Posts Tagged ‘Banque centrale européenne’

L’Europe reste un risque pour l’économie mondiale

septembre 17, 2014

Washington – La présidente de la banque centrale américaine (Fed) Janet Yellen a estimé mercredi que l’Europe continuait de faire peser un risque sur l’économie mondiale.

La conjoncture européenne fait partie des risques qui pèsent sur l’économie mondiale, a déclaré à la dirigeante de la Fed lors d’une conférence de presse à Washington.

Mme Yellen a plus précisément pointé le très faible niveau d’inflation et la faible croissance économique dans l’Union européenne, qui peine à se relever de la crise de la dette de 2010-2011.

Au deuxième trimestre, la zone euro a vu son produit intérieur brut (PIB) stagner après une timide avancée de 0,2% au trimestre précédent.

Afin de relancer l’activité et éloigner le spectre d’une déflation, la banque centrale européenne (BCE) a encore abaissé ses taux d’intérêt début septembre, et annoncé le lancement d’un programme de rachats de produits financiers adossés à des titres de créances (ABS).

Nous espérons bien évidemment qu’ils vont réussir à faire remonter la croissance et l’inflation, a poursuivi Mme Yellen, ajoutant cela serait une bonne chose pour l’économie mondiale et pour les Etats-Unis.

Romandie.com avec(©AFP / 17 septembre 2014 21h45)

Zone euro/Chypre: les banques se préparent à rouvrir

mars 28, 2013

Nicosie (awp/afp) – Toutes les banques à Chypre, fermées depuis le 16 mars pour éviter une fuite des capitaux, se préparaient à rouvrir jeudi matin après l’adoption de restrictions inédites dans la zone euro, censées limiter les effets d’une éventuelle panique bancaire.

Dans un marché toujours inquiet, l’euro restait ancré jeudi matin sous le seuil de 1,28 dollar, sous lequel il était passé pour la première fois depuis quatre mois mercredi.

La banque centrale et le ministère des Finances ont confirmé cette réouverture, y compris pour la Laïki (Popular Bank) et la Bank of Cyprus, les deux principales banques de Chypre les plus durement touchées par le plan de sauvetage international qui a évité la faillite à l’île.

Selon la banque centrale, les banques ouvriront de 12H00 à 18H00 (10H00 à 16H00 GMT) jeudi, puis reviendraient à leurs horaires habituels. Selon l’agence de presse CNA, un décret ministériel valable au moins quatre jours limite tous les retraits à 300 euros par personne et par jour.

A la veille du jour J, l’inquiétude a grandi sur l’île en récession depuis deux ans. En cette fin de mois, beaucoup se demandent quand ils vont pouvoir être payés et des centaines de personnes ont encore manifesté contre le plan de sauvetage obtenu au prix d’une restructuration drastique du système bancaire.

Craignant des débordements, le syndicat des employés de banque, Etyk, a appelé la population à ne pas faire retomber sa frustration sur eux.

« En tant qu’employés de banque, nous ne sommes pas responsables mais au contraire, les collègues sont eux-mêmes victimes d’actes et/ou d’omissions criminels qui ont conduit à ce désastre et placent beaucoup de gens dans une situation très tragique », a-t-il souligné dans un communiqué.

L’accord conclu lundi entre Chypre au bord de la faillite et la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) prévoit notamment la liquidation de la Laïki et l’absorption d’une partie de ses activités par Bank of Cyprus.

Prix « trop élevé »

Actuellement, les clients de ces deux banques, disposant de 40% des dépôts, ne peuvent retirer respectivement que 120 et 100 euros par jour.

L’ouverture des banques s’accompagne de lourdes restrictions pour les mouvements de capitaux. Les paiements et virements à l’étranger sont limités à 5.000 euros par mois, par personne et par banque et les voyageurs quittant l’île ne pourront porter sur eux plus de 1.000 euros en espèces.

Le décret ministériel justifie ces mesures en évoquant « le manque de liquidités conséquentes et le risque important de fuite des dépôts, avec pour résultat possible l’effondrement des institutions de crédit » et des « réactions en chaîne » menaçant « l’économie dans son ensemble ».

Pour faire face à la demande, plusieurs conteneurs chargés d’argent liquide sont arrivés mercredi soir à la banque centrale à Nicosie, a constaté un photographe de l’AFP. Selon les médias, ils pourraient contenir des milliards d’euros.

L’Europe a imposé un prix « trop élevé » à Chypre, alimentant « amertume » et « colère », a affirmé le ministre chypriote des Affaires étrangères Ioannis Kasoulides. « Nous devons recommencer à zéro », comme après l’invasion turque de 1974.

« Nous allons connaître des jours pires en 2013 (…), l’économie va connaître une récession encore plus profonde », a prévenu le ministre des Finances, Michalis Sarris, à la télévision.

