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Éthiopie: le directeur du barrage de la Renaissance tué par balle

juillet 26, 2018

Addis Abeba – Le directeur de projet du barrage de la Renaissance, un important chantier énergétique en Ethiopie, a été tué par balle jeudi en plein jour à Addis Abeba, a annoncé la police.

Simegnew Bekele a été tué par balle dans la tempe droite et une arme a plus tard été retrouvée près de son cadavre, a déclaré le chef de la police fédérale, Zeynu Jemal, en conférence de presse.

Il a précisé que M. Simegnew s’était rendu à son bureau tôt jeudi matin et qu’une enquête était en cours.

Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent un 4×4 toyota avec une fenêtre arrière brisée, entouré par des policiers sur la grande place Meskel, au centre de la capitale.

La radio-télévision proche du pouvoir Fana avait auparavant indiqué que M. Simegnew avait été retrouvé « mort dans sa voiture sur la place Meskel » et que « la cause de sa mort n'(était) pas connue ».

Simegnew Bekele était le visage de ce projet gigantesque en construction près de la frontière entre l’Éthiopie et le Soudan et qui, avec 6 000 mégawatts de capacité – l’équivalent de six réacteurs nucléaires – sera à son inauguration le plus grand barrage d’Afrique.

Il avait donné mercredi soir une interview à la BBC en amharique, dans laquelle il expliquait que les travaux du barrage avançaient conformément aux attentes.

Le barrage a suscité de fortes critiques de l’Égypte, qui craint que cette installation de 4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) construite sur le Nil Bleu n’affecte le niveau de l’eau sur son territoire, situé en aval. Elle dépend à 90% du fleuve pour son approvisionnement en eau.

En mai, le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie ont conclu un accord prévoyant un comité scientifique chargé d’étudier l’impact du barrage.

Le barrage de la Renaissance est l’un des mégaprojets actuellement menés par l’Éthiopie, qui travaille également au développement de chemins de fer et de parcs industriels afin de transformer son économie et de lutter contre la pauvreté.

La construction de l’ouvrage a débuté en 2011, et deux de ses 16 turbines doivent commencer à produire de l’électricité en 2018, avaient annoncé les autorités éthiopiennes plus tôt cette année.

Le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Égypte avant de se jeter dans la Méditerranée.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2018 14h31)                                                        

Côte d’Ivoire: dans les entrailles du barrage géant de Soubré

novembre 2, 2017

 

Le barrage de Soubré, construit et financé par la Chine. © Julien Clémençot pour JA

Le plus important barrage hydroélectrique de Côte d’Ivoire, avec une capacité totale de 275 MW, va être officiellement inauguré ce jeudi 2 novembre. Il y a six mois, Jeune Afrique vous plongeait au cœur de ce chantier monumental.

À Soubré, le barrage sur le fleuve Sassandra est très, très longtemps resté un éléphant blanc. Les premières études lancées dans les années 1960 avaient presque débouché sur sa construction vingt ans plus tard, avant que le projet ne soit finalement repoussé. Mais d’ici à quelques mois, le chef-lieu de la région de Nawa, à 130 km au nord de San Pedro, pourra enfin revendiquer la plus importante centrale hydroélectrique de Côte d’Ivoire.

Fin avril, les ouvriers s’affairaient dans l’usine, vingt mètres en contrebas du sommet du tablier en béton, autour des trois immenses turbines, dont les rotors pèsent 330 tonnes chacun. La production d’électricité démarrera au plus tard début juin avec la mise en route d’une première unité. Elle sera suivie par l’entrée en service d’une deuxième turbine en juillet, puis d’une troisième en septembre.

Une capacité de 275 MW

Toutes ont été fabriquées par le groupe français Alstom, qui assurera leur maintenance pendant un an. Au total, le barrage possédera une capacité de 275 MW quand l’ensemble des ouvrages hydroélectriques ivoiriens représentent actuellement 609 MW.

