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France: Franck Ribery a rendu visite à Théo et lui a offert un maillot du Bayern Munich

février 19, 2017

 

LE SCAN SPORT – Le joueur du Bayern Munich s’est rendu samedi au domicile du jeune homme blessé par des policiers lors d’une interpellation à Aulnay-sous-Bois le 2 février dernier.

Actuellement blessé et forfait pour le match du Bayern Munich samedi après-midi contre le Hertha Berlin (1-1), Franck Ribery a profité de ce temps libre pour se rendre en région parisienne. Présent samedi soir à Aulnay-sous-bois, le milieu offensif français a rendu visite à Théo, l’homme de 22 ans blessé lors de son interpellation par la police le 2 février. L’ancien joueur des Bleus en a profité pour lui offir un maillot du Bayern Munich, dédicacé par l’ensemble des joueurs du club allemand. Déjà invité par l’Inter Milan, dont il portait le maillot à l’hôpital, et après avoir reçu la visite de François Hollande en personne, nul doute que Théo a apprécié la démarche du footballeur.

Le jeune homme, qui est sorti de l’hôpital le 16 février dernier, avait déclaré avoir été violé par un policier avec une matraque télescopique à la suite d’une violente interpellation à Aulnay-sous-Bois en Seine Saint-Denis. Quatre policiers ont été mis en examen, dont un pour viol, à la suite de cet événement. Le médecin qui a examiné Théo lui avait diagnostiqué «une plaie longitudinale du canal anal» ainsi qu’une «section du muscle sphinctérien» avant de lui prescrire 60 jours d’incapacité totale de travail (ITT). A la suite de la visite du footballeur français, le compte Facebook Justice pour THEO a publié un message de remerciement, précisant que «Théo est un grand fan de Ribéry».

 

Lefigaro.fr

Allemagne: Le gouvernement condamne une charge raciste contre un joueur de foot

mai 30, 2016

Berlin – Le gouvernement allemand a condamné lundi les propos à caractère raciste proférés par un responsable de la droite populiste à l’encontre du défenseur de l’équipe d’Allemagne de football, Jérôme Boateng, qui ont suscité la réprobation générale dans le pays.

Cette phrase qui a été lancée est une phrase abjecte et triste, a jugé le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, qui s’est en revanche félicité de la réaction de soutien de nombreux supporteurs de football.

Le vice-président de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), Alexander Gauland, avait déclenché une tempête durant le week-end en estimant à propos de ce sportif noir et ghanéen par son père: Les gens l’apprécient en tant que footballeur. Mais ils ne veulent pas avoir Boateng comme voisin.

Honnêtement c’est triste qu’on dise encore ce genre de choses aujourd’hui, a de son côté jugé le joueur, qui évolue en club au Bayern Munich, après un match amical de l’équipe nationale face à la Slovaquie dimanche soir.

Je suis heureux d’être Allemand, j’en suis fier sinon je ne serais pas là dans cette équipe, a ajouté le footballeur de 27 ans. Je suis bien intégré et je n’ai rien à dire de plus, a-t-il encore dit.

Dans le stade dimanche soir, de nombreux spectateurs lui ont manifesté leur soutien, arborant notamment des pancartes indiquant Jérôme, emménage à côté de nous!.

D’innombrables supporteurs hier (dimanche) dans le stade à Augsbourg et ailleurs ont merveilleusement réagi en donnant la réponse appropriée à cette phrase, a déclaré Steffen Seibert.

Le ministre de la Justice, Heiko Maas, a jugé inacceptables les propos de M. Gauland tandis que le Bayern Munich lui a décerné un carton rouge.

Alexander Gauland, 75 ans, est un habitué des saillies anti-immigrés ou contre les réfugiés et fait partie des durs de l’AfD, une jeune formation politique qui connaît une popularité grandissante sur fond d’inquiétudes des Allemands face à l’arrivée d’un million de migrants l’an dernier.

Jérôme Boateng, né dans un quartier populaire de Berlin, est considéré comme un exemple sportif pour de nombreux jeunes des quartiers dits difficiles. Il a récemment souligné qu’il serait très fier s’il était un jour nommé capitaine de la Mannschaft, ce qui ferait de lui le premier capitaine noir de l’équipe allemande.

