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Le président palestinien menace de mettre fin à l’accord d’unité avec le Hamas

septembre 7, 2014

Ramallah (Territoires palestiniens) – Le président palestinien Mahmoud Abbas a menacé de mettre fin à son partenariat avec le Hamas, accusant ce mouvement d’empêcher le gouvernement d’union d’exercer son autorité sur la bande de Gaza, a rapporté dimanche l’agence officielle Wafa.

Nous n’accepterons pas de partenariat avec le Hamas si la situation reste ainsi à Gaza où un gouvernement parallèle de 27 membres gouverne le territoire, a déclaré M. Abbas samedi soir à son arrivée au Caire, selon un communiqué diffusé par Wafa.

Nous n’accepterons pas que la situation reste telle quelle, a insisté le président palestinien qui doit s’adresser dimanche à la réunion ministérielle de la Ligue arabe au Caire, près de deux semaines après la fin de la guerre entre le Hamas et Israël.

En avril et après des années de divisions, l’OLP de M. Abbas qui a son QG à Ramallah en Cisjordanie, et le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, ont signé un accord de réconciliation qui a donné naissance en juin à un gouvernement d’union nationale formé de personnalités indépendantes.

Malgré la mise en place de ce gouvernement basé à Ramallah, la Hamas continue de diriger de facto la bande de Gaza, l’application des termes de l’accord de réconciliation ayant été suspendue après l’offensive israélienne contre l’enclave palestinienne.

Romandie.com avec(©AFP / 07 septembre 2014 11h29)

Mort d’un soldat israélien, le Hamas trace ses lignes rouges

août 29, 2014

Un soldat israélien a succombé vendredi à ses blessures après avoir été atteint par un tir de roquette de la bande de Gaza la semaine passée, a annoncé l’armée. De leur côté, Israéliens et Palestiniens vont au-devant de discussions très aléatoires s’ils veulent que le cessez-le-feu tienne à Gaza.

Le caporal Netanel Maman avait été très grièvement blessé le 22 août par un tir de roquette de la bande de Gaza à Ashod, dans le sud d’Israël. Il est le 65ème soldat israélien tué depuis le début de l’opération « Bordure protectrice » le 8 juillet.

C’est le plus lourd bilan humain pour l’armée israélienne depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Six civils israéliens et plus de 2140 Palestiniens ont aussi été tués durant les 50 jours d’affrontements qui ont pris fin à la faveur d’une trêve conclue entre Palestiniens et Israéliens mardi.

Lignes rouges du Hamas

L’accord de cessez-le-feu n’a pas été rendu public. De nouveaux pourparlers doivent avoir lieu dans un délai d’un mois, avec l’objectif de parvenir à un accord pour que les armes ne parlent pas à nouveau dans quelques mois dans un territoire qui a connu trois guerres en six ans.

Ils doivent porter sur les sujets les plus épineux, comme la démilitarisation de Gaza, la réouverture de l’aéroport du territoire ou la libération de dizaines de prisonniers politiques requises par les Palestiniens.

Mais le chef du Hamas, Khaled Mechaal, a d’ores et déjà tracé ses lignes rouges en excluant tout désarmement de son mouvement. « Les armes de la résistance sont sacrées. Et nous n’accepterons pas qu’elles soient à l’ordre du jour », a-t-il déclaré jeudi soir lors d’une conférence de presse.

Le droit aux armes « ne peut faire l’objet de marchandages ou de négociations. Personne ne peut désarmer le Hamas et sa résistance », a-t-il martelé.

Démilitarisation impérative

Israël estime pour sa part que la démilitarisation de la bande de Gaza est un impératif. Elle est « la seule voie vers la paix », dit le site du ministère des Affaires étrangères citant le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, un faucon du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Romandie.com

Les hostilités reprennent à Gaza

août 8, 2014

Les hostilités ont repris vendredi matin dans la bande de Gaza avec des tirs de roquettes palestiniennes et une riposte israélienne. Les négociations en cours au Caire n’ont pas permis de parvenir à un accord de prolongation de la trêve en vigueur depuis mardi.

Malgré le spectre d’une nouvelle effusion de sang, le cessez-le-feu a expiré à 8h00 locales (7h00 en Suisse), après précisément un mois de guerre. Les sirènes d’alerte ont résonné dans le sud d’Israël, a annoncé la police.

