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France: Benoît Hamon appellera à voter Jean-Luc Mélenchon s’il perd au premier tour

avril 9, 2017

Dans l’émission « On n’est pas couché », le candidat socialiste à l’élection présidentielle a assuré qu’il choisirait Jean-Luc Mélenchon en cas de défaite au premier tour.

« Si, par le plus grand des malheurs, vous n’êtes pas au deuxième tour, vous préférez appeler à voter François Fillon, Emmanuel Macron ou Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen ? » Benoît Hamon a répondu sans hésiter à la question que venait de lui poser Laurent Ruquier sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché », diffusée samedi 8 avril sur France 2 : « Moi, je vais vous répondre franchement : Mélenchon. »

Le candidat socialiste à l’élection présidentielle précise :

« Parce que je considère qu’il y a, sur le fond, des proximités politiques. Sinon, nous n’aurions pas essayé de nous rassembler (…), c’est la proposition que je lui avais faite. Et pourquoi je la lui avais faite une deuxième fois. Quand il m’avait dit “Manuel Valls, c’est ce qui pose problème dans ton rassemblement”, Manuel Valls est [depuis] parti, il a soutenu Emmanuel Macron, donc je me suis tourné à nouveau vers Jean-Luc, je lui ai dit : Manuel Valls n’est plus là, pourquoi ne viens-tu pas ? »

« De vrais désaccords »

Le chroniqueur Yann Moix a accusé Benoît Hamon d’une « forme de double langage sur Mélenchon, en disant [de lui] beaucoup de bien, par exemple ici, et finalement en demandant à [ses] sbires d’en dire beaucoup de mal ». L’écrivain laisse entendre qu’une des stratégies de sa campagne vise notamment à « faire croire qu’il y a une certaine proximité intellectuelle entre Poutine et Mélenchon ».

Le candidat a répondu en soulignant « de vrais désaccords », notamment sur la Syrie et sur Vladimir Poutine :

« Qu’est-ce qu’elle vaut, notre petite présidentielle, quand Bachar Al-Assad gaze des gosses ? (…) Rien. C’est notre humanité qui est mise en question quand on voit cela. Et c’est pour ça que moi, ce que je leur reproche, c’est de continuer à être ambigus vis-à-vis de Poutine, qui lui soutient ouvertement Bachar Al-Assad et qui dit que la solution en Syrie, c’est Bachar Al-Assad. Eh bien, moi, président de la République, il n’y a pas de solution en Syrie avec Bachar Al-Assad, parce que moi je n’accorderai aucun crédit à un homme qui a massacré au gaz des gamins. »

Lemonde.fr

France: « Tristesse » ou « mépris » après l’annonce par Valls de son soutien à Macron

mars 29, 2017

La décision de Valls de voter pour Macron au premier tour de la présidentielle a provoqué de violentes réactions dans son camp. La droite dénonce la « continuité » de l’équipe Hollande.

Manuel Valls a annoncé, mercredi 29 mars, qu’il voterait pour Emmanuel Macron au premier tour de l’élection présidentielle. « Je prends mes responsabilités, a-t-il expliqué sur BFM-TV et sur RMC. Ce n’est pas une question de cœur, mais une question de raison. » Une décision qui a immédiatement provoqué la colère de Benoît Hamon et de ses soutiens et a déclenché une série de réactions de colère au sein du Parti socialiste.

Lire notre article :   Valls choisit Macron, quitte à faire imploser le Parti socialiste

A la mi-journée, mercredi, le candidat de la primaire de la Belle Alliance populaire a lancé un « appel solennel » aux électeurs de gauche, leur demandant « de réagir » et « de sanctionner ceux qui se prêtent à ce jeu morbide ».

« Je vous demande (…) de tourner la page de cette vieille politique, de tourner le dos à ces politiciens qui ne croient plus rien et qui vont là où le vent va, au mépris de toute conviction. »

Depuis son QG, le candidat socialiste a ensuite appelé au rassemblement à gauche autour de sa candidature.

« J’appelle désormais tous les électeurs, ceux qui se sont engagés dans la lutte contre les injustices, j’appelle les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes. (…) J’ai une position centrale à gauche, je suis le seul à pouvoir créer les conditions d’une majorité de gauche pour gouverner. Je refuse le vote témoignage. »

Dans la foulée de cette conférence de presse, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a appelé à une rencontre avec Mélenchon, Hamon et Jadot en vue d’une « candidature commune ». « C’est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté », a-t-il affirmé dans un communiqué.

De son côté, Yannick Jadot, vainqueur de la primaire des écologiste et soutien de Benoît Hamon a fait savoir que le candidat socialiste reste « central » à gauche malgré la position de Manuel Valls.

