Posts Tagged ‘bastions’

Nigeria: l’armée chasse Boko Haram d’un de ses derniers bastions

décembre 24, 2016

Abuja – Le président nigérian Muhammadu Buhari a déclaré samedi que l’armée avait écrasé Boko Haram dans la forêt de Sambisa, l’un des derniers bastions du groupe islamiste dans le nord-est du pays.

L’armée mène depuis plusieurs mois des opérations dans cette forêt de quelque 1.300 km2, située dans l’Etat du Borno, où des combattants du groupe ont trouvé refuge après des revers militaires.

Je suis ravi et très fier des braves soldats de l’armée nigériane, après avoir appris la nouvelle tant attendue et gratifiante de l’écrasement final des terroristes de Boko Haram dans leur dernière enclave dans la forêt de Sambisa, a affirmé M. Buhari dans un communiqué.

Le chef de l’Etat a salué la détermination des troupes nigérianes qui ont finalement pénétré et écrasé ce qu’il restait des insurgés de Boko Haram au +Camp Zéro+, situé au coeur de la forêt de Sambisa.

Le chef d’état-major de l’armée m’a appris que le camp était tombé vers 13h35 le vendredi 22 décembre et que les terroristes étaient en fuite, n’ayant nulle part où aller, a dit le président, exhortant les soldats à les poursuivre et à les traduire devant la justice.

Mercredi, l’armée avait affirmé avoir libéré 1.880 civils des mains de Boko Haram et capturé plus de 500 combattants au cours de la semaine écoulée dans la forêt de Sambisa.

Secte salafiste extrémiste à l’origine, Boko Haram s’est mué en mouvement jihadiste à la mort de son fondateur Mohammed Yusuf, en 2009. Les violences du mouvement et leur répression ont fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria.

Romandie.com avec(©AFP / 24 décembre 2016 13h02)             

G8/Les dirigeants tentent de transformer l’essai contre les paradis fiscaux

juin 18, 2013

Enniskillen (awp/afp) – Les dirigeants des grandes puissances du G8 réunis en Irlande du Nord devaient tenter mardi de porter un nouveau coup aux paradis fiscaux.

Priorité du Premier ministre britannique David Cameron, la lutte contre l’évasion fiscale est le point fort de la seconde journée du sommet au luxueux complexe hôtelier de Lough Erne.

Le G8 veut donner « une impulsion » et maintenir « la pression politique » après les avancées spectaculaires des derniers mois, explique un diplomate britannique.

David Cameron n’accueille pas ses hôtes les mains vides. Il peut se targuer d’avoir obtenu samedi des dix territoires d’outre-mer britanniques et dépendances de la Couronne, souvent des paradis fiscaux notoires comme les Bermudes ou les îles Caïmans, qu’ils rejoignent la convention multilatérale sur l’échange d’informations fiscales.

« C’est un pas important, maintenant il faut que les autres pays du G8 mettent aussi de l’ordre chez eux », estime Elisa Bacciotti, de l’organisation non gouvernementale Oxfam.

Venue suivre le sommet, elle souligne que le G8, « ce sont plus de quinze paradis fiscaux autour de la table », avec les territoires britanniques, mais aussi Monaco et Andorre pour la France ou l’Etat américain du Delaware.

La convention multilatérale, sous la houlette de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), semble ainsi fédérer un nombre croissant de pays. Des bastions du secret bancaire, comme l’Autriche, le Luxembourg et Singapour, se sont engagés en mai à signer le texte, et la Chine s’apprête à le faire.

Autre pays mis en cause, la Suisse a apporté lundi son soutien à l’OCDE pour définir une « norme mondiale » en matière d’échange automatique d’informations bancaires et fiscales.

En Ulster, l’OCDE présente en effet au G8 une feuille de route en quatre étapes vers « un système vraiment multilatéral » d’échange automatique de renseignements fiscaux, clé de voûte de la lutte contre la fraude. Des avancées décisives sont à ses yeux possibles d’ici mi-2014.

