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Tanzanie : mort de l’ancien président Benjamin Mkapa

juillet 24, 2020

L'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, à Nairobi le 7 janvier 2009.

L’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, à Nairobi le 7 janvier 2009. © KHALIL SENOSI/AP/SIPA

 

L’ex-chef de l’État tanzanien est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi à 81 ans, dans un hôpital de Dar es Salaam, la capitale économique du pays.

« Nous sommes frappés par un grand deuil. Notre aîné, le troisième président de la République, Benjamin William Mkapa, est mort dans un hôpital de Dar es Salaam où il était hospitalisé », a annoncé l’actuel chef de l’État John Magufuli.

« D’autres informations seront communiquées ultérieurement mais nous n’avons plus l’aîné Mkapa parmi nous », a ajouté John Magufuli, sans préciser la cause du décès. Le chef de l’État a annoncé un deuil national de sept jours à compter de ce vendredi, pendant lequel les drapeaux seront en berne.

Libéral

Élu président de Tanzanie en 1995 pour le compte du parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM – Parti de la Révolution), Benjamin Mkapa sera réélu en 2000. Ses deux mandats ont été marqués par la poursuite d’une libéralisation de l’économie de son pays initiée par son prédécesseur Ali Hassan Mwinyi.

Troisième président de la République Unie de Tanzanie, Mkapa est né en 1938 dans une famille pauvre de Mtwara, dans le sud-est de son pays.

Après ses études de Lettres à l’université de Makerere en Ouganda, il a été, de 1962 à 1976, le chef de la rédaction de plusieurs journaux tanzaniens, avant d’être nommé responsable de la presse de Julius Nyerere, premier président de Tanzanie.

Médiateur

Il était ensuite devenu ministre des Affaires étrangères, ambassadeur aux États-Unis, puis ministre des Sciences et de l’enseignement supérieure avant d’être élu président.

Après ses deux mandats présidentiels, il a pris part à diverses médiations régionales. Il fit partie de l’équipe de médiation de l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan pour mettre fin à la grave crise électorale au Kenya début 2008. Plus récemment, il fut chargé d’une médiation dans la crise politique burundaise, qui n’avait pas permis de rapprocher parti au pouvoir et opposition en exil.

 Par Jeune Afrique avec AFP

Burundi: le gouvernement veut être consulté avant la relance du dialogue interburundais

avril 27, 2016

Nairobi – Le gouvernement du Burundi ne participera au dialogue de sortie de crise que s’il y est officiellement invité et qu’il est consulté notamment sur les participants, a-t-il affirmé après l’annonce par les médiateurs internationaux d’une reprise des discussions à partir de lundi à Arusha (Tanzanie).

Le gouvernement burundais doit être consulté (car) nous devons convenir des personnes qui devraient être invitées, des dates et du lieu, a déclaré Willy Nyamitwe, responsable de la communication de la présidence, dans une déclaration sur la radio nationale (officielle), captée mercredi.

Bujumbura attend en outre une invitation officielle, sans quoi le gouvernement du Burundi considère nécessairement que ce qui se dit est une machination ou une rumeur, selon le porte-parole.

L’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, nouveau co-médiateur dans la crise burundaise, avait annoncé dans un tweet samedi la reprise du dialogue interburundais du 2 au 6 mai à Arusha, assurant que toutes les parties prenantes devraient être présentes à cette session inaugurale.

Malgré les pressions et sanctions de la communauté internationale, le gouvernement refuse jusqu’à présent de s’assoir à la même table que le Cnared, une plate-forme qui regroupe la quasi-totalité de l’opposition burundaise, en exil ou restée au pays.

Ceux qui ont attenté à la vie des citoyens, qui ont voulu renverser des institutions démocratiquement élues et d’autres qui ont versé dans l’insurrection armée dans notre pays ne peuvent pas être conviés à ce dialogue, a martelé à la radio, M. Nyamitwe.

Le Burundi est plongé dans une grave crise depuis que le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 à un troisième mandat.

L’échec d’un coup d’Etat en mai, l’étouffement de six semaines de manifestations quasi-quotidiennes et la réélection controversée de M. Nkurunziza en juillet 2015 n’ont pas empêché l’intensification des violences, désormais armées, et qui ont déjà fait plus de 500 morts et poussé plus 270.000 personnes à l’exil.

Bujumbura refuse par ailleurs de discuter du troisième mandat ou que ce dialogue soit organisé à Arusha, ville-symbole qui a abrité de 1998 à 2000 les négociations ayant ouvert la voie à la fin guerre civile (1993-2006), qui a fait plus de 300.000 morts.

Le Cnared, qui a désigné dimanche un nouveau président, Jean Minani, a de son côté annoncé qu’il était prêt à se rendre à Arusha, même s’il n’avait pas encore reçu d’invitation.

Le gouvernement de fait de Bujumbura doit savoir qu’il ne fait pas partie de la médiation mais que c’est une partie au conflit, au même titre que le Cnared, a déclaré à l’AFP son responsable de la communication, Jérémie Minani. Ce n’est pas à lui de faire la liste des participants ou de fixer l’agenda des discussions.

Les Etats-Unis ont eux salué l’annonce du co-médiateur M. Mkapa, appelant les parties à participer pleinement sans conditions préalables, selon un communiqué du département d’Etat.

Le plus tôt cette crise sera résolue, le plus tôt nous pourrons aider le Burundi sur la voie de la prospérité et d’un plus grand développement, a ajouté la même source.

Romandie.com avec(©AFP / 27 avril 2016 12h32)