Posts Tagged ‘Blanchiment d’argent’

Arrestation d’un proche de Maduro accusé de corruption par Washington

juin 13, 2020

 

Un homme d’affaires colombien accusé par Washington d’orchestrer un réseau de corruption au profit du président vénézuélien Nicolas Maduro a été arrêté au Cap-Vert, a indiqué samedi à l’AFP son avocate américaine. Visé par une «notice rouge» d’Interpol, Alex Saab, inculpé à Miami pour blanchiment d’argent, a été appréhendé vendredi dans l’archipel de l’océan Atlantique, a confirmé l’avocate Maria Dominguez, sans donner davantage de détails.

«Son arrestation est un coup dur pour le régime et montre (…) qu’il n’y a aucun avenir avec Maduro, pas même pour ceux qui le soutiennent», a réagi l’un des responsables de l’opposition vénézuélienne, Julio Borges. Les Etats-Unis accusent Alex Saab de tirer les ficelles d’un vaste réseau ayant permis au dirigeant socialiste Nicolas Maduro et à son régime de détourner à leur profit de l’aide alimentaire à destination du Venezuela. «Ils utilisent la nourriture comme forme de contrôle social, pour récompenser leurs soutiens politiques et punir les opposants, pendant qu’ils empochent des centaines de millions de dollars grâce à plusieurs montages frauduleux», avait dénoncé en juillet 2019 le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin en annonçant des sanctions économiques à l’encontre de M. Saab.

Washington avait imposé deux mois plus tard de nouvelles sanctions contre une quinzaine de sociétés liées à l’homme d’affaires colombien, placé sur une liste noire américaine en tant que «profiteur». L’administration de Donald Trump, qui a reconnu l’an dernier l’opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, cherche à pousser Nicolas Maduro à quitter le pouvoir. Elle a notamment imposé un embargo pétrolier et visé les plus hautes personnalités du régime de ce pays en crise, sans parvenir toutefois jusqu’ici à obtenir le départ du dirigeant socialiste.

Par Le Figaro avec AFP

La Suède extrade vers les États-Unis un Chinois accusé de blanchiment d’argent

juin 2, 2020

 

La Suède a extradé vers les Etats-Unis un ressortissant chinois accusé d’avoir blanchi plusieurs millions de dollars, a annoncé ce mardi son avocat suédois, un an après le rejet de son extradition vers la Chine où il est accusé de détournements.

Selon la justice américaine, Qiao Jianjun aurait blanchi «des millions de dollars de produits liés à des transactions frauduleuses par l’intermédiaire de banques en Chine, à Hong Kong et à Singapour» lorsqu’il était cadre de l’administration d’Etat des céréales en Chine – poste qu’il a occupé entre 1998 et 2011. Une partie de cet argent aurait servi à acheter deux propriétés près de Los Angeles, détaille le département de la Justice dans un communiqué. Il est également accusé de fraude à l’immigration.

Contacté par l’AFP, l’avocat suédois Henrik Olsson Lilja a expliqué ce mardi que son client a été extradé vendredi dernier vers les Etats-Unis, où il a régulièrement résidé depuis son départ de Chine en 2011, avant de s’installer en Autriche puis en Suède. Qiao Jianjun conteste les accusations de blanchiment portées contre lui. En juillet 2019, la Cour suprême suédoise avait rejeté une demande d’extradition vers la Chine de ce ressortissant chinois accusé là-bas de détournement de fonds publics, au motif qu’il y risquait la torture et la peine capitale.

200 millions de Yuans

En Chine, Qiao Jianjun est soupçonné par la justice de la province du Henan (centre) d’avoir détourné jusqu’à 200 millions de yuans (26 millions d’euros) entre 2008 et 2011, selon des documents remis par les autorités chinoises à la chancellerie suédoise. A l’époque, il disait contester les accusations de détournement de fonds le visant et affirmait être dans le viseur de Pékin depuis son adhésion en 2010 au Parti démocrate chinois, interdit.