Cambadélis appelle au calme

Plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg a signé l’attaque la plus virulente contre Manuel Valls. « Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l’honneur d’un homme comme Manuel Valls : rien », a réagi, sur Twitter, l’ancien ministre de l’économie, qualifiant son ex-collègue d’« homme sans honneur ». La députée PS Karine Berger a dénoncé un comportement « minable », quand son collègue Philippe Baumel a parlé d’« un dernier 49-3 médiatique pour casser la gauche ».

La maire de Lille, Martine Aubry, a mis en avant sur Twitter, « [s]a conception de l’honneur et de l’éthique », elle qui s’était fait battre par François Hollande, au second tour de la primaire de la gauche en 2011 :

Le codirecteur de campagne du candidat PS, Mathieu Hanotin, a évoqué sur BFM-TV une « minable tentative de sabotage », ajoutant :

« Je trouve toujours bizarre ces responsables politiques qui font appel à ce qu’il y a de plus beau dans notre République, à la démocratie, à ces grands concepts, pour finalement, à la fin, défendre uniquement leurs propres intérêts. »

Patrick Mennucci a aussi critiqué Manuel Valls, s’adressant directement à lui sur Twitter : « Tu nous fais honte. » Le député PS des Bouches-du-Rhône a par ailleurs déclaré au Monde qu’il se sentait « trahi par un premier ministre dont [il a] soutenu le gouvernement pendant deux ans ». « Manuel Valls n’imagine pas le mépris qu’il génère […]. Aujourd’hui, je ne vois pas comment je pourrais m’asseoir dans la salle d’un congrès PS avec lui à la table », dit-il.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s’est dit « triste » de la décision de Manuel Valls de soutenir Emmanuel Macron, appelant « tous les socialistes au calme », sans évoquer d’éventuelles sanctions :

« Je suis triste de ne pas avoir réussi à convaincre Manuel Valls de ne pas soutenir Emmanuel Macron. Je combats cette position. Notre candidat, après la primaire et la convention unanime des socialistes, est Benoît Hamon. Il doit représenter tous les socialistes, les radicaux et tous les écologistes. »

« Emmanuel Macron, c’est François Hollande »

Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi par des soutiens de M. Hamon, comme l’économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Méda, un collectif d’intellectuels et d’artistes dénonce « le silence assourdissant » de la direction du PS et de Jean-Christophe Cambadélis face aux défections.

Le ralliement d’Emmanuel Macron fait aussi réagir à droite. François Fillon a affirmé que le ralliement de Manuel Valls à Emmanuel Macron montrait que le candidat d’En marche !, « c’est François Hollande ». « Toute l’équipe de François Hollande est autour d’Emmanuel Macron. C’est ce que j’ai toujours dit, Emmanuel Macron, c’est François Hollande », a déclaré M. Fillon, interrogé en marge d’une réunion au Conseil supérieur du notariat.

Laurent Wauquiez, vice-président du parti Les Républicains, avait déjà estimé sur Franceinfo que la candidature Macron « devient l’usine de recyclage des opportunistes de tous bords de la politique française ».

Lemonde.fr avec AFP

Présidentielle française : cinq candidats dans l’arène cathodique

mars 20, 2017

Fillon, Hamon, Le Pen, Macron et Mélenchon s’opposeront lors d’un débat télévisé à 21 heures, sur TF1 et LCI.

Préparation du plateau de TF1 qui accueillera le débat entre les principaux candidats à la présidentielle 2017 lundi 20 mars.

Préparation du plateau de TF1 qui accueillera le débat entre les principaux candidats à la présidentielle 2017 lundi 20 mars. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS POUR LE MONDE
Ils seront cinq sur le plateau de TF1 aux allures de ring, lundi 20 mars à 21 heures. Les cinq candidats présumés favoris de l’élection présidentielle, selon les sondages  : François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon.

Et de ces cinq-là, disposés en cercle, Emmanuel Macron sera le plus attendu au tournant. En raison de son inexpérience dans ce type d’exercice, et parce qu’il est celui qui a le plus à y perdre, sa prestation sera observée à la loupe. Pour préserver son statut de possible adversaire de Marine Le Pen – une configuration de second tour accréditée, à ce stade, par des sondages qui génèrent mécaniquement une tentation de « vote utile » en sa faveur –, le leader d’En marche ! devra éviter tout impair. Et ce, dans un environnement autrement plus hostile qu’une salle de meeting.

