement scolaire Agostino Neto. La députée locale n’est autre que Claudia Sassou Nguesso, l’une des filles du président. « Il y a un véritable enthousiasme pour la démocratie, s’enthousiasme Jérome Mboussa, le responsable âgé de 73 ans. Denis Sassou Nguesso est populaire ici, et on le voit dans les urnes ». Un son de cloche différente de celui qui se fait entendre dans la pièce mitoyenne. Là, Michel Bafou, dépourvu d’isoloir, s’est débrouillé bon an mal an avec deux bureaux en bois superposés. « C’est un isoloir artisanal, s’esclaffe-t-il, nous n’avons même pas la Constitution. Dans un pays vraiment démocratique, on l’aurait à disposition des votants ».

Pendant que leurs aînés palabrent, angoissés par l’annonce des résultats, les enfants ont transformé les avenues de la capitale en terrain de football. « Nous redoutons que la situation s’embrase si les résultats sont contestés », glisse un homme d’affaires libanais. A 17 heures, à Bacongo, Colombe Bondi n’a toujours pas bougé de sa chaise. Dans l’urne en plastique, posée sur une table d’enfant, il y a désormais six bulletins de vote.

Congo: La désobéissance civile vient de commencer à Bacongo et Talangaï, à Brazzaville

octobre 9, 2015

Sassou Nguesso vient d’interdire par le biais du Préfet de Pointe-Noire le Méga meeting de l’IDC-FROCAD, prévu le dimanche 11 octobre 2015.

Manifs à Bacongo et Talangai:

Images de la manifestation de l’obéissance civile dans le 2e et 6e arrondissement de Bacongo et Talangaï à Brazzaville :

Talas

Bacongo: « Non au 3e mandat de Sassou »

Talas1

Talas1: « Non au Référendum »

Talas2

Talas2: « Non au changement de la constitution »

Talas3

Talas3: »La population de Talangaï est debout »

Talas4

Talas4: « Gendarmerie et population en chiens de faïence »

https://www.facebook.com/clervy/videos/10205144299913425/?hc_location=ufi

Congo/Faits divers: Scène cocasse de malade mental et de crépitement d’armes à Brazzaville

avril 8, 2015

Un malade mental tente de s’emparer de la moto d’un policier

C’est une scène cocasse, qui s’est passée l’après-midi du mardi 31 mars 2015, sur l’avenue de l’O.u.a, vers le marché Total, à Bacongo, dans le deuxième arrondissement de Brazzaville.

Un agent de la circulation routière a pris en chasse un taximan ayant commis une infraction, semble-t-il. Quand il a réussi à le coincer à un endroit, l’agent est descendu, mais a oublié d’enlever les clés de la moto.

Pendant qu’il s’entretenait avec le chauffeur du taxi, le malade mental est monté sur sa moto et a tenté de l’allumer, provoquant l’hilarité des passants et de l’agent en question. Il faut le faire!

Crépitement d’armes légères de guerre à Kinsoundi

Kinsoundi, un quartier de Makélékélé, le premier arrondissement de Brazzaville, était en relief, mardi 31 mars 2015, vers 13h.

Des crépitements d’armes légères étaient entendus dans le périmètre de l’ex-ferme Nzoko, alors que les gens vaquaient paisiblement à leurs occupations. Ce qui a provoqué quelque débandade.

Renseignements pris:  des  gendarmes étaient en train de poursuivre cinq malfrats, vêtus de l’uniforme militaire, roulant dans  un taxi. Ces derniers auraient braqué un domicile, de l’autre côté de la rivière Djoué, emportant de l’argent et des appareils électroménagers. Ils ont embarqué, ensuite, dans une pirogue, pour gagner la rive de Kinsoundi.

D’après un témoin, les gendarmes ont été alertés par le neveu du propriétaire du domicile visité. Après avoir repéré le taxi emprunté par les malfrats, ils l’ont pris en chasse, en tirant des coups de feu en l’air.

Rattrapés,  quatre malfrats ont réussi à prendre la fuite, mais le cinquième, portant les galons de sergent-chef, a été appréhendé. L’infortuné a été conduit au poste de gendarmerie de Kinsoundi, avant d’être transféré au commandement de la gendarmerie nationale, en face du Lycée Pierre Savorgnan De Brazza, à Bacongo, le deuxième arrondissement de la ville-capitale.

Ouf! Malgré tout, les habitants de Kinsoundi ont eu des sueurs froides.

La semaineafricaine.net