Depuis la bande de Gaza, les Palestiniens ont lancé en deux heures un « barrage » de plus de 18 roquettes vers Israël, a rapporté Tsahal, l’armée israélienne. Deux ont été interceptées au-dessus d’Ashkelon.

Quatorze roquettes sont tombées sur des zones non urbanisées, deux autres sont retombées dans la bande de Gaza même, a précisé l’armée. Le Jihad islamique, l’allié du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, a revendiqué trois tirs de roquettes vers Ashkelon.

Première victime

Israël est resté silencieux pendant plus de deux heures. Puis « le Premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné (à l’armée israélienne) de riposter vigoureusement à la violation du cessez-le-feu par le Hamas », a indiqué un responsable dans un communiqué. Peu après, Tsahal annonçait avoir « pris pour cible des sites terroristes à travers la bande de Gaza ».

La ville de Gaza, Jabaliya, dans le nord de l’enclave, et le centre du territoire ont essuyé des frappes aériennes, ont indiqué le ministère palestinien de l’Intérieur, ainsi que des témoins. Des tirs d’artillerie ont retenti à l’est et au nord de la ville de Gaza.

Les frappes ont fait une première victime: un enfant palestinien de 10 ans tué dans une attaque de l’aviation israélienne, selon les services d’urgence palestiniens. Des milliers de Gazaouis ont commencé à fuir leurs maisons à l’est de la ville de Gaza dans la crainte de frappes israéliennes.

Constat d’échec

La reprise des hostilités a été précédée par le constat de l’échec, définitif ou non, des négociations du Caire. Avant même l’échéance de 8h00, le Hamas et le Jihad Islamique avaient annoncé au Caire qu’ils ne prolongeraient pas la trêve. Deux roquettes avaient déjà été tirées comme d’ultimes tentatives de peser sur les négociations.

Mais ils poursuivront les négociations au Caire, a déclaré Fawzi Barhoum, un porte-parole du Hamas. Israël avait auparavant indiqué être prêt à une prolongation de la trêve.

Romandie.com

Le bras armé du Hamas menace de reprendre le combat en cas d’échec au Caire

août 7, 2014

Gaza (Territoires palestiniens) – La branche armée du Hamas a menacé jeudi soir de reprendre les hostilités contre Israël à l’expiration de la trêve dans la bande de Gaza vendredi matin si les demandes de la délégation palestinienne au Caire ne sont pas satisfaites.

Nous appelons la délégation palestinienne à ne pas accepter de cessez-le-feu si elle n’obtient pas satisfaction sur les demandes de notre peuple, a indiqué le porte-parole des brigades Al-Qassam, Abou Obaida. Le mouvement est prêt à se lancer de nouveau dans la bataille, a-t-il ajouté.

Si un accord est trouvé, il sera possible de prolonger la trêve. S’il n’y en a pas, nous demandons à la délégation de se retirer des négociations, a poursuivi le porte-parole dans une allocution télévisée.

Israël et le Hamas, qui contrôle Gaza, observent depuis mardi 8h00 un cessez-le-feu censé durer jusqu’à vendredi 8h00 (5h00 GMT). Ils ont dépêché au Caire des délégations chargées de s’entendre sur une trêve plus durable au cours de discussions indirectes par l’entremise de l’Égypte.

Israël a accepté mercredi soir l’idée d’une prolongation illimitée du cessez-le-feu, mais de nouvelles rencontres séparées entre Égyptiens et Israéliens d’une part, Égyptiens et Palestiniens d’autre part étaient prévues dans la nuit pour tenter de consolider la trêve après près d’un mois de guerre qui a fait près de 1.900 morts côté palestinien.

La première des demandes des Palestiniens, a affirmé Abou Obaida, est l’ouverture d’un port maritime dans l’enclave exiguë et surpeuplée sous blocus israélien depuis 2006. Nous n’accepterons pas d’arrêter la bataille sans avoir obtenu la fin véritable de l’agression (israélienne) et une vraie levée du siège, a-t-il dit.

Nous avons donné à nos dirigeants l’opportunité de porter des demandes politiques, a-t-il dit, mais la +résistance+ est capable d’imposer ses conditions et celles de son peuple, a-t-il menacé.

