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L’Afrique du Sud célèbre avec Obama la mémoire de Mandela

juillet 15, 2018

Un jeune Sud-Africain se fait couper les cheveux dans le cadre des célébrations du 100e anniversaire de la naissance de Nelson Mandela, le 30 juin 2018 à Johannesburg / © AFP/Archives / MARCO LONGARI

L’Afrique du Sud célèbre cette semaine, avec l’ancien président Barack Obama en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d’un rêve « arc-en-ciel » toujours inachevé.

Cinq ans après sa mort, « Madiba » a gardé son statut d’icône mondiale pour son combat contre le régime raciste blanc de l’apartheid et son message de réconciliation, qui a permis au pays d’en tourner la page en évitant un bain de sang.

Après l’ancien président américain Bill Clinton, le milliardaire philanthrope Bill Gates ou l’ex-patron de l’ONU Kofi Annan, le premier chef d’Etat noir des Etats-Unis prononcera mardi l’hommage annuel à Nelson Mandela, point d’orgue de plusieurs jours de festivités.

Lors d’une visite en Afrique du Sud en 2013, Barack Obama avait longuement honoré son « héros ».

« Le combat ici contre l’apartheid et pour la liberté, le courage moral de +Madiba+, la transition historique de son pays vers une nation libre et démocratique ont été une source d’inspiration pour moi et le monde entier », avait-il déclaré.

Un an et demi après son départ de la Maison Blanche, l’éloge de Barack Obama est annoncé par son entourage comme son discours le plus important depuis sa retraite politique.

« Il lui donnera l’occasion de livrer un message de tolérance, d’inclusion et de démocratie à un moment où l’héritage de Mandela est remis en question dans le monde », a souligné son conseiller Benjamin Rhodes au New York Times.

Le président américain Barack Obama lors d’un hommage funèbre à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013 à Johannesburg / © AFP/Archives / BRENDAN SMIALOWSKI

Une allusion à la politique de Donald Trump, qui a pris le contrepied systématique de son prédécesseur, notamment sur l’immigration et l’Afrique.

– « Un homme bon » –

En attendant ce grand oral, toute l’Afrique du Sud s’est déjà mise à l’heure Mandela, qui aurait eu 100 ans mercredi.

Spectacles, expositions et compétitions sportives le célèbrent. Son visage souriant illumine de nouveaux billets. « Agissez, inspirez le changement, faites de chaque jour un Jour Mandela », exhorte le slogan de la fondation qui porte son nom.

Ex-syndicaliste reconverti en homme d’affaires, le président sud-africain Cyril Ramaphosa y est allé de sa contribution en versant la moitié de son salaire à un fonds qui finance des micro-projets pour réduire la pauvreté.

« En mémoire de Madiba, en hommage à (….) son engagement sans relâche pour l’amélioration de la vie des plus démunis, beaucoup d’entre nous peuvent faire quelque chose », a lancé le chef de l’Etat en annonçant son geste.

Les nouveaux billets de banque sud-africains à l’effigie de Nelson Mandela, le 13 juillet 2018 à Pretoria / © AFP / Phill Magakoe

Ceux qui ont connu de près le détenu le plus célèbre de la planète – resté vingt-sept ans derrière les barreaux – rivalisent d’anecdotes et d’éloges.

A commencer par le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, l’adversaire devenu partenaire avec lequel il a partagé le prix Nobel de la Paix en 1993.

« Oui, nous avons eu des conflits. A certains moments, de vives tensions nous ont opposés. Mais il y a toujours eu du respect, qui est devenu de l’amitié personnelle », s’est-il rappelé pour l’AFP, « c’était un homme bon et unique ».

– Héritage –

L’ancien chauffeur et garde du corps de Madiba, Fuad Floris, s’est lui souvenu de la simplicité et des attentions de celui qu’il appelait « Tata ».

« Quand ma fille a eu son bac, il lui a écrit de sa main un petit mot de félicitation », a-t-il raconté à l’AFP, « il était très excité quand il voyait des enfants, ce qui lui faisait oublier toutes les consignes de sécurité, c’était notre pire cauchemar ».

Siyabulela Mandela, le petit-fils de Nelson Mandela, à la bibliothèque de l’université George Mason, lors d’une interview avec l’AFP à Arlington, le 13 juillet 2018 en Virginien / © AFP / Andrew CABALLERO-REYNOLDS

Si l’homme Mandela ne suscite que louanges, son héritage politique est aujourd’hui plus controversé.

Un quart de siècle après la chute de l’apartheid, l’Afrique du Sud est considérée par la Banque mondiale comme le pays le plus inégalitaire de la planète. Son économie patine, la pauvreté persiste et le racisme y attise toujours autant les tensions.

