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Pleurs et panique au milieu des ruines après un séisme meurtrier en Indonésie

novembre 21, 2022
Pleurs et panique au milieu des ruines apres un seisme meurtrier en Indonesie
Pleurs et panique au milieu des ruines après un séisme meurtrier en Indonésie© AFP/TIMUR MATAHARI

Des habitants paniqués en quête d’un refuge, des blessés transportés sur des motos, des hôpitaux débordés… La ville indonésienne de Cianjur, la plus meurtrie par le séisme qui a frappé lundi l’île de Java, a sombré dans le chaos et la peur, et cherche désormais ses survivants.

Les trois hôpitaux n’arrivent pas à faire face à l’afflux de blessés — des centaines selon les autorités– causés par la secousse de magnitude 5,6 survenue à une faible profondeur près de Cianjur. Aussi, les services de secours soignent les victimes à l’extérieur des bâtiments.

Le tremblement de terre a fait au moins 162 morts.

Agus Azhari, 19 ans, se trouvait avec sa mère dans la maison familiale quand leur salon a été détruit en quelques secondes. Des pans de murs et du plafond se sont écrasés au sol, et des morceaux de meubles et d’autres débris l’ont blessé aux jambes et aux mains.

« Je ne pouvais rien voir. La poussière m’a aveuglé pendant un moment », raconte le jeune homme à l’AFP, assurant n’avoir jamais vécu un tel séisme.

Il montre alors une vidéo où l’on voit sa mère crier: « Dieu ait pitié de nous ! ma maison ! ». L’édifice est secoué de toutes parts.

« J’ai tiré ma mère par la main et on a couru à l’extérieur ». « J’entendais des gens crier à l’aide partout autour de moi », relate-t-il. « Ma mère a regardé sa maison et a fondu en larmes ».

Des habitants transportent des corps à l’hôpital de Cianjur à bord de pick-ups ou sur des motos. Mais là, des coupures de courant empêchent les soignants de prodiguer tous les soins nécessaires.

Des blessés sont assis sur des brancards ou des couvertures. Des femmes âgées attendent, installées dans des fauteuils roulants, d’être examinées.

« Je ne pouvais rien faire »

Dans un autre hôpital, à Cimacan, des victimes arrivent couvertes de sang; des parents cherchent leurs enfants portés disparus; plusieurs femmes âgées sont emmenées sur des brancards dans des tentes vertes érigées devant l’hôpital.

Des dizaines de répliques se sont produites après la principale secousse, accentuant encore la panique chez les habitants.

Le séisme a également entraîné des glissements de terrain. Des bulldozers ont été mobilisés pour dégager les routes, et des sauveteurs pour porter secours aux victimes.

Une femme et son bébé ont été retirés vivants des débris mais de nombreuses autres personnes ont perdu la vie.

Oman, un homme de 55 ans qui comme de nombreux compatriotes ne porte qu’un nom, cuisinait du riz sauté dans un village proche de Cianjur quand les murs de sa maison ont commencé à trembler.

« Tout d’un coup je me suis retrouvé écrasé dans ma maison. Je ne pouvais pas bouger dans les débris. Ma femme était à l’extérieur ».

Ses pieds, ses jambes et ses mains ont été broyés, mais son fils est parvenu à l’extraire des ruines. « Je ne sais pas où aller, mais au moins je suis vivant », dit Oman.

Les recherches de survivants devaient se poursuivre tard dans la nuit alors que les habitants commencent juste à réaliser l’ampleur du désastre.

Par Le Point avec AFP

Turquie: Au moins six morts dans un attentat au cœur d’Istanbul

novembre 13, 2022
Déploiement de policiers et de services d'urgence.

Des policiers et les services d’urgence sur les lieux de l’explosion dans la rue Istiklal, artère piétonne très fréquentée à Istanbul. Photo: Reuters/Kemal Aslan

Un attentat a visé dimanche le cœur battant d’Istanbul, principale ville et capitale économique de la Turquie, faisant au moins six morts et des dizaines de blessés dans l’artère commerçante très fréquentée d’Istiklal.