« Nous sommes contrôlés, fuyons »

Yves Mersch, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), s’est pour sa part voulu rassurant, affirmant jeudi que la solution choisie pour le sauvetage de Chypre « n’est pas un modèle » applicable à d’autres pays de la zone euro.

« Il s’agit plutôt de mesures spécifiques adaptées à une situation véritablement exceptionnelle », explique M. Mersch dans une interview à paraître jeudi dans le quotidien économique espagnol Expansion. « Il nous faut envoyer un message clair aux investisseurs et épargnants internationaux sur le fait que leur argent est en sécurité dans la zone euro ».

La crise à Chypre continue toutefois de peser sur les marchés où l’euro cotait 1,2782 dollar jeudi vers 02h00 GMT, à quelques heures de la réouverture des banques chypriotes.

La Bourse de Tokyo a ouvert en légère baisse de 0,25% jeudi matin, de même que Hong Kong (-0,33%) et Shanghai (-2,43%).

Mercredi soir, les bourses avaient toutes terminé en baisse, Athènes frôlant les -4%, après avoir perdu plus de 6% dans la journée.

Les investisseurs s’inquiètent d’une possible contagion à d’autres pays de la zone euro d’une éventuelle panique bancaire à Chypre.

Une commission de surveillance du Parlement chypriote a demandé à la Banque centrale de lui fournir la liste des personnes ayant transféré des fonds hors de l’île avant l’annonce du plan de sauvetage.

En Grèce, pays qui entretient comme la Russie d’étroits liens économiques et culturels avec Chypre, les agences des trois filiales grecques de Bank of Cyprus, Laïki et Hellenic Bank, ont rouvert après être passées sous contrôle de l’établissement Piraeus Bank.

A Londres, où vivent de nombreux Chypriotes, les agences de Bank of Cyprus et Laïki sont restées ouvertes.

« Malgré les contrôles, les capitaux vont sortir pendant longtemps, peut-être 6 mois », a estimé Simona Mihai-Yiannaki, professeur à la European University, spécialisée dans la banque, évoquant « l’impact psychologique » des restrictions: « Les gens pensent ‘Nous sommes contrôlés, fuyons' ».

M. Sarris s’est cependant montré optimiste sur les avoirs russes des banques chypriotes. « Je pense que nous allons voir de larges sorties de liquidités, mais qu’une partie va rester et une partie va revenir ».

Romandie.com avec (AWP / 28.03.2013 06h21)

« La Grèce restera dans l’euro » (Tsipras)

mai 22, 2012
  • La Grèce restera dans l’euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé aujourd’hui à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras. « Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l’euro. Au contraire nous allons garder l’euro », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec des responsables de la gauche radicale allemande. « Je ne crois pas que le rejet du programme d’austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro », a-t-il ajouté. Alexis Tsipras a appelé la France et l’Allemagne à « stopper la politique d’austérité par solidarité avec le peuple grec ».

    « Nous allons essayer de trouver des solutions communes au niveau européen. Nous sommes persuadés que nous allons y arriver », a-t-il dit, jugeant que « l’Europe a la responsabilité d’éviter une nouvelle tragédie » et évoquant la Seconde Guerre mondiale. « Nous espérons beaucoup des changements dans l’axe franco-allemand » après l’élection à la présidence française du socialiste François Hollande, a-t-il ajouté. Avant le sommet européen de Bruxelles, prévu mercredi, le chef de file de la gauche radicale grecque avait mis en garde lundi à Paris les dirigeants européens, à commencer par la chancelière allemande Angela Merkel, contre toute ingérence pour négocier un nouveau plan d’austérité.

    Le chef de Syriza, qui est crédité de 21 à 28% d’intentions de vote au scrutin du 17 juin, et à ce titre possible futur chef de gouvernement, a réaffirmé que son objectif était d' »arriver à la fin du mémorandum », ce plan d’austérité pourla Grèce négocié par les précédents gouvernements avec la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne).La France comme l’Allemagne font toutefois jusqu’ici du respect de ce mémorandum une condition au maintien dela Grèce dans l’euro.

  • Lefigaro.fr avec AFP

Nicolas Sarkozy a perdu en influence(Time)

avril 19, 2012

Le basketteur Jeremy Lin, le groupe Anonymous, la chanteuse Adele ou encore le président de la Banquecentrale européenne Mario Draghi figurent cette année sur la liste 2012 des cent personnalités les plus influentes publiée par l’hebdomadaire américain Time.

Cette liste très éclectique où apparaissent artistes, hommes d’affaires, politiciens et autres individus particulièrement remarquables, compte un nombre record de 54 personnalités non américaines, souligne l’hedomadaire. Parmi elles une seule Française, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde.

« La nature de l’inluence change ». A l’époque de Twitter, « elle n’a jamais été plus facile ou éphémère », explique le Time. « C’est pourquoi nous essayons de choisir des gens dont l’influence est à la fois durable et, à quelques exceptions près, louable ».

