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Pakistan: Un attentat à la bombe contre une église fait 61 morts à Peshawar

septembre 22, 2013

Un double attentat suicide perpétré devant une église à la sortie de la messe a tué au moins 61 personnes dimanche au Pakistan. Il s’agit de l’attaque la plus sanglante jamais menée contre la minorité chrétienne dans le pays.

L’attentat a eu lieu à la mi-journée à Peshawar, principale ville du nord-ouest, une région régulièrement ensanglantée par des attentats attribués en grande partie aux rebelles islamistes talibans. Les deux kamikazes ont déclenché les explosifs qu’ils portaient sur eux à la sortie de la messe.

« Le bilan est monté à 61 morts et 120 blessés », a déclaré le docteur Mohammad Iqbal, à l’hôpital Lady Reading de Peshawar. Le nord-ouest est un bastion de nombreux groupes rebelles islamistes, dont le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), auteur d’innombrables attentats suicide qui ont fait plus de 6000 morts depuis 2007.

Les autorités savaient que cette église pouvait être attaquée et avaient déployé des forces de sécurité aux alentours, a indiqué le responsable de l’administration de la ville, Sahibzada Anees.

Terroristes « sans religion »

Selon Nazir Khan, maître d’école de 50 ans, a raconté avoir entendu une retentissante explosion alors que la messe venait de s’achever et que plus de 400 personnes sortaient de l’église. « Une énorme explosion m’a jeté au sol et dès que je suis revenu à moi […] j’ai vu des blessés partout autour », a-t-il ajouté.

Le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a fermement condamné cet attentat. « Les terroristes n’ont pas de religion, et viser des innocents est contraire aux préceptes de l’islam et de toutes les autres religions, a-t-il souligné dans un communiqué exprimant sa solidarité avec la communauté chrétienne.

« Ces actes terroristes cruels montrent l’état d’esprit brutal et inhumain des terroristes », a ajouté M. Sharif, dont le gouvernement a proposé récemment des négociations de paix avec les talibans du TTP pour mettre fin aux violences.

Les chrétiens du Pakistan représentent 2% de la population de ce pays de 180 millions d’habitants, à plus de 95% musulman. Ils sont généralement pauvres et victimes de discrimination sociale et parfois de violences, mais très rarement visés par des attentats.

Romandie.com

Dix enfants, deux soldats et un policier tués en Afghanistan

juin 3, 2013

KABOUL – Dix enfants qui sortaient de l’école ainsi que deux soldats de l’Otan et un policier ont été tués lundi en Afghanistan dans un attentat suicide visant un convoi de forces afghanes et américaines, a-t-on appris de sources concordantes.

L’attentat est survenu peu avant 11H00 locales (05H30 GMT) dans la province reculée de Paktia (sud-est), un bastion des rebelles talibans.

Un kamikaze sur une moto s’est fait exploser près d’une école alors que les enfants rentraient chez eux après la fin des cours, a déclaré à l’AFP Zalmai Uriakhail, chef de la police de la province, précisant que les lieux étaient bondés à ce moment là.

Un attentat avec un véhicule piégé a été perpétré contre un convoi de la force internationale de l’Otan (Isaf). Deux membres de l’Isaf ont été tués, a de son côté annoncé un porte-parole de la force, sans divulguer la nationalité des victimes.

L’attentat a également coûté la vie à dix enfants et un policier, a indiqué de son côté le ministère afghan de l’Intérieur, alors qu’un bilan précédent faisait état de neuf enfants morts.

Quinze enfants ont également été blessés dans l’explosion, a déclaré le ministère dans un communiqué, dans lequel il condamne cet attentat inhumain.

Les terroristes qui mènent un combat contre l’éducation ont prouvé une fois encore à travers ce lâche attentat qu’ils n’avaient aucune considération pour les civils innocents et sans défense, a dénoncé le ministère.

Plus tôt dans la matinée, quatre femmes, deux enfants et un homme, membres d’une même famille, ont été tués dans l’explosion d’une bombe artisanale placée par les talibans sur une route près de Mehtarlam, capitale de province de Laghman, dans l’est du pays, a indiqué le porte-parole du gouvernement local, Sarhadi Zwak.

