Posts Tagged ‘Bamako’

Mali: De présumés terroristes arrêtés avant le sommet de Bamako (sécurité malienne)

janvier 15, 2017

Bamako – De présumés terroristes qui « voulaient attaquer le sommet de Bamako » ont été arrêtés dans le nord du Mali, peu avant le sommet Afrique-France de Bamako, a appris dimanche l’AFP de sources sécuritaires maliennes et occidentales.

« Les forces spéciales françaises ont arrêté dans le nord du Mali, peu avant le sommet, des terroristes qui avaient des plans d’attaque de Bamako » a déclaré à l’AFP, une source sécuritaire malienne, sans préciser le nombre de personnes arrêtées.

Interrogé dimanche, le ministère français de la Défense n’a pas démenti.

Une source sécuritaire occidentale a confirmé.

« Un attentat sur Bamako en préparation a été déjoué. Des futurs kamikazes ont été arrêtés au nord par les forces spéciales françaises. Sur les kamikazes, il a été retrouvé un portable duquel il venait d’envoyer un message d’adieu à ses parents », a déclaré cette source.

La source sécuritaire malienne a encore indiqué que « les Français ont joué un rôle essentiel pour que la sécurité du sommet soit assurée ».

« Ces arrestations ont permis de procéder à d’autres arrestations de suspects ici à Bamako, et de découvrir que des jihadistes emprisonnés organisaient de leur côté un plan d’évasion « , a ajouté la même source.

De son côté, une autre source sécuritaire étrangère précise que, « bien avant le sommet, il était clair que les terroristes avaient prévu des actes de sabotage et que tout a été mis en œuvre pour les empêcher de passer à l’acte ».

Plus de 10.000 hommes ont été mobilisés pour la couverture sécuritaire du sommet, et plusieurs centaines d’autres uniquement pour la sécurité des personnalités invités.

Près de 200 éléments des forces spéciales maliennes, ont participé à la sécurisation du sommet

Plusieurs chefs d’Etat africains ont félicité le Mali pour avoir « relevé le défi sécuritaire » de l’organisation du sommet.

Romandie.com avec(©AFP / 15 janvier 2017 22h46)             

Sommet Afrique-France : Kagame et Mugabe au rendez-vous, Ouattara et Kabila restés chez eux

janvier 13, 2017

Le président Paul Kagame à Londres le 11 juillet 2012. © DFID – UK Department for International Development / FLICKR CREATIVE COMMONS

Une trentaine de chefs d’État et de gouvernement seront présents à Bamako pour le 27e sommet Afrique-France, les 13 et 14 janvier.

Les principaux axes de Bamako ont été fermés pour leur faciliter le passage, provoquant des embouteillages monstres – et l’agacement des Bamakois – dans certains endroits de la ville. La plupart des chefs d’État et de gouvernement arrivent ce vendredi 13 janvier et prendront leurs quartiers dans les grands hôtels du centre-ville, totalement bouclé par un important dispositif de sécurité.

Comme au dernier sommet du genre à Paris, en décembre 2013, la plupart des présidents francophones du continent ont répondu présents. En Afrique de l’Ouest, Macky Sall (Sénégal), Alpha Condé (Guinée), ou encore Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) seront de la partie.

Idem pour leurs homologues d’Afrique centrale Ali Bongo Ondimba (Gabon) ou Denis Sassou Nguesso (Congo). Plusieurs chefs d’État anglophones sont aussi attendus à Bamako, comme Uhuru Kenyatta (Kenya), Nana Akufo-Addo (Ghana), ou encore Muhammadu Buhari (Nigeria), qui arrivera directement de Banjul, en Gambie, où il mène ce vendredi une deuxième mission de médiation de la Cedeao pour tenter de convaincre Yahya Jammeh de quitter pacifiquement le pouvoir.

