Posts Tagged ‘Blessés’

États-Unis : une explosion souffle plusieurs habitations de Baltimore, au moins un mort

août 10, 2020

La détonation serait due à une fuite de gaz, selon les médias américains.

Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers.
Au moins trois personnes sont blessées, selon les pompiers. ROSEM MORTON / REUTERS

Une impressionnante explosion a soufflé ce lundi 10 août plusieurs habitations d’un quartier de Baltimore, la principale ville de l’État du Maryland (au nord des États-Unis).

La détonation, due à une conduite de gaz selon les médias américains, aurait coincé plusieurs personnes, dont des enfants, sous les décombres. Un premier bilan fait état d’un mort et de trois blessés, transportés à l’hôpital dans un état critique.

Des images publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de l’explosion, survenue ce lundi vers 10 heures du matin outre-Atlantique. Au moins trois maisons de brique ont été endommagées. Des équipes de la compagnie de gaz et d’électricité de Baltimore ont été dépêchées sur place afin de couper le gaz et assurer les évacuations d’éventuels blessés.

Avec Le Figaro par Steve Tenré

[Photos] Beyrouth : les images apocalyptiques du jour d’après

août 5, 2020

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale.

Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale. © AP SIPA /Hussein Malla

Immeubles éventrés, hôpitaux débordés, familles endeuillées et sans domicile… les deux explosions survenues mardi 4 août ont plongé la capitale libanaise dans un chaos total.

Deux puissantes explosions ont secoué Beyrouth mardi en fin d’après-midi. Parties d’un entrepôt du port de la capitale où étaient stockées plus de 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, produit qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, ces déflagrations ont fait plus de 100 morts, 4000 blessés et 300 000 sans abris, selon le bilan provisoire délivré par la Croix Rouge libanaise.

Ressenties à des centaines de kilomètres, les explosions ont plongé la capitale dans un état post-apocalyptique. Immeubles détruits, familles endeuillées et sans logement, hôpitaux saturés… retour en images sur une catastrophe sans précédent.

  • Champignon de fumée orange

Les explosions dans le portd de Beyrouth mardi 5 août 2020 ont provoqué un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise.

Les explosions, dont le souffle a été ressenti jusque sur l’île Chypre, à plus de 200 kilomètres de Beyrouth, ont formé un nuage géant semblable à un champignon atomique. Les stocks de nitrate d’ammonium dans l’un des entrepôts du port sont suspectés d’être la cause du désastre.

  • Beyrouth sous les décombres 

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Éclats de verre, véhicules en feu, bâtiments détruits … les images de Beyrouth au lendemain des explosions sont dignes d’une scène de guerre.
  • Hôpitaux saturés

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Les secours s’affairent à transférer les victimes dans les différents hôpitaux de la capitale, débordés après les explosions.

  • Sauvetage improvisé

Lebanon Explosion

Des civils tentent d’évacuer un marin blessé alors qu’il se trouvait sur un navire qui accostait non loin du lieu de l’explosion qui a frappé le port de Beyrouth.

  • Solidarité citoyenne

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Anonymes et soldats œuvrent main dans la main pour évacuer les habitants touchés par les violentes déflagrations.

  • L’hôpital Saint Georges à Achrafieh, très endommagé 

Lebanon Explosion

Les hôpitaux de la capitale libanaise sont arrivés à pleine capacité mardi soir, certains d’entre eux ayant subi d’importants dégâts après les explosions. De nombreux patients sont renvoyés vers des établissements situés aux quatre coins du pays.

  • Course contre la montre

APTOPIX Lebanon Explosion

Les secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des blessés coincés sous les décombres des immeubles.

  • Drames humains

Beyrouth sous les décombres ce mardi 4 août après la double explosion survenue dans le port.

Des familles entières se retrouvent à la rue après la destruction de nombreux immeubles d’habitations. Ici, un père portant sa fille dans les rues de Beyrouth.

  • Tensions entre civils et autorités

Lebanon

Dans un contexte politique déjà tendu, les explosions survenues ce mardi 4 août ont engendré d’énièmes affrontements avec les forces de l’ordre. Ici des manifestants anti-gouvernementaux venus protester devant le ministère de l’Énergie et de l’Eau après le drame.

