Posts Tagged ‘Blessés’

Une explosion aurait fait au moins 100 victimes en Afghanistan

octobre 8, 2021

KABOUL — Une centaine de personnes auraient été tuées ou blessées vendredi par une explosion dans une mosquée chiite du nord de l’Afghanistan, a indiqué un dirigeant taliban.

© Fournis par La Presse Canadienne

L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué. L’explosion est survenue à Kunduz, la capitale de la province du même nom, mais les militants de Daech (le groupe armé État islamique) s’en prennent de longue date à la minorité chiite en Afghanistan.

Le chef adjoint de la police de la province de Kunduz, Dost Mohammad Obaida, a dit que la majorité des victimes ont été tuées. L’attentat pourrait avoir été perpétré par un kamikaze qui s’était mêlé aux fidèles.

Il pourrait s’agir de l’attentat le plus meurtrier depuis que les forces de l’OTAN et des États-Unis sont parties d’Afghanistan à la fin du mois d’août et que les talibans ont pris le contrôle du pays. Daech a lancé plusieurs attaques meurtrières contre les talibans.

L’explosion s’est produite pendant les prières du vendredi à la mosquée Gozar-e-Sayed Abad. La prière du vendredi midi est le fait saillant de la semaine religieuse musulmane, et les mosquées sont typiquement bondées.

Des photos et des vidéos de l’attentat montrent des secouristes transportant un corps enveloppé dans une couverture de la mosquée vers une ambulance. L’escalier devant la mosquée était couvert de sang.

Avec Samya Kullab et Tameem Akhgar, The Associated Press

Canada-Québec: Collision entre deux véhicules sur l’autoroute 40 à Trois-Rivières

octobre 1, 2021

Les occupants de deux véhicules ont été blessés lors d’une collision survenue vendredi matin sur l’autoroute 40, à Trois-Rivières, dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine.

Les pompiers ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les occupants des véhicules de ces derniers.© Sylvain Mayer, Le Nouvelliste Les pompiers ont eu recours aux pinces de désincarcération pour sortir les occupants des véhicules de ces derniers.

Selon la Sûreté du Québec (SQ), l’accident serait survenu vers 9h45, à la hauteur du kilomètre 201, soit près de la sortie du boulevard des Estacades. Les deux véhicules circulaient en direction ouest lorsqu’ils sont entrés en collision, pour une raison qui demeure à déterminer.

La collision a entraîné un capotage des deux véhicules, si bien que les pinces de désincarcération ont été requises pour en extirper les occupants. Ceux-ci ont subi des blessures, mais leur vie ne serait pas en danger, indique la SQ. Le corps policier n’était pas en mesure de préciser combien de personnes prenaient place à bord des deux véhicules.

Un reconstitutionniste de la SQ devait se rendre sur place, vendredi, pour déterminer la cause de la collision. La circulation risque donc d’être entravée le temps que les policiers fassent enquête. 

La SQ n’a avancé aucune hypothèse sur les causes de l’accident, vendredi matin.

Selon le site du ministère des Transports, à 10h45, la sortie du boulevard des Estacades (202) était fermée en raison de cet accident, en direction ouest, pour une durée indéterminée.

Avec  Matthieu Max-Gessler – Le Nouvelliste 

Équateur: une émeute en prison fait 30 morts et 47 blessés

septembre 29, 2021

QUITO, Équateur — Un violent affrontement entre bandes rivales a fait au moins 30 morts et 47 blessés dans une prison de Guayaquil, une ville côtière de l’Équateur, ont annoncé des responsables mercredi.

© Fournis par La Presse Canadienne

Un commandant de la police, Fabian Bustos, a dit aux journalistes que des policiers et des soldats ont repris le contrôle des lieux après cinq heures. Plusieurs armes auraient été saisies.

Les détenus se seraient affrontés avec des armes à feu, des couteaux et des explosifs. Une querelle aurait éclaté entre deux bandes, «Los Lobos» et «Los Choneros», à l’intérieur des murs du pénitencier.