Moins habitués à ce genre de sommet, Paul Kagame (Rwanda) et Robert Mugabe (Zimbabwe) seront également présents. Le premier, qui entretient des relations houleuses avec la France, est attendu ce vendredi à Bamako. Le second, rompu aux discours anti-occidentaux, est lui arrivé jeudi soir et a été accueilli par Modibo Keïta, le Premier ministre malien.

https://www.facebook.com/plugins/post.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fwww.primature.gov.ml%2Fposts%2F1204239159652731&width=500

De son côté, François Hollande atterrira en fin de journée dans la capitale malienne, après avoir fait une étape à Gao, dans le nord du pays, où il doit rendre visite aux soldats français déployés dans le cadre de l’opération Barkhane.

 

Tous participeront ce soir à un dîner d’État au palais présidentiel de Koulouba, où ils seront reçus par Ibrahim Boubacar Keïta. Ils se retrouveront le lendemain matin à 9h au Centre international de conférence de Bamako (CICB), pour l’ouverture officielle de ce 27e sommet Afrique-France. Un événement auquel ne participeront pas les présidents Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire), Joseph Kabila (RDC), et Patrice Talon (Bénin). Le premier a préféré rester dans son pays à la suite des mutineries militaires survenues dans plusieurs casernes ivoiriennes la semaine dernière, le second est retenu par le suivi de la signature de l’accord politique à Kinshasa, et le troisième est en déplacement à Paris.

Jeuneafrique.com par Benjamin Roger

Attaque contre la mission de l’UE au Mali, un assaillant tué

mars 21, 2016

Des soldats européens dans les rues de Bamako, le 21 mars 2016.

Des soldats européens dans les rues de Bamako, le 21 mars 2016. Crédits : HABIBOU KOUYATE / AFP
Au moins deux personnes ont tenté de prendre d’assaut, lundi 21 mars au soir, l’hôtel Nord Sud du groupe Azalaï, dans la capitale malienne, Bamako. L’établissement, situé dans le quartier huppé d’ACI 2000, proche de l’ambassade américaine et des Nations unies, est le lieu de résidence des militaires instructeurs de la Mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM). Aucune victime, ni dégât n’est à déplorer.
Capture d'écran Google Maps
Capture d’écran Google Maps Crédits :

Les assaillants ont été repoussés sans réussir à pénétrer dans l’hôtel. L’un d’eux a été tué, l’autre serait retranché dans un bâtiment en chantier. Plusieurs témoins font par ailleurs état de deux à trois autres complices. Leurs motivations restaient, pour l’heure, inconnues.

Selon David Baché, correspondant de Radio France au Mali, les tirs ont commencé en début de soirée et se sont poursuivis durant près d’une heure.

La zone a été bouclée. Trois véhicule blindés de la Mission de l’ONU dans le pays (Minusma) ainsi que quatre de l’armée malienne ont été dépêchés sur les lieux. Sur Twitter, l’ambassade américaine met en garde ses ressortissants et les engage à éviter le quartier d’ACI 2000.

Bamako prise pour cible en novembre

Le 20 novembre, des hommes armés avaient attaqué l’hôtel Radisson Blu, également situé dans cette zone de la capitale malienne. Vingt personnes et deux assaillants avaient trouvé la mort dans cet attentat revendiqué par le groupe djihadiste Al-Mourabitoune, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Deux autres attentats majeurs avaient frappé le Mali en 2015, à Sévaré le 8 août (12 morts) et au bar-restaurant La Terrasse de Bamako le 6 mars (5 morts), tous deux également revendiqués par Al-Mourabitoune.

L’EUTM, qui compte quelque 600 personnels, réunit des militaires européens de 25 pays, actuellement sous commandement allemand. Elle a été lancée en février 2013, dans la foulée de l’opération militaire à l’initiative de la France pour chasser les djihadistes qui contrôlaient le nord du pays.

Elle a pour objectif de remettre sur pied une armée malienne sous-entraînée et sous-équipée en apportant une expertise dans la préparation opérationnelle, le soutien logistique, le renseignement et la formation des unités combattantes sur le camp de Koulikoro à 60 km au nord-est de Bamako.

