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Sénégal : 11 bébés meurent dans l’incendie d’un hôpital de l’Ouest

mai 26, 2022

L’incendie aurait été provoqué par « un court-circuit », ont précisé les autorités. Une enquête a été ouverte afin de faire un état des lieux des hôpitaux.

Une enquete a ete ouverte pour faire la lumiere sur le drame. (illustration)
Une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur le drame. (illustration)© SEYLLOU / AFP

Drame au Sénégal. « Où est Mohamed ? » demande une mère effondrée devant l’hôpital de Tivaouane. La mort de 11 bébés dans l’incendie apparemment accidentel qui a ravagé l’unité néonatale a semé la détresse parmi les proches et la consternation au Sénégal, jeudi 26 mai. L’incendie, qui aurait été provoqué par un court-circuit, selon les premières informations, est le dernier en date à mettre cruellement en lumière les graves carences du système de santé de ce pays pauvre. Il a suscité des promesses de modernisation et d’investigations de la part des autorités, et des appels à la démission dans l’opinion et l’opposition.

Devant l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh, une mère tenant à peine debout interpelle un homme, afin qu’il lui dise où est son fils Mohamed, hospitalisé là il y a 10 jours parce qu’il avait « mal au corps », selon son père. « Dieu a pris la meilleure décision », lui répond l’individu, aussitôt repris par le père, Alioune Diouf, un chauffeur de 54 ans. « Tu ne devais pas le lui dire de cette manière », réprimande Alioune Diouf, tandis que sa femme s’écroule.

Mohamed avait été baptisé lundi. Il était le deuxième enfant du couple. Sa mère faisait les allées et venues entre la maison et l’hôpital pour l’allaiter. Son père était venu mercredi apporter ses médicaments. « Les lits me semblaient corrects », se rappelle-t-il. Il a appris l’incendie par les médias. Ce qui s’est produit exactement à l’intérieur de l’enceinte peinte en vert, inaccessible aux journalistes jeudi matin, le niveau de surveillance de cet établissement à la taille et aux moyens relativement modestes restent obscurs.

« Douleur et consternation » du président Macky Sall

Les nouveau-nés étaient réunis dans l’unité néonatale, peut-être dans une même salle, onze ou plus, selon les sources. Des témoignages cités par la presse rapportent des flammes se propageant rapidement aux alentours de 21 heures (heure locale et GMT) à l’étage d’un bâtiment et même des explosions de bonbonnes dissuadant d’intervenir.

L’incendie a été causé par « un court-circuit et le feu s’est propagé très vite », a dit le maire, Demba Diop. Des témoins ainsi que le maire ont indiqué qu’un certain nombre de bébés avaient été sauvés des flammes. Mais onze n’ont pas survécu, selon le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, et le président Macky Sall lui-même, qui a tweeté sa « douleur et (sa) consternation » ainsi que sa « profonde compassion » pour les proches.

Cheikh Coundoul s’est déplacé quand il a appris qu’un incendie s’était déclaré à l’hôpital où sa nièce avait laissé son bébé. « On n’a trouvé personne à qui parler. C’est quand beaucoup de parents ont commencé à se plaindre que la directrice nous a annoncé que notre bébé avait été consumé par le feu », raconte-t-il. Jeudi matin, il n’avait pas pu récupérer la dépouille. On lui a « dit que c’est impossible parce qu’une enquête est ouverte et qu’il appartient au procureur de prendre des décisions ». Les personnalités se sont succédé sur place dans la nuit. La cité d’environ 40 000 habitants est le fief des Tidianes, l’une des importantes confréries musulmanes qui jouent un rôle social essentiel au Sénégal, et son chef a lui aussi envoyé son représentant sur place.

Des incidents en série depuis 2021

Le président, en déplacement à l’étranger, a dépêché son ministre de l’Intérieur, Antoine Diome. « Le président nous a donné pour instruction d’ouvrir une enquête. Il nous a demandé de faire un état des lieux des besoins en équipement pour les services s’occupant des nouveau-nés, ici, à Tivaouane, et dans tous les hôpitaux du pays », a-t-il dit. Le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, déplorait déjà il y a plusieurs mois l’état de l’hôpital et réclamait le relèvement du plateau médical.