Des images diffusées par la télévision locale montrent des détenus tirant par les fenêtres de la prison enfumée. Des tirs et des détonations sont entendus. Des photos mises en ligne par le gouvernement de l’État de Guayas font voir six cuisiniers étant évacués d’une des ailes de la prison.

Le président équatorien Guillermo Lasso avait décrété en juillet un état d’urgence dans les prisons du pays, après que plusieurs éclosions de violence aient coûté la vie à plus de 100 détenus.

La journée la plus sanglante s’est produite en février, quand 79 prisonniers ont été tués lors d’émeutes simultanées dans trois prisons. En juillet, 22 autres détenus ont été tués au pénitencier Litoral.

Par La Presse canadienne avec The Associated Press

Allemagne : un mort et plusieurs blessés dans une explosion

juillet 27, 2021

Plusieurs personnes ont été blessées en Allemagne, ce mardi, après une explosion sur un site de traitement de déchets. Une personne a perdu la vie.

Une explosion d'origine inconnue - suivie d'un incendie localise - s'est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de dechets.
Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets.© ROBERTO PFEIL / afp / AFP

L’événement, survenu mardi 27 juillet, a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Les faits se sont déroulés à Leverkusen, dans l’ouest de l’Allemagne. Une explosion d’origine inconnue – suivie d’un incendie localisé – s’est produite aux alentours de 9 h 40 (heure locale), sur un site de traitement de déchets. Une personne est morte, seize ont été blessées, et quatre autres personnes demeurent portées disparues.

Les résidents de cette ville allemande ont été invités à rester calfeutrés après cette explosion et cet incendie, qui ont entraîné un important dégagement de fumée. « Plusieurs employés, au moins deux d’entre eux [ont été blessés] grièvement », a indiqué dans un communiqué l’entreprise Currenta, qui gère le site comprenant un centre de stockage des déchets et un incinérateur.

Garder fenêtres et portes fermées

« Les habitants de Leverkusen sont priés de se rendre dans des pièces fermées, d’éteindre la climatisation et, par précaution, de garder les fenêtres et les portes fermées », ajoute l’entreprise, dans le même communiqué, ancienne filiale du géant de la chimie Bayer. « Nous sommes profondément bouleversés par cet accident tragique et la mort d’un collaborateur », indique le communiqué. Les opérations de secours se poursuivent pour tenter de trouver les quatre disparus, a fait savoir la société. Parmi les seize salariés blessés, deux le sont grièvement.

Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure d’un parc industriel regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen (Rhénanie du Nord-Westphalie). Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne.

D’importants dégâts

L’appel à se calfeutrer préventivement face au dégagement de fumée a également été relayé par les services de police et les autorités locales. Les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y avait « pas de danger » pour la population de Cologne, ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

L’événement a été classé dans la catégorie « danger extrême » par l’application nationale d’alerte catastrophe Nina. Le site de stockage et l’usine d’incinération se trouvent en bordure du parc industriel Chempark regroupant des entreprises du secteur de la chimie, l’un des plus grands du genre en Europe, en périphérie de Leverkusen et du quartier de Bürrig.

Siège du géant de la chimie Bayer, Leverkusen compte un peu plus de 160 000 habitants et se situe à une vingtaine de kilomètres de Cologne. Les groupes Evonik et Lanxess y ont également des usines. En début d’après-midi, les mesures des niveaux de pollution étaient toutes encore « dans le vert », a précisé la ville de Leverkusen sur sa page Facebook, précisant que les mesures prises l’étaient par précaution. Pour la population de Cologne, les mesures de qualité de l’air montrent qu’il n’y a « pas de danger », ont indiqué sur Twitter les pompiers de cette métropole de plus d’un million d’habitants.

Des gaz toxiques dans le nuage ?

