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Congo: Pour la deuxième fois en un mois, Ban Ki-moon demande au dictateur de dialoguer

mai 19, 2016

 

Le dictateur n’a, vraiment, pas bien dormi, la nuit dernière, pour deux raisons : le refus de l’Union européenne de rappeler son ambassadrice au Congo, Saskia de Lang, comme il l’avait, formellement, demandé, et le coup de téléphone de Ban Ki-moon, depuis New York, lui rappelant ses obligations d’homme d’Etat.

En effet, la conversation avec le secrétaire général des Nations-Unies, ne fut pas des plus agréables pour lui, mais contre mauvaise fortune il était obligé de faire bon cœur.

Sans passer par quatre chemins, le secrétaire général des Nations-Unies lui a demandé d’ouvrir le département du Pool aux humanitaires des Nations-Unies et des ONG nationales et internationales, afin qu’ils puissent sauver des vies humaines. Chose importante également à souligner qui mettra du baume au cœur des membres de l’IDC-FROCAD et de la société civile : Ban Ki-moon a insisté auprès de Sassou pour qu’il accepte d’ouvrir un « Dialogue Politique ».

C’est la deuxième fois, en l’espace d’un mois, que le secrétaire général demande, exactement, les mêmes choses au dictateur. La première fois, c’était quand son représentant en Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, lui avait transmis, le lundi, 18 avril, à Oyo, un message du secrétaire général contenant les mêmes requêtes. Très mécontent de celui qu’il pensait être l’allié qu’il avait, définitivement, mis dans sa poche, à savoir, le professeur, Abdoulaye Bathily, le dictateur l’avait « chambré » ce soir, arrachant même le message du secrétaire général des Nations-Unies de ses mains, alors que son représentant venait le lui porter respectueusement.

Comme à son habitude, le dictateur a préféré laisser passer l’orage sans y répondre. Ca fait un mois qu’il n’a rien proposé et que le Congo tourne en rond. A quelques jours du Sommet des Nations-Unies sur l’aide humanitaire qui se tiendra, les 23 et 24 mai, en Turquie, et auquel le dictateur est, personnellement, convié, le secrétaire général est, donc, revenu à la charge.

Participera-t-il à ce Sommet que Recep Tayyip Erdogan co-présidera avec Ban Ki-moon ? En tout cas, le président turc l’y a, formellement, invité en envoyant, la semaine dernière, son ambassadeur au Congo lui remettre une invitation, en bonne et due forme, à Oyo, son village natal, devenu la véritable capitale politique du Congo. « Monsieur 8% » assistera-t-il à ce Sommet sur l’aide humanitaire qu’il refuse justement aux populations du Pool ? Cela dit, le dictateur hésite depuis quelque temps à passer la nuit hors de son pays. Il est habité par la phobie du coup d’état, depuis que les divisions au sein de l’armée sont devenues une évidence aux yeux des Congolais. Désormais, il a peur de son ombre.

Afriqueeducation.com

Ban Ki-moon scandalisé par l’attaque d’un camp de déplacés en Syrie

mai 6, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit vendredi scandalisé par l’attaque d’un camp de déplacés dans le nord de la Syrie jeudi, qui a tué 28 civils.

M. Ban a demandé à nouveau que le Conseil de sécurité prenne des mesures pour conduire la Cour pénale internationale (CPI) à ouvrir des enquêtes sur la Syrie pour de possibles crimes de guerre.

Les responsables de cette attaque semble-t-il calculée d’hier contre des civils dans le camp de Idlib, qui pourrait être un crime de guerre, doivent rendre des comptes, a déclaré un porte-parole du chef de l’ONU.

Stephane Dujarric a affirmé qu’il était difficile de croire que les raids aériens aient été une erreur.

Syrie et Russie ont nié avoir bombardé le camp, suggérant que cette attaque était l’oeuvre des rebelles syriens.

Le Conseil de sécurité a déjà tenté en 2014 de présenter la Syrie à la CPI mais il s’était heurté à l’opposition de la Chine et de la Russie, alliée de Damas.

Romandie.com avec(©AFP / 06 mai 2016 19h40)

Soudan du Sud: l’ONU réclame la formation rapide d’un gouvernement d’union nationale

avril 26, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Les Nations unies ont réclamé mardi la formation rapide d’un gouvernement d’union nationale entre les belligérants au Soudan du Sud, à la suite du retour à Juba du chef des rebelles Riek Machar, investi comme vice-président.

