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De Bangkok à San Francisco en passant par Paris, des marches pour le climat

septembre 8, 2018

Des manifestants pour la lutte contre le dérèglement climatique, le 8 septembre 2018 à Parisn / © AFP / Philippe LOPEZ

De Bangkok à San Francisco en passant par Bruxelles, des dizaines de milliers de personnes ont pris part à des marches ce samedi dans de nombreuses villes à travers le monde, pour exiger des gouvernements qu’ils agissent enfin sérieusement contre le dérèglement climatique, en pleine préparation de la COP 24.

Près d’un millier d’événements étaient organisés dans une centaine de pays, dans le cadre de l’appel baptisé « Rise for climate » (« Debout pour le climat »).

Après des manifestations qui ont donné lieu à une faible participation en Asie, des rassemblements ont lieu en Europe, notamment à Paris et Bruxelles, puis devaient se tenir aux Etats-Unis avec San Francisco en point d’orgue.

« Les événements climatiques extrêmes menacent nos enfants. La seule façon de protéger notre avenir c’est une action pour le climat ambitieuse, et maintenant », a plaidé sur Twitter le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.

En France, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, une mobilisation jamais vue pour l’environnement, l’ONG 350.org revendiquant 115.000 participants, dont 50.000 à Paris, où la préfecture de police a comptabilisé 18.500 personnes.

Actions pour le climat / © AFP / Laurence SAUBADU

Ces marches répondaient aussi à un appel lancé sur les réseaux sociaux par un jeune homme de 27 ans, après la démission du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, qui s’était plaint d’un manque de soutien populaire pour l’environnement.

– « plus grande journée » –

« C’est la plus grande journée d’action pour le climat en France, la preuve que les citoyens sont prêts à demander des comptes », a commenté à l’AFP Clémence Dubois, responsable des campagnes de 350.org en France.

« Je vais être papa en décembre, je veux qu’il ait une planète vivable », a expliqué l’initiateur de cette marche, Maxime Lelong.

Un bateau portant la bannière « Rise for climate » (Debout pour le climat) entre dans le port de Sydney, en Australie, le 8 septembre 2018, au début de la journée d’action mondiale pour le climat / © AFP / Saeed KHAN

700 scientifiques français ont lancé ce samedi un appel aux dirigeants, publié par le journal Libération, pour qu’ils passent « de l’incantation aux actes pour enfin se diriger vers une société sans carbone ».

A Bruxelles, un rassemblement devant le Parlement européen a réuni 1.300 personnes selon la police, à l’appel de Greenpeace et de la Coalition Climat, collectif d’associations et d’ONG de la société civile.

« L’idée était d’interpeller les élus et les gouvernements à partir de la capitale européenne. Il y a beaucoup de lobbies ici », a déclaré à l’AFP Kim Le Quang, un professeur participant au rassemblement.

Entre 10.000 (selon la police) et 15.000 personnes (d’après les organisateurs) ont manifesté à Copenhague. « Nous voulons que le Danemark atteigne la neutralité carbone en CO2 en 2040 », a indiqué à l’agence Ritzau Sarah Hellebek, porte-parole de la manifestation.

Banderoles de manifestants appelant à lutter contre le réchauffement climatique, lors de la marche pour le climat, à Marseille le 8 septembre 20180 / © AFP / Christophe SIMON

En Suède plus d’une centaine de personnes, dont la vice premier-ministre, la Verte Isabella Lövin, ont marché à Stockholm.

En Asie, c’est à Manille que la mobilisation a été la plus forte, avec 800 manifestants. L’un d’eux, habillé en dinosaure, tenait une pancarte « Go Fossil-free » (finissons-en avec les énergies fossiles »).

Cette journée d’action doit culminer avec une grande manifestation à San Francisco, où se tiendra à partir du 12 septembre le Sommet mondial des villes et entreprises pour le climat, organisé par le gouverneur de Californie en réponse à la politique anti-écologique de Trump.

A Bangkok, près de 200 manifestants se sont réunis devant le siège régional de l’ONU où est organisée jusqu’à dimanche une réunion de préparation du prochain sommet sur le climat, dit COP24, prévu en Pologne dans trois mois.

Le réchauffement climatique / © AFP /

Certains ont dénoncé l’arrêt de la contribution des Etats-Unis décidée par Donald Trump, un manifestant portant un masque du président américain.