L’explosion de forte puissance est survenue vers 16 h 20 (heure locale), au moment où la foule était particulièrement dense dans ce lieu de promenade prisé des Stambouliotes et des touristes.

Dans une déclaration devant la presse télédiffusée en direct, le président Recep Tayyip Erdogan a dénoncé un vil attentat qui a fait 6 morts et 53 blessés.

Les premières observations laissent subodorer un attentat terroriste, a affirmé le chef de l’État, ajoutant qu’une femme y serait impliquée, sans autre précision.

Des rumeurs ont couru immédiatement après l’explosion évoquant une attaque suicide, sans aucune confirmation ni preuve. L’attaque n’avait pas été revendiquée en début de soirée.

« Les auteurs de ce vil attentat seront démasqués. Que notre population soit sûre [qu’ils] seront punis. »— Une citation de  Recep Tayyip Erdogan, président turc

M. Erdogan a déjà été confronté à une campagne de terreur à travers le pays en 2015-2016.

Revendiquée en partie par le groupe État islamique, elle avait fait près de 500 morts et plus de 2000 blessés.

Un premier bilan du gouverneur d’Istanbul, Ali Yerlikaya, avait fait état de 4 morts et 38 blessés.

La police a aussitôt établi un large cordon de sécurité pour empêcher l’accès à la zone touchée par crainte d’une seconde explosion. Un imposant déploiement de forces de sécurité barrait également tous les accès au quartier et aux rues adjacentes, a constaté la vidéaste de l’AFP.

J’étais à 50-55 mètres de distance, il y a eu soudain un bruit d’explosion. J’ai vu trois ou quatre personnes à terre, a déclaré à l’AFP un témoin, Cemal Denizci, 57 ans.

« Les gens couraient en panique. Le bruit était énorme. Il y a eu une fumée noire. Le son était si fort, presque assourdissant. »— Une citation de  Cemal Denizci, témoin de l’explosion

Deux femmes et deux enfants inquiets après l’explosion à Istanbul.

Deux femmes et deux enfants se rendent dans une zone sécurisée après l’explosion. Photo : Getty Images/Burak Kara

Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux au moment de l’explosion, celle-ci, accompagnée de flammes, a été entendue de loin et a déclenché aussitôt un mouvement de panique.

Un large cratère noir est visible sur ces images, ainsi que plusieurs corps gisant par terre à proximité.

Le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, s’est rapidement rendu sur place : J’ai été informé par les équipes de pompiers sur Istiklal. Ils poursuivent leur travail en coordination avec la police, a-t-il indiqué sur Twitter, en présentant ses condoléances aux victimes et à leurs proches.

Dans le quartier voisin de Galata, beaucoup de boutiques ont baissé leurs rideaux avant l’heure. Certains passants, arrivés en courant du lieu de l’explosion, avaient les larmes aux yeux, a constaté un journaliste de l’AFP.

À la nuit tombée, les terrasses des restaurants de ce quartier très touristique restaient en partie vides.

Censure de l’État

Le Haut conseil audiovisuel turc (RTUK) a rapidement interdit aux médias audiovisuels de diffuser des images de la scène, décision justifiée par le directeur de la communication présidentielle et proche conseiller du président Erdogan, Farhettin Altun, pour empêcher de semer la peur, la panique et l’agitation dans la société et (risquer) de servir les objectifs d’organisations terroristes.

Toutes les institutions et organisations de notre État mènent une enquête rapide, méticuleuse et efficace concernant l’incident, a-t-il promis dans une déclaration.

L’émotion est intense à Istanbul, déjà durement éprouvée par le passé. Les matchs des grands clubs de foot stambouliotes, dont le Galatasaray, ont été annulés.