Trois autres centrales seront construites dans les années à venir en aval de Soubré pour tirer pleinement parti du potentiel du fleuve Sassandra. En 2016, Adama Toungara, alors ministre de l’Énergie, avait annoncé l’intention du gouvernement de doubler la capacité du pays (2 000 MW) à l’horizon 2020.

Rempli entre le 6 et 29 mars, le réservoir qui alimentera l’usine hydroélectrique recouvre 17 km2. Si une partie des arbres immergés ont été abattus pour faciliter la navigation sur le plan d’eau et limiter le nombre de troncs entraînés par le courant vers l’usine, des centaines de cimes déplumées dépassent encore de la surface, donnant un air de désolation au lac nouvellement créé.

le débit du fleuve garantit la disponibilité de l’eau, y compris dans un contexte de changement climatique

« C’est un barrage “au fil de l’eau” : la retenue est relativement modeste, dix fois moins importante que celle du projet arrêté dans les années 1980, car le réservoir principal est assuré par le barrage de Buyo, en amont. Mais le débit du fleuve garantit la disponibilité de l’eau, y compris dans un contexte de changement climatique », estime Olivier Maxime Dibahi Balet, chef de mission de CI-Énergies à Soubré.

L’entreprise publique, qui supervise pour le compte de l’État l’avancement du chantier avec l’appui du cabinet d’ingénierie Tractebel, filiale d’Engie, sera ensuite chargée de son exploitation. L’électricité sera acheminée vers Abidjan au moyen d’une ligne à haute tension qui existait déjà mais a été doublée.

Des équipes y travaillent jour et nuit

Prévu pour être achevé en cinquante-cinq mois, le barrage va finalement être livré avec plus d’un an d’avance. Pressée d’enrichir la liste de ses réalisations, la présidence a demandé à l’entreprise chinoise Sinohydro, vainqueur de l’appel d’offres, de doubler les équipes pour qu’elles travaillent jour et nuit à partir de mi-2014. Fin avril, le chantier était achevé à plus de 95 %. Au plus fort de l’activité, près de 3 000 personnes y travaillaient.

« L’effectif était composé à 80 % d’Ivoiriens et à 20 % de techniciens et d’ingénieurs étrangers, afin de favoriser les retombées pour l’économie nationale. La majorité des matériaux de base comme les fers à béton ou le ciment ont été achetés en Côte d’Ivoire ou extraits sur place », explique Olivier Maxime Dibahi Balet.

Sur le site même, Sinohydro a construit une cimenterie et a installé un laboratoire où l’ensemble des éléments utilisés ont été testés. Étirement, compression, immersion, toutes les contraintes physiques subies par les matériaux ont été reproduites pour garantir la solidité de l’ouvrage. Rien n’est laissé au hasard.

Un investissement de 280 milliards de F CFA, soit près de 427 millions d’euros

L’inverse serait étonnant. La construction du barrage représente un investissement de 280 milliards de F CFA (près de 427 millions d’euros) financé à 85 % par la banque chinoise Exim Bank et à 15 % par l’État ivoirien. Le remboursement s’effectuera sur trente ans à partir de 2020. Abidjan a également déboursé 51 milliards de F CFA pour couvrir la totalité des études d’impacts sociaux et environnementaux, le contrat d’ingénierie de Tractebel, l’indemnisation et la réinstallation des personnes affectées par le projet.

S’il n’est pas très haut, le barrage de Soubré reste impressionnant. Pour détourner le cours du fleuve, Sinohydro a bâti une digue de 4,5 km de longueur qui, au sud, conduit à l’usine. Elle est constituée de plus de 1,3 million de mètres cubes de remblai, mais aussi de 200 000 m3 de ciment et 140 000 t de béton.

