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Venezueala: début de la grève générale de 48 heures contre la Constituante de Maduro

juillet 26, 2017

Des citoyens venezueliens traversent le pont Simon Bolivar, depuis San Antonio del Tachira, au Venezuela, vers Cucuta, en Colombie, le 25 juillet 2017 / © AFP / Luis Acosta

Rue désertes, barricades ou banderoles commençaient à être visibles dans la capitale vénézuélienne mercredi matin, à l’aube d’une grève générale de 48 heures à l’appel de l’opposition contre l’élection contestée dimanche d’une Assemblée constituante.

« Finie la dictature! » clamaient des banderoles accrochées à des barricades fermant certaines rues dans Caracas et d’autres villes du pays dès 06H00 du matin (10h00 GMT). Les autobus continuaient cependant à circuler dans le centre de la capitale.

Les antichavistes (du nom d’Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont l’actuel président Nicolas Maduro est l’héritier) considèrent que les modalités de ce scrutin ne sont pas équitables et favorisent le camp au pouvoir.

Ils voient dans ce projet de réécrire la Constitution un moyen pour M. Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le Parlement élu, où l’opposition est majoritaire, et d’éviter l’élection présidentielle de fin 2018.

Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés à l’Assemblée constituante, selon l’institut de sondage Datanalisis.

A la veille de cette grève, signe de la tension ambiante et des craintes de nouvelles violences, les Vénézuéliens étaient partagés entre ceux qui faisaient le plein de provisions et ceux qui tentaient carrément de quitter le pays.

« J’ai acheté de la nourriture qui ne se périme pas: des conserves et des surgelés (…). Il faut se préparer pour ne pas mourir de faim », a déclaré à l’AFP Eugenia Santander, dans l’ouest de Caracas.

Des milliers d’autres, chargés de pesantes valises, traversaient la frontière avec la Colombie. « Les élections ont lieu dimanche et on ne sait vraiment pas ce qui va se passer. Pour être plus en sécurité, on a préféré passer » de l’autre côté, a déclaré à l’AFP Maria de los Angeles Pichardo, arrivée mardi côté colombien avec son époux et son fils.

– Monter en puissance –

Les antichavistes comptent monter en puissance au fil de la semaine. Outre l’appel au boycott de l’élection, l’opposition à également prévu une grande manifestation à Caracas vendredi.

Son dirigeant Henrique Capriles a appelé les Vénézuéliens à « donner le tout pour le tout » lors de la grève de mercredi et jeudi et de la marche de vendredi. « Maduro veut isoler le Venezuela du monde démocratique », a-t-il averti.

Un autre chef de l’opposition, Leopoldo Lopez, a pour sa part exhorté l’armée, principal soutien du président Maduro, à désavouer le projet de Constituante.

« Je vous invite à ne pas être complices de l’anéantissement de la République, d’une fraude constitutionnelle, de la répression », a déclaré dans une vidéo diffusée sur Twitter M. Lopez, fondateur du parti Volonté populaire, sorti de prison le 8 juillet après trois ans et cinq mois de détention, mais placé aux arrêts domiciliaires.

La procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, principale figure de la dissidence au sein du camp chaviste, a elle aussi appelé les citoyens à la mobilisation contre l’assemblée constituante et a dénoncé « les persécutions et les abus » commis par le pouvoir.

Les principales centrales syndicales ont apporté leur soutien à la mobilisation lancée par l’opposition, la dirigeante syndicale Marcela Maspero parlant de « grève historique qui tente d’arrêter la tyrannie ».

– Pression internationale –

Mais le gouvernement contrôle la très stratégique industrie pétrolière et la fonction publique, qui compte près de trois millions d’employés.

Simultanément, la pression internationale sur Caracas a augmenté ces derniers jours. Washington a menacé le président Maduro de sanctions, et plusieurs gouvernements d’Amérique latine et d’Europe l’ont appelé à renoncer à son assemblée constituante.

Mais le président vénézuélien, dont le mandat s’achève en janvier 2019, a réaffirmé sa détermination, sommant l’opposition de « respecter le droit du peuple à voter librement » et « sans violence ».

La Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, organise depuis près de quatre mois des manifestations presque quotidiennes contre M. Maduro, dont elle réclame le départ.