Reste, comme le note une source européenne proche des négociations, « que cela ne sert à rien d’avoir l’échange automatique si on se heurte à des structures opaques ».

L’agenda du G8 prévoit donc d’avancer sur la transparence concernant les propriétaires et bénéficiaires réels des sociétés.

Les ONG réclament des registres publics, mais la question fait débat parmi les grandes puissances. Le président américain Barack Obama « n’acceptera pas, pour protéger le Delaware », déplore un négociateur international.

In fine, certains dirigeants du G8 pourraient annoncer la mise en place d’un registre national, réservé toutefois à leur administration fiscale et pas accessible à l’opinion publique.

« Il est essentiel que ces informations soient dans le domaine public », insiste l’ONG Global Witness.

Surtout, selon des sources proches des négociations, les « trusts », ces entités juridiques anglo-saxonnes devenues le symbole des trous noirs de la finance mondiale, devraient être pour l’instant exclus de ces efforts de transparence, malgré les déclarations de bonnes intentions. Les bénéficiaires de certains placements offshore pourront donc continuer à s’abriter derrière ces paravents.

Le G8 doit enfin apporter son soutien aux travaux de l’OCDE pour éviter, à l’avenir, que les multinationales aux activités florissantes échappent à l’impôt grâce à des stratégies d’optimisation fiscale particulièrement complexes.

Les grandes puissances (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Canada, Royaume-Uni, France, Italie et Russie) doivent aussi discuter mardi de la lutte contre le terrorisme. David Cameron souhaite que le G8 s’accorde sur le principe de refuser le paiement de toute rançon pour libérer les victimes d’enlèvements. « Cela étoufferait l’une des principales sources de financement des organisations terroristes, et réduirait bien sûr la motivation d’enlever nos citoyens », a-t-il expliqué.

Cette question est sensible, notamment en France, qui compte plusieurs otages au Sahel. Paris, qui était réputé pour avoir versé des rançons, est décidé à ne plus le faire, a affirmé à plusieurs reprises M. Hollande.

Avant de quitter mardi après-midi les rives verdoyantes de ce lac nord-irlandais, les dirigeants vont aborder avec le Premier ministre libyen Ali Zeidan la question sécuritaire en Libye, particulièrement dans le sud-est du pays où les Occidentaux craignent « un nouveau Mali » en raison de la présence de jihadistes armés.

L’Otan a fait savoir début juin qu’elle était prête à aider la Libye à renforcer la sécurité de son territoire, tout en précisant qu’il ne s’agissait pas de « déployer des troupes ».

(AWP / 18.06.2013 07h10)

Affrontements entre policiers et salafistes en banlieue de Tunis

mai 19, 2013

TUNIS – Des affrontements ont éclaté dimanche midi entre policiers et salafistes à la Cité Ettadhamen, en banlieue ouest de Tunis, où le mouvement Ansar Ashriaa a appelé ses militants à se réunir faute d’avoir pu tenir son congrès à Kairouan, selon un journaliste de l’AFP.

Des centaines de salafistes, qui ont érigé des barricades à l’aide de pneus en feu dans les rues de ce quartier, jetaient des pierres sur les policiers qui répondaient par des gaz lacrymogènes et des tirs de sommation.

Des blindés de la garde nationale sont arrivés en renfort ainsi que des camions de l’armée tunisienne pour tenter de disperser les militants salafistes.

Ansar Ashariaa a appelé dimanche ses partisans à se réunir dans ce quartier de Tunis considéré comme l’un de ses bastions après que les autorités ont bouclé Kairouan (150 km au sud de Tunis) pour empêcher la tenue du congrès du mouvement salafiste jihadiste.

La Tunisie a vu depuis la révolution de 2011 se multiplier les violences orchestrées par la mouvance salafiste. Le pays est aussi déstabilisé par une profonde crise politique et le développement des conflits sociaux face à la misère.