La +résistance+ à Gaza et la délégation au Caire livrent la même bataille et se complètent l’une l’autre, a ensuite affirmé à l’AFP Izzat al-Richq, un membre de la direction en exil du Hamas participant aux négociations.

Les représentants de la délégation palestinienne aux pourparlers accusent Israël de ne pas vouloir céder sur certaines des conditions posées par le Hamas pour une prolongation du cessez-le-feu.

La levée du blocus maritime et terrestre et la réouverture des points de passage vers Israël et l’Égypte sont les principales demandes des Palestiniens, tandis que l’État hébreu lie la reconstruction de l’enclave dévastée par un mois de pilonnage terrestre et aérien à une démilitarisation de la bande de Gaza.

Romandie.com avec(©AFP / 07 août 2014 21h27)

Le soldat israélien porté disparu depuis vendredi à Gaza est mort

août 2, 2014

L’armée israélienne a annoncé dimanche matin la mort du soldat, porté disparu depuis vendredi bande de Gaza. Le sous-lieutenant a été tué au combat, a-t-elle précisé.

« Une commission spéciale menée par le rabbin en chef de l’armée a annoncé la mort de l’officier d’infanterie Hadar Goldin, tué au combat vendredi dans la bande de Gaza », a indiqué un communiqué militaire.

« Avant cette annonce, toutes les considérations médicales, religieuses (…) ont été prises en compte », a ajouté le communiqué tandis qu’une porte-parole de l’armée refusait de confirmer ou d’infirmer si le corps ou une partie du corps du soldat avait été retrouvé.

Agé de 23 ans, le sous-lieutenant Goldin avait été porté disparu après une attaque menée par un commando palestinien dans la bande de Gaza. Israël a dans un premier temps accusé le Hamas d’avoir enlevé le militaire, ce que ce dernier avait démenti.

Bain de sang à Rafah

La branche militaire du mouvement islamiste palestinien, les brigades Ezzedine al-Qassam, avait assuré samedi ne pas disposer d’informations sur le soldat, tout en revendiquant l’implication de ses combattants dans l’embuscade. Elle avait suggéré que le sous-lieutenant avait péri en même temps que des combattants palestiniens dans un bombardement israélien.

Samedi, au moins 110 personnes ont été tuées rien que dans les environs de Rafah, où le soldat israélien avait disparu, selon les secours locaux.

En 26 jours, les violences ont coûté la vie à plus de 1700 Palestiniens, très majoritairement des civils, selon les services de secours. Côté israélien, plus de 60 soldats et trois civils ont été tués.

Romandie.com

Israël et le Hamas déterminés à poursuivre leur guerre dans la bande de Gaza

août 2, 2014

Jérusalem – Israël et le Hamas ont affiché samedi leur détermination à poursuivre la guerre dans la bande de Gaza, qui a fait près de 1.900 morts depuis son déclenchement le 8 juillet.

Cette guerre est la plus meurtrière des quatre principaux conflits entre le Hamas et Israël.

Selon un bilan communiqué samedi soir par les secours locaux, 1.810 Palestiniens, très majoritairement des civils ont été tués. Israël a perdu 63 soldats depuis le début des combats, et est sans nouvelle du sous-lieutenant Hadar Goldin. Des roquettes tirées depuis la bande de Gaza ont tué trois civils en Israël.

Nous avons promis depuis le départ le retour au calme pour les citoyens d’Israël et nous continuerons d’agir jusqu’à ce que nous ayons atteint cet objectif. Cela prendra aussi longtemps que nécessaire et nous emploierons toute la force requise, a déclaré M. Netanyahu devant la presse à Tel-Aviv.

Nous poursuivrons notre résistance jusqu’à ce que nos objectifs soient atteints, a immédiatement répliqué auprès de l’AFP le porte-parole à Gaza du mouvement islamiste palestinien, Fawzi Barhoum.

Côté israélien, l’armée continue d’agir de toutes ses forces pour mener à bien ses missions, le retour au calme, la sécurité pour les citoyens d’Israël, tout en faisant très mal à l’infrastructure terroriste, a insisté le Premier ministre, qui s’exprimait au ministère de la Défense à Tel-Aviv.

Nos forces armées sont en train d’achever la neutralisation des tunnels de Gaza d’où le Hamas et ses alliés mènent des attaques au cœur de l’État hébreu, a-t-il précisé. Les opérations israéliennes portent un coup à la stratégie déployée par le Hamas depuis des années au prix d’immenses efforts.

