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Canicule: les vêtements mouillés, une solution à proscrire chez les nourrissons

juillet 1, 2015
REUTERS/United Photos

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Baigner son enfant permet d’éviter les boutons de sudation qui irritent la peau.

Avec des températures extérieures dépassant les 30°C, comment rafraîchir son enfant? Certains parents choisissent parfois de vêtir leur bébé d’un vêtement mouillé. Une solution que Nathalie Gelbert, pédiatre, déconseille vivement.

Le thermomètre ne cesse de grimper et devrait avoisiner les 40°C dans les jours à venir. Les plus petits sont souvent les plus affectés par ces épisodes de chaleur. De fait, leur corps est plus sensible aux variations de température. Comment repérer que son bébé est déshydraté, et quels réflexes adopter? Tour d’horizon des solutions et des réactions à proscrire avec la pédiatre Nathalie Gelbert.

Quels sont les signes qui doivent interpeller les parents?

Un bébé est particulièrement sensible aux variations de température car son corps contient plus d’eau qu’un adulte. Par conséquent, il est nécessaire d’être particulièrement vigilant. D’autant plus que les plus petits ne transpirent pas. Nous constatons deux phases. La première est comportementale: le nourrisson s’agite, devient rouge et pleure. Il manifeste généralement son envie de s’hydrater en réalisant des mouvements de bouche, ce qui doit constituer un premier indicateur. La seconde phase est plus grave pour l’état de santé du bébé. Ses lèvres sont sèches, ses urines faibles: il se déshydrate. Il devient alors somnolent. La chaleur est particulièrement dangereuse, elle peut parfois être responsable de convulsions.

Quels conseils préconisez-vous en période de canicule?

Le premier réflexe est de donner de l’eau à son enfant, et de lui donner le sein régulièrement. Le lait permet en effet d’apporter des calories. Il est difficile d’évaluer la température idéale pour un bébé, puisque le corps humain s’adapte. Pour autant, nous recommandons de placer un thermomètre dans la chambre. Pour que le bébé se sente bien, il est nécessaire de conserver une maison fraîche avec un ventilateur ou la climatisation, mais également de réaliser des courants d’air. Ensuite, la canicule implique de changer ses habitudes. A ce titre, nous rappelons vivement aux parents d’éviter de sortir aux heures de grande chaleur, c’est-à-dire entre 11h et 16h. S’ils se déplacent, ils doivent faire particulièrement attention à refroidir leur voiture en mettant la clim’ au préalable. La température idéale doit être aux alentours de 25°C. Lors de longs trajets, les parents doivent impérativement prévoir des pauses, car les enfants, plus grands, transpirent beaucoup dans leur siège auto.

Le linge et les vêtements mouillés sont parfois utilisés pour rafraîchir, est-ce judicieux?

Cette pratique n’a pas été validée et le risque est délétère. Généralement, nous ne la recommandons pas car la différence de température entre le vêtement et le corps du nourrisson peut provoquer un choc thermique. Pour rafraîchir son enfant, il est bien mieux de passer un gant de toilette humide sur le corps ou de recourir à un brumisateur. Baigner son bébé constitue une alternative: elle permet de rafraîchir son petit et d’éviter les boutons de sudation qui irritent la peau.

Lexpress.fr propos recueillis par Pauline Chateau,

Népal: Israël va évacuer en priorité 25 bébés de mères porteuses

avril 26, 2015

Jérusalem – Israël va évacuer en priorité 25 bébés nés de mères porteuses et leurs parents adoptifs, pour la plupart homosexuels, depuis le Népal où un violent séisme a ravagé le pays, ont annoncé dimanche les autorités israéliennes.

Il y a actuellement à Katmandou 25 nourrissons nés de mères qui les ont portés pour le compte d’Israéliens venus les récupérer au Népal, a expliqué le ministère des Affaires étrangères. Quatre d’entre eux sont des prématurés nécessitant des services médicaux qu’ils risquent de ne pas trouver après le tremblement de terre, a dit le ministère.

Les Affaires étrangères évaluent à 600 ou 700 le nombre d’Israéliens se trouvant au Népal, la grande majorité d’entre eux étant des randonneurs. Aucun d’entre eux n’aurait été tué.

Les 25 bébés et les Israéliens qui s’occupent d’eux seront les premiers à monter dans l’avion pour être ramenés en Israël, a dit à l’AFP Sabine Hadad, une porte-parole du ministère de l’Intérieur.

Les Affaires étrangères se sont montrées prudentes quant à l’imminence de ces départs, qui peuvent être retardés pour des raisons médicales ou des considérations légales népalaises, ont-elles dit. Mais les autorités israéliennes feront tout pour amener ces bébés en Israël, a dit un porte-parole du ministère, Paul Hirschson.

Trois de ces bébés devaient partir vers Israël dimanche soir avec huit accompagnateurs, a-t-il dit.

Sur les 25 enfants concernés, 15 ont vu le jour par l’entremise de Tammuz, une société israélienne prodiguant les services de mères porteuses, a dit à l’AFP son responsable commercial Roy Youldous.

