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Le Maroc va former 500 imams maliens

septembre 19, 2013

Le Maroc et le Mali vont signer un accord pour la formation dans le royaume chérifien de 500 imams maliens, a annoncé le Roi Mohamed VI à la cérémonie d’investiture du président malien à laquelle il assistait, jeudi à Bamako, aux côtés du président français et d’une vingtaine de chefs d’Etat africains.

Mohamed VI a indiqué que l’accord sera signé ce vendredi à Bamako et que les imams retenus seront accueillis au Maroc par vagues successives et sur plusieurs années.

La formation elle-même prendra deux ans et sera consacrée essentiellement à « l’étude du spiritualisme et à la doctrine morale qui rejette toute forme d’excommunication », a précisé le Roi.

Sa Majesté Mohamed VI s’était auparavant réjoui de la victoire obtenue au Mali sur les « forces obscurantistes et extrémistes ».

Des groupes islamistes armés ont occupé neuf mois durant, au cours de l’année 2012, toute la partie nord du Mali y appliquant leur interprétation de la charia et détruisant des mausolées de saints musulmans classés au patrimoine mondial et vénérés par les populations locales.

Mohamed VI s’est prononcé pour la réhabilitation de ces mausolées ainsi que pour la réconciliation nationale déjà entamé au Mali.

Il a aussi appelé à l’établissement au Mali d’une « nouvelle gouvernance politique et territoriales adaptée aux spécificités géographiques, économiques et culturels du pays ».

APA Bamako (Mali)

Mali: Vers le deuxième tour de la présidentielle

août 2, 2013

L’ancien premier ministre malien, Ibrahim Boubacar Keïta dit « IBK », a comme attendu, remporté le premier tour de la présidentielle du 28 juillet, les résultats provisoires complets publiés vendredi à Bamako lui attribuant 1.222.657 voix, soit 39,24 pour cent des suffrages exprimés.

IBK n’a cependant pas suffisamment gagné pour l’emporter dès le premier tour. Il devrait, au second tour, affronter l’ancien président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, arrivé en 2ème position avec 605.901 voix, soit 19, 14 pour cent des suffrages exprimés.

Selon les chiffres officiels, 6.829696 électeurs étaient inscrits. Les suffrages exprimés ont été au nombre 3.520.242 pour un taux de participation national record de 51,54 pour cent à une élection au suffrage universel.

Ce premier tour de scrutin a été jugé équitable par les observateurs internationaux et « déloyal » par le camp et les candidats proches de Soumaïla Cissé qui ont relevé nombre dirrégularités et souligné la partialité de l’administration.

APA-Bamako (Mali)

Mali/Le Capitaine Sanogo : ‘‘Pas de soldats de la CEDEAO sur notre sol’’

septembre 5, 2012
Bamako
© Getty Images par DR
Bamako (Mali) : Manifestation a l`aéroport par des partisans des auteurs du coup d`Etat
Jeudi 29 mars 2012. Bamako (Mali) . La manifestation pro-junte déroulée dans la matinée sur le tarmac de l`aéroport. Photo : Amadou Sanogo chef de la junte

Le capitaine Sanogo, président du CNDRE refuse l’arrivée d’une armée étrangère sur le sol malien. Il a réagi à la suite de la main tendue du président malien à l’égard d’Alassane Ouattara, président en exercice de la Cedeao. «Nous ne voulons pas de forces d’interposition sur notre sol. Nous voulons simplement du soutien aérien, du renseignement et plus tard, former notre armée par rapport à la lutte contre le terrorisme. Mais nous ne voulons pas de soldats de la CEDEAO sur notre sol. La demande qui a été formulée est celle de Dioncounda, ce n’est pas celle de l’armée malienne. La demande de l’armée malienne est catégorique. Elle veut du soutien logistique et du renseignement par rapport à la libération du Nord. On ne veut pas de troupes sur notre sol». Ces propos ont été tenus par Bakary Mariko, porte parole du capitaine Sanogo sur Radio France internationale, en réponse au courrier adressé par le président Dioncounda Traoré au président ivoirien, Alassane Ouattara.

Dans une lettre parvenue au chef de l’Etat ivoirien, président en exercice de la CEDEAO le mardi 4 septembre 2012, Dioncounda Traoré demande une aide pour renforcer les capacités de l’armée malienne dans sa volonté de conquérir le Nord occupé par des mouvements armés. «Reconquérir le Nord est le défi majeur et pour cela une assistance est nécessaire pour remettre à niveau rapidement les unités de l’armée», a écrit le président par intérim du Mali, qui a fait part d’un besoin de 5 bataillons qui seront «graduellement engagés à partir d’une ligne de front pour contrôler les villes reconquises», ajoute-t-il.

Le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, qui s’est réjoui de cette demande formulée par les autorités maliennes, l’a qualifiée de «conforme» aux conclusions de la réunion de la CEDEAO des 28 et 29 juin deniers à Yamoussoukro. «C’est un bon développement, il reste maintenant à la CEDEAO d’examiner cette requête et de l’incorporer dans sa stratégie de mobilisation en vue de recueillir le soutien de la communauté internationale pour nos efforts de paix au Mali.

Les chefs d’états-majors ont travaillé sur toutes ces questions et ils ont des réponses précises sur les pays qui doivent fournir l’appui militaire (…) Il y a également le volet politique et le dispositif de la CEDEAO doit intégrer aussi bien le volet militaire que le volet politique pour s’assurer qu’il existe une cohérence parfaite entre toutes les structures.

La CEDEAO a demandé la coopération et la contribution de tous les partenaires africains ou non africains. Il est évident que la situation au Mali ne concerne pas que la CEDEAO, mais la communauté internationale (…) Tous ceux qui peuvent apporter une contribution ont été sollicités pour la mise en place de cette force», a expliqué Kadré Désiré Ouédraogo.

En dépit de ces bonnes intentions, le Capitaine Sanogo et ses amis ne veulent rien entendre.

L’Intelligent d’Abidjan par Olivier Dion