Dans l’entourage du candidat, on cherche à dédramatiser l’enjeu. Le candidat, dit-on, a bien demandé à ses proches et à certains élus des fiches sur chacun des thèmes abordés. Mais aucune répétition en situation réelle ne devrait être organisée. « Je n’ai jamais fait de média training, je déteste ça », assure M. Macron. « On ne veut pas scénariser le débat, pour le laisser libre et capable de réagir, explique un proche de l’ancien haut fonctionnaire. Ce qu’on travaille surtout, c’est sa capacité à synthétiser, car ce n’est pas son point fort. Il doit être capable de ramasser sa position sur un sujet en une minute trente. »

« Garder de la fraîcheur »

L’ancien ministre, qui s’attend à être pris pour cible, veut éviter de se laisser emporter dans des polémiques. « Le temps de parole sera limité, il ne faut pas le gaspiller à répondre à des attaques, assure son entourage. L’idée, c’est de rester sur le projet. » Comme s’il s’agissait d’un combat physique, son agenda a été allégé, afin de lui permettre de se reposer et de « garder de la fraîcheur ».

Marine Le Pen, elle, affûte ses armes, notamment face à celui qui paraît le mieux placé pour l’affronter dans un éventuel second tour. « Beaucoup de gens vont être devant la télévision et se faire une opinion. La politique, c’est de la publicité comparative », indique Philippe Olivier, un des principaux dirigeants de la campagne de Mme Le Pen. Comme d’autres, il constate que M. Macron sera « la grande inconnue » de ce rendez-vous : « Il sera au centre ou sera écrabouillé. Il va peut-être se révéler comme un super télévangéliste, mais les Français aiment la politique. Je ne lui vois pas de ligne directrice », affirme le beau-frère de la candidate frontiste.

Fillon plus « audible »

La présidente du FN, qui était en meeting à Metz, samedi, n’a pas organisé de répétition du débat avec ses proches, mais a simplement travaillé des angles d’attaque. Objectif : défendre son projet, rendu en partie inaudible par l’accumulation des affaires et polémiques qui la visent elle, ainsi que son parti.

Un défi similaire attend François Fillon. Le candidat de la droite est parti dans la Sarthe, vendredi 17 mars, emportant des fiches sur le programme de ses adversaires et les sujets sur lesquels il peut être attaqué. Il est revenu dimanche à Paris pour des réunions de préparation. Depuis le 25 janvier et le premier article du Canard enchaîné sur le soupçon d’emploi fictif de son épouse, l’ancien premier ministre n’est plus « audible » sur autre chose que les affaires le concernant.

Cette joute sur TF1, tout comme « L’Emission politique » de France 2 dont il est l’invité le 23 mars, lui permettront-elles de tourner la page ? Son entourage estime qu’il avait fait la différence avec Alain Juppé et Nicolas Sarkozy précisément lors des débats télévisés organisés pendant la primaire de la droite et du centre. Mais le contexte a radicalement changé. Comme il le fait dans ses meetings, le candidat du parti Les Républicains devrait, si nécessaire, se positionner en victime d’un « système » qui instrumentaliserait la justice. S’il dispose de marges de manœuvre, sa cible principale devrait être M. Macron : il veut attaquer les « ambiguïtés de son programme », indique un proche.

L’expérience des primaires

Benoît Hamon compte, lui aussi, sur son expérience acquise durant les débats organisés pendant la primaire à gauche, où il était apparu à l’aise et plutôt convaincant, pour redresser une situation mal engagée. « C’est maintenant que la campagne commence ! », espère un proche du candidat. Même s’il mime la décontraction – « dans cette présidentielle, chaque semaine est un tournant », dit-il –, M. Hamon sait qu’il joue gros, lundi soir. Dimanche, il a réussi son grand meeting à Bercy, devant plus de 20 000 personnes. Sur TF1, lundi, le député des Yvelines entend insister sur son projet, qui le différencie nettement, selon lui, de ceux de ses adversaires qui le devancent dans les sondages.

« Avec les débats, les Français vont enfin pouvoir commencer à comparer de visu les candidats, et il n’y a pas photo entre les quinquennats possibles de Le Pen, Fillon, Macron et Hamon », soutient le député Jean-Marc Germain, codirecteur de la campagne. Officiellement, il n’est pas question d’attaquer frontalement ses rivaux, à commencer par M. Macron. Mais le candidat devrait néanmoins souligner, comme il le fait depuis plusieurs jours, la présidentielle « polluée par l’argent », une manière de mêler à la fois les affaires judiciaires de M. Fillon et la campagne de M. Macron qui serait, selon lui, sous « l’influence des forces de l’argent ».