La particularité du projet est que le réservoir est doté d’un évacuateur permettant de lâcher le trop-plein d’eau dans le lit naturel du fleuve en cas de crue, jusqu’à 5 500 m3 par seconde. Pour résister à la pression, les murs et les piliers font jusqu’à 1,5 m d’épaisseur et sont par endroits ancrés dans le sol sur plus de 5 m de profondeur. À l’issue des derniers travaux, l’évacuateur alimentera aussi une petite turbine d’une puissance de 5 MW en complément des trois turbines de 90 MW installées dans l’usine principale.

Même si la communication avec les techniciens chinois  n’est pas toujours évidente, il n’y a eu aucun accident mortel sur le chantier

À quelques semaines du terme du chantier, le représentant de CI-Énergies est satisfait de la collaboration avec Sinohydro. « Il n’y a pas de bonnes entreprises, il n’y a que de bons clients, insiste-t‑il. Avant le démarrage du projet, nous avons visité plusieurs barrages construits par notre partenaire au Mali, au Ghana et au Congo pour avoir un retour d’expérience. Même si la communication avec les techniciens chinois [dont très peu parlent le français ou l’anglais] n’est pas toujours évidente, il n’y a eu aucun accident mortel sur le chantier », se félicite l’ingénieur.

Au-delà des réalisations techniques, Olivier Maxime Dibahi Balet a aussi consacré une grande partie de son temps à la gestion des impacts sociaux et environnementaux du projet. Selon l’étude réalisée en 2013, 8 000 personnes sont concernées, soit parce qu’elles habitaient l’un des trois villages déplacés – dont un partiellement –,soit parce que leurs champs ont été submergés.

392 ménages déplacés

Les expropriations ont été indemnisées en fonction de barèmes négociés avec les populations. De 2 à 2,5 millions de F CFA pour le paysan qui cultivait un hectare de cacaoyers et 4 millions pour le détenteur des droits coutumiers de la parcelle. Sur les 392 ménages déplacés, 158 vivent encore dans des logements provisoires.

Dans les lotissements déjà aménagés, où les petites villas de 2 à 5 pièces sont plantées en rangs serrés, les nouveaux habitants prennent progressivement leurs quartiers. Ici et là apparaissent des poulaillers faits de bric et de broc, quelques plants de tomates, des bancs…

Installé depuis deux semaines dans sa nouvelle maison avec les huit membres de sa famille, Olivier Gnonoto, ancien habitant du village de Kpehiri, est satisfait des mesures prises par les pouvoirs publics. « Je vivais dans une maison en terre battue. Maintenant, j’ai une habitation en dur raccordée à l’eau et à l’électricité », se félicite-t‑il.

Les champs disponibles sont rares, et je n’ai retrouvé que cinq hectares à cultiver, contre treize auparavant

Mais cet agriculteur sait qu’il va devoir adopter un nouveau mode de vie. « Les champs disponibles sont rares, et je n’ai retrouvé que cinq hectares à cultiver, contre treize auparavant. Je vais donc ouvrir un petit commerce grâce à l’indemnisation que j’ai reçue », explique-t‑il. D’autres devraient se tourner vers la pêche : un débarcadère et un marché aux poissons doivent être construits.

Dans son bureau, installé à quelques centaines de mètres du barrage, Olivier Maxime Dibahi Balet, lui-même originaire de la région, est conscient des bouleversements provoqués par le projet. Mais le chantier va aussi permettre d’électrifier plus de dix villages et de faire des forages pour répondre aux besoins en eau potable de Soubré pour les dix prochaines années. Loin d’être sacrifiées au nom du développement national, les populations vont largement en profiter, pronostique-t‑il.

Jeuneafrique.com par

France: accident provoqué par un barrage de migrants, un mort

juin 20, 2017

Lille – Un chauffeur a été tué dans la nuit de lundi à mardi près de Calais (nord de la France) dans un accident provoqué par un barrage de migrants, une première depuis le début de la crise migratoire en 2014.