Le Conseil de sécurité demande fermement à toutes les parties de former rapidement le gouvernement de transition et d’appliquer pleinement l’accord de paix conclu en août 2015 entre les partisans du président Salva Kiir et les rebelles, a déclaré son président, l’ambassadeur chinois Liu Jieyi. Il reste beaucoup de travail à faire pour ramener la paix et la stabilité dans le pays.

Les 15 pays membres exigent aussi que les belligérants respectent le droit humanitaire international, facilitent la livraison des secours à la population et accordent la liberté de mouvement à la mission de l’ONU sur place.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait auparavant réclamé la formation immédiate du gouvernement d’union nationale.

Le retour à Juba et l’investiture de Riek Machar comme vice-président marquent une nouvelle étape dans l’application de l’accord de paix, avait souligné M. Ban dans un communiqué.

Il avait invité le Conseil à coopérer avec l’Union africaine et avec l’organisation régionale IGAD afin de mobiliser tout le soutien nécessaire en faveur du processus de paix.

Devant le Conseil réuni en consultations, le patron des opérations de maintien de la paix Hervé Ladsous avait estimé que le retour de Riek Machar devait permettre de commencer véritablement la transition dans un pays ravagé par la guerre civile depuis deux ans et demi.

Ce retour plusieurs fois reporté doit ouvrir un chapitre nouveau pour le pays, a affirmé M. Ladsous. Il est essentiel que les parties saisissent cette opportunité pour montrer véritablement leur détermination à faire avancer le processus de paix.

Les deux camps devront notamment mettre en place des arrangements transitoires de sécurité, a-t-il expliqué.

L’ambassadrice américaine Samantha Power a elle aussi appelé devant des journalistes à la formation d’un gouvernement d’union nationale dès que possible.

Elle a expliqué que ce gouvernement devra continuer sur cette lancée en réalisant des réformes dans les domaines de l’économie et de la sécurité et a souligné l’importance de lutter contre l’impunité en jugeant les responsables d’exactions. Il ne peut y avoir de paix que s’il y a de la justice, a-t-elle affirmé.

Le retour de M. Machar est la meilleure nouvelle au Soudan du Sud depuis longtemps mais le Conseil doit continuer de faire pression sur les deux camps, a-t-elle estimé.

– ‘Un jour ou deux’ –

Son homologue britannique Matthew Rycroft a jugé qu’il s’agissait d’un moment très important et a exhorté le futur cabinet de transition à prendre toutes les mesures nécessaires pour remettre le pays dans le droit chemin.

Le représentant adjoint sud-soudanais Joseph Moum Malok a réaffirmé devant le Conseil la ferme volonté du gouvernement (sud-soudanais) d’appliquer pleinement l’accord de paix malgré les retards.

Il a estimé que le gouvernement d’union pourrait être formé dans un jour ou deux après des consultations avec les différentes parties dans le pays.

M. Ladsous a averti que la situation sécuritaire au Soudan du Sud reste précaire, avec des combats intermittents dans différentes régions du pays.

La situation humanitaire s’est elle aussi aggravée, en ampleur et en urgence, a-t-il souligné. Après deux ans et demi de conflit, plus de la moitié de la population a besoin d’aide humanitaire.

M. Ladsous a exhorté le Conseil de sécurité à exiger des parties qu’elles respectent leurs obligations humanitaires internationales.

Il a une nouvelle fois déploré les restrictions imposées par le gouvernement sud-soudanais aux activités de la mission de l’ONU au Soudan du Sud et des travailleurs humanitaires.

Le conflit, notamment marqué par des massacres à caractère ethnique, des viols et des tortures, a fait des dizaines de milliers de morts (le bilan exact reste inconnu) et plus de 2,3 millions de déplacés.

Romandie.com avec(©AFP / 26 avril 2016 19h22)

Congo-Brazzaville:Ban Ki-moon demande au dictateur de dialoguer

avril 23, 2016

 

Depuis sa victoire sans bavure, proclamée, à 3 heures du matin, le dictateur (sur la photo avec Antoinette le jour de l’investiture) est, particulièrement, silencieux. Pas du tout bavard. Acculé, isolé, il est perçu, y compris par ses pairs africains, comme un (petit) tricheur qui est pris la main dans le sac, et qui fait de la résistance en refusant de reconnaître son forfait.