La rue Istiklal, qui signifie l’Indépendance, dans le quartier historique de Beyoglu, est l’une des plus célèbres artères d’Istanbul, entièrement piétonne sur 1,4 km. Sillonnée par un vieux tramway, bordée de commerces et de restaurants, elle est empruntée par près de 3 millions de personnes par jour durant le week-end.

Elle avait déjà été touchée, en mars 2016, par une attaque suicide qui avait fait cinq morts.

En Grèce, avec laquelle Ankara entretient des relations tendues, le ministère des Affaires étrangères a condamné sans équivoque le terrorisme et exprime ses sincères condoléances au gouvernement et au peuple turcs.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Corée du Sud: 59 morts et 150 blessés dans une bousculade à Séoul lors d’une fête d’Halloween

octobre 29, 2022
Les services d'urgence traitent des blessés.

Les services d’urgence traitent les blessés après une bousculade à Séoul. Photo : Getty Images/Chung Sung-Jun

Au moins 59 personnes sont mortes et 150 ont été blessées samedi à Séoul, en Corée du Sud, après que des milliers de personnes se sont pressées dans les rues étroites d’un quartier de la capitale sud-coréenne lors des célébrations d’Halloween, ont indiqué les pompiers.

En Corée du Sud, les responsables des secours parlent d’arrêt cardiaque tant qu’un médecin n’a pas officiellement prononcé la mort d’une personne.

Une personne est transportée sur une civière.

Une personne est transportée sur une civière dans le quartier populaire de la vie nocturne d’Itaewon à Séoul. Photo : Getty Images/Jung Yeon-Je

Un porte-parole des pompiers a confirmé l’incident, indiquant que 140 ambulances avaient été déployées sur les lieux pour prendre en charge les victimes.

Une cinquantaine de personnes ont connu un arrêt cardiaque dans le quartier d’Itaewon, où des milliers de personnes fêtaient Halloween, selon l’agence Yonhap.

Les victimes semblent avoir été prises dans des mouvements de foule dans ce quartier où les célébrations d’Halloween rassemblent un grand nombre de personnes dans la capitale sud-coréenne.

Des ambulances dans un quartier populaire à Séoul.

Des ambulances arrivent sur les lieux où des dizaines de personnes ont subi un arrêt cardiaque dans le quartier populaire d’Itaewon à Séoul. Photo : Getty Images/Jung Yeon-Je

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a demandé de préparer les hôpitaux à accueillir les blessés, a indiqué la présidence.

Des photographies publiées par Yonhap montraient plus d’une dizaine de personnes gisant dans une rue, des sauveteurs effectuant des massages cardiaques à certaines d’entre elles, alors que la police tenait la foule à distance par des cordons de sécurité.

Selon des images vidéo, une vingtaine de corps étaient cependant revêtus de draps ou de couvertures, les sauveteurs ne tentant pas de les ranimer. D’autres victimes étaient évacuées sur des civières vers des ambulances.

Les célébrations d’Halloween cette année sont les premières depuis la pandémie de COVID -19, dans laquelle les Sud-Coréens avaient été obligés de porter le masque en extérieur.

Radio-Canada avec AFP

Chine : trois morts après l’attaque d’une école maternelle 

août 3, 2022

Pour l’heure, les autorités ne précisent pas quelle arme a été utilisée. Pour autant, régulièrement, des couteaux sont impliqués dans ces attaques.

Une attaque, mercredi 3 août, dans une école maternelle du centre de la Chine a fait trois morts et six blessés, le principal suspect ayant pris la fuite, a indiqué la police locale. « Un malfaiteur armé portant une casquette et un masque a fait irruption » à 10 h 22 (4 h 22, heure française) dans cet établissement de la province du Jiangxi (est de la Chine), indique le communiqué.

 « Les services de la sécurité publique mettent tout en œuvre pour retrouver le suspect », âgé de 48 ans, précise la police du canton d’Anfu, où s’est déroulé le drame.