Lors d’une conférence de presse tenue dans l’après-midi à Leverkusen, le directeur de Chempark, Lars Friedrich, a déclaré que l’appel à rester en intérieur était toujours en vigueur tandis que les experts se hâtaient d’identifier la composition du nuage de fumée. Le nuage peut-il contenir des gaz toxiques ? Lars Friedrich a refusé de spéculer, déclarant que rien ne pouvait être exclu. Le maire de la ville, Uwe Richrath, a parlé d’« un jour sombre pour les habitants de Leverkusen ».

Le destin de cette cité des bords du Rhin est lié depuis des décennies au secteur de la chimie, troisième branche industrielle allemande. Il a indiqué que les terrains de jeux des quartiers de Bürrig et d’Opladen seraient fermés. Il a également exhorté les habitants à rincer préventivement les fruits et légumes de leur jardin avant de les consommer. Une ligne d’assistance téléphonique a été mise en place pour répondre aux questions des habitants inquiets. Il a également été demandé aux habitants de signaler toute observation de suie ou de résidus qui pourraient tomber du ciel afin qu’ils puissent être examinés.

L’incendie qui a suivi l’explosion et embrasé des cuves de solvants a pu être éteint après plusieurs heures d’intervention des pompiers. Trois des réservoirs « ont été complètement ou partiellement détruits », a déclaré Lars Friedrich, ce qui rend impossible, pour l’instant, de dire où l’explosion a commencé. De nombreux policiers, pompiers et équipes de secours ont été déployés sur les lieux, ainsi que des experts en détection de la pollution.

Par le Point avec AFP

La chute d’un téléphérique en Italie fait au moins neuf morts et deux blessés

mai 23, 2021

 

ROME — Neuf personnes ont été tuées dimanche à la suite de la chute d’un téléphérique dans la région du Piémont, en Italie. Deux enfants ont aussi été blessés et transportés à l’hôpital, indiquent les autorités. Leur état était considéré comme sérieux.

© Fournis par La Presse Canadienne

Une photo prise par les pompiers montre la cabine écrasée au sol entourée de débris dans une clairière au milieu d’un secteur boisé

près du sommet du mont Mottarone qui surplombe le lac Majeur, dans le nord du pays.

À cet endroit, les câbles sont très hauts, a indiqué Walter Milan, porte-parole de l’équipe de secours alpine.

La cause de cet écrasement n’avait pas encore été déterminée. Le temps était ensoleillé dans la région, a ajouté M. Milan.

Les autorités italiennes ont souligné que cette ligne de câbles avait été rénovée en 2016. Elle a été rouverte à la population récemment, après le confinement et les fermetures imposées aux remontées mécaniques des stations de ski à travers le pays dans la foulée de la pandémie de COVID-19.

Le mont Mottarone, qui atteint 1491 mètres d’altitude, offre une vue pittoresque sur le lac Majeur et les Alpes.

La montagne accueille au sommet le petit parc d’attractions Alpyland, qui offre une vue imprenable.

Avec The Associated Press

Jérusalem : la police israélienne fait 175 blessés sur l’Esplanade des mosquées

mai 8, 2021
Des agents de la police des frontières israélienne détiennent un manifestant palestinien lors d’affrontements avec des manifestants palestiniens, à Jérusalem-Est, vendredi 7 mai. 2021.

Les États-Unis ont appelé vendredi à la « désescalade » des tensions après les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est.

Plus de 175 Palestiniens et six policiers israéliens ont été blessés vendredi, la plupart sur l’Esplanade des Mosquées, dans les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est occupé, théâtre d’un regain de tension qui inquiète jusqu’à Washington.

Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis dans l’enceinte de l’Esplanade des Mosquées – appelée Mont du Temple par les Juifs – pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de ramadan.

Mais des heurts ont éclaté entre Palestiniens, qui ont lancé des projectiles, et la police israélienne ayant fait usage de grenades assourdissantes et tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc, a constaté un photographe de l’AFP. Celui-ci a aussi vu une dizaine de manifestants blessés au visage.

« Troubles violents »

Des « centaines d’émeutiers ont lancé des pierres, des bouteilles et d’autres objets en direction des officiers qui ont riposté », a indiqué la police israélienne, dont le porte-parole, Wassem Badr, a évoqué des « troubles violents ».