Egalement à la peine dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon arrive lui aussi sur le plateau de TF1 auréolé d’un défi remporté, ce week-end : la marche qu’il a organisée samedi à Paris, de Bastille à République, a rassemblé des milliers de personnes. Une fois son discours achevé, samedi, il devait se préparer dans les conditions du débat, chronomètre en main. Sa directrice de communication, Sophia Chikirou, déplore les modalités retenues par TF1 : « Ce n’est pas un débat mais une succession de prises de parole. C’est du spectacle, même la mise en scène, un ring, renvoie à ça. »

Elle craint également que la liste des thèmes retenus ne desserve son candidat. « Ce sont déjà des choix éditoriaux, s’agace-t-elle. On a essayé de négocier mais on a été peu audibles. On a quand même réussi à imposer l’écologie. On est les seuls à l’avoir demandé. » M. Mélenchon souhaiterait ramener le débat sur le fond. « Il y a un rejet de la politique politicienne mais le nombre de personnes qui ont regardé les débats des primaires le montre, il y a une aspiration aux projets, assure Eric Coquerel, coordinateur du Parti de gauche. Il faut parler aux 44,6 millions d’électeurs qui n’ont pas encore fait leur choix et qui ne vont pas se déterminer sur des controverses. Il faut veiller à ce que nos idées soient exposées et entendues. »

Lemonde.fr

France: Manuel Valls ne parrainera pas Benoît Hamon

mars 14, 2017

L’ancien premier ministre, qui a démenti un soutien à Emmanuel Macron, réunit ses proches à l’Assemblée ce soir.

Manuel Valls à Boisseul, le 18 janvier.

Manuel Valls à Boisseul, le 18 janvier. PASCAL LACHENAUD / AFP
Quelle place pour Manuel Valls dans la campagne présidentielle ? L’ancien premier ministre, discret depuis sa défaite face à Benoît Hamon lors de la primaire à gauche, fait quelques signes.

« Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon », a-t-il déclaré à Paris-Match dans un article paru mardi 14 mars. Dans le même temps, l’ex-chef du gouvernement a dû démentir un soutien à Emmanuel Macron, annoncé par Le Parisien. Deux éléments qui sont symptomatiques des hésitations que connaissent M. Valls et ses fidèles, divisés par la question d’un possible soutien à l’ancien ministre de l’économie.

Mardi soir, l’ex-chef du gouvernement doit réunir ses proches à l’Assemblée. Il va « nous dire comment il voit l’actualité, le contexte politique, mais aussi comment il voit le futur, bien au-delà de la présidentielle, et nous verrons ensemble ce qu’il y a de mieux à faire », a précisé le député Olivier Dussopt sur LCP. A la fin de février, au cours d’une réunion similaire, Manuel Valls avait appelé ses proches à « rester ensemble » – formule visant à empêcher un exode chez Emmanuel Macron. Mais il avait aussi exprimé son « inquiétude », quant à l’accord passé par Benoît Hamon avec EELV.

Pour Cambadélis, Hamon n’a « pas besoin » du parrainage de Valls

A gauche, le refus annoncé de M. Valls de parrainer M. Hamon a suscité quelques remous. « Même ses électeurs de la primaire (), je pense que ce matin ils sont choqués qu’il ne veuille pas donner son parrainage à Benoît Hamon », a déclaré Alexis Bachelay, un proche du candidat socialiste à la présidentielle sur BFMTV. Le député a dénoncé un débat « un peu surréaliste () alors que Manuel Valls était le finaliste de la primaire et qu’il s’est engagé » à soutenir M. Hamon.

Benoît Hamon « n’a pas besoin » du parrainage de M. Valls, a tempéré Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS, sur CNews :

« Je crois que Manuel Valls a été très clair, il a salué le soir de l’élection Benoît Hamon, il lui a souhaité bonne chance publiquement et il a dit qu’il serait en retrait. On ne comprendrait pas qu’il soit à côté de lui vu ce qu’ils se sont dits lors de la campagne. »

Lemonde.fr

France: Le mois de la clarification et de la conviction électorale

février 14, 2017

 

Le démarchage électorale des candidats à la présidentielle de 2017 bat son plein chacun selon son rythme.

A l’approche de l’invitation des Français de se prononcer dans les urnes, durant la période de soudure électorale d’avril et mai; les candidats parcourent les régions, sillonnent les villes et vont à la rencontre des populations dans les départements d’Outre-mer.

Les favoris des sondages comme les outsiders tentent de présenter leur programme de campagne pour ceux qui l’ont déjà, clé en mains; quand ceux qui ne l’ont pas encore, scrutent les idées des autres pour en sortir une ossature plus complète pouvant réussir une adhésion du meilleur projet de campagne, malgré l’impatience de leurs sympathisants.