Deux autres personnes blessées dans cet attentat survenu à 06H30 locales (02H00 GMT) ont été hospitalisées, a précisé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Le ministère condamne dans les termes les plus forts cet acte des talibans et prie pour le rétablissement rapide des personnes blessées et présente ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Aucune des deux attaques de Paktia et Mehtarlam n’était revendiquée en début d’après-midi. Les attentats suicide et bombes artisanales sont les armes de prédilection des talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale menée par les Etats-Unis et qui mènent depuis une tenace rébellion contre le gouvernement de Kaboul et son allié de l’Isaf.

Romandie.com avec (©AFP / 03 juin 2013 13h06)

Mali: plusieurs morts dans un « attentat-suicide » à la voiture piégée à Kidal

février 27, 2013
Mali: plusieurs morts dans un 'attentat-suicide' à la voiture piégée à Kidal Mali: plusieurs morts dans un « attentat-suicide » à la voiture piégée à Kidal © AFP

Un « attentat-suicide » à la voiture piégée a secoué mardi soir à Kidal, ville de l’extrême nord-est du Mali où sont présentes des troupes françaises, selon plusieurs sources concordantes dont une source hospitalière qui a affirmé avoir compté sept morts, dont le kamikaze.

« Un véhicule piégé a explosé à 19H30 (locales et GMT). L’attentat-suicide a été perpétré contre le check-point de la partie est de Kidal, tenu par le MNLA », le Mouvement national de libération de l’Azawad (rébellion touareg), a déclaré une source militaire jointe depuis Gao (environ 350 km au sud de Kidal).

« C’était un kamikaze en pick-up. L’attaque ne visait pas directement les Français, parce que l’attaque était dirigée vers l’extérieur (de la ville) et non vers l’aéroport tenu par les Français », a indiqué la même source, sans fournir de bilan.

Les forces françaises avaient repris fin janvier le contrôle de l’aéroport de Kidal, ancien bastion islamiste, et quelque 1. 800 soldats tchadiens sont arrivés depuis pour sécuriser la ville où étaient déjà présents des islamistes armés et le MNLA, qui affirment collaborer avec les Français dans la traque des jihadistes en cours depuis janvier au Mali.

Après l’attentat, « nous avons compté sept morts et onze blessés. Le kamikaze est mort » ainsi que « six combattants », a déclaré à l’AFP une source hospitalière jointe sur place.

Dans un communiqué, le MNLA a fait état d’un « bilan provisoire » de « 7 morts » parmi (ses) combattants ainsi que plusieurs blessés ».

« Un kamikaze à bord d’un véhicule de type 4×4 s’est fait exploser au niveau du poste de contrôle du MNLA situé à la sortie de Kidal menant vers Ménaka » (sud-est de Kidal), il « s’est fait exploser au moment où les combattants du MNLA s’apprêtaient à contrôler le véhicule », affirme-t-il.

L’attentat a aussi été annoncé à l’AFP par le chef du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), le groupe armé se disant islamiste « modéré » et présent dans la ville avec le MNLA, ainsi que par un responsable du gouvernorat, tous deux joints au téléphone depuis Bamako.

Mais le chef du MIA, Alghabass Ag Intalla, a soutenu que l’explosion s’est produite « à une barrière militaire » de son mouvement, « à la sortie » de la ville.

Selon le responsable du gouvernorat de Kidal, « l’explosion de la voiture piégée s’est déroulée au sud de Kidal, vers la route qui conduit à Ménaka ». « Il y a eu au moins quatre morts. (. . . ) La voiture piégée est venue de l’intérieur de la ville de Kidal », a-t-il ajouté.

Dans un premier temps, une source militaire française jointe depuis Gao avait parlé à l’AFP d’une explosion due à une destruction de munitions.

La ville de Kidal, à 1. 500 km au nord-est de Bamako, est la capitale de la région du même nom abritant le massif des Ifoghas où sont retranchés des combattants islamistes puissamment armés liés à Al-Qaïda, que les soldats français et tchadiens traquent depuis plusieurs semaines dans des opérations aériennes et terrestres.

La semaine dernière, des combats entre soldats tchadiens et jihadistes ont fait 116 morts, selon l’état-major tchadien: 23 parmi les militaires tchadiens, et 93 dans le camp des islamistes armés. Il s’agit des pertes connues les plus lourdes subies par les forces soutenant le Mali.