La vaste région du nord du Mali était tombée en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ils ont été dispersés et en grande partie chassés après l’intervention internationale. Mais des zones échappent encore au contrôle des forces nationales et internationales, malgré la signature, à l’été dernier, d’un accord de paix. Ce dernier conclut entre le gouvernement, les groupes qui le soutiennent, et l’ex-rebellion à dominante touareg, était notamment destiné à isoler définitivement les djihadistes.

Longtemps concentrées dans le nord, les attaques se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

 

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Mali : un des auteurs présumés de l’attentat de Bamako abattu par les forces spéciales

mars 13, 2015

Devant le restaurant La Terrasse, le 7 mars à Bamako.
Devant le restaurant La Terrasse, le 7 mars à Bamako. © AFP

Les forces spéciales maliennes ont abattu vendredi matin à Bamako l’un des auteurs présumés de l’attentat du 7 mars. Une dizaine d’autres individus sont toujours recherchés.

Un des auteurs présumés de l’attentat de Bamako a été tué ce vendredi 13 mars au matin, lors d’un assaut lancé par les forces spéciales dans un immeuble de la capitale malienne. Selon le numéro 2 des sevices de renseignement, communément appelés sécurité d’État (SE), l’homme n’a pas voulu se rendre.

« Nous avons localisé l’individu dans un quartier populaire de Bamako. Il est originaire du Nord. Il s’était rasé la tête », a indiqué un autre responsable des forces spéciales qui a affirmé avoir participé à l’opération, précisant que le suspect avait « la peau claire ». « C’est l’un des assaillants de samedi. C’est lui qui, à moto, avait lancé une grenade dans la rue du bar-restaurant La Terrasse », a-t-il assuré. Une source hospitalière a indiqué que le corps de l’homme abattu avait été amené à l’hôpital Gabriel Touré, où avaient été soignés les blessés de l’attentat.

Une dizaine de personnes recherchées

Appuyées par des policiers de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) et des enquêteurs français et belges arrivés en renfort, les investigations ciblent, selon des sources proches du dossier, une dizaine de terroristes présumés. Parmi eux figurent un binational russo-malien, qui n’a pu être localisé, et le chauffeur présumé, qui serait handicapé.

Cet attentat à la grenade et à l’arme automatique, le premier à frapper des Occidentaux à Bamako, a fait cinq morts : trois Maliens, un Français et un Belge, et huit blessés, dont deux Suisses, au bar-restaurant La Terrasse et aux alentours de ce lieu de vie nocturne fréquenté de la capitale.

L’attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui a dit vouloir « venger le prophète de l’islam insulté et moqué par l’Occident mécréant », ainsi qu’un de ses lieutenants, Ahmed Tilemsi, tué par l’armée française en décembre dans le nord du Mali.

Jeuneafrique.com

Mali : le groupe de Mokhtar Belmokhtar revendique l’attentat de Bamako

mars 8, 2015

Près du bar restaurant La Terrasse à Bamako après l'attaque qui a fait 5 morts, le 7 mars 2015.
Près du bar restaurant La Terrasse à Bamako après l’attaque qui a fait 5 morts, le 7 mars 2015. © AFP

Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar a revendiqué l’attentat qui a fait cinq morts à Bamako, dans un enregistrement audio diffusé par l’agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

« Nous revendiquons la dernière opération de Bamako menée par les vaillants combattants d’Al-Mourabitoune pour venger notre prophète de l’Occident mécréant qui l’a insulté et moqué, et notre frère Ahmed Tilemsi », un chef du groupe tué par l’armée française en décembre, affirme un porte-parole sur cet enregistrement diffusé par Al-Akhbar. Cette agence mauritanienne publie régulièrement des communiqués de la mouvance Al-Qaïda sans jamais être démentie.

Le porte-parole précise que des informations supplémentaires sur la mort de Tilemsi seront communiquées ultérieurement et revendique d’autres opérations, dont une tentative d’assassinat le 26 janvier contre un des officiers arabes restés loyaux à l’armée malienne lors de la crise de 2012, le général Mohamed Abderrahmane Ould Meydou.