L’un de ses deux frères, Kevin-Prince Boateng, également footballeur professionnel, évolue avec l’équipe nationale du Ghana.

Même s’il est né en Allemagne d’une mère allemande, Jérôme Boateng est considéré comme un exemple d’intégration au même titre que Mesut Özil, né lui aussi en Allemagne mais de parents turcs et figure centrale de l’équipe nationale d’Allemagne championne du monde en titre.

Mesut Özil, de confession musulmane, a récemment diffusé une photo le montrant en pèlerinage à La Mecque.

La presse a estimé que le fait qu’il puisse publier ce cliché illustrait l’intégration dans un pays où un habitant sur cinq est étranger ou d’origine étrangère.

Mais une responsable local du parti AfD en Saxe (est), Andrea Kersten, a saisi cette occasion pour susciter la controverse lundi en accusant sur le site internet du quotidien Die Welt le meneur de jeu du club anglais d’Arsenal d’envoyer par ce biais un signal anti-patriotique.

En posant à la Mecque, Mesut Özil fait la promotion d’une idéologie où il n’y a pas d’égalité entre hommes et femmes (…) où les Chrétiens et Juifs sont des citoyens de deuxième classe et où la Charia est supérieure à la démocratie.

Ces polémiques interviennent alors que l’équipe d’Allemagne se prépare à l’Euro qui se dispute en France.

Romandie.com avec(©AFP / 30 mai 2016 22h23)

Franck Ribéry aux portes du paradis

mai 25, 2013

Suspendu en 2010 et défait en 2012, l’international français arrivé en Bavière 2007 se voit offrir une troisième occasion de remporter la Ligue des champions, ce samedi à Wembley, face à Dortmund. Auteur de la meilleure saison de sa carrière, Ribéry pourrait même briguer le Ballon d’or s’il parvenait à réaliser un triplé inédit avec le Bayern Munich.

Une place à part. Au sein de la machine collective du Bayern Munich, Franck Ribéry (30 ans) jouit d’un statut d’exception en raison de sa popularité auprès des supporteurs bavarois. Le public de l’Allianz Arena a en effet été conquis dés son arrivée au club à l’été 2007 par la spontanéité et la fantaisie de l’ailier gauche français. Signe de son adoption immédiate par l’Allemagne, un panneau publicitaire XXL consacrait «Kaizer Franck» sur la façade du théâtre de l’Odeonplatz quelques semaines seulement après son exil en Bavière.

«Kaizer Franck» sur la façade du théâtre de l’Odeonplatz.

Depuis la passion n’est jamais retombée. En dépit de deux saisons en demi-teinte (2009 à 2011) en raison de blessures à répétition et des conséquences de l’affaire Zahia, Ribéry s’est toujours senti soutenu par le Bayern Munich et ses supporteurs. «La vie est ainsi. Chacun de nous peut rencontrer des passages délicats. J’ai toujours pensé qu’il était du devoir du club de témoigner son amitié à ses joueurs dans ces moments-là. Dans les jours glorieux, ils en ont moins besoin car tout le monde les applaudi. Le Bayern s’est donc rapproché de Franck. Il sait qu’il pourra compter sur notre aide à chaque fois qu’il en aura besoin», raconte Karl-Heinz Rummenigge au Figaro.

Dans les périodes de tension qui ont suivi son retour en équipe de France après le fiasco sud-africain en mars 2011, Franck Ribéry a d’ailleurs souvent évoqué la confiance à toute épreuve que lui accordait le Bayern Munich. Le message distillé par le paria de Knysna consistant alors à faire comprendre que le contexte de la sélection l’inhibait. C’est d’ailleurs en retrouvant la joie de courir avec le Bayern que Ribéry a passé outre ses turpitudes avec la sélection. Pour enfin se libérer avant l’Euro 2012 lors d’un match amical contre l’Islande chez lui, dans le Nord, à Valenciennes.

