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Dans sa cavale pendant la crise post électorale, Charles Blé Goudé a utilisé trois fausses pièces d’identité, révèle l’ONU

avril 28, 2013
 
Charles
© AFP
Charles Blé Goudé
Charles Ble Goude

Abidjan (Côte d’Ivoire) – Charles Blé Goudé, le leader charismatique des jeunes patriotes, farouches partisans de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo dans sa cavale pendant la crise post électorale ivoirienne s’est donné trois noms sur différentes fausses pièces d’identité.

Selon un rapport du groupe des experts des Nations Unies chargés de vérifier l’embargo sur les armes et les diamants en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé, pendant sa fuite dans la sous région possédait trois fausses pièces d’identité.

Sur la pièce d’identité ivoirienne, M. Blé Goudé s’appelait Alexis Kobénan tandis qu’il était Ousmane Coulibaly et Armand Dossévi respectivement sur la pièce malienne et béninoise.

Le rapport de l’ONU révèle également que des groupes radicaux pro-Gbagbo en exil, sont déterminés à renverser par les armes l’actuel président Alassane Ouattara mais la même source précise que ‘’Charles Blé Goudé ne figure pas sur cette liste des comploteurs » comme le colonel Alphonse Gouanou, Damana Pickas l’un des représentants du camp Gbagbo au sein de la Commission électorale indépendante (CEI) au moment de la présidentielle d’octobre et de novembre 2010 et Amara Touré le dernier ministre du commerce de Laurent Gbagbo ainsi que le Commandant Jean Noeël Abehi arrêté au Ghana et extradé à Abidjan.

Charles Blé Goudé a été arrêté en janvier au Ghana puis extradé à Abidjan où il est en résidence ‘’protégée ».

Surnommé le ‘’général de la rue », il a été le dernier ministre de la jeunesse de Laurent Gbagbo détenu à la Haye à la Cour pénale internationale (CPI) depuis la fin de la crise post électorale qui a fait plus de 3000 morts de décembre 2010 à avril 2011.

Cette crise est née du refus de Laurent Gbagbo à reconnaitre la victoire de son adversaire, Alassane Ouattara à l’issue du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010.

 
 
 Agence de Presse Africaine

 

 
 
 

4 mois après la chute de Laurent Gbagbo: la vérité sur la fuite de Blé Goudé

septembre 5, 2011

Le ver est dans le fruit. Entre Blé Goudé Charles, l’ancien patron des jeunes dits «patriotes» de l’ancien Président, et son garde du corps, Goudé Goudé, le divorce est consommé.

Le leader de la galaxie patriotique accuse celui qui lui a servi de garde chiourme pendant dix ans, de lui avoir volé la somme de 100 millions. Pour obtenir gain de cause, il n’a pas hésité à prendre en otage, la compagne et les enfants de son ancien serviteur, enfermés au centre pilote de Port Bouet par des éléments des ex-FRCI. Excédé par tant d’ingratitude et de méchanceté, le mis en cause, le caporal Goudé Goudé, nous a joint au téléphone, le vendredi dernier, pour réfuter les accusations de Blé Goudé. « Franchement, je ne me reproche rien et je ne comprends pas pourquoi il fait séquestrer ma famille. Je n’ai rien volé et je ne sais pas de quoi il m’accuse. Tantôt il parle de 100 millions, tantôt de 100 milliards. C’est Koué Jean Claude, chargé de mission de Blé Goudé qui a fait enlever ma compagne Kouadio Chimène et mes deux enfants, Marc et Dorianne Goudé. Je demande leur libération », a déclaré l’homme, particulièrement troublé. Il en veut terriblement à son ancien chef, pour tant de cynisme. Le Caporal Goudé Goudé qui affirme s’être ouvert au Commandant Issiaka Ouattara dit Wattao, veut se mettre au service de son pays et ne souhaite pas aller au Ghana, comme le lui demande Blé Goudé.

