Posts Tagged ‘Bahreïn’

Atterrissage d’urgence d’un avion de chasse américain à Bahreïn

août 12, 2017

Dubaï – Le pilote d’un avion de chasse américain a dû s’éjecter en effectuant samedi un atterrissage d’urgence à l’aéroport international de Bahreïn, un incident qui a provoqué des perturbations dans le trafic, a indiqué un porte-parole de la marine américaine.

Un avion de combat F/A 18E « a connu un dysfonctionnement au niveau du moteur et a tenté de se diriger vers la base militaire Cheikh Issa », a déclaré le commandant William Urban, porte-parole de la Ve flotte américaine basée à Bahreïn.

Mais il n’a pas été en mesure de le faire et « le pilote a été contraint d’atterrir en urgence à l’aéroport international de Bahreïn ».

En raison du problème technique, l’appareil n’a pas pu être stoppé sur la piste et le pilote s’est éjecté lorsque l’avion a quitté la piste », a indiqué M. Urban, précisant que le pilote s’en était sorti indemne.

La piste a été fermée à tous les décollages et atterrissages pendant deux heures, selon l’agence officielle bahreïnie BNA. Le trafic est ensuite revenu à la normale dans l’après-midi, pouvait-on lire sur le compte Twitter de l’aéroport.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes de l’incident, a souligné M. Urban, qui a précisé que l’appareil avait décollé du porte-avions USS Nimitz.

Situé entre l’Arabie saoudite et l’Iran, le royaume de Bahreïn abrite le siège de la Ve flotte américaine. Celle-ci a une importance stratégique pour les opérations américaines dans le cadre de la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans la région.

Romandie.com avec(©AFP / 12 août 2017 20h36)                                            

Bahreïn: l’opposant et militant Nabil Rajab de nouveau arrêté

juin 13, 2016

Dubaï – L’opposant et militant bahreïni des droits de l’Homme, Nabil Rajab, a de nouveau été arrêté lundi par les forces de sécurité, près d’un an après sa libération, a indiqué sa famille.

M. Rajab a été appréhendé à l’aube par les forces de sécurité qui ont fait une descente à son domicile à Bani Jamra, village chiite près de Manama, a ajouté la famille sur Twitter sans préciser les raisons de cette interpellation.

Notre maison a été fouillée et mon mari Nabil Rajab a été arrêté, écrit dans un tweet Sumaya Rajab, l’épouse du militant chiite, l’un des animateurs du mouvement de contestation qui réclame à la dynastie sunnite une véritable monarchie constitutionnelle.

M. Rajab, 51 ans, avait été libéré en juillet 2015 après avoir bénéficié d’une grâce royale pour raisons de santé. Il purgeait depuis avril une peine de six mois de prison pour atteinte aux institutions de l’Etat, à la suite de plaintes des ministères de l’Intérieur et de la Défense qui l’accusaient d’avoir mis en doute la compétence de leurs employés.

Les Etats-Unis, alliés de Bahreïn, avaient réclamé la libération de Nabil Rajab.

Bahreïn est secoué par des troubles depuis la répression en 2011 du mouvement de contestation animé par la majorité chiite dans ce petit royaume du Golfe qui continue de connaître des manifestations périodiques dans les villages chiites marquées parfois par des violences.

Directeur du Centre bahreïni pour les droits de l’Homme et secrétaire général adjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme, M. Rajab avait déjà été emprisonné pendant deux ans pour participation à des manifestations non autorisées, avant d’être libéré en mai 2014.

Les autorités bahreïnies, vivement critiquées par des ONG sur la situation des droits de l’Homme, semblent souffler le chaud et le froid ces dernières semaines.

Le 31 mai, elles ont libéré pour raisons humanitaires l’opposante bahreïnie Zaïnab al-Khawaja, partie le week-end dernier pour le Danemark, dont elle détient également la nationalité, après avoir reçu des menaces selon sa soeur.

L’opposante avait été condamnée en décembre 2014 à trois ans de prison pour insulte au roi, après avoir déchiré le portrait du souverain de Bahreïn dans un tribunal.

Des dizaines de personnes, dont des opposants politiques, ont été jugées et condamnées à de lourdes peines de prison, notamment pour violences ou critiques contre le pouvoir.

Lundi, une Cour d’appel a confirmé des peines de prison allant de 10 à 15 ans de prison et le retrait de la nationalité pour 11 chiites, reconnus coupables de la formation d’un groupe terroriste, selon une source judiciaire.

Le 30 mai, le chef de l’opposition chiite, cheikh Ali Salmane, a été condamné en appel à 9 ans de prison pour incitation à la désobéissance et complot contre l’Etat, un jugement plus dur que les 4 ans de prison prononcés en première instance.