« Je suis convaincu que le président Mandela, s’il était encore vivant, serait très, très inquiet de la situation actuelle en Afrique du Sud », a estimé Frederik de Klerk.

Certains mettent en cause les successeurs de « Madiba » et la corruption qui a gagné le plus haut sommet de l’Etat, notamment sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).

D’autres, plus rares, vont jusqu’à le traiter de « vendu » pour avoir prêché la modération envers les élites blanches, qui détiennent toujours l’essentiel des leviers économiques du pays.

« Mandela a combattu pour que nous soyons politiquement libres », a résumé à l’AFP Mtate Phaleka, un photographe noir de 19 ans, « nous ne le sommes toujours pas économiquement ».

Romandie.com avec(©AFP / 15 juillet 2018 10h19)

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Obama prononcera un discours à la Fondation Mandela en juillet

avril 23, 2018

Johannesburg – L’ancien président américain Barack Obama prononcera le discours annuel de la Fondation Mandela en Afrique du Sud le 17 juillet, année du centième anniversaire de la naissance du premier chef d’Etat noir sud-africain, ont annoncé lundi les organisateurs.

« Cette année, on a hâte de recevoir le président Obama pour le discours annuel de la Fondation » à Johannesburg, a déclaré Sello Hatang, président de la Fondation Mandela chargée de garder vivant l’héritage du prix Nobel de la paix.

« Qui de mieux pour représenter l’héritage de Madiba (le nom de clan de Nelson Mandela) que celui qui, à nos yeux, s’est vu passer le témoin en devenant président de son pays ? », a-t-il ajouté.

Chaque année, la Fondation Mandela confie à un invité de prestige le soin de prononcer un discours à l’occasion de l’anniversaire de Nelson Mandela, né le 18 juillet 1918 et décédé le 5 décembre 2013.

Parmi les précédents intervenants figurent l’ancien président américain Bill Clinton, l’ex-secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et le milliardaire et philanthrope américain Bill Gates.

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela, icône mondiale de la lutte contre l’apartheid, était devenu le premier président démocratiquement élu de l’Afrique du Sud en 1994, poste qu’il a conservé jusqu’en 1999.

A sa mort en 2013, Barack Obama avait confié que Nelson Mandela représentait l’une de ses grandes références morales, avec l’ancien président des Etats-Unis Abraham Lincoln et le défenseur américain des droits civiques Martin Luther King.

« Je fais partie des millions de personnes qui ont été inspirées par la vie de Nelson Mandela », avait alors confié Barack Obama.

« Ma tout première démarche politique, la première chose que j’ai faite qui touchait à la politique, fut une manifestation contre l’apartheid. J’ai étudié ses paroles et ses écrits », avait-il dit.

A la mort de Nelson Mandela, Barack Obama s’était rendu en Afrique du Sud pour une cérémonie d’hommage au père de la « Nation arc-en-ciel » et apôtre de la réconciliation.

« Il est difficile de faire l’éloge d’un homme… encore plus difficile de faire celle d’un géant de l’Histoire, qui a conduit une nation vers la justice », avait déclaré le président américain d’alors acclamé par la foule.

Les deux hommes s’étaient rencontrés une fois, en 2005 à Washington.

Nelson Mandela avait été « fou de joie » lors de l’élection en 2008 de Barack Obama, « parce qu’il y voyait un moment clé dans l’histoire des Etats-Unis », a raconté lundi à l’AFP Sello Hatang.

Selon le New York Times, Barack Obama séjournera pendant cinq jours à Johannesburg en juillet pour des réunions et la formation de 200 jeunes en matière de leadership.

Romandie.com avec(©AFP / 23 avril 2018 13h18)                                            

La lettre d’Obama à Trump: éloge de la démocratie

septembre 3, 2017

L’ancien président américain Barack Obama, le 23 avril 2017 à Chicago / © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives / SCOTT OLSON

C’est une tradition ancienne et élégante: le président américain sortant laisse à son successeur une lettre, qu’il trouve à son arrivée dans le Bureau ovale.

Celle de Barack Obama à Donald Trump, révélée sept mois après son départ, s’articule autour d’un conseil central: au-delà de l’âpreté du combat politique et de la brutalité des luttes de pouvoir, ne jamais perdre de vue l’importance des institutions démocratiques.

Cette missive d’un peu moins de 300 mots du 44e au 45e président de l’histoire des Etats-Unis prend un relief particulier après plusieurs semaines chaotiques pour Donald Trump, critiqué jusque dans son propre camp pour son manque de clarté – et de hauteur – après les violences racistes de Charlottesville.