« Nous condamnons le président Trump qui s’est retiré des accords de Paris », a déclaré Lidy Nacpil, représentante de l’Asian People’s movement in Debt and Developpement, mouvement asiatique réclamant plus d’implication des pays riches.

– Rôle de sape de Washington –

Des participants à cette réunion préparatoire de Bangkok ont également dénoncé samedi le rôle de sape joué selon eux par les Etats-Unis.

« Les Etats-Unis ne sont plus dans le jeu, mais c’est toujours eux qui imposent les règles », a dénoncé un négociateur.

En Australie, les organisateurs ont fait entrer dans le port de Sydney, face à son emblématique opéra, un bateau portant la bannière « Rise for climate ».

Et des centaines de manifestants se sont réunis devant les bureaux du Premier ministre Scott Morrison en l’appelant à « sortir le charbon de la politique ».

Romandie.com avec(©AFP / (08 septembre 2018 19h58)

Le personnel de l’ONU en grève pour la première fois en une semaine

mars 23, 2018

Des employés de l’ONU manifestent à Genève contre les coupes salariales, le 23 Mars 2018 / © AFP / Fabrice COFFRINI

Le personnel de l’ONU à Genève a observé vendredi une deuxième journée de grève en une semaine pour dénoncer des coupes salariales et leurs conditions de travail.

Vendredi matin, des grévistes distribuaient des tracts et portaient des banderoles « Personnel de l’ONU à Genève en grève » près du siège de l’organisation à Genève.

Environ 200 personnes se sont ensuite rassemblées dans le jardin du Palais, en face du siège, portant des affichettes sur lesquelles on pouvait lire « No confidence in ICSC (International Civil Service Commission) » (« Pas de confiance en CFPI » – la commission de la Fonction Publique Internationale qui régit l’activité de ces fonctionnaires).

« Nous sommes en train de nous opposer et de dire non à la manière opaque et arbitraire dont nos salaires et nos conditions de service sont fixés », a expliqué à l’AFP Prisca Chaoui, secrétaire exécutive du Conseil de coordination du personnel de l’ONU Genève.

Selon elle, la CFPI est devenue « un outil politique au service d’une politique d’austérité » qui nuit non seulement aux personnels mais également aux activités de l’ONU.

Selon Mme Chaoui, des mouvements de protestation des personnels de l’ONU ont également eu lieu à Brazzaville, Addis Abeba, Bangkok ou encore au siège de l’organisation à New York.

Certaines agences de l’ONU à Genève, comme l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) étaient également en grève, selon une source syndicale.

Les salaires des employés de l’ONU Genève ont subi une baisse de 3,5% qui doit être suivie par un nouvel ajustement de -1,6% en juin, a expliqué vendredi Michael Møller, le directeur-général de l’ONU Genève, lors d’un point de presse.

Il a souligné que les règles de l’ONU ne prévoyaient pas de grèves ajoutant que des retenues sur salaire pour absentéisme injustifié seraient effectuées.

Les employés de l’ONU sont considérés comme les fonctionnaires les mieux payés au monde, mais les coupes salariales risquent d’être durement ressenties à Genève, où le coût de la vie est élevé, soulignent les syndicats.

Romandie.com avec(©AFP / 23 mars 2018 15h38)                

Une famille zimbabwéenne bloquée depuis deux mois à l’aéroport de Bangkok

décembre 28, 2017

Une famille zimbabwéenne est bloquée depuis deux mois à l’aéroport de Bangkok / © AFP/Archives / ROMEO GACAD

Une famille zimbabwéenne est bloquée depuis deux mois à l’aéroport de Bangkok, a annoncé jeudi la police, une situation qui a ému de nombreux Thaïlandais en cette période de fêtes de fin d’année.

Les quatre adultes et quatre enfants, âgés de deux à 11 ans, tentent depuis la fin octobre de quitter la Thaïlande. Mais ils ne disposent d’aucun visa pour se rendre dans un autre pays, ils ne veulent pas rentrer au Zimbabwe et la Thaïlande leur refuse un visa de rentrée car ils ont dépassé la date limite de leur séjour.

Leur situation a été rendue publique par un Thaïlandais qui a posté sur Facebook une photo où on le voit offrir un cadeau de Noël à l’un des enfants. Le message relatant l’histoire est devenu viral parmi les internautes qui se demandaient comment ils ont survécu tout ce temps dans le principal aéroport de Bangkok.

