Posts Tagged ‘Bilan’

États-Unis: hausse et colère de Trump sur le bilan du coronavirus

juin 30, 2020

Coronavirus: le bilan repart à la hausse aux États-Unis avec 1.200 morts en 24 heures

Avec 1.199 décès supplémentaires du nouveau coronavirus en 24 heures, le bilan journalier aux États-Unis est reparti à la hausse mardi à 20 heures 30 locales, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, qui fait référence. Le nombre de décès quotidiens n’avait pas dépassé la barre des 1.000 depuis le 10 juin dernier. Cela porte le bilan américain de la pandémie à 127.322 morts, faisant des États-Unis le pays le plus endeuillé au monde en valeur absolue. Le pays compte aussi 42.528 nouvelles infections quotidiennes du Covid-19.

En raison de la remontée des contaminations et des décès, en particulier dans le Sud et l’Ouest du pays, certains États américains ont dû faire une pause dans le processus de déconfinement. Mardi, le Texas a ainsi battu son record quotidien et rapporté 6.975 nouveaux cas de Covid-19. Au total depuis le début de la pandémie, les autorités texanes ont rapporté 159.986 cas et 2.424 décès. Mardi, plus de 6.500 patients testés positifs au Covid-19 étaient hospitalisés au Texas.

En Californie, plus d’un millier de détenus ont été testés positifs au coronavirus dans la plus vieille prison de l’État, San Quentin, selon les autorités locales.

«Il est évident que nous n’avons pas le contrôle total actuellement», a expliqué le docteur Anthony Fauci, membre de la cellule de crise présidentielle sur le coronavirus. «Je ne serais pas surpris si nous atteignions 100.000 par jour si on ne renverse pas la tendance», a-t-il ajouté lors de son audition devant des sénateurs. Comme d’autres hauts responsables sanitaires américains, le Dr Fauci a appelé les Américains, notamment les jeunes, à se couvrir le visage et à éviter les foules afin d’endiguer la pandémie.

Coronavirus: Trump «de plus en plus en colère» contre la Chine

Le président américain Donald Trump s’est dit mardi «de plus en plus en colère» contre la Chine, en voyant le lourd bilan de la pandémie de Covid-19 dans le monde et aux Etats-Unis en particulier. «Quand je regarde la pandémie répandre son horrible visage à travers le monde, y compris les dégâts qui ont été faits aux Etats-Unis, je deviens de plus en plus en colère contre la Chine», a tweeté le président américain.

Les responsables sanitaires américains ont reconnu mardi ne pas contrôler «totalement» la pandémie et redouter une explosion du nombre de cas dans les semaines à venir.

Par Le Figaro avec AFP

Coronavirus: le point sur la pandémie dans le monde

juin 10, 2020
Bilan mondial de la pandémie de nouveau coronavirus, au 9 juin à 19h00 GMT
© Valentine GRAVELEAU Bilan mondial de la pandémie de nouveau coronavirus, au 9 juin à 19h00 GMT
Nouveaux bilans, nouvelles mesures, faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de Covid-19.

– Se préparer à une prochaine pandémie –

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Plusieurs dirigeants européens, parmi lesquels le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, ont demandé à l’UE que soient étudiés les moyens de mieux se préparer à la prochaine pandémie, estimant que l’Union européenne n’avait pas été à la hauteur face au Covid-19,

Un test est pratiqué sur un homme pour détecter la présence ou non du coronavirus à Denpasar, sur l'île de Bali le 10 juin 2020

© SONNY TUMBELAKA Un test est pratiqué sur un homme pour détecter la présence ou non du coronavirus à Denpasar, sur l’île de Bali le 10 juin 2020 – Menace de « crise alimentaire » –

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre une « crise alimentaire mondiale » aux répercussions à long terme pour « des centaines de millions d’enfants et d’adultes » si rien n’est fait pour atténuer les conséquences de la pandémie.

Retour dans les parcs et jardins à Moscou le 9 juin 2020

© Dimitar DILKOFF Retour dans les parcs et jardins à Moscou le 9 juin 2020 – Corée du Nord: des gens « affamés » –

L’insécurité alimentaire s’accroît en Corée du Nord, où certains sont « affamés » depuis la fermeture de la frontière avec la Chine et les autres mesures prises contre la pandémie, a averti un expert de l’ONU.

Pyongyang n’a confirmé aucun cas de Covid-19.

– Plus de 407.000 morts –

La pandémie a fait au moins 407.914 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi à 19H00 GMT.

Plus de 7.169.550 cas ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires.

Les Etats-Unis sont le pays le plus touché, avec 111.750 décès. Suivent le Royaume-Uni avec 40.883 morts, le Brésil (38.406), l’Italie (34.043), et la France (29.296).

– Secteur aérien: pertes record –

Les compagnies aériennes pourraient subir plus de 84 milliards de dollars de pertes nettes lors de leur exercice 2020, et plus de 15 milliards de pertes encore en 2021, des suites de la pandémie, a annoncé l’Association internationale du transport aérien.