« Cher monsieur le président »: le courrier, dont CNN a obtenu une copie, commence par des félicitations à l’aube de cette « grande aventure » qu’est la présidence.

« Des millions de personnes ont placé leurs espoirs en vous, et nous tous, au-delà des partis, devons espérer plus de prospérité et de sécurité sous votre présidence ».

Durant la campagne, Barack Obama avait martelé, avec une virulence qu’on ne lui connaissait pas, que le magnat de l’immobilier était à ses yeux un danger pour la démocratie: « Le sort de la république est entre vos mains », avait-il lancé aux électeurs quelques jours avant le scrutin.

Mais au lendemain de l’électrochoc du 8 novembre, alors que la famille démocrate était encore groggy par la défaite surprise d’Hillary Clinton, il avait insisté sur l’importance d’une transition apaisée et constructive avec l’extravagant milliardaire populiste, qu’il avait reçu dans le Bureau ovale pour un tête-à-tête longtemps inimaginable.

Soulignant combien il s’agit d’un poste unique pour lequel il n’existe aucune « recette simple », Barack Obama livre malgré tout dans sa missive quelques conseils ciselés à son successeur.

Insistant sur l’importance du « leadership américain » dans le monde, il met l’accent sur le poids de la parole des Etats-Unis: « Il nous appartient, par nos actes et par l’exemple que nous donnons, de soutenir l’ordre international qui s’est mis en place depuis la fin de la Guerre froide, et dont notre prospérité et notre sécurité dépendent ».

– ‘Bonne chance’ –

Mais Barack Obama s’attarde aussi longuement sur la dimension singulière du rôle de président, au-delà des vicissitudes quotidiennes de la politique.

« Nous ne sommes que des occupants temporaires de ce poste », écrit-il. « Cela fait de nous des gardiens des institutions et des traditions démocratiques telles que l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la protection des droits civiques pour lesquelles nos ancêtres se sont battus ».

« Quelles que soient les tensions de la politique au jour le jour, il nous appartient de laisser ces instruments de notre démocratie au moins aussi forts que dans l’état dans lesquels nous les avons trouvés », martèle-t-il.

Dernier conseil du 44e au 45e, dans un registre plus personnel: « Dans la bousculade des événements et face au poids des responsabilités, prenez du temps pour les amis et la famille. Ils vont aideront à surmonter les moments difficiles qui sont inévitables »

« Bonne chance », conclut-il, se disant prêt à aider « de quelque manière que ce soit ».

Donald Trump, qui a publiquement souligné qu’il avait été touché par ce courrier, n’a jamais revu Barack Obama depuis sa prise de fonction.

Parmi toutes ces lettres de président à président, celle laissée, le 20 janvier 1993, par le républicain George H.W. Bush à son successeur démocrate Bill Clinton, a marqué les esprits, par sa dignité, sa classe.

« Votre succès est le succès de votre pays », y écrivait à la main le 41e président des Etats-Unis. « Je vous soutiens totalement », ajoutait-il à l’attention de son adversaire qui venait de le priver d’un second mandat.

Evoquant son « sentiment d’émerveillement et de respect » au moment où il était entré dans le prestigieux Bureau ovale quatre ans plus tôt, il ajoutait « Il y aura des moments très durs. Ne laissez pas les critiques vous décourager ».

Romandie.com avec(©AFP / 03 septembre 2017 17h37)

Après Charlottesville, un tweet d’Obama le plus « aimé » de tous les temps

août 16, 2017

L’ex-président américain Barack Obama, le 9 mai 2017 à Milan, en Italie / © AFP/Archives / Andreas SOLARO

Une citation de Nelson Mandela tweetée dimanche par Barack Obama est devenue le tweet le plus « aimé » de l’histoire du réseau social, a indiqué Twitter mercredi.

« Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion », avait écrit dimanche le premier président noir des Etats-Unis, après qu’un sympathisant néo-nazi a tué une manifestante anti-racisme la veille à Charlottesville en Virginie.

Mercredi à 11H00 GMT, le tweet avait été « liké » – les abonnés avaient coché un petit coeur au bas du tweet – 3,1 millions de fois et retweeté 1,3 million de fois.

Barack Obama ne s’est pas autrement exprimé sur le sujet, que par cette citation du grand résistant à l’apartheid illustrée d’une photo du 44ème président des Etats-Unis souriant à quatre enfants, dont une petite fille noire et un bébé tout blond, qui le regardent d’une fenêtre.