Le Congo n’est plus à la croisée des chemins. Non, il n’a simplement plus de chemin.

Sassou ne va pas droit dans le mur. Sassou est déjà dans le mur. Et son pouvoir ne tient plus qu’à un fil. Le fait de bombarder le Pool comme c’est le cas depuis deux semaines, aggrave sa situation. Le dictateur est, déjà, dans le viseur de la CPI (Cour pénale internationale).

Après qu’il ait refusé d’ouvrir l’espace du département du Pool aux experts des Nations-Unies, humiliant, au passage, son grand allié parisien qui le lui a demandé avec insistance, Sassou continue de perdre ses amis. En fait, les Nations-Unies souhaitent enquêter sur les massacres effectués sur les populations civiles, conformément, à ses missions. Le dictateur ayant opposé une fin de non recevoir à cette requête, Ban Ki-moon a pris sa plus belle plume pour lui demander, il y a deux jours, de favoriser un dialogue avec l’opposition et que les Nations-Unies, à cette occasion, seront aux côtés du Congo. La balle, une fois de plus, est dans le camp de Sassou-Nguesso. Un « homme de paix », comme il se qualifie lui-même, qui aime courir pour être médiateur chez les autres, et jamais, quand son propre pays est en train de brûler.

Ban Ki-moon vient en renfort de l’Union africaine qui a proposé les noms de médiateurs que Sassou serait en train de refuser les uns après les autres. Il paraît qu’il ne veut personne dans son pays. Il dit que le Congo va bien. Du Nkurunziza tout fait.

Cela dit, les choses bougent. Elles bougent même plus vite qu’on ne le croit. La diaspora, par exemple, se voit, maintenant, ouvrir les portes (hier hermétiquement fermées), à Paris, à Bruxelles, à La Haye, à Londres, à Washington, à New York.

A Brazzaville, les ministres de Sassou sont invités à retenir leur langue. Les choses étant en train de changer dans ce pays, ce qui est dit aujourd’hui restera, forcément, dans la tête des gens, que ce qu’on avait dit hier ou avant hier.

Afriqueeducation.com sera toujours là pour vous donner la bonne information. L’information qui fait mouche. Son discours à l’endroit du dictateur n’a jamais varié : le magazine bimensuel papier et le quotidien en ligne garderont la même objectivité, et sont, d’ailleurs, honorés de savoir que leurs principaux lecteurs, à Brazzaville, se recrutent dans les cercles les plus proches du dictateur. Sans oublier lui-même qui connaît par coeur ce que nous disons sur lui, à la phrase près. Comme quoi, même les sorciers peuvent lire la bible.

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Ban Ki-moon annonce la signature de l’accord de Paris par 171 pays

avril 22, 2016

Au moins 171 pays vont signer l’accord de Paris sur le climat vendredi au siège de l’ONU à New York, a annoncé à l’ouverture de la cérémonie de signature le secrétaire général de l’ONU. Ban Ki-moon a particulièrement félicité les petits signataires tels que Fidji.

« C’est un moment d’Histoire. Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée », a déclaré Ban Ki-moon en français à la tribune de l’assemblée générale de l’ONU.

Il a particulièrement félicité les 15 petits pays, la plupart insulaires (dont Fidji, Belize, les Maldives ou « l’Etat de Palestine »), qui ont prévu de ratifier l’accord dès ce vendredi.

« Nous avons entamé une course contre la montre » afin de ralentir le réchauffement de la planète à 2 degrés Celsius, voire 1,5 degrés C, comme le prévoit l’accord, a-t-il averti. « Ensemble, transformons les engagements de Paris en actes (..), que l’esprit de solidarité de Paris vive encore », s’est-il exclamé.

Il faut « aider les pays en développement à faire la transition » vers des énergies propres et s’assurer que « les pauvres et les plus vulnérables ne souffrent pas davantage d’un problème qu’ils n’ont pas créé », a-t-il souligné.

Il a « exhorté tous les pays à agir rapidement » pour ratifier l’accord afin qu’il « puisse entrer en vigueur le plus tôt possible ».

L’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l’auront ratifié.