Le chef jihadiste le plus recherché du Sahel

L’enregistrement en arabe de moins d’une minute et demie est accompagné d’une mention « exclusif », avec l’effigie de Mokhtar Belmokhtar, considéré comme le chef jihadiste le plus recherché du Sahel.

Tilemsi, un Arabe malien de Tarkint (nord-est), était un des fondateurs du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) qui a fusionné en 2013 avec le groupe de l’Algérien Belmokhtar, cerveau de la prise d’otages meurtrière sur le site gazier algérien d’In Amenas en janvier 2013, pour former Al-Mourabitoune.

Premier attentat visant des Occidentaux à Bamako

Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi dans un restaurant en plein cœur de Bamako, premier attentat visant des Occidentaux dans la capitale du Mali qui vit depuis 2012 sous la menace jihadiste.

Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda (dont le Mujao), qui en ont été partiellement chassés par l’opération « Serval », lancée à l’initiative de la France en janvier 2013, à laquelle a succédé en août 2014 « Barkhane », dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali – Attentat de Bamako : « Le tueur est venu là parce qu’il y avait des étrangers »

mars 7, 2015

Devant le restaurant La Terrasse, le 7 mars 2015 à Bamako.
Devant le restaurant La Terrasse, le 7 mars 2015 à Bamako. © AFP

Un Français, un Belge et trois Maliens ont été abattus dans la nuit de vendredi à samedi par un homme armé dans un restaurant en plein coeur de Bamako. Sur place, les témoins sont sous le choc.

Le corps recouvert du ressortissant français quitte sur une civière le restaurant-bar « La terrasse » de Bamako. A coups de grenades et de rafales automatiques, un tireur masqué a transformé en champ de bataille cet établissement prisé de la clientèle expatriée.

Le véhicule des sapeurs-pompiers prend la direction d’une morgue de Bamako sous les regards de plusieurs dizaines de personnes dans la « rue Princesse », haut lieu de la nuit dans la capitale malienne jusqu’à présent largement épargnée par le violences qui ensanglantent le nord du pays.

Hagard, un serveur raconte avoir « vu de loin un véhicule 4X4 de couleur noire garé. Un homme grand de taille est descendu ». Sans s’attarder à la boîte de nuit située au rez-de-chaussée, il a pris l’escalier et « il est monté à la terrasse » qui donne son nom à l’établissement, où se trouve le bar-restaurant, avec une piste autour.

« Mort aux Blancs »

« En haut, il a commencé par jeter des grenades, et ensuite il a fait des rafales d’arme automatique », poursuit le serveur. « Le tueur est venu là parce qu’il y avait des étrangers. Il voulait tuer les étrangers, ça c’est sûr ».

L’attentat, perpétré peu après minuit (heure locale et GMT) a fait cinq tués, dont un Français et un Belge, et huit blessés, dont trois Suisses, selon le dernier bilan de sources hospitalières. Son auteur était masqué, selon la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).

L’assaillant a crié « mort aux Blancs » en arrivant à l’étage, a affirmé une source diplomatique, précisant que le Belge, un ancien parachutiste, était depuis quelques mois responsable régional de la sécurité pour la délégation de l’Union européenne (UE).

Grenades de guerre

Zakaria Maïga, un ami du Français tué, avec lequel il avait l’habitude de sortir tous les vendredis soirs, a indiqué qu’alors que tous deux dansaient « côte à côte sur la piste, la fusillade a commencé ».  « C’était la panique. Moi, je me suis jeté à terre avant de sauter pour me retrouver du côté des champs hippiques » dans les environs, raconte-t-il.

« Les choses se sont passées trop vite. Je n’ai pas pu voir le tireur », ajoute Zakaria Maïga, tout juste revenu de la morgue où il a identifié la dépouille de son ami.  Le gérant de « La terrasse », qui ne veut pas être nommément cité, ne cesse de revivre ce « choc terrible ».

« Je revois celui qui a tiré monter là où nous étions. Je le revois tirer des coups de feu et lancer des grenades de guerre. Les gens fuyaient, d’autres se sont jetés du haut. C’était la panique générale », explique-t-il.  « Après, le tueur est descendu et reparti. Son complice l’attendait en bas avec un véhicule noir », poursuit-il.