La colère grondait dans une petite foule de femmes anonymes devant l’hôpital. « C’est de la négligence. Laisser les enfants sans personne pour les surveiller et on dit que c’est Dieu qui l’a voulu. Une mère prend la précaution de confier son enfant à quelqu’un, même quand elle va aux toilettes », vitupérait l’une d’elles, tandis qu’un homme d’une cinquante d’années invoquait « la volonté divine ».

Ces griefs sont souvent entendus, ces derniers mois, après une série d’événements tragiques. Quatre nouveau-nés avaient succombé en 2021 dans l’incendie d’une maternité à Linguère (Nord). Le 1er avril, Astou Sokhna, une femme d’une trentaine d’années enceinte de neuf mois, est morte à l’hôpital public de Louga (Nord) après avoir – selon ses proches – vainement attendu dans de très grandes souffrances et pendant une vingtaine d’heures la césarienne qu’elle réclamait.

Le patron de l’OMS dit avoir « le cœur plus que brisé »

« J’espère que cette fois les sanctions frapperont le sommet d’un système globalement défaillant » sans attendre que soient passées les législatives de juillet, a tweeté l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye.

« Encore des bébés brûlés dans un hôpital public. C’est inacceptable Macky Sall », a tweeté le député de l’opposition Mamadou Lamine Diallo. « Tout le Sénégal est atterré », s’est ému la coalition d’opposition Yewwi Askan Wi. Ce dernier a dit attendre que toute la lumière soit faite sur ce qui s’est passé. Par ailleurs, il a annoncé suspendre toute activité politique dans le pays pendant 72 heures. Le chef de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tweeté avoir « le cœur plus que brisé ».

Par Le Point avec AFP

Pas de bébés au parlement: les députés britanniques sont outrés

novembre 24, 2021

LONDRES — Plusieurs politiciens britanniques ont réclamé des modifications aux règles parlementaires mercredi, après qu’une députée eut été informée que son bébé de trois mois n’était pas le bienvenu à la Chambre des communes.

© Fournis par La Presse Canadienne

La parlementaire travailliste Stella Creasy a dit avoir reçu une lettre de la part des responsables de la Chambre des communes après avoir été accompagnée de son fils Pip lors d’un débat.

Elle a ajouté avoir précédemment emmené Pip et sa fille aînée au parlement sans problème, mais les règles auraient été modifiées en septembre. Les membres du Parlement sont maintenant informés qu’ils ne devraient pas «prendre votre siège dans la chambre lorsque vous êtes accompagné(e) par votre enfant».

Mme Creasy estime que ce règlement nuit à la conciliation entre la vie familiale et la carrière politique.

«Il y a des obstacles qui empêchent les mamans de s’impliquer en politique, et je pense que ça nuit à notre débat politique», a-t-elle dit à la BBC.

Le vice-premier ministre, le conservateur Dominic Raab, a déclaré avoir «beaucoup de sympathie» pour Mme Creasy, mais que la décision revient aux responsables de la Chambre des communes.

«Je pense que nous devons nous assurer que notre profession correspond au monde moderne, au 21e siècle, et qu’il est possible pour les parents de combiner leur travail avec le temps en famille dont ils ont besoin», a dit M. Raab.

La parlementaire Caroline Lucas, du Parti vert, a estimé que l’interdiction des bébés est «absurde». Elle a ajouté que les bébés sont «beaucoup moins dérangeants que les braiments de certains députés d’arrière-ban».

By The Associated Press

Maroc-Mali: Les merveilles de nos neuf bébés

novembre 7, 2021

Avec Nov Actu

Afghanistan : quelle nationalité pour les bébés nés en vol ?

août 29, 2021

Plusieurs Afghanes enceintes, tentant de fuir leur pays, ont donné naissance à leur bébé dans un avion les transportant en Europe ou aux États-Unis.

Le point aerien entre Kaboul et Paris a permis d'evacuer pres de 3 000 personnes entre l'Afghanistan et la France.
Le point aérien entre Kaboul et Paris a permis d’évacuer près de 3 000 personnes entre l’Afghanistan et la France.© HANDOUT / Etat Major des Armées / AFP

Depuis la prise de pouvoir des talibans à Kaboul, de nombreux Afghans tentent à tout prix de fuir leur pays. L’armée française a mis en place un pont aérien, suspendu ce dimanche 29 août, pour exfiltrer les ressortissants depuis l’aéroport de la capitale. En tout, près de 3 000 personnes ont été évacuées par l’armée française. Durant ces opérations d’évacuation, menées par une cinquantaine de pays en tout, des Afghanes ont mis au monde des bébés, au sein même de l’avion. La question se pose de la nationalité de ces enfants nés dans des circonstances extraordinaires.