Dans les livres d’histoire
Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont présents au siège de l’ONU, dont le président français François Hollande, le vice-premier ministre chinois Zhang Gaoli, le Premier ministre canadien Justin Trudeau, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le Premier ministre italien Matteo Renzi.

Même la présidente du Brésil Dilma Rousseff, menacée de destitution, a fait le voyage. Côté célébrités, l’acteur récemment oscarisé et militant écologiste Leonardo DiCaprio devait s’efforcer de galvaniser les énergies.

La société civile s’est réjouie de ce bon départ donné à l’accord de Paris. « C’est un moment qui restera dans les livres d’histoire, un tournant pour l’humanité pour qu’elle s’oriente vers une économie propre à 100 pour cent », a affirmé Michael Brune, directeur exécutif du Sierra Club dans un communiqué.

Le précédent record datait de 1982, quand 119 pays avaient paraphé la Convention de l’ONU sur le droit de la mer.

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Signature de l’Accord sur La COP 21 à l’ONU : L’oubli qui fait hurler Mpila

avril 20, 2016

Il s’agit d’un Sommet convoqué par Ban Ki-moon, dans le prolongement de la COP 21 tenue, en France, à la fin de l’année dernière. Les chefs d’Etat sont invités à signer le 22 avril, au siège des Nations-Unies, l’Accord discuté à Paris. Ségolène Royal, la ministre française de l’Ecologie qui l’avait managé aux côtés de son collègue des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a repris, toute seule, ce dossier, après le départ de ce dernier au Conseil constitutionnel. C’est à ce titre qu’elle avait effectué, il y a quelques mois, plusieurs visites de sensibilisation, dans quelques pays africains triés sur le volet. Déjà, Brazzaville n’en faisait pas partie.

Les chefs d’Etat africains suivants y seront : le Togolais, Faure Gnassingbé, le Centrafricain, Faustin Archange Touadéra, l’Ivoirien, Alassane Ouattara, le Gabonais, Ali Bongo Ondimba, l’Ethiopien Dessalegh, le Rwandais, Paul Kagame, le Sud-Africain, Jacob Zuma, et quelques autres. Mais pas le dictateur congolais, Denis Sassou Nguesso, que ses compatriotes surnomment « Monsieur 8% ». Ban Ki-moon éviterait de lui serrer la main. A titre d’information, les Nations-Unies, dans le prolongement de l’Union européenne et de Washington, n’ont guère validé l’élection de Sassou Nguesso, à cause d’un processus truffé de fraudes. La victoire de Sassou fut d’ailleurs annoncée à 3 heures du matin, alors que téléphones, sms et internet, restaient coupés.

Recevant Abdoulaye Bathily, son représentant en Afrique centrale, lundi, 18 avril, à Brazzaville, le dictateur s’était montré très désagréable à son endroit en arrachant, pratiquement, de ses mains, le message du secrétaire général qu’il venait lui transmettre (respectueusement). Bathily s’en était même étonné. On a senti que le courant passait très mal entre les Nations-Unies et Brazzaville.

Le dernier dossier de la discorde en date, entre les deux partenaires, ce sont les bombardements du Pool par l’aviation du dictateur. Ban Ki-moon a demandé, avec insistance, à voir plus clair dans ces bombardements que les hélicoptères de combat du dictateur continuent d’effectuer dans le département du Pool, malgré le tollé général que cela suscite au sein de la communauté internationale. Y compris à la Cour pénale internationale où on a, désormais, Sassou à l’œil. Le dictateur qui entend faire de cette partie du Congo, une zone de tuerie à huis clos, a fait la sourde oreille. Hier, le Quai d’Orsay est venu en renfort des Nations-Unies afin que Brazzaville consente à ouvrir le Pool aux experts des Nations-Unies et de la Croix rouge internationale. Mais la décision de l’homme fort qui a bravé la communauté internationale, ainsi que, le ciel et la terre réunis, se fait toujours attendre. Pendant ce temps, continuent de mourir les Congolais sous les balles du même dictateur.

Mais alors qu’il fut l’un des principaux bailleurs de fonds de la COP 21, à Paris, le fait que Sassou Nguesso ne soit pas invité, à New York, pour parler du Bassin du Congo en tant que porte-parole de l’Afrique, est plus qu’un symbole. Plus grave, c’est un motif d’inquiétude pour ceux qui le voyaient encore au pouvoir, pour leur propre intérêt.