Netanyahu veut faussement revendiquer une victoire de son gouvernement et de son armée, a répondu Fawzi Barhum dont le mouvement exige un retrait des forces israéliennes de la bande de Gaza et une levée du blocus israélien imposé depuis 2006.

Et quand cette action contre les tunnels sera terminée, l’armée se préparera à poursuivre ses opérations avec notre sécurité pour seule préoccupation, a-t-il prévenu, sans donner plus de détails sur la mission susceptible d’être confiée aux soldats.

Creusés depuis la bande de Gaza pour déboucher en Israël, les tunnels auraient permis au Hamas d’enlever et d’assassiner de nombreux citoyens en menant des attaques simultanées, a-t-il rappelé.

Je veux remplir les objectifs que nous nous sommes fixés, que ce soit militairement, diplomatiquement –ce que je préfèrerais– ou par un mélange des deux. Je préférerais évidemment la solution diplomatique, mais si on ne nous laisse pas le choix, nous utiliserons tous les moyens à notre disposition, a déclaré M. Netanyahu.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2014 21h51)

Gaza: le plan égyptien, une réelle chance pour mettre fin au conflit

août 2, 2014

Le Caire – Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a estimé samedi que le plan égyptien représentait une réelle chance pour mettre fin au conflit dans la bande de Gaza, dévastée par 26 jours de guerre.

L’initiative égyptienne est une réelle chance pour mettre fin à la crise et au bain de sang à Gaza, a dit M. Sissi alors qu’une délégation palestinienne est attendue ce samedi au Caire pour de nouvelles discussions en vue d’une trêve entre le Hamas et Israël.

M. Sissi, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre italien Matteo Renzi, a souligné que le temps pressait. Le conflit à Gaza a déjà fait plus de 1.600 morts parmi les Palestiniens depuis le début de l’offensive israélienne le 8 juillet.

L’initiative égyptienne, présentée quelques jours après le début de l’offensive israélienne, prévoyait un cessez-le-feu puis des négociations indirectes. Elle a été acceptée par Israël, mais rejetée par le Hamas qui exigeait au préalable la levée du blocus en place depuis 2006, l’ouverture de la frontière avec l’Égypte et la libération par Israël de prisonniers.

Malgré l’échec vendredi d’une trêve humanitaire de 72 heures, Le Caire a assuré avoir maintenu son invitation aux délégations palestinienne et israélienne pour des négociations en vue d’un cessez-le-feu.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a assuré vendredi qu’une délégation composée de membres de son mouvement, le Fatah, mais aussi du Hamas et du Jihad islamique se rendrait, quelles que soient les circonstances, en Égypte samedi pour des discussions.

Romandie.com avec(©AFP / 02 août 2014 11h52)

L’attaque israélienne sur une école de Gaza est injustifiable

juillet 30, 2014

San Jose (Costa Rica) – Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, a qualifié mercredi d’injustifiable le bombardement le jour-même d’une école dans la bande de Gaza où ont péri 16 réfugiés palestiniens et demandé que justice soit rendue.

Ce matin (mercredi), une école des Nations unies qui hébergeait des milliers de familles palestiniennes a subi une attaque répréhensible. C’est injustifiable, les responsabilités doivent être déterminées et justice doit être rendue, a déclaré Ban Ki-Moon à son arrivée à l’aéroport de San Jose, au Costa Rica, où il est en visite officielle.

Je veux préciser que la localisation exacte de cette école élémentaire avait été communiquée 17 fois aux autorités militaires israéliennes, notamment la nuit dernière, quelques heures seulement avant cette attaque, a ajouté le patron de l’ONU.

Au moins 16 Palestiniens, qui s’étaient réfugiés dans une école de l’ONU, ont été tués mercredi à l’aube par des bombardements israéliens dans le nord de la bande de Gaza, selon un bilan revu à la baisse par les services de secours.

Des obus tirés par des chars ont touché de plein fouet deux salles de classe d’une école de l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, dans le camp de Jabaliya, a-t-on précisé de mêmes sources qui dans un premier temps avaient fait état de 20 morts.