Des rapprochements ont été faits avec le film « The Terminal », sorti en 2004, où un homme joué par Tom Hanks se retrouve bloqué dans un aéroport de New York pour des raisons politico-administratives.

Selon la police thaïlandaise de l’immigration, la famille zimbabwéenne est entrée en mai dans le pays grâce à un visa touristique.

Le 23 octobre, ils ont essayé de gagner l’Espagne via l’Ukraine mais la compagnie aérienne les a refusés car ils n’avaient pas de visa pour l’Espagne. Comme leur visa pour la Thaïlande a expiré depuis plusieurs mois, ils ne peuvent plus entrer dans le pays.

Ils ont également refusé de rentrer chez eux, disant craindre pour leur sécurité en raison de troubles au Zimbabwe et sont restés coincés à l’aéroport de Bangkok où des compagnies aériennes leur donnent de quoi manger, a déclaré un responsable policier sous couvert de l’anonymat.

Le président Robert Mugabe a été chassé du pouvoir le mois dernier par un coup de force militaire après des décennies de régime autoritaire. Mais le Zimbabwe a depuis retrouvé le calme et le nouveau président a encouragé les Zimbabwéens qui avaient fui sous Mugabe à revenir chez eux.

La famille a fait une demande d’asile dans l’espoir d’être admise dans un autre pays que la Thaïlande.

Une porte-parole du Haut commissariat de l’ONU aux réfugiés, Vivian Tan, a déclaré que le HCR explorait différentes solutions possibles, sans donner de détails.

Avec sa politique de visa à l’arrivée pour les touristes, la Thaïlande est depuis longtemps une destination pour des gens fuyant la violence ou la pauvreté. Mais elle n’autorise pas l’installation de réfugiés sur son territoire.

Romandie.com avec(©AFP / 28 décembre 2017 14h12)

Thaïlande: un activiste mis au vert par l’armée avant la crémation du roi

octobre 25, 2017

Une Thaïlandaise tient un portrait du roi défunt Bhumibol Adulyadej, le 25 octobre 2017 à Bangkok / © AFP / Anthony WALLACE

Un activiste qui envisageait de mener une provocation symbolique jeudi, jour de la crémation du roi de Thaïlande, a été exfiltré hors de Bangkok par les militaires, a dénoncé une ONG mercredi, alors que des milliers de Thaïlandais affluaient déjà sur le site de la cérémonie.

L’ONG respectée Thai Lawyers for Human Rights dénonce une descente de militaires survenue mardi au domicile d’Ekachai Hongkangwan à Bangkok, lui donnant le choix entre « faire un tour du côté de Kanchanaburi (localité de l’ouest de la Thaïlande) ou rester dans une baraque militaire ».

Mercredi, Ekachai « était détenu à Kanchanaburi », a précisé l’AFP l’avocat Anon Numpa, de Thai Lawyers for Human Rights, qui a pu lui parler. Il se trouve dans un hôtel, sous surveillance militaire, et est tenu d’y rester jusqu’au 27 octobre.

« Il n’a pas été mis en examen, mais les militaires ont dit qu’il avait été emmené pour le bon déroulement de la cérémonie de crémation royale », a ajouté l’avocat Anon Numpa.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès des autorités, comme c’est souvent le cas avec le régime militaire ultra-royaliste au pouvoir depuis un coup d’Etat en 2014. Il est coutumier des détentions de plusieurs jours des détracteurs du régime.

Il est reproché à Ekachai un post sur Facebook la semaine dernière, dans lequel il disait qu’il porterait jeudi une chemise rouge, une allusion au mouvement des Chemises rouges, favorable à l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra et à sa soeur Yingluck, dont les gouvernements ont été démis par des coups d’Etat militaires en 2006 et 2014.

« Le 26 octobre, je mettrai une chemise rouge et ferai quelque chose d’impensable », avait écrit Ekachai sur sa page Facebook le 20 octobre, dans un pays où nul n’ose critiquer la royauté, protégée par une loi de lèse-majesté drastique.

Pendant ce temps, à Bangkok, sur le parcours du convoi funéraire du roi Bhumibol Adulyadej, qui doit sortir du palais jeudi matin, les Thaïlandais étaient déjà des milliers à se masser mercredi soir, prêts à passer la nuit sur le trottoir pour être aux premières loges.

« Je veux venir lui dire au revoir le plus près possible », explique dans la foule, protégée du soleil par une mer de parapluies noirs, Una Tontakulchanchai.