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ONU/Succession de Ban Ki-moon: huit candidats plaident leur cause

avril 12, 2016

Les prétendants au poste de secrétaire général des Nations unies ont commencé mardi à se présenter devant l’Assemblée générale de l’ONU pour des entretiens d’embauche inédits. Ils espèrent succéder à Ban Ki-moon en janvier 2017.

Ils se sont efforcés de répondre aux questions de représentants des 193 pays membres sur des sujets allant du changement climatique au conflit israélo-palestinien en passant par les abus sexuels commis par des Casques bleus ou la réforme de l’ONU.

C’est le ministre des Affaires étrangères du Monténégro Igor Luksic, le plus jeune des candidats à 39 ans, qui a planché en premier.

Visiblement nerveux, il a alterné en anglais et français des propos convenus sur les dossiers chauds (terrorisme, réfugiés, désarmement, droits de l’homme, etc…). « Je comprends les défis du monde moderne », a-t-il affirmé.

Candidature féminine
La France insiste pour que le patron de l’ONU parle peu ou prou la langue de Molière.

Alors que l’idée de voir une femme accéder enfin au poste, après huit hommes, fait son chemin, la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova n’a pas hésité à jouer cette carte. Il est temps « de donner aux femmes l’opportunité de se développer comme membres égales de la société », a-t-elle affirmé, rappelant qu’elle est la première femme à diriger l’Unesco.

Mais elle a esquivé les questions-pièges, comme celle de l’ambassadeur ukrainien qui lui demandait de se prononcer sur l’annexion de la Crimée par la Russie. Elle s’est engagée à essayer de « rétablir la confiance » entre Israéliens et Palestiniens, mais a admis ne pas avoir de « solution miracle » sur beaucoup de dossiers.

Mme Bokova devait être suivie mardi après-midi par l’ancien Haut commissaire de l’ONU aux réfugiés, le Portugais Antonio Guterres.

Huit candidats
En tout huit candidats, quatre hommes et quatre femmes, sont pour l’instant sur les rangs, mais aucun ne fait l’unanimité.

Les auditions dureront trois jours. Chaque candidat a deux heures pour plaider sa cause et répondre aux questions, d’abord des diplomates puis de la société civile, par vidéo.

Ban Ki-moon quitte ses fonctions à la fin de l’année après deux mandats de cinq ans.

Outre Irina Bokova et Antonio Guterres, l’ex-Première ministre de Nouvelle-Zélande Helen Clark, qui dirige le Programme des Nations unies pour le développement, figure aussi parmi les favoris.

L’ex-président slovène Danilo Türk et quatre chefs de la diplomatie de pays des Balkans, anciens ou en poste – Vesna Pusic (Croatie), Natalia Gherman (Moldavie), Srgjan Kerim (Macédoine) et Igor Luksic (Monténégro) –complètent la liste.

Plus transparent
Le président de l’Assemblée Mogens Lykketoft a rappelé qu’il s’agissait du premier exercice du genre dans l’histoire de l’ONU.

Pour lui, ces auditions peuvent « changer la donne » en influençant le vote du Conseil de sécurité, qui aura le dernier mot dans cette sélection.

Depuis 70 ans, le choix du patron de l’ONU fait l’objet de tractations à huis clos entre les 15 pays membres du Conseil, et en premier lieu les cinq membres permanents (Etats-Unis, Russie, Royaume-uni, Chine, France).

Cette fois-ci, l’Assemblée a imposé un processus un peu plus transparent, comme pour un cadre supérieur: lettre de candidature, CV et profession de foi et enfin grand oral.

A partir de juillet, les membres du Conseil de sécurité se réuniront pour une série de votes à bulletins secrets, avant de soumettre un nom à l’Assemblée qui devrait entériner leur choix en septembre.

Romandie.com

Burundi: le Conseil de sécurité envisage d’envoyer une police de l’ONU

avril 1, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté vendredi à l’unanimité une résolution visant à ouvrir la voie à une présence policière onusienne au Burundi, pour tenter d’apaiser les violences dans ce pays.

Préparée par la France, cette résolution confie au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon le soin de dresser dans les quinze jours une liste des options envisageables pour ce déploiement policier, en collaboration avec le gouvernement burundais et l’Union africaine.