Une vidéo publiée sur Internet par le Quotidien de Pékin, un journal officiel, montre un policier en train de porter dans ses bras un enfant vers une ambulance. L’identité et l’âge des victimes ne sont pour l’heure pas connus. Le communiqué ne précise pas non plus l’arme utilisée. Mais des armes blanches sont régulièrement utilisées dans ce type de drames.

Des attaques au couteau « habituelles »

Des attaques au couteau se produisent régulièrement en Chine, faute d’autres instruments servant à tuer dans un pays où le port d’une arme à feu n’est pas autorisé pour les citoyens ordinaires. Certaines de ces attaques visent spécifiquement de jeunes élèves et surviennent chaque année un peu partout dans le pays.

Elles sont en général perpétrées par des personnes qui veulent se venger de la société ou nourrissent une rancœur vis-à-vis de l’établissement scolaire visé. En juin 2021, un homme armé d’un couteau a tué six personnes et blessé quatorze autres dans les rues d’Anqing, dans l’est de la Chine. Un individu muni d’un couteau avait attaqué en avril l’an dernier une école maternelle à Beiliu, dans le sud du pays, tuant deux enfants et blessant seize personnes. En 2018, un homme qui avait poignardé à mort neuf enfants et en avait blessé onze dans le nord de la Chine avait été condamné à mort.

Par Le Point avec AFP

Congo-Madingou : 1 mort et 43 blessés dans un accident d’Océan du Nord, le chauffeur dormait et ronflait

juin 26, 2022

Un bus de la société Ocean du Nord qui assurait la liaison entre Ouesso et Pointe-Noire a été victime d’un accident vers minuit entre Bouansa et Madingou. Le chauffeur qui s’est endormi au volant est l’auteur de ce grave accident qui a coûté la vie à un passager et causé 43 blessés dont 2 dans un état critique. Les blessés ont été acheminés aux hôpitaux de Madingou et Nkayi.

Après des mois de repos et respect à la vie de ses passagers, Océan du Nord a repris le chemin des accidents mortels sur la RN1. Un bus de cette société qui assurait la liaison entre Ouesso et Pointe-Noire est sorti de la voie entre Bouansa et Madingou à cause du chauffeur du dormait au volant.

On compte 43 blessés graves et 1 mort. La fatigue du chauffeur est la cause de cet accident qui vient une fois endeuillé les familles ayant fait confiance à cette société maléfique. Comment peut-on laisser un chauffeur conduire pendant plus de 12 heures sans le remplacer ?

36 des blessés ont été admis à l’hôpital de Nkayi et les 7 autres à celui de base de Madingou qui sont d’ailleurs très mal équipés. Des pertes tristes pour ces passagers qui comme toujours ne seront jamais dédommagés par Océan du Nord qui semble avoir fait de la mort son fond de commerce.

Avec Sacer-infos par Stany Frank

Deux morts et des blessés dans une attaque « terroriste » dans le nord d’Israël

mars 27, 2022
Deux morts et des blessés dans une attaque « terroriste » dans le nord d’Israël© AFP/GIL COHEN-MAGEN

Au moins deux personnes sont mortes et d’autres ont été blessées dans une attaque « terroriste » dimanche soir dans la ville israélienne de Hadera (nord), ont indiqué les secouristes et la police, qui a dit avoir tué les assaillants.

« Deux Israéliens tués dans une attaque terroriste à Hadera », située entre les villes de Tel-Aviv et Haïfa, a souligné dans un bref message la Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, qui a dit avoir traité six personnes pour des blessures liées à ces violences.

« Deux terroristes ont ouvert le feu en direction d’officiers, ce qui a causé la mort de deux passants », a dit la police israélienne, précisant que des forces spéciales avaient tué les deux assaillants.