– La France aide l’aéronautique

La France a dévoilé un vaste plan de soutien à la filière aéronautique représentant « un effort total de 15 milliards d’euros », dont 1,5 milliard consacré à la recherche vers un avion neutre en carbone en 2035.

– Zone euro: chute du PIB –

Affecté par les mesures de confinement, le Produit intérieur brut (PIB) de la zone euro a reculé de 3,6% au premier trimestre, son repli le plus important depuis la création de la monnaie unique en 1999.

– Enquête en France –

La justice française a annoncé l’ouverture d’une vaste enquête préliminaire sur la gestion critiquée de la crise du Covid-19 dans le pays.

– Moscou revit –

Moscou a entamé un déconfinement progressif prévoyant une réouverture par étapes des commerces, restaurants et lieux de loisirs.

Le port du masque dans la rue, auquel s’ajoutent les gants dans les lieux fermés et les transports, reste obligatoire.

– Masque obligatoire en Espagne –

Le masque restera obligatoire sous peine d’amende en Espagne une fois le déconfinement achevé et jusqu’à ce que le coronavirus soit « définitivement vaincu ».

– Déconfinement –

La Turquie a annoncé la levée sous conditions du confinement imposé aux seniors et aux jeunes.

En Angleterre, tous les commerces de détail pourront rouvrir à partir du 15 juin.

– Tourisme –

Chypre a accueilli ses premiers touristes, avec des vols arrivant de Bulgarie, Grèce et Israël.

A Paris, la tour Eiffel rouvrira le 25 juin, avec port du masque obligatoire et montée uniquement pas les escaliers.

L’archipel des Baléares accueillera des touristes allemands à partir du 15 juin.

– Pangolin –

Le Chine a retiré les ingrédients issus du pangolin, soupçonné d’avoir joué un rôle dans la transmission à l’homme du nouveau coronavirus, de la liste officielle des produits de la pharmacopée traditionnelle.

Avec AFP

Coronavirus: plus de 4,5 millions de cas déclarés dans le monde

mai 15, 2020

Plus de 4,5 millions de cas de nouveau coronavirus ont été officiellement déclarés dans le monde, dont près des trois quarts en Europe et aux Etats-Unis, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles vendredi à 20H30 GMT.

Au moins 4.503.811 cas d’infection, parmi lesquels 305.424 décès, ont été recensés, notamment en Europe, continent le plus touché avec 1.848.790 cas et 164.145 décès, ainsi qu’aux Etats-Unis (1.432.045 cas, dont 86.851 décès).

Le nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas graves.

Le couvre-feu levé en Martinique sur décision de justice

Le couvre-feu a été levé vendredi en Martinique après une ordonnance de référé du président du tribunal administratif de Fort de France, qui a suspendu un arrêté préfectoral prolongeant le couvre-feu jusqu’au 2 juin 2020, a-t-on appris auprès du préfet et de source judiciaire. Instauré depuis le 30 mars de 20 heures à 05 heures du matin par le préfet de Martinique, Stanislas Cazelle, le couvre-feu avait été modifié lundi dernier. La préfecture l’avait alors établi entre 21 heures et 04 heures du matin, et ce jusqu’au 2 juin.

Saisi en urgence, le tribunal administratif de la Martinique, statuant en chambre des référés, a estimé que la mesure de couvre-feu n’était «pas justifiée par la situation sanitaire de la Martinique au jour de sa décision, qui se caractérise par 189 cas confirmés d’atteinte au Covid-19, une diminution à deux du nombre de patients hospitalisés en réanimation, et un nombre de sept cas positifs relevés sur l’ensemble de la Martinique au cours des sept derniers jours».

Dans un court communiqué vendredi, le préfet a déclaré avoir pris «acte de ce jugement et a décidé d’abroger cet arrêté. Le couvre-feu est donc levé à compter d’aujourd’hui en Martinique».

Nouvelle manifestation anti-confinement en Pennsylvanie

Quelques centaines de personnes ont manifesté vendredi contre les mesures de confinement en Pennsylvanie, lors d’un rassemblement à Harrisburg, capitale de l’Etat. Cette manifestation s’est tenue malgré un premier assouplissement des restrictions déjà effectif ou prévu à partir du 22 mai dans 49 des 67 comtés de cet Etat. Elle a réuni beaucoup moins de monde que lors d’un premier rassemblement le 20 avril.

Beaucoup de slogans ce vendredi étaient les mêmes que lors de la manifestation précédente, dénonçant des restrictions d’activités jugées excessives imposées par le gouverneur démocrate Tom Wolf et son équipe. Parmi les manifestants – qui pour la plupart ne portaient pas de masque ni ne respectaient la distanciation sociale – beaucoup de partisans de Donald Trump, brandissant des drapeaux américains et d’autres appelant à sa réélection lors de la présidentielle de novembre prochain, ou scandant parfois «USA, USA, USA!» Le slogan «Selfish and Proud» («Égoïste et fier») revenait sur de nombreuses pancartes. Dans un débat sur le confinement très politisé aux Etats-Unis, les personnes qui ne portent pas de masque sont régulièrement qualifiées d’«égoïstes».