La confiance à toute épreuve du Bayern

Depuis, le Ch’ti marche sur l’eau. «Franck réalise une superbe saison, probablement la meilleure de sa carrière. Il a fait preuve d’un esprit d’équipe incroyable toute la saison», s’est ainsi félicité son entraîneur Jupp Heynckes à l’occasion de la dernière journée de Bundesliga remportée par le Bayern le week-end dernier à Möchengladbach (3-4)… grâce à un doublé de Ribéry. Réalisant une saison pleine tant sur le plan statistique (10 buts et 15 passes décisives en championnat)  qu’au niveau de l’implication -notamment défensive-, le Français sera avec Arjen Robben, son pendant néerlandais sur l’aile droite, le principal atout des Bavarois pour venir à bout de Dortmund ce samedi en finale de Ligue des champions. 

«Franck a fait encore un pas en avant. Il fait partie des meilleurs joueurs du monde, c’est indiscutable», estime ainsi  Bastian Schweinsteiger. Karl-Heinz Rummenigge, ancien double Ballon d’or devenu président du conseil d’administration du club Bavarois, va encore plus loin dans l’éloge : «C’est un joueur fantastique. Nous le remercions d’avoir aidé le Bayern dans sa progression.  Avec lui, le club est arrivé trois fois en finale de la Ligue des champions. J’espère qu’il  pourra enfin soulever le trophée. Nos supporteurs l’adorent. Franck est très populaire auprès d’eux. Peut-être qu’aucun joueur ne l’a été autant que lui lors des trente derniers années. Le public aime sa créativité, ses dribbles, sa vélocité et sa personnalité. Ribéry est aussi important pour nous que Messi l’est pour Barcelone. Dans un bon jour, il peut déstabiliser l’équipe adverse à lui tout seul.»

En lice pour réaliser un triplé inédit puisque la finale de la Coupe d’Allemagne contre Stuttgart se déroulera une semaine après celle de Ligue des champions, le Bayern pourrait permettre à Ribéry de briguer le Ballon d’or en cas de dénouement en apothéose. Conscient que le statut d’ultra-favori pourrait se retourner contre son club, «Kaizer Franck» a joué la carte de la prudence mercredi à Wembley : «Tout le monde attend que le Bayern gagne, cela signifie que la pression est sur nous mais Dortmund a très bien joué en Ligue des champions, ils ont de bons joueurs. J’attends un succès en Ligue des champions depuis longtemps. Si je gagne ce titre, je serai un vrai Munichois». Interrogé sur la possibilité de remporter le Ballon d’or, Ribéry s’est montré évasif : «C’est un rêve. Si je peux remporter tous ces trophées, alors comme on dit…  Inch allah !»

Finir sa carrière à Munich

Quoi qu’il advienne son souhait de prolonger sa carrière à Munich trouve un écho favorable auprès des dirigeants bavarois. «Il a encore deux ans de contrat chez nous. Et j’imagine qu’il puisse y finir sa carrière en 2017 ou 2018. Nous sommes très heureux de le compter parmi nous depuis six ans. Il ressent l’affection que les supporteurs et le club lui témoignent», conclut Karl-Heinz Rummenigge.

Lefigaro.fr par Cyrille Haddouche

Ligue des champions – Ce Bayern est un monstre

mai 1, 2013

Déjà vainqueur à l’aller (4-0), le Bayern Munich a humilié le Barça au Camp Nou (0-3), en demi-finale retour de la Ligue des champions. Les Bavarois affronteront Dortmund le 25 mai à Wembley pour la première finale 100% allemande de l’histoire.

  • Finale: Arjen Robben in der Mitte der Jubel-Traube aus Spielern des FC Bayern München

    Eurosport – Finale: Arjen Robben in der Mitte der Jubel-Traube aus Spielern des FC Bayern München

Le Bayern Munich était juste beaucoup trop fort pour Barcelone. Après avoir balayé le Barça en Allemagne la semaine passée (4-0), le club bavarois a humilié une formation catalane privée de Lionel Messi au Camp Nou (0-3) pour se qualifier facilement pour la finale de la Ligue des champions, sa troisième lors des quatre dernières saisons. Des buts d’Arjen Robben (48e), Gerard Pique (72e c.s.c.) et Thomas Müller (76e) sont venus matérialiser la supériorité totale de la formation de Jupp Heynckes sur les deux confrontations. Battu aux tirs au but par Chelsea l’an passé, le Bayern affrontera le Borussia Dortmund, tombeur du Real Madrid malgré sa défaite à Santiago-Bernabeu (2-0) mardi, en finale le 25 mai prochain à Wembley, pour tenter d’enlever le cinquième titre de champion d’Europe de son histoire après 1974, 1975, 1976 et 2001.
 