Vers 03H45 (01H45 GMT), un barrage de troncs d’arbres installé par des migrants sur l’autoroute a provoqué « le décès du conducteur d’une camionnette, immatriculée en Pologne », a annoncé la préfecture.

« La camionnette a percuté l’un des trois poids lourds bloqués par le barrage et s’est embrasée », a-t-elle précisé. L’identité du conducteur n’était pas connue à ce stade, « compte tenu de l’état du corps », a-t-elle ajouté.

Neuf migrants érythréens ont été interpellés dans l’un des poids lourds bloqués par le barrage et placés en garde à vue.

Selon une source policière, ils sont poursuivis pour « homicide involontaire », « entrave à la circulation » et « mise en danger de la vie d’autrui ».

L’installation de barrages de fortune dans la région, principalement la nuit, par des migrants désespérés, dans l’espoir de ralentir des camions allant en Grande-Bretagne et d’arriver à s’y cacher, était quasi-quotidienne lorsque le bidonville surnommé la « Jungle » existait encore.

Cette pratique avait cessé avec son démantèlement en octobre 2016, mais elle a repris depuis fin mai et le retour marqué des migrants dans la région.

Deux organisations de transporteurs routiers ont réclamé des mesures aux pouvoirs publics après cet accident.

« Il est nécessaire que les pouvoirs publics locaux et nationaux puissent immédiatement, en concertation avec la profession, prendre les mesures les plus adaptées pour traiter ces problématiques et éviter qu’un nouveau drame ne survienne », réclament dans un communiqué ces deux organisations, TLF et la FNTR.

« On avait averti que cela pouvait arriver et c’est arrivé! (…) aujourd’hui il est urgent de renforcer la présence policière », a estimé David Sagnard, responsable de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR).

Un syndicat de policiers a également réagi: « Calais est devenue une zone d’anarchie soigneusement entretenue par divers acteurs associatifs et institutionnels (…) L’UNSA Police exige le démantèlement régulier des installations de migrants à Calais », a déclaré son secrétaire général Philippe Capon.

Entre 400 et 600 migrants vivent à Calais et dans ses environs dans des conditions précaires, toujours dans l’espoir de rallier l’Angleterre.

Romandie.com avec(©AFP / 20 juin 2017 12h57)                                            

Paris: tirs de la police sur une voiture qui a forcé un barrage près de l’arrivée du Tour de France

juillet 26, 2015

Paris – La police a ouvert le feu dimanche matin dans le centre de Paris sur une voiture qui venait de forcer un cordon de sécurité en place près des lieux de l’arrivée du Tour de France cycliste, a-t-on appris de sources policières.

Il n’y a aucun lien avéré pour l’instant entre cet événement et l’arrivée du Tour de France, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Aucune information n’était disponible sur le ou les occupants toujours recherchés du véhicule, retrouvé quelques heures plus tard abandonné non loin de là.

L’incident est survenu vers 08H00 (06H00 GMT) en plein coeur de la capitale française, sur la place de la Concorde au pied des Champs-Elysées, où devait s’achever dans l’après-midi l’épreuve reine du cyclisme mondial.

Selon les autorités, la voiture impliquée avait percuté peu auparavant un autre véhicule dans le quartier des Champs-Elysées et son conducteur avait pris la fuite pour se soustraire à un contrôle de policiers déployés pour le Tour de France.

Il s’est dirigé vers la place de la Concorde, forçant le barrage mis en place sur le parcours de l’épreuve cycliste. La police a alors tiré des coups de feu pour tenter d’immobiliser le véhicule, sans faire de blessés.

Il n’y a pas eu d’échanges de tirs, donc pas de fusillade, a précisé une source policière, parlant d’un refus d’obtempérer.

L’automobiliste est parvenu à fuir, toujours à bord de sa voiture. Le véhicule a été retrouvé un peu plus tard dans le 8e arrondissement de la capitale, où se trouve la place de la Concorde.

Des impacts de balles étaient visibles sur la carrosserie, a précisé une source proche du dossier.

Selon des témoignages relayés par une source policière, quatre personnes – deux hommes et deux femmes – sont sorties de l’automobile au moment de l’abandonner.

Le véhicule est immatriculé en région parisienne et sa plaque permet de remonter à un propriétaire résidant à Mantes-la-Jolie, une banlieue populaire au nord-ouest de la capitale, selon la même source.

Une enquête a été ouverte par la police judiciaire parisienne pour retrouver le ou les fugitifs.

Comme le veut l’usage en France en cas de coups de feu tirés par les forces de l’ordre, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a également été saisie de l’affaire.

Le Tour de France, que le Britannique Chris Froome s’apprête à remporter pour la deuxième fois après un premier succès en 2013, s’achevait dimanche en fin d’après-midi sur les Champs-Elysées, au terme d’une ultime étape comprenant un circuit de dix tours dans la capitale.

Cette grande fête populaire fait traditionnellement l’objet d’importantes mesures de sécurité, plus visibles encore cette année compte tenu de la mobilisation policière renforcée en France depuis les attentats jihadistes à Paris début janvier.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2015 15h24)

Nigeria: des milices civiles prennent les armes contre Boko Haram

juillet 30, 2013
Milice

Nigeria: des milices civiles prennent les armes contre Boko Haram © AFP

« Nous avons nettoyé la ville de ces vampires de Boko Haram ! », affirme Abubakar Mallam, chef de la Force civile conjointe, une milice d’autodéfense qui a pris les armes contre le groupe islamiste à Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria.

Armés de machettes, de haches, de matraques, d’arcs et de flèches, ses miliciens patrouillent dans les rues poussiéreuses, écrasées par la chaleur du désert.

Une machette tachée de rouge sang à la main, un homme de 24 ans tient un barrage dans cette ville, berceau de Boko Haram, devenue l’une des plus dangereuses du Nigeria.

Des groupes d’autodéfense se sont formés à Maiduguri avec la bénédiction des militaires nigérians.

Livrée à elle-même, sommairement armée, sans entraînement, la Force Civile Conjointe a récemment fait son apparition dans la capitale de l’Etat de Borno, déjà prise en tenaille entre l’armée et les islamistes.

Dans le combat de l’Etat nigérian contre Boko Haram, qui ambitionne de créer un Etat islamique dans le nord du Nigeria, les combattants de la Force Civile Conjointe font prévaloir leur expertise du groupe islamiste et de ses insurgés.

« Nous les connaissons. Ils vivent parmi nous », déclare à l’AFP Dauda Bukar, un milicien du district d’Umarari.

Les miliciens revendiquent des raids sur les maisons de membres présumés de Boko Haram, des arrestations d’insurgés et leur remise aux forces de sécurité.

Ils affirment également procéder à des exécutions sommaires. Il n’a pas été possible à l’AFP de vérifier l’étendue de leurs activités.

D’après les leaders de la Force Civile Conjointe, la principale milice de Maiduguri, la genèse de leur groupe remonte à l’attaque sanglante du 11 juin par des membres présumés de Boko Haram contre le quartier de Hausari.

Une arme utile contre Boko Haram

Les islamistes étaient arrivés sous couvert d’une procession funéraire factice. Ils s’étaient arrêtés au milieu de la rue, avaient sorti des kalachnikovs du cercueil et tiré sur les passants. Quinze civils avaient été tués.

Des voix font entendre leur soutien aux nouvelles milices de Maiduguri, à commencer par les militaires qui voient en elles une arme bien utile contre Boko Haram.

« Nous soutenons, nous commandons et nous apprécions les efforts de (. . . ) la Force Civile Conjointe », dit à l’AFP le lieutenant-colonel Sagir Musa, porte-parole de l’armée.

Des officiers militaires essayent d’organiser et d’entraîner le groupe ainsi que de coordonner ses opérations avec l’armée.