Tous les établissements de nuit fermés

La confusion s’est répandue dans le quartier dès les premières détonations. « Vers minuit nous avons commencé à entendre des bruits d’armes et les gens à courir dans tous les sens. Les gens ont commencé à dire que ce sont des vagabonds, puis non, que ce sont des rebelles », a raconté à l’AFP un vendeur de rue des environs, Hama Ongoiba.

En l’espace d’une demi-heure, tous les établissements de nuit de la rue ont fermé.  Des dizaines de personnes cachées dans la boîte de nuit en bas du bâtiment se sont terrées pendant deux heures avant de se risquer enfin à sortir. « J’ai entendu les coups de feu, j’étais morte de peur. Nous nous sommes cachés au rez-de-chaussée, mais on entendait tout ce qui se passait en haut à la terrasse », témoigne Fili Kanouté, une étudiante malienne.

Dans leur cavale, les assaillants ont ensuite croisé une patrouille de police, sur laquelle ils ont lancé deux grenades, tuant un policier, selon des sources policières.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : cinq morts dans un attentat à Bamako, huit blessés, deux suspects interpellés

mars 7, 2015

Près du restaurant La Terrasse, dans la matinée du 7 mars 2015.
Près du restaurant La Terrasse, dans la matinée du 7 mars 2015. © AFP

Trois Européens, dont un Français et un Belge, et deux Maliens ont été abattus vendredi soir lors d’une attaque menée par au moins un homme armé dans un restaurant de Bamako. Deux suspects ont été arrêtés et étaient interrogés samedi matin par les services de sécurité.

Selon la police malienne, au moins un homme armé a ouvert le feu vendredi peu après minuit heure locale dans le restaurant La Terrasse, situé dans la très animée rue Princesse, dans un quartier apprécié des expatriés de Bamako. « C’est une attaque terroriste, même si nous attendons des précisions. Selon un bilan provisoire, il y a quatre morts :  un Français, un Belge et deux Maliens », a déclaré un policier sur place à l’AFP.

Trois Suisses, dont une femme, figurent parmi les huit blessés de l’attentat dans un bar-restaurant de Bamako qui a coûté la vie à trois Maliens et deux Européens, selon un dernier bilan de sources hospitalières.

Trois Suisses, parmi lesquels une femme très grièvement touchée, sont au nombre des blessés, selon les mêmes sources.

L’armée suisse a précisé que trois de ses militaires se trouvaient dans l’établissement, dont deux, blessés, ont été hospitalisés et se trouvaient dans un état stable mais critique.

Les deux militaires suisses, engagés pour l’un dans la lutte contre les mines et l’autre dans la sécurisation des stocks d’armements, étaient conscients et pouvaient parler lors de leur transfert à l’hôpital, a indiqué le Centre de compétences de l’Armée suisse pour les missions à l’étranger (SWISSINT) dans un communiqué.

En revanche, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères interrogé par l’AFP a dit ne pas être en mesure de confirmer qu’une Suisse avait été blessée.

Deux suspects ont été arrêtés et étaient interrogés samedi matin par les services de sécurité. Ces deux suspects, dont ni l’identité ni la nationalité n’ont été précisées, « sont en train d’être interrogés », a affirmé une source policière, ajoutant qu’ils avaient commencé à fournir aux enquêteurs des informations « intéressantes ».

De son côté, le président français François Hollande a dénoncé « avec la plus grande force le lâche attentat » commis à Bamako et va « offrir l’aide de la France » au président malien Ibrahim Boubakar Keïta, a indiqué la présidence française dans un communiqué.

Armes de gros calibre

Une source à l’hôpital Gabriel Toure de Bamako a par ailleurs indiqué qu’un troisième Européen, dont la nationalité n’a pas pu être établie immédiatement, était mort lors de son admission dans cet établissement. De plus, huit personnes ont été blessées, selon cette source hospitalière.

