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Coronavirus: bilan record de plus de 2.200 morts en 24 heures aux États-Unis

avril 14, 2020

 

Bilan record de plus de 2.200 morts en 24 heures aux États-Unis

Après deux jours de baisse, les États-Unis ont enregistré mardi un sombre record avec plus de 2.200 morts supplémentaires du nouveau coronavirus en 24 heures, le plus lourd bilan journalier recensé par un pays, selon le comptage de l’université Johns Hopkins. Alors que le nombre de morts sur une journée avait baissé autour de 1.500 dimanche et lundi, les Etats-Unis ont déploré 2.228 décès entre 20 heures 30 locales mardi et la veille à la même heure, selon les chiffres de l’université actualisés en continu. Cela porte le bilan américain à 25.757 morts au total.

Le précédent record du nombre de décès sur une journée (2.108) avait été enregistré vendredi aux Etats-Unis. Le pays est devenu ce week-end le plus endeuillé du monde, devant l’Italie (plus de 21.000 morts), l’Espagne (plus de 18.000) et la France (plus de 15.700), qui ont toutefois des populations bien moins importantes. L’Amérique compte également depuis fin mars le plus grand nombre de cas officiellement déclarés, et a franchi lundi la barre des 600.000 contaminations diagnostiquées. Environ 3 millions de tests ont été effectués dans le pays. L’épicentre de l’épidémie américaine se situe toujours à New York, où un ralentissement se confirme toutefois, avec des admissions hospitalières en baisse.

Les prévisions du nombre de morts aux Etats-Unis, selon le modèle le plus cité (IHME), qui prend en compte la façon dont l’épidémie a évolué en Chine et en Europe, se situent pour la première vague autour de 70.000 décès.

Plus d’un New-Yorkais sur 1.000 est mort du coronavirus

La ville de New York a répertorié 3.778 décès «probables» du coronavirus, qui s’ajoutent aux 6.589 cas confirmés, pour un bilan total de 10.367 morts, selon des chiffres publiés mardi. Les décès «probables» concernent des personnes n’ayant jamais été testées positives au virus mais dont l’acte de décès mentionne, comme cause de la mort, «Covid-19 ou un équivalent», selon la définition publiée par les services sanitaires de la ville.

Cela signifie qu’en considérant ces décès comme liés au coronavirus, plus d’un New-Yorkais sur mille est désormais décédé des suites de la maladie depuis l’arrivée de la pandémie dans la région. Avec 10.367 morts, la seule ville de New York compte plus de décès liés à la maladie que la plupart des pays du monde à l’exception de l’Italie, de l’Espagne, de la France, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

La semaine dernière, le maire de New York Bill de Blasio avait reconnu que le bilan officiel sous-estimait probablement l’ampleur du phénomène. L’écart était dû, avait-il expliqué, au fait que beaucoup de gens décédés chez eux n’étaient pas comptabilisés comme morts des suites du coronavirus même s’ils étaient probablement bien atteints.

Les derniers chiffres montrent néanmoins un ralentissement, qu’il s’agisse des décès, des hospitalisations ou des placements en réanimation.

Avec Le Figaro

Coronavirus: le bilan en Chine s’alourdit à 25 morts

janvier 23, 2020

L’épidémie de coronavirus qui s’est déclarée le mois dernier à Wuhan, ville du centre de la Chine, a fait 25 morts dans le pays selon le dernier bilan effectué jeudi soir, rapporte vendredi la presse officielle chinoise, qui fait par ailleurs état désormais de 830 cas confirmés.

Les autorités chinoises ont placé jeudi une deuxième ville, après Wuhan, en quasi-quarantaine, confinant au total près de 20 millions de personnes pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie.

Un deuxième cas a été confirmé au Japon. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère japonais de la Santé indique qu’il s’agit d’un homme âgé d’une quarantaine d’années qui réside à Wuhan et est arrivé dimanche au Japon.

Par ailleurs, la BBC a rapporté jeudi que cinq personnes étaient examinées en Ecosse pour déterminer si elles avaient contracté le coronavirus. Il s’agirait, le cas échéant, des premiers patients connus en Europe.

Par Le Figaro avec Reuters

Nigeria : le bilan d’une attaque de Boko Haram dans le Nord-Est grimpe à 65 morts

juillet 28, 2019

 

Une attaque du groupe jihadiste Boko Haram samedi contre un groupe d’hommes revenant d’une cérémonie de funérailles, dans le nord-est du Nigeria, a fait 65 morts, soit près de trois fois plus qu’annoncé dans un premier bilan, a déclaré dimanche un responsable local.

Des dizaines de cadavres supplémentaires ont été découverts après l’attaque par des hommes armés d’un village proche de la capitale régionale Maiduguri. «Il y a 65 morts et 10 blessés», a déclaré le chef du gouvernement local Muhammed Bulama.

Plus de 20 personnes sont mortes dans l’attaque contre les participants rassemblés pour la cérémonie de funérailles et des dizaines d’autres ont été tuées alors qu’elles tentaient de poursuivre les jihadistes, a-t-il précisé.