Romandie.com avec(©AFP / 30 juillet 2014 19h01)

Palestine: « Les Africains pourraient menacer de rompre leurs relations diplomatiques avec Israël »

juillet 29, 2014

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En poste à Dakar depuis 2008, Abdalrahim Alfarra, ambassadeur de l’État de Palestine pour le Sénégal, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Burkina Faso et le Cap-Vert, a pu mesurer la solidarité dont bénéficie la cause palestinienne en Afrique de l’Ouest. Tout en souhaitant que l’Afrique s’engage davantage afin de peser sur les autorités de Tel Aviv.

Comme chaque année, il avait prévu de retourner passer ses vacances en famille à Khan Younès, dans la bande de Gaza, d’où il est originaire. Les réservations d’avion pour l’Égypte étaient faites mais Abdalrahim Alfarra a dû les annuler in extremis après le déclenchement par Israël de l’opération « Bordure protectrice » contre la bande de Gaza, le 8 juillet. Vingt jours plus tard, date de l’Aïd el-Fitr, l’ambassadeur de l’État de Palestine au Sénégal recevait Jeune Afrique dans sa résidence privée, alors que le bilan des pertes palestiniennes s’élève à 1 063 victimes dont 92 civils.

Le vendredi précédent, un grand rassemblement de solidarité s’est tenu à Dakar. À cette occasion, le diplomate a battu le pavé aux côtés des principales familles confrériques, des organisations de la société civile et des représentants de divers partis politiques. Un réconfort pour celui qui répète à l’envi que l’opération de « l’armée d’occupation » israélienne relève d’une « agression barbare » et qui a lui-même perdu plusieurs membres de sa famille dans les bombardements.

Jeune Afrique : Depuis le début de l’opération « Bordure protectrice », quel type de soutien avez-vous reçu de la part des pays ouest-africains ?

Abdalrahim Alfarra : Au Sénégal, ce soutien est très large. Depuis qu’a débuté l’agression israélienne contre les populations civiles de la bande de Gaza, j’ai reçu de nombreuses personnalités issues du monde politique, des grandes familles religieuses, des organisations de défense des droits de l’homme et de la société civile en général. Dès le premier vendredi qui a suivi l’agression, les principales confréries, les partis politiques, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) ou encore le M23 (Mouvement du 23 juin) ont organisé un rassemblement devant ma résidence en signe de solidarité. Ils m’ont remis à cette occasion une lettre collective traduisant le soutien du peuple sénégalais.

Jamais, depuis le président Senghor jusqu’au président Macky Sall, la solidarité du Sénégal n’a fait défaut.

Depuis, la mobilisation s’est poursuivie à travers divers forums, et elle a culminé le 25 juillet avec une manifestation entre la Grande mosquée de Dakar et la place de l’Obélisque. Là, les représentants des nombreuses organisations présentes ont pris la parole à tour de rôle pour appeler Israël à mettre un terme aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité perpétrés dans la bande de Gaza. La télévision palestinienne a d’ailleurs consacré un reportage à cette mobilisation.

La solidarité manifestée par la société civile sénégalaise est-elle relayée par les autorités ?

Le gouvernement sénégalais a diffusé dès le 12 juillet un communiqué sans ambiguïté dans lequel il « condamne les tueries et les destructions de biens », « appelle le gouvernement israélien à la retenue » et « réaffirme sa solidarité et son soutien constants à la cause palestinienne ». Puis à l’occasion d’un conseil interministériel, le soutien de Dakar aux populations de Gaza a été réaffirmé. J’ai notamment reçu un appel téléphonique du ministre des Affaires étrangères, M. Mankeur Ndiaye, et un autre du président de l’Assemblée nationale, M. Moustapha Niasse. Tous deux m’ont témoigné le soutien du Sénégal. Jamais, depuis le président Senghor jusqu’au président Macky Sall, cette solidarité n’a fait défaut. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui où le Sénégal préside le Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.

Qu’en est-il des autres pays de la sous-région ?