Côté politique, y figurent notamment le président colombien Juan Manuel Santos, la présidente du Brésil Dilma Rousseff, le Premier ministre italien Mario Monti, la chancelière allemande Angela Merkel, le président américain Barack Obama, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton ou le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Le président français Nicolas Sarkozy qui y figurait en 2011 en a disparu.

Rihanna ou Sarah Burton

Côté sportif, le basketteur américain d’origine taïwanaise Jeremy Lin y fait son entrée, aux côtés du footballeur argentin Lionel Messi et du tennisman serbe Novak Djokovic.
Chez les artistes et créateurs, la chanteuse britannique Adele y côtoie l’actrice noire américaine Viola Davis, nommée cette année aux Oscars, la chanteuse Rihanna ou la styliste anglaise Sarah Burton, rendue célèbre pour avoir créé l’an dernier la robe de Kate Middleton, épouse du prince Williams.

La duchesse de Cambridge est également dans la liste, tout comme sa soeur Pippa.
Y figurent en outre le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi, le nouveau directeur général d’Apple Tim Cook, ou le groupe de pirates informatiques Anonymous.
Cette liste annuelle, qui n’est pas un classement, est établie sur la base des recommandations des correspondants de l’hebdomadaire Time, lors d’un processus de plusieurs mois.

Lefigaro.fr

 

La BCE met le prix pour endiguer la crise

août 16, 2011

La gardienne de la zone euro a racheté pour 22 milliards d’euros de dette italienne et espagnole notamment. Un montant record.

La Banque centrale européenne pèse de tout son poids sur les marchés pour éviter une contagion de la crise de la dette à l’Italie et à l’Espagne. En une semaine, entre le 4 et le 11 août, elle a racheté pour 22 milliards d’euros d’obligations, a-t-elle annoncé hier. Jamais, depuis le lancement de ce programme de rachat d’obligations d’État, au printemps 2010 en pleine crise grecque, la BCE n’avait dépensé autant en une semaine. Elle détient maintenant 96 milliards d’euros de d’obligations de pays en difficulté et a laissé entendre qu’elle continuera à intervenir cette semaine sur les marchés.

La BCE ne donne jamais le détail de ces opérations, mais selon des sources bancaires, elle est surtout intervenue sur les marchés de dettes publiques italienne et espagnole, particulièrement pris pour cible par les investisseurs. L’action de la BCE a eu un effet immédiat. Le taux d’intérêt italien à 10 ans a baissé de 6,195% le 4 août, à 5,04% hier. Le taux espagnol a suivi le même chemin, chutant de 6,284% à 4,992% sur la même période.

«À la vue de ces 22 milliards, les optimistes pourront souligner la volonté de la BCE d’enrayer la crise», analyse Christoph Rieger, stratégiste chez Commerzbank, cité par Bloomberg. «Les pessimistes, de leur côté, pourront s’inquiéter des montants nécessaires pour faire redescendre les taux italiens et espagnols.» Fort de ses interventions depuis mai 2010, la BCE accumule aujourd’hui entre 10 et 15% des dettes publiques grecques, irlandaises et portugaises. Si elle devait racheter la même proportion d’obligations espagnoles et italiennes, elle devrait débourser encore plus de 250 milliards d’euros, estiment les économistes de Deutsche Bank.

Elle est, à ce jour, le seul pompier capable de circonscrire l’incendie se propageant en zone euro. Elle n’agit toutefois pas sans contrepartie et a obtenu que l’Italie accélère la mise en place d’un plan de rigueur de 45 milliards d’euros pour redresser ses finances publiques. Elle a également précisé qu’elle n’interviendrait que le temps que les États dotent le Fonds européen de stabilité financière des pouvoirs d’intervenir lui-même sur les marchés. Le principe est acté depuis le 21 juillet, mais doit être entériné par les parlements nationaux. Une longue procédure qui devrait durer jusqu’à fin septembre au plus tôt.

Les banques ont déposé 80,2 milliards auprès de la BCE

Après le vent de panique sur les banques européennes du début de la semaine dernière, la méfiance persiste. Les établissements bancaires ont déposé 80,2 milliards d’euros auprès de la Banque centrale européenne (BCE) vendredi pour 24 heures, après 67 milliards jeudi et 39,6 milliards mercredi. Lundi 8 août, au début de la panique boursière, les dépôts avaient atteint 145,2 milliards. La hausse des dépôts signifie que les banques rechignent à se prêter entre elles. En contrepartie de ce placement sans risque aucun, la BCE rémunère en effet les établissements à un taux de 0,75%, inférieur à celui pratiqué par les banques entre elles. D’autre part, les prêts d’urgence sur 24 heures de la BCE ont chuté, après un pic à 4 milliards d’euros mercredi lié aux rumeurs autour de la Société générale, à 6 millions d’euros vendredi.

Lefigaro.fr par Guillaume Guichard