Depuis le début de cette vague de manifestations, 103 personnes ont été tuées et des milliers blessées. On dénombre également des centaines d’arrestations.

Une grève générale de 24 heures convoquée par l’opposition a déjà eu lieu jeudi dernier. La MUD a assuré qu’elle avait été suivie à 85%, alors que M. Maduro et d’autres responsables gouvernementaux ont affirmé qu’elle avait été un échec.

Romandie.com avec(©AFP / 26 juillet 2017 14h49)

Bangui paralysée par des barricades et des tirs sporadiques

mai 29, 2014

Bangui – Bangui était paralysée jeudi en milieu de journée, avec des barricades érigées sur la plupart des axes routiers et des tirs sporadiques dans le centre-ville, au lendemain de l’attaque d’une église de la capitale centrafricaine dans laquelle une quinzaine de personnes ont péri.

Des tirs sporadiques étaient entendus en milieu de journée dans le centre-ville de Bangui, a constaté l’AFP. Des soldats de la force africaine Misca déployés dans le centre ont effectué des tirs de sommation pour disperser des jeunes qui tenaient des barricades, en vain.

La plupart des axes routiers de la capitale étaient coupés par ces barricades souvent constituées de blocs de béton, de pneus en feu et de morceaux de bois. Des colonnes de fumées noirâtres étaient visibles dans le ciel alors qu’un hélicoptère survolait la capitale.

Les rues étaient complètement désertées, bus et taxis ayant cessé de circuler. Les rares boutiques qui avaient ouvert en ce jour férié ont tiré leur rideau en raison de la tension qui régnait. La cathédrale de Bangui était au trois quart vide jeudi matin alors que plusieurs milliers de personnes s’y pressent normalement pour la messe de l’Ascension, a constaté l’AFP.

A Bea-rex, deux blindés de la force de la Misca étaient postés près de la barricade érigée par une centaine de jeunes et des troupes burundaises patrouillaient à pied dans le quartier dans la matinée.

C’est la première fois depuis plus d’un mois que des barricades sont érigées dans les rues de Bangui. Les jeunes qui les ont montées font valoir leur colère après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima mercredi soir, au cours de laquelle une quinzaine de personnes, dont un prêtre, ont été tuées.

Nous sommes là depuis 04H00 du matin pour que les (militaires) Burundais quittent le quartier, nous sommes mécontents, a déclaré à l’AFP Henri-Morel Feiganazoui, un habitant de 28 ans qui accuse les soldats africains de la Misca d’avoir protégé les assaillants de l’église Fatima. L’information n’a pu être confirmée par aucune source indépendante.

Des renforts de Sangaris, la force française déployée en Centrafrique depuis décembre, et de la Misca ont été positionnés près du quartier PK-5, majoritairement musulman, de peur que des représailles ne visent ses habitants, selon une source militaire.

Plusieurs témoins ont raconté à l’AFP comment des hommes armés ont pénétré mercredi après-midi dans l’enceinte de l’église Notre-Dame de Fatima pour y lancer des grenades et tirer dans la foule des déplacés qui y étaient venu trouver refuge depuis plusieurs mois.

Une quinzaine de jeunes manifestaient jeudi matin dans le quartier PK-3 en brandissant des affichettes contre les Burundais. Contingent burundais OUT, on n’en veut plus, était-il écrit sur l’une d’entre elles.

Dans la capitale, où les violences interconfessionnelles qui déchirent le pays ont contraint de nombreux musulmans à fuir, un regain de tension très net se fait sentir depuis quelques jours, notamment aux abords du quartier musulman PK-5, a affirmé une source proche de l’armée française à l’AFP.

Romandie.com avec(©AFP / 29 mai 2014 14h01)

Affrontements entre policiers et salafistes en banlieue de Tunis

mai 19, 2013

TUNIS – Des affrontements ont éclaté dimanche midi entre policiers et salafistes à la Cité Ettadhamen, en banlieue ouest de Tunis, où le mouvement Ansar Ashriaa a appelé ses militants à se réunir faute d’avoir pu tenir son congrès à Kairouan, selon un journaliste de l’AFP.