Si la Cour suprême du pays scandinave estimait qu’il existait des éléments à charge sérieux à son encontre, «son extradition ne peu(vait) intervenir (…) en raison du risque de persécution dû à ses activités politiques et de traitements contraires à la Convention européenne des droits de l’Homme». Pour son avocat, les autorités suédoises «n’ont pas approuvé la demande (d’extradition) de la Chine mais aux Etats-Unis, il est soupçonné de blanchiment d’argent sur la base de supposés délits commis en Chine», a-t-il tempêté mardi. Et de poursuivre: «cela va être jugé aux États-Unis lors un procès et ils vont, espérons-le, exiger de meilleures preuves que celles des autorités chinoises qui disent simplement qu’il s’agit là de fonds illicites».

En Suède, l’extradition de ressortissants étrangers est du ressort du gouvernement mais celui-ci est tenu de suivre les arrêts de la Cour suprême. Qiao Jianjun avait été arrêté et placé en détention en Suède en juin 2018 à la demande de la justice chinoise. Remis en liberté le 19 juin 2019, il a de nouveau été arrêté une semaine plus tard dans le cadre d’une autre procédure lancée par les Etats-Unis.

Par Le Figaro avec AFP

Biens mal acquis : Christel Sassou Nguesso, un gros poisson dans le filet

février 11, 2020

 

Les populations du Congo-Brazzaville l’avaient rêvé, la justice par l’entremise du parquet de Paris l’a réalisé. Le fils de Denis Sassou Nguesso a été mis en examen à Paris pour blanchiment en décembre 2019 pour corruption dans le volet de l’affaire dite des « Biens mal acquis ». La balle est dans le camp de la justice du Congo-Brazzaville, pour filer la métaphore sportive.

Le parquet de Brazzaville saisira-t-elle la balle au bond pour mettre en examen Christel Sassou Nguesso pour les mêmes faits ? La loi est pourtant d’une clarté cristalline. Aucun citoyen n’est au dessus des lois. Et, le khalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso, l’avait lui-même martelé : « Il n’y aura ni menu fretin ni gros poisson dans la lutte contre la corruption  ». André Oko Ngakala a des coudées libres pour mener toute investigation. Le petit procureur de Brazzaville ne va pas s’ennuyer.

Plusieurs personnes dans l’entourage du Président congolais ont été mises en examen dans le dossier tentaculaire des biens mal acquis. Les magistrats cherchent à savoir si les fortunes de plusieurs familles présidentielles africaines, notamment celle de Denis Sassou Nguesso, ont pu être bâties en France grâce à de l’argent public détourné.

Les populations du Congo-Brazzaville voyaient dans le gargarisme lexico-politique de Denis Sassou Nguesso un durcissement du verbe qui présage d’un durcissement des actes. Il ne s’en est rien suivi. Les scandales financiers au retentissement international qui touchent les proches de Sassou Nguesso se suivent et se heurtent à un silence de cathédrale des autorités judiciaires du Congo-Brazzaville.

Les délinquants en cols blancs vivent des jours heureux à Brazzaville, Dolisie, Ouesso et à Pointe-Noire. Jean Didier Elongo, auteur de malversations financières se la coule douce. Jean Jacques Bouya, Gilbert Ondongo, Jean Bruno Richard Itoua, Lucien Ebata, Willy Etoka, Blaise Onanga, Oscar Etoka, Isidore Mvouba, Rodolphe Adada, Jean Dominique Okemba, Denis Ngokana, Henri Djombo, Rigobert Maboundou, Claude Alphonsfe Nsilou, albert Ngondo… continuent de narguer les populations du Congo-Brazzaville sans que le parquet ne lève son petit doigt.

La médiatisation des scandales financiers qui touchent les proches de Denis Sassou Nguesso à travers le globe indique l’ampleur du phénomène de la corruption au Congo-Brazzaville et montre l’ampleur du travail qu’il reste à accomplir pour convaincre de la nécessité d’autres pratiques et d’autres politiques de lutte contre la corruption.