Les naissances dans les avions restent un événement très rare. En effet, prendre l’avion au-delà d’un certain stade de grossesse n’est pas conseillé, voire interdit par certaines compagnies aériennes. Cela dit, en cas d’accouchement en vol, la loi de l’État en question prévaut. En France, la nationalité du nouveau-né dépendra de celle de ses parents. Il ne suffit pas d’être né dans un avion français pour obtenir la nationalité française, un des deux parents doit également être Français. Aux États-Unis, le droit du sol prévaut mais la législation prévoit que le bébé ne devient Américain que si l’appareil volait au-dessus du territoire national. Si l’accouchement a eu lieu au-dessus de l’océan, le bébé aura donc la nationalité de ses parents.

La légende des billets gratuits

D’après l’article 3 de la Convention sur la réduction des cas d’apatridie, la nationalité de l’enfant dépend du pays dans lequel l’avion (ou du navire le cas échéant) est enregistré. Comme le rappelle Slate, la France a signé ce texte sans le ratifier. Ces dernières semaines, plusieurs histoires d’accouchement dans les airs ont été rapportés dans la presse. Une petite fille Afghane, née dans un avion en direction de l’Allemagne, a d’ailleurs reçu un prénom bien particulier. Ses parents l’ont prénommée « Reach », du nom de l’avion de l’armée américaine qui les a transportés depuis Kaboul.

Une légende urbaine prétend que les bébés nés dans un avion auront droit à des billets gratuits. En réalité, les compagnies aériennes fonctionnent au cas par cas. Il reste très rare d’obtenir un tel cadeau de naissance ! En 2015, Air France a offert à un bébé né entre Dakar et Paris… une peluche. Deux ans plus tard, un bébé né entre l’Arabie Saoudite et l’Inde a eu plus de chance : Jet Airways lui a offert des voyages illimités et infinis. Malheureusement, la compagnie aérienne a fermé deux ans plus tard. Autre légende urbaine : les commandants de bord ne deviennent pas automatiquement parent d’un bébé né dans leur appareil.

Par Le Point avec AFP

France: moins de 2% des bébés nés en 2018 ont une mère de moins de 20 ans

septembre 12, 2019

 

Quelque 12.000 des 759.000 enfants nés en France en 2018 (1,5%) ont une mère âgée de moins de 20 ans, révèle jeudi une étude de l’Insee qui pointe un recul des «maternités précoces» depuis ces dernières années.

Depuis 2010, moins de 2% des mères ont un enfant avant l’année de leurs 20 ans, indique cette étude annuelle sur les naissances. En particulier en 2018, en métropole, où 8900 bébés sont nés de mères nées après 1998, soit 1,2% du total des naissances. En incluant les départements d’outre-mer, ils étaient 11.700 (1,5% des naissances). Les maternités précoces (définies ici comme les naissances de mères avant l’année de leurs 20 ans) «n’ont jamais été aussi peu nombreuses», poursuit l’Insee. En 1973, elles étaient autour de 60.000 et représentaient 7% des naissances. Depuis les années 1970-1980, et les lois autorisant la contraception médicalisée et l’avortement, cette proportion n’a ensuite jamais cessé de diminuer.

Les naissances précoces sont plus fréquentes dans les départements d’outre-mer, qui comptent une importante population de jeunes femmes. Elles représentent 10,2% des naissances en Guyane, 9,9% à Mayotte, 5,7% à La Réunion, 3,8% en Martinique et 3,1% en Guadeloupe. En métropole, la région des Hauts-de-France dépasse la moyenne nationale avec 2,3% de bébés nés d’une mère âgée de moins de 20 ans.

D’après les statistiques de l’Insee, les femmes nées en Roumanie, aux Comores, en Haïti et en Côte-d’Ivoire sont les plus représentées parmi les femmes de moins de 20 ans ayant accouché en 2018. Les femmes nées au Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) et en Chine ont la plus faible proportion des naissances précoces. Plus de neuf naissances précoces sur dix (96%) ont lieu hors mariage, contre six sur dix pour l’ensemble des naissances. Si les naissances de mères nées après 1998 étaient peu fréquentes en 2018, celles de pères du même âge l’étaient encore davantage. L’an passé, 2600 bébés sont nés d’un père de moins de 20 ans, soit 0,3% des naissances.