Des accrochages ont également eu lieu dans le quartier voisin de Cheikh Jarrah, où des manifestations nocturnes quotidiennes contre la possible éviction de familles palestiniennes au profit de colons israéliens ont dégénéré ces derniers jours en heurts avec la police. Le Croissant rouge y a fait état d’au moins quatre Palestiniens blessés vendredi.

Un calme fragile semble être revenu dans la nuit à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville occupée par Israël depuis 1967 puis annexée, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Selon le Croissant-Rouge palestinien, au moins 178 Palestiniens ont été blessés vendredi soir, dont la plupart sur l’Esplanade des Mosquées. La police israélienne a fait, elle, état de six blessés dans ses rangs.

« Désescalade »

Ces manifestations sont les plus violentes à Jérusalem depuis les heurts ayant fait 125 blessés fin avril, mais aussi depuis des échauffourées liées au transfert en 2018 de l’ambassade des États-Unis dans la ville disputée, voire à celles de l’été 2017 liées à la mise en place par Israël de détecteurs de métaux à l’entrée de l’Esplanade, troisième lieu saint de l’Islam.

Alliés clé d’Israël, les États-Unis ont appelé vendredi à la « désescalade » des tensions et à « éviter » l’éviction de familles palestiniennes. Le porte-parole du Département d’État américain Ned Price a averti vendredi qu’il était « essentiel » d’éviter toute action susceptible d’aggraver la situation, comme les « expulsions à Jérusalem-Est, les activités de colonisation, les démolitions de maisons et les actes de terrorisme ».

NOUS TENONS ISRAËL POUR RESPONSABLE DES DANGEREUX DÉVELOPPEMENTS DANS LA VIEILLE VILLE

Le coordinateur de l’ONU pour le Proche-Orient, Tor Wennesland, s’est dit « profondément préoccupé » par la situation et appelé à la « responsabilité » et au « calme ». « Nous tenons Israël pour responsable des dangereux développements dans la Vieille Ville », a affirmé de son côté Mahmoud Abbas, le président palestinien, qualifiant les Palestiniens rassemblés sur l’Esplanade des Mosquées de « peuple héroïque ».

L’Union européenne a de son côté appelé samedi les autorités israéliennes à agir de « toute urgence » pour une « désescalade » des tensions à Jérusalem.

Le mouvement islamiste palestinien armé Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a appelé les Palestiniens à rester sur l’esplanade de samedi soir à jeudi matin, date à laquelle pourrait prendre fin le ramadan. « L’occupation israélienne doit réaliser que la résistance est prête à défendre (la mosquée) Al-Aqsa à tout prix », a affirmé le Hamas, tandis que des partis arabes israéliens ont appelé à des manifestations dans les villes à majorité arabe d’Israël.

La Jordanie, pays qui est officiellement le gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, a dénoncé une « agression sauvage » des forces de sécurité israéliennes.

« Journée de Jérusalem »

Les nouvelles violences surviennent dans un contexte de vives tensions à Jérusalem-Est mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Plus tôt dans la journée, les forces israéliennes ont tué deux Palestiniens et blessé un troisième, qui avaient ouvert le feu sur des gardes-frontières dans le nord de la Cisjordanie, sans faire de victimes israéliennes.

Fin avril, des centaines de personnes avaient déjà été blessés lors de plusieurs nuits d’échauffourées entre Palestiniens et Israéliens aux abords de la Vieille ville de Jérusalem.

Les violences de vendredi ont coïncidé avec la « Journée d’Al-Qods (Jérusalem en arabe) » célébrée annuellement dans des pays de la région et principalement en Iran, ennemi juré d’Israël, en soutien aux Palestiniens.

À Téhéran, l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran, a prôné le combat contre Israël, qualifié de « base terroriste ». Pour lui, la « chute du régime sioniste ennemi » est inéluctable.