Les avocats qui parlent d’acharnement de nature néocolonialiste, les lobbyistes et les soutiens de Denis Sassou Nguesso à Paris, dédaigneux de la bonne gouvernance du Congo-Brazzaville, feraient mieux de s’inquiéter des proportions du phénomène et du discrédit jeté par la corruption sur ce petit pays pétrolier d’Afrique Centrale qui peine à appliquer les 48 mesures édictées par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’accord sur la facilité élargie de crédit (FEC).

D’après Challenge (7 février 2020), trois biens immobiliers appartenant à Christel Sassou Nguesso situés dans le 16è arrondissement de Paris et à Neuilly-sur-Seine ont été saisis. Leur valeur pourrait avoisiner 30 millions d’euros. Durant leur court séjour à Paris Denis Sassou Nguesso, Christel Sassou, Claudia Sassou, Edgar Sassou, et les membres du clan descendent dans les palaces et autres hôtels les plus huppés de Paris (Bristol, Georges V…). Comment expliquer cette frénésie à l’acquisition immobilière sur la place de Paris et autres endroits paradisiaques ?

La justice du Congo-Brazzaville, une institution parmi les plus corrompues, est connue pour sa sévérité dans les affaires politiques et son immobilisme dans les affaires financières. Le filet de la lutte contre la corruption de la justice du Congo-Brazzaville pêchera-t-il un jour des gros poissons qui pullulent dans les allées du pouvoir ?

Avec Congo-mfoa.com par Benjamin BILOMBOT BITADYS

Un des hommes les plus riches d’Israël, Beny Steinmetz, interpellé

août 14, 2017

Jérusalem – La police israélienne a interpellé lundi le milliardaire franco-israélien Beny Steinmetz ainsi que plusieurs hommes d’affaires dans une enquête internationale sur des faits présumés de blanchiment d’argent, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Les enquêteurs israéliens ont également interpellé dans le même coup de filet Tal Silberstein, un conseiller du chancelier social-démocrate autrichien Christian Kern, a rapporté le tabloïd autrichien Oesterreich. Cette information n’a pas été confirmée dans un premier temps de source indépendante.

Tal Silberstein était un rouage important du parti social-démocrate autrichien dans la campagne pour les législatives anticipées prévues en octobre. Le parti a annoncé lundi dans un communiqué qu’il cessait de coopérer avec lui « à la suite des accusations judiciaires apparues aujourd’hui en Israël ».

La compagnie israélienne de télécommunications Bezeq a, quant à elle, informé la bourse de Tel-Aviv que son président par intérim, David Granot, avait été interpellé pour être interrogé, mais a assuré que les investigations ne concernaient pas Bezeq.

M. Steinmetz, héritier d’un groupe de diamantaires et cofondateur de Beny Steinmetz Group Resources, groupe de sociétés minières opérant à travers le monde, est la 17e plus grosse fortune d’Israël, avec une richesse évaluée à plus d’un milliard de dollars, selon le classement du magazine Forbes.

La police israélienne a indiqué avoir interpellé lundi matin cinq personnes soupçonnées d’avoir monté de fausses transactions, parmi lesquelles des opérations immobilières dans un pays étranger, et d’avoir fabriqué et utilisé de faux documents pour transférer et blanchir de l’argent.

Une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP que M. Steinmetz figurait parmi les cinq personnes interpellées.

Les interpellations, accompagnées de perquisitions aux domiciles et dans les bureaux de suspects, s’inscrivent dans le cadre d’investigations internationales, a dit la police sans plus de précisions.

M. Steinmetz est inculpé en Roumanie depuis mai 2016 pour « constitution d’un groupe criminel organisé, complicité de trafic d’influence et de blanchiment d’argent » dans une affaire de restitution frauduleuse de propriétés ayant coûté à l’Etat roumain 145 millions d’euros. Le parquet national roumain a ordonné son renvoi devant un tribunal.

Le nom de M. Steinmetz apparaît dans une autre affaire de corruption et de blanchiment, menée en coopération avec les polices américaine, suisse et guinéenne contre la corruption de fonctionnaires étrangers.

M. Steinmetz et d’autres Israéliens vivant à l’étranger sont soupçonnés d’être mêlés à une affaire portant sur « des pots de vin de plusieurs dizaines de millions de dollars donnés à des hauts fonctionnaires en Guinée en échange d’aide au développement de leurs affaires dans ce pays », avait indiqué la police israélienne à l’époque.

M. Steinmetz, 61 ans, avait été entendu dans cette enquête en décembre 2016, puis assigné à résidence. Son groupe, BSGR, avait qualifié les accusations de pots-de-vin de « dénuées de tout fondement ». BSGR avait accusé le gouvernement guinéen d’être l’instigateur des investigations pour « priver (le groupe) de ses droits ».

En 2014, un rapport gouvernemental guinéen avait recommandé l’annulation de la concession minière accordée à Beny Steinmetz pour la mine de fer géante de Simandou, estimant qu’il l’avait obtenue par « corruption », ce qu’avait réfuté le groupe de M. Steinmetz.

Après sa prise de fonctions en décembre 2010, le président guinéen Alpha Condé avait lancé des enquêtes anticorruption pour récupérer le contrôle des richesses naturelles de son pays.

Romandie.com avec(©AFP / 14 août 2017 14h14)                                            

Arrestation au Salvador de l’ex-président Elias Antonio Saca

octobre 30, 2016

 

San Salvador – Les autorités salvadoriennes ont arrêté dimanche l’ex-président Elias Antonio Saca (2004-2009) et six autres anciens responsables de son administration, accusés de blanchiment d’argent, a annoncé le parquet général.

Le parquet général a ordonné l’arrestation de l’ex-président Elias Antonio Saca et de six autres personnes pour divers délits. Tous ont été interpellés, a écrit le représentant du ministère public sur son compte Twitter.

M. Saca, 51 ans, et ses co-détenus sont accusés d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent.

Parmi les autres personnes interpelées aux côtés de l’ex-chef de l’Etat, dans un restaurant de luxe lors du mariage d’un de ses fils, figurent un ancien responsable de la compagnie des eaux, César Funes, 46 ans, et l’ex-chargé de la communication du président, Julio Rank, 65 ans.

Elias Antonio Saca, du parti conservateur Alliance républicaine nationale (Arena), a gouverné de 2004 à 2009 le Salvador, petit pays d’Amérique centrale gangrené par la violence des gangs.

Romandie.com avec(©AFP / 30 octobre 2016 21h57)

Brésil : l’ex-président Lula inculpé pour corruption et blanchiment d’argent

août 26, 2016

Rio de Janeiro – La police brésilienne a inculpé vendredi l’ancien président Luiz Inacio Lula da Silva pour corruption passive et blanchiment d’argent, dans le cadre d’une enquête liée au scandale de corruption au sein du géant pétrolier d’Etat Petrobras.

Cette inculpation, qui survient en plein procès en destitution de sa dauphine politique Dilma Rousseff devant le Sénat, doit ensuite être confirmée par le parquet, selon le rapport du commissaire Marcio Adriano Anselmo, auquel a eu accès l’AFP.

Il a inculpé Lula, 70 ans, et sa femme, Marisa Leticia Lula, pour l’achat présumé d’un appartement et d’une maison de campagne de façon illicite, avec la collaboration de l’entreprise OAS impliquée dans le réseau du corruption autour du géant pétrolier public Petrobras.

Le couple a bénéficié d’avantages illicites de la part de l’entreprise de BTP OAS, pour un montant de 2,4 millions de réais (750.000 dollars au change du jour), selon ce rapport. L’appartement aurait été acheté par OAS et rénové par Lula.

Les avocats de Lula ont réagi en qualifiant le rapport du commissaire Anselmo de pure fiction, affirmant une nouvelle fois que ces biens immobiliers ne sont pas et n’ont jamais appartenu à Lula ou à ses proches, mais appartiennent à OAS.

Le motif de ce rapport est politique, soulignent les avocats, car le commissaire Anselmo a un passif d’offenses à Lula sur les réseaux sociaux et a déjà exprimé publiquement sa sympathie pour le camp politique opposé à celui de l’ex-président.

Nous ne pouvons accepter comme coïncidence le fait que ce rapport soit présenté en plein procès de destitution de la présidente (Rousseff) élue avec le soutien de Lula, concluent-ils.

Lula, président de 2003 à 2010, fait l’objet de trois enquêtes au sein du scandale Petrobras, une affaire qui a coûté plus de deux milliards de dollars à la compagnie phare du pays et a bénéficié à des dizaines d’hommes politiques de divers partis, à des entrepreneurs du BTP et à des directeurs de Petrobras.

Lula avait déjà été inculpé le 29 juillet pour tentative d’entrave à la justice, dans le cadre de l’enquête sur Petrobras. C’était la première fois que l’icône de la gauche brésilienne se voyait appelé à répondre devant un tribunal dans le cadre de cette affaire.

Si Lula était condamné, il ne pourrait plus aspirer à se présenter à un troisième mandat en 2018.

Fin juillet, il avait présenté une demande auprès du Comité des droits de l’homme de l’ONU à Genève pour dénoncer des abus de pouvoir à son encontre.

Les sénateurs brésiliens ont lancé jeudi le procès en destitution de Mme Rousseff, dont la très probable éviction tournerait la page de 13 ans de pouvoir de gauche à la tête de la première économie d’Amérique latine.

Romandie.com avec(©AFP / 26 août 2016 23h52)

Brésil: le président de l’Assemblée sera jugé pour corruption dans l’affaire Petrobras

mars 3, 2016

Brasilia – Le président de la Chambre des députés du Brésil Eduardo Cunha sera jugé par la Cour suprême dans le cadre du scandale Petrobras, pour avoir reçu au moins cinq millions de dollars de pots-de-vin, a annoncé jeudi la haute institution.

La décision est prise à l’unanimité des dix juges, a déclaré le président de la Cour, Ricardo Lewandowski, répondant favorablement à la demande du parquet fédéral de mise en examen du principal rival politique de la présidente Dilma Rousseff.

M. Cunha est mis en examen pour corruption passive et blanchiment d’argent.

Le troisième personnage de l’Etat brésilien devient le premier homme politique protégé par son immunité parlementaire à comparaître devant la Cour suprême dans le cadre du scandale de corruption Petrobras, qui a coûté plus de deux milliards de dollars à cette compagnie pétrolière publique.

Au Brésil, la Cour suprême est la seule institution à pouvoir juger les responsables politiques qui jouissent d’une immunité.

L’année dernière, le procureur général de la République Rodrigo Janot avait mis en cause M. Cunha pour avoir demandé des dessous de table dans le but de favoriser la construction de deux navires destinés à Petrobras, entre juin 2006 et octobre 2012.

Ces deux contrats s’élevaient à 1,2 milliard de dollars, selon le parquet.

L’enquête sur Petrobras est considérée comme la plus vaste de l’histoire du Brésil et implique des parlementaires, des gouverneurs, des anciens dirigeants de la compagnie ainsi que de grands industriels du pays.

Le polémique et très conservateur Eduardo Cunha est au coeur de la crise politique et économique qui secoue le pays et a infligé de sévères défaites au gouvernement de gauche de Mme Rousseff en 2015.

Se voyant accusé de corruption, c’est lui qui a accepté d’ouvrir une procédure de destitution à l’encontre de la chef de l’Etat qui avait été présentée par un groupe de juristes, soutenus par l’opposition, qui l’accusent d’avoir maquillé les comptes publics.

Le gouvernement voit dans cette procédure d’impeachment une tentative de revanche de l’opposition qui n’accepte pas d’avoir perdu les élections fin 2014.

De son côté, le président de l’Assemblée a déjà annoncé qu’il ne renoncerait pas à son poste et que seul le Congrès peut écourter son mandat.

Romandie.com avec (©AFP / 03 mars 2016 21h59)