Le dirigeant d’une milice locale anti-Boko Haram a confirmé ce bilan, tout en faisant un récit légèrement différent de l’attaque. Vingt-trois personnes ont été tuées alors qu’elles revenaient des funérailles et « les 42 autres ont été tuées quand elles ont poursuivi les terroristes », a déclaré Bunu Bukar Mustapha à l’AFP. Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des maisons incendiées lors de l’attaque. Des proches rassemblaient les corps des personnes tuées en vue de leur enterrement.

Selon Muhammed Bulama, l’attaque de samedi est une opération de représailles contre le meurtre de 11 combattants du groupe et la saisie de 10 fusils automatiques par des habitants il y a deux semaines, lorsque Boko Haram s’était approché de leur village. Boko Haram est actif dans le district de Nganzai où il mène régulièrement des raids contre les villages.

En septembre dernier, le groupe avait tué huit personnes et volé du bétail dans deux villages de cette zone alors que les habitants essayaient de l’empêcher de voler leurs animaux.

L’insurrection de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria et sa répression ont fait plus de 27.000 morts et plus de deux millions de déplacés en 10 ans

Par Le Figaro.fr avec AFP

Indonésie: le bilan dépasse 1.400 morts, l’espoir de retrouver des survivants s’éloigne

octobre 3, 2018

Un survivant explore le 3 octobre 2018 les ruines laissées à Wani, sur l’île indonésienne de Sulawesi, par le séisme et le tsunami du 28 septembre / © AFP / JEWEL SAMAD

Le bilan du séisme suivi d’un tsunami sur l’île indonésienne des Célèbes a dépassé les 1.400 morts mercredi alors que les besoins sont « immenses » dans les zones sinistrées et que le temps presse pour dégager des survivants.

Le bilan s’élève à 1.411 morts, a affirmé M. Tohir, un porte-parole de l’armée. L’agence de gestion des catastrophes naturelle a précisé que 519 corps avaient déjà été enterrés.

Les autorités se sont fixé jusqu’à vendredi, soit une semaine après la catastrophe, pour retrouver d’éventuels survivants. Au-delà, les chances seront proches de zéro.

Quelque 1.600 personnes ont été évacuées par mer par un navire militaire indonésien qui a pu accoster, chargé d’aide humanitaire, dans la ville côtière de Palu.

Les secours se concentrent sur quelques sites autour de Palu, qui a été ravagée, et notamment à l’hôtel Roa-Roa où une soixantaine de personnes seraient toujours ensevelies sous les gravats. Les efforts se focalisent aussi sur un centre commercial, un restaurant ou encore le quartier de Balaroa, sinistrés.

Indonésie : destructions à Palu / © AFP / Simon MALFATTO

Près de 200.000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, parmi lesquelles des dizaines de milliers d’enfants, selon le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha). On estime à 66.000 le nombre de logements détruits vendredi par la secousse de magnitude 7,5 et le raz-de-marée destructeur qu’elle a engendré.

Le gouvernement indonésien a beau avoir affirmé aux équipes étrangères intervenant dans les zones sinistrées que la situation était sous contrôle, les habitants de localités éloignées comme Wani, dans la province de Donggala, disent n’avoir pas, ou presque pas, vu la couleur de l’aide.

– « Frustration » des secouristes –

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) a fait part de la frustration des équipes sur place face à la lenteur de la réponse.

Un rescapé du séisme et du tsunami qui a frappé les Célèbes devant une mosquée détruite à Wani, le 3 octobre 2018. / © AFP / JEWEL SAMAD

« Le sentiment des équipes travaillant sur place est un sentiment de frustration », a expliqué Matthew Cochrane, porte-parole de l’IFRC. « Des portions importantes de ce qui pourrait être la zone la plus touchée n’ont toujours pas été complètement atteintes. Mais les équipes se démènent et font ce qu’elles peuvent », a-t-il ajouté.

Les survivants combattent la faim et la soif. L’eau potable et la nourriture manquent et les autorités sont dépassées par le nombre de blessés.

Sur le terrain, des responsables expliquent que, si le gouvernement a indiqué que toute aide était la bienvenue, les « mécanismes de mise en oeuvre » de cette aide manquent.

– Tirer sur les pilleurs –

Une habitante de Palu en Indonésie, près des décombres de sa maison détruite par le séisme et le tsunami qui ont touché les Célèbes, le 3 octobre 2018 / © AFP / ADEK BERRY

L’aéroport de Palu, utilisé jusqu’alors par les seuls militaires, devrait rouvrir jeudi matin. Les installations portuaires de Palu, porte d’accès cruciale dans cette région accidentée, ont été fortement endommagées.

Dans la ville de Palu, la police avait effectué mardi des tirs de semonce et utilisé les gaz lacrymogènes pour disperser des pilleurs. Elle a d’ores et déjà arrêté des dizaines de personnes pour pillage, alors que des survivant se servaient dans les stocks de magasins, à la recherche de nourriture et d’eau potable.

Un officier a indiqué mercredi que les militaires avaient désormais l’ordre de tirer sur les pilleurs, après sommation.