M. Obama a également publié le reste de la citation de Nelson Mandela dans deux autres tweets sans photo et qui ont eu moins de succès: « Les gens doivent apprendre à haïr, et s’ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l’amour jaillit plus naturellement du coeur humain que son opposé ».

Le président Donald Trump a déclenché une vague d’indignation mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont endeuillé Charlottesville devaient être cherchées du côté de l’extrême-droite mais aussi de la gauche et des militants anti-racismes qui s’y étaient affrontés.

Ces déclarations, au cours d’une conférence de presse chaotique au ton souvent acerbe et accusateur, ont provoqué un tollé et plongé la Maison Blanche dans une nouvelle crise.

Romandie.com avec(©AFP / 16 août 2017 13h43)                

États-Unis: La CIA avait informé Obama dès l’été 2016 que Poutine voulait aider Trump

juin 23, 2017

Combo de photos avec l’ex-président américain Barack Obama et l’actuel président des Etats-Unis, Donald Trump / © AFP/Archives / NICHOLAS KAMM, ATEF SAFADI

La CIA avait averti le président Barack Obama dès août 2016 que les piratages du parti démocrate avaient été ordonnés par Vladimir Poutine dans le but de nuire à Hillary Clinton et d’aider Donald Trump, selon le Washington Post vendredi.

Les soupçons pesaient déjà contre la Russie en juillet 2016, quand des messages volés du parti démocrate ont été diffusés par WikiLeaks à la veille de la convention démocrate.

Mais le Washington Post raconte désormais avec détails l’alerte lancée par le service de renseignement américain à la Maison Blanche, plusieurs mois avant que Washington n’accuse publiquement, le 7 octobre 2016, les plus hauts échelons du gouvernement russe d’avoir fomenté les piratages informatiques.

Et ce n’est qu’en janvier 2017 que les Etats-Unis accuseront nommément le président russe d’avoir cherché à déstabiliser le système électoral américain, en sapant la candidature d’Hillary Clinton et en aidant celle du républicain Donald Trump.

Dès août 2016, selon le quotidien, Barack Obama a mis la Maison Blanche sur le pied de guerre, dans le plus grand secret, ordonnant à ses services de renseignement et de sécurité d’obtenir le plus d’informations possible et de dresser une liste de représailles possibles, allant de sanctions économiques à des cyber-attaques.

– ‘L’administration Obama savait’ –

Le Post rapporte qu’en plus de l’avertissement formulé directement par Barack Obama à Vladimir Poutine, en marge d’un sommet en Chine en septembre, le patron de la CIA, John Brennan, a téléphoné le 4 août à son homologue des services de sécurité russes FSB, Alexander Bortnikov, pour l’avertir. Et le 31 octobre, un message a été envoyé à Moscou par un canal sécurisé pour prévenir que toute interférence dans le scrutin du 8 novembre serait inacceptable.

Mais Barack Obama, comme cela a été rapporté auparavant, était réticent à riposter avant l’élection, de peur que la Russie ne lance des attaques le jour du scrutin, et également par crainte que toute action ne soit interprétée politiquement par les républicains.

Finalement, Barack Obama autorisa des sanctions le 29 décembre: l’expulsion de 35 espions sous couverture officielle, la fermeture de deux résidences diplomatiques russes aux Etats-Unis, et des sanctions économiques contre les services secrets russes.

Secrètement, l’ancien président démocrate aurait également autorisé une opération ultra-sensible conjointe de la CIA, de la NSA et du cyber-commandement américain: l’implantation dans les infrastructures russes de codes malicieux dormants pouvant être ensuite déclenchés en cas d’escalade.

Selon le Post, rien n’indique que cet ordre de M. Obama ait été annulé par son successeur, Donald Trump.

Le nouveau président américain a cependant mis en cause vendredi la gestion de ce dossier par son prédécesseur, via son canal de communication favori, Twitter: « Révélé à l’instant: l’administration Obama savait bien avant le 8 novembre l’interférence de la Russie dans le scrutin. Mais elle n’a rien fait. POURQUOI? ».

Dans un entretien à la chaîne de télévision Fox News qui sera diffusé intégralement dimanche, Donald Trump a de même manifesté son incompréhension face à la faible couverture médiatique de ces révélations concernant Barack Obama: « S’il avait l’information, pourquoi n’a-t-il rien fait ? Il aurait dû faire quelque chose. Mais ça vous ne le lisez pas. C’est plutôt triste », a-t-il déclaré à Fox, selon un extrait diffusé vendredi.