Le Barça n’a pas davantage trouvé la solution qu’au match aller pour enrayer la surpuissante machine bavaroise. Remarquablement organisés, dominateurs dans les duels, les hommes de Jupp Heynckes ont maîtrisé la formation catalane et exploité les espaces à merveille. Le travail défensif des Allemands a été impressionnant, à l’image d’un Javi Martinez impérial face à Andres Iniesta, et d’un Franck Ribéry toujours vigilant face à Daniel Alves. Et lors de ses rares situations intéressantes, Barcelone a souvent fait les mauvais choix, ne se montrant finalement dangereux que sur des tentatives de Pedro (24e, 71e) et Fabregas (31e), maîtrisées par Manuel Neuer, et une reprise non cadrée de Xavi (27e).

Le Barça y croyait-il vraiment ?

Le Bayern ne s’est cependant pas contenté de bien défendre. A la récupération du ballon, les joueurs bavarois ont fait preuve d’une grande qualité technique dans les remontées de balle, n’hésitant jamais à se projeter en nombre vers l’avant. Il a fallu un Gerard Pique particulièrement bien inspiré dans son placement pour sauver plusieurs situations chaudes initiées par un excellent Bastian Schweinsteger, d’abord dans les pieds d’Arjen Robben (12e), puis dans ceux de Philipp Lahm (19e). Parfois au bord de la rupture au cours de la première période, le Barça a fini par craquer, logiquement. D’une transversale parfaite, David Alaba a trouvé Robben sur la droite de la surface. Le Néerlandais a sorti sa spéciale, un crochet suivi d’une frappe enveloppée qui a laissé Victor Valdes impuissant (0-1, 49e).

Barcelone n’y croyait déjà plus depuis quelques temps. Peut-être n’y a-t-il d’ailleurs jamais cru. La présence de Lionel Messi sur le banc au coup d’envoi de la rencontre incitait déjà à croire que l’optimisme n’était pas vraiment de mise dans le camp catalan. Les sorties de Xavi et d’Andres Iniesta juste après l’ouverture du score bavaroise ont encore renforcé cette impression. Sans ses trois joyaux, le club catalan a fini par sombrer et encaisser un deuxième but du malheureux Pique, contre son camp, sur un centre de Franck Ribéry (0-2, 72e), puis un troisième, signé Thomas Müller de la tête, sur un centre parfaitement déposé par le milieu offensif français (0-3, 76e). Jupp Heynckes a pu sortir ses joueurs menacés pour la finale en cas de carton jaune (Lahm, Schweinsteiger, Martinez) et gérer sa fin de match. Tranquillement, à l’image de ce Bayern qui n’a jamais été inquiété par la référence mondiale de ces cinq dernières années.

Eurosport par Vincent BREGEVIN

Didier Drogba : une légende ivoirienne

juin 4, 2012
Supporters de la sélection nationale ivoirienne, dans un quartier d'Abidjan. Supporters de la sélection nationale ivoirienne, dans un quartier d’Abidjan. © Emanuel Ekra/Sipa

Le pays se cherchait un héros, il l’a trouvé. L’attaquant de Chelsea Didier Drogba a offert la victoire à son club en finale de la Ligue des champions. Enquête sur une icône dont tous aimeraient se revendiquer, mais qui a su rester à bonne distance de la politique.

Ils crient leur joie, hurlent leur fierté. Nous sommes le 19 mai. Didier Drogba vient de permettre à son club de Chelsea de remporter la prestigieuse finale de la Ligue des champions, à Munich, et dans les rues d’Abidjan on fête la grandeur de celui que Laurent Gbagbo avait surnommé le Petit. En son temps, l’ancien chef de l’État avait aimé suivre les exploits du plus célèbre des attaquants ivoiriens. Il avait pris soin de le recevoir, avec plusieurs autres joueurs, en son palais de Cocody et admirait son charisme. Mais ça, c’était avant. Avant que la guerre éclate. Avant que Gbagbo soit envoyé devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI). Avant que la Côte d’Ivoire se cherche un nouveau héros. Elle l’a trouvé.