« Nous pouvions le tolérer le premier ou le deuxième jour parce qu’ils avaient besoin de ces choses. Mais le troisième jour, ils se sont mis à piller des choses comme les équipements électroniques », a déclaré le colonel Ida Dewa Agung Hadisaputra.

Indonésie : comment le tsunami s’est intensifié jusqu’à Palu / © AFP / Laurence CHU

Sur la route qui part la ville vers le nord, un journaliste de l’AFP a vu des jeunes élever des barrages et exiger des « donations » pour ouvrir la voie. Ailleurs des centaines de personnes arpentent les décombres d’une usine effondrée pour tenter de récupérer ce qui pouvait l’être.

Le président indonésien Joko Widodo, qui fait campagne pour sa réélection l’an prochain, a affirmé que la police et l’armée avaient le contrôle de la zone, au cours de sa deuxième visite à Palu depuis la catastrophe.

Le Centre de coordination de l’aide humanitaire de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean), basée à Jakarta, a pour sa part fait état d’un besoin urgent de sacs mortuaires.

Dans le climat équatorial chaud et humide qui prévaut en Indonésie, la décomposition est accélérée et fournit un terrain propice aux maladies.

Le volcan Soputan, situé dans l’extrême nord-est des Célèbes, crache le 3 octobre des cendres à plus de 5.800 mètres d’altitude. Photo fournie par l’Agence indonésienne des gestion des catastrophes (BNPB). / © Indonesia’s National Disaster Agency/AFP / Handout

– Eruption volcanique –

Les secours manquent aussi d’équipements lourds. Ils peinent également du fait de la coupure des routes et face à l’ampleur même des dégâts.

L’électricité a été rétablie mardi soir dans certains quartiers de Palu. Mais dans d’autres, des habitants se pressaient autour de rallonges électriques dans les quelques bâtiments disposant encore de courant. Les files d’attente pour obtenir quelques litres d’essence pouvaient dépasser 24 heures.

Le manque d’installations sanitaires est par ailleurs un problème de plus en plus grave.

Séisme en Indonésie: les populations réclament de l’aide / © AFP /

« Partout, les gens veulent aller aux toilettes mais il n’y en a pas. Alors il faut faire ses besoins de nuit, au bord de la route », explique Armawati Yarmin, 50 ans.

Archipel de 17.000 îles et îlots formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne et eurasienne), l’Indonésie se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique.

Un risque qui a été illustré mercredi par l’éruption du volcan Soputan, situé dans l’extrême nord-est des Célèbes, à un millier de km de Palu, et qui crachait des cendres à plus de 5.800 mètres d’altitude.

Les autorités ont demandé aux civils de ne pas approcher du volcan à moins de quatre kilomètres. Mais aucune évacuation n’a été pour l’instant décidée.

Après l’appel à l’aide de l’Indonésie, le Fonds central d’intervention d’urgence de l’ONU a annoncé mardi soir le déblocage de 15 millions de dollars. Mercredi, l’Australie a annoncé qu’elle dépêchait une équipe médicale ainsi qu’une enveloppe de cinq millions de dollars d’aide.

Romandie.com avec(©AFP / (03 octobre 2018 16h44)

Indonésie: le bilan du séisme monte à 131 morts, plus de 156.000 déplacés

août 8, 2018

Un homme transporte un réfrigérateur extirpé des ruines d’une boutique le 8 août 2018 à Bangsal, en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le bilan du violent séisme qui a frappé l’île indonésienne de Lombok est monté à 131 morts mercredi, alors que les autorités manquaient de nourriture, d’eau potable et d’aide médicale pour approvisionner quelque 156.000 habitants évacués dans des abris de fortune.

Des villageois apeurés ont abandonné leurs maisons pour se réfugier sous des tentes ou abris bâchés aménagés le long des routes ou dans des rizières sous la chaleur tropicale de l’archipel d’Asie du Sud-Est.

Certains campements manquent de nourriture pour les personnes qui y sont temporairement hébergées, tandis que d’autres déplacés souffrent de traumatismes psychologiques consécutifs au tremblement de terre de magnitude 6,9 dimanche. Il est survenu une semaine après un autre séisme qui a fait au moins 17 morts sur l’île volcanique prisée des touristes pour ses plages et ses sentiers de randonnées.

« Nous avons encore besoin d’aide pour le long terme, même après avoir reçu de l’aide de différents gouvernements » régionaux, a déclaré un porte-parole de l’Agence nationale de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nurgroho.

– « Phase critique » –

Des secouristes transportent le 8 août 2018 à Bangsal la dépouille d’une victime d’un séisme meurtrier en Indonésie / © AFP / ADEK BERRY

Le nombre de blessés graves atteint désormais 1.477, tandis que des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées ou détruites, selon les autorités qui s’attendent à une nouvelle augmentation du bilan des victimes dans les jours à venir.

Les secours ont continué de déblayer les décombres à l’aide d’excavateurs. Des dizaines de milliers de maisons ont été endommagées, selon les autorités.

« Les corps commencent à sentir et nous pensons que certaines personnes ensevelies sont vivantes — c’est la raison pour laquelle nous sommes dans une phase critique », a souligné M. Sutopo.