Les images des caméras de surveillance de Hadera, diffusées par les chaînes israéliennes, montrent deux hommes ouvrant le feu à l’arme automatique dans une rue où circulent des voitures, avant de se diriger vers le trottoir. Sur place, à Hadera, un journaliste de l’AFP a vu un corps gisant au sol.

Cette attaque intervient alors qu’Israël accueille dimanche et lundi un sommet réunissant les chefs de la diplomatie des Etats-Unis, de l’Egypte, des Emirats, du Bahreïn et du Maroc dans une localité du désert de Néguev (sud).

Deux hommes et deux femmes ont été tués mardi dernier dans une attaque au couteau et à la voiture bélier dans la principale ville du désert du Néguev.

L’assaillant a été identifié par les autorités comme étant Mohammed Abou al-Kiyan. Cet enseignant de la ville bédouine de Hura, dans le Néguev, avait été condamné en 2016 à quatre ans de prison pour avoir planifié de se rendre en Syrie afin de combattre au sein du groupe jihadiste Etat islamique et pour des prêches faisant son apologie.

Par Le Point avec AFP

Ouganda: trois morts, 33 blessés dans deux « attentats suicide » à Kampala

novembre 16, 2021
Ouganda: trois morts, 33 blesses dans deux "attentats suicide" a Kampala
Ouganda: trois morts, 33 blessés dans deux « attentats suicide » à Kampala© AFP/Ivan Kabuye

Au moins trois personnes ont été tuées et 33 blessées mardi dans la capitale ougandaise Kampala lors d’un double « attentat suicide » mené par un « groupe local lié aux ADF », une rébellion musulmane active dans la République démocratique du Congo voisine, a affirmé la police.

Le gouvernement avait déjà attribué deux attaques à la bombe menées fin octobre à Kampala aux Forces démocratiques alliées (ADF), groupe né en Ouganda et qui a fait souche depuis plus de 25 ans dans l’est de la RDC, où il est accusé de nombreux massacre de civils

L’Etat islamique désigne les ADF comme sa « Province d’Afrique centrale » (Iscap en anglais). En mars, les Etats-Unis les ont officiellement déclarés affiliés à l’EI.

Les attaques n’ont pour l’instant pas été revendiquées, mais « leurs caractéristiques correspondent aux ADF », a déclaré un porte-parole de la police, Fred Enanga.

Les deux explosions se sont produites à trois minutes d’intervalle, peu après 10H00 locales (07H00 GMT), dans le quartier d’affaires de Kampala.

La première attaque a été menée à un check-point situé près du quartier général de la police par un homme transportant une bombe dans un sac à dos. La deuxième par deux hommes « déguisés en moto taxis » à proximité de l’entrée du Parlement, selon la police.

Les forces contre-terroristes ont arrêté un quatrième kamikaze et « récupéré un engin explosif artisanal non explosé (…) chez lui », a précisé Fred Enanga.

La Croix-Rouge ougandaise a indiqué que 21 des 33 personnes blessées étaient des policiers.

Ces attentats interviennent trois semaines après deux autres attaques à la bombe, une contre un restaurant de la capitale le 23 octobre revendiquée par l’Iscap et un attentat-suicide mené dans un bus près de Kampala deux jours plus tard.

Corps « déchiquetés » et « dispersés »

Les attaques de mardi ont semé la panique dans le quartier d’affaires, où des corps « déchiquetés » et « dispersés » jonchaient le sol, selon M. Enanga.

Le maire de Kampala, Salim Uhuru, se trouvait dans un établissement bancaire à proximité du QG de la police au moment de l’explosion.

« C’était tellement fort. J’ai couru vers le poste de police et j’ai vu un policier que je connais mort au sol. Son corps a été éparpillé », a-t-il affirmé à l’AFP.

« Il y a des gens qui pleurent et les autres ne cherchent qu’à quitter la zone », a également raconté à l’AFP Kyle Spencer, directeur exécutif d’une ONG.