Romandie.com avec(©AFP / 24 juin 2017 04h35)                

Canada/Obama à Montréal: jusqu’à 1800 $ pour des billets en revente

juin 1, 2017

Obama

Les prix des billets pour la présence inédite au pays de l’ex-président des États-Unis ont explosé sur internet, ces deux dernières semaines. Des billets vendus 57 $ par l’organisateur étaient affichés hier entre 583 et 715 $ sur le site Billets.ca.

Barack Obama s’amène à Montréal avec l’aura d’une véritable vedette. Les 6000 billets pour sa très attendue conférence à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMC) mardi prochain se sont envolés en un clin d’oeil.

Les revendeurs font des affaires d’or. À près de 1800 $, les prix affichés hier pour l’allocution du 44e président américain surpassaient ceux du populaire groupe Coldplay ou même de la finale de la coupe Stanley. Or, la loi encadre sévèrement cette pratique, soutient un expert.

PRÈS DE 10 FOIS LE PRIX

Prix de vente initial : de 57 à 373 $

Prix sur les sites de revente hier :

  • Billets.ca : de 550 à 1759 $
  • 514-Billets : de 799 à 1599 $
  • StubHub : de 215 à 1095 $ US (de 290 à 1478 $)
  • Kijiji : de 250 à 850 $

Les prix explosent

Une paire de billets à plus de 3000 $ pour assister à la conférence du charismatique Barack Obama dans le milieu de la salle du palais des Congrès? Certains revendeurs croient visiblement être en mesure d’obtenir un tel magot pour des billets pourtant achetés 373 $.

Les prix des billets pour la présence inédite au pays de l’ex-président des États-Unis ont explosé sur internet, ces deux dernières semaines. Des billets vendus 57 $ par l’organisateur étaient affichés hier entre 583 et 715 $ sur le site Billets.ca. Une marge de profit jugée «injustifiable» par Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre et organisateur de l’évènement. «Ce qui nous préoccupe, ce n’est pas tellement qu’il y ait de la revente, c’est plutôt ennuyeux. Mais il y a eu une certaine frustration que des gens puissent payer ces prix-là», déplore-t-il.

«Assurément, on produit un évènement qui [suscite] un grand intérêt et une grande curiosité, et ça crée de la valeur. Je vois bien qu’il y a une demande, mais je ne sais pas si les billets se vendent bien à ces prix-là. Les prix affichés semblent indiquer qu’il y a une perception de valeur sur l’évènement, ça, c’est clair», affirme M. Leblanc.

Une minorité de billets

Quelque 130 à 160 billets sur 6000 sont actuellement en revente, nuance toutefois Michel Leblanc. «Ce sont des lots de trois billets, deux billets. Ça ne donne donc pas l’impression que ce sont des revendeurs qui ont acheté de très grandes séries», dit-il.

Ainsi, la grande majorité des gens qui ont acheté leurs billets dès la mise en vente sont «très heureux de les utiliser», assure-t-il. Le président de la Chambre est particulièrement préoccupé par le risque que des acheteurs soient floués par des revendeurs qui vendraient plusieurs fois le même billet électronique. «Il faut avertir le public de se méfier de ces sites-là et de la possibilité d’acheter des billets électroniques de revendeurs», soutient-il.

PRIX DE BILLETS EN REVENTE D’ÉVÈNEMENTS À VENIR

  • Jerry Seinfeld à Montréal :  de 196 à 368 $ (514-Billets)
  • Coldplay à Montréal : de 388 à 523 $ (Billets.ca)
  • 5e match de la finale de la Coupe Stanley à Pittsburgh : de 475 à 600 $ US (StubHub)
  • 1er match de la finale de la NBA à Cleveland : de 338 à 9750 $ US (StubHub)
  • Finale masculine de tennis de Roland-Garros : de 527 à 5938 $ US (StubHub)

PRIX DE BILLETS EN REVENTE D’ÉVÈNEMENTS PASSÉS

  • Finale de baseball 2016 à Chicago :  de 5000 à 40 000 $ US
  • Dernière représentation de la comédie musicale Hamilton à Broadway en 2016 :  de 1747 à 6600 $ US
  • Billet pour un match Canadien-Nordiques à Québec en 1993 vendu par un « scalper » : de 150 à 200 $

Pas d’engouement «considérable» sur Kijiji

Malgré tout, le site d’achats en ligne Kijiji n’a pas constaté d’engouement «considérable» pour la revente de billets de la conférence du président Obama, indique Christian Jasserand, directeur du service à la clientèle et de la sécurité chez Kijiji Canada.

«Il y a juste 59 annonces pour les billets à la revente sur le site», dit-il. Selon lui, les billets se font rares, non pas en raison du manque d’intérêt, mais parce que les prix sont «extrêmement élevés».