« Il a régné pendant 70 ans et a fait beaucoup pour le peuple. Je n’ai rien à lui offrir en retour si ce n’est ma loyauté », ajoute une autre Thaïlandaise, Samruan Amma.

Au moins 250.000 personnes sont attendues jeudi dans les rues de Bangkok.

De son vivant, le roi Bhumibol avait déjà un statut de demi-dieu, après des décennies de culte de la personnalité le présentant comme le père de la Nation, garant de la stabilité d’un pays marqué par de profondes divisions politiques.

Romandie.com avec(©AFP / 25 octobre 2017 14h44)                

Corps démembré dans un congélateur de Bangkok: aveux partiels

octobre 1, 2016

Un Américain accusé d’être à la tête d’un réseau de faux passeports a avoué avoir démembré le corps d’un homme, un Hongrois, retrouvé dans son congélateur à Bangkok. Mais il affirme ne pas être l’auteur du meurtre, a annoncé samedi la police thaïlandaise.

Le suspect de 63 ans a été arrêté avec deux autres Américains à l’issue d’une descente dans un immeuble du centre de Bangkok où était dissimulé le corps découpé mais aussi des armes, de la drogue et des faux passeports. Présenté comme le chef de ce gang, il avait apparemment ouvert le feu sur la police.

« Il a avoué avoir démembré le corps, mais a dit ne pas être impliqué dans le meurtre du Hongrois », qui n’a toujours pas été identifié, a déclaré samedi à la presse le chef de la police de Bangkok, Sanit Mahathavorn.

Mais « la police n’est pas totalement convaincue », a ajouté son chef, indiquant que le suspect avait changé plusieurs fois de versions. Il est fréquent que des suspects se rétractent en Thaïlande après leurs interrogatoires lors desquels nombre d’entre eux affirment être battus.

Les trois suspects américains doivent répondre de multiples charges, dont « dissimulation de cadavre », « fabrication de faux papiers » et « tentative de tuer un officier en fonction », lors de l’assaut de la semaine dernière.

La capitale thaïlandaise est réputée pour être une plaque tournante de la contrefaçon de passeports et fournir un refuge aux personnes recherchées.

Romandie.com avec(ats / 01.10.2016 10h42)

Thaïlande: plus importante manifestation d’opposants depuis le coup d’Etat

mai 22, 2016

Bangkok – Des centaines d’opposants ont commémoré dimanche le deuxième anniversaire du coup d’Etat en Thaïlande avec des discours et des bannières appelant à un retour de la démocratie, plus importante manifestation depuis le retour des militaires au pouvoir dans ce pays d’Asie du sud-est.

Sous la supervision de dizaines de policiers, des opposants se sont réunis pacifiquement, en danse et en chanson devant de la Monument de la démocratie à Bangkok, pour dénoncer le pouvoir militaire. Nous sommes ici pour que nos voix soient entendues par les gens qui dirigent ce pays et que nous ne reconnaissons pas, a déclaré à l’AFP un étudiant, Rangsiman Rome.

Depuis le coup d’Etat du 22 mai 2014, effectué au nom de la monarchie et pour mettre fin aux divisions politiques, les généraux ont interdit les manifestations politiques et repoussé à plusieurs reprises un scrutin pourtant promis.

La junte militaire contrôle le pays, même s’il est aujourd’hui sous le feu des critiques pour sa mauvaise gestion de l’économie du royaume, atone, avec notamment une chute des investissements étrangers.

L’ex-Première ministre thaïlandaise évincée en mai 2014 par l’armée a ainsi dénoncé dimanche les souffrances du peuple thaïlandais et appelé les généraux à rendre le pouvoir, deux ans après le coup d’Etat.

Je suis de plus en plus préoccupée parce que les gens souffrent aujourd’hui à cause des difficultés économiques, de la pauvreté, des problèmes sociaux et de l’usage de plus en plus fréquent de drogue, a écrit dimanche sur son compte Facebook Yingluck Shinawatra.

Cette dernière avait dû quitter le pouvoir après des mois de manifestations en 2013-2014 suivis par le coup d’Etat du 22 mai 2014. Interdite de vie politique pour cinq années par la junte, elle était restée très discrète jusqu’à récemment.

Dimanche, elle a affirmé espérer que le peuple thaïlandais serait à nouveau en mesure de choisir par lui-même sa destinée et rappelé que le 22 mai 2014 marquait le jour où le peuple avait perdu ses droits et sa liberté.