Le parti islamiste au pouvoir Ennahda a longtemps été accusé de laxisme pour avoir toléré les groupuscules salafistes jihadistes. Il a cependant considérablement durci sa position après que seize militaires et gendarmes ont été blessés fin avril-début mai par des mines posées par des groupes armés liés à Al-Qaïda traqués à la frontière avec l’Algérie.

Romandie.com avec (©AFP / 19 mai 2013 13h02)

Les soldats français et maliens en passe de contrôler Tombouctou

janvier 28, 2013
Des soldats maliens à Diabali, le 26 janvier. Des soldats maliens à Diabali, le 26 janvier. © AFP/Eric Feferberg

Lundi 28 janvier au matin, des soldats français et maliens contrôlaient les accès à Tombouctou et l’aéroport à l’issue d’une opération terrestre et aérienne menée dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 janvier.

Les troupes françaises et maliennes poursuivent leur offensive éclair. Lundi 28 janvier au matin, elles contrôlaient les accès et l’aéroport de Tombouctou à l’issue d’une opération terrestre et aérienne menée dans la nuit, a-t-on annoncé de sources française et malienne.

« Nous contrôlons l’aéroport de Tombouctou. Nous n’avons rencontré aucune résistance. Il n’y a aucun problème de sécurité en ville », a un officier supérieur de l’armée malienne. C’est le groupement tactique interarmes (GTIA) 21, venant de l’axe Diabali, Néré, Goundam, qui a saisi l’aéroport.

Les forces françaises et africaines contrôlent désormais la « Boucle du Niger » entre les deux bastions islamistes de Tombouctou (900 km au nord-est de Bamako) et Gao (1 200 km au nord-est de la capitale malienne), a annoncé à l’AFP le porte-parole de l’état-major des armées (EMA) à Paris, le colonel Thierry Burkhard. Ce contrôle a été réalisé en 48 heures, a souligné le porte-parole de l’État-major.

Manœuvre conjointe

La manœuvre conjointe des forces françaises de l’opération Serval et des forces maliennes s’est déroulée avec un appui de patrouilles d’avions de chasse français, a précisé le colonel Burkhard. Dans le même temps, un largage de parachutistes avait pour objet de bloquer les « exfiltrations ennemies » tandis qu’un groupement aéromobile (hélicoptères) était engagé en appui de ces deux forces.

À Gao, les troupes maliennes et françaises arrivées samedi sur place ont été déployées au centre de la ville, où elles ont été acclamées par la population. La ville était tombée au cours d’une opération de l’armée française, des membres des forces spéciales bénéficiant d’un appui aérien s’emparant d’abord de l’aéroport et d’un pont stratégique. Le ministère français de la Défense a confirmé, dimanche 27 janvier, avoir effectué « une vingtaine » de frappes aériennes dans les régions de Gao et de Tombouctou.

La situation à Kidal est, en revanche, floue.  Plusieurs informations contradictoires ayant été communiquées dimanche. Une source militaire malienne a d’abord affirmé que l’aviation française avait effectué des frappes ciblées contre des sites militaires du groupe Ansar Eddine, dont la maison d’Iyad Ag Ghali. L’ancien camp militaire numéro 2 (le quartier général des jihadistes) et de stocks de carburant auraient également été visés.

Mais ces informations ont été démenties dimanche soir par l’armée française. « La maison de Iyad Ag Ghaly est toujours debout. Il n’y a pas eu de frappes dans la région de Kidal », a affirmé à l’AFP une source militaire française. De sources concordantes, il n’y a pas eu de frappe aérienne sur la ville elle-même. En revanche, la localité est survolée depuis plusieurs jours par des avions de chasse français.

Jeuneafrique.com avec AFP

Mali: les islamistes ont quitté les grandes villes pour mieux rebondir

janvier 15, 2013
Mali: les islamistes ont quitté les grandes villes pour mieux rebondir Mali: les islamistes ont quitté les grandes villes pour mieux rebondir © AFP

Les islamistes armés du nord du Mali ont été surpris par l’intervention française et ont décidé d’évacuer les grandes villes qu’ils occupaient depuis neuf mois, ce qui, estiment des experts, s’apparente plus à un « repli stratégique » qu’à une débandade.