Le Parlement a annulé sa session prévue mardi.

Les alentours du Parlement ont été bouclés par des soldats lourdement armés et des membres de la police scientifique, vêtus de blanc, ont inspecté le site durant plusieurs heures.

– « Influence jihadiste »-

Ces attaques « montrent clairement que les groupes liés aux ADF ont toujours la volonté de mener des attaques meurtrières contre des cibles faciles avec des kamikazes et des engins explosifs artisanaux », a déclaré Fred Enanga.

La police ougandaise avait arrêté le mois dernier un certain nombre de membres présumés des ADF, affirmant soupçonner une attaque contre des « installations majeures ».

Les ADF sont considérés par les experts comme le plus meurtrier des quelque 120 groupes armés qui arpentent l’est de la RDC, beaucoup d’entre eux étant le produit de deux guerres régionales menées il y a un quart de siècle.

En avril 2019, l’EI a commencé à revendiquer des attaques des ADF sur les réseaux sociaux.

« Il est de plus en plus clair que les ADF recentrent leur attention sur l’Ouganda », a déclaré à l’AFP Kristof Titeca, spécialiste de ce groupe armé à l’Université d’Anvers.

« Cela pourrait être lié à une influence accrue des éléments jihadistes au sein des ADF ces deux dernières années », estime-t-il.

En 2010, deux attentats à la bombe, revendiqués par les islamistes somaliens shebab, avaient visé à Kampala des supporters assistant à la finale de la Coupe du monde, faisant 76 morts.

Ces attaques, les premières commises par les insurgés somaliens en dehors de Somalie, ont été perçues comme une vengeance après l’envoi par l’Ouganda de troupes dans ce pays déchiré par la guerre, dans le cadre de l’Amisom, mission de l’Union africaine destiné à épauler les autorités somaliennes dans le combat contre les shebab.

Avec Le Point par strs-sva/cl

Attaque dans un train à Tokyo: 17 blessés, un suspect arrêté

octobre 31, 2021
Attaque dans un train a Tokyo: 17 blesses, un suspect arrete
Attaque dans un train à Tokyo: 17 blessés, un suspect arrêté© JIJI PRESS/AFP/STR

Un homme a été arrêté après avoir attaqué dimanche des passagers dans un train à Tokyo avec un couteau et avoir déclenché un incendie à bord, ont annoncé des médias locaux faisant état de 17 blessés, dont un grave.

Une vidéo filmée à bord et publiée sur Twitter a montré des passagers paniqués courant dans le train, fuyant des flammes et de la fumée envahissant des wagons.

Une autre vidéo filmait des passagers en train d’évacuer par des fenêtres le train de la ligne Keio immobilisé dans une station de la banlieue ouest de la capitale japonaise.

L’agence de presse Kyodo a donné un bilan de 15 blessés, tandis que la chaîne de télévision publique NHK faisait état de 17 blessés, dont un grave, un homme d’une soixantaine d’années.

L’agresseur présumé, qui serait âgé d’une vingtaine d’années, a attaqué des personnes avec un couteau et allumé un incendie en répandant dans le train en liquide non identifié, selon des médias. Il aurait été arrêté pour tentative de meurtre.

Sollicitée par l’AFP, la police a décliné tout commentaire, et la compagnie ferroviaire Keio a déclaré qu' »un incident impliquant des blessés » s’était produit peu avant 20H00 (11H00 GMT) près de Kokuryo, dans la banlieue ouest de Tokyo.

Halloween et élections

« D’abord j’ai cru que c’était un événement lié à Halloween. Mais j’ai fui quand un homme armé d’un long couteau est entré » a déclaré à l’AFP un passager qui s’en est sorti indemne.

L’assaillant a commis ses actes sans montrer la moindre émotion, « juste mécaniquement », a dit une passagère, ajoutant: « Je pense que ça a fait peur à tout le monde ».

Aussitôt après l’attaque, des dizaines de pompiers et de policiers se sont rendus sur place.

