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Vol MH17: le ministre néerlandais des AE accuse la Russie de semer la confusion

octobre 16, 2015

La Haye – Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a accusé vendredi la Russie de semer la confusion en critiquant le rapport sur le crash dans l’Est de l’Ukraine en 2014 du vol MH17 dont les 298 passagers, aux deux tiers Néerlandais, ont été tués.

J’ai l’impression que les Russes ne sont pas intéressés à ce stade par le rapport final, mais plutôt à semer la confusion à son sujet, a déclaré le ministre, cité par les médias locaux, en se rendant à l’hebdomadaire conseil des ministres.

M. Koenders a ajouté avoir essayé, sans succès, de contacter son homologue russe Sergueï Lavrov pour évoquer la question, a rapporté l’agence de presse néerlandaise ANP.

Selon Bert Koenders, l’attitude de la Russie n’aide pas à faire avancer le processus. Il n’y a aucun intérêt à semer la confusion, le plus important est de coopérer, a soutenu le ministre néerlandais.

L’enquête internationale sur les causes du crash, coordonnée par les Pays-Bas, a affirmé mardi qu’un missile sol-air de type BUK de fabrication russe avait été utilisé le 17 juillet 2014 pour abattre le Boeing 777 de Malaysia Airlines dans l’Est de l’Ukraine, zone en guerre.

L’enquête n’a pas identifié de coupable – ce n’était pas sa tâche – mais le directeur du Bureau d’enquête néerlandais pour la sécurité Tjibbe Joustra a suggéré mardi que le missile avait été tiré depuis une zone contrôlée par les séparatistes prorusses.

Cette suggestion soutient la théorie avancée notamment par l’Ukraine et les Etats-Unis, mais que le Kremlin rejette fermement, accusant les forces ukrainiennes.

Une enquête pénale menée elle aussi par les Pays-Bas est en cours pour identifier les responsables du crash, mais de nombreux experts doutent que les auteurs du tir de missile seront un jour arrêtés et poursuivis.

Les Russes présentent en permanence de nouvelles versions des faits, a regretté Tjibbe Joustra dans un entretien vendredi au quotidien néerlandais de centre-gauche Volkskrant.

J’ai l’impression qu’ils tentent en permanence de discréditer le rapport, quels que soient les arguments, a-t-il ajouté.

Au quotidien qui lui demandait s’il pensait que Moscou craignait que les coupables soient identifiés, M. Joustra a répondu : c’est évident.

Il a dit être convaincu que les auteurs seraient un jour identifiés dans le cadre de l’enquête pénale, mais a dit ne pas avoir beaucoup d’espoir qu’ils soient poursuivis en justice. Cela va être compliqué, de nombreux pays ne sont pas enclins à extrader.

Romandie.com avec (©AFP / 16 octobre 2015 13h22)

Mali : Mohamed Ould Abdelaziz en visite surprise à Kidal pour obtenir un cessez-le-feu

mai 23, 2014
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à Bruxelles le 2 avril 2014. © AFP

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à Bruxelles le 2 avril 2014. © AFP

Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, président en exercice de l’Union africaine (UA), et Bert Koenders, chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma), sont arrivés vendredi à Kidal pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu.

Le chef de l’État mauritanien et président en exercice de l’Union africaine (UA), Mohamed Ould Abdelaziz, est arrivé vendredi 23 mai à la mi-journée à Kidal en compagnie de Bert Koenders, chef de la mission de l’ONU au Mali (Minusma).

Cette visite surprise a été confirmée par une source jointe au sein de la Minusma – la force de l’ONU au Mali, forte de plus de 12 500 hommes – ainsi que par une source dans l’entourage du dirigeant mauritanien. « Aziz vient pour obtenir un cessez-le-feu des groupes rebelles, et la relance des pourparlers avec le gouvernement malien », a indiqué un collaborateur du président mauritanien. « Le président mauritanien vient d’arriver à Kidal dans le cadre de la recherche de solution à la crise au Mali », a confirmé une source diplomatique.

Kidal est depuis mercredi aux mains de plusieurs groupes armés dont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), rébellion touarègue qui contrôlait déjà en partie la ville, chef-lieu de région à plus de 1 500 km au nord-est de Bamako.

De violents combats y avaient opposé ces groupes aux forces maliennes le 17 mai. De nouveaux affrontements meurtriers ont éclaté mercredi et ont tourné à l’avantage des groupes armés. Bamako a déclaré mercredi un cessez-le-feu unilatéral.

Jeuneafrique.com avec AFP

Cedeao : les chefs d’État en sommet à Dakar, le 25 octobre, pour parler des crises régionales

octobre 20, 2013

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se réuniront en un sommet extraordinaire, le vendredi 25 octobre à Dakar, consacré à l’économie et aux crises qui secouent la région, a annoncé la Cédéao dans un communiqué.

Le sommet « se penchera essentiellement sur des questions économiques », indique le texte. Mais les chefs d’Etat « ne devraient pas manquer d’évoquer (…) des questions d’actualité dans la sous-région, notamment la situation au Mali et en Guinée-Bissau, ainsi que la menace de crise postélectorale en Guinée », précise-t-il.

Concernant le Mali, les dirigeants ouest-africains dont les pays participent à la Mission intégrée de stabilisation de l’ONU (Minusma) dans ce pays devraient en particulier étudier l’appel à un renforcement de la mission en troupes et matériel lancé par son responsable, Bert Koenders.

La Minusma compte actuellement 6.000 hommes et doit théorqiuement doubler ses effectifs d’ici à la fin de l’année. Alors que des éléments jihadistes restent actifs dans le nord du Mali où ils ont récemment commis des attaques meurtrières à Tombouctou et Gao, la Minusma manque cruellement de matériel militaire, en particulier d’hélicoptères.

La France, qui avait lancé en janvier une opération armée toujours en cours pour chasser les groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda ayant occupé le nord du pays en 2012, a prévu de réduire le nombre de ses soldats de 3.000 actuellement à un millier fin janvier 2014.

Manifestations en Guinée

Des élections législatives sont prévues le 24 novembre au Mali, après la présidentielle de juillet-août remportée par Ibrahim Boubacar Keïta.

En Guinée, l’opposition a demandé l’annulation des élections législatives du 28 septembre remportées par le pouvoir du président Alpha Condé, l’accusant d’avoir organisé des « fraudes massives ». Elle a pour l’instant décidé de le faire par des recours devant la Cour suprême, mais n’exclut pas d’appeler à des manifestations si elle n’obtient pas satisfaction.

Le sommet devrait donc appeler au calme dans ce pays où les manifestations sont le plus souvent brutalement réprimées par les forces de l’ordre.
La Guinée-Bissau, où la Cédéao a déployé des troupes, est un autre sujet de préoccupation pour les dirigeants ouest-africains. Après un nouveau coup d’Etat militaire en avril 2012, un régime de transition a été mis en place et doit en principe organiser le 24 novembre des élections générales dont la tenue semble néanmoins encore très incertaine.

Jeuneafrique.com