Nous avons besoin que les Nations unies soient davantage présentes sur le terrain, a affirmé François Delattre, ambassadeur de France à l’ONU, devant le Conseil.

Cette résolution aidera la communauté internationale à réagir rapidement pour éviter le pire, a-t-il poursuivi.

Ce vote vendredi était incertain en raison de réticences des Etats-Unis, qui estimaient que le Conseil n’avait pas eu assez de temps pour étudier le texte. A la mi-journée, l’ambassadeur de Chine auprès des Nations unies, Liu Jieyi, qui tient la présidence tournante du Conseil en avril, affirmait encore qu’aucun vote n’était prévu.

Sa tenue n’a été annoncée qu’environ une heure avant qu’il ne se tienne, signe de difficiles tractations.

Washington s’inquiétait notamment du langage jugé trop imprécis d’une partie de la résolution appelant les Nations unies à aider le Burundi sur les questions de désarmement, sécurité et l’état de droit.

Cette clause pouvait ouvrir la porte à un soutien gênant, selon Washington, car le gouvernement burundais a lancé une campagne de désarmement contre des partisans de l’opposition qui a été marquée par la violence.

La version finale de la résolution ne fait plus référence au désarmement.

Elle prévoit notamment le déploiement d’une contribution policière onusienne pour accroître la capacité des Nations unies à suivre la situation sécuritaire, promouvoir le respect des droits de l’homme et à faire avancer l’état de droit.

Mais elle ne précise pas l’ampleur de la force policière envisagée. Selon l’ambassadeur du Burundi auprès de l’ONU Albert Shingiro, entre 20 et 30 policiers pourraient être déployés en tant qu’experts et observateurs.

Pour le gouvernement, il est très important d’avoir une présence internationale à Bujumbura pour travailler en toute transparence, avait-il dit à des journalistes avant le vote.

Le Burundi est plongé depuis près d’un an dans une crise politique profonde, née de la volonté du président Pierre Nkurunziza de se maintenir au pouvoir pour un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet.

Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays.

Romandie.com avec(©AFP / 02 avril 2016 02h38)

RDCongo: Ban Ki-moon inquiet de l’impasse politique

mars 21, 2016

Nations unies (Etats-Unis) – Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est déclaré lundi très préoccupé par l’impasse politique en République démocratique du Congo (RDC), ajoutant redouter un regain de violences dans le pays.

Au cours d’un débat au Conseil de sécurité sur la situation dans la région des Grands Lacs, il a appelé une nouvelle fois tous les intervenants (…) à régler leurs différends par le dialogue et à créer des conditions propices à la tenue en temps voulu d’élections crédibles, conformément à la Constitution.

Des élections sont prévues en RDC en novembre mais cette perspective semble s’éloigner chaque jour davantage. L’opposition accuse le président Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et dont le mandat s’achève en décembre, de manoeuvrer pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

Je suis très préoccupé par l’impasse dans laquelle se trouve encore l’organisation des prochaines élections, a averti M. Ban. Par le passé, les crises politiques qui ont frappé la région des Grands Lacs se sont traduites par des violences généralisées et de graves problèmes de sécurité. Nous devons empêcher ce scénario de se reproduire.

M. Ban a demandé au Conseil de sécurité et aux dirigeants de la région d’aider à préserver la stabilité politique en RDC en trouvant rapidement une issue à l’impasse actuelle.

Il a par ailleurs noté certains progrès en matière de sécurité dans l’Est de la RDC avec la défaite du mouvement rebelle M23 et la reprise de la coopération militaire contre les groupes armés rebelles entre les forces gouvernementales et la mission de l’ONU en RDC (Monusco).

Mais il a rappelé que 7,5 millions de civils ont toujours besoin d’aide humanitaire dans le pays, dont plus de 1,5 million de personnes déplacées.

Au cours du débat, l’ambassadrice américaine Samantha Power a dénoncé le harcèlement et la détention de militants pacifiques et de dirigeants de l’opposition en RDC.

Il n’y a pas de raison crédible que l’élection en RDC ne se déroule pas à la date prévue, a-t-elle affirmé. Mais il faut non seulement pouvoir voter mais que les individus soient à même de faire campagne pour leurs candidats favoris et d’exprimer librement leur opinion.