«Les prix sont à un tel niveau qu’il n’y a pas un engouement considérable. On ne voit pas de trafic considérable représentant un intérêt à l’achat pour ces billets mis à la vente sur Kijiji à l’heure actuelle», soutient M. Jasserand.

Est-ce légal?

La revente de billets de spectacles sur internet est-elle légale? Oui, mais seulement dans certaines circonstances sévèrement encadrées par la Loi sur la protection du consommateur. Dans la foulée du cri du coeur de Louis-José Houde à l’ADISQ, Québec a serré la vis en 2011 à ce lucratif commerce.

Ainsi, aucun commerçant ne peut exiger d’un consommateur un prix supérieur à celui annoncé par le vendeur autorisé, à moins qu’il n’obtienne notamment le consentement du producteur du spectacle et qu’il n’en informe clairement le consommateur, stipule l’article 236.1.

Aucun commerçant n’a obtenu une telle autorisation pour la performance de Barack Obama, assure Michel Leblanc, président de la Chambre. La Loi s’applique même pour les revendeurs de billets situés à l’extérieur du Québec, selon une décision des tribunaux.

Passibles de poursuites pénales

Ces sites ont-ils le droit de revendre un billet pour Barack Obama 1800 $? «Les revendeurs, comme Billets.ca et autres revendeurs connus et spécialisés, sont soumis à l’article 236.1. S’ils dérogent à ça, ils sont passibles de poursuite pénale de la part du DPCP [Directeur des poursuites criminelles et pénales]. […] Billets.ca et les autres sont plus qu’un intermédiaire, ce sont des vendeurs de billets. C’est plus qu’une plateforme, en mon sens», explique Pierre-Claude Lafond, professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université de Montréal et spécialiste en droit de la consommation.

Une «question d’interprétation»

Ces sites pourraient toutefois prétendre que la conférence de Barack Obama n’est pas un «spectacle» ou un «divertissement» au sens de la loi, précise Pierre-Claude Lafond. «Ça devient une question d’interprétation», soutient-il.

D’autre part, le site Kijiji respecte la loi, selon lui, puisqu’il sert uniquement de plateforme pour permettre aux acheteurs et aux vendeurs d’effectuer eux-mêmes la transaction. «De notre point de vue, la revente de billets est légale», indique Christian Jasserand de Kijiji.

Le propriétaire de 514-Billets, Frank Leith, n’a pas rappelé La Presse hier.

 

Lapresse.ca par Louis-Samuel Perron avec la collaboration de Laura-Julie Perreault

Pas de preuve d’une mise sur écoute de Trump (Commission Sénat)

mars 16, 2017

Washington – La puissante Commission du renseignement du Sénat américain a affirmé jeudi ne disposer d’aucune preuve étayant les accusations du président Donald Trump selon lesquelles son prédécesseur Barack Obama l’avait fait placer sur écoute.

« Au vu des informations à notre disposition, nous ne voyons aucune indication selon lesquelles la Trump Tower a été sujette à une surveillance par une quelconque entité du gouvernement des Etats-Unis que ce soit avant ou après le jour de l’élection de 2016 », ont écrit dans un communiqué le républicain Richard Burr, président de cette commission, et le démocrate Mark Warner, son vice-président.

Bombardé de questions lors de son point de presse quotidien, Sean Spicer, porte-parole de la Maison Blanche a assuré que le président « maintenait » ses accusations avant de s’en prendre avec virulence aux journalistes.

Le président américain avait déclenché un tollé le 4 mars en accusant sur Twitter l’ex-président Barack Obama d’avoir ordonné la mise sur écoute de ses lignes téléphoniques dans le gratte-ciel de New York, qui abritait sa résidence principale et d’où il menait sa campagne électorale.

« Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », avait tweeté le milliardaire de bon matin, sans fournir de détail, ni aucune preuve à l’appui de cette allégation.

M. Obama, par la voix de son porte-parole, avait rapidement démenti. M. Trump avait ensuite demandé au Congrès d’enquêter.

La véracité de ces allégations avaient immédiatement suscité des interrogations, en particulier parce qu’elles avaient été lancées par le président après la publication, par des médias conservateurs, d’allégations similaires, ce qui laissait suggérer qu’il s’était inspiré de ces médias – ce que la Maison Blanche n’a jamais démenti.

Les deux responsables de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Devin Nunes et le démocrate Adam Schiff, avaient indiqué mercredi lors d’une conférence de presse: « Nous n’avons aucune preuve que cela ait eu lieu ».