La province des Petites îles de la Sonde occidentales (West Nusa Tenggara), où se trouve Lombok, manque cruellement de nourriture, de médicaments et de personnel médical dans les zones les plus affectées, a indiqué le gouverneur, Muhammad Zainul Majdi.

Indonésie: les sauveteurs tentent de retrouver des survivants / © AFP / Jonathan Klein

« Nos ressources humaines sont limitées. Il faut des auxiliaires médicaux dans les abris de fortune et d’autres doivent être mobiles », a-t-il déclaré à l’AFP.

« L’ampleur de ce tremblement de terre est énorme pour nous ici, c’est notre première expérience » de la sorte, a encore dit le gouverneur.

– « Détruits à presque 100% » –

« J’ai vu mon voisin mourir dans les décombres, il avait appelé à l’aide mais je n’ai pas pu le sauver car nous sommes partis en courant » au moment du séisme, a raconté Joriah, un rescapé.

Vue aérienne d’une foule attendant de quitter l’île indonésienne de Gili Trawangan, voisine de celle de Lombok, frappée dimanche par un séisme meurtrier, le 8 août 2018 / © @trufflejournal/AFP / Melissa DELPORT

Dans certaines parties de l’île d’une superficie de quelque 4.700 km2, des villages ont été presque entièrement détruits.

« Certains villages que nous avons visités sont détruits à presque 100%, toutes les maisons se sont effondrées, les routes sont fissurées et les ponts se sont écroulés », a déclaré à l’AFP un porte-parole de la Croix-Rouge indonésienne, Arifin Muhammad Hadi.

Mais de nombreux agriculteurs sont réticents à l’idée de quitter leurs maisons endommagées et d’abandonner leur cheptel.

« C’est une situation typique de victimes de tremblement de terre en Indonésie. Les habitants veulent rester près de leur source de revenus car ils ne peuvent pas venir dans des abris de fortune avec leur cheptel », a expliqué M. Hadi.

Recherches dans les décombres de bâtiments effondrés, le 8 août 2018 à Sigar Penjalin, en Indonésie, après le sésime meurtrier de dimanche sur l’île de Lombok / © AFP / SONNY TUMBELAKA

L’aide aux sinistrés s’organise, mais les équipes de secours éprouvent des difficultés à atteindre certaines zones en raison de routes endommagées par le séisme dans le nord et l’est de Lombok, territoires les plus proches de l’épicentre — loin des quartiers touristiques.

Trois avions militaires de transport Hercules remplis de nourritures, médicaments, couvertures, tentes et réservoirs d’eau sont arrivés à Lombok, selon l’armée.

Cependant, certains habitants évacués se sont plaints d’être abandonnés: « nous n’avons pas reçu la moindre aide, nous n’avons pas d’eau propre, donc quand nous voulons aller aux toilettes, nous utilisons l’eau d’une petite rivière proche », a raconté l’un d’eux, Multazam.

Par ailleurs, l’évacuation de touristes pour l’essentiel étrangers qui étaient sur les trois petites îles de Gili touchées par le séisme au large de la côte nord-ouest de Lombok est terminée, ont indiqué les autorités.

L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est frappé par de nombreux séismes, mais contrairement aux deux survenus à Lombok, la plupart ne sont guère dangereux.

Romandie.com avec(©AFP / (08 août 2018 13h20)

De 90 à 180 morts: l’effroyable bilan d’un infirmier en Allemagne

août 28, 2017

Niels H, près de son avocate Ulrike Baumann, cache son visage avant l’ouverture de son procès à Oldenburg, le 26 février 2015 / © DPA/AFP/Archives / CARMEN JASPERSEN

Au moins 90 patients tués, peut-être même deux fois plus : la police allemande a dressé lundi le bilan de 12 années d’enquête sur un infirmier, Niels Högel, tueur prolifique et « exceptionnel » dans les annales de l’histoire nationale contemporaine.

Après « 134 exhumations, et plusieurs centaines de témoignages, on peut prouver au moins 90 meurtres et il y en a au moins autant qu’on ne peut pas prouver », a asséné devant la presse le chef de l’enquête, Arne Schmidt.

« Ce nombre est exceptionnel, unique, dans l’histoire de la République fédérale » d’Allemagne, a-t-il ajouté, annonçant que la commission d’enquête spéciale « Kardio » en charge du dossier avait désormais achevé son travail.

« Ce que nous avons pu apprendre est effrayant, cela dépasse tout ce que l’on aurait pu imaginer », a renchéri Johann Kühme, chef de la police d’Oldenbourg (nord).

Niels Högel a généralement tué des patients à l’aide de surdoses médicamenteuses injectées lorsqu’ils étaient en réanimation. Il n’avait pas de « préférences » d’âge ou de sexe pour ses victimes sinon qu’il « préférait les patients se trouvant dans un état très critique », a indiqué M. Schmidt.

L’infirmier avait déjà été condamné en 2015 à la perpétuité pour deux meurtres et quatre tentatives s’étant soldées par la mort des patients. A ces six affaires, les enquêteurs ont indiqué lundi avoir ajouté 84 nouveaux cas, portant donc à 90 le total des décès imputés à M. Högel, aujourd’hui âgé de 41 ans.