Le royaume est fortement divisé entre les partisans de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, frère aîné de Yingluck Shinawatra, comme les Chemises rouges, et des élites traditionnelles soutenues par l’armée.

Celles-ci profitent de son autorité pour tenter de sortir de la scène politique les Shinawatra sur le long terme, grâce notamment à une nouvelle Constitution qui propose notamment un Premier ministre non élu, un Sénat entièrement nommé et un renforcement du pouvoir des tribunaux, bastion des élites traditionnelles.

La Constitution a déjà subi une dizaine de réécritures depuis la fin de la monarchie absolue en 1932 – la plupart du temps après des coups d’Etat militaires.

Romandie.com avec(©AFP / 22 mai 2016 15h28)

Thaïlande: cinq Cambodgiens arrêtés pour l’agression et le viol de touristes français

février 29, 2016

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Cinq pêcheurs cambodgiens ont été arrêtés, dont trois sur l’île de Koh Kut (photo) et inculpés pour le viol et l’agression violente samedi soir de quatre touristes français. Twitter police Koh Kut

Bangkok – Cinq pêcheurs cambodgiens ont été arrêtés et inculpés pour le viol et l’agression violente samedi soir de quatre touristes français sur une île de l’est de la Thaïlande, a indiqué la police lundi.

Les quatre victimes, deux hommes et deux femmes – l’une âgée d’une cinquantaine d’années et la seconde d’une vingtaine – étaient toujours hospitalisées lundi, a précisé à l’AFP Nopparat Rinthaphol, le chef de la police de la province de Trat, en charge de l’affaire.

D’après une source proche, leurs jours ne sont pas en danger et ils seront transférés dans un hôpital de Bangkok dans les prochaines heures.

Les cinq agresseurs présumés ont tous reconnu les faits. Et nous avons déjà procédé à la reconstitution ce matin, a-t-il ajouté.

L’agression a eu lieu sur Koh Kut, petite île touristique aux eaux turquoises, qui se trouve à la frontière avec le Cambodge.

Les quatre Français marchaient sur une route de l’île pour se rendre au restaurant quand ils ont été arrêtés par deux de leurs agresseurs présumés tandis que trois autres, armés de couteaux, étaient cachés dans des buissons.

Blessés, les deux hommes auraient réussi à prendre la fuite pour aller chercher des secours. Les deux femmes ont été violées.

Dès dimanche, des dizaines de policiers et de villageois ont ratissé l’île à la recherche des suspects. Trois ont pu être arrêtés à Koh Kut et deux autres interceptés alors qu’ils tentaient de fuir en direction du Cambodge voisin, a précisé la police.

Lors de la reconstitution, une foule de habitants de l’île en colère ont tenté de s’en prendre aux cinq Cambodgiens, que la police a dû protéger.

En septembre 2014, deux jeunes touristes britanniques avaient été tués sur une plage du sud du pays, drame qui avait fait la Une des journaux locaux et écorné l’image de destination touristique sans risque de la Thaïlande.

Après un procès controversé, deux jeunes Birmans ont été condamnés à mort en décembre pour ce crime.

Le tourisme représente près de 10% du PIB du pays et constitue l’un des rares points positifs d’une économie en berne.

Sur les dix premiers mois de l’année de 2015, le royaume a accueilli 28 millions de touristes, établissant un nouveau record.

Romandie.com avec(©AFP / 29 février 2016 12h36)

Arrestation du principal suspect de l’attentat de Bangkok

août 29, 2015

Un homme correspondant à la description du principal suspect de l’attentat de Bangkok le 17 août a été arrêté, a annoncé samedi un porte-parole de la police thaïlandaise. L’explosion survenue dans un temple avait coûté la vie à 20 personnes.

Le suspect « ressemble à celui que nous recherchons », a dit Prawut Thavornsiri. Il a fait allusion à l’homme vêtu d’un t-shirt jaune repéré sur des images de caméras de vidéosurveillance du sanctuaire d’Erawan, où il aurait déposé un sac à dos rempli d’explosifs.

La police n’a pas précisé la nationalité du suspect. Plusieurs chaînes de télévision locales ont diffusé des images du passeport turc d’un homme né en 1987 qui aurait, selon elles, été retrouvé dans son appartement dans un quartier du nord de Bangkok.

Selon le porte-parole, du matériel pouvant entrer dans la composition d’une bombe y a été retrouvé. « Ils (les policiers) ont retrouvé beaucoup de matériel pouvant servir à la fabrication d’explosifs », a-t-il déclaré.