Les jours suivants, la presse n’a cessé de vanter « son coup de tête surpuissant », de réclamer l’édification d’« une statue à la mesure de son immense talent » et de proclamer, avec des élans christiques, la gloire de Drogba « pour les siècles des siècles »… Le penalty transformé face au Bayern Munich a été fêté avec la même ferveur dans les maquis de Yopougon, quartier d’Abid­jan traditionnellement fidèle à Laurent Gbagbo, que dans les rues d’Abobo, commune réputée acquise au président Alassane Ouattara.

Les partisans de l’ex-chef de l’État n’ont pourtant pas manqué de rappeler que Drogba était un Bété, comme Gbagbo, et que le village de son père (Niaprahio, dans la région de Gagnoa) était situé non loin de celui du président déchu. Qu’importe si Didier Drogba ne s’y est rendu qu’une seule fois, en 2008, pour assister aux funérailles de sa grand-mère. Dans cette bourgade que le footballeur connaît à peine, on aime rappeler que cela fait longtemps qu’on l’avait surnommé Gbagbadê, « la foudre » – en hommage à la puissance de ses tirs. Le père du joueur lui-même se plaît à raconter que, lorsqu’il était jeune, « on disait au village qu’il y a longtemps, un grand voyant avait prédit la naissance d’un enfant qui serait très puissant et qui rendrait Niaprahio très célèbre. Aujourd’hui, je réalise qu’il s’agit de mon fils ».

Toujours à bonne distance de la politique

Au fil des années, Didier Drogba s’est appliqué à rester à bonne distance de la politique. Pas son père. Dans l’imposante villa qu’il s’est fait construire dans le village d’Akouédo Attié, non loin d’Abid­jan, Albert Drogba raconte comment Gervais Coulibaly, ancien porte-parole de Gbagbo, l’a convaincu de rejoindre Cap-Unir pour la démocratie et le développement (Cap-UDD), un parti proche de la majorité présidentielle de l’époque, et comment il a ensuite été fait directeur de campagne de Gbagbo à Guibéroua, dans la région de Gagnoa. « Didier, se souvient son père, employé de banque à la retraite, ne s’en est pas mêlé. Il n’a pas cherché à me décourager, mais n’a pas non plus voulu me soutenir. » Les proches de l’ex-président ont longtemps espéré que Didier Drogba lancerait un appel en faveur de sa libération et se sont agacés en voyant que rien ne venait. « Ce n’est pas son rôle », tranche son père.

Dans le passé, nombreux sont pourtant ceux qui se sont réclamés de lui. Quand en 2006 Charles Blé Goudé, leader des Jeunes patriotes, publie Ma part de vérité (aux éditions Frat Mat), il écrit que Drogba et lui sont originaires de la même région et qu’il s’en est fallu de peu pour qu’ils jouent au foot ensemble. « Didier » n’a jamais cru bon de se rapprocher de Blé Goudé, mais celui-ci a contourné la difficulté et s’entretenait régulièrement avec Clotilde Drogba, sa mère, que l’on pouvait souvent apercevoir à Cocody auprès des époux Gbagbo.

Les violences et tensions de ces dix dernières années ont profondément affecté Drogba. En juin 2007, il porte déjà le maillot des Éléphants de Côte d’Ivoire quand il choisit de peser de tout son poids auprès de la Fédération ivoirienne de football pour que le match contre Madagascar, comptant pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), soit disputé à Bouaké, alors « capitale » de la rébellion des Forces nouvelles (FN). Guillaume Soro, le chef des FN devenu depuis président de l’Assemblée nationale, saisit vite la portée du symbole et tente de faire rester Drogba quelques heures de plus dans sa ville, voire d’obtenir une marque de soutien. Peine perdue. Drogba regagne Abidjan dès la fin de la rencontre. « Sa méthode est très simple, résume Guy-Roland Tanoh Assémian, secrétaire général de la Fondation Didier Drogba et ami personnel du footballeur. Il agit toujours dans le cadre de l’équipe. Ça lui permet d’éviter les pièges. »

Dans sa villa d’Akouédo Attié, près d’Abidjan, Albert Drogba ne cache pas son admiration pour son fils.