Coronavirus: l’état d’urgence prolongé en Guinée pour un mois

Le président guinéen Alpha Condé a annoncé vendredi soir une prolongation d’un mois de l’état d’urgence, un allègement du couvre-feu dans la capitale Conakry et sa levée entièrement en province.

L’état d’urgence, en vigueur depuis le 26 mars, «est reconduit pour une durée d’un mois à compter» de vendredi, a déclaré le président Condé sur la télévision publique.

Covid-19: 38 peuples indigènes touchés au Brésil, dit une association

L’Association des peuples indigènes du Brésil (APIB) a annoncé vendredi que 38 peuples indigènes avaient déjà été touchés par le nouveau coronavirus.

L’association, qui coordonne la lutte de ces populations pour leurs droits, a répertorié 446 cas de contamination et 92 décès parmi les peuples autochtones touchés.

Déconfinement : ces Français qui comptent braver l’interdit des 100 km

Partir au vert, retrouver sa famille ou ses amis… Risque sanitaire ou pas, ces «confinés des villes» entendent bien prendre leur revanche sur les «confinés des champs.»

Brésil: 2e départ d’un ministre de la Santé, en plein coronavirus

Le ministre brésilien de la Santé, Nelson Teich, en poste depuis seulement quatre semaines, a démissionné vendredi en raison de désaccords avec le président Jair Bolsonaro, au moment où le pays aborde la phase aiguë de l’épidémie de coronavirus.

Son prédécesseur avait été limogé par M. Bolsonaro, déjà pour des divergences sur la lutte contre le Covid-19 ayant entraîné une cacophonie qui a totalement déboussolé les Brésiliens.

Saint-Martin: restaurants, lieux de culte, terrain de sport autorisés à ouvrir dès lundi

Les restaurants, les lieux de culte, les terrains de sport et les activités nautiques commerciales non motorisées pourront reprendre lundi à Saint-Martin, selon un arrêté pris vendredi par la préfète des Îles du Nord de la Guadeloupe, Sylvie Feucher.

Selon la préfète il y a la nécessité de réaliser un «déconfinement doux. On ne doit pas aller trop vite si on ne veut pas devoir revenir en arrière».

Avec Le Figaro par Julien Licourt, Margaux d’Adhémar, Gilles Festor et Laura Andrieu

Covid-19/Afrique : 190 000 personnes pourraient mourir si la maladie n’est pas contrôlée

mai 11, 2020

Le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, a annoncé de nouvelles projections lors de la conférence de presse virtuelle tenue le 10 mai, avec le soutien du Forum économique mondial.

Selon la nouvelle étude du Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique, quatre-vingt-trois-mille à cent quatre-vingt-dix mille personnes en Afrique pourraient mourir du Covid-19 et de vingt-neuf à quarante-quatre millions pourraient être infectées si les mesures de confinement échouent. « Même si le Covid-19 ne se répandra probablement pas de manière aussi exponentielle en Afrique qu’ailleurs dans le monde, il couvera probablement dans les points chauds de transmission », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. « Le Covid-19 pourrait devenir un incontournable dans nos vies au cours des prochaines années si de nombreux gouvernements de la région n’adoptent pas une approche proactive. Nous devons tester, tracer, isoler et traiter », a-t-elle ajouté.

Les nouvelles estimations sont fondées sur la modification du risque de transmission et de la gravité des maladies par des variables spécifiques à chaque pays afin de tenir compte de la nature unique de la région. Le modèle prévoit un taux de transmission plus lent, un âge plus bas des personnes atteintes de maladies graves et des taux de mortalité plus faibles que ceux observés dans les pays les plus touchés du reste du monde.

Cette recherche, qui s’appuie sur des modèles de prédiction, porte sur quarante-sept pays de la région africaine de l’OMS, dont la population totale est d’un milliard d’habitants. « Cette situation est largement due à des facteurs sociaux et environnementaux qui ralentissent la transmission, et à une population plus jeune qui a bénéficié du contrôle des maladies transmissibles telles que le VIH et la tuberculose pour réduire ses éventuelles vulnérabilités », indique l’étude.

Toutefois, le taux de transmission plus faible suggère une épidémie plus prolongée sur quelques années, selon l’étude qui a également révélé que les petits pays africains aux côtés de l’Algérie, de l’Afrique du Sud et du Cameroun sont à haut risque si les mesures d’endiguement ne sont pas prioritaires. Le nombre prévu de cas nécessitant une hospitalisation dépasserait les capacités médicales disponibles dans une grande partie de l’Afrique. On estime qu’il y aurait 3,6 à 5,5 millions d’hospitalisations du Covid-19, dont 82 000 à 167 000 seraient des cas graves nécessitant de l’oxygène, et 52 000 à 107 000 des cas critiques nécessitant une assistance respiratoire. Un nombre aussi important de patients hospitalisés mettrait à rude épreuve les capacités sanitaires des pays.