Si l’affirmation selon laquelle tous les membres de Boko Haram ont été chassés de Maiduguri est exagérée, l’offensive de l’armée nigériane et la formation de milices d’autodéfense coïncident toutefois avec une baisse des attaques dans la ville et les autres bastions islamistes du Nord-Est.

La violence est cependant loin d’avoir disparu, particulièrement dans les recoins les plus éloignés de la région.

Au moins trois écoles ont été attaquées dans le Nord-Est du Nigeria par des membres présumés de Boko Haram depuis le début de la vaste opération de l’armée nigériane le 15 mai.

Samedi, au moins 20 personnes ont été tuées dans le village de Dawashe lorsque des islamistes présumés ont ouvert le feu sur des miliciens venus les attaquer.

Un responsable gouvernemental reconnaît, sous couvert d’anonymat, que le groupe d’autodéfense risque fortement de « commettre quelques abus » mais que son émergence est pour l’instant plutôt positive.

« La Force Civile Conjointe aboie et insulte peut-être les gens (mais) Boko Haram tire, pose des bombes et massacre ses victimes », explique-t-il.

Les attentats de Boko Haram et la répression menée par les forces de sécurité ont fait au moins 3. 600 morts depuis le début de l’insurrection en 2009, selon l’ONG Human Rights Watch.

Les lignes de téléphonie mobile ont été rétablies le 19 juillet dans la ville de Maiduguri pour la première fois depuis le début de l’offensive de l’armée dans le Nord-Est il y a plus de deux mois.

Pour un responsable de la cité, toutes les solutions, même une milice illégale, sont bienvenues si elle peuvent ramener la paix.

« Pour l’instant, nous devons les supporter », déclare Husseini Hala, le président du syndicat des avocats de Maiduguri. « Comparés à ce que font les insurgés, leurs propres (abus) sont insignifiants ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Irak: 14 gardes-frontières tués dans une embuscade

juin 5, 2013

FALLOUJAH (Irak) – Quatorze gardes-frontières irakiens ont été tués mercredi dans une embuscade tendue par des hommes armés ayant mis en place un faux barrage sur la route principale qui relie l’Irak à l’Arabie saoudite, a-t-on appris auprès des forces de sécurité.

Les gardes-frontières, qui se déplaçaient en convoi, ont été abattus par les assaillants qui ont mis le feu à deux dépouilles.

L’attaque s’est produite dans la matinée dans une zone désertique, à 200 km à l’ouest de la ville sainte chiite de Kerbala.

Selon le général Yasser Assem, lui-même membre des gardes-frontières irakiens, les victimes se déplaçaient dans trois voitures civiles afin de rallier les postes-frontières auxquels elles étaient affectées, le long de la frontière avec l’Arabie saoudite.

Une source médicale de la clinique du village de Noukhaïb a confirmé avoir reçu les 14 cadavres.

Romandie.com avec (©AFP / 05 juin 2013 14h45)

Mali: attentat suicide à Tombouctou, le kamikaze tué, un soldat blessé

mars 30, 2013

BAMAKO – Un jihadiste kamikaze s’est tué samedi en actionnant sa ceinture d’explosifs après avoir tenté en vain de forcer un barrage militaire à une des entrées de Tombouctou (nord-ouest du Mali), blessant un soldat malien, a affirmé à l’AFP une source militaire malienne.

C’est un kamikaze jihadiste qui a actionné sa ceinture d’explosifs après avoir tenté sans succès de forcer le barrage de l’entrée ouest de Tombouctou tenu par les militaires maliens, a déclaré cette source, un officier joint depuis Bamako.

Selon l’officier, le kamikaze s’est tué sur le coup et un militaire malien a été blessé. Il n’a pas donné plus de détails dans l’immédiat, notamment si le kamikaze était à moto ou en voiture. C’est un jihadiste, c’est tout ce que je peux dire pour le moment. Il a raté son coup, a-t-il conclu.