© Nabil Zorkot pour J.A.

Ouattara « apprécie son sens des responsabilités »

Drogba n’entretient aujourd’hui pas de rapport particulier avec Soro. Et avec Ouattara ? Guère plus, mais les deux hommes se vouent un respect mutuel. « Alassane apprécie son sens des responsabilités », confie un proche du chef de l’État. Plusieurs mois avant le début de la campagne pour la présidentielle de 2010, celui-ci avait d’ailleurs reçu Drogba chez lui, à sa résidence de la Riviera Golf, à Abidjan. La rencontre avait été organisée par Hamed Bakayoko, devenu depuis ministre de l’Intérieur – Drogba et lui se connaissent depuis plusieurs années. Drogba se fait aujourd’hui construire une grande villa (la première qu’il possédera en son nom en Côte d’Ivoire) non loin de celle de Bakayoko, dans le quartier de la Riviera.

Pendant la crise postélectorale, l’international ivoirien était resté fidèle à cette neutralité revendiquée, mais avait appelé au calme. « Nous sommes particulièrement affectés par les événements qui marquent la Côte d’Ivoire aujourd’hui et en appelons à la raison pour que cesse toute violence, avait-il alors déclaré en tant que capitaine de la sélection nationale. Nous souhaitons faire cet appel solennel à l’apaisement dans notre pays pour éviter de nouvelles vies sacrifiées. »

Une équipe à l’image de la Côte d’Ivoire : souvent divisée…

Le temps n’a pas toujours été au beau fixe au sein de l’équipe ivoirienne, et des querelles ont miné ses performances. Le leadership de Didier Drogba, un Bété du Centre-Ouest, a été contesté par certains joueurs emmenés par les frères Touré, Kolo et Yaya, originaires, eux, du Nord. En 2010, lors de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) angolaise, les tensions entre Drogba et Yaya Touré étaient si fortes que, sur le terrain, le second, qui était l’un des meilleurs éléments du club anglais de Manchester City, rechignait à passer le ballon au premier. Conséquence : les Éléphants ont été éliminés en quart de finale. Les frères Touré et d’autres joueurs formés à l’Académie Mimosifcom, le centre de formation appartenant au club ivoirien Asec Mimosas, ne voulaient pas de Drogba, pur produit de l’école française, comme capitaine. En 2012, lors de la CAN qui s’est déroulée au Gabon et en Guinée équatoriale, les joueurs ont tu leurs querelles. Ils ont fini vice-champions. A.S.K.

Coïncidence ? Lorsqu’elles descendent vers Abidjan pour chasser Gbagbo du pouvoir, début 2011, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) traversent Niaprahio, mais n’y commettent ni violences ni pillages. Les habitants du village en sont persuadés, c’est à la notoriété de la famille Drogba qu’ils le doivent. Albert, le père, est d’accord : « Mon fils est l’une des rares personnes, voire la seule, qui fasse l’unanimité dans tous les camps. » À la même époque, la maison que possède Albert Drogba à Guibéroua est saccagée et les sites internet favorables au Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) relaient abondamment l’information – espérant susciter l’indignation des lecteurs. Albert Drogba affirme aujourd’hui que c’est sans doute parce que la bâtisse abritait le siège local de la Commission électorale indépendante (CEI). Les assaillants étaient probablement des patriotes, pas des membres des FRCI.

Tentative de récupération

Drogba ira-t-il présenter en Côte d’Ivoire la coupe remportée le 19 mai, comme l’avait fait Yaya Touré avec Gbagbo en 2009 après avoir remporté la Ligue des champions avec le FC Barcelone ? Rien n’est moins sûr. Le joueur sait qu’il n’est pas à l’abri d’une tentative de récupération. Il se rappelle qu’il a été très critiqué quand il est apparu aux côtés de Ouattara avant l’ouverture de la dernière CAN. Il se souvient que d’autres l’ont soupçonné d’avoir volontairement fait perdre son équipe en ratant un penalty face à la Zambie, à Libreville, sous les yeux de Ouattara. « En tout cas, si cela devait arriver, explique Guy-Roland Tanoh Assémian, cela renforcerait la cohésion entre les Ivoiriens. »