Ave Jeune Afrique par Mélany Procolam

Liban : ce que l’on sait des fortes explosions survenues à Beyrouth

août 4, 2020

Libex

Deux puissantes explosions successives ont secoué Beyrouth mardi 4 août. afp.com/Anwar AMRO

Deux puissantes explosions successives ont secoué Beyrouth ce mardi en fin d’après-midi, semant la panique et provoquant un immense champignon de fumée dans le ciel de la capitale libanaise. Les puissantes déflagrations qui ont secoué le port de la capitale ont fait plus de 60 morts et plus de 2750 blessés, selon un bilan provisoire établi en début de soirée. L’express fait le point sur la situation.

·  Une première explosion suivie d’une autre

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une première explosion suivie d’une autre qui provoque le gigantesque nuage de fumée. Les déflagrations ont fait trembler les immeubles et brisé des vitres à des kilomètres à la ronde. « C’est une catastrophe à l’intérieur du port. Il y a des cadavres par terre. Des ambulances emmènent les corps », a indiqué un soldat aux abords du port.

Les médias locaux ont diffusé des images de personnes coincées sous des décombres, certaines couvertes de sang. « J’ai senti comme un tremblement de terre et puis après une énorme déflagration et les vitres se sont cassées. J’ai senti que c’était plus fort que l’explosion lors de l’assassinat de Rafic Hariri » en 2005, provoqué par une camionnette bourrée d’explosifs, a déclaré une Libanaise dans le centre-ville de Beyrouth. Des voitures, avec leurs airbags gonflés, mais aussi des bus ont été abandonnés au beau milieu de plusieurs routes. Selon des témoins, les déflagrations ont été entendues jusqu’à la ville côtière de Larnaca, à Chypre, distante d’un peu plus de 200 km des côtes libanaises.

Un navire arrimé face au port de Beyrouth est en flamme, après les violentes explosions qui ont ravagé le secteur mardi, a constaté une correspondante de l’AFP, sans qu’il ne soit possible de déterminer s’il y avait à son bord des passagers. Plusieurs entrepôts du port ont été dévastés, tandis que le sol est jonché de verre brisé. Le secteur du port a été bouclé par les forces de sécurité, qui ne laissent passer que la défense civile, les ambulances aux sirènes hurlantes et pompiers, selon des correspondants de l’AFP à l’entrée du port. Aux abords, les dégâts matériels et destructions sont importants.

Plus de deux heures après l’explosion, les flammes enveloppaient toujours le secteur. « Nous avons vu un peu de fumée et ensuite une explosion. Puis le champignon. La force de l’explosion nous a propulsés en arrière dans l’appartement », a raconté un habitant du quartier de Manssouriyeh, qui a assisté à la scène depuis son balcon, à plusieurs kilomètres du port.

Après les explosions, de nombreux habitants, dont certains blessés, marchaient vers des hôpitaux dans plusieurs quartiers de Beyrouth. Devant le centre médical Clémenceau, des dizaines de blessés parmi lesquels des enfants, parfois couverts de sang, attendent d’être admis. « C’est une catastrophe dans tous les sens du terme », a déploré le ministre de la Santé, Hamad Hassan, interrogé par plusieurs télévisions alors qu’il visitait un hôpital de la capitale. « Les hôpitaux de la capitale sont tous pleins de blessés », a-t-il souligné, appelant à transporter les autres blessés vers des établissements de la banlieue.

  • L’origine des explosions encore inconnue

On ignore encore à ce stade l’origine des explosions. Dans une première réaction d’un responsable, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, a déclaré que les explosions étaient peut-être dues à des « matières explosives confisquées depuis des années », mais ajouté que l’enquête en cours devrait déterminer « la nature exacte de l’incident ». « Il semble qu’il y ait un entrepôt contenant des matières confisquées depuis des années, et il semblerait qu’il s’agissait de matières très explosives », a-t-il indiqué.

Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a quant à lui assuré que les responsables devraient « rendre des comptes ». « Ce qui s’est passé aujourd’hui ne passera pas sans que des comptes soient rendus. Les responsables de cette catastrophe devront payer le prix », a martelé le chef du gouvernement lors d’une allocution télévisée. Le Premier ministre a également décrété une journée de deuil national mercredi « pour les victimes de l’explosion du port de Beyrouth ». Le président libanais, Michel Aoun, a lui convoqué mardi soir une « réunion urgente » du Conseil supérieur de la Défense, après les violentes explosions, ont annoncé ses services.

En Israël, pays voisin qui a mené plusieurs opérations militaires ces dernières décennies contre le Liban, un responsable du gouvernement a affirmé à l’AFP sous couvert d’anonymat que son pays n’avait « rien à voir avec l’incident ».