Par Jeune Afrique avec AFP

Yémen: Attaque à l’aéroport d’Aden après l’arrivée du gouvernement d’union

décembre 30, 2020

ATTAQUE À L'AÉROPORT D'ADEN APRÈS L'ARRIVÉE DU GOUVERNEMENT D'UNION

© Reuters/FAWAZ SALMAN

ADEN/DUBAI (Reuters) – Au moins vingt personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées mercredi dans une attaque à l’aéroport d’Aden peu après l’atterrissage d’un avion transportant des membres du nouveau gouvernement d’union en provenance d’Arabie saoudite.

Quelques heures après l’attaque, une deuxième explosion a été entendue près du palais présidentiel d’Aden où les membres du cabinet, dont le Premier ministre Maïn Abdelmalek Saïd, ainsi que l’ambassadeur saoudien au Yémen Mohammad al-Jaber, avaient été mis à l’abri.

« Nous et les membres du gouvernement sommes à Aden, dans la capitale temporaire, et nous sommes sains et saufs », a tweeté Maïn Abdelmalek Saïd.

Lors de la première attaque, de fortes explosions et des coups de feu ont été entendus et trois obus de mortier ont atterri sur le hall de l’aéroport, a-t-on appris de source proche des services de sécurité.

Le bilan a été fourni par un représentant des services de santé yéménites, Mohamed Robeïd, qui a également fait état de 50 blessés. L’ONG Médecins sans Frontières (MSF) a déclaré que 17 personnes avaient été soignées pour des blessures dans son hôpital d’Aden.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a par ailleurs annoncé qu’un de ses membres avait été tué lors de l’attaque de l’aéroport, ajoutant que deux de ses membres étaient encore portés disparus et trois autres avaient été blessés.

On ignore dans l’immédiat si la deuxième attaque a fait des victimes.

Aucune de ces deux opérations n’a été revendiquée.

Le nouveau cabinet d’union réunit le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi et les séparatistes du sud. Il s’agit des deux principales formations yéménites alliées au Sud et soutenues par les Saoudiens, qui luttent contre le mouvement Houthi aligné sur l’Iran qui contrôle le nord.

La ville portuaire d’Aden, dans le sud du pays, est en proie à des violences en raison d’un clivage entre les séparatistes sudistes et le gouvernement de Hadi.

Le Conseil de transition du Sud (STC), qui cherche à obtenir l’indépendance du Yémen du Sud, a déclaré l’autonomie d’Aden au début de l’année, déclenchant de violents affrontements.

La coalition menée sous l’égide de l’Arabie saoudite a annoncé au début du mois la formation d’un nouveau gouvernement d’union incluant les séparatistes.

« Cet acte de violence inacceptable nous rappelle de manière tragique l’importance de ramener au plus vite la paix au Yémen », a commenté l’émissaire de l’Onu pour le Yémen, Martin Griffiths.

Avec Reuters par (Mohammed Mukhashaf avec le bureau d’Aden et Raya Jalabi à Dubaï; version française Kate Entringer et Camille Raynaud, édité par Blandine Hénault et Henri-Pierre André

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

[Photos] Beyrouth : les images apocalyptiques du jour d’après

août 5, 2020

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale.

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale. © AP SIPA /Hussein Malla

Immeubles éventrés, hôpitaux débordés, familles endeuillées et sans domicile… les deux explosions survenues mardi 4 août ont plongé la capitale libanaise dans un chaos total.

Deux puissantes explosions ont secoué Beyrouth mardi en fin d’après-midi. Parties d’un entrepôt du port de la capitale où étaient stockées plus de 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, produit qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, ces déflagrations ont fait plus de 100 morts, 4000 blessés et 300 000 sans abris, selon le bilan provisoire délivré par la Croix Rouge libanaise.

Ressenties à des centaines de kilomètres, les explosions ont plongé la capitale dans un état post-apocalyptique. Immeubles détruits, familles endeuillées et sans logement, hôpitaux saturés… retour en images sur une catastrophe sans précédent.

  • Champignon de fumée orange

Les explosions dans le portd de Beyrouth mardi 5 août 2020 ont provoqué un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise.