M. Nunes avait ajouté qu’il ne pensait « pas qu’il y ait eu une réelle mise sur écoute de la Trump Tower ».

Kellyanne Conway, conseillère de M. Trump, avait affirmé lundi n’avoir « aucune preuve » de cette mise sur écoute.

Interrogé mercredi soir sur Fox News sur la façon dont il avait appris cette affaire d’écoutes, M. Trump avait répondu: « J’avais lu des choses ». Il avait ensuite fait référence à un article du New York Times et « d’autres choses » qu’il avait lues évoquant des écoutes.

« N’oubliez pas: quand je dis écoutes téléphoniques, ces mots étaient entre guillemets (…) parce que les écoutes téléphoniques, c’est quelque chose de plutôt vieux jeu. Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d’autres choses », avait-il poursuivi.

Romandie.com

États-Unis: Trump accuse Obama de l’avoir placé « sur écoute » avant la présidentielle

mars 4, 2017

Washington – Le président américain Donald Trump a accusé samedi son prédécesseur Barack Obama de l’avoir mis sur écoute avant l’élection présidentielle du 8 novembre.

M. Trump a lancé cette accusation dans une série très matinale de tweets, sans donner de détails ni de preuves. Il a reproché à l’ex-président d’être une « personne malfaisante (ou malade) ».

« Exécrable! Je viens de découvrir que le président Obama avait mis mes lignes sur écoute dans la tour Trump juste avant ma victoire », a écrit M. Trump.

« C’est du maccarthysme », a-t-il commenté, en référence à la traque des militants et sympathisants communistes aux Etats-Unis dans les années 1950.

Donald Trump a également fait un parallèle avec le scandale du Watergate, l’espionnage politique qui avait abouti en 1974 à la démission du président Richard Nixon.

« Je suis sûr qu’un bon avocat pourrait faire une excellente affaire du fait que le président Obama a mis mes téléphones sur écoute en octobre, juste avant l’élection! », a relevé le président américain, qui passe de nouveau le week-end dans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride (sud-est).

Cette salve sur Twitter intervient au moment où son administration est bousculée par de récentes révélations sur des contacts entre l’entourage de Donald Trump et des responsables russes pendant la campagne présidentielle et entre son élection le 8 novembre et sa prise de fonctions le 20 janvier.

La presse a révélé cette semaine que l’ambassadeur russe aux Etats-Unis, Sergueï Kisliak, avait rencontré avant et après l’élection plusieurs conseillers ou proches du président républicain.

En particulier, le ministre de la Justice Jeff Sessions. Fidèle du candidat républicain, il avait discuté avec M. Kisliak alors qu’il n’était encore que sénateur d’Alabama (sud) au mois de juillet. Il l’avait revu dans son bureau, au Congrès, en septembre, alors même que la Russie était déjà soupçonnée publiquement d’avoir piraté le parti démocrate.

Le ministre, qui a qualifié ces rencontres d’anodines mais a omis de les mentionner lors de son audition sous serment devant les sénateurs, a annoncé jeudi qu’il se récusait dans toutes les enquêtes portant sur la campagne électorale et donc sur les éventuelles ingérences russes.

En décembre, M. Kisliak s’est rendu à la Trump Tower pour une courte visite où il a vu l’influent gendre du président, Jared Kushner, ainsi que le général à la retraite Michael Flynn, avec lequel il a eu plusieurs conversations téléphoniques après l’imposition de sanctions contre la Russie par l’administration Obama fin décembre. M. Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale, a été contraint de démissionner le 13 février.

Romandie.com avec(©AFP / 04 mars 2017 15h25)             

États-Unis: La veille de son départ, Barack Obama signe 330 commutations de peine

janvier 20, 2017

Le président des Etats-Unis a procédé à davantage de commutations que l’ensemble de ses prédécesseurs à la Maison Blanche.

Le président sortant Barack Obama, lors de sa dernière conférence de presse à la Maison Blanche (Washington), le 18 janvier.

Le président sortant Barack Obama, lors de sa dernière conférence de presse à la Maison Blanche (Washington), le 18 janvier. Pablo Martinez Monsivais / AP
C’est un record. A quelques heures de la fin de son dernier mandat présidentiel, jeudi 19 janvier, Barack Obama a commué les peines de 330 personnes, condamnées pour la plupart pour des affaires de drogue. M. Obama s’est dit « fier » de cette mesure parmi les dernières qu’il a prises avant de quitter la Maison Blanche.

« L’Amérique est une nation où existe la seconde chance » a-t-il écrit sur Twitter :

Il s’agit de la deuxième décision de clémence prise par M. Obama en une semaine, après la commutation surprise mardi de la peine de prison de Chelsea Manning, la militaire transsexuelle condamnée pour avoir transmis plus de 700 000 documents confidentiels à WikiLeaks. Le même jour, le président américain avait gracié 64 personnes et commué les peines de 208 prisonniers.

1 715 remises de peines

Ces nouvelles remises de peine annoncées jeudi viennent conforter le record de M. Obama, qui a procédé à 1 715 commutations présidentielles, soit davantage que l’ensemble de ses prédécesseurs à la Maison Blanche.

Les prisonniers bénéficiaires de ces raccourcissements de détention sont censés ne plus présenter de dangerosité. Pour la plupart, il s’agit de simples dealers de stupéfiants qui ont été condamnés à de lourdes sentences, en vertu d’un système pénal très répressif, aujourd’hui dénoncé comme excessif.

Les Etats-Unis comptent actuellement plus de 2,2 millions de personnes derrière les barreaux. Ces dernières semaines, les services du ministère de la justice ont mis les bouchées doubles pour passer en revue toutes les demandes de clémence qui lui ont été adressées. Plus de 16 000 dossiers ont été traités depuis avril 2014, a précisé jeudi le ministère.

Lemonde.fr avec AFP

Trump salue l’intelligence de Poutine après les représailles américaines

décembre 30, 2016

Washington – Le président élu des Etats-Unis Donald Trump a salué dans un tweet vendredi l’intelligence du président russe Vladimir Poutine moins de 24 heures après une longue série de sanctions prises contre Moscou par le président sortant Barack Obama.

Bien joué (de la part de V. Poutine) sur le report – J’ai toujours su qu’il était très intelligent!, a écrit le futur président américain, qui entrera en fonctions le 20 janvier.

M. Trump a épinglé son tweet toute l’après-midi, le faisant apparaître ainsi en tête de son compte Twitter et le mettant en valeur, avant de retirer cette option en début de soirée.

Le message avait été immédiatement retweeté par l’ambassade russe à Washington.

Donald Trump faisait référence à la décision du président russe de ne pas répondre pour l’instant aux sanctions prises par Washington, qui accuse Moscou d’ingérence dans la campagne présidentielle américaine.

Le président russe Vladimir Poutine a créé la surprise vendredi en décidant de n’expulser personne, ne répliquant ainsi pas à l’expulsion par Washington de 35 agents russes, contrairement à ce que proposait son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

La Russie se réserve toutefois le droit de prendre des mesures de rétorsion et restaurera les relations russo-américaines au vu de ce que sera la politique du président américain élu Donald Trump, avait ajouté M. Poutine.

Les Russes mènent tellement @CNN et @NBCNews en bateau – drôle à observer, ils n’ont aucune idée (de ce qui se passe)!, a tweeté le milliardaire américain dans la soirée, ajoutant que seule la chaîne conservatrice @FoxNews comprend totalement la situation.

La position du président élu a en tout cas suscité l’indignation chez ses opposants démocrates ainsi que parmi les membres de son propre parti républicain.

L’ex-candidat républicain à la présidentielle et ancien agent de la CIA Evan McMullin a déploré sur Twitter que Donald Trump s’aligne du côté du plus grand adversaire de l’Amérique même quand celui-ci attaque notre démocratie.

La sénatrice démocrate Claire McCaskill, membre de la commission de la Défense, a estimé pour sa part que l’ENSEMBLE de la communauté du renseignement, la meilleure du monde entre nous, est d’accord pour dire que ce type (Poutine, NDLR) a essayé de perturber notre élection, et les Russes retweetent l’amour Trump-Poutine.

Le démocrate Adam Schiff, membre de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a lui assuré dans un tweet que Poutine EST intelligent. Il sait qu’il peut obtenir presque tout ce qu’il veut de Donald Trump en faisant à peine plus que de le flatter. Triste et dangereux.

L’administration américaine accuse la Russie d’avoir orchestré des piratages informatiques qui ont mené au vol et à la publication de milliers d’emails de responsables démocrates, brouillant le message de la candidate Hillary Clinton.

Les agences américaines de renseignement FBI et CIA estiment que Moscou ne voulait pas seulement perturber la campagne mais cherchait à faire élire M. Trump.

Ce dernier s’est toutefois abstenu de critiquer les sanctions de M. Obama, précisant qu’il rencontrerait les chefs du renseignement américain la semaine prochaine pour faire le point sur cette affaire.

La commission de la Défense au Sénat a prévu d’entendre jeudi prochain le directeur du renseignement américain James Clapper, qui coordonne l’activité des 17 agences américaines de renseignement, dont les puissantes CIA et NSA.

Romandie.com avec(©AFP / 31 décembre 2016 01h36)