Mme Power a particulièrement critiqué l’arrestation il y a quelques jours de 18 militants de la société civile lors d’une marche silencieuse à Goma (est).

Membres du mouvement des jeunes indignés Lucha, basé à Goma, les 18 militants participaient à une marche silencieuse réclamant la libération de Fred Bauma et Yves Makwambala, deux militants de la société civile détenus depuis un an à Kinshasa.

L’ambassadrice américaine a aussi fustigé les efforts du gouvernement (de RDC) pour réduire sa coopération avec la mission de l’ONU (Monusco) afin de la forcer à réduire ses effectifs. Quand des Casques bleus sont déployés, ils doivent pouvoir accomplir leur mission, en RDC ou ailleurs, a-t-elle affirmé.

Romandie.com avec(©AFP / 21 mars 2016 19h52)

Le président burundais s’engage à ouvrir un « dialogue inclusif »

février 23, 2016

Le président burundais Pierre Nkurunziza s’est engagé mardi à ouvrir un « dialogue inclusif » avec l’opposition, a déclaré le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. Il terminait une visite dans ce pays plongé dans une crise majeure depuis près de dix mois.

« Je me trouve au Burundi au moment où le pays est en crise (…) Nous ne pouvons nous permettre de le voir sombrer », a rappelé le secrétaire général de l’ONU.

Les responsables politiques de l’opposition et du parti au pouvoir « ont promis de s’engager dans un dialogue inclusif. C’est ce que le président Nkurunziza a également confirmé, qu’il allait s’engager dans un dialogue politique », a déclaré M. Ban à l’issue d’un entretien avec le président burundais.

« Les responsables politiques burundais doivent être prêts à rassembler le courage et la confiance qui mèneront à un processus politique crédible », a ajouté le secrétaire général. M. Ban était arrivé lundi à Bujumbura pour tenter de trouver une issue à la crise.

Tous les interlocuteurs « pacifiques »
Lundi soir, il avait réuni à la même table des responsables de partis politiques d’opposition et du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. « Rien ne les empêche de continuer sur cette voie », a-t-il estimé mardi. La question demeure toutefois de savoir qui sera invité à participer à ce dialogue politique.

Sur ce point, le président Nkurunziza s’est référé à une résolution des Nations unies, adoptée en novembre 2015. Elle appelait le gouvernement à dialoguer avec tous les interlocuteurs « pacifiques », à l’intérieur ou à l’étranger.

« Ce dialogue concerne tous les Burundais à l’exception de ceux qui sont engagés dans des actes de déstabilisation », a précisé mardi M. Nkurunziza. Dans la nuit justement, une dizaine de grenades ont explosé dans plusieurs quartiers de la capitale, faisant une dizaine de blessés selon la police.

Embargo et enquête
L’opposition burundaise en exil a dénoncé une « fausse ouverture ». Pour Léonard Nyangoma, président de la plateforme Cnared, « ce président de facto dit au secrétaire général de l’ONU qu’il accepte le dialogue inclusif et tout de suite après, il veut choisir ses interlocuteurs en accusant certains de perturber la sécurité », a-t-il déclaré à l’AFP. Il a ajouté que « le dialogue inclusif implique tous ceux qui sont concernés par la crise burundaise ».

« C’est clair, Nkurunziza ne veut pas de véritables négociations pour ramener la paix, et c’est pour cela que nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures appropriées pour l’y contraindre », a-t-il lancé. Il demande « un embargo sur les armes et les munitions (et) le retrait des contingents burundais des missions de paix en Somalie et en Centrafrique, car c’est cet argent que Nkurunziza utilise aujourd’hui pour réprimer son peuple ».

M. Nyangoma réclame aussi que la Cour pénale internationale « démarre les enquêtes sur les nombreux crimes contre l’humanité commis par le pouvoir du clan Nkurunziza et que les coupables soient poursuivis ».

Plus de 400 morts
Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril 2015 du président Nkurunziza à un troisième mandat, qu’il a obtenu en juillet. Plus de 400 personnes ont été tuées depuis le début de la crise et plus de 240’000 Burundais ont été poussés à l’exil. Des milliers d’autres ont été arrêtés et les forces de l’ordre sont accusées d’exécutions extrajudiciaires.

Le chef de l’ONU a ensuite quitté le Burundi pour Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo voisine, deuxième étape de sa tournée africaine.

Romandie.com