La part des naissances précoces en France est légèrement inférieure à la moyenne européenne, 2% selon les chiffres de 2017. Le Royaume-Uni est le seul pays de l’ouest de l’Europe où cette part est supérieure à la moyenne. Quatre pays de l’est de l’Europe ont des proportions de naissances précoces importantes: la Bulgarie (8,3%), la Roumanie (8,3%), la Slovaquie (5,1%) et la Hongrie (4,8%), dues aux difficultés d’accès à la contraception, souligne l’Insee.

Par Le Figaro.fr avec AFP

États-Unis: deux adultes et 3 bébés poignardés dans une crèche à New York

septembre 21, 2018

Washington – Deux adultes et trois nourrissons ont été blessés à l’arme blanche tôt vendredi dans une garderie d’enfants clandestine à New York, a rapporté la police.

Une femme de 52 ans travaillant dans cette crèche a été arrêtée après l’attaque.

Elle a été retrouvée dans le sous-sol du bâtiment après s’être entaillé les poignets, a précisé à l’AFP un porte-parole de la police new-yorkaise.

La garderie d’enfants à la clientèle d’origine asiatique fonctionnait de façon illégale dans le quartier du Queens, n’étant pas enregistrée auprès des services sociaux, a-t-il précisé sous le couvert d’anonymat.

L’employée est suspectée d’avoir attaqué vers 03H30 du matin trois bébés, deux filles et un garçon. Une des fillettes est gravement touchée, les deux autres bébés le sont plus légèrement.

Les deux adultes blessés sont une salariée de la crèche et le père de l’un des enfants qui était présent à cette heure nocturne.

(©AFP / 21 septembre 2018 12h10)                                                        

Libye: trois bébés morts, une centaine de disparus dans un naufrage

juin 29, 2018

Des migrants emmenés dans une base navale à Tripoli après avoir été secourus en mer au large de la Libye, le 24 juin 2018 / © AFP / MAHMUD TURKIA

Les corps de trois bébés ont été repêchés et une centaine de personnes sont portées disparues après le naufrage vendredi d’une embarcation de migrants au large de la Libye, ont indiqué des rescapés et des garde-côtes.

Quelque 120 migrants, en majorité africains, étaient à bord d’un canot pneumatique au moment du naufrage survenu à six kilomètres des côtes libyennes, ont indiqué à l’AFP des rescapés conduits dans la région d’Al-Hmidiya, à 25 km à l’est de la capitale Tripoli.

Au total, 16 migrants ont été secourus et sont tous de jeunes hommes, a constaté le correspondant de l’AFP.

L’embarcation avait quitté avant l’aube la ville côtière libyenne de Garaboulli, à quelque 50 km à l’est de Tripoli, ont raconté des rescapés à l’AFP.

Quelques heures plus tard, une explosion s’est produite à bord du canot et le moteur a pris feu. L’embarcation a commencé à prendre l’eau et les migrants ont tenté de s’agripper à une partie de l’embarcation ou à des bidons de carburant tombés à l’eau.

Selon les garde-côtes, ils ont été aperçus par des pêcheurs qui ont alerté la marine.

D’après les témoignages, de nombreuses familles marocaines étaient à bord, ainsi que des Yéménites. Parmi les disparus figurent deux bébés et trois enfants de 4 à 12 ans, ainsi que 10 à 15 femmes.

La marine libyenne a secouru des centaines de migrants depuis un peu plus de dix jours.

Le 18 juin, cinq corps de migrants ont été récupérés et plus d’une centaine de personnes secourues après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye.

Et le 24 juin, près de 1.000 migrants, qui étaient en difficulté à bord de canots pneumatiques, ont été secourus au large de la Libye alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée pour atteindre l’Europe.

La Libye est un pays de destination et de transit vers les côtes européennes pour des milliers de migrants africains.

Des centaines d’entre eux meurent tous les ans en traversant dans des conditions extrêmes la Méditerranée vers l’Italie, depuis les côtes libyennes, profitant de l’instabilité politique de ce pays.