Paris a confirmé la probabilité du décès d’un Français. « ll y a très vraisemblablement un Français, en cours d’identification, parmi les cinq victimes ayant trouvé la mort. Il n’y aurait pas de Français, en revanche, parmi les blessés, mais des vérifications sont en cours », indique le communiqué de la présidence.

Un quotidien privé de Bamako, Le Combat, a affirmé sur son site web qu’un homme et une femme avaient ouvert le feu avec des armes de gros calibre pendant qu’un troisième assaillant montait la garde à l’entrée du restaurant, mais cette information n’a pas pu être vérifiée immédiatement. Selon ce même quotidien, des témoins ont déclaré avoir vu les agresseurs s’échapper dans au moins deux véhicules, une Mercedes noire et une BMW.

« Offrir l’aide de la France »

L’ambassade de France « a constitué une cellule de crise, averti les Français dès cette nuit et renforcé la sécurité de nos implantations en liaison avec les autorités maliennes », a indiqué la présidence française. M. Hollande « va s’entretenir avec le président du Mali Ibrahim Boubakar Keïta pour lui témoigner sa sympathie, son amitié et lui offrir l’aide de la France », déclare le communiqué.

Selon un correspondant de l’AFP sur place, des pompiers ont sorti sur une civière le corps d’un Français tué dans l’établissement La Terrasse, un restaurant-nightclub situé dans le quartier très fréquenté de l’Hippodrome. Dans une rue voisine du bar, le corps d’un policier malien et celui du gardien d’un domicile privé gisaient au sol, alors qu’un peu plus loin le corps d’un ressortissant belge était également visible.

Des dizaines de policiers ont bouclé le secteur, et les rares témoins directs de l’événement refusaient de témoigner par peur de représailles. L’ambassade de France à Bamako a adressé un message conseillant « la prudence » à tous les ressortissants français vivant dans la capitale malienne.

Jeuneafrique.com avec Romandie.com

Mali : cinq morts dans l’attaque d’un camp de l’armée dans le centre

janvier 5, 2015

Bamako – Au moins cinq personnes ont été tuées dans l’attaque d’une position de l’armée malienne lundi matin dans le centre du pays, près de la frontière mauritanienne, par un groupe armé non identifié, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes.

Des assaillants ont attaqué tôt ce lundi les positions de l’armée malienne à Nampala (530 km au nord-est de Bamako). Il y a eu au moins cinq morts, a déclaré à l’AFP un responsable de la mairie de Nampala sous le couvert de l’anonymat.

Pour le moment, je ne peux pas dire exactement à quel camp appartiennent les morts. Ils sont tous en treillis militaires, a précisé cette source, ajoutant que deux soldats maliens avaient été blessés.

Confirmant l’information, une source militaire au sein de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a fait état de cinq victimes décédées.

Les assaillants arrivés à 06H15 du matin (locale et GMT) ont pénétré avec une relative facilité dans le camp militaire de Nampala situé au côté sud-est de la localité. Ils ont tiré. L’armée malienne a semble-t-il riposté, a affirmé cette source.

A 11H00, les assaillants se retiraient de la localité de Nampala, a-t-on ajouté.

Interrogé à Bamako, un responsable du ministère de la Défense a confirmé l’attaque qui s’est produite à la périphérie du nord du Mali où des groupes armés continuer d’opérer.

Nos positions ont été attaquées tôt ce matin par des assaillants à Nampala. Nous avons fait face à l’ennemi et actuellement un renfort a quitté une localité voisine pour Nampala, a déclaré ce responsable, se refusant à fournir d’autres détails.

Le nord du Mali est tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui en ont été chassés en grande partie par une opération militaire lancée à l’initiative de la France en janvier 2013, l’opération Serval, à laquelle a succédé en août 2014 la force Barkhane, opérant sur l’ensemble de la zone sahélo-saharienne.

Des attaques, visant en particulier les troupes étrangères, continuent néanmoins à se produire.

Dimanche, six soldats nigériens de la Minusma avaient été blessés par un engin explosif dans la région de Gao (nord-est) où, le même jour, des hommes armés ont mis le feu à quatre camions de la Mission de l’ONU, a-t-on appris auprès des intéressés.