La plupart des clients de Tammuz sont des hommes homosexuels, a-t-il expliqué.

En vertu de la loi israélienne, seuls les couples hétérosexuels ont le droit d’avoir des enfants de mères porteuses.

Les homosexuels ou les personnes seules se tournent parfois vers la gestation pour autrui dans des pays en voie de développement, une pratique très controversée dénoncée par ses détracteurs comme l’exploitation de la misère. D’autres Israéliens, autorisés à recourir à des mères porteuses, renoncent à le faire en Israël à cause du prix ou de la complexité des procédures.

En dehors des États-Unis, où les prix découragent également les candidats, le Népal est pratiquement la seule destination possible, malgré les conditions qu’il impose, comme l’exigence que les mères porteuses ne soient pas Népalaises, dit Roy Youldous.

Actuellement, 52 parents israéliens, futurs parents ou leurs proches se trouvent au Népal dans l’attente d’avoir un bébé par l’entremise de Tammuz, a-t-il encore précisé.

Quatre-vingt femmes, toutes Indiennes, attendent des bébés pour Tammuz, a-t-il expliqué, assurant que les mères porteuses sont suivies par un travailleur social.

La clientèle de Tammuz est aussi australienne, brésilienne ou britannique, selon M. Youldous.

Noa Roth, une femme célibataire, vient d’avoir il y a trois jours sa première petite fille par ce moyen, a dit sa sœur Tamar Rotem à l’AFP.

Tamar Rotem a expliqué ne pas avoir eu de nouvelles de sa soeur depuis le séisme et s’inquiéter pour le bébé né prématurément et nécessitant des soins particuliers.

Elle pense que sa sœur et le bébé passent la nuit dans une abri de fortune dressé à l’extérieur de l’hôpital de Katmandou.

Nous ne savons pas s’ils ont des médecins ou une équipe médicale à leurs côtés, a-t-elle dit, nous ne savons pas si on nourrit les prématurés. Nous sommes très inquiets.

Ces bébés sont en danger de mort, s’est-elle alarmée.

Romandie.com avec(©AFP / 26 avril 2015 19h43)

France: 12 millions d’euros réclamés après un échange de bébés il y a 20 ans

décembre 2, 2014

Grasse – Deux bébés dans une même couveuse et l’erreur lorsqu’ils sont rendus à leur mère… Vingt ans plus tard, les deux familles réclament 12 millions d’euros de dédommagement, une demande examinée mardi par la justice française qui tranchera le 10 février.

Survenu en 1994, l’échange par erreur a été découvert dix ans plus tard grâce à des tests ADN demandés par le père de l’une des deux enfants, prénommée Manon, au teint hâlé et ne ressemblant guère à son géniteur officiel.

Après une recherche, ses parents biologiques sont identifiés et une rencontre est organisée entre les deux familles, sans que celles-ci ressentent le besoin, après dix ans, de procéder à un nouvel échange d’enfants.

L’histoire, similaire à celle décrite dans le film à succès La vie est un long fleuve tranquille, a commencé en juillet 1994. Sophie Serrano accouche de Manon dans une clinique de Cannes dans le sud de la France. Atteinte d’une jaunisse, elle est placée dans la même couveuse qu’une autre fillette née le lendemain, également atteinte de jaunisse.

Une aide-soignante intervertit alors par mégarde les bébés qui ne seront pas remises à leurs parents biologiques. Les jeunes mamans expriment des doutes sur leurs bébés, faisant des commentaires sur la longueur de leurs cheveux mais celle-ci est mise par le personnel sur le compte des lampes chauffantes de la couveuse.

Réuni à huis clos, le tribunal saisi a décidé mardi de statuer le 10 février sur le dédommagement réclamé par les familles: 3 millions d’euros pour chaque fille échangée à la naissance, 1,5 million pour trois parents, ainsi 750.000 euros pour chaque frère et soeur.

L’échange par erreur de bébés reste peu fréquent dans le monde. En France, comme dans d’autres pays, un bracelet d’identification est apposé sur chaque nouveau-né afin de limiter les risques d’échanges malencontreux.

Cet été, la justice italienne a été saisie pour une affaire d’embryons échangés dont sont nés le 3 août deux jumeaux réclamés par deux couples. Quelques mois avant, la presse sud-africaine s’était fait l’écho de la découverte par deux Sud-Africaines que leurs filles, âgées de 3 ans, avaient été échangées à la naissance. L’une veut garder celle qu’elle considère comme son enfant tandis que l’autre veut la récupérer.

En 2011, une maternité russe avait été condamnée pour sa part à payer 140.000 euros de dommages et intérêts pour avoir échangé par erreur, 12 ans plus tôt, deux bébés.

Romandie.com avec(©AFP / 02 décembre 2014 14h02)

Neuf bébés de mères inconnues découverts dans un appartement

août 7, 2014

La police thaïlandaise a annoncé jeudi le lancement d’une enquête après la découverte mystérieuse de neuf bébés et autant de « nourrices » dans un appartement de Bangkok. Elle veut savoir si les enfants ont été mis au monde par des mères porteuses.