Romandie.com avec(©AFP / 29 juin 2018 15h31)

Niger: 44 migrants dont des bébés retrouvés morts dans le désert (humanitaire)

juin 1, 2017

Niamey – Au moins 44 migrants, parmi lesquels des bébés, ont été retrouvés morts en plein désert dans la région d’Agadez, dans le nord du Niger, alors qu’ils tentaient de se rendre en Libye voisine puis probablement en Europe, ont annoncé jeudi à l’AFP des sources locale et humanitaire.

« Le nombre de migrants morts dans le désert pour l’instant est de 44 », a déclaré à l’AFP le maire d’Agadez, Rhissa Feltou, sans préciser les circonstances du drame. La Croix-Rouge, dont une équipe est sur le terrain pour « récolter des informations précises », a aussi fait état d' »au moins 44 migrants morts ».

Selon une source sécuritaire interrogée par l’AFP, « ces migrants subsahariens, dont des bébés et de femmes, sont morts de soif car leur véhicule est tombé en panne ».

Agadez représente une plate tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe et, pour pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté en 2015 une loi très sévère rendant leurs crimes passibles de peines pouvant aller jusqu’à 30 ans de prison.

Le trafic a diminué mais, début mai, huit migrants nigériens dont cinq enfants avaient été retrouvés morts dans le désert nigérien alors qu’ils tentaient de se rendre en Algérie voisine, devenue une destination privilégiée pour les migrants subsahariens.

A la mi-mai, ce sont quarante migrants ouest-africains, abandonnés par leur passeur sur leur route pour l’Europe via la Libye, qui avaient été secourus par l’armée en plein désert du nord du Niger. Ces clandestins, dont des femmes, étaient des ressortissants de la Gambie, du Nigeria, de la Guinée, du Sénégal et du Niger.

L’Italie et l’Allemagne ont récemment réclamé l’ouverture d’une mission de l’UE à la frontière nigéro-libyenne pour lutter contre l’immigration clandestine vers l’Europe, selon une lettre adressée à la Commission européenne.

Entre janvier et mi-avril, l’Italie a vu arriver 42.500 personnes par la mer dont « 97% ont embarqué en Libye », mentionne cette lettre dont l’AFP a obtenu une copie.

Romandie.com avec(©AFP / 01 juin 2017 12h55)                                            

États-Unis: Une infirmière du Texas suspectée d’avoir tué jusqu’à 60 bébés

mai 26, 2017

Une infirmière emprisonnée pour le meurtre d’un nourrisson au Texas dans les années 1980 a été inculpée d’un deuxième meurtre et pourrait avoir tué au total jusqu’à 60 bébés, ont annoncé les autorités américaines. / © AFP/Archives / BRENDAN SMIALOWSKI

Une infirmière emprisonnée pour le meurtre d’un nourrisson au Texas dans les années 1980 a été inculpée d’un deuxième meurtre et pourrait avoir tué au total jusqu’à 60 bébés, ont annoncé les autorités américaines.

Genene Jones, 66 ans, « est le mal incarné et la justice veillera à ce qu’elle réponde de ses crimes », a promis dans un communiqué publié jeudi Nico LaHood, le procureur du comté texan de Bexar.

« Notre bureau fera tout pour retrouver chaque enfant dont la vie a été prise par les actes de Jones », a-t-il ajouté.

Genene Jones purge actuellement deux peines de réclusion, de 99 et 60 ans, pour deux crimes commis en 1984 sur des bébés alors qu’elle travaillait en milieu hospitalier.

Elle avait tué une fillette de 15 mois, Chelsea McClellan, en lui administrant un décontractant musculaire. Et elle avait injecté de l’héparine, un médicament anticoagulant, à un nourrisson de quatre semaines, Rolando Santos, qui lui avait survécu.

Jeudi l’ancienne infirmière a été inculpée par un grand jury du meurtre en 1981 d’un bébé de 11 mois, Joshua Sawyer. Elle est accusée de lui avoir injecté une dose fatale d’un produit anti-épilepsie.

« Jones est suspectée d’avoir tué jusqu’à 60 bébés », a affirmé dans son communiqué le procureur LaHood.

En raison d’une loi de remise de peine en vigueur à l’époque de ses premières condamnations, l’ancienne soignante actuellement doit sortir en mars 2018 de sa prison, située entre Austin et Dallas.