Une enquête sur les services de santé dans la région africaine, entreprise en mars 2020 sur la base des déclarations faites par quarante-sept pays à l’OMS, a révélé qu’il y avait en moyenne neuf lits d’unité de soins intensifs pour un million de personnes, ce qui est largement insuffisant.

En outre, l’accès physique à ces services pour la population générale est très faible, ce qui laisse penser que de nombreuses personnes n’auraient même pas la possibilité d’accéder aux soins nécessaires. En conséquence, les maladies qui devraient être prises en charge pourraient facilement se compliquer.

Augmenter la capacité des hôpitaux primaires

L’étude recommande aux pays africains d’augmenter la capacité des hôpitaux primaires en particulier et de veiller à ce que les soins d’urgence de base soient inclus dans les systèmes de santé primaires. « L’importance de promouvoir des mesures d’endiguement efficaces est d’autant plus cruciale que la transmission soutenue et généralisée du virus pourrait gravement submerger nos systèmes de santé », a déclaré le Dr Moeti qui estime que « freiner une épidémie à grande échelle est bien plus coûteux que les mesures préventives que les gouvernements prennent actuellement pour contenir la propagation du virus.

Les mesures de confinement, en particulier l’éloignement physique et l’amélioration de l’hygiène, visent à ralentir la transmission du virus afin que ses effets se produisent à un rythme gérable par le système de santé. Tous les pays de la région africaine de l’OMS utilisent ces résultats par l’intermédiaire des bureaux de pays de l’OMS pour informer leurs actions de confinement. Les méthodes et les résultats détaillés sont actuellement sous presse au British Medical Journal-Global Health après un examen et une validation approfondis par les pairs. La conférence de presse a connu l’intervention du Dr Amit Thakker, président exécutif d’Africa Health Business et président de la Fédération africaine des soins de santé, ainsi que celle de Stephen Karingi, directeur du commerce et de l’intégration régionale de la Commission économique pour l’Afrique.

 

Avec Adiac-Congo par Yvette Reine Nzaba

Coronavirus: bilan record de plus de 2.200 morts en 24 heures aux États-Unis

avril 14, 2020

 

Bilan record de plus de 2.200 morts en 24 heures aux États-Unis

Après deux jours de baisse, les États-Unis ont enregistré mardi un sombre record avec plus de 2.200 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en 24 heures, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Alors que le nombre de morts sur une journée avait baissé autour de 1.500 dimanche et lundi, les Etats-Unis ont déploré 2.228 décès entre 20 heures 30 locales mardi et la veille à la même heure, selon les chiffres de l’université actualisés en continu. Cela porte le bilan américain à 25.757 morts au total.

Le précédent record du nombre de décès sur une journée (2.108) avait été enregistré vendredi aux Etats-Unis. Le pays est devenu ce week-end le plus endeuillé du monde, devant l’Italie (plus de 21.000 morts), l’Espagne (plus de 18.000) et la France (plus de 15.700), qui ont toutefois des populations bien moins importantes. L’Amérique compte également depuis fin mars le plus grand nombre de cas officiellement déclarés, et a franchi lundi la barre des 600.000 contaminations diagnostiquées. Environ 3 millions de tests ont été effectués dans le pays. L’épicentre de l’épidémie américaine se situe toujours à New York, où un ralentissement se confirme toutefois, avec des admissions hospitalières en baisse.

Les prévisions du nombre de morts aux Etats-Unis, selon le modèle le plus cité (IHME), qui prend en compte la façon dont l’épidémie a évolué en Chine et en Europe, se situent pour la première vague autour de 70.000 décès.

Plus d’un New-Yorkais sur 1.000 est mort du coronavirus

La ville de New York a répertorié 3.778 décès «probables» du coronavirus, qui s’ajoutent aux 6.589 cas confirmés, pour un bilan total de 10.367 morts, selon des chiffres publiés mardi. Les décès «probables» concernent des personnes n’ayant jamais été testées positives au virus mais dont l’acte de décès mentionne, comme cause de la mort, «Covid-19 ou un équivalent», selon la définition publiée par les services sanitaires de la ville.

Cela signifie qu’en considérant ces décès comme liés au coronavirus, plus d’un New-Yorkais sur mille est désormais décédé des suites de la maladie depuis l’arrivée de la pandémie dans la région. Avec 10.367 morts, la seule ville de New York compte plus de décès liés à la maladie que la plupart des pays du monde à l’exception de l’Italie, de l’Espagne, de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

La semaine dernière, le maire de New York Bill de Blasio avait reconnu que le bilan officiel sous-estimait probablement l’ampleur du phénomène. L’écart était dû, avait-il expliqué, au fait que beaucoup de gens décédés chez eux n’étaient pas comptabilisés comme morts des suites du coronavirus même s’ils étaient probablement bien atteints.