  • La France prête à apporter une « assistance » si nécessaire

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a déclaré ce mardi soir que la France était aux « côtés du Liban » et prête à lui apporter son aide. « La France se tient et se tiendra toujours aux côtés du Liban et des Libanais. Elle est disposée à apporter son assistance en fonction des besoins qu’exprimeront les autorités libanaises », a-t-il déclaré sur Twitter. « Alors que Beyrouth vient d’être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés », a-t-il ajouté.

Alors que Beyrouth vient d’être durement touchée par des explosions, la France présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés.

— Jean-Yves Le Drian (@JY_LeDrian) August 4, 2020

Emmanuel Macron a quant à lui « exprimé sa solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth ». « La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place », a-t-il écrit sur Twitter.

J’exprime ma solidarité fraternelle avec les Libanais après l’explosion qui a fait tant de victimes et de dégâts ce soir à Beyrouth. La France se tient aux côtés du Liban. Toujours. Des secours et moyens français sont en cours d’acheminement sur place.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 4, 2020

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a lui aussi exprimé le soutien de son pays au peuple « résilient » du Liban. « Nos pensées et prières sont avec le grand et résilient peuple du Liban », a tweeté le ministre iranien.

Israël a aussi proposé mardi soir une aide humanitaire au Liban, pays voisin avec lequel il est techniquement en état de guerre. « Israël s’est tourné vers le Liban par l’intermédiaire de contacts sécuritaires et politiques internationaux pour offrir une aide humanitaire et médicale au gouvernement libanais », ont annoncé dans un communiqué les ministères israéliens des Affaires étrangères et de la Défense.

Hassan Diab a appelé les « pays amis » à aider le Liban. « Je lance un appel urgent à tous les pays amis et les pays frères qui aiment le Liban à se tenir à ses côtés et à nous aider à panser nos plaies profondes », a lancé le Premier ministre libanais.

Par Lexpress.fr avec AFP

Explosions à Beyrouth: «Tout a commencé à s’écrouler autour de nous»

août 4, 2020
Virginie Lefèvre a salué la réaction de ses compatriotes, qui se sont rapidement mobilisés afin d’offrir des vêtements, des lieux d’hébergement et même du sang aux victimes dans le besoin.
© COURTOISIE Virginie Lefèvre a salué la réaction de ses compatriotes, qui se sont rapidement mobilisés afin d’offrir des vêtements, des lieux d’hébergement et même du sang aux victimes dans le besoin.
TROIS-RIVIÈRES — «Au début, on sent une super forte incertitude en nous. Puis, on se dit que ce n’est pas possible que ça arrive là, maintenant, que c’est trop. Ce n’est que quelques heures après qu’on pense aux événements avec rationalité. Et pendant tout ce temps, la peur est présente.»

Résidente du Liban depuis maintenant 10 ans, la Trifluvienne d’origine Virginie Lefèvre se trouvait à son lieu de travail, dans les bureaux de l’organisme non gouvernemental (ONG) à vocation humanitaire Amel, lorsque deux explosions d’envergure sont survenues en plein cœur de la capitale, mardi en fin d’après-midi. Sans grande surprise, d’intenses émotions se sont aussitôt chevauchées dans son cœur.

«Dans un premier temps, on a senti que ça tremblait. On a donc pensé à un tremblement de terre, mais je n’avais jamais senti un tel mouvement du sol. Ensuite, tout a commencé à s’écrouler autour de nous. Finalement, on a pu voir et entendre les deux explosions. On a fait le lien entre les trois incidents, mais on pensait à un attentat», a raconté Mme Lefèvre.

Quelques instants après, les ambulances ont foulé les rues. L’organisme pour lequel œuvre la Trifluvienne de 35 ans a ensuite commencé à recevoir des appels pour réclamer des dons de sang. Enfin, les médias nationaux ont fait état de la situation, avançant qu’un entrepôt désaffecté de produits dangereux situé près de feux d’artifice avait causé ces explosions, qui semblent jusqu’à présent d’origine accidentelle.

En plus de s’être mise à craindre pour sa propre sécurité dès le début des événements, Virginie Lefèvre a eu peur pour ses proches, dont certains avaient peut-être été blessés ou même tués par l’impact, qui, au moment d’écrire ces lignes, avait fait plusieurs dizaines de morts et des milliers de blessés à Beyrouth.

Virginie Lefèvre est passée par toute une gamme d’émotions après la double explosion survenue à Beyrouth, mardi.