Très meurtri, il nous a expliqué comment, le mardi 5 avril 2011, soit six jours avant la capture de Laurent Gbagbo, il a fait sortir Blé Goudé d’Abidjan, pour le Ghana. « C’est moi qui l’ai fait sortir du pays ce jour-là, en pleine offensive des FRCI pour libérer la Côte d’Ivoire. Il m’a appelé et j’ai pris une voiture pour venir le chercher. Quand nous sommes arrivés à l’aéroport, la situation était intenable. Les troubles sociaux avaient atteint un point culminant. En ce moment-là, Blé Goudé m’a dit ceci : « Frère, on fait comment ? Adjouffou est gâté ». C’est ainsi qu’il a appelé le Général Dogbo Blé qui a fait venir un Véhicule Avant blindé (VAB), précisément le « Mamba vert » qui l’a transporté jusqu’à Bassam. Je l’ai rejoint avec la voiture et nous sommes allés à Noé. Nous avons traversé l’eau en pirogue, jusqu’à 4 heures du matin du 6 avril.

Ensuite, Blé Goudé a pu rejoindre le Ghana, bien camouflé dans un camion de type KIA », nous a-t-il dit. Et de faire des révélations sur la nouvelle vie de l’activiste de Laurent Gbagbo : « Blé Goudé a fait partir sa femme et ses enfants au Togo. Lui-même vit actuellement au Ghana avec sa compagne Koné Nathalie. Là-bas, pour passer inaperçu, il a désormais barbe et cheveux hirsutes.

A Accra, les Ghanéens l’ont surnommé : « le Rasta barbu ».Il loge aux encablures de l’université de la capitale ghanéenne ». Pour le caporal Goudé Goudé, son ancien patron vit avec l’argent que lui envoie régulièrement un diplomate de sa région natale, encore en poste aux Affaires Etrangères à Abidjan. Un pactole amassé lors des casses de la BCEAO et autres établissements financiers, au lendemain de la tentative de confiscation du pouvoir par Laurent Gbagbo.

Notre interlocuteur ne s’arrête pas là. Avec celui qui se présente comme le cousin de Blé Goudé, on apprend également que « le Général de la rue » a joué un rôle très important dans le recrutement des mercenaires libériens qui ont semé tristesse et désolation au sein des populations. « Je sais de quoi je parle puisque j’étais constamment avec lui. Il avait une dizaine de mercenaires recrutés à hauteur de 10 millions de Frs », soutient-il. On peut donc le dire.

Le divorce entre Blé Goudé et son ancien garde du corps est riche en révélations et donne du grain à moudre à tout observateur qui a désormais des indices sur les événements post-électoraux dans notre pays.

LePatriote par Bakary Nimaga

Côte d’Ivoire: mandats d’arrêts contre Blé Goudé et autres pro-Gbagbo

juillet 1, 2011

ABIDJAN – Des mandats d`arrêt internationaux ont été délivrés par la justice ivoirienne contre Charles Blé Goudé, figure de proue
du régime déchu de Laurent Gbagbo, et d`autres proches de l`ex-président, dans le cadre de l`enquête sur les crimes commis durant la crise post-électorale.

« Des mandats d`arrêt ont été décernés contre des suspects en fuite », notamment Charles Blé Goudé, chef des « jeunes patriotes » pro-Gbagbo, et Ahoua Don Mello, ancien porte-parole du gouvernement, a annoncé vendredi le procureur d`Abidjan, Simplice Kouadio Koffi, lors d`une conférence de presse.

L`ex-ministre de l`Industrie Philippe Attey et l`ancien ambassadeur de Côte d`Ivoire en Israël, Raymond Koudou Kessié, sont également visés.

« Le juge d`instruction sait très bien où ces personnes se trouvent », a assuré le procureur, sans autre précision.

Sous sanctions de l`ONU depuis 2006 (gel des avoirs, interdiction de voyager), Charles Blé Goudé est régulièrement donné au Bénin ou au Ghana, lieu d`exil de nombreuses personnalités du régime déchu.

Ex-ministre de la Jeunesse de M. Gbagbo, il a été en première ligne durant la crise post-électorale de novembre à avril, appelant les siens à la mobilisation contre le camp d`Alassane Ouattara, investi président le 21 mai, la France et l`ONU. Ses partisans sont accusés de nombreuses violences.

Les mandats d`arrêt sont délivrés dans le cadre de l`information judiciaire ouverte pour « vol aggravé, détournement de deniers publics, pillage, concussion et atteinte à l`économie publique ».