Romandie.com avec(©AFP / 13 juin 2016 13h26)

La crise Arabie/Iran s’étend et inquiète la communauté internationale

janvier 5, 2016

Ryad – La communauté internationale s’inquiète de plus en plus de l’aggravation de la crise entre l’Iran et l’Arabie saoudite, qui s’est étendue mardi avec la décision du Koweit de rappeler son ambassadeur à Téhéran.

Voisin et allié traditionnel de Ryad, le Koweït est devenu le cinquième pays arabe à rompre ou à réduire ses relations avec la République islamique d’Iran, après l’Arabie, Bahreïn, les Emirats arabes unis et le Soudan.

Le Koweït a rappelé son ambassadeur pour protester contre les attaques contre les missions diplomatiques saoudiennes en Iran à la suite de l’exécution du chef religieux chiite saoudien Nimr al-Nimr samedi en Arabie.

Téhéran a minimisé mardi l’effet de ces annonces, affirmant que c’est l’Arabie qui en pâtira le plus.

La rupture des relations par l’Arabie saoudite et ses vassaux n’a aucun effet sur le développement de l’Iran, a affirmé Mohammad Bagher Nobakht, le porte-parole du gouvernement iranien.

Cette escalade entre les deux rivaux chiite et sunnite est suivie avec une profonde inquiétude par la communauté internationale qui craint qu’elle n’accentue encore la déstabilisation et les conflits du Moyen-Orient. Washington, Moscou et les pays européens les ont appelés au calme.

La crise dans les relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran est très préoccupante et pourrait entraîner une série de conséquences néfastes dans la région, a mis en garde l’ONU.

– ‘Profonde inquiétude’ –

Réuni lundi soir à New York, le Conseil de sécurité a également exprimé sa profonde inquiétude après les attaques antisaoudiennes en Iran. Il a demandé à Téhéran de protéger les installations diplomatiques et consulaires et leur personnel et de respecter pleinement ses obligations internationales à cet égard.

L’Arabie saoudite avait demandé instamment au Conseil de condamner le saccage de ses missions diplomatiques, qui constituent une violation grave des Conventions de Vienne, selon son ambassadeur à l’ONU Abdallah al-Mouallimi.

La mission iranienne à l’ONU avait exprimé quant à elle les regrets de Téhéran et promis de prendre les mesures nécessaires pour que de tels incidents ne se reproduisent pas.

La déclaration du Conseil, adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, n’a fait en revanche aucune mention de l’exécution de Nimr al-Nimr.

Cet opposant au régime de Ryad a été exécuté samedi avec 46 autres personnes condamnées pour terrorisme, dont la majorité pour des attentats attribués au réseau jihadiste sunnite Al-Qaïda.

Le président iranien Hassan Rohani a de nouveau réagi mardi en affirmant que l’Arabie saoudite ne pouvait pas répondre aux critiques en coupant des têtes. J’espère que les pays européens qui réagissent toujours aux questions liées aux droits de l’Homme feront leur devoir, a-t-il ajouté.

L’Iran fait partie des pays qui exécutent le plus de condamnés à mort avec l’Arabie saoudite, la Chine et les Etats-Unis.

L’exécution en Arabie de Nimr al-Nimr a provoqué des mouvements de colère dans le monde chiite, notamment à Téhéran, où 3.000 personnes ont manifesté lundi en huant la famille sunnite régnante d’Arabie saoudite.

En Irak, pays voisin de l’Iran à majorité chiite, des milliers de partisans du chef chiite Moqtada Sadr ont manifesté à Bagdad, appelant leur gouvernement à rompre les relations avec l’Arabie saoudite. Deux mosquées sunnites ont été visées par des attentats, et le muezzin d’une troisième abattu.

– La Syrie en jeu –

L’ambassadeur saoudien à l’ONU a affirmé que la rupture des relations avec l’Iran n’empêcherait pas Ryad de continuer à travailler dur pour soutenir les efforts de paix en Syrie et au Yémen et que l’Arabie participerait notamment aux prochains pourparlers de paix sur la Syrie, prévus en principe à partir du 25 janvier à Genève sous l’égide de l’ONU.

L’Iran est avec la Russie le principal allié de Damas, alors que l’Arabie saoudite soutient l’opposition syrienne.

Dans ce contexte, le médiateur de l’ONU pour la Syrie Staffan de Mistura a eu mardi à Ryad des entretiens séparés avec des diplomates et des représentants de l’opposition syrienne. Il doit se rendre ensuite à Téhéran puis à Damas en fin de semaine.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2016 13h13)

Après l’Arabie saoudite, Bahreïn rompt ses relations avec l’Iran

janvier 4, 2016

Dubaï – Le royaume de Bahreïn a rompu lundi ses relations diplomatiques avec l’Iran, moins de 24 heures après une décision similaire de l’Arabie saoudite, a annoncé l’agence officielle bahreinie BNA.

Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite qui entretient des liens étroits avec Ryad, a demandé à tous les diplomates iraniens de quitter le royaume sous 48 heures, a ajouté l’agence.

Ces développements sont survenus après l’exécution samedi d’un dignitaire chiite en Arabie saoudite et des attaques de représailles contre des missions diplomatiques saoudiennes en Iran.

La décision de Bahreïn a été motivée par les attaques lâches contre les représentations diplomatiques saoudiennes en Iran et par l’immixion iranienne croissante et dangereuse dans les affaires intérieures des pays arabes et du Golfe, selon un communiqué officiel.

Les attaques contre les missions diplomatiques saoudiennes constituent un dangereux exemple d’attaques sectaires qui doivent susciter une réaction afin de préserver la sécurité et la stabilité dans toute la région, poursuivent les autorités.

L’exécution du cheikh Nimr Baqer al-Nimr a provoqué des manifestations parmi les communautés chiites du monde arabo-musulman, y compris à Bahreïn, où des heurts ont éclaté dimanche entre des manifestants chiites et la police.

Le petit royaume de Bahreïn, voisin de l’Arabie saoudite, est le siège de la Ve Flotte des Etats-Unis. Il est le théâtre de troubles sporadiques depuis des manifestations de masse en 2011 de la majorité chiite qui demandait des réformes et un plus grand rôle politique pour cette communauté.

Le pouvoir sunnite à Bahreïn fait preuve d’une extrême fermeté à l’égard des opposants notamment chiites mais nie toute discrimination envers cette communauté. Les dissidents sont souvent accusés d’être liés à l’Iran, une accusation qu’ils rejettent.

Romandie.com avec(©AFP / 04 janvier 2016 13h37)

Le secrétaire d’Etat adjoint américain persona non grata à Bahreïn

juillet 7, 2014

Dubaï – Le ministère bahreïni des Affaires étrangères a déclaré lundi persona non grata le secrétaire d’État adjoint américain Tom Malinowski, lui demandant de quitter immédiatement le pays, secoué par un mouvement de contestation de la majorité chiite contre la dynastie sunnite.

Les autorités bahreïnies ont dénoncé le fait que M. Malinowski se soit ingéré dans les affaires intérieures de Bahreïn en rencontrant un parti en particulier au détriment d’autres interlocuteurs, selon un communiqué publié par l’agence BNA.

Selon une photo postée par le principal parti d’opposition chiite Al-Wefaq sur Twitter, M. Malinowski a rencontré des leaders de l’opposition, dont Ali Salman, le chef d’Al-Wefaq.

D’après les autorités bahreïnies, le secrétaire d’État adjoint américain, chargé de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du Travail, a ainsi contrevenu aux règles diplomatiques et bafoué les relations normales interétatiques.

La porte-parole du département d’État Jen Psaki a indiqué pour sa part que M. Malinowski est à Bahreïn et reste à Bahreïn.

Il est en visite pour affirmer et renforcer les liens bilatéraux, et soutenir les efforts de réformes du roi et les efforts de réconciliation à un moment important, notamment au regard des évènements dans la région, a-t-elle dit, précisant: nos représentants sont en contact étroit avec les représentants bahreïnis sur le terrain.

Le ministère bahreïni des Affaires étrangères a précisé que les relations entre Bahreïn et les États-Unis ne seraient pas affectées par cette affaire.

Bahreïn réaffirme ses fortes et solides relations avec les États-Unis, et souligne que le développement de ces liens ne doit pas être affecté par de tels actes malheureux, selon le communiqué.

Bahreïn, situé dans le Golfe face à l’Iran, abrite le quartier général de la Ve flotte américaine.

Petit royaume dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite, qui réclame une monarchie constitutionnelle.

Les forces de l’ordre, aidées par des troupes saoudiennes, ont écrasé ce mouvement en mars 2011, mais des manifestations éclatent toujours régulièrement dans des villages chiites et dégénèrent souvent en heurts avec la police.

Face à la poursuite de la contestation, les autorités ont alourdi l’an dernier les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés.

Les États-Unis ont été critiqués par plusieurs organisations des droits de l’Homme pour ne pas avoir condamné plus fermement la répression des manifestations.

Le roi a tenté de lancer un dialogue national, mais après deux rounds de discussion, l’opposition a quitté les négociations, affirmant que les autorités n’étaient pas prêtes à faire suffisamment de concessions.

Romandie.com avec(©AFP / 07 juillet 2014 22h09)