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Une délégation américaine fuit sous les jets de fruits à Bethléem

janvier 30, 2018

La police palestinienne tente d’empêcher des manifestants de lancer des tomates contre le convoi d’une délégation de diplomates américains, à Bethléem en Cisjordanie occupée, le 30 janvier 2018 / © AFP / Musa AL SHAER

Une délégation de diplomates américains a pris précipitamment la fuite mardi dans la ville palestinienne de Bethléem quand des contestataires ont interrompu une réunion à laquelle ils prenaient part, a indiqué un des participants.

Les manifestants protestaient contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et ont lancé des fruits, apparemment des tomates, sur les voitures de la délégation américaine alors que celle-ci quittait les lieux, selon une vidéo de l’incident mise en ligne.

Samir Hazboun, chef de la Chambre de commerce de Bethléem, en Cisjordanie occupée, a rapporté que la délégation du consulat américain à Jérusalem participait avec un expert américain et des entrepreneurs locaux à une séance de formation sur le commerce numérique.

« Nous avons eu la surprise de voir arriver (…) un certain nombre de manifestants en colère, ce qui nous a contraints à mettre fin à la séance et a forcé le formateur américain à partir immédiatement avec la délégation du consulat », a-t-il dit à l’AFP.

La vidéo montre une poignée de contestataires entrer dans la pièce en criant et en brandissant une bannière proclamant « Sionisme = nazisme = fascisme ».

La délégation américaine a rapidement remballé ses affaires et est partie en voitures, tandis que les manifestants lançaient des fruits et donnaient des coups de pied aux véhicules.

« Les Etats-Unis s’opposent à ce qu’on recoure à la violence et aux intimidations pour exprimer ses opinions politiques », a indiqué dans un message un porte-parole du département d’Etat. Le programme interrompu mardi était « apolitique » et s’inscrivait dans « l’engagement à long terme des Etats-Unis à créer des opportunités économiques pour les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Le président américain a provoqué la colère palestinienne en annonçant le 6 décembre reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, annexée par Israël, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Ils voient dans la rupture de M. Trump avec des décennies de consensus international la négation de leurs revendications et le summum d’un parti pris pro-israélien.

Romandie.com avec(©AFP / 30 janvier 2018 14h31)                

Palestiniens : manifestations contre le clergé à l’occasion du Noël orthodoxe

janvier 6, 2018

Des Palestiniens protestent contre le convoi du Patriarche grec orthodoxe de Jérusalem Théophile III à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 6 janvier 2018, avant les célébrations de Noël. / © AFP / Musa AL SHAER

Des Palestiniens ont manifesté samedi à Bethléem, en Cisjordanie occupée, pour protester contre la vente par l’Église grecque-orthodoxe de biens fonciers à Israël, à l’occasion du Noël orthodoxe que les chrétiens de tradition orientale fêtent dimanche.

Les municipalités de Bethléem et celles voisines de Beit Sahour et Beit Jala, toutes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’armée israélienne depuis 50 ans, ont appelé au boycott des célébrations de Noël.

Le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem a souvent été accusé par les Palestiniens de vendre ou louer ses biens fonciers à Israël.

Les manifestants ont tenté samedi de bloquer le convoi du Patriarche grec-orthodoxe, Théophile III de Jérusalem, qui se rendait à l’église de la Nativité à l’occasion des célébrations de Noël.

Des affrontements ont opposé manifestants et forces de sécurité palestiniennes mais le patriarche a pu rejoindre en toute sécurité l’église de la Nativité, construite à l’endroit où le Christ est né selon la tradition biblique, pour la traditionnelle veillée de Noël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas doit assister à la messe de minuit célébrée samedi soir par le patriarche, a indiqué son bureau à l’AFP.

Les municipalités ont appelé au boycott par les fidèles des célébrations pour protester contre la vente controversée de biens fonciers de l’Église grecque-orthodoxe à des groupes oeuvrant à la colonisation israélienne à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville sainte occupée et annexée par Israël.

Le patriarche a été accueilli dans l’église par des responsables palestiniens, notamment le gouverneur de Bethléem Jibrine Bakri, a indiqué l’agence officielle WAFA.

– ‘La pratique continue’ –

Le maire de la ville chrétienne de Beit Jala, a réclamé la mise à l’écart du patriarche.

« Notre action aujourd’hui vise à protester contre le patriarche en raison de la vente de terres de (l’Eglise) orthodoxe », a précisé le maire Nicola Khamis à l’AFP.

En 2004, trois entreprises liées à l’association juive israélienne Ateret Cohanim, oeuvrant pour la colonisation juive de Jérusalem-Est, ont acquis dans le cadre d’un bail emphytéotique trois bâtiments de l’Eglise grecque-orthodoxe dont l’hôtel Petra et l’Imperial Hotel ainsi qu’un immeuble résidentiel dans la Vieille ville de Jérusalem dans le secteur de la Porte de Jaffa.

Ces acquisitions avaient provoqué la colère parmi les Palestiniens, qui considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de l’Etat auquel ils aspirent, et entraîné la destitution en 2005 du patriarche Irénéos Ier, prédécesseur de Théophile III.

Mais selon M. Khamis, la pratique continue.

« Théophile III a ignoré toutes (nos) demandes et continué à vendre cette terre en dépit de l’opposition de la majorité (des chrétiens) », a-t-il dit.

En août, le patriarche avait lui-même dénoncé une décision de la justice israélienne donnant le droit à Ateret Cohanim d’acquérir les biens appartenant à l’Église.

Il avait assuré que l’Église ferait appel devant la Cour suprême israélienne de ce jugement qu’elle considère « partial » et « politique ».

L’Église avait engagé des poursuites contre Ateret Cohanim, affirmant que ces acquisitions avaient été conclues illégalement et sans son autorisation. La bataille en justice a duré plusieurs années et le jugement rendu en août était le dernier rebondissement de longs démêlés politico-religieux et financiers qu’a connus le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem.

L’Église grecque orthodoxe compte près de 200 millions de membres à travers le monde. Ses fidèles en Israël et dans les Territoires palestiniens sont estimés à quelque 90.000 et elle constitue la principale communauté chrétienne en Terre sainte.

Romandie.com avec(©AFP / 06 janvier 2018 17h03)                

Noël: les tensions sur Jérusalem ternissent les festivités à Bethléem

décembre 24, 2017

L’archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient (C), salue la foule à Bethléem, en Cisjordanie occupée, le 24 décembre 2017 / © AFP / Musa AL SHAER

Des scouts palestiniens ont défilé dimanche à Bethléem au son de la cornemuse et des tambours pour fêter Noël, mais cette année ces célébrations ont été assombries par les tensions suscitées par la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Des centaines de millions de chrétiens dans le monde s’apprêtent eux aussi à célébrer la naissance du Christ à Bethléem, selon la tradition chrétienne.

La décision unilatérale prise le 6 décembre par le président Donald Trump a provoqué des manifestations quasi-quotidiennes dans les Territoires palestiniens, y compris à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où les fidèles devaient participer à la messe de minuit dans l’église de la Nativité.

L’annonce de M. Trump « a créé des tensions autour de Jérusalem et détourné l’attention de Noël », a récemment regretté l’archevêque Pierbattista Pizzaballa, un haut dignitaire catholique romain du Proche-Orient.

Sur la place de la Mangeoire à Bethléem, l’ambiance paraissait plutôt morose, malgré les chants de Noël diffusés par hauts-parleurs.

Quelques centaines de Palestiniens et de touristes ont bravé un vent froid près de l’église de la Nativité construite sur le site où, selon la tradition, Marie donna naissance à Jésus, pour regarder la parade des scouts.

Depuis la montée des tensions liée à la décision américaine, « c’est triste », « les gens sortent peu », a dit à l’AFP Nahil Banoura, Palestinien de confession chrétienne originaire de Beit Sahour.

Depuis le 6 décembre, selon Mgr Pizzaballa, des dizaines de groupes ont annulé leur voyage, et les visiteurs étrangers, habituellement nombreux à Noël lorsque la situation sécuritaire le permet, se sont faits rares à Bethléem.

– Noël de retour à Mossoul –

Afin de faciliter les mouvements et l’accès des touristes et visiteurs, la police israélienne a de son côté indiqué que des unités supplémentaires avaient été déployées à Jérusalem et aux points de passage pour accéder à Bethléem.

Pour les Palestiniens, chrétiens comme musulmans, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Washington ne préjuge pas seulement du résultat de négociations, dont le statut de la ville devrait faire l’objet.

Elle nie l’identité arabe de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, et mine leur aspiration à établir un jour la capitale de leur futur Etat dans la partie orientale de la ville.

Dans un communiqué, le président palestinien Mahmoud Abbas a de nouveau dénoncé la décision américaine, appelant « les chrétiens du monde à écouter les (…) voix des chrétiens de Terre sainte qui rejettent catégoriquement la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël ».

Dans la Syrie voisine ou en Irak, deux pays où le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a été chassé en 2017 de la très grande majorité des territoires conquis il y a trois ans, des minorités chrétiennes renouent en revanche cette année avec les célébrations de Noël.

C’est le cas notamment à Mossoul, deuxième ville d’Irak reprise en juillet par les forces irakiennes avec l’aide de la coalition internationale.

La prise par les jihadistes de Mossoul à l’été 2014 avait vu la fuite de nombreux chrétiens. Même si une petite partie seulement est revenue, l’église Saint-Paul a de nouveau résonné dimanche de chants de Noël.

Dans l’édifice religieux où des tentures rouges et blanches cachaient en partie les stigmates de la guerre, le patriarche chaldéen Mgr Louis Sako a appelé les dizaines de fidèles à prier pour « la paix et la stabilité à Mossoul, en Irak et dans le monde ».

En Syrie, dans l’autre ex-bastion de l’EI, Raqa, repris en octobre par une coalition de forces kurdes et arabes, il faudra encore attendre avant de retrouver l’esprit de Noël: même si deux églises historiques ont été déminées, les habitants ne sont pas encore revenus.

A Homs (centre), en revanche, la communauté chrétienne célébrait Noël pour la première fois depuis la reprise totale de la ville par le régime de Bachar al-Assad et la fin des combats, avec des récitals, procession, spectacles pour enfants et décorations parmi les ruines.

– Sécurité renforcée –

Dans la capitale syrienne Damas, les rues des quartiers à majorité chrétienne, comme Bab Touma, sont aussi ornées à l’occasion des fêtes, avec des sapins miniatures décorés de paillettes dorées ou argentées.

La situation des chrétiens d’Orient demeure toutefois précaire, comme en Egypte, où les Coptes sont régulièrement victimes d’agressions d’extrémistes.

Vendredi, une église du sud du Caire a été attaquée par des centaines de personnes qui ont détruit le mobilier et agressé les fidèles avant l’intervention des forces de sécurité, selon l’archevêché d’Atfih.

Les Coptes, qui célèbrent Noël le 6 janvier, ont été visés par de nombreux attentats ces derniers mois, la plupart revendiqués par l’EI.

En Europe, où la menace jihadiste demeure, près de 100.000 effectifs de sécurité sont mobilisés dimanche et lundi en France pour assurer la sécurité des fêtes de Noël, notamment celle de lieux touristiques et de lieux de culte chrétiens, selon une source officielle.

Dimanche soir, le pape François, chef spirituel de 1,2 milliard de catholiques, doit célébrer à Rome la messe de Noël à 20H30 GMT, avant la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » lundi.

Romandie.com avec (©AFP / 24 décembre 2017 16h24)                

Trump, Zuckerberg, nouveaux héros contestés du mur de Bethléem

octobre 18, 2017

Un homme passe devant un dessin du président américain Donald Trump sur la barrière de sécurité israélienne à Bethléem le 15 octobre 2017 / © AFP / THOMAS COEX

Le mur de sécurité israélien, à la fois manifestation éloquente du conflit et lieu d’expression artistique côté palestinien, s’est couvert ces derniers jours à Bethléem de nouveaux dessins géants attaquant le président américain Donald Trump et le patron de Facebook, Mark Zuckerberg.

Les dessins sont l’œuvre de Lushsux, artiste australien secret, qui en a appelé aux internautes, via le « crowdsourcing », pour lui soumettre leurs idées.

Cependant, des riverains et des touristes interrogés devant le mur, l’une des attractions de Cisjordanie occupée par l’armée israélienne, ont exprimé leurs réserves, voire leur inquiétude que la vocation du mur soit dénaturée par des messages sans rapport avec le conflit israélo-palestinien.

L’une des peintures, de plusieurs mètres de haut, montre M. Trump écrivant à Eminem avec une légende tirée de son hit de 2000, « Stan », dans laquelle le rappeur est harcelé par un fan. Eminem a fait abondamment parler de lui en octobre en se lançant dans une tirade accusant M. Trump de racisme et d’incompétence.

Une autre montre Hillary Clinton demandant « Que s’est-il passé ? », référence au titre de son livre récemment paru et racontant sa défaite à la présidentielle américaine (« What Happened », littéralement « Ce qui s’est passé »). A ses côtés, M. Trump répond en anglais: « I happened », qui pourrait se traduire par « C’est moi qui suis passé ».

Une troisième fait dire à un M. Zuckerberg aux yeux rougis: « Plus je collecte vos données, plus je comprends ce qu’être humain veut dire ».

Certaines des idées ont été soufflées à Lushsux par les internautes sur Twitter.

« J’essaie juste de socialiser sur les réseaux sociaux », a-t-il répondu à l’AFP qui lui demandait sur Twitter pourquoi il procédait de la sorte.

Lushsux, dont la véritable identité est tenue secrète, a déclaré par le passé qu’il cherchait à être l' »anti-Banksy », artiste de rue britannique connu à travers le monde.

Il entendait « peindre des choses qui ne plaisent pas à tout le monde », avait-il dit à la chaîne de télévision australienne ABC.

– Et la cause palestinienne ? –

Banksy a lui aussi sévi sur le mur à Bethléem par le passé. Il a ouvert en mars un hôtel improbable transfigurant une sombre réalité avec des fenêtres qui ouvrent sur le mur.

Israël a commencé en 2002 la construction de cette barrière, composée à cet endroit de blocs de béton de plusieurs mètres de haut, pour se protéger des incursions de Cisjordanie en pleine vague d’attentats palestiniens. Achevée aux deux tiers, la barrière doit atteindre à terme environ 712 km, selon l’ONU.

Empiétant à 85% en Cisjordanie, elle est pour les Palestiniens l’un des symboles les plus honnis de l’occupation israélienne.

Du côté palestinien, le mur est à la fois un lieu de protestation habituel et un terrain d’expression politico-artistique. Les fresques qui le recouvrent par endroits en font une attraction.

Devant les œuvres de Lushsux, des visiteurs se sont émus de l’absence de référence au conflit israélo-palestinien.

« Ce mur risque de devenir une galerie pour artistes de rue plutôt qu’un lieu d’expression sur la réalité politique », a dit Paul Saxton, un Britannique âgé de 30 ans.

« Ce sont des oeuvres de rue fantastiques, mais elles auraient peut-être leur place dans n’importe quelle ville plutôt qu’ici, où il y a un problème assez clair », dit-il.

Khader Jacaman, un habitant de Bethléem, a dit ne voir « aucun rapport » entre des figurations de M. Trump ou Mme Clinton et la cause palestinienne.

« Les Palestiniens ne veulent pas qu’on vienne, qu’on peigne et qu’on s’en aille. Ceux qui suivent (de tels artistes) ne font rien » pour la cause palestinienne, déplore-t-il.

Romandie.com avec(©AFP / 18 octobre 2017 19h29)                

États-Unis: Trump se rendra à Bethléem, dans les Territoires palestiniens

mai 16, 2017

Washington – Donald Trump se rendra à Bethléem, dans les Territoires palestiniens occupés, au cours de son premier voyage à l’étranger durant lequel il doit également faire escale en Arabie saoudite, en Israël et au Vatican, a affirmé mardi son conseiller à la sécurité nationale.

A l’issue de la première partie de ce voyage, le président américain participera à ses premiers sommets: celui de l’Otan, à Bruxelles le 25 mai, et du G7, en Sicile les 26 et 27.

Son conseiller, le général H.R. McMaster, a confirmé que M. Trump rencontrera à cette occasion le nouveau président français Emmanuel Macron pour un déjeuner de travail le 25 mai à Bruxelles. Ce sera la première rencontre entre les deux dirigeants.

Le président républicain doit entamer son voyage ce vendredi. Après sa visite en Arabie saoudite, il se rendra en Israël où il sera reçu lundi 22 mai par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ce voyage en Israël survient dans un contexte en pleine évolution sur un dossier dans lequel les Etats-Unis ont toujours joué un rôle unique de médiateur.

Le lendemain, mardi, il se rendra à Bethléem où « il va appuyer la nécessité de faciliter un accord pour mettre fin au conflit (israélo-palestinien) et il appellera les dirigeants à prendre des mesures qui aideront à conduire à la paix », a précisé M. McMaster.

M. Trump a reçu mi-février son « ami » Benjamin Netanyahu, avant d’accueillir au début du mois le président palestinien Mahmoud Abbas. A cette occasion il a affirmé qu’il « voul(ait) créer la paix entre Israël et les Palestiniens ».

« Nous y arriverons! », avait lancé le milliardaire, qui se targue d’être un « faiseur d’accords », affirmant qu’un traité de paix serait « peut-être moins difficile que ce que les gens pensent depuis des années ».

Il n’a cependant rien dit de la manière dont il s’y prendrait pour régler l’un des plus vieux conflits de la planète pour lequel les positions ont rarement été aussi éloignées et sur lequel tous les présidents américains se sont cassé les dents.

Le lendemain de son passage dans les Territoires palestiniens, Donald Trump sera reçu par le pape au Vatican, le 24 mai.

Romandie.com avec(©AFP / 16 mai 2017 18h53)                                            

La grotte de la Nativité endommagée par un incendie accidentel

mai 27, 2014

Bethléem (Territoires palestiniens) – La grotte de la Nativité à Bethléem, en Cisjordanie, a été endommagée par un incendie accidentel tôt mardi matin, a indiqué à l’AFP le gouverneur de Bethléem.

Une lampe à huile a mis le feu à des tentures murales dans la grotte où, selon la tradition chrétienne, est né le Christ, a précisé Abdel-Fatah Hamayel, qualifiant le sinistre de mineur.

Le feu a démarré tout seul puis a fini par s’éteindre, a précisé M. Hamayel. Les dégâts ont été constatés vers 01H30 GMT.

L’incident est survenu quelques heures après le départ du pape François de Terre sainte. Pendant son pèlerinage de trois jours, le pontife avait prié à la grotte, un des sites les plus sacrés du christianisme.

Dans un communiqué, la police palestinienne a confirmé la version de l’incendie involontaire.

Une des 15 lampes à huile brûlant jour et nuit au-dessus de l’étoile en argent qui marque le lieu exact de la naissance de Jésus, révéré par les chrétiens du monde entier, s’est décrochée et a enflammé les tentures déjà imprégnées de vieille suie.

Sous l’effet de la chaleur, le revêtement des murs noircis s’est fissuré. Deux icônes de la Vierge et l’Enfant Jésus ont été légèrement abîmées par la fumée.

Nous avons demandé à maintes reprises à ceux qui travaillent ici d’éteindre les lampes à huile et les cierges quand l’église ferme à 18h00, a souligné M. Hamayel, ajoutant que des incidents similaires étaient déjà arrivés dans le passé.

La grotte de la Nativité est située sous la basilique du même nom, bâtie au IVème siècle par l’empereur romain Constantin et réaménagée par Justinien au VIème siècle.

Le monument, classé au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012 au nom de la Palestine, est en pleine rénovation depuis la mi-septembre. Il est administré par trois Églises (orthodoxe, catholique et arménienne).

Peu avant que le pape François ne quitte Jérusalem, un incendie d’origine criminelle s’est déclaré dans l’une des principales églises catholiques de Jérusalem, l’abbaye bénédictine allemande de la Dormition, sur le mont Sion, tout près du Cénacle, un site disputé de la Ville sainte.

La police israélienne, qui a ouvert une enquête, privilégie la piste d’un contentieux interne à l’Église.

Des ultra-nationalistes juifs avaient manifesté ces derniers jours sur le mont Sion contre la venue du chef de l’Église catholique au Cénacle.

Dans un communiqué, le numéro deux de l’ambassade d’Allemagne en Israël, Benedikt Haller, s’est dit très préoccupé par l’incident.

Nous condamnons toute forme de violence contre les lieux saints et des représentants d’institutions religieuses. Cet incident doit être éclairci dès que possible. Il faut assurer la protection adéquate des institutions religieuses en Israël afin qu’un tel événement ne puisse pas se reproduire, a exhorté le diplomate allemand.

Romandie.com avec(©AFP / 27 mai 2014 14h24)

Le pape fait un arrêt imprévu devant la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie

mai 25, 2014

Bethléem (Territoires palestiniens) – Le pape François a fait un arrêt imprévu dimanche dans la ville palestinienne de Bethléem devant la barrière de séparation édifiée par Israël en Cisjordanie, ont constaté des journalistes et des témoins.

Il est descendu de sa voiture découverte pour effectuer une halte de quelques minutes au pied de ce haut mur de béton, sur lequel il a posé ses mains, au-dessus de graffiti récents, dont l’un, en anglais, lui était directement destiné: Pape, nous avons besoin de quelqu’un pour parler de justice.

François a accompli ce geste impromptu à l’emplacement d’une tour de guet sur le chemin de la place de la Mangeoire, où il a célébré une messe, peu après une rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas qui l’avait pris à témoin du mur hideux que construit Israël par la force brutale sur notre terre.

Le conseiller politique de M. Abbas, Nimr Hammad, a salué un message éloquent et clair au monde entier, en particulier à Israël, qu’on ne peut parvenir à la paix tant qu’Israël continue à construire des murs de séparation racistes entre les peuples palestinien et israélien.

Dans une déclaration à l’AFP, il s’est félicité d’un message de soutien à la paix et d’amour et de solidarité avec le peuple palestinien.

Un porte-parole du comité d’organisation palestinien de la visite, Achraf al-Ajrami, a pour sa part affirmé à l’AFP qu’en s’arrêtant devant le mur et en y posant sa main, le pape a posé sa main sur la douleur quotidienne vécue par le peuple palestinien.

Un couple de Palestiniens chrétiens choisis pour déjeuner avec le pape après cette messe a annoncé vendredi son intention de l’alerter sur la barrière de séparation israélienne, dont le tracé menace l’accès à leurs terres dans la vallée de Crémisan, près de Bethléem.

Nous dirons au Saint-Père notre inquiétude face aux menaces israéliennes de confisquer toute la zone de Crémisan pour y construire le mur, a déclaré Juliette Abou Mohor, mère de jumelles de 3 ans, lors de la messe hebdomadaire en plein air dans la vallée pour protester contre le tracé de la barrière.

La Cour suprême israélienne, saisie par les habitants de la vallée de Crémisan, un foyer du patrimoine chrétien palestinien, a ordonné en février au ministère de la Défense de justifier le tracé, une nouvelle audience étant prévue le 30 juillet.

L’édification de la barrière, baptisée mur de l’apartheid par les Palestiniens et clôture de sécurité pour empêcher les attentats par Israël a commencé en 2002. Achevée aux deux tiers, elle doit atteindre à terme environ 712 km.

Son tracé se trouve à 85% en Cisjordanie, isolant 9,4% du territoire palestinien, dont Jérusalem-Est, selon l’ONU.

La Cour internationale de justice (CIJ) a jugé le 9 juillet 2004 sa construction illégale et exigé son démantèlement, de même que l’Assemblée générale de l’ONU.

Romandie.com avec(©AFP / 25 mai 2014 12h05)