Le 21 février, le camp militaire français à Kidal a été visé par une attaque d’un kamikaze à bord d’un véhicule qui a explosé près du site. Le conducteur a été tué sur le coup, selon des sources concordantes.

Le lendemain, un attentat à l’aide de deux voitures piégées s’est produite à Tessalit (environ 170 km au nord de Kidal), proche de la frontière algérienne, contre des hommes du MNLA. Selon des sources concordantes, il y a eu au moins cinq morts, dont les deux kamikazes.

Ces attaques de Kidal et Tessalit ont été revendiquées par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), un des groupes armés dont les hommes sont traqués et qui a annoncé d’autres attentats-suicide au Mali, sans plus de détails.

Mardi matin, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian avait affirmé que les combats, « violents », se poursuivaient dans le massif des Ifoghas, avec beaucoup de pertes dans les rangs des islamistes armés. Il y a des morts « tous les jours » mais les forces françaises font « très peu de prisonniers », avait-il dit.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : 1 800 soldats tchadiens entrent dans Kidal pour sécuriser la ville

février 5, 2013
Des soldats tchadiens. Des soldats tchadiens. © AFP

Les soldats tchadiens seront déployés dans Kidal. De leur côté, les militaires français gardent le contrôle de l’aérodrome, où deux sections de parachutistes ont été envoyées en renfort.

Les forces françaises et africaines concentrent actuellement leurs efforts sur la région de Kidal, dans l’extrême nord-est du Mali. Parallèlement aux frappes aériennes de ces derniers jours sur le massif des Ifoghas, où les groupes islamistes armés se seraient réfugiés, 1800 soldats de l’armée tchadienne sont entrés dans la ville de Kidal pour la sécuriser, a indiqué mardi le ministère français de la Défense.

De leur côté, les Français poursuivent le contrôle de l’aérodrome grâce au renfort de deux sections parachutistes, soit quelques dizaines d’hommes. Selon le ministère, les soldats français déployés au Mali sont désormais près de 4 000.

D’après la Défense, les frappes aériennes massives qui se sont poursuivies ces derniers jours dans la région de Kidal ont permis le traitement de 25 objectifs, principalement des dépôts logistiques et des centres d’entraînement dans les zones d’Aguelhok et Tessalit.

3800 soldats africains

Près de 3 800 soldats africains, dont un peu plus de 2 000 de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), sont également présents au Mali. ils doivent encore être renforcés dans les semaines à venir.

Le Tchad s’est lui engagé à fournir 2 000 soldats. Ils ne font pas partie de la Misma mais agissent en coordination avec elle.

Kidal, à 1 500 km de Bamako, a longtemps été le bastion d’Ansar Eddine. Elle était passée sous le contrôle du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA, groupe dissident d’Ansar Eddine) et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA, rébellion touareg) avant l’arrivée, dans la nuit du 29 au 30 janvier, de soldats français qui ont pris le contrôle de l’aérodrome.

Selon Paris, c’est dans la région de Kidal, dans le massif montagneux des Ifoghas, que seraient détenus les sept otages français au Sahel.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali : après l’offensive éclair sur Gao, objectif Tombouctou

janvier 27, 2013
Des soldats maliens patrouillent à Diabali, le 26 janvier 2013. Des soldats maliens patrouillent à Diabali, le 26 janvier 2013. © AFP

Une colonne de soldats français et maliens se dirigeait dimanche vers la cité mythique de Tombouctou, au lendemain de la reconquête lors d’une offensive éclair de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, où des soldats de la force africaine se sont déployés.

Une colonne de soldats français et maliens se dirigeait dimanche vers la cité mythique de Tombouctou, au lendemain de la reconquête lors d’une offensive éclair de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, où des soldats de la force africaine se sont déployés.

L’aviation française a aussi bombardé des positions islamistes dans leur fief de Kidal, à 1.500 km de Bamako, alors que des sources font état depuis plusieurs jours d’un repli des combattants islamistes dans les montagnes de cette région, dans l’extrême nord-est malien. Soldats français et maliens progressaient parallèlement par voie terrestre sur un autre front, en direction de Tombouctou, ville-phare de l’islam en Afrique, à 900 km au nord-est de Bamako. Les « troupes françaises et maliennes » seront « bientôt près de Tombouctou », a assuré samedi le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault.