Romandie.com avec(©AFP / 05 janvier 2015 13h11)

Ebola : le Mali sur le qui-vive

décembre 2, 2014

Au moins 35 centres d'isolement ont été mis en place dans le sud-ouest du Mali.
Au moins 35 centres d’isolement ont été mis en place dans le sud-ouest du Mali. © AFP

Une enquête a été ouverte pour savoir comment le virus a pu arriver au Mali. Et pour comprendre pourquoi le gouvernement n’a pas été averti après le décès d’un imam guinéen.

La bonne nouvelle aura été de courte durée. À peine le premier foyer d’Ebola était-il déclaré éteint (la fillette de 2 ans décédée le 24 octobre à Kayes n’a été source d’aucune contamination secondaire) qu’un autre apparaissait, en plein coeur de la capitale.

Cette fois encore, le virus est passé par Kourémalé, une ville à cheval sur la frontière entre la Guinée et le Mali. C’est là qu’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) s’est rendu, le 17 novembre : « C’est une question de défense nationale, a-t-il déclaré. Je suis venu vous dire qu’Ebola est combattu vigoureusement au Mali. Ebola sera vaincu. » Une information judiciaire a été ouverte pour comprendre comment le virus est arrivé à Bamako et, surtout, pourquoi le gouvernement n’en a pas été immédiatement averti.

C’est un Guinéen de 70 ans, Oussou Koita, qui a cette fois servi de vecteur à la maladie. Depuis son décès, le 27 octobre à Bamako, plus de 400 contacts ont été recensés : chacun d’entre eux est tenu de se présenter deux fois par jour dans un centre médical afin que sa température soit prise et que d’éventuels cas suspects soient détectés.

Muni d’un certificat des autorités de santé obtenu grâce à l’intervention d’un chef de village, le vieil homme est conduit à Bamako par la piste pour éviter les points de contrôle.

Que sait-on de lui ? Qu’il est l’imam de Kourémalé, mais que, quand les premiers symptômes apparaissent, le 17 octobre, c’est dans une clinique privée de la ville voisine de Siguiri qu’il est d’abord conduit. Son état ne s’améliorant pas, son fils décide quelques jours plus tard de l’emmener dans une autre clinique, située du côté malien de Kourémalé. Deux jours plus tard, sa famille décide de le faire hospitaliser à Bamako. Muni d’un certificat des autorités de santé, sans lequel il n’aurait pas été autorisé à circuler et obtenu grâce à l’intervention d’un chef de village, le vieil homme est conduit à Bamako par la piste pour éviter les points de contrôle.

Tous les proches sont tombés malades

Les cinq personnes – dont l’imam – arrivent à destination. Elles sont accueillies par un concitoyen, Issa Keita. C’est lui qui, le 26 octobre, accompagnera Oussou Koita à la clinique Pasteur. Il y mourra le lendemain. Les jours suivants, son corps transite par une mosquée de Bamako, avant d’être rapatrié en Guinée… Sans que jamais les autorités en soient informées. Les proches de l’imam sont depuis tous tombés malades. Le 10 novembre, Issa Keita et un infirmier de la clinique décèdent à leur tour. Cette fois-ci, l’alerte est donnée.

Pourquoi la clinique a-t-elle mis plus de dix jours à réagir ? Une enquête a été ouverte. « Pour le moment on n’accuse personne, mais tout n’a pas été dit sur ce qu’il s’est passé à Pasteur », explique-t-on au ministère de la Santé. Seul le médecin chef, qui est depuis décédé, aurait averti les autorités, le 10 novembre – mais pour le seul cas de l’infirmier, pas pour celui de l’imam. À Bamako, on rappelle que cette clinique est réputée pour être la meilleure de la ville et qu’elle ne souhaitait sans doute pas perdre sa clientèle.

Un contrat la liait avec la mission onusienne au Mali ; le 15 novembre, la Minusma a d’ailleurs décidé de ne pas le reconduire… Le 20 novembre, une vingtaine de Casques bleus, pour la plupart blessés dans le Nord, y étaient encore soignés et placés en quarantaine.