Les explosions, dont le souffle a été ressenti jusque sur l’île Chypre, à plus de 200 kilomètres de Beyrouth, ont formé un nuage géant semblable à un champignon atomique. Les stocks de nitrate d’ammonium dans l’un des entrepôts du port sont suspectés d’être la cause du désastre.

  • Beyrouth sous les décombres 

Lebanon Explosion

Éclats de verre, véhicules en feu, bâtiments détruits … les images de Beyrouth au lendemain des explosions sont dignes d’une scène de guerre.
  • Hôpitaux saturés

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Les secours s’affairent à transférer les victimes dans les différents hôpitaux de la capitale, débordés après les explosions.

  • Sauvetage improvisé

Lebanon Explosion

Des civils tentent d’évacuer un marin blessé alors qu’il se trouvait sur un navire qui accostait non loin du lieu de l’explosion qui a frappé le port de Beyrouth.

  • Solidarité citoyenne

APTOPIX Lebanon Explosion

Anonymes et soldats œuvrent main dans la main pour évacuer les habitants touchés par les violentes déflagrations.

  • L’hôpital Saint Georges à Achrafieh, très endommagé 

Lebanon Explosion

Les hôpitaux de la capitale libanaise sont arrivés à pleine capacité mardi soir, certains d’entre eux ayant subi d’importants dégâts après les explosions. De nombreux patients sont renvoyés vers des établissements situés aux quatre coins du pays.

  • Course contre la montre

APTOPIX Lebanon Explosion

Les secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des blessés coincés sous les décombres des immeubles.

  • Drames humains

Beyrouth sous les décombres ce mardi 4 août après la double explosion survenue dans le port.

Des familles entières se retrouvent à la rue après la destruction de nombreux immeubles d’habitations. Ici, un père portant sa fille dans les rues de Beyrouth.

  • Tensions entre civils et autorités

Lebanon

Dans un contexte politique déjà tendu, les explosions survenues ce mardi 4 août ont engendré d’énièmes affrontements avec les forces de l’ordre. Ici des manifestants anti-gouvernementaux venus protester devant le ministère de l’Énergie et de l’Eau après le drame.

Ave Jeune Afrique par Mélany Procolam

Liban : ce que l’on sait des fortes explosions survenues à Beyrouth

août 4, 2020

Libex

Deux puissantes explosions successives ont secoué Beyrouth mardi 4 août. afp.com/Anwar AMRO

Deux puissantes explosions successives ont secoué Beyrouth ce mardi en fin d’après-midi, semant la panique et provoquant un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise. Les puissantes déflagrations qui ont secoué le port de la capitale ont fait plus de 60 morts et plus de 2750 blessés, selon un bilan provisoire établi en début de soirée. L’express fait le point sur la situation.

·  Une première explosion suivie d’une autre

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une première explosion suivie d’une autre qui provoque le gigantesque nuage de fumée. Les déflagrations ont fait trembler les immeubles et brisé des vitres à des kilomètres à la ronde. « C’est une catastrophe à l’intérieur du port. Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps », a indiqué un soldat aux abords du port.

Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couvertes de sang. « J’ai senti comme un tremblement de terre et puis après une énorme déflagration et les vitres se sont cassées. J’ai senti que c’était plus fort que l’explosion lors de l’assassinat de Rafic Hariri » en 2005, provoqué par une camionnette bourrée d’explosifs, a déclaré une Libanaise dans le centre-ville de Beyrouth. Des voitures, avec leurs airbags gonflés, mais aussi des bus ont été abandonnés au beau milieu de plusieurs routes. Selon des témoins, les déflagrations ont été entendues jusqu’à la ville côtière de Larnaca, à Chypre, distante d’un peu plus de 200 km des côtes libanaises.

Un navire arrimé face au port de Beyrouth est en flamme, après les violentes explosions qui ont ravagé le secteur mardi, a constaté une correspondante de l’AFP, sans qu’il ne soit possible de déterminer s’il y avait à son bord des passagers. Plusieurs entrepôts du port ont été dévastés, tandis que le sol est jonché de verre brisé. Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, les ambulances aux sirènes hurlantes et pompiers, selon des correspondants de l’AFP à l’entrée du port. Aux abords, les dégâts matériels et destructions sont importants.