La télévision thaïlandaise a aussi diffusé une photo d’un homme menotté semblant d’origine étrangère, barbu et le crâne rasé, apparemment âgé d’une vingtaine d’années.

Information décisive récompensée
Très critiquées depuis le début de l’enquête, notamment pour leurs déclarations contradictoires, les autorités de Bangkok ont offert une récompense d’environ 75’000 euros pour toute information conduisant à l’arrestation du principal suspect. Peu après le drame, les autorités thaïlandaises avaient demandé l’aide d’Interpol pour localiser le suspect principal.

L’attentat à la bombe devant le sanctuaire d’Erawan, dans le centre de Bangkok, a fait 20 morts et plus de 120 blessés.

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Thaïlande: Au moins dix morts dans l’explosion d’une bombe en plein centre de Bangkok

août 17, 2015

Bangkok – L’explosion d’une bombe a fait au moins dix morts lundi en début de soirée près d’un sanctuaire et d’un centre commercial dans le centre de Bangkok, d’après un premier bilan de la police.

Peu après le drame, plusieurs corps démembrés étaient visibles sur les lieux de l’explosion à l’extérieur du sanctuaire d’Erawan, situé en plein cœur de la capitale thaïlandaise, au milieu d’immenses centres commerciaux et des gratte-ciels, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.

Il y aurait au moins dix morts et beaucoup de blessés. D’après nos premières constatations, il s’agirait d’une bombe déposée à l’intérieur du sanctuaire, a indiqué le chef de la police de Bangkok Chakthip Chijinda sur la chaine télévision Channel 9.

Je peux confirmer qu’il s’agit d’une bombe, mais je ne peux pas dire de quelle sorte, nous vérifions, avait indiqué auparavant le porte-parole de la police Prawut Thavornsiri à l’AFP.

Ce lieu est un sanctuaire très populaire dédié au dieu hindou Brahma, mais visité par des milliers de fidèles bouddhistes chaque jour. Il est situé sur l’une des plus grandes avenues du centre de Bangkok.

De nombreuses forces de police et d’ambulances étaient présents sur les lieux après l’explosion de la bombe vers 19 heures heure locale (12H00 GMT).

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Washington accuse Bangkok, Moscou, Téhéran d’esclavage

juillet 27, 2015

Les États-Unis ont accusé lundi la Thaïlande, la Russie, l’Iran ou encore la Libye de ne pas lutter suffisamment contre la traite des êtres humains, dans leur rapport annuel sur cet « esclavage moderne ». La Suisse confirme sa place dans les pays respectant les normes.

La Thaïlande, la Russie, l’Iran et la Libye, tout comme le Venezuela, l’Algérie, la Syrie, le Yémen, la Corée du Nord ou le Zimbabwe étaient déjà l’an dernier au plus bas du classement dressé chaque année par le département d’Etat et dévoilé par son patron John Kerry.

Les pays relégués en catégorie 3 sont accusés de ne pas respecter les normes internationales et de ne pas faire d' »efforts importants » en la matière. La Russie figure dans cette dernière catégorie, au moins depuis 2013, ce qui avait provoqué la fureur de Moscou à l’époque.

La Chine, en revanche, était remontée d’un cran en 2014, au rang 2 « sous surveillance » et y est toujours cette année. Et la Malaisie, qui avait dégringolé l’an passé en queue de peloton, est remontée au niveau de la Chine pour les « efforts significatifs » de Kuala Lumpur pour lutter contre la traite d’êtres humains.

La plupart des pays occidentaux, ceux d’Europe, les États-Unis et l’Australie, mais aussi Israël, Taïwan, le Chili ou l’Arménie, sont dans la première catégorie. Ils sont loués pour leur lutte contre la traite des êtres humains et le respect total des normes internationales. La Suisse, qui s’était retrouvée en catégorie 2 de 2010 à 2013, est, comme l’an dernier, à nouveau dans cette catégorie.

D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), la traite des êtres humains représente 150 milliards de dollars de bénéfices par an, dont 99 milliards pour l’industrie du sexe. Les États-Unis estiment que quelque 20 millions de personnes en sont les victimes.

« La traite d’humains est une insulte à la dignité humaine et une attaque contre la liberté », a martelé John Kerry dans l’introduction du rapport. Il appelle à mener le « combat contre de l’esclavage moderne ».

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