On n’est jamais trop prudent

Au moins 35 centres d’isolement ont été mis en place dans le sud-ouest du Mali et 20 lits sont prêts à accueillir les malades dans la capitale. Bamako a toujours refusé de fermer ses frontières avec la Guinée, mais depuis un peu plus de trois mois des équipes de santé étaient formées dans l’attente d’une propagation du virus. « Toutes les structures de santé, publiques comme privées, ont bénéficié d’une formation sur la maladie, explique Markatié Daou, le porte-parole du ministère de la Santé. C’est pourquoi nous ne comprenons pas qu’aucun test n’ait été pratiqué à la clinique Pasteur. »

Jeuneafrique.com par Dorothée Thiénot

Mali: manifestations contre l’occupation de Kidal, le lycée français de Bamako fermé jeudi

mai 22, 2014

Bamako – Des manifestations contre l’occupation de Kidal (nord du Mali), tombée aux mains de groupes armés touareg, sont annoncées par plusieurs associations à Bamako, où le lycée français n’a pas ouvert jeudi par mesure de sécurité, selon un responsable de l’établissement .

Nous avons reçu un message de l’ambassade de France nous invitant à ne pas ouvrir nos portes ce jeudi par mesure de sécurité. Nous avons donc respecté les consignes à la lettre, a déclaré un responsable de cette école devant laquelle un journaliste de l’AFP a vu un dispositif de sécurité renforcé.

Des résidents français ont indiqué avoir reçu mercredi soir un message texto du consulat de France stipulant: En raison de manifestations prévues à Bamako, le lycée français sera fermé demain, jeudi 22 mai, sans plus de détails.

Actuellement, 1.100 élèves d’une trentaine de nationalités y sont inscrits, selon le site de l’établissement.

Depuis six jours, des manifestations se sont tenues – spontanément ou à l’initiative de diverses associations – à Bamako et d’autres villes de province pour dénoncer l’occupation de Kidal, ville du nord du pays où les forces maliennes ont combattu le week-end dernier puis mercredi des groupes armés touareg, faisant des dizaines de morts et blessés.

Les assaillants, appuyés par des terroristes jihadistes et des narcotrafiquants selon Bamako, ont fini par prendre le dessus sur les soldats maliens et contrôlaient Kidal depuis mercredi soir, selon diverses sources.

Beaucoup de Maliens dénoncent une passivité, face aux groupes rebelles, des forces internationales déployées dans le Nord, notamment les soldats français de l’opération Serval et ceux de la Mission de l’ONU (Minusma).

Libérez Kidal!, Minusma, à bas! La France, à bas!, Minusma dégage!, a-t-on notamment entendu lors de manifestations à Bamako, Gao, Goundam (nord).

Depuis trois jours, une poignée de personnes campe non loin de l’ambassade de France à Bamako pour marquer leur protestation.

Plusieurs organisations ont annoncé des manifestations pour les prochains jours.

C’est le cas de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM, une des principales centrales syndicales) ayant appelé à une marche jeudi à Bamako, et de l’association Bè Sago (L’affaire de tous), prévoyant de protester vendredi dans la capitale également.

Les autorités maliennes ont multiplié ces dernières heures les appels au calme et à la retenue.

Après avoir reconnu l’échec de l’armée à Kidal et appelé à un cessez-le-feu immédiat, le gouvernement a demandé aux Maliens de faire preuve d’un sens élevé de la responsabilité, pour éviter tout amalgame ou toute stigmatisation pouvant entamer la cohésion nationale et nuire à la qualité des relations avec les partenaires du Mali.

La Minusma, la force Serval et les représentants de la communauté internationale ne doivent pas être inquiétés. Ils ne sont pas nos ennemis, a souligné le gouvernement dans un communiqué.

Nos ennemis communs sont les terroristes et les narcotrafiquants. Notre combat commun est celui de la restauration de la souveraineté nationale sur l’ensemble du territoire, a déclaré mercredi soir son porte-parole, le ministre Mahamane Baby.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2014 14h12)