La cohésion, Drogba dit y tenir. C’est pour cela qu’il a accepté de devenir membre de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR). « Nous voulons la paix, nous voulons que le pays aille de l’avant, se développe. Et je veux faire partie du processus », avait-il affirmé en septembre 2010 en réponse à l’offre de Charles Konan Banny, le président de la Commission, qui savait le profit qu’il pouvait tirer de l’image du double Ballon d’or africain. Mais celui-ci n’a encore assisté à aucune des séances organisées à Abidjan. Officiellement, c’est pour des raisons d’agenda, mais, à l’un de ses proches, Drogba a confié qu’il pensait que « la réconciliation [devait] commencer dans les campagnes ». « C’est là-bas que les clivages sont vraiment forts. En zone urbaine, c’est plus facile. Si je le pouvais, j’irais faire un tour de la Côte d’Ivoire profonde pour amener les uns et les autres à briser le mur de la défiance. »

En attendant, Drogba se montre généreux. En juillet sera posée la première pierre d’un hôpital pour enfants financé par sa fondation à Attécoubé, à Abidjan. Coût estimé : 500 millions de F CFA (plus de 762 000 euros). Au total, cinq établissements de ce type seront également construits à Korhogo (Nord), Man (Ouest), San Pedro (Sud-Est) et Yamoussoukro (Centre). Les 2,5 milliards de F CFA nécessaires sont disponibles, et Paulin Claude Danho, le maire d’Attécoubé, ne tarit pas d’éloges : « Drogba est un personnage essentiel pour la Côte d’Ivoire. Il a réussi par la seule force de son travail. En dépit des tentatives de récupération politique dont il a été l’objet, il est resté ferme sur sa volonté de se mettre au service de ses concitoyens et non d’un groupe. C’est un modèle pour toute la jeunesse africaine. »

Ce geste de Drogba a été médiatisé, mais en Côte d’Ivoire, beaucoup ignorent qu’il a aussi financé pendant huit mois les soins d’un tout jeune enfant né à Abidjan et hospitalisé à Genève. Ils ne savent pas non plus que chaque année il aide des orphelinats et une ONG qui s’occupe d’enfants handicapés à Abidjan, ni qu’il a fait des dons au Sénégal quand de graves inondations ont touché le pays. Mais le capitaine des Éléphants préfère rester discret : la politique, très peu pour lui. Il est un homme libre et compte bien le rester. 

Jeuneafrique.com par André Silver Konan et Baudelaire Mieu, à Abidjan

Franck Ribéry : son fils a le même prénom que celui de Kadhafi !

septembre 22, 2011

Un drôle de petit prénom

Franck Ribéry : son fils a le même prénom que celui de Kadhafi ! Franck Ribéry et sa femme Wahiba ont révélé le prénom de leur fils : Seif el Islam celui d’un des enfants de Kadhafi.

Le 16 septembre Wahiba Ribéry accouchait du premier fils du couple, dont on ne connaissait pas encore le prénom. Converti à l’Islam depuis 2006, le footballeur souhaitait comme son épouse, lui donner « un prénom musulman ».

Dans une interview accordée au site allemand TZ Online, Franck Ribéry a révélé le petit nom : « Seïf, Seïf el Islam ». C’est mignon. Mais, détail surprenant ce prénom est aussi celui d’un des fils de Mouammar Khadafi, (et signifie le glaive de l’Islam). Coïncidence ? Seif el Islam Kadhafi était d’ailleurs pressenti comme l’un des successeurs de son père. Peut-être que Ribéry en espère tout autant pour son fils : en faire son successeur dans la toplist des meilleurs footballeurs de France.

Seif est le premier fils de Franck et Wahiba, déjà parents de deux filles, Hiziya et Shahinez, cinq et trois ans.

Auteur de deux passes décisives dimanche dernier dans le match qui opposait Schalke 04 au Bayern Munich, Franck Ribéry a bien l’intention de dédier son prochain but à son fils « et rien qu’à lui », a-t-il ajouté. Déjà un fils à son papa.

Voici.fr par M-A.K.