Au regard des pronostics de certaines études qui donnent Marine Le Pen du FN, en tête, avec 27% suivie d’Emmanuel Macron qui vient en seconde position avec 22%, emboîtant le pas à François Fillon avec une besace de 20%, qui tangue dans un scandale d’emplois fictifs des membres de sa famille. Surtout l’affaire de son épouse qui a empoché la rondelette somme de 900.000 euros dans un intervalle de dix ans. Celui-ci essaie de coller les morceaux du puzzle de la droite qui glissent, se détachent pour maintenir le rassemblement autour de sa candidature dont l’unanimité a du plomb dans l’aile. Ses épaules réussiront-elles encore à supporter le poids des incriminations, la furie des dossiers noirs des indemnités allouées à sa femme Penelope et à ses enfants dans l’exercice des fonctions assumées dans son cabinet ?

Les Républicains, face au rouleau compresseur des médias qui déroulent, au fil des jours, des preuves accablantes du scandale financier, deviennent dubitatifs lorsque les parlementaires de son bord politique, butent entre l’honneur et le déshonneur. Faut-il sauver le parti en continuant d’appuyer un candidat exposé avec un dossier judiciaire soumis au parquet dans une attente de mise en examen ? Ou doivent-ils déjà penser à une solution de rechange pour un autre candidat qui porterait et défendrait valablement les couleurs du parti en déclin ? Effectivement il faut se préparer à jouer la carte du candidat ayant une belle et grande étoffe capable de se retrouver au deuxième tour et qui serait, à même, de battre Marine Le Pen. L’équation est à l’étude du bon choix et à la réflexion pour trouver le quotient idéal. Celui qui ferait chorus et donnerait le quitus d’estime et d’exemplarité.

Par ailleurs, du côté du PS, Benoît Hamon colmatent les brèches. Il multiplie les discours avec son programme mais aussi il procède à une opération de charme auprès de Jean-Luc Mélenchon, qui semble ne pas mordre à son appel de cohésion. Imbu de sa personnalité, il souhaiterait que la brise souffle dans sa direction pour ramener tous les papillons du nouveau printemps de gauche en sa faveur. Car le soutien et le poulain de Martine Aubry a le vent en poupe. Il peut jouer le trouble fait. Il espère que des dossiers de malversations financières ou des écarts de langage vont éclabousser certains candidats à la présidentielle, lui permettant de baliser son boulevard à l’Élysée. Mais le chemin est encore loin. Des réticences existent encore dans sa famille politique pour lui accorder toute la confiance nécessaire des fidèles d’Emmanuel Valls et ceux de François Hollande qui n’osent pas se prononcer après la déconfiture de l’ancien Premier ministre battu à plate couture lors du second tour de la dernière primaire socialiste.

La présidentielle française de 2017 va produire de nombreux rebondissements sur les dossiers des candidats potentiels avec des fluctuations de sondages qui présenteront un tableau d’incertitudes à couper le souffle. L’attente est aussi portée sur le candidat qui a le meilleur projet de société pour une France enclin au bon vivre qui va rompre avec les habitudes du passé sans lendemains meilleurs. Une France qui assurera la sécurité et à la paix, gage de développement. Une France qui renoncera définitivement à soutenir les dictatures qui empoisonnent l’existence des peuples et qui ne fermera plus les yeux devant les cruautés et les monstruosités des crimes contre l’humanité.

 

Bernard NKOUNKOU

Hamon vainqueur, les menaces de désertion se multiplient au PS

janvier 30, 2017

La victoire du candidat marqué à gauche au sein du PS fait souffler un vent de panique du côté des «réformateurs». Plusieurs songent ouvertement à rallier Emmanuel Macron.

Le plus dur reste-t-il à faire pour Benoit Hamon ? Malgré son éclatante victoire face à Manuel Valls dimanche 29 janvier, le candidat désigné par la primaire à gauche n’est pas du tout assuré de trouver ni sa famille politique, ni même ses alliés de belle alliance populaire rassemblés derrière lui pour aborder la dernière ligne droite de la campagne présidentielle. Du côté des soutiens de Manuel Valls, dès dimanche soir, de nombreux cadres et élus évoquent leurs doutes et demandent des gages, quand d’autres évoquent directement leur intérêt pour le mouvement d’Emmanuel Macron.

«Benoit Hamon est désormais le candidat de notre famille politique», assurait dimanche soir Manuel Valls. Pas de quoi, visiblement, convaincre l’ensemble de ses fidèles. Interrogé sur RTL, le député de gironde Gilles Savary n’y est pas allé par quatre chemins: il ne fera pas semblant de soutenir Benoît Hamon dans les mois à venir. «Moi personnellement, je suis de ceux qui pensent que les simulacres d’unité, les rassemblements de faux amis, qui ont fait les succès électoraux du parti socialiste indéniablement, sont très usés. Et que, l’un des mérites de l’élection de Benoît Hamon, c’est une ligne assez claire. C’est une ligne qui a vocation à rassembler la gauche de la gauche mais qui laisse en jachère la ligne sociale-démocrate».