Quinze personnes ont déjà été inculpées et placées en détention préventive la semaine dernière pour ces faits, ainsi que pour « attentat contre l`autorité de l`Etat, constitution de bandes armées », « rébellion », « tribalisme et xénophobie », a rappelé Simplice Kouadio Koffi.

Ces derniers jours, six autres personnes ont été inculpées et écrouées pour les chefs d`accusation relevant de l` »atteinte à la sûreté de l`Etat », a-t-il souligné.

Parmi ces 21 personnes figurent l`ex-Premier ministre Gilbert Aké N`Gbo et les anciens ministres Alcide Djédjé (Affaires étrangères) et Désiré Dallo (Economie), ainsi que l`ex-gouverneur de la Banque centrale ouest-africaine (BCEAO), Philippe-Henri Dacoury-Tabley.

Tous sont actuellement détenus à l`hôtel La Pergola d`Abidjan.

Laurent Gbagbo a été arrêté le 11 avril après plus de quatre mois de crise née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle du 28 novembre 2010, et à l`issue de dix jours de guerre dans Abidjan.

Il est actuellement en résidence surveillée dans le Nord, comme son épouse Simone Gbagbo et 13 autres proches.

Quelque 3.000 personnes ont trouvé la mort durant la pire crise de l`histoire du pays.

Concernant les « crimes de sang », l`enquête se poursuit et devrait être bouclée dans un « délai raisonnable de deux ou trois mois », a précisé le procureur.

Interrogé sur l`absence de poursuites contre des éléments des Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara, pourtant accusées d`exactions par des ONG et l`ONU, il a fait valoir que cette armée a « mis fin aux violences » des forces pro-Gbagbo.

Toutefois, « si au cours de l`enquête il s`avère que ceux qui sont les sauveurs ont outrepassé leur droit et qu`ils ont commis des crimes, (…) on pourrait s`intéresser à eux », a averti M. Koffi.

Une mission de la Cour pénale internationale (CPI) est en cours dans le pays pour évaluer notamment la situation sécuritaire, avant une éventuelle enquête pour crimes contre l`humanité et crimes de guerre, dont sont accusés les deux camps.

AFP

Assassinat, viol, tueries massives, exécutions extrajudiciaires…:Une plainte contre Blé Goudé et des « Patriotes » déposée au Tribunal

juin 26, 2011

Elle avait été annoncée. Depuis 20 juin denier, elle est effective.

Sous le couvert de la Coalition Pour le Changement (CPC), une plate-forme d’organisation de jeunesse présidée par Touré Mamadou, des victimes de la crise postélectorale ont décidé de saisir la justice ivoirienne afin que les auteurs des violences postélectorales soient traduits devant les tribunaux. Pour ce faire, le président de la CPC a déposé en bonne et due forme, une plainte sur le bureau du Procureur de la République, prés le Tribunal de Première instance d’Abidjan-Plateau.

Toutes les personnes concernées par cette plainte sont essentiellement des éléments de la galaxie patriotique et des nombreuses milices qui ont endeuillé de nombreuses familles. Parmi elles, figurent en première place, Blé Goudé. Ladite plainte a été enregistrée sous le numéro S/N 1110/D/PR-AP/TPI le 20 juin denier. Dans ce document dont nous avons obtenu copie, les victimes identifient les auteurs présumés des violations des droits de l’homme et des assassinats ainsi que des meurtres et atrocités vécues par elles ou des proches. Elles citent nommément:

– BLE Goudé Charles, leader des jeunes patriotes, a appelé dans les médias les jeunes à ériger des barricades à travers toutes les communes, à identifier et à «s’occuper des personnes bizarres». Il s’en ait suivi des tueries dont des immolations de personnes au feu; a recruté des miliciens et mercenaires qui ont sévi dans tous les quartiers d’Abidjan, notamment Yopougon, Cocody, Adjamé et Abobo. Il a en outre incité les jeunes à prendre des armes;

– Maguy le Tocard, chef milicien basé à Yopougon SICOGI, a distribué des armes aux jeunes et commandités des tueries de populations dans ladite commune;