Les raids de l’aviation française ont permis de stopper l’avancée sur Bamako des islamistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’autres groupes alliés qui ont ensuite évacué les grandes villes du Nord, notamment Gao et Tombouctou.

Ces villes, ainsi que Kidal, étaient jusqu’alors des bastions d’Aqmi, d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), où ils y imposaient avec une extrême rigueur la charia (loi islamique): lapidations, amputations, coups de fouet en public, destruction de mausolées musulmans vénérés par les population locales.

En même temps qu’ils abandonnaient leurs bastions, les islamistes prenaient lundi une petite localité dans l’ouest du Mali, Diabali, après de violents combats avec l’armée malienne. Des bombardements menés dans la nuit par l’armée française les ont obligés à fuir Diabali.

Mais ce qui pourrait apparaître comme une débandade de ces groupes n’est « évidemment » qu’un « repli stratégique » de leur part, estime Jean-Charles Brisard, expert en affaires de terrorisme. Ils profitent selon lui de « l’immensité du désert » du nord du Mali qu’ils connaissent parfaitement.

« Selon ce que l’on sait, ils se sont repliés dans les régions montagneuses autour de Kidal. Il va falloir rapidement aller sur le terrain pour les déloger », ajoute-t-il.

« Guerre de longue haleine »

Dans la perspective du déploiement prochain au Mali d’une force ouest-africaine, « ils se dispersent pour rendre l’offensive africaine beaucoup plus difficile sur le terrain. Ils se disséminent pour nous entraîner dans une logique de guérilla. Ils peuvent prolonger le conflit indéfiniment », affirme M. Brisard.

Pour empêcher un repli des islamistes armés sur leur territoire, l’Algérie a fermé ses frontières avec le Mali et la Mauritanie a renforcé ses patrouilles dans les zones frontalières. Mais il reste difficile de contrôler les milliers de kilomètres de frontières du Mali et les islamistes peuvent pour l’instant encore se contenter d’évoluer par petits groupes très mobiles dans l’immensité du nord malien, un territoire quasi désertique plus grand que la France.

« Les jihadistes comptent sur une guerre de longue haleine. Ils sont à l’aise dans cette situation: le grand désert, les reliefs difficiles, une situation sécuritaire précaire », analyse Alaya Allani, universitaire tunisien, spécialiste des mouvements islamistes.

Selon lui, « ils feront un repli tactique pour reprendre leur souffle, mais ni l’armée malienne ni les Français ne peuvent les anéantir ».

« L’occupation des grandes villes (du nord du Mali) par les islamistes est terminée. mais à court terme » seulement, estime pour sa part l’expert malien Moussa Tounkara. « Il faut s’attendre à des attentats pour marquer les esprits », dit-il. Des responsables islamistes ont d’ores et déjà menacé de frapper la France « au coeur ».

Outre la crainte d’attentats, l’inquiétude est également à son paroxysme concernant le sort des sept otages français enlevés au Sahel et détenus par les groupes islamistes. L’ex-otage Pierre Camatte, détenu fin 2009 pendant trois mois au Mali par Aqmi, a estimé que le danger est « à son point le plus élevé » pour eux, tout en jugeant « nécessaire » l’intervention française.

Une inquiétude d’autant plus grande, selon M. Camatte, que parmi les islamistes, « il y en a aujourd’hui qui sont vraiment fanatisés et se considèrent carrément investis d’une mission divine pour combattre le mécréant, en particulier le Français ».