Plus de deux heures après l’explosion, les flammes enveloppaient toujours le secteur. « Nous avons vu un peu de fumée et ensuite une explosion. Puis le champignon. La force de l’explosion nous a propulsés en arrière dans l’appartement », a raconté un habitant du quartier de Manssouriyeh, qui a assisté à la scène depuis son balcon, à plusieurs kilomètres du port.

Après les explosions, de nombreux habitants, dont certains blessés, marchaient vers des hôpitaux dans plusieurs quartiers de Beyrouth. Devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés parmi lesquels des enfants, parfois couverts de sang, attendent d’être admis. « C’est une catastrophe dans tous les sens du terme », a déploré le ministre de la Santé, Hamad Hassan, interrogé par plusieurs télévisions alors qu’il visitait un hôpital de la capitale. « Les hôpitaux de la capitale sont tous pleins de blessés », a-t-il souligné, appelant à transporter les autres blessés vers des établissements de la banlieue.

  • L’origine des explosions encore inconnue

On ignore encore à ce stade l’origine des explosions. Dans une première réaction d’un responsable, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a déclaré que les explosions étaient peut-être dues à des « matières explosives confisquées depuis des années », mais ajouté que l’enquête en cours devrait déterminer « la nature exacte de l’incident ». « Il semble qu’il y ait un entrepôt contenant des matières confisquées depuis des années, et il semblerait qu’il s’agissait de matières très explosives », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a quant à lui assuré que les responsables devraient « rendre des comptes ». « Ce qui s’est passé aujourd’hui ne passera pas sans que des comptes soient rendus. Les responsables de cette catastrophe devront payer le prix », a martelé le chef du gouvernement lors d’une allocution télévisée. Le Premier ministre a également décrété une journée de deuil national mercredi « pour les victimes de l’explosion du port de Beyrouth ». Le président libanais, Michel Aoun, a lui convoqué mardi soir une « réunion urgente » du Conseil supérieur de la Défense, après les violentes explosions, ont annoncé ses services.

En Israël, pays voisin qui a mené plusieurs opérations militaires ces dernières décennies contre le Liban, un responsable du gouvernement a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat que son pays n’avait « rien à voir avec l’incident ».

  • La France prête à apporter une « assistance » si nécessaire

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré ce mardi soir que la France était aux « côtés du Liban » et prête à lui apporter son aide. « La France se tient et se tiendra toujours aux côtés du Liban et des Libanais. Elle est disposée à apporter son assistance en fonction des besoins qu’exprimeront les autorités libanaises », a-t-il déclaré sur Twitter. « Alors que Beyrouth vient d’être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés », a-t-il ajouté.

Alors que Beyrouth vient d’être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

— Jean-Yves Le Drian (@JY_LeDrian) August 4, 2020

Emmanuel Macron a quant à lui « exprimé sa solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth ». « La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place », a-t-il écrit sur Twitter.

J’exprime ma solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth. La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 4, 2020

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a lui aussi exprimé le soutien de son pays au peuple « résilient » du Liban. « Nos pensées et prières sont avec le grand et résilient peuple du Liban », a tweeté le ministre iranien.

Israël a aussi proposé mardi soir une aide humanitaire au Liban, pays voisin avec lequel il est techniquement en état de guerre. « Israël s’est tourné vers le Liban par l’intermédiaire de contacts sécuritaires et politiques internationaux pour offrir une aide humanitaire et médicale au gouvernement libanais », ont annoncé dans un communiqué les ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Défense.

Hassan Diab a appelé les « pays amis » à aider le Liban. « Je lance un appel urgent à tous les pays amis et les pays frères qui aiment le Liban à se tenir à ses côtés et à nous aider à panser nos plaies profondes », a lancé le Premier ministre libanais.

Par Lexpress.fr avec AFP