Les derniers chiffres montrent néanmoins un ralentissement, qu’il s’agisse des décès, des hospitalisations ou des placements en réanimation.

Avec Le Figaro

Coronavirus: le bilan en Chine s’alourdit à 25 morts

janvier 23, 2020

L’épidémie de coronavirus qui s’est déclarée le mois dernier à Wuhan, ville du centre de la Chine, a fait 25 morts dans le pays selon le dernier bilan effectué jeudi soir, rapporte vendredi la presse officielle chinoise, qui fait par ailleurs état désormais de 830 cas confirmés.

Les autorités chinoises ont placé jeudi une deuxième ville, après Wuhan, en quasi-quarantaine, confinant au total près de 20 millions de personnes pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie.

Un deuxième cas a été confirmé au Japon. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère japonais de la Santé indique qu’il s’agit d’un homme âgé d’une quarantaine d’années qui réside à Wuhan et est arrivé dimanche au Japon.

Par ailleurs, la BBC a rapporté jeudi que cinq personnes étaient examinées en Ecosse pour déterminer si elles avaient contracté le coronavirus. Il s’agirait, le cas échéant, des premiers patients connus en Europe.

Par Le Figaro avec Reuters

Nigeria : le bilan d’une attaque de Boko Haram dans le Nord-Est grimpe à 65 morts

juillet 28, 2019

 

Une attaque du groupe jihadiste Boko Haram samedi contre un groupe d’hommes revenant d’une cérémonie de funérailles, dans le nord-est du Nigeria, a fait 65 morts, soit près de trois fois plus qu’annoncé dans un premier bilan, a déclaré dimanche un responsable local.

Des dizaines de cadavres supplémentaires ont été découverts après l’attaque par des hommes armés d’un village proche de la capitale régionale Maiduguri. «Il y a 65 morts et 10 blessés», a déclaré le chef du gouvernement local Muhammed Bulama.

Plus de 20 personnes sont mortes dans l’attaque contre les participants rassemblés pour la cérémonie de funérailles et des dizaines d’autres ont été tuées alors qu’elles tentaient de poursuivre les jihadistes, a-t-il précisé.

Le dirigeant d’une milice locale anti-Boko Haram a confirmé ce bilan, tout en faisant un récit légèrement différent de l’attaque. Vingt-trois personnes ont été tuées alors qu’elles revenaient des funérailles et « les 42 autres ont été tuées quand elles ont poursuivi les terroristes », a déclaré Bunu Bukar Mustapha à l’AFP. Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des maisons incendiées lors de l’attaque. Des proches rassemblaient les corps des personnes tuées en vue de leur enterrement.

Selon Muhammed Bulama, l’attaque de samedi est une opération de représailles contre le meurtre de 11 combattants du groupe et la saisie de 10 fusils automatiques par des habitants il y a deux semaines, lorsque Boko Haram s’était approché de leur village. Boko Haram est actif dans le district de Nganzai où il mène régulièrement des raids contre les villages.

En septembre dernier, le groupe avait tué huit personnes et volé du bétail dans deux villages de cette zone alors que les habitants essayaient de l’empêcher de voler leurs animaux.

L’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et sa répression ont fait plus de 27.000 morts et plus de deux millions de déplacés en 10 ans

Par Le Figaro.fr avec AFP

Indonésie: le bilan dépasse 1.400 morts, l’espoir de retrouver des survivants s’éloigne

octobre 3, 2018

Un survivant explore le 3 octobre 2018 les ruines laissées à Wani, sur l’île indonésienne de Sulawesi, par le séisme et le tsunami du 28 septembre / © AFP / JEWEL SAMAD

Le bilan du séisme suivi d’un tsunami sur l’île indonésienne des Célèbes a dépassé les 1.400 morts mercredi alors que les besoins sont « immenses » dans les zones sinistrées et que le temps presse pour dégager des survivants.

Le bilan s’élève à 1.411 morts, a affirmé M. Tohir, un porte-parole de l’armée. L’agence de gestion des catastrophes naturelle a précisé que 519 corps avaient déjà été enterrés.

Les autorités se sont fixé jusqu’à vendredi, soit une semaine après la catastrophe, pour retrouver d’éventuels survivants. Au-delà, les chances seront proches de zéro.

Quelque 1.600 personnes ont été évacuées par mer par un navire militaire indonésien qui a pu accoster, chargé d’aide humanitaire, dans la ville côtière de Palu.

Les secours se concentrent sur quelques sites autour de Palu, qui a été ravagée, et notamment à l’hôtel Roa-Roa où une soixantaine de personnes seraient toujours ensevelies sous les gravats. Les efforts se focalisent aussi sur un centre commercial, un restaurant ou encore le quartier de Balaroa, sinistrés.