Jeuneafrique.com avec AFP

Accusé par l’ONU en RDC, l’Ouganda menace de se retirer de ses missions de paix

novembre 2, 2012
Accusé par l'ONU en RDC, l'Ouganda menace de se retirer de ses missions de paix Accusé par l’ONU en RDC, l’Ouganda menace de se retirer de ses missions de paix © AFP

L’Ouganda a menacé vendredi de retirer ses forces de Somalie, où elles forment l’ossature de la force de l’Union africaine, et des autres opérations de paix auxquelles elles participent, si l’ONU ne retire pas ses accusations sur son implication dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

« Nous disons que si ces accusations, qui sont malveillantes et infondées, ne sont pas retirées, alors nous allons envisager de nous retirer, non seulement de Somalie, mais de toutes les opérations de paix dans lesquelles nous sommes impliqués », a déclaré à l’AFP le secrétaire d’Etat à la coopération régionale, Asuman Kiyingi.

Kampala, qui assure une médiation entre Kinshasa et les rebelles congolais du M23, a été accusé dans un récent rapport d’experts de l’ONU qui a fuité dans la presse de soutenir – de même que le Rwanda – cette rébellion qui affronte l’armée congolaise depuis plusieurs mois dans la région du Nord-Kivu.

Les autorités ougandaises avaient balayé ces accusations.

Environ 6. 500 soldats ougandais sont déployés en Somalie au sein de la Force de l’Union africaine (Amisom), dont les quelque 17. 000 hommes épaulent le faible embryon d’armée nationale somalienne, et qui a depuis un an accumulé les succès militaires contre les insurgés islamistes shebab.

Ceux-ci ont été chassés en août 2011 de Mogadiscio par l’Amisom et ont depuis perdu la quasi-totalité de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie.

Jeuneafrique.com avec AFP

Kenya : le ministre de la Sécurité intérieure tué dans un accident aérien

juin 10, 2012
Des sauveteurs sont sur les lieux de l'accident d'un hélicoptère le 10 juin 2012. Des sauveteurs sont sur les lieux de l’accident d’un hélicoptère le 10 juin 2012. © AFP

Le ministre kényan de la Sécurité intérieure George Saitoti, candidat à l’élection présidentielle et important responsable dans la lutte contre les islamistes somaliens, a été tué dimanche près de Nairobi dans l’accident, aux causes encore indéterminées, de son hélicoptère avec cinq autres personnes à bord.

« Nous avons malheureusement perdu M. Saitoti et le ministre délégué (à la sécurité intérieure) Orwa Ojode », a déclaré à la presse le vice-président kényan Kalonzo Musyoka, arrivé sur les lieux de l’accident, dans une forêt près de Nairobi. Parmi les victimes se trouvent également les pilote et co-pilote de l’appareil — dont une femme — et les deux gardes du corps des responsables gouvernementaux, a ajouté M. Musyoka.

Le vice-président kényan n’a fait aucun commentaire sur la cause possible de l’accident de l’appareil, un hélicoptère de police muni de petites ailes fixes de la société Eurocopter. Cet appareil s’est écrasé à 08h30 locales (05h30 GMT) dans la forêt de Kibiku, dans les collines de Ngong proches de Nairobi, peu après avoir décollé de l’aéroport Wilson à Nairobi à destination de l’ouest du Kenya pour assister à une célébration religieuse.

Le Kenya a subi ces derniers mois une série d’attentats, attribués systématiquement par le gouvernement aux islamistes somaliens shebab, et en tant que ministre de la Sécurité intérieure, M. Saitoti était impliqué dans les mesures de sécurité prises à l’encontre de ces derniers. Mais rien à ce stade ne permet d’accréditer la thèse d’un attentat plutôt que celle d’un accident. L’armée kényane est entrée en octobre dernier en Somalie, où elle mène depuis, conjointement aux forces militaires d’autres puissances régionales, des opérations pour déloger les islamistes shebab de leurs bastions du sud et du centre de ce pays livré à la guerre civile depuis plus de 20 ans;

Brusque chute de l’appareil

« J’ai vu un appareil voler très bas, il est descendu soudainement et nous avons entendu une forte explosion, puis le feu s’est déclaré quand il a touché le sol », a rapporté à l’AFP un témoin, Ole Tolei, un fermier des environs de cette zone rurale. « L’appareil a fait du sur-place, et on a eu l’impression qu’il faisait demi-tour, et alors il est descendu », a témoigné un autre habitant, Henry Lelei. Après l’accident, « nous nous sommes précipité sur place et il y avait une femme qui pleurait. Elle n’était pas brûlée, mais nous ne pouvions pas nous approcher car le feu était trop fort. Quand l’incendie s’est propagé nous avons dû nous enfuir », a-t-il poursuivi.