© FACEBOOK Virginie Lefèvre est passée par toute une gamme d’émotions après la double explosion survenue à Beyrouth, mardi.
«On ressent une certaine urgence de contacter rapidement tous les gens que l’on connaît, car plus les minutes passent et plus on apprend des détails sur ce qui s’est passé. De plus, on souhaite rassurer tous ceux qui se trouvent autour de nous, qui sont inquiets. Le dernier réflexe qu’on a, c’est d’appeler la famille et les proches qui ne sont pas au Liban, qui voient les images à la télé et qui, avec raison, craignent pour nous», a exprimé la Trifluvienne.

Un vent de chaleur provenant de son Trois-Rivières natal a effectivement pu traverser l’océan et rejoindre le coeur de Mme Lefèvre, qui s’est dite surprise par ce soutien.

«On n’est pas habitué de voir les événements du Liban faire la une ailleurs dans le monde. Ça m’a donc beaucoup touchée de voir que les gens du Québec, et particulièrement de Trois-Rivières, m’écrivaient non seulement pour avoir de mes nouvelles, mais également pour s’informer de la condition des autres Libanais touchés. C’est très beau.»

Il est à noter que le bilan des victimes de ces explosions continuait de s’alourdir, mardi soir, et promettait d’augmenter encore au fur et à mesure «que des gens étaient découverts parmi les décombres».

Vouloir faire une différence

Bien que les habitants du Liban se seraient passés d’un tel incident, la Trifluvienne contactée par Le Nouvelliste a tout de même pu sourire quelques instants durant la journée grâce à la réaction de ses proches à la suite des explosions.

«Certes, on ressent actuellement un grand énervement de voir que ça arrive encore et toujours au même pays. En même temps, je constate en moi et auprès de mes amis une grande volonté de faire quelque chose pour aider les plus démunis. On a eu de la chance, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde. On souhaite donc partager pour aider les moins chanceux d’entre nous.»

Comme l’organisme pour lequel elle œuvre a pour mission de faire une différence dans la vie des Libanais dans le besoin sur les plans de l’éducation, de l’alimentation, des conditions de vie ainsi que des soins, Virginie Lefèvre et ses collègues passeront les prochains jours à déployer de nombreuses équipes dans la capitale pour épauler les citoyens qui ont été touchés par ces explosions.

«On effectue vraiment un travail de terrain. Notamment, on a 25 centres médicaux sociaux répartis sur tout le Liban, six ambulances et des unités mobiles éducatives. Dès mardi soir, nos 800 membres ont pu joindre leurs efforts afin de donner suite aux appels concernant le don de sang ou la recherche de soins», a-t-elle fait savoir.

«Certains ont également été envoyés dans les rues de Beyrouth pour recenser les secteurs ayant subi les plus grands dommages. Dès demain (mercredi), nos équipes de volontaires, particulièrement des jeunes, vont aller aider des familles à nettoyer leurs domiciles ravagés par les explosions», a ajouté la Trifluvienne.

Un pays malchanceux

Évidemment, une telle tragédie aurait été dévastatrice pour n’importe quel pays du globe. Cependant, aux yeux de Virginie Lefèvre, le Liban était déjà particulièrement touché par toutes sortes de problématiques. Ce faisant, il pourrait être extrêmement difficile pour l’État de pallier l’ensemble des dommages occasionnés par ce qui est survenu à Beyrouth.

«Ces jours-ci, il y a une augmentation assez exponentielle des cas de COVID-19 au pays. De plus, l’État est extrêmement absent dans la gestion du territoire en plus d’être au bord de la faillite. Nous vivons une grave crise économique et essuyons toujours les conséquences de la crise humanitaire causée par les réfugiés syriens. Les catastrophes se succèdent ici», a mentionné la dame de 35 ans.

À la suite de la double explosion, un épais nuage de fumée s’est répandu au coeur de la capitale.© COURTOISIE À la suite de la double explosion, un épais nuage de fumée s’est répandu au cœur de la capitale.

Créé au Liban, l’ONG Amel a également pour mandat de faire connaître la situation vécue par ce pays à l’échelle planétaire, de sorte que «les autres pays prennent conscience qu’il est important de contribuer à enrayer les problématiques qui font rage à cet endroit», soutient Virginie Lefèvre.

Avec Le Nouvelliste par Pierrick Pichette

Mali: 22 morts et 21 blessés dans une collision entre un minibus et un camion

juillet 28, 2020

 

Vingt-deux personnes ont été tuées et 21 blessées, dont sept gravement, dans une collision entre un minibus et un poids lourd dans le sud du Mali, a annoncé mardi le ministère des Transports.

L’accident s’est produit aux environ de 09H00 (GMT et locales) sur la Route nationale 26 qui relie la capitale Bamako à la Guinée, entre Kangaba et Bancoumana, selon un communiqué du ministère . L’excès de vitesse et le non-respect du code de la route sont en cause, a précisé la même source.