En juin 2016, lors d’un précédent bilan, les enquêteurs avaient établi la responsabilité du soignant dans 33 décès.

L’enquête avait été relancée en janvier 2014 car l’intéressé avait admis auprès d’un codétenu une cinquantaine d’homicides. Par la suite, il dira à un expert psychiatre avoir commis une trentaine de meurtres et une soixantaine de tentatives.

Cette affaire est cependant aussi celle des dysfonctionnements dans les deux cliniques où l’infirmier a pu opérer. Bien que les décès de patients avaient lieu le plus souvent alors que Niels Högel était de service, aucun mécanisme interne n’a donné l’alerte.

Selon les enquêteurs, « personne n’a voulu assumer ses responsabilités ».

Les cliniques de Delmenhorst et d’Oldenbourg sont dès lors visées par une enquête pour déterminer les responsabilités car « les meurtres auraient pu être empêchés », a lâché le chef de la police d’Oldenbourg.

– ‘Ennui

L’affaire avait éclaté à l’origine en 2005, lorsque l’infirmier avait été surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst, ce qui lui avait valu en 2008 sa première condamnation pour tentative de meurtre.

Alertée par la médiatisation de ce premier cas, une femme avait exprimé des doutes quant au décès de sa mère. Plusieurs corps avaient été exhumés et les enquêteurs avaient trouvé des traces de substances suspectes chez cinq d’entre eux, concluant dans trois cas à des injections mortelles et dans les deux autres à une « cause possible » de la mort.

Niels Högel a pour sa part expliqué qu’il pratiquait ces injections pour amener les patients au seuil de la mort, afin de démontrer sa capacité à les ramener à la vie. Seul mobile invoqué : « l’ennui ».

Toujours est-il qu’après 12 ans d’enquête, la liste définitive du nombre de victimes ne pourra sans doute jamais être établie. « Qui sait combien de crimes pourront encore être identifiés ? », a admis Thomas Sander, procureur à Oldenbourg.

« Le suspect n’arrive pas à se souvenir de chaque cas. Mais dans plus de 30 cas, il se souvenait des patients concrètement et de son comportement », a précisé la chef du parquet de cette ville, Daniela Schiereck-Bohlemann.

Des affaires similaires ont fait les grands titres de la presse allemande ces dernières années, sans pour autant atteindre l’ampleur des agissements de Niels Högel.

Surnommé « l’Ange de la mort », un autre infirmier, Stephan Letter, a été condamné en 2006 à la prison à perpétuité pour avoir tué 28 malades. Un an plus tôt, une infirmière du prestigieux hôpital de la Charité, à Berlin, avait été condamnée à la même peine pour le meurtre par surdose de cinq patients.

Romandie.com avec(©AFP / 28 août 2017 12h55)                

États-Unis: Donald Trump célèbre avec sa base les 100 jours d’une présidence controversée

avril 29, 2017

Donald Trump, le 28 avril 2017 à Washington / © AFP / SAUL LOEB

Le président américain Donald Trump doit retrouver samedi ses plus fervents partisans lors d’un rassemblement aux allures de meeting de campagne en Pennsylvanie, pour célébrer les 100 premiers jours d’une présidence marquée par de nombreux revers.

Le 45e président des États-Unis, dont l’élection surprise face à Hillary Clinton a stupéfié la planète, peine à concrétiser ses promesses de campagne. Notamment la plus emblématique: abroger et remplacer « Obamacare », la loi sur l’assurance santé de son prédécesseur. Cette promesse s’est heurtée aux divisions de sa majorité républicaine au Congrès.

Le financement d’un mur frontalier avec le Mexique, promis à maintes reprises par Donald Trump, a dû être retiré cette semaine du projet fédéral de loi de finances pour éviter une crise budgétaire et une paralysie des services gouvernementaux.

Quant à sa grande réforme fiscale, dévoilée à la hâte cette semaine pour redorer le bilan des 100 jours et présentée par le président comme « probablement la plus grande baisse d’impôts de l’histoire », a été largement perçue comme un cadeau de plusieurs milliards de dollars aux Américains riches et qui ne fera qu’alourdir la dette du pays.

Depuis son entrée à la Maison-Blanche, il a signé des dizaines de décrets pour renverser les mesures de la présidence Obama sur l’industrie, l’environnement ou la limitation des forages pétroliers. Des efforts salués par les républicains.

Mais son décret le plus retentissant, visant à interdire l’entrée de ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane, a été bloqué par deux fois par la justice.

Cela ne l’empêche pas de décrire son début de mandat comme un succès.

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Rhétorique de campagne –

« Je pense que personne n’a fait ce que nous avons été capables de réaliser en 100 jours, nous sommes très heureux », a-t-il déclaré vendredi aux journalistes.

« Nous faisons beaucoup de choses », a-t-il ajouté tout en décrivant ce cap symbolique de 100 jours comme un « standard sans importance ».

Dans un message vidéo diffusé vendredi soir par la Maison-Blanche, M. Trump estime pourtant que « les 100 premiers jours de mon administration ont tout simplement été les plus couronnés de succès de toute l’histoire de notre pays ».