Une perspective qui enchante des réfugiés de la ville rencontrés samedi à Mopti (centre), dont certains évoquent déjà une volonté de vengeance à l’égard des islamistes, qui ont notamment détruits des mausolées de saints musulmans et imposé une conception rigoriste de la charia (loi islamique). « Ils nous chicotaient quand on fumait, quand on écoutait de la musique. On va leur faire payer ce qu’ils nous ont fait. Les chicoter aussi », promet ainsi Amadou, un jeune étudiant de Tombouctou, réfugié à Mopti (centre).

Le bastion islamiste de Gao, à 1.200 km au nord-est de Bamako, est tombée samedi au cours d’une opération spectaculaire de l’armée française: des membres des forces spéciales benéficiant d’un appui aérien se sont d’abord emparés de l’aéroport et d’un pont stratégique. Puis, des soldats tchadiens et nigériens sont venus par avion du Niger voisin jusqu’à Gao, marquant de manière frappante l’entrée des troupes de la force africaine sur le théâtre des opérations malien.

« La prise de contrôle de Gao, qui compte 50.000 à 60.000 habitants, par les soldats maliens, tchadiens et nigériens est en cours », a indiqué dimanche le porte-parole de l’armée française, le colonel Thierry Burkhard. Plus de 6.000 soldats ouest-africains et tchadiens doivent à terme être déployés au Mali pour prendre le relais de l’armée française, mais ils n’arrivent qu’au compte-goutte et leur déploiement est ralenti par de sérieux problèmes de financement et de logistique. Seuls 2.000 d’entre eux sont aujoud’hui stationnés au Mali et au Niger.

L’UA salue l’action de la France

Les premiers témoignages faisaient état d’une liesse populaire mais aussi de premiers actes de pillage à Gao. Les communications téléphoniques fixes et portables sont coupées, et la zone n’est pas accessible à des observateurs indépendants. L’armée française affirmait samedi qu’il n’y avait pas de combat à Gao, mais « des opérations de harcèlement », avec des francs-tireurs.

Gao était un bastion des islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui y ont commis de nombreuses exactions, dont des amputations de personnes accusées de vol. Ce groupe avait affirmé samedi à l’AFP vouloir « négocier la libération » d’un otage français, Gilberto Rodriguez Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a répondu en refusant « les logiques de chantage ».

D’après une source de sécurité malienne, les principaux responsables des groupes islamistes armés, Iyad Ag Ghaly le chef d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et l’Algérien Abou Zeid, l’un des émirs d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) se sont réfugiés dans les montagnes de Kidal. Des positions des islamistes à Kidal et sa région ont été bombardées samedi par des avions français, selon des sources maliennes.

« Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire », a déclaré à l’AFP une source de sécurité. La maison du chef d’Ansar Dine, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990 au Mali, a été détruite, ont ajouté des habitants.

Kidal avait été la première ville conquise par les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), alors alliés aux groupes islamistes en mars 2012. Ils avaient ensuite été évincés de la région par leurs anciens alliés.

A Addis-Abeba, le chef d’Etat béninois Thomas Boni Yayi, président sortant de l’Union Africaine (UA), a déploré devant ses pairs réunis en sommet la lenteur de l’organisation à agir pour « défendre » le Mali et « salué » l’intervention française.

Pour un habitant de Mopti, la France, engagée depuis le 11 janvier au côté de ce qui reste de l’armée malienne, contre les islamistes armés, afin d’empêcher leur progression vers le sud et Bamako puis en reconquérant le nord du pays, paie ainsi une « dette » contractée par l’ancienne puissance coloniale envers le Mali.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: l’aviation française détruit la maison du chef d’Ansar Dine à Kidal

janvier 27, 2013
Mali: l'aviation française détruit la maison du chef d'Ansar Dine à Kidal Mali: l’aviation française détruit la maison du chef d’Ansar Dine à Kidal © AFP

L’aviation française a bombardé des positions islamistes à Kidal et sa région, dans l’extrême nord-est du Mali, détruisant notamment la maison du chef du groupe armé Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

« Il y a eu des frappes aériennes dans la région de Kidal (à 1. 500 km de Bamako). Ces frappes ont notamment touché la maison de Iyad Ag Ghaly à Kidal et un camp militaire dans la même ville », a déclaré à l’AFP une source malienne de sécurité.

« L’armée française a tiré sur un camp militaire à Kidal, et détruit la maison de Iyad Ghaly. Il y a aussi eu des tirs de l’aviation française à l’ouest de Kidal, non loin du village natal de Iyad Ghaly », a déclaré de son côté un élu de la région.

Kidal et sa région sont le fief d’Ansar Dine. Dirigé par Iyad Ag Ghaly, ex-militaire et ex-figure des rébellions touareg des années 1990 au Mali, ce groupe est apparu au grand jour en 2012.

Il a été renforcé par des combattants qui étaient des membres actifs de la branche maghrébine d’Al-Qaïda.

Les communications téléphoniques avec la localité de Kidal sont interrompues.

Kidal avait été la première ville conquise par les rebelles touareg et les groupes islamistes en mars 2012. Les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avaient ensuite été évincés de la région par leurs anciens alliés.

Samedi, soldats français et maliens se sont emparés de Gao, autre bastion islamiste, à 1. 200 km de Bamako.

Jeuneafrique.com avec AFP

novembre 4, 2012

Dans l'Ohio, samedi 3 novembre.
Dans l’Ohio, samedi 3 novembre. Crédits photo : MATT SULLIVAN/REUTERS
 
Des millions d’Américains ont déjà voté. Le camp Romney fait valoir que dans la plupart des États concernés, l’avance d’Obama est inférieure à celle de 2008.
Les États-Unis sont partis pour battre le record de 2008. 28 millions d’Américains ont déjà voté dans 34 États et le vote anticipé pourrait atteindre de 35% à 40% cette année des votes (30% en 2008 et 20% en 2004). Pour l’instant, il profite à Barack Obama. Mais le camp républicain, dont les électeurs votent traditionnellement en plus grand nombre le jour de l’élection, assure qu’il se rattrapera le 6 novembre.

Dans de nombreux États autorisés à voter en avance, les électeurs ont parfois fait la queue pendant plusieurs heures pour pouvoir accomplir leur devoir de citoyen. Dans l’Ohio, où ils ont été plus harcelés que dans n’importe quel autre État par les campagnes des candidats, 1,6 million de personnes sur 8,1 millions ont déjà voté à moins de trois jours du scrutin. C’est plus qu’en 2008. Le président Obama avait remporté l’Ohio en 2008 avec cinq points d’écart sur John McCain. Le comté de Cuyahoga qui inclut Cleveland, bastion démocrate, est celui qui a enregistré le plus grand nombre de votes anticipés à ce jour. Comme ailleurs, ils ne seront pas dépouillés avant le 6 novembre.

En Floride, où le vote anticipé a pris fin samedi (depuis que le gouverneur républicain a réduit sa durée de près d’une semaine), les démocrates dépassent de peu les républicains. Le camp démocrate reconnaît qu’il devra faire mieux le 6 novembre. Parmi les deux derniers sondages réalisés ce week-end, l’un donne deux points d’avance à Barack Obama, l’autre en donne six à Mitt Romney.

Une course serrée mardi

Dans l’Iowa, la situation est favorable à Barack Obama. 43% de démocrates ont déjà voté contre seulement 32% de républicains. En 2008, le président avait battu John McCain de 10 points, un score impossible à répéter cette année, mais, d’après les commentateurs locaux, Mitt Romney aura du mal à compenser son retard le 6 novembre. Au Nevada ainsi qu’en Caroline du Nord, Barack Obama détient aussi l’avantage dans le vote anticipé. Dans le premier, il mène de 7 points (44% de démocrates ont voté contre 37% de républicains), dans le second de 16 (48% de démocrates contre 32% de républicains). Le camp Romney fait valoir que dans la plupart des États concernés, l’avance de Barack Obama dans le vote anticipé est bien inférieure à celle de 2008. L’équipe du président rétorque que ce n’est pas cette différence qui compte, mais celle entre Barack Obama et Mitt Romney.

Le Colorado est le seul État où Mitt Romney est en meilleure position. 37% des républicains ont voté en avance contre 35% de démocrates. Barack Obama avait remporté le Colorado en 2008 mais la course s’y annonce beaucoup plus serrée cette année.