Indonésie : destructions à Palu / © AFP / Simon MALFATTO

Près de 200.000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, parmi lesquelles des dizaines de milliers d’enfants, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha). On estime à 66.000 le nombre de logements détruits vendredi par la secousse de magnitude 7,5 et le raz-de-marée destructeur qu’elle a engendré.

Le gouvernement indonésien a beau avoir affirmé aux équipes étrangères intervenant dans les zones sinistrées que la situation était sous contrôle, les habitants de localités éloignées comme Wani, dans la province de Donggala, disent n’avoir pas, ou presque pas, vu la couleur de l’aide.

– « Frustration » des secouristes –

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a fait part de la frustration des équipes sur place face à la lenteur de la réponse.

Un rescapé du séisme et du tsunami qui a frappé les Célèbes devant une mosquée détruite à Wani, le 3 octobre 2018. / © AFP / JEWEL SAMAD

« Le sentiment des équipes travaillant sur place est un sentiment de frustration », a expliqué Matthew Cochrane, porte-parole de l’IFRC. « Des portions importantes de ce qui pourrait être la zone la plus touchée n’ont toujours pas été complètement atteintes. Mais les équipes se démènent et font ce qu’elles peuvent », a-t-il ajouté.

Les survivants combattent la faim et la soif. L’eau potable et la nourriture manquent et les autorités sont dépassées par le nombre de blessés.

Sur le terrain, des responsables expliquent que, si le gouvernement a indiqué que toute aide était la bienvenue, les « mécanismes de mise en oeuvre » de cette aide manquent.

– Tirer sur les pilleurs –

Une habitante de Palu en Indonésie, près des décombres de sa maison détruite par le séisme et le tsunami qui ont touché les Célèbes, le 3 octobre 2018 / © AFP / ADEK BERRY

L’aéroport de Palu, utilisé jusqu’alors par les seuls militaires, devrait rouvrir jeudi matin. Les installations portuaires de Palu, porte d’accès cruciale dans cette région accidentée, ont été fortement endommagées.

Dans la ville de Palu, la police avait effectué mardi des tirs de semonce et utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser des pilleurs. Elle a d’ores et déjà arrêté des dizaines de personnes pour pillage, alors que des survivant se servaient dans les stocks de magasins, à la recherche de nourriture et d’eau potable.

Un officier a indiqué mercredi que les militaires avaient désormais l’ordre de tirer sur les pilleurs, après sommation.

« Nous pouvions le tolérer le premier ou le deuxième jour parce qu’ils avaient besoin de ces choses. Mais le troisième jour, ils se sont mis à piller des choses comme les équipements électroniques », a déclaré le colonel Ida Dewa Agung Hadisaputra.

Indonésie : comment le tsunami s’est intensifié jusqu’à Palu / © AFP / Laurence CHU

Sur la route qui part la ville vers le nord, un journaliste de l’AFP a vu des jeunes élever des barrages et exiger des « donations » pour ouvrir la voie. Ailleurs des centaines de personnes arpentent les décombres d’une usine effondrée pour tenter de récupérer ce qui pouvait l’être.

Le président indonésien Joko Widodo, qui fait campagne pour sa réélection l’an prochain, a affirmé que la police et l’armée avaient le contrôle de la zone, au cours de sa deuxième visite à Palu depuis la catastrophe.

Le Centre de coordination de l’aide humanitaire de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), basée à Jakarta, a pour sa part fait état d’un besoin urgent de sacs mortuaires.

Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

Le volcan Soputan, situé dans l’extrême nord-est des Célèbes, crache le 3 octobre des cendres à plus de 5.800 mètres d’altitude. Photo fournie par l’Agence indonésienne des gestion des catastrophes (BNPB). / © Indonesia’s National Disaster Agency/AFP / Handout

– Eruption volcanique –

Les secours manquent aussi d’équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et face à l’ampleur même des dégâts.

L’électricité a été rétablie mardi soir dans certains quartiers de Palu. Mais dans d’autres, des habitants se pressaient autour de rallonges électriques dans les quelques bâtiments disposant encore de courant. Les files d’attente pour obtenir quelques litres d’essence pouvaient dépasser 24 heures.

Le manque d’installations sanitaires est par ailleurs un problème de plus en plus grave.

Séisme en Indonésie: les populations réclament de l’aide / © AFP /

« Partout, les gens veulent aller aux toilettes mais il n’y en a pas. Alors il faut faire ses besoins de nuit, au bord de la route », explique Armawati Yarmin, 50 ans.

Archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), l’Indonésie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique.

Un risque qui a été illustré mercredi par l’éruption du volcan Soputan, situé dans l’extrême nord-est des Célèbes, à un millier de km de Palu, et qui crachait des cendres à plus de 5.800 mètres d’altitude.

Les autorités ont demandé aux civils de ne pas approcher du volcan à moins de quatre kilomètres. Mais aucune évacuation n’a été pour l’instant décidée.

Après l’appel à l’aide de l’Indonésie, le Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU a annoncé mardi soir le déblocage de 15 millions de dollars. Mercredi, l’Australie a annoncé qu’elle dépêchait une équipe médicale ainsi qu’une enveloppe de cinq millions de dollars d’aide.

Romandie.com avec(©AFP / (03 octobre 2018 16h44)

Indonésie: le bilan du séisme monte à 131 morts, plus de 156.000 déplacés

août 8, 2018

Un homme transporte un réfrigérateur extirpé des ruines d’une boutique le 8 août 2018 à Bangsal, en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le bilan du violent séisme qui a frappé l’île indonésienne de Lombok est monté à 131 morts mercredi, alors que les autorités manquaient de nourriture, d’eau potable et d’aide médicale pour approvisionner quelque 156.000 habitants évacués dans des abris de fortune.

Des villageois apeurés ont abandonné leurs maisons pour se réfugier sous des tentes ou abris bâchés aménagés le long des routes ou dans des rizières sous la chaleur tropicale de l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Certains campements manquent de nourriture pour les personnes qui y sont temporairement hébergées, tandis que d’autres déplacés souffrent de traumatismes psychologiques consécutifs au tremblement de terre de magnitude 6,9 dimanche. Il est survenu une semaine après un autre séisme qui a fait au moins 17 morts sur l’île volcanique prisée des touristes pour ses plages et ses sentiers de randonnées.

« Nous avons encore besoin d’aide pour le long terme, même après avoir reçu de l’aide de différents gouvernements » régionaux, a déclaré un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nurgroho.

– « Phase critique » –

Des secouristes transportent le 8 août 2018 à Bangsal la dépouille d’une victime d’un séisme meurtrier en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le nombre de blessés graves atteint désormais 1.477, tandis que des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées ou détruites, selon les autorités qui s’attendent à une nouvelle augmentation du bilan des victimes dans les jours à venir.

Les secours ont continué de déblayer les décombres à l’aide d’excavateurs. Des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées, selon les autorités.

« Les corps commencent à sentir et nous pensons que certaines personnes ensevelies sont vivantes — c’est la raison pour laquelle nous sommes dans une phase critique », a souligné M. Sutopo.

La province des Petites îles de la Sonde occidentales (West Nusa Tenggara), où se trouve Lombok, manque cruellement de nourriture, de médicaments et de personnel médical dans les zones les plus affectées, a indiqué le gouverneur, Muhammad Zainul Majdi.

Indonésie: les sauveteurs tentent de retrouver des survivants / © AFP / Jonathan Klein

« Nos ressources humaines sont limitées. Il faut des auxiliaires médicaux dans les abris de fortune et d’autres doivent être mobiles », a-t-il déclaré à l’AFP.

« L’ampleur de ce tremblement de terre est énorme pour nous ici, c’est notre première expérience » de la sorte, a encore dit le gouverneur.

– « Détruits à presque 100% » –

« J’ai vu mon voisin mourir dans les décombres, il avait appelé à l’aide mais je n’ai pas pu le sauver car nous sommes partis en courant » au moment du séisme, a raconté Joriah, un rescapé.

Vue aérienne d’une foule attendant de quitter l’île indonésienne de Gili Trawangan, voisine de celle de Lombok, frappée dimanche par un séisme meurtrier, le 8 août 2018 / © @trufflejournal/AFP / Melissa DELPORT

Dans certaines parties de l’île d’une superficie de quelque 4.700 km2, des villages ont été presque entièrement détruits.

« Certains villages que nous avons visités sont détruits à presque 100%, toutes les maisons se sont effondrées, les routes sont fissurées et les ponts se sont écroulés », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Croix-Rouge indonésienne, Arifin Muhammad Hadi.

Mais de nombreux agriculteurs sont réticents à l’idée de quitter leurs maisons endommagées et d’abandonner leur cheptel.

« C’est une situation typique de victimes de tremblement de terre en Indonésie. Les habitants veulent rester près de leur source de revenus car ils ne peuvent pas venir dans des abris de fortune avec leur cheptel », a expliqué M. Hadi.

Recherches dans les décombres de bâtiments effondrés, le 8 août 2018 à Sigar Penjalin, en Indonésie, après le sésime meurtrier de dimanche sur l’île de Lombok / © AFP / SONNY TUMBELAKA

L’aide aux sinistrés s’organise, mais les équipes de secours éprouvent des difficultés à atteindre certaines zones en raison de routes endommagées par le séisme dans le nord et l’est de Lombok, territoires les plus proches de l’épicentre — loin des quartiers touristiques.

Trois avions militaires de transport Hercules remplis de nourritures, médicaments, couvertures, tentes et réservoirs d’eau sont arrivés à Lombok, selon l’armée.

Cependant, certains habitants évacués se sont plaints d’être abandonnés: « nous n’avons pas reçu la moindre aide, nous n’avons pas d’eau propre, donc quand nous voulons aller aux toilettes, nous utilisons l’eau d’une petite rivière proche », a raconté l’un d’eux, Multazam.

Par ailleurs, l’évacuation de touristes pour l’essentiel étrangers qui étaient sur les trois petites îles de Gili touchées par le séisme au large de la côte nord-ouest de Lombok est terminée, ont indiqué les autorités.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est frappé par de nombreux séismes, mais contrairement aux deux survenus à Lombok, la plupart ne sont guère dangereux.

Romandie.com avec(©AFP / (08 août 2018 13h20)

De 90 à 180 morts: l’effroyable bilan d’un infirmier en Allemagne

août 28, 2017

Niels H, près de son avocate Ulrike Baumann, cache son visage avant l’ouverture de son procès à Oldenburg, le 26 février 2015 / © DPA/AFP/Archives / CARMEN JASPERSEN

Au moins 90 patients tués, peut-être même deux fois plus : la police allemande a dressé lundi le bilan de 12 années d’enquête sur un infirmier, Niels Högel, tueur prolifique et « exceptionnel » dans les annales de l’histoire nationale contemporaine.

Après « 134 exhumations, et plusieurs centaines de témoignages, on peut prouver au moins 90 meurtres et il y en a au moins autant qu’on ne peut pas prouver », a asséné devant la presse le chef de l’enquête, Arne Schmidt.

« Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l’histoire de la République fédérale » d’Allemagne, a-t-il ajouté, annonçant que la commission d’enquête spéciale « Kardio » en charge du dossier avait désormais achevé son travail.

« Ce que nous avons pu apprendre est effrayant, cela dépasse tout ce que l’on aurait pu imaginer », a renchéri Johann Kühme, chef de la police d’Oldenbourg (nord).

Niels Högel a généralement tué des patients à l’aide de surdoses médicamenteuses injectées lorsqu’ils étaient en réanimation. Il n’avait pas de « préférences » d’âge ou de sexe pour ses victimes sinon qu’il « préférait les patients se trouvant dans un état très critique », a indiqué M. Schmidt.

L’infirmier avait déjà été condamné en 2015 à la perpétuité pour deux meurtres et quatre tentatives s’étant soldées par la mort des patients. A ces six affaires, les enquêteurs ont indiqué lundi avoir ajouté 84 nouveaux cas, portant donc à 90 le total des décès imputés à M. Högel, aujourd’hui âgé de 41 ans.

En juin 2016, lors d’un précédent bilan, les enquêteurs avaient établi la responsabilité du soignant dans 33 décès.

L’enquête avait été relancée en janvier 2014 car l’intéressé avait admis auprès d’un codétenu une cinquantaine d’homicides. Par la suite, il dira à un expert psychiatre avoir commis une trentaine de meurtres et une soixantaine de tentatives.

Cette affaire est cependant aussi celle des dysfonctionnements dans les deux cliniques où l’infirmier a pu opérer. Bien que les décès de patients avaient lieu le plus souvent alors que Niels Högel était de service, aucun mécanisme interne n’a donné l’alerte.

Selon les enquêteurs, « personne n’a voulu assumer ses responsabilités ».

Les cliniques de Delmenhorst et d’Oldenbourg sont dès lors visées par une enquête pour déterminer les responsabilités car « les meurtres auraient pu être empêchés », a lâché le chef de la police d’Oldenbourg.

– ‘Ennui

L’affaire avait éclaté à l’origine en 2005, lorsque l’infirmier avait été surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst, ce qui lui avait valu en 2008 sa première condamnation pour tentative de meurtre.

Alertée par la médiatisation de ce premier cas, une femme avait exprimé des doutes quant au décès de sa mère. Plusieurs corps avaient été exhumés et les enquêteurs avaient trouvé des traces de substances suspectes chez cinq d’entre eux, concluant dans trois cas à des injections mortelles et dans les deux autres à une « cause possible » de la mort.

Niels Högel a pour sa part expliqué qu’il pratiquait ces injections pour amener les patients au seuil de la mort, afin de démontrer sa capacité à les ramener à la vie. Seul mobile invoqué : « l’ennui ».

Toujours est-il qu’après 12 ans d’enquête, la liste définitive du nombre de victimes ne pourra sans doute jamais être établie. « Qui sait combien de crimes pourront encore être identifiés ? », a admis Thomas Sander, procureur à Oldenbourg.

« Le suspect n’arrive pas à se souvenir de chaque cas. Mais dans plus de 30 cas, il se souvenait des patients concrètement et de son comportement », a précisé la chef du parquet de cette ville, Daniela Schiereck-Bohlemann.

Des affaires similaires ont fait les grands titres de la presse allemande ces dernières années, sans pour autant atteindre l’ampleur des agissements de Niels Högel.

Surnommé « l’Ange de la mort », un autre infirmier, Stephan Letter, a été condamné en 2006 à la prison à perpétuité pour avoir tué 28 malades. Un an plus tôt, une infirmière du prestigieux hôpital de la Charité, à Berlin, avait été condamnée à la même peine pour le meurtre par surdose de cinq patients.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 12h55)