Les élus PS de l’aile droite se retrouvent mardi

Plutôt que de respecter la parole prise par son champion, le député préfère éviter une «future fronde» au vainqueur: «Il ne faudrait pas que cette partie de cette gauche fasse à Benoît Hamon ce que Benoît Hamon a fait aux gouvernements successifs de cette mandature». «Moi j’attends, dans les jours qui viennent, nous attendons de savoir ce qui va être proposé aux sociaux-démocrates. Soit, comme synthèse, je veux dire, acceptable, soit par organisation au sein du parti socialiste, soit éventuellement, par ralliement à un candidat extérieur qui l’incarne»,

Mardi matin, «les réformateurs» du PS, soutiens de Manuel Valls se retrouveront pour évoquer la suite des événements. Le jour même, le candidat de la Belle Alliance populaire rencontrera les parlementaires de son parti pour tenter de les rassurer. Mais un certain nombre n’a pas attendu qu’il présente ses gages pour prendre le large. «Au vu des résultats de la primaire et conformément à mes convictions, je m’engage derrière Emmanuel Macron», a rapidement annoncé le député du Cantal Alain Calmette. De même pour le député du Nord Dominique Baert ,qui a fait savoir à La Voix du Nord Dominique Baert qu’il préfère son «cousin» Macron au «faux frère» Hamon.

Alors qu’un certain nombre de cadres de premier plan ont déjà déserté Solférino pour rejoindre En Marche!, l’hémorragie pourrait se poursuivre. Selon le Parisien ce lundi matin, les observateurs internes du PS tablent sur quelques dizaines de défections, là oui les plus optimistes chez Macron misent sur le départ d’une quarantaine de parlementaires. En attendant, les plus proches soutiens de Manuel Valls prennent les devants et annoncent réfléchir à la création d’une structure destinée à entretenir la flamme vallsiste en marges du PS, sur le modèle d’une «maison des réformistes». Au niveau des militants, beaucoup semblent avoir pris les devants: selon les confidence d’un cadre d’En Marche! à une journliste de LCI, le mouvement aurait comptabilisé 5000 adhérents supplémentaires depuis dimanche soir.

Le PRG attend une clarification

Hors du PS aussi, les doutes prennent le pas sur le rassemblement autour de Benoît Hamon. Ainsi le Parti Radical de Gauche de Sylvia Pinel, qui soutenait Manuel Valls pour le second tour, avait pris l’engagement d’un soutien sans appel au gagnant du scrutin. Pourtant le communiqué publié par le parti dimanche soir met surtout en garde le candidat, plus qu’il ne le soutient: «le projet porté par Benoit Hamon, s’il l’a emporté, ne saurait trouver en l’état l’adhésion des radicaux de gauche attachés à l’entreprise, à un développement économique porteur d’emploi et de répartition des richesses en métropole et en Outre-mer, une laïcité clairement assumée et la relance européenne nécessaire pour protéger les Français des menaces du terrorisme et des abus de la mondialisation. Il revient à Benoit Hamon désormais, s’il souhaite faire gagner la gauche en mai, de trouver les termes du rassemblement. Le PRG entend mener rapidement avec lui les discussions nécessaires à la clarification. Dans l’attente, le PRG invite tous les réformistes de gauche à se retrouver dans les prochains jours pour porter ensemble une parole de gauche crédible dans le débat présidentiel».

Des doutes partagés même du côté des soutiens de la gauche réformiste issus de la société civile: ainsi l’homme d’affaires Pierre Bergé a-t-il rapidement fait son choix sur les réseaux sociaux. «J’apporte mon soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Macron pour être le président qui nous conduira vers une sociale-démocratie».

Lexpress.fr par Marc de Boni

France: Benoît Hamon, vainqueur inattendu de la primaire à gauche

janvier 29, 2017

Benoît Hamon célèbre sa victoire à la primaire de la Belle alliance populaire, dimanche soir à la Mutualité, à Paris.

Le député des Yvelines a voulu se démarquer dans cette campagne en revendiquant son ancrage à gauche. Les sympathisants l’ont désigné, dimanche, pour les représenter à la présidentielle.

Benoît Hamon sera le candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Le député des Yvelines l’a emporté au second tour de la primaire à gauche face à Manuel Valls, dimanche 29 janvier, avec plus de 58 % des voix. Après avoir creusé l’écart au premier tour (avec 36,03 % des voix contre 31,48 % pour M. Valls), il a réussi à maintenir son avance, dans un contexte d’augmentation de la participation. C’est une revanche pour l’ex-ministre de l’éducation qui avait quitté le gouvernement de Manuel Valls fin août 2014, dans l’ombre d’Arnaud Montebourg.

Dans son discours de victoire, Benoît Hamon a salué une gauche qui « relève la tête, se tourne vers le futur et veut gagner ». Il a surtout appelé au rassemblement, non seulement de « tous les socialistes » mais aussi des candidats d’Europe écologie-Les Verts et de La France insoumise, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

« Dès lundi, je proposerai (…) à tous les candidats à cette primaire mais aussi à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et l’écologie politique, en particulier Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, de ne penser qu’à l’intérêt des Français au-delà de nos personnes. Je leur proposerai de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique. »

Le résultat de la primaire fera-t-il changer d’avis MM. Jadot et Mélenchon ? Avant le second tour, tous deux avaient rejeté toute idée de désistement en faveur du candidat socialiste. Dimanche, le candidat de La France insoumise a noté chez M. Hamon des « paroles si proches des nôtres »et évoqué « un fait qui donnera ses fruits le moment venu ».

«L’Emission politique», un tournant

En tout état de cause, les observateurs qui imaginaient Benoît Hamon comme le « Fillon de la gauche », celui qui s’impose contre tous les pronostics face aux favoris des sondages, ont donc vu juste. « Les médias s’en veulent tellement de n’avoir pas vu venir Fillon à la primaire de la droite, qu’ils ne voudraient surtout pas louper Hamon à celle de la gauche », plaisantait il y a deux mois son directeur de campagne, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis.

La participation de M. Hamon à « L’Emission politique »sur France 2, le 8 décembre 2016, avait marqué un tournant dans sa campagne. Si l’audience a été plutôt faible pour le programme – 1,7 million de téléspectateurs –, sa prestation a été remarquée. Elle a donné au candidat de 49 ans l’occasion de fairevaloirses mesures phares.

Lire aussi :   Les « hamonistes », une bande à part

Retouches sur le revenu universel

M. Hamon a développé les deux solutions qu’il propose pour faire face à la « révolution numérique », qui va « raréfier le travail » : encourager la réduction du temps de travail et, surtout, l’instaurer d’un revenu universel de base.

En six semaines, deux points clés de la proposition de Benoît Hamon ont pourtant été discrètement supprimés, avant d’être finalement réintégrés :

  • le fait que ce qu’il qualifie de « revenu universel » serait versé à terme à tous les Français de plus de 18 ans, sans condition de ressources ;
  • le fait qu’il atteindrait le seuil de 750 euros par mois.

Il est désormais question d’une « grande conférence citoyenne »chargée de discuter du périmètre du revenu universel et de son calendrier. Benoît Hamon continue d’évoquer un « revenu universel », mais il ne s’engage plus clairement à mettre en place cette « révolution »sociale avant 2022, s’il remportait la présidentielle.

Dans Le Monde du 4 janvier, M. Hamon a également déclaré « envisager, à court terme, d’en finir avec l’état d’urgence, dès lors que les lois antiterroristes et renseignement permettent à la police et à la justice d’agir plus efficacement ».

L’ancrage à gauche d’un ancien militant étudiant

C’est au sein de SOS-Racisme que Benoît Hamon a commencé sa vie de militant. En 1986, il est partie prenante des manifestations lycéennes et étudiantes contre la loi Devaquet, vaste mouvement qui l’incite un an plus tard à prendre sa carte à l’UNEF, principal syndicat étudiant, duquel il est resté proche. En 1993, il devient le premier président du Mouvement des jeunes socialistes, un poste qu’il conservera jusqu’en 1995.

Délégué national du PS chargé de la jeunesse, le jeune Hamon se rapproche ensuite de Lionel Jospin, dont il sera conseiller pour la jeunesse pendant la campagne présidentielle de 1995. Il sera élu député européen de la circonscription Est entre 2004 et 2009, puis conseiller régional d’Ile-de-France entre 2010 et 2014, en parallèle de sa charge de porte-parole du Parti socialiste, de 2008 à 2012.

Au cours de son ascension au sein du Parti socialiste, Benoît Hamon s’est inscrit dans une tendance réformiste, notamment au sein du Nouveau Parti socialiste, un courant interne au PS qu’il cofonde avec Arnaud Montebourg et Vincent Peillon après le choc du 21 avril 2002, qui a vu la gauche éliminée au premier tour de la présidentielle.

Ministre délégué à l’économie sociale et solidaire (2012-2014), puis de l’éducation nationale (avril-août 2014), l’ex-porte parole du PS compte se démarquer du quinquennat écoulé et revendique son ancrage à gauche. Il disait, dès le 16 août, son désir de rompre avec « les quinquennats [qui] se succèdent », avec « les hommes providentiels aussi ».

Il est l’un des plus prompts à s’être déclarés pour la primaire, prenant de vitesse son plus proche rival, Arnaud Montebourg – l’ancien ministre de l’économie devait annoncer sa candidature quelques jours plus tard. M. Hamon n’avait eu d’autre choix que de quitter le gouvernement le même jour que M. Montebourg, en août 2014 ; lors de la fête de la rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire) les deux hommes avaient milité pour un changement de cap de la politique économique menée par le gouvernement de Manuel Valls.

Bilans contrastés à Bercy et à l’éducation nationale

Lors de son passage à Bercy, en tant que ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire, de mai 2012 à mars 2014, Benoît Hamon a mené quelques chantiers significatifs dont la loi sur l’économie sociale et solidaire (ESS), qui donne un cadre à un secteur – regroupant notamment les mutuelles, les coopératives, les associations… – jusque-là mal défini. Adoptée en juillet 2014, la loi définit, pour la première fois, l’ESS comme un « mode d’entreprendre et de développement économique ».

Son autre grand projet fut la loi sur la consommation, adoptée en mars 2014. Elle propose un panel d’outils pour améliorer la protection des consommateurs comme l’action de groupe, la facilitation de la résiliation du contrat d’assurance, la mise en place d’un registre du crédit ou l’augmentation du délai de rétractation pour le commerce en ligne. Le ministre quitte son poste peu après l’adoption de cette loi pour rejoindre le ministère de l’éducation nationale.

Mais il ne passera que cent quarante-sept jours rue de Grenelle où il a succédé à Vincent Peillon en mars 2014, avant de suivre Arnaud Montebourg et de quitter le gouvernement en août de la même année. Au cours de ses quelques mois comme titulaire de ce portefeuille, M. Hamon n’a pas eu le temps de lancer de chantier majeur et laisse un bilan mitigé. Chargé de déminer le dossier de la réforme des rythmes scolaires, il lâche du lest sans pour autant calmer la fronde.

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Il a également reculé sur les ABCD de l’égalité, outil pédagogique de promotion de l’égalité homme-femme, après la polémique lancée notamment par les opposants au mariage pour tous. Enfin, M. Hamon a été contraint de renoncer à faire avancer un dossier qui lui tenait à cœur : celui de la réforme de l’évaluation des élèves. Il démissionne avant d’effectuer sa première rentrée scolaire.

 

Lemonde.fr

France: Hamon et Montebourg rejettent l’appel de Manuel Valls au rassemblement de la gauche

octobre 23, 2016

Les deux responsables politiques socialistes ont refusé la main tendue du premier ministre, qui a appelé à l’unité en vue de l’élection présidentielle.

Le candidat à la primaire socialiste Benoît Hamon.

Le candidat à la primaire socialiste Benoît Hamon. PHILIPPE LOPEZ / AFP
Au lendemain de l’appel de Manuel Valls au rassemblement de la gauche, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg – tous deux candidats à la primaire organisée par le PS en janvier 2017 – ont refusé dimanche 23 octobre l’appel du premier ministre. Au cours d’un discours à Tours, le chef du gouvernement avait exhorté son camp à l’union, en interpellant directement Emmanuel Macron, Arnaud Montebourg et d’autres, en vue de l’élection présidentielle de 2017. « Qu’est-ce qui nous sépare ? », avait-il demandé à la tribune.

« La question n’est pas ce qui nous sépare mais ce qui devrait nous rassembler », a répondu Benoît Hamon sur C8. « Si on vient au pouvoir, ce n’est pas juste pour gouverner ensemble. Des questions centrales nous sont posées, le Front national est aux portes du pouvoir (…), c’est un peu court », a-t-il poursuivi, avant d’ajouter :

« Ce qui doit rassembler, l’essentiel, c’est que la gauche devrait améliorer la vie des gens. François Hollande les a rendus plus vulnérables. »

De son côté, le porte-parole d’Arnaud Montebourg, François Kalfon, a dénoncé sur BFM TV un « appel grotesque » dans un discours en forme de « candidature déguisée ». « C’est quand la maison brûle qu’on veut rassembler la famille, derrière qui ? quel contenu ? loi travail ou fin de l’austérité », a-t-il écrit par ailleurs sur Twitter. « C’est une primaire sincère qui permettra le rassemblement, pas une opération de com’ sur le mode Embrassons-nous, Folleville», ajoute-t-il.

Lemonde.fr avec Reuters