Alertés par des voisins, les services sociaux thaïlandais et la police s’étaient rendus mardi dans un immeuble de l’est de la capitale. Ils ont découvert dans un appartement les neuf bébés, neuf femmes s’occupant d’eux, et une dixième femme enceinte de six mois qui a indiqué être une mère porteuse, selon la police. Les nourrices ont dit à la police être payées 10’000 bahts (282 francs) par mois pour s’occuper des bébés.

« Nous devons scientifiquement prouver par des analyses ADN qui sont les parents (des bébés) et comment ils sont nés, naturellement ou par mère porteuse », a déclaré jeudi le chef adjoint de la police nationale, le général Aek Angsananont. Les résultats pourraient prendre plusieurs semaines.

Pas de papiers d’identité

S’ils sont nés de mères porteuses, il faudra également déterminer si les règles en la matière ont été suivies, a-t-il ajouté. Personne n’est pour l’instant poursuivi dans cette affaire.

Les enfants seraient âgés de deux semaines à deux ans, selon le foyer où ils ont été placés, mais aucun document d’identité n’a été trouvé dans l’appartement. La police a d’autre part indiqué douter des déclarations d’un avocat. Celui-ci a affirmé qu’un de ses clients, un riche Japonais, était le père des neuf enfants.

Cette affaire survient alors que l’histoire d’une mère porteuse thaïlandaise a eu ces derniers jours un retentissement international. La jeune femme a accusé un couple australien, pour lequel elle avait porté des jumeaux, de lui avoir laissé un garçon trisomique et d’avoir emmené sa sœur bien portante.

Romandie.com

Irlande: 800 bébés enterrés dans la fosse septique d’un ancien couvent

juin 4, 2014

Une historienne irlandaise affirme avoir établi que les ossements découverts dans une fosse septique d’un ancien couvent catholique irlandais de Tuam étaient ceux de quelque 800 bébés de mères célibataires, accueillies par des sœurs entre 1925 et 1961.

Cette fosse, remplie à ras bord d’ossements, a été découverte en 1975 par les habitants de Tuam, lorsque les dalles de béton qui la couvraient se sont dissociées.

Jusqu’à présent, les habitants croyaient que les os étaient principalement ceux de victimes de la grande famine qui a touché l’Irlande à partir de 1840.

« Quelqu’un m’avait mentionné l’existence d’un cimetière pour nouveau-nés, mais ce que j’ai découvert était bien plus que cela », a déclaré l’historienne Catherine Corless.

C’est en réalisant des recherches sur les archives d’un ancien couvent de l’ouest de l’Irlande, aujourd’hui reconverti en lotissement, qu’elle a découvert les registres de décès suggérant que 796 enfants avaient été secrètement enterrés sans cercueil ni pierre tombale par les bonnes sœurs du Couvent de Bon Secours.

Selon les registres de décès, ces enfants sont décédés de malnutrition et de maladies infectieuses comme la tuberculose.

Wiliam Joseph Dolan, un proche d’un enfant ayant vécu dans cette institution, a déposé une plainte afin de comprendre ce qui s’est passé.

L’archevêque de Dublin Diarmuid Martin s’est dit favorable « à des fouilles sur ce qui pourrait être des tombes anonymes », affirmant qu’il était nécessaire de revenir sur l’histoire de ces institutions en l’absence d’enquête publique.

Ciaran Cannon, secrétaire d’État à l’Éducation, a quant à lui souhaité une enquête gouvernementale complète sur cette affaire, affirmant que « ne rien faire n’était simplement pas possible ».

Une levée de fonds a également été lancée pour construire un mémorial avec le nom de chaque enfant.

Il s’agit d’un nouvel épisode incriminant l’institution catholique irlandaise après de multiples révélations d’abus et de négligences dans des écoles ou des établissements tenus par les catholiques au cours des dernières décennies.

Au début du XXe siècle, des milliers de femmes célibataires enceintes, considérées à l’époque comme des « femmes déchues », ont été envoyées dans ce genre d’institutions pour accoucher discrètement de leurs bébés.

Ostracisées par la société conservatrice catholique, elles ont souvent été forcées d’abandonner leur enfant pour qu’il soit adopté.

Le film « Philomena » du britannique Stephen Frears retraçait l’histoire de l’une de ces mères à la recherche pendant des décennies de son fils adopté par des Américains.

L’affaire de Tuam rappelle également un autre scandale impliquant des mères célibataires.

Entre 1922 et 1996, plus de 10.000 jeunes filles et femmes avaient travaillé gratuitement dans des blanchisseries exploitées commercialement par des religieuses catholiques en Irlande.

Les pensionnaires, surnommées les « Magdalene Sisters », étaient des filles ayant accouché hors mariage ou qui avaient un comportement jugé immoral dans ce pays à forte tradition catholique

Radio-canada.ca avec AFP