Plusieurs habitants de Tombouctou également joints par l’AFP ont affirmé avoir entendu samedi dans la nuit une forte détonation suivie de tirs nourris vers l’entrée ouest de Tombouctou.

Tout le monde est caché à la maison. (…) Aucun civil n’est dehors, nous avons peur, a notamment dit un des habitants.

C’est le deuxième attentat suicide en moins de dix jours dans cette ville historique à plus de 900 km de Bamako.

Le 21 mars, une tentative d’incursion d’islamistes à Tombouctou avait commencé par l’explosion d’une voiture piégée, avec un kamikaze à son bord, vers l’aéroport de la cité. Un militaire malien avait été tué, et au moins deux autres blessés, selon une source militaire malienne.

Une dizaine de combattants d’un commando islamiste avaient été tués par les forces françaises et maliennes lors de cette tentative d’intrusion, selon l’état-major de l’armée française. En outre, plusieurs soldats maliens avaient été blessés dans les combats par un tir ami de l’armée française.

Le 22 mars, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes islamistes ayant occupé le nord du Mali en 2012, avait revendiqué cet attentat à Tombouctou, et avait assuré avoir ouvert un autre foyer de conflit dans cette ville.

Comme les autres grands centres du nord du Mali, Tombouctou a été libérée fin janvier par des troupes françaises et maliennes des groupes islamistes armés, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui contrôlaient la région depuis 2012, y commettant exactions et destructions de mausolées.

Depuis lors et jusqu’au 21 mars, la situation avait été calme à Tombouctou, contrairement à la région de Gao (nord-est), qui a connu des attentats suicides et de violents combats notamment entre militaires et combattants islamistes infiltrés dans Gao-ville.

Mais c’est dans le massif des Ifoghas (région de Kidal, extrême nord-est) que se concentrent depuis plusieurs semaines les opérations, conduites dans cette zone par des soldats français et tchadiens contre les jihadistes qui s’y sont retranchés.

Romandie.com avec (©AFP / 31 mars 2013 01h39)

Centrafrique: Nous sommes aux portes de Bangui, affirme un chef rebelle

mars 22, 2013

LIBREVILLE – Les rebelles centrafricains de la coalition Séléka, qui ont annoncé vouloir prendre la capitale, sont aux portes de Bangui et affirment n’avoir devant eux que la barrière des soldats sud-africains, a affirmé à l’AFP à Libreville un des chefs militaires de la rébellion, le colonel Djouma Narkoyo.

Nous sommes aux portes de Bangui. Je ne peux pas vous dire où, c’est un secret militaire de même que nos effectifs, mais Damara (75 km de Bangui, dernier verrou) est derrière nous. La dernière barrière, ce sont les Sud-Africains, a déclaré M. Narkoyo, joint au téléphone depuis Libreville.

Interrogé sur le moment où ils comptaient attaquer, le colonel Narkoyo a répondu: C’est le programme de Dieu. On est en progression.

Il a précisé que les rebelles n’avaient pas rencontré de résistance des Forces armées centrafricaines (FACA): Ils sont démoralisés. Les FACA ne peuvent plus combattre pour (le président François) Bozizé.

Ce chef rebelle a fait état d’une attaque par un hélicoptère sud-africain. Il a survolé notre position, ils nous ont tiré dessus mais il n’y a pas eu de victimes. Cette attaque n’a pas été confirmée de source indépendante.

Selon une source de l’opposition centrafricaine en France et aéroportuaire à Bangui, le président Bozizé a effectué un voyage éclair en Afrique du sud dans la journée.

Les rebelles, dont l’ultimatum au président Bozizé avait pris fin mercredi, demandaient notamment le respect des accords de paix de Libreville, le départ des troupes sud-africaines du pays et l’intégration des combattants Séléka dans l’armée. Ils ont lancé leur offensive vers midi, forçant le barrage tenu par la Force multinationale des Etats d’Afrique centrale (Fomac).