Les accidents de la route sont nombreux au Mali, où le mauvais état des axes routiers a été par le passé source de tensions sociales. Le ministère a appelé les usagers à la plus grande prudence, «surtout en cette veille de la fête» de l’Aïd el-Adha, qui commence vendredi, et qui est synonyme de nombreux déplacements dans un pays largement musulman comme le Mali. La route reste le moyen de transport de marchandises et de personnes le plus utilisé dans ce pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer.

Par Le Figaro avec AFP

Nigeria: deux morts et huit blessés dans l’effondrement d’un immeuble à Lagos

juillet 11, 2020

 

Un immeuble résidentiel de deux étages en rénovation s’est effondré dans la nuit de vendredi à samedi à Lagos, la capitale économique du Nigeria, faisant deux morts et huit blessés, ont annoncé samedi les services de secours.

«L’incident s’est produit vers 02H00 du matin. Le bâtiment était en cours de rénovation par un promoteur immobilier lorsqu’il s’est effondré», a déclaré à l’AFP Ibrahim Farinloye de l’Agence nationale de gestion des urgences (NEMA). «Nous avons récupéré deux corps et sauvé huit personnes qui ont été gravement blessées par les débris», a-t-il précisé.

  1. Farinloye a estimé que le nombre de morts aurait été plus élevé si l’immeuble avait été entièrement occupé. «Seuls quelques habitants se trouvaient à l’intérieur du bâtiment quand il s’est effondré, les autres l’ayant quitté pour faciliter la rénovation», a-t-il expliqué.

Les effondrements de bâtiments sont fréquents au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée.

Par Le Figaro avec AFP

Une manifestation contre Ibrahim Boubacar Keïta dégénère au Mali

juillet 11, 2020

Des manifestants anti-gouvernement brûlent des pneus et barricadent les routes dans la capitale malienne, Bamako, le 10 juillet 2020.

Des manifestants anti-gouvernement brûlent des pneus et barricadent les routes dans la capitale malienne, Bamako, le 10 juillet 2020. © Baba Ahmed/AP/Sipa

 

Une manifestation contre le président malien a fait au moins un mort et 20 blessés vendredi. Des édifices publics ont également été attaqués.

Il s’agissait de la troisième grande manifestation organisée en moins de deux mois par la coalition du Mouvement du 5 juin, formée de chefs religieux, d’hommes politiques et de la société civile, qui conteste le président Keïta, au pouvoir depuis 2013.

Ce mouvement de contestation, emmené par l’imam Mahmoud Dicko, considéré comme très influent, fait craindre aux partenaires du Mali une aggravation de l’instabilité d’un pays déjà confronté depuis 2012 à des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent depuis cinq ans des violences intercommunautaires. D’autant plus que depuis 2015, le Burkina Faso et le Niger voisins sont en proie aux mêmes phénomènes.

« Nous avons enregistré 20 blessés (et) un mort à la morgue », a déclaré le docteur Yamadou Diallo, de service des urgences de l’hôpital Gabriel Touré, dans la capitale. Le décès a été confirmé par un responsable de la Primature.

Après le rassemblement, des manifestants ont attaqué le siège l’Assemblée nationale.

« Plusieurs bureaux ont été saccagés, des documents détruits, des biens emportés », a déclaré un responsable de l’institution. « Les forces de l’ordre ont été obligées de tirer », a-t-il ajouté.

Les deux chaînes de la télévision publique malienne ORTM ne diffusaient plus vendredi après-midi.

Incendies sporadiques

Les causes de cette interruption n’étaient pas connues dans l’immédiat, mais elle s’est produite après que des manifestants, à l’issue du rassemblement, se sont dirigés vers le siège de la radio et de la télévision publiques, dont ils ont occupé la cour.

D’autres protestataires bloquaient deux des trois ponts de la ville. Des manifestants ont érigé des barricades sur un de ces ponts et des voitures étaient contraintes de dévier de leur itinéraire.

Des incendies sporadiques se sont déclarés en différents endroits où des pneus ont été brûlés.

Auparavant, des milliers de manifestants s’étaient retrouvés vendredi après-midi après la grande prière musulmane, deux jours après un discours du chef de l’État visant à désamorcer les tensions.

« Le président de la République a déçu dans son dernier discours », a déclaré Nouhoun Sarr, un responsable du mouvement de contestation. « Nous ne voulons plus de ce régime », a de son côté affirmé une manifestante