L’attaque est survenue au moment où les bureaux de vote fermaient dans le pays qui organisait dimanche des élections législatives, et aussi en pleine fête de Halloween, très populaire dans l’archipel nippon.

Les agressions sont rares au Japon, où la législation sur les armes à feu est par ailleurs extrêmement stricte.

Cependant en août, deux autres attaques ont eu lieu dans les transports publics de Tokyo.

Début août, alors que se tenaient les Jeux olympiques dans la capitale japonaise, une attaque au couteau à bord d’un autre train de banlieue avait fait dix blessés.

Puis le 24 août, deux personnes avaient subi des brûlures à l’acide sulfurique dans une station de métro de la capitale.

Dans les deux cas, les suspects, des Japonais, avaient été arrêtés peu après.

Par Le Point avec AFP

Une explosion aurait fait au moins 100 victimes en Afghanistan

octobre 8, 2021

KABOUL — Une centaine de personnes auraient été tuées ou blessées vendredi par une explosion dans une mosquée chiite du nord de l’Afghanistan, a indiqué un dirigeant taliban.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué. L’explosion est survenue à Kunduz, la capitale de la province du même nom, mais les militants de Daech (le groupe armé État islamique) s’en prennent de longue date à la minorité chiite en Afghanistan.

Le chef adjoint de la police de la province de Kunduz, Dost Mohammad Obaida, a dit que la majorité des victimes ont été tuées. L’attentat pourrait avoir été perpétré par un kamikaze qui s’était mêlé aux fidèles.

Il pourrait s’agir de l’attentat le plus meurtrier depuis que les forces de l’OTAN et des États-Unis sont parties d’Afghanistan à la fin du mois d’août et que les talibans ont pris le contrôle du pays. Daech a lancé plusieurs attaques meurtrières contre les talibans.

L’explosion s’est produite pendant les prières du vendredi à la mosquée Gozar-e-Sayed Abad. La prière du vendredi midi est le fait saillant de la semaine religieuse musulmane, et les mosquées sont typiquement bondées.

Des photos et des vidéos de l’attentat montrent des secouristes transportant un corps enveloppé dans une couverture de la mosquée vers une ambulance. L’escalier devant la mosquée était couvert de sang.

Avec Samya Kullab et Tameem Akhgar, The Associated Press

Canada-Québec: Collision entre deux véhicules sur l’autoroute 40 à Trois-Rivières

octobre 1, 2021

Les occupants de deux véhicules ont été blessés lors d’une collision survenue vendredi matin sur l’autoroute 40, à Trois-Rivières, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

Les pompiers ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les occupants des véhicules de ces derniers.© Sylvain Mayer, Le Nouvelliste Les pompiers ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les occupants des véhicules de ces derniers.

Selon la Sûreté du Québec (SQ), l’accident serait survenu vers 9h45, à la hauteur du kilomètre 201, soit près de la sortie du boulevard des Estacades. Les deux véhicules circulaient en direction ouest lorsqu’ils sont entrés en collision, pour une raison qui demeure à déterminer.

La collision a entraîné un capotage des deux véhicules, si bien que les pinces de désincarcération ont été requises pour en extirper les occupants. Ceux-ci ont subi des blessures, mais leur vie ne serait pas en danger, indique la SQ. Le corps policier n’était pas en mesure de préciser combien de personnes prenaient place à bord des deux véhicules.

Un reconstitutionniste de la SQ devait se rendre sur place, vendredi, pour déterminer la cause de la collision. La circulation risque donc d’être entravée le temps que les policiers fassent enquête. 

La SQ n’a avancé aucune hypothèse sur les causes de l’accident, vendredi matin.

Selon le site du ministère des Transports, à 10h45, la sortie du boulevard des Estacades (202) était fermée en raison de cet accident, en direction ouest, pour une durée indéterminée.

Avec  Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste