Posts Tagged ‘Barons’

Arrestation de l’ex-chef de la marine bissau-guinéenne

avril 4, 2013
PRAIA (Reuters) – Les services anti-narcotiques américains ont interpellé au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest l’ancien chef d’état-major de la marine de la Guinée-Bissau, recherché par les Etats-Unis comme l’un des principaux trafiquants de drogue dans le monde, a-t-on appris auprès de deux sources impliquées dans l’opération montée avec des agents secrets.

Le contre-amiral José Americo Bubo Na Tchuto, impliqué dans plusieurs coups d’Etat ratés dans l’ancienne colonie portugaise d’Afrique occidentale, a été arrêté mardi en compagnie de quatre autres personnes sur une embarcation naviguant dans les eaux internationales.

Le contre-amiral a été conduit sous escorte dans l’archipel du Cap-Vert, d’où il sera acheminé par avion aux Etats-Unis pour répondre à la justice américaine.

Il fait partie des deux ressortissants bissau-guinéens présentés en 2010 par les Etats-Unis comme des barons de la drogue soupçonnés d’être mêlés à la contrebande de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud.

Selon le département américain au Trésor, Bubo Na Tchuto et le chef d’état-major de l’armée de l’air Ibraima Papa Camara ont joué un rôle dans l’acheminement par avion de plusieurs centaines de kilos de cocaïne du Venezuela vers la Guinée-Bissau en juillet 2008.

Reuters

Sénégal : Sall, Hollande et les biens mal acquis

mars 6, 2013
 

François Hollande et Macky Sall, le 1er mars 2013, à l'Élysée. François Hollande et Macky Sall, le 1er mars 2013, à l’Élysée. © Bertrand Guay/AFP

Lors de leur rencontre à Paris, le 1er mars, les présidents sénégalais, Macky Sall, et français, François Hollande, ont échangé des informations sur la traque de biens mal acquis des ex-barons du clan Wade.

Il a beaucoup été question de la traque aux biens mal acquis lors d’un entretien entre Macky Sall et François Hollande, le 1er mars à l’Élysée. Le président sénégalais, qui effectuait en France une visite de trois jours, a expliqué à son homologue les procédures engagées dans son pays contre plusieurs anciens ministres et conseillers d’Abdoulaye Wade, notamment Karim, son fils. Sall a précisé que « de forts soupçons » pèsent sur ces personnes en raison de l’importance considérable de leurs patrimoines respectifs. Le volet français de l’enquête ouverte à Paris en décembre, à la suite d’une plainte de l’État du Sénégal, n’a en revanche pas été abordé. À l’évocation du nom de l’ancien président, François Hollande s’est enquis de sa situation. Sall lui a indiqué qu’il résidait à Versailles.

Jeuneafrique.com

Côte d’Ivoire/Procès des ex-barons de la filière café-cacao : Une facture de plus de 2 milliards de fcfa sans propriétaire

juillet 11, 2012
 

Me Niamien Antoine, notaire de son état était à la barre hier mardi 10 juillet pour être entendu dans le cadre du procès des ex-barons de la filière café-cacao, par le tribunal présidé par le juge Ahmed Coulibaly. Le notaire a été entendu sur l`affaire de l`acquisition de la société Sifca-coop par le Fdpcc. Une facture de 2,16 milliards de fcfa aurait été émise par le prévenu pour le règlement de ses honoraires et les frais des actes produits par son étude. Ce que réfute Me Niamien Antoine arguant qu`il n`a perçu que ce qui lui revient de droit au titre de ses prestations et qui s`élèvent en tout à 771 millions de fcfa.

Le président du tribunal et le procureur ont donc invité Henri Amouzou et Théophile Kouassi, les premiers responsables du Fdpcc à se prononcer sur la question. Le dernier cité a indiqué qu`il a décaissé les 2,16 milliards sur la base d`une facture que lui a transmis son conseil au nom du notaire. Ledit conseil aurait a cet effet adressé un courrier aux responsables du Fdpcc pour leur signifier que les 2,16 milliards de fcfa devaient servir à payer les honoraires des professionnels intervenus dans l`opération d`acquisition de la société Sifca-coop(avocats, notaire…).

Le tribunal s’est retrouvé donc avec une facture qui a été payée par le Fdpcc mais dont le bénéficiaire reste introuvable vu que le notaire à qui elle est imputée soutient avoir perçu uniquement ses honoraires. De leur côté, les responsables du Fdpcc affirment avoir payé sur la base de la facture à eux présentée par leur conseil, pour leur aurait-il dit, régler la note du notaire. L`autre prévenu entendu au cours de l`audience d`hier est M. Souanga Koffi, ex-Directeur général de la Simatp, société créée à l`initiative du Fgccc, avec pour mission d`importer du matériel agricole à revendre. Pour les prochaines audiences, le tribunal et le ministère public ont décidé de faire appel aux experts qui viendront éclaircir certaines zones d`ombre.

L’Inter par Franck SOUHONE

Présidentielle égyptienne : la candidature de Chafiq mise en cause

juin 5, 2012

La candidature à des fonctions politiques des anciens caciques du régime Moubarak est suspendue à une décision de la Haute Cour constitutionnelle. De ce fait, des opposants réclament que le second tour de la présidentielle, qui doit se jouer entre le « candidat de l’armée » et celui des Frères musulmans, soit suspendue.

Les anciens barons du régime de Hosni Moubarak peuvent-ils avoir des responsabilités politiques dans le nouveau régime ? En Égypte, la question n’a jamais été aussi brûlante depuis que Ahmad Chafiq, l’ancien chef d’état-major et dernier Premier ministre de l’ex-raïs, s’est qualifié pour le second tour de la présidentielle, les 16 et 17 juin, face au candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi.

Formé de candidats malheureux – Abdel Moneim Aboul Foutouh (islamiste modéré), Hamdeen Sabbahi (nassérien) et Khaled Ali -, de mouvements de jeunes et de plusieurs partis politiques de gauche ou libéraux, un vaste mouvement contestataire s’organise désormais pour réclamer la suspension du second tour du scrutin. Objectif : obtenir une réponse à une question de justice qui pourrait tout bouleverser.

« Isolement politique »

De fait, en avril, le Parlement a adopté une loi dite d’« isolement politique » qui prévoit d’« interdire à tout président de la République, vice-président, Premier ministre, président du Parti national démocrate [PND, parti de Moubarak] maintenant dissous, secrétaire général ou membre de son bureau politique » d’exercer des droits politiques pendant dix ans. Le Conseil militaire au pouvoir l’avait ratifiée.

La candidature de Chafiq avait d’abord été invalidée, dans l’attente d’une décision de la Haute Cour constitutionnelle qui n’a toujours pas eu lieu.

En raison de cette loi, la candidature de Chafiq avait d’abord été invalidée par la commission électorale. Puis celle-ci avait ensuite accepté un appel déposé par Chafiq et décidé de s’adresser à la justice pour qu’elle statue sur la constitutionnalité de l’amendement ajouté à la loi électorale. Mais aucune date n’avait été fixée pour la décision de la Haute Cour constitutionnelle.

Si l’invalidation de la candidature de Chafiq était confirmée, le troisième homme du premier tour, le nassérien Hamdeen Sabbahi, pourrait se voir qualifié pour le second tour.

Jeuneafrique.com avec AFP 

De la Pergola à la prison de Boundiali: Comment Boundiali a accueilli ses prisonniers

juillet 13, 2011

Le transfert des barons de l’ancien régime de la ‘’Refondation’’ à la prison de Boundiali suscite des commentaires de tous ordres au sein de la population.

De la grande gare aux grandes surfaces en passant par le marché et les lieux de rassemblement de la ville, la nouvelle du transfert des prisonniers de la Pergola est devenue, en un temps record, le principal sujet de conversation pour les populations de Boundiali.

C’est à l’écoute de la radio des Nations Unies (onuciFm) qu’elles ont été informées de la présence des membres de l’ancienne équipe gouvernementale Aké N’Gbo, de quelques dignitaires du pouvoir Fpi, du temps de l’ancien président Laurent Gbagbo. Arrivé à la tombée du soir dans la ville, le cortège s’est dirigé directement à la prison civile sans tambour ni trompette. Passant ainsi inaperçu devant une population habituée aux longs cortèges de véhicules 4×4, au son de sirènes et aux signaux de gyrophares du temps des forces nouvelles. Passé l’effet de surprise, chacun appelait ses proches pour vérifier l’information avant de la partager. Pour en avoir le cœur net, certains se sont rendus au quartier Résidentiel où se trouve la prison civile. C’est le cas de Sékongo Inza, fonctionnaire à la retraite, qui a perdu deux parents à Abobo pendant les tueries de la période post-électorale. Profitant du dimanche, il est allé s’assurer de l’information pour la transmettre à sa famille.

A l’approche du lieu de détention, le dispositif inhabituel mis en place par les hommes du commandant Jah Gao, a fini par le convaincre de la présence effective des personnalités identifiées comme faisant partie des dignitaires du Front populaire ivoirien (Fpi), transférés à Boundiali. « Je suis content pour toutes ces personnes qui ont tant souffert des atrocités commises par ces hommes sans cœur. Ils ont tant méprisé les ressortissants du Nord qu’aujourd’hui, je trouve normal qu’ils séjournent dans notre cité afin de se familiariser avec le peuple épris de paix et de justice », raconte-t-il.

Satisfaction et soulagement pour la quasi-totalité des personnes rencontrées sur place. Mais également une inquiétude pour tous. Des prisonniers (24) dont le nombre est jugé par certains, trop élevé pour la petite commune de Boundiali. « Avec ces personnes qui nous ont terrorisés pendant une décennie, il faut s’attendre à tout », ajoutera l’un d’entre eux, sous le couvert de l’anonymat. Précédemment domicilié à Yopougon, notre interlocuteur est arrivé à Boundiali pendant les événements qui ont secoué le pays après la proclamation des résultats de la présidentielle. Visiblement encore sous le choc, il a du mal à retenir ces larmes, à l’idée que ceux qui sont à la base de son malheur, sont non loin de lui. Raison pour laquelle, il souhaite que les nouvelles autorités prennent toutes les mesures nécessaires pour le bouclage de la zone ; sait-on jamais.

Nord-Sud
Cheick Timité, envoyé spécial à Boundiali

Destabilisation du régime Ouattara: Les barons du FPI en exil divisés

juin 21, 2011

Une opération de déstabilisation du nouveau régime est en cours dans les pays frontaliers et de la sous-région (Ghana-Bénin-Togo) où les pontes de l’ancien régime ont trouvé refuge après la chute de Laurent Gbagbo, le refondateur en chef.

Le dilemme des barons du régime déchu est cornélien. Faut-il oui ou non faire, maintenant, un putsch contre le régime de Ouattara? Sur la question, les avis sont partagés au sein des refondateurs qui ont trouvé refuge dans les pays de la sous-région (Ghana-Bénin-Togo) depuis la chute de l’ancien chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo.

Pour les tenants de la thèse du putsch, si l’opération est menée, maintenant, elle aura plus de succès, car l’armée fidèle au président Ouattara, qui a fait le coup de feu à Abidjan avec les forces de Laurent Gbagbo, n’est plus homogène. Les forces républicaines, selon eux, montrent un visage d’une armée désunie et minée en interne par des conflits entre les chefs de guerre qui se sont reparti les centres d’intérêts économiques d’Abidjan. Ils sont plutôt préoccupés à se mener une course à l’enrichissement. Pire, soutiennent-ils, ils ne maîtrisent plus leurs éléments à la limite devenus pour la plupart des crève-la-faim. De ce fait, ceux-ci sont plus préoccupés à faire du racket sur le terrain pour assurer leur pitance journalière. Mais, aussi et surtout, se convainquent-ils, la situation de cafouillage où tout le monde porte le treillis, est une aubaine pour que les hommes qui seront commis à la mission se fondent dans la masse afin de créer la chienlit.

Mais, de l’autre côté, les tenants de la thèse contraire sont sceptiques quant à la réussite d’une telle opération. La raison, leur mentor, Laurent Gbagbo, est en résidence surveillée à Korhogo, une ville contrôlée par les forces républicaines, et plusieurs cadres de leur formation politique sont aux mains des nouveaux hommes forts d’Abidjan. Ils estiment qu’au risque d’exposer la vie du ‘‘woody’’, il est bon et sage de surseoir à toute entreprise qui pourrait s’avérer une aventure périlleuse. Ils attirent l’attention de leurs camarades sur la réaction des forces internationales qui assurent la protection du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Elles pourraient intervenir si son régime était attaqué.

Toutefois, l’idée fait son chemin. De bonnes sources, les refondateurs ont eu le temps de planquer beaucoup d’argent qu’ils pourraient utiliser pour cette opération. Ainsi, entre 2009-2010, ce sont plus de six milliards de Fcfa qui ont été domiciliés dans des banques gambiennes. Et ces fonds, les déposants peuvent à tout moment en disposer. Une Ong française qui œuvre dans le domaine de la prévention des conflits en Afrique (nous taisons volontairement le nom), revenue d’une mission au Ghana, au Bénin, au Togo et en Angola, selon nos sources, ont corroboré la thèse selon laquelle les hommes de Laurent Gbagbo s’apprêtent à frapper le nouveau régime.

Pour ce faire, selon leurs investigations, les refondateurs exilés ont passé un contrat avec une entreprise privée suisse pour former les déserteurs de l’armée ivoirienne, qui ont trouvé gîte et couverts dans ces pays, sur une période de six semaines avant qu’ils n’entrent en action.

L’Expression K. Marras. D