Des centaines de salafistes, qui ont érigé des barricades à l’aide de pneus en feu dans les rues de ce quartier, jetaient des pierres sur les policiers qui répondaient par des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation.

Des blindés de la garde nationale sont arrivés en renfort ainsi que des camions de l’armée tunisienne pour tenter de disperser les militants salafistes.

Ansar Ashariaa a appelé dimanche ses partisans à se réunir dans ce quartier de Tunis considéré comme l’un de ses bastions après que les autorités ont bouclé Kairouan (150 km au sud de Tunis) pour empêcher la tenue du congrès du mouvement salafiste jihadiste.

La Tunisie a vu depuis la révolution de 2011 se multiplier les violences orchestrées par la mouvance salafiste. Le pays est aussi déstabilisé par une profonde crise politique et le développement des conflits sociaux face à la misère.

Le parti islamiste au pouvoir Ennahda a longtemps été accusé de laxisme pour avoir toléré les groupuscules salafistes jihadistes. Il a cependant considérablement durci sa position après que seize militaires et gendarmes ont été blessés fin avril-début mai par des mines posées par des groupes armés liés à Al-Qaïda traqués à la frontière avec l’Algérie.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2013 13h02)

Côte d’Ivoire : deux jours de violences postélectorales

avril 24, 2013
Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, un candidat à Koumassi, le 22 avril. Des policiers dispersent des partisans de Cisse Bacongo, un candidat à Koumassi, le 22 avril. © Issouf Sanogo/AFP

Intimidations, protestations, règlements de compte… Les violences qui ont éclaté après les élections locales en Côte d’Ivoire ont fait plusieurs dizaines de blessés depuis lundi, essentiellement à Yamoussoukro ou Abidjan. En cause, entre autres : des partisans du RDR de Alassane Ouattara et du PDCI d’Henri Konan Bédié.

Même sans opposition pro-Gbagbo, qui a décidé de boycotter le scrutin, la Côte d’Ivoire ne peut visiblement pas organiser un scrutin sans que des violences ne se déclenchent. Lundi, des incidents ont éclaté dans le pays, se poursuivant mardi. Des troubles qui ont commencé au lendemain des élections locales et qui ont touché notamment Abidjan et Yamoussoukro.

Madi soir, à Koumassi, un quartier très disputé du sud de la capitale économique, la police a dû faire usage de gaz lacrymogène contre de jeunes manifestants qui avaient dressé des barricades et fait brûler des pneus. Vers 23h00 (locales et GMT), « après l’annonce à la télévision de la victoire du maire sortant de Koumassi, Raymond N’dohi, des partisans de son rival Bacongo Cissé sont sortis dans les rues, ont mis le feu à des pneus et barré une voie », a raconté une résidente. « Les jeunes sont armés de gourdins et de machettes », a rapporté un second témoin. D’autres ont fait état de coups de feu, sans en préciser l’origine. Lors des municipales, Koumassi était parmi les quartiers les plus disputés d’Abidjan entre les deux grands partis de la coalition gouvernementale, le Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’État Henri Konan Bédié.

Le même genre de scénario s’est déroulé dans d’autres quartiers d’Abidjan et à Yamoussoukro, où des partisans d’un candidat malchanceux ont dénoncé des « fraudes » et se sont violemment heurtés à la police.

S »il n’y pas encore de bilan officiel, le nombre des blessés par armes blanches et même par balles s’élevait déjà à plusieurs dizaines lundi, selon des sources de sécurité consultées par Jeune Afrique. Les autorités avaient pourtant essayé de faire respecter le calme. À Koumassi, dimanche, plusieurs « fauteurs de troubles » – nervis au service d’un candidat – venus intimider les électeurs avaient été arrêtés dimanche, selon une source onusienne. Mais le nombre des protestataire a visiblement surpris les pouvoirs publics.

Casseurs

Des urnes ont été détruites par « près de 200 » casseurs au centre de compilation des résultats de Treichville, un quartier populaire d’Abidjan, a déclaré Inza Diomandé, porte-parole de la CEI. « Malheureusement les forces de l’ordre n’ont pas pu contenir les casseurs », a-t-il regretté. À Ferkessédougou (nord), le siège local de la Commission électorale indépendante (CEI) a lui aussi subi une descente de jeunes. « Ils ont tout saccagé, tous les ordinateurs ont été saccagés », a expliqué un responsable de la CEI.

Des tensions ont aussi été observées à Adjamé, un quartier d’Abidjan, et dans plusieurs autres localités du pays. Selon une source au sein de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), qui a appuyé les forces de sécurité ivoiriennes le jour du vote, « neuf communes » du pays ont été touchées à des degrés divers par des cas de destructions ou vols d’urnes.

Participation faible

Ces nombreux incidents mettent essentiellement en cause des partisans du Rassemblement des républicains (RDR) du président Alassane Ouattara et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-chef d’Etat Henri Konan Bédié.

De son côté, le Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo) s’est félicité d’une participation qui s’annonce plutôt faible, y voyant un succès de son appel à bouder une « parodie électorale ». Selon le parti, la participation a oscillé « entre 13% et 15% ». Mais elle a été évaluée par les observateurs à environ 30%, un chiffre confirmé par la CEI. Les résultats complets, dont la proclamation a commencé lundi, sont attendus d’ici au milieu de la semaine.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kenya: au moins 2 blessés par balle dans des heurts entre pro-Odinga et la police

mars 30, 2013

KISUMU (Kenya) – Au moins deux Kényans ont été blessés par balle au cours d’affrontements samedi à Kisumu (ouest) entre policiers et jeunes partisans de Raila Odinga, peu après la confirmation par la Cour suprême de la victoire de son rival Uhuru Kenyatta à la présidentielle du 4 mars, selon un correspondant de l’AFP sur place.

Accusant le camp de Kenyatta d’irrégularités massives, Raila Odinga et plusieurs associations citoyennes avait saisi la Cour suprême, qui a estimé samedi que l’élection avait été libre, équitable, transparente et crédible.

A Kisumu, ainsi qu’à Homa Bay, deux fiefs de M. Odinga distants d’une centaine de km, la police a réussi en début de soirée à disperser une centaine de jeunes brûlant des pneus et jetant des pierres, selon le correspondant de l’AFP et un journaliste local.

Divers incidents, à l’ampleur encore indéfinie, ont également été signalés dans deux bidonvilles de Nairobi, fiefs de M. Odinga.

Le correspondant de l’AFP à Kisumu a vu deux hommes touchés par balles dans des affrontements avec la police, des manifestants ont jeté des pierres sur la police et enflammé des pneus. Un responsable policier à Kisumu a indiqué, sous le couvert de l’anonymat, que trois personnes avaient été blessées par balle par la police.

Selon ce responsable, plusieurs routes avaient été bloquées par des barricades enflammées et des pillards ont profité de la situation.

A Nairobi, des habitants du bidonville de Kawangware ont indiqué à l’AFP que la police avait tiré des gaz lacrymogènes contre des partisans de Raila Odinga, mais que la situation était en train de se calmer en début de soirée, alors que la nuit est tombée sur la capitale.

Des incendies ont par ailleurs été signalés dans le bidonville de Mathare.

Il y a un peu de tension dans les quartiers de Kibera, Mathere et autres bidonvilles, mais nous avons suffisamment d’agents déployés pour assurer la sécurité, a déclaré le chef de la police de Nairobi, Benson Kibui.

Romandie.com avec (©AFP / 30 mars 2013 17h56)

Tunisie : Siliana toujours sous tension au troisième jour des manifestations

novembre 29, 2012

Des manifestants à Siliana (sud-ouest de Tunis), le 28 novembre 2012. Des manifestants à Siliana (sud-ouest de Tunis), le 28 novembre 2012. © AFP

Plus de 2 000 personnes ont manifesté dans le calme, dans la matinée du jeudi 29 novembre à Siliana, à 120 km au sud-ouest de Tunis. Mais des affrontements ont à nouveau éclaté entre protestataires et policiers en début d’après-midi, ainsi que dans d’autres villes de la région.

Mis à jour à 17h55.

Dans la matinée du jeudi 29 novembre, une nouvelle manifestation s’est déroulée à Siliana (120 km au sud-ouest de Tunis), rassemblant plus de 2 000 personnes dans le calme. La veille, de graves violences avaient fait plus de 250 blessés parmi les manifestants qui réclamaient le départ du gouverneur et de meilleures conditions de vie. « Il faut que le gouverneur parte pour que la grève cesse », a dit à l’AFP Nejib Sebti, secrétaire général régional de l’UGTT, alors que le Premier ministre, Hamadi Jebali, a exclu mercredi de limoger le fonctionnaire mis en cause, Ahmed Ezzine Mahjoubi.

En milieu de journée, des policiers et des militaires étaient présents en petit nombre dans les rues de Siliana. Les vestiges des barricades et des violences de mardi et de mercredi jonchaient le sol : des pierres, des pneus calcinés et même des troncs d’arbres abattus. Tous les commerces étaient à nouveau fermés.

Attaque d’un commissariat

Mais en début d’après-midi, des centaines de manifestants ont tenté d’attaquer un important commissariat de police de la ville. Les forces de l’ordre ont alors répliqué en envoyant des gaz lacrymogène. Des tirs de sommation ont également  retenti.

Des affrontements sporadiques ont également opposé protestataires et policiers dans la région de Siliana, où la principale centrale syndicale tunisienne, l’UGTT, avait maintenu son appel à une troisième journée de grève. Des manifestants ont incendié un poste des forces de l’ordre tunisiennes et deux de leurs véhicules à Kesra, à 40 km au sud de Siliana, a constaté une journaliste de l’AFP.

Bâtiments publics incendiés

« On était une trentaine à mettre le feu au poste », a raconté Ali, 17 ans. Le calme semblait revenu vers 12 heures 30 GMT dans cette localité de 18 000 habitants. Aucune source hospitalière ou policière n’était en mesure de dresser un bilan des violences dans l’immédiat. À Gaâfour, des manifestants ont jeté des pierres sur des camions des forces de l’ordre et de l’armée qui ont alors rebroussé chemin, selon des témoins.

Les autorités ont prévenu qu’elles réprimeraient tout débordement, mais que si les manifestations étaient pacifiques les forces de l’ordre n’interviendraient pas. Elles n’ont fait aucun commentaire sur la situation, jeudi, et le porte-parole du ministère de l’Intérieur était injoignable.

Le ministère a toutefois publié sur sa page Facebook un bilan matériel des violences de la veille qui s’étaient répandues dans cinq localités proches de Siliana : plus d’une demi-douzaine de bâtiments publics ont été incendiés, dont quatre postes des forces de l’ordre. L’UGTT a appelé à une nouvelle manifestation vendredi.

Jeuneafrique.com avec AFP

Tunisie : plus de 150 blessés à Siliana lors de violences entre manifestants et policiers

novembre 28, 2012

À Siliana, les policiers ont fait usage de balles d'une matière non identifiée. À Siliana, les policiers ont fait usage de balles d’une matière non identifiée. © Fethi Belaid/AFP

Pour la deuxième journée consécutive, des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre, mercredi 28 novembre, à Siliana, en Tunisie. Le bilan provisoire faisait état de plus de 150 blessés, selon une source hospitalière.

Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés dans la matinée de mercredi pour poursuivre leur grève générale, entamée la veille, afin d’exprimer leur ras-le-bol de la pauvreté persistante et leur volonté de voir le gouverneur de la région, Ahmed Zine Mahjoubi, quitter son poste. Ce dernier est critiqué pour son incapacité à relancer l’économie et le développement des infrastructures. Ils exigeaient également la libération de 14 personnes arrêtées lors d’une première grève générale en avril 2011, et dont le jugement se fait toujours attendre.

Un médecin de l’hôpital de Siliana, ville située à 120 km au sud-ouest de Tunis, a indiqué que plus de 150 manifestants étaient traités dans son établissement suite aux affrontements qui ont éclaté entre forces de l’ordre et manifestants. Quatre autres personnes blessées ont été transférées vers la capitale a indiqué le médecin, sans toutefois préciser la gravité de leurs blessures.

En colère contre la pauvreté

En début d’après-midi, mercredi, les affrontements se poursuivaient toujours, les manifestants lançant des pierres et les policiers de la garde nationale faisant usage de gaz lacrymogènes. Des chars blindés circulaient dans les rues, alors que des manifestants avaient réussi à en bloquer certains avec des barricades.

« Les habitants de Siliana les plus touchés par la pauvreté ne se mettront jamais à genoux », a déclaré le secrétaire général du bureau régional de la centrale syndicale à Siliana, Néjib Sebti, ajoutant qu’ils étaient prêts à donner leur vie pour la défense de leurs droits. Et d’ajouter que les forces de l’ordre avaient tiré des coups de semonce et usé de gaz lacrymogène et de balles faites d’une matière encore non identifiée.

L’Intérieur « préoccupé »

Le ministère de l’intérieur n’a pas souhaité commenter ces événements, tandis que le cabinet du Premier ministre a déclaré être préoccupé par les manifestations dans les lieux publics de Siliana. Il a aussi déploré le recours à la violence des protestataires à l’encontre des forces de l’ordre, de même que les tentatives d’endommager les biens publics et de s’en prendre aux sièges de la souveraineté.

La veille, des violences similaires avaient secoué Siliana, alors que les autorités avaient eu recours à des balles de caoutchouc pour disperser la foule, faisant 24 blessés. Malgré qu’il ait été approuvé par les syndicats et différents partis politiques, le rassemblement pacifique avait rapidement été réprimé par les autorités dépêchées sur place.

La région de Siliana, à l’instar de la plupart des régions du centre de la Tunisie, est marquée par une grande pauvreté. Des données officielles indiquent que les investissements y ont baissé de près de 45% entre janvier et octobre 2012, en plus d’un recul dans la création d’emploi de 66%, par rapport à la même époque de l’année précédente.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal: violences à Tivaouane, fief de la confrérie des Tidianes

février 18, 2012

Des violences se sont produites vendredi soir à Tivaouane  (ouest du Sénégal), fief de la confrérie musulmane des Tidianes où la mairie a  été incendiée après que des grenades lacrymogènes aient été lancées dans une  mosquée tidiane de Dakar par un policier, a rapporté samedi le maire de  Tivaouane.

Peu après l’incident à la mosquée Malick Sy de Dakar, qui a aggravé les  tensions liées à l’interdiction d’une manifestation de l’opposition, des  barricades de fortune ont été enflammées dans des rues et avenues de Tivaouane  et la mairie de la ville a été saccagée et incendiée.

Le député-maire de Tivaouane, El-Hadj Malick Diop, de la mouvance libérale du  président Abdoulaye Wade, a déploré les incidents à la mosquée de Dakar,  ajoutant que « cela ne doit pas être utilisé comme alibi pour mener une vendetta  contre les symboles de l?Etat ».

« Tout a été détruit, brûlé et consumé », a affirmé M.  Diop à l’Agence de  presse sénégalaise (APS, publique).  « Rien n?a été épargné sauf l?état-civil qui  a pu être sauvegardé parce que certains jeunes s?étaient donnés en boucliers  pour préserver ce service de la municipalité », a-t-il affirmé.

Il a accusé « des jeunes, certainement manipulés par des politiciens en perte  de vitesse », d’être à l’origine des violences contre la mairie avant, selon lui,  d’aller s’en prendre à des biens appartenant à des responsables du Parti  démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), dont sa propre maison.

« De jeunes militants de l?opposition ont tenté de saccager mon domicile, mais  les gens (du voisinage) se sont interposés », a affirmé M.  Diop.

Trois grenades lacrymogènes ont été lancées vendredi par un officier de  police à l’intérieur de la mosquée Malick Sy, dans le centre de Dakar.

L’incident a enflammé la colère des fidèles, jeunes et badauds qui se  trouvaient à proximité.  Dénonçant un « sacrilège » ou une « profanation », ils ont  invectivé les policiers sur lesquels ils se sont mis à lancer pierres et  projectiles de toutes sortes, aux cris de « Allahou akhbar (Dieu est grand) ».

Les policiers ont riposté à l’aide de gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc  et de canons à eau.

Une dizaine de personnes ont été blessées lors des violences de vendredi à  Dakar qui ont éclaté lors de la dispersion de groupes de jeunes opposants qui  tentaient de participer à une manifestation interdite contre la candidature de  M.  Wade à la présidentielle du 26 février.