Dans l’ensemble, les deux candidats restent au coude-à-coude dans les sondages, mais Barack Obama préserve sa position de favori dans la marge d’erreur statistique. Une nouvelle enquête d’opinion publiée samedi par l’influent Des Moines Register lui donne cinq points d’avance dans l’Iowa. Une autre le place à égalité avec son rival dans le New Hampshire. Tout semble confirmer que la course sera extrêmement serrée mardi. Mais la voie vers les 270 grands électeurs, indispensables pour gagner l’élection, reste toujours favorable à Barack Obama. Le New York Times a établi que le président avait 431 manières d’y arriver contre seulement 56 pour Mitt Romney.

Lefigaro.fr par Adèle Smith à New York

Libye: à Bani Walid, les forces pro-CNT paient cher leurs cafouillages

octobre 10, 2011

A Bani Walid, un des derniers bastions de Mouammar Kadhafi assiégé depuis plus d’un mois par les forces du nouveau régime, le dernier cafouillage en date a coûté cher: 17 combattants ont été tués dimanche et l’aéroport, sitôt pris, a dû être abandonné.

La journée de dimanche aurait pu marquer une véritable avancée stratégique avec la prise de contrôle du petit aéroport de Bani Walid, vaste oasis au relief escarpé à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli.

Mais faute de coordination entre les brigades impliquées dans l’assaut, les troupes ont dû reculer dimanche soir, faute d’avoir pu sécuriser les positions conquises dans la journée.

Selon un membre de la brigade Jado, dirigée par le commandant Moussa Younès, chef des forces du Conseil national de transition (CNT) sur ce front, « les instructions étaient de prendre l’aéroport et de sécuriser les alentours, afin d’en faire une base militaire ».

Mais au lieu d’épauler la brigade, les autres unités sont parties vers le centre-ville.

« Les gens arrivent spontanément de différentes villes pour se battre ici, mais personne ne les contrôle », se désespère Wasef Badrani, médecin sur le front.

Pour les combattants entrés à l’intérieur de la ville-fantôme de Bani Walid, l’expédition a vite tourné au cauchemar.

« Des gens habillés en civil nous ont accueillis en nous acclamant. Mais c’était une embuscade. Très vite, ils se sont mis à nous tirer dessus, des hommes mais aussi des femmes », raconte Mohamed Saoud, un médecin lui-même blessé à l’avant-bras dans la bataille.

« Ils ont tiré sur notre ambulance », assure-t-il en montrant du doigt le pare-brise de son véhicule criblé de cinq balles.

Selon un autre médecin, Moez Al Mehdawe, « trois véhicules ont été détruits par des missiles à guidage thermique » lancés par les forces pro-Kadhafi.

Cernés par les tireurs embusqués, attaqués à l’arme lourde, les combattants ont finalement battu retraite à la tombée de la nuit. « Nous avons dû abandonner certains de nos camarades blessés sur place », confie Mohamed Saoud. « C’était un vrai massacre. Nous n’étions pas organisés ».

Le bilan est lourd: 17 morts et plus de 80 blessés, évacués vers les hôpitaux environnants, et jusqu’à Tripoli pour les plus touchés.

Lundi, le commandant Moussa Younès a décrété la suspension des combats à Bani Walid « pour donner une dernière chance aux civils de fuir et aux forces loyalistes de se rendre ».

De son propre aveu, il s’agissait aussi de remettre de l’ordre parmi ses troupes avant une nouvelle offensive. « Nous coordonnons nos plans avec les +thowars+ (révolutionnaires) pour unifier nos rangs », a-t-il déclaré à l’AFP.

Après l’ultimatum, le dernier en date d’une longue série, une centaine de familles ont fui la ville lundi, selon le porte-parole de la brigade Jado, Khaled Mohamed Abouras. Selon l’ONU, près de 20. 000 habitants ont quitté la ville ces dernières semaines.

Lundi soir, dans leur base arrière à une quarantaine de kilomètres de Bani Walid, les combattants nettoyaient leurs armes et faisaient l’inventaire de leurs munitions, en vue d’un prochain assaut.

Mais même si les efforts de coordination portent leurs fruits d’ici là, les combats promettent d’être tout aussi violents que dimanche: « Bani Walid est le dernier refuge des mauvais gars en Libye. Ils se battront jusqu’au bout, parce qu’ils savent qu’ils sont déjà morts », prédit Mohamed Saoud.

Jeuneafrique.com avec AFP