La Gambie a diffusé un communiqué pour dénoncer l’agression israélienne, même si ce texte avait tendance à renvoyer dos à dos les deux parties, peut-être par manque d’information. Dans le cas du Burkina-Faso, la mobilisation est forte au sein de la société civile mais les autorités n’ont pas manifesté de soutien particulier. En Guinée Conakry, un pays qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël, la solidarité avec le peuple palestinien est totale. Les nouvelles autorités de Guinée-Bissau ont, elles aussi, eu des mots très justes pour condamner l’agression israélienne. Quant au Mali, le président Ibrahim Boubacar Keïta a fait du 25 juillet une journée de deuil national, ce que nous avons beaucoup apprécié. Je pourrais également citer l’Afrique du Sud, où s’est tenu un gigantesque rassemblement et où les autorités ont traduit concrètement leur solidarité.

L’Afrique dispose-t-elle d’un poids politique qui lui permettrait de peser sur le cours des événements ?

L’Afrique a un rôle important à jouer. L’Union africaine pourrait envoyer un message fort, par exemple en menaçant Israël d’un boycott de ses produits sur le continent. L’Afrique du Sud a pris la décision, bien avant la dernière agression en date, de boycotter les produits en provenance des colonies israéliennes. Si Israël n’entend pas raison, les pays africains pourraient aussi menacer de rompre leurs relations diplomatiques avec ce pays qui ne comprend que le rapport de force.
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Jeuneafrique.com propos recueillis à Dakar par Mehdi Ba

Israël doit s’attendre à une « longue campagne » à Gaza

juillet 28, 2014

Israël doit se préparer à la perspective d’une « longue campagne » dans la bande de Gaza, a déclaré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanhayu. L’opération « Bordure protectrice » a tué au moins 1037 Palestiniens et en a blessé 6200 autres. Quarante-huit soldats et trois civils israéliens sont également morts, au vingtième jour d’une guerre dont Barack Obama a demandé l’arrêt, mais que soutiennent 87% d’Israéliens.

Toute solution à la crise actuelle nécessitera la démilitarisation de la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, a dit le chef du gouvernement israélien lors d’une allocution télévisée.

Cinq soldats israéliens ont été tués lundi dans des combats dans ou à proximité de la bande de Gaza. Plusieurs médias israéliens avaient auparavant affirmé qu’il s’agissait de civils tués dans le kibboutz Be’eri. Le bilan des pertes civiles reste donc de trois morts, deux Israéliens et un ouvrier agricole thaïlandais fauchés par des roquettes.

Infiltration vers un kibboutz

Le mouvement islamiste a par ailleurs annoncé avoir tué dix soldats israéliens dans une autre opération avant de repartir sans encombre vers l’enclave palestinienne. L’armée israélienne a confirmé l’infiltration de combattants palestiniens sur le territoire hébreu depuis Gaza.

Elle a annoncé avoir tué cinq Palestiniens qui s’étaient approchés de Nahal Oz, un kibboutz du sud d’Israël dont les habitants, enfermés chez eux, craignaient une infiltration, a déclaré à l’AFP une source des services de sécurité israéliens.

Polémique sur la mort de sept enfants

Dans Gaza, Tsahal a demandé lundi en soirée à la population civile habitant les alentours de l’agglomération de Gaza (Chajaya, Zeitoun et est de Jabaliya) d’évacuer « immédiatement » ses foyers pour se rendre dans le centre de cette ville palestinienne, selon un communiqué militaire.

Cet avertissement présage de nouveaux bombardements alors que sept enfants ont déjà été tués dans le camp de réfugiés de Chati. Les deux parties se renvoient la responsabilité de cet énième drame sanglant. Pour des sources médicales palestiniennes, il s’agit de frappes aériennes de l’armée israélienne, qui met, elle, en cause des tirs à la roquette ratés par le camp adverse.

« C’est l’Aïd du sang »

La guerre dans l’enclave continue d’avoir des répercussions en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupés, où les heurts sont quotidiens. Lundi sur l’esplanade des Mosquées dans la Vieille ville de Jérusalem, quelque 45’000 fidèles ont prié pour les morts de Gaza, selon un photographe de l’AFP.

La célébration lundi de la fin du ramadan s’annonçait sinistre pour les 1,8 million d’habitants de la bande côtière. Pas de grandes réunions de famille, seulement des visites au cimetière et à l’hôpital. « C’est l’Aïd du sang », estime Abir Chamali qui a perdu son fils de 16 ans.

« Au nom de l’humanité, la violence doit s’arrêter », a exhorté le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Et le secrétaire d’État John Kerry a répété que toute résolution du conflit « durable et significative, doit mener au désarmement du Hamas ».

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