Jeuneafrique.com avec AFP

Sénégal : un policier tué dans des violences après la validation de la candidature de Wade

janvier 28, 2012

http://platform.twitter.com/widgets/hub.1326407570.htmlLa validation vendredi soir par le Conseil constitutionnel de  la candidature du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle  de février a provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal,  dont sa capitale, Dakar, où un policier a été tué.

La validation vendredi soir par le Conseil constitutionnel de la  candidature du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle  de février a provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal, dont sa capitale, Dakar, où un policier a été tué.  L’opposition a appelé pour sa part à « marcher sur le palais présidentiel dans  les prochains jours » afin d’en « sortir Wade ».
Dès l’annonce de la  validation de la candidature du président Wade et du rejet de celle du chanteur  Youssou Ndour, des jeunes rassemblés depuis des heures Place de l’Obélisque, à  Dakar, à l’appel de l’opposition ont jeté des pierres sur les policiers qui ont  riposté à coups de gaz lacrymogène et de matraque. Les jeunes, armés de barres  de fer, ont également mis le feu à des pneus et des courses-poursuites entre eux  et les policiers se sont engagées dans les rues adjacentes au lieu de  rassemblement.

« Ils ont tué un policier », a déclaré à l’AFP le commissaire de police Arona  Sy, du commissariat central de Dakar, sans donner les circonstances de cette  mort qui s’est produite dans une rue du quartier de Colobane, près de la Place  de l’Obélisque. Les violences se poursuivaient dans la nuit de vendredi à samedi  dans plusieurs autres quartiers de Dakar. « Je vois des feux, impossible de  passer. Ca brûle à Sacré-Coeur (centre), sur la VDN », une route menant au nord  de la ville, a déclaré à l’AFP un témoin circulant en voiture.
Les  télévisions privées montraient des jeunes érigeant des barricades, brûlant des  pneus et des planches sur plusieurs artères, ainsi que des échanges de  projectiles et gaz lacrymogènes entre des manifestants, essentiellement des  jeunes, et les forces de l’ordre anti-émeutes de police et de gendarmerie.
Des manifestations de colère étaient en cours également dans les provinces,  d’après les médias locaux: notamment à Thiès selon l’Agence de presse  sénégalaise (APS, officielle), et à Kaolack (centre), Matam et Ourossogui (nord)  selon la Télévision Futurs médias (TFM, privée).
« Marcher sur le  Palais »

Le Mouvement du 23 juin (M23), coalition de partis  politiques d’opposition et d’organisations de la société civile contestant la  candidature du président Wade, a appelé samedi les Sénégalais à « marcher sur le  palais » présidentiel pour l’en « déloger ». Abdoul Aziz Diop, un des responsables  du M23, a exhorté les Sénégalais « à se joindre au Mouvement pour organiser la  reprise du territoire occupé par Abdoulaye Wade et ses sbires ». « C’est la seule  direction prise à partir de ce soir », a-t-il dit à l’issue d’une réunion de la  direction du M23.

M. Wade a demandé à ses opposants d’arrêter « les manifestations d’humeur qui  ne conduisent à rien », les accusant de contester la validité de sa candidature  « sur des bases légères ». Youssou Ndour a, lui, dénoncé un « coup de force » du  président Wade, ajoutant: « Je suis candidat et je le reste », et précisant qu’il  avait « 48 heures pour un recours » contre la décision du Conseil.

Le rassemblement à partir de la mi-journée de milliers d’opposants sur la  Place de l’Obélisque, à l’appel du M23, s’était déroulé sans incidents.  Initialement interdit par le gouvernement, il avait finalement été toléré à la  suite d’une « médiation » de l’Union européenne (UE).

La décision du Conseil constitutionnel sur la nouvelle candidature du  président Wade, 85 ans, jugée anticonstitutionnelle par l’opposition, avait fait  craindre de violentes réactions. Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après  une révision constitutionnelle en 2001 instituant un quinquennat renouvelable  une fois, M. Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du  septennat en 2008, à la suite d’une nouvelle révision constitutionnelle.
Pour ses opposants, il se présente à un troisième mandat illégal, mais ses  partisans affirment que le comptage doit se faire à partir de la première  révision constitutionnelle de 2001 instituant le quinquennat et qu’il s’agit  donc d’un second mandat conforme à la Constitution.

Jeuneafrique.com avec AFP