« Le gouvernement va s’assurer qu’une enquête poussée soit menée. Nous ferons d’autres déclarations ultérieurement », a déclaré le Premier ministre Raila Odinga, qui s’est également rendu sur place. Les corps des occupants de l’appareil ont été brûlés au point d’empêcher toute identification immédiate, ont rapporté des officiers de police sur place. Un journaliste de l’AFP présent sur les lieux a vu les corps calcinés des six personnes sortis des décombres de l’appareil, dont les débris étaient dispersés sur plusieurs dizaines de mètres dans une zone forestière. La police a établi un cordon de sécurité pour tenter d’empêcher une foule de centaines de badauds d’approcher des lieux de l’accident.

Plusieurs fois ministres depuis 1983

George Saitoti était ministre de la Sécurité intérieure depuis la réélection de l’actuel président Mwai Kibaki en 2008. Il avait annoncé son intention de se présenter à la prochaine élection présidentielle, prévue en principe en mars 2013. Il avait été ministre des Finances dès 1983, puis vice-président du Kenya à partir de 1989, avant d’être limogé en 2002 par le président de l’époque Daniel Arap Moi, après s’être opposé au choix de ce dernier de soutenir Uhuru Kenyatta pour lui succéder à la tête de l’Etat.

M. Saitoti avait alors rejoint le camp de l’opposant de l’époque Mwai Kibaki, et avait occupé d’abord le poste de ministre de l’Education après l’élection de ce dernier en 2002.

Jeuneafrique.com avec AFP

Explosion d’une voiture piégée à Mogadiscio: le conducteur tué

mars 3, 2012

Une voiture piégée a explosé samedi à Mogadiscio, près d’une  base des soldats burundais de la force de la mission de l’Union africaine en  Somalie (Amisom), le conducteur a été tué, a indiqué un responsable de la  police, qui ne pouvait spécifier s’il s’agissait d’un kamikaze.

« La voiture a explosé alors qu’elle approchait de la base des soldats  burundais.  Le conducteur a été tué et deux passants ont été légèrement  blessés », a déclaré à l’AFP Mohamed Duale, un responsable de la police  somalienne.

« Nous enquêtons pour connaître quelle était la cible de cette attaque, qui  heureusement n’en a atteint aucune », a-t-il ajouté.

Il n’a pu confirmer que le conducteur était un kamikaze, ni même s’il savait  que le véhicule était piégé.

La voiture entrait en ville à vitesse réduite quand elle a explosé, près de  la façade arrière de la base des soldats burundais, selon des témoins.

« Il n’y avait pas beaucoup de gens autour quand la voiture a explosé », a  rapporté à l’AFP l’un des témoins, Ibrahim Ali.

Les insurgés islamistes shebab ont multiplié les attaques suicide ou à la  grenade à Mogadiscio, depuis qu’ils y ont abandonné leurs positions en août,  sous la pression des forces du gouvernement somalien de transition (TFG) et de  l’Amisom.

Egalement sous pression des forces kényanes et éthiopiennes dans le sud et  l’ouest, ils avaient menacé mi-février d’intensifier leur campagne d’attentats à  Mogadiscio.  Début février un kamikaze avait tué au moins 15 personnes dans un  bar près des locaux de la présidence.

Les shebab ont récemment connu leur plus grave revers depuis août, en étant  contraint le 22 février d’abandonner sans combattre un de leurs principaux  bastions, Baïdoa, aux troupes éthiopiennes.

S’ils semblent en difficulté sur le terrain militaire, les experts  avertissent qu’ils sont loin d’être défaits et pourraient désormais privilégier  les actions de guérilla et les attentats.

Jeuneafrique.com avec AFP