– DAMANA Pickass, membre de la galaxie patriotique, Commissaire FPI à la CEI centrale, a empêché la proclamation des résultats par la CEI, ce qui a conduit à la crise postélectorale et à ses conséquences, et a aussi distribué des armes dans plusieurs communes d’Abidjan notamment à Cocody et à Marcory;

– William ATTEBY, député de Yopougon membre du CNRD, a organisé et appuyé des miliciens dans le quartier de Yopougon et a justifié à travers les médias, l’assassinat de personnes civiles au siège du RDR à Yopougon le 2 décembre 2010;

– Maho GLOFEI, président de la milice FLGO, a distribué des armes aux jeunes, a recruté des mercenaires libériens et participé aux massacres de populations à l’ouest et dans plusieurs autres localités du pays;

– Mian Augustin, Secrétaire Général de la FESCI et la FESCI elle- même, ont participé à l’assassinat d’étudiants et à l’entretien de milices et mercenaires dans les cités universitaires;

– Kakou Brou dit KB, Chef milicien ayant commandité des assassinats dans les cités universitaires;

– Serge KOFFI dit STT, membre de la galaxie patriotique, a fondé le mouvement CRAC. Des distributions d’armes ont été faites et des exactions commises à travers ce mouvement pendant la période postélectorale dans plusieurs localités de la Côte d’Ivoire ;

– BOUAZO Yokoyoko, chef milicien du GPP basé à Adjamé 220 logements et dans plusieurs autre communes d’Abidjan, a distribué des armes aux jeunes et commandité des assassinats de populations dans plusieurs communes d’Abidjan;

Pour justifier leur action, elles ont pris soin de faire des témoignages dont certains donnent froid dans le dos. Morceaux choisis:

Mademoiselle B. N. membre du mouvement ADO BOY’S et GIRL’S, a été kidnappée le 21 novembre 2010 à Abobo-Samanké et conduite dans la forêt du Banco sur la route menant à N’Dotré par des individus armés, qui ont abusé sexuellement d’elle. (Témoignage recueilli auprès de la victime);

Feu Guilavogui Moussa, vigile de profession beau-frère de M. DRAME Abdoul Kader qui se rendait à son domicile à Adjamé quartier Dallas dans la nuit du 4 au 5 avril 2011 a été retrouvé criblé de balles, le matin du 5 avril. (Témoignage recueillis auprès de M. DRAME);

M. CHERIF Aboubacar a été victime de blessures par balles causées par les miliciens pro-Gbagbo. Puis son frère, CHECK CHERIF Haidara Mohamed, membre de la coalition pour le changement, qui voulait le secourir à été abattu avec une balle dans la tête par les mêmes miliciens (Témoignage recueilli auprès de MM. CHERIF Aboubacar et CHERIF Mohamed);

Ahmed BARRY fils de M.Demba BARRY a été abattu le 17 mars 2011 par des miliciens encagoulés aux feux tricolores face à la mairie d’Adjamé. (Témoignage recueilli auprès de M. Demba BARRY, père de la victime);

Feue TOURE Azara, tante de Mme TOURE Karidjatou a été retrouvée criblée de balles dans une poubelle située au carrefour de la maternité Marie Thérèse, sis à Adjamé 220 logements. Son corps a été enlevé et enterré le 13 avril au cimetière d’Anyama. (Témoignage recueilli auprès de Madame TOURE Karidjatou, nièce de la victime);

M. DOUMBIA Mamadou frère de DOUMBIA Bakary a été assassiné le 6 décembre 2010 lors d’une marche de protestation à Adjamé quartier rouge par des miliciens accompagnés de policiers du commissariat du 3ème arrondissement d’Adjamé. (Témoignage recueilli auprès de Monsieur DOUMBIA Bakary, frère de la victime);

Le 03 avril 2011à 16 heures, des éléments de la garde républicaine venus à Adjamé mairie 1 pour arrêter le sergent-chef TRAORE Ahmed, accusé d’avoir libéré les prisonniers de la maison d’arrêt militaire d’Abidjan, ont trouvé mon frère TRAORE Salifou, membre de la coalition pour le changement, à l’entrée du quartier. Après lui avoir dit de rentrer à la maison, l’un d’entre eux lui a tiré trois balles dessus; une dans le dos, une autre dans le pied et la dernière dans la tête. (Témoignage recueilli auprès de Monsieur TRAORE Aboudramane, frère de la victime);

Le 15 avril 2011, Messieurs FOFANA et DOUMBIA Nouho ont été assassinés par les miliciens pro-Gbagbo à Yopougon-Niangon. (Témoignage recueilli auprès de M. SYLLA Inza, responsable politique de la section de base dont sont membres les victimes).