Le milliardaire républicain de 70 ans a reconnu à plusieurs reprises que la fonction présidentielle était plus difficile qu’il ne l’imaginait.

Comme pour échapper aux pressions du Bureau ovale, il a prévu de retrouver samedi soir des partisans à Harrisburg, en Pennsylvanie, l’un des États qui lui a permis de l’emporter en novembre.

Une façon aussi sans doute d’oublier, temporairement, les critiques sur son inexpérience et ses difficultés à inspirer respect et confiance, aussi bien aux Etats-Unis qu’à l’étranger.

Symbolique aussi car, au même moment, se tiendra à Washington le dîner de l’Association des correspondants de la Maison-Blanche. Un rendez-vous traditionnel pour les présidents américains qu’il a décidé de boycotter, marquant ainsi son mépris des médias.

« Il ne s’agit pas seulement du dîner des correspondants », a défendu son porte-parole Sean Spicer. « Il s’agit d’une opportunité pour lui de s’adresser aux électeurs qui l’ont élu, de parler de ce qu’il a pu accomplir au cours des 100 premiers jours ».

A ce stade de sa présidence, M. Trump est le président américain le moins populaire de l’histoire moderne dans les sondages, même s’il bénéficie du soutien sans faille de sa base électorale.

Signaux inquiétants

L’opposition démocrate, elle, jubile et décrivait vendredi le début de son mandat comme un désastre, une période d’instabilité grandissante, d’échecs législatifs et de promesses non tenues.

« Budget: F. Création d’emplois: F. Assécher le marigot: F. Santé: F », a lancé la chef démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi, reprenant les plus mauvaises notes du système scolaire américain.

Les républicains se félicitent de leur côté d’une victoire: la nomination du juge conservateur Neil Gorsuch à la Cour suprême des États-Unis.

Quelques signaux viennent cependant ternir l’enthousiasme dans le camp présidentiel. A commencer par l’annonce vendredi du chiffre de croissance de l’économie américaine le plus médiocre depuis trois ans, au premier trimestre 2017.

S’ajoute aussi le dossier des accusations d’ingérence russe pendant la campagne, qui empoisonne la présidence Trump. Le Congrès et le FBI ont lancé des enquêtes distinctes sur d’éventuelles collusions entre l’entourage du milliardaire et des responsables russes, démenties par le président américain.

La Maison-Blanche doit également faire face à une poussée de fièvre avec la Corée du Nord. Donald Trump a averti jeudi de la « possibilité » d’aboutir à un conflit majeur avec Pyongyang si le régime ne mettait pas un terme à ses programmes balistique et nucléaire.

Il mise sur la menace d’une intervention militaire et les pressions de la Chine pour faire plier le régime nord-coréen.

Des menaces jusqu’ici sans effet puisque la Corée du Nord a procédé à un nouveau tir -raté- de missile balistique, provoquant une réaction outrée vendredi soir du président américain sur son compte Twitter.

Romandie.com avec(©AFP / 29 avril 2017 13h41)

 

Bombardement au Nigeria: le bilan pourrait atteindre 236 morts, selon un responsable local

janvier 21, 2017

Kano (Nigeria) – Jusqu’à 236 personnes auraient été tuées lorsque l’armée de l’air nigériane a bombardé accidentellement dans le nord-est du pays un camp de déplacés ayant fui les violences de Boko Haram, a affirmé samedi à l’AFP un responsable local.

Un précédent bilan de Médecins sans frontières (MSF) faisait état d’au moins 90 morts. Toutefois, selon MSF, qui opérait depuis peu dans le camp, plusieurs « rapports concordants » émanant de résidents et de dirigeants des communautés font état de 170 tués.

« D’après ce que les gens qui ont enterré les victimes mortes de leurs propres mains m’ont dit (…) ils ont enterré 234 morts. Plus tard, j’ai été informé que deux des blessés évacués à Maiduguri étaient décédés », a affirmé Babagana Malarima, président du gouvernement local de Kala-Balge.

Le responsable a raconté que mardi vers midi, « l’avion de chasse a tourné au-dessus de la ville puis il est parti. Quand il est revenu, il a largué deux bombes, la première près d’un puits de forage en construction pour les déplacés et la seconde dans un quartier très peuplé ».

« Les gens sont vraiment traumatisés qu’un avion de chasse appartenant à leur pays puisse faire cette erreur et les tuer ainsi dans leur propre pays. C’est vraiment malheureux », a déclaré M. Malarima.

Mardi, le bombardement a eu lieu alors que des humanitaires distribuaient de la nourriture à Rann, localité proche du Cameroun où près de 40.000 personnes ont trouvé refuge après avoir fui les violences du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Au moins six volontaires de la Croix-Rouge nigériane ont été tués et 13 blessés.

Le Nigeria a ouvert une enquête jeudi pour déterminer les circonstances de ce bombardement accidentel.

Aucun bilan officiel n’a jusque-là été avancé, mais le nombre de victimes est fréquemment sous estimé par les autorités au Nigeria, qu’il s’agisse de la guerre contre Boko Haram ou de catastrophes accidentelles.

« C’est malheureux, c’est une erreur (…) Cela n’arrivera plus jamais », a affirmé vendredi le chef d’état-major des armées, le général Tukur Yusuf Buratai, qui s’est rendu à Rann.

La décision de bombarder « était basée sur des renseignements selon lesquels des Boko Haram étaient arrivés dans la région », a-t-il affirmé.

Après le bombardement, un convoi de combattants de Boko Haram a profité du chaos pour mener un raid en pick-up et motos sur Rann mardi soir.

« Les soldats les ont repoussés, certains ont été tués et vous avez vu les cadavres et les armes récupérées », a commenté le général Buratai.

Cette attaque « montre qu’il y a une crédibilité dans les renseignements que nous recevons » faisant état de mouvements de combattants dans la zone de Kala-Balge, a-t-il ajouté.

L’insurrection menée depuis 2009 par les islamistes a fait 2,6 millions de déplacés à travers le Nigeria et dans les pays de la zone.

Romandie.com avec(©AFP / 21 janvier 2017 16h44)

Les Camerounais se plaignent d’être mal informés sur la catastrophe ferroviaire, dont le bilan s’alourdit

octobre 23, 2016

Près de 1 300 personnes étaient à bord de ce train de neuf voitures, auxquelles avaient été ajoutés huit wagons en raison de la paralysie du trafic routier.

L’accident, dont les causes sont toujours inconnues, s’est produit vendredi vers 11 heures, près de la gare d’Eseka, à environ 120 km à l’ouest de Yaoundé. Crédits : AFP
Le déraillement d’un train bondé au Cameroun, vendredi 21 octobre, a fait au moins 75 morts et entre 500 et 600 blessés, selon le dernier bilan de la police, le lendemain. « Mes sincères condoléances aux familles endeuillées suite au déraillement du train de la compagnie Camrail à Eseka », a écrit le président Paul Biya sur sa page Facebook, alors qu’il est en séjour à l’étranger. En mémoire des victimes, il a décrété le lundi 24 octobre comme journée de deuil national, mais ses compatriotes ont été surpris par son temps de réaction, cela lui a pris plus de 24 heures après le drame.

« J’ai demandé au gouvernement de fournir une aide totale pour les survivants, tandis que les enquêtes seront faites pour déterminer la cause du déraillement », a ajouté le président. Le train de la compagnie Camrail, dont l’actionnaire principal est le groupe français Bolloré, assurait la liaison entre Yaoundé et le port de Douala, les deux plus grandes villes du pays.

L’accident, dont les causes sont toujours inconnues, a d’abord été nié par le ministre des transports, Edgar Alain Mebe Ngo’o, qui a parlé « d’information malveillante ». Il s’est produit vendredi vers 11 heures, heure locale, près de la gare d’Eseka, à environ 120 km à l’ouest de Yaoundé alors que le train roulait vers Douala. « Il y a eu un bruit sourd. J’ai regardé derrière moi et les wagons derrière nous ont quitté les rails et commencé à s’empiler les uns sur les autres. Il y avait beaucoup de fumée », a constaté un journaliste de l’agence de presse Reuters qui voyageait en tête du train. Joint par Le Monde Afrique, il poursuit :

« Les wagons de derrière ont fait des tonneaux tandis que le nôtre, tracté par une locomotive devenue folle, a fini par se stabiliser 5 kilomètres plus loin, dans un bosquet. »

Environ 1 300 personnes voyageaient à bord de ce train de neuf voitures, auxquelles avaient été ajoutés huit wagons afin d’embarquer plus de passagers, en raison de la paralysie du trafic routier. En effet, le même jour, l’effondrement d’une section de l’autoroute reliant Douala à Yaoundé a causé des perturbations.

Le Congolais Glenn Zao, installé à Yaoundé, était dans un des wagons suivants, lâché par la locomotive. Son témoignage a été recueilli par la journaliste Caroline Chauvet :

« Quelques kilomètres avant le lieu du drame, le train a commencé à fumer. Et puis il a ralenti. Après, tout d’un coup, il a accéléré, un truc de malade. La locomotive s’est détachée et a continué à rouler. Nous, notre wagon s’est retourné à une vitesse de mort. Et derrière c’était pire ».

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Manque d’informations

« C’est à partir de 20 heures, soit environ 8 heures après ce drame, que des ambulances sont arrivées pour secourir les blessés », témoigne Laurent, proche d’une femme blessée dans l’accident, qui est parti chercher sa sœur sur les lieux du drame.

A Yaoundé, où les morts sont transférés, « nous avons reçu entre 60 et 70 corps à la gare ce matin, ainsi qu’une cinquantaine de blessés », a déclaré samedi à l’AFP sous couvert d’anonymat un responsable de la compagnie ferroviaire, la Camrail. « Il y a des Blancs, beaucoup de femmes et des bébés parmi les 29 corps que nous avons reçus », a expliqué un employé de la morgue de l’hôpital de Yaoundé sans pouvoir fournir de précisions sur les nationalités.

Depuis le 21 octobre au soir, les habitants du quartier Beedi, où se situe l’hôpital général, entendent les sirènes des ambulances retentir. La mobilisation des personnels de santé a été une bonne surprise pour les proches des victimes. « Le personnel [de l’hôpital général] a été très réactif et n’a pas parlé administratif, surtout pas d’argent, comme souvent, poursuit Laurent. Pour une fois, c’était uniquement l’état de santé du patient qui comptait, pas son portefeuille. »

Désormais, les Camerounais se plaignent du manque d’informations concernant les 1 300 passagers du train intercity 152 de la Camrail. « Personne n’a jamais pu nous expliquer pourquoi Bolloré Railways n’a jamais voulu informatiser son ticketing » se demande le blogueur Florian Nguimbis. Cependant, ils se félicitent de voir que certains hôpitaux, dont la Quintinie, ont publié une liste complète des personnes admises.

Interrogé par la télévision nationale vendredi, deux heures après le drame, le ministre des transports Edgar Alain Mebe Ngo’o a déclaré : « Je voudrais saisir cette occasion pour apporter un démenti catégorique à une information malveillante actuellement en circulation dans les réseaux sociaux et qui fait état d’un déraillement du train voyageur qui serait survenu ce jour ». L’ancien ministre de la défense a tenté de se reprendre quelques heures plus tard mais le mal était fait : plusieurs voix demandent désormais sa démission. Quant au président Paul Biya, il devrait revenir dans la capitale dimanche 23 octobre après une absence du pays d’un mois et d’une semaine. Il se trouvait dans une destination qui n’a pas été révélée.

Dans un communiqué envoyé de Paris par la société mère, le groupe Bolloré, Camrail dit coopérer avec les autorités camerounaises pour s’assurer que les blessés seront pris en charge, et les familles des victimes soutenues. La société ajoute qu’une enquête technique est en cours et promet que ses conclusions seront rendues publiques « dès qu’elles seront connues ».

Lemonde.fr avec AFP et Reuters

Le bilan s’alourdit encore en Haïti après le passage de Matthew

octobre 6, 2016

Plus de deux millions d’Américains ont été sommés d’évacuer le littoral atlantique à l’approche jeudi du dévastateur ouragan Matthew. La dévastatrice tempête a fait plus de 100 morts dans les Caraïbes et dévasté Haïti. Elle a également balayé les Bahamas.

Cent-huit personnes sont mortes en Haïti, selon un nouveau bilan communiqué jeudi par le ministre haïtien de l’Intérieur, François Anick Joseph. Le sud du pays restait essentiellement coupé des secours jeudi, 48 heures après que Matthew eut frappé de plein fouet. La dévastatrice dépression a fait 50 morts dans la seule commune de Roche-à-Bateau, dans le sud du pays, qui est complètement « dévasté », selon le député du département du sud, Ostin Pierre-Louis.

Quatre personnes ont par ailleurs trouvé la mort en République dominicaine. « La situation des principales villes est catastrophique », s’est inquiété le président par intérim, Jocelerme Privert.

Les vents et les pluies ont inondé près de 2000 maisons, endommagé dix écoles, détruit d’importantes surfaces agricoles, des entreprises, des routes et des ponts. Plus de 21’000 personnes ont été évacuées. La Suisse, par l’entremise de Caritas, de la Chaîne du Bonheur et de la Direction du développement de la coopération (DDC), ont décidé de fournir une aide d’urgence.

Très vulnérable aux aléas climatiques en raison de l’importante déforestation et peinant encore à se relever du séisme de 2010 qui avait fait plus de 200’000 morts, le pays le plus pauvre de la Caraïbe craint en outre la résurgence du choléra. Les élections présidentielle et législatives qui devaient se dérouler dimanche ont été repoussées.

La Floride tremble
L’ouragan devait s’abattre sur la Floride dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le centre américain de surveillance des ouragans (NHC). Il est repassé en catégorie 4 à l’approche des côtes américaines, à un cran seulement de la catégorie la plus élevée de l’échelle Saffir-Simpson qui mesure ces phénomènes.. « C’est le plus puissant ouragan touchant cette zone depuis des décennies », selon le NHC.

Un plan d’urgence fédéral a été déclenché pour la Floride, ce qui permet de mobiliser davantage de ressources, a annoncé le président Barack Obama. Les parcs d’attractions Disney de cet Etat seront fermés vendredi, ce qui est extrêmement rare.

En Caroline du Sud, déjà frappée en 2015 par de graves inondations, plus d’un million de personnes vivant près des côtes ont reçu l’ordre de se réfugier dès mercredi à l’intérieur des terres. La Géorgie a elle aussi jeudi donné l’ordre d’évacuer six comtés situés sur son littoral, à l’est de l’autoroute I95, à l’approche de Matthew qui devrait frapper ses côtes samedi.

La puissance dévastatrice de Matthew balayait jeudi en fin d’après-midi le centre de l’archipel des Bahamas. Les aéroports ont été fermés, les bateaux de croisière touristique déroutés et les habitants sommés par les autorités de gagner les hauteurs des îles, par peur de la montée des eaux.

Romandie.com avec(ats / 06.10.2016 21h37)