Ce barrage, à Damara, était considéré par les Etats d’Afrique centrale comme la ligne rouge à ne pas franchir par les rebelles.

Parallèlement à l’offensive sur Bangui, la rébellion a mené vendredi une attaque sur Bossangoa, importante ville de 40.000 habitants dans le nord-ouest du pays, qu’elle affirme avoir prise. Selon une source militaire centrafricaine, les combats se poursuivaient vendredi.

Romandie.com avec (©AFP / 22 mars 2013 19h32)

RDC : retour mouvementé pour l’opposant Tshisekedi

mars 10, 2013
Etienne Tshisekedi, candidat malheureux de la présidentielle de 2011. Etienne Tshisekedi, candidat malheureux de la présidentielle de 2011. © AFP

 Le principal opposant en République démocratique du Congo, Etienne Tshisekedi, de retour le 11 mars d’Afrique du Sud, a été accueilli à son arrivée à Kinshasa par la police qui a empêché ses partisans de manifester et l’a raccompagné directement à son domicile, a constaté l’AFP.

 L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principale formation d’opposition, avait appelé ses partisans à «se mobiliser totalement» pour accueillir leur chef, de retour d’Afrique du Sud où il était parti le 20 février.Un grand meeting avait également été annoncé sur une place de la capitale et M. Tshisekedi, 80 ans, devait s’y « adresser au peuple congolais », selon l’UDPS.

Quelques heures avant l’arrivée de l’avion, prévue peu après midi, des forces de police étaient massées aux principaux carrefours menant à l’aéroport et aux abords de la place du cinquantenaire où le meeting avait été annoncé.

A son arrivée, un policier a pris d’autorité le volant de sa voiture, a constaté un photographe de l’AFP. Escorté d’une dizaine de voitures de police, il a raccompagné le dirigeant d’opposition à son domicile. La police a dispersé, parfois à l’aide de gaz lacrymogènes, les centaines de partisans de l’UDPS regroupés aux principaux carrefours.

« Résidence surveillée »

Un barrage de policiers a été mis en place aux abords du domicile de M. Tshisekedi dans le quartier de Limete, comme cela avait été le cas depuis les élections, faisant dire à l’UDPS qu’il est « en résidence surveillée » alors que la police dit vouloir le protéger.

Dans un communiqué transmis en début d’après-midi, l’UDPS a regretté que son secrétaire général ait été empêché d’accéder à l’aéroport pour accueillir le président et à dénoncé des « enlèvements de cadres de l’UDPS et des tortures ».

Aucune information n’a pu être obtenue dimanche après-midi auprès de la police sur d’éventuelles arrestations. Depuis les élections de 2011 marquées par des irrégularités et dénoncées par les partis d’opposition, les manifestations de l’opposition sont interdites en RDC.

Jeuneafrique.com avec AFP

Côte d’Ivoire: manifestation pro-Gbagbo interdite dispersée au gaz lacrymogène

février 16, 2013
Côte d'Ivoire: manifestation pro-Gbagbo interdite dispersée au gaz lacrymogène Côte d’Ivoire: manifestation pro-Gbagbo interdite dispersée au gaz lacrymogène © AFP

Une manifestation de jeunes partisans de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, interdite par les autorités, a été dispersée samedi par la police à coup de gaz lacrymognènes, a constaté une journaliste de l’AFP.

Une cinquantaine de jeunes, qui criaient « libérez Gbagbo », ont été repoussés alors qu’ils fonçaient sur un barrage de la police, qui a ensuite tiré des gaz lacrymogènes. Les jeunes, qui voulaient tenir sur une place de Yopougon une manifestation interdite depuis vendredi, se sont ensuite dispersés dans ce quartier ouest de la capitale économique ivoirienne.

Jeuneafrique.com avec AFP