Elle sera auparavant transférée dans le comté plus au sud de Bexar, où elle sera à nouveau traduite en justice. Elle encourt une autre sentence de 99 ans de réclusion.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 21h40)                

Au Nigeria, des enfants et des bébés meurent dans les geôles de Giwa

mai 11, 2016

Des fossoyeurs du cimetière de Gwange, à Maïduguri, dont certains ont témoigné à l’AFP en février 2016 avoir enterré des dépouilles en provenance de la prison militaire de Giwa convoyées en bennes à ordures.

Des fossoyeurs du cimetière de Gwange, à Maïduguri, dont certains ont témoigné à l’AFP en février 2016 avoir enterré des dépouilles en provenance de la prison militaire de Giwa convoyées en bennes à ordures. Crédits : PIUS UTOMI EKPEI/AFP
Amnesty International (AI) a demandé, mercredi 11 mai, aux autorités nigérianes de fermer un centre de détention réservé aux membres présumés du groupe islamiste Boko Haram après la mort en détention de 149 personnes, dont des enfants et des bébés.

L’ONG de défense des droits humains a déjà dénoncé, par le passé, le traitement « inhumain » réservé aux détenus des casernes de Giwa, à Maïduguri, dans le nord-est du Nigeria.

Dans un nouveau rapport publié mercredi, Amnesty décompte le décès d’au moins 149 personnes dans ce centre de détention, dont 12 enfants, presque tous de moins de 5 ans, le plus jeune ayant 5 mois, depuis janvier .

Arrestations en masse

« La découverte de la mort de bébés et de jeunes enfants dans des conditions atroces, alors qu’ils se trouvaient dans un centre de détention militaire, est à la fois poignant et horrifiant, a déclaré Netsanet Belay, le directeur Afrique d’Amnesty. Nous avons déjà dénoncé à plusieurs reprises le taux de mortalité alarmant parmi les détenus des casernes de Giwa. Ces nouvelles révélations démontrent que cet endroit est associé à la mort, autant pour les adultes que pour les enfants. Il ne peut y avoir ni excuses ni délais. Le centre de détention des casernes de Giwa doit fermer immédiatement, et tous les détenus doivent être libérés ou remis aux autorités civiles. »

Selon ce nouveau rapport d’Amnesty, élaboré avec des témoignages d’anciens détenus, la faim, les maladies telles que la varicelle et la diarrhée, la déshydratation ou les suites de blessures sont les causes de ces décès.

En mars, le centre comptait environ 1 200 personnes, dont 120 enfants. Malgré les critiques plusieurs fois formulées aux autorités par l’ONG, les conditions de détention dans ce centre surpeuplé ont empiré, notamment à cause de l’insurrection armée en cours contre Boko Haram qui a entraîné des arrestations en masse. « Il y a beaucoup d’enfants avec nous dans les cellules, âgés de 1 mois à 1 an. Les cellules sont est tellement bondées qu’on ne peut pas se tourner en dormant », décrit une femme.

L’armée nigériane n’a pas nié détenir des enfants et a même annoncé, le 12 février, avoir relâché 275 détenus, dont 50 enfants, tous soupçonnés de « terrorisme ou d’insurrection ».

Amnesty pointe également le manque de procès, pour les suspects, et le fait qu’aucun d’entre eux n’aient accès à un avocat pendant leur détention, ce qui représente une violation des lois nigérianes et internationales.

Des corps dans des bennes à ordures

Par ailleurs, des fossoyeurs de Gwange, le plus grand cimetière de Maïduguri, avaient déjà rapporté à l’AFP, en février, avoir enterré sur place des civils morts dans les casernes de Giwa. Selon ce nouveau rapport d’AI, ces dépouilles ont été transportées dans des bennes à ordures, « deux ou trois fois par semaine ».

Amnesty avait déjà dénoncé l’exécution, par l’armée, de plus de 600 détenus qui avaient fui Giwa en mars 2014 après une attaque de Boko Haram. En juin 2015, l’organisation avait considéré que certains commandants de l’armée nigériane étaient passibles de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité » dans la lutte contre Boko Haram.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, avait promis de se pencher sur ces accusations et assuré que son gouvernement « ne tolérerait pas l’impunité et les violations des droits humains ». Mais, selon Amnesty, « aucune mesure n’a été prise pour l’instant afin de mettre en place des enquêtes indépendantes, impartiales et efficaces ou de lancer des poursuites pour les crimes commis ».

Lemonde.fr avec AFP