Le 17 mars 2011, il était 11h30 lorsque, les FDS ont commencé à tirer des obus sur le quartier d’Abobo SOS. En sortant de chez lui pour aller trouver un refuge plus sécurisant, monsieur KAHOUN Kouassi Mathurin a été atteint au niveau des bras par des éclats d’obus et en porte encore les séquelles (témoignage recueilli auprès de la victime);

Le même 17 mars 2011, M. BOKOUM Issa qui tentait d’aider ses voisins a reçu des éclats d’obus et a eu le genou fracturé (témoignage recueillis auprès de la victime).

Ces différents témoignages contenus dans le document transmis au Parquet montrent si besoin en était encore, la gravité de la situation mais aussi et surtout, la volonté manifeste des partisans de l’ancien chef de l’Etat à semer le chaos et la mort partout. Pour leur part, les victimes se disent déterminées à faire aboutir leur action afin de mettre un terme à l’impunité. C’est dans ce cadre que le Procureur reçoit d’ailleurs mardi prochain, le Président de la CPC et les victimes pour s’imprégner d’avantage du dossier

Le Patriote par Yves-M. ABIET

Kouadio Ahoussou Jeannot à propos de Blé Goudé: « C’est la personne la plus facile à attraper »

juin 21, 2011

Sur le cas de Charles Blé Goudé, du nom du leader de la galaxie patriotique sous le régime de Laurent Gbagbo, le ministre de la Justice s`est voulu serein: « Il pense se cacher, mais on sait là où il est! On va poser le problème aux Nations unies puisqu`il était sous sanction et elles demanderont des comptes au pays qui l`héberge. C`est la personne la plus facile à attraper, sauf s`il ne respire plus, s`il ne téléphone plus ».

A la question de savoir où se trouve l`ex-ministre de la promotion de l`emploi sous l`ancien régime, le conférencier a botté en touche. C`est son collègue qui a relevé la complexité du dossier parce qu`il y a des procédures à suivre.

Selon Coulibaly Gnénéma, magistrat de profession, si la culpabilité de Blé Goudé est établie dans les crimes commis en Côte d`Ivoire, il va falloir lancer un mandat d`arrêt, voir s`il y a un accord d`extradition entre le pays où il se trouve et la Côte d`Ivoire, avant toute chose. En revanche, il a rassuré les Ivoiriens sur la détermination du gouvernement à punir tous ceux qui ont les mains trempées de sang quel que soit leur bord.

A cet effet, a soutenu le ministre Ahoussou, un bureau sera ouvert à Abidjan où toutes les victimes de la crise post-électorale ainsi que les témoins pourront se rendre pour aider à la manifestation de la vérité. A l`intérieur, à l`en croire, des enquêteurs feront la même chose et chaque semaine, le procureur informera l`opinion du déroulement de la procédure.

L’Inter Y.DOUMBIA

Du Bénin au Ghana : sur la trace de Blé Goudé

juin 17, 2011

L’ancien « général de la rue » de Laurent Gbagbo, l’Ivoirien Charles Blé Goudé, se trouverait actuellement au Ghana, après un passage au Bénin.

Charles Blé Goudé, le chef des Jeunes patriotes ivoiriens, a bien passé une dizaine de jours au Bénin, jusque dans la soirée du 5 juin. Selon une source proche du président Boni Yayi, il résidait à Abomey-Calavi, dans la périphérie de Cotonou. Était-il persona non grata ou a-t-il estimé qu’il était préférable de changer d’air après avoir été repéré par les autorités béninoises ? Quoi qu’il en soit, le « général de la rue » s’est alors rendu, en voiture, au Ghana, où il se trouverait encore. Pendant la crise postélectorale, Simone Gbagbo avait, elle aussi, été annoncée à Cotonou, mais l’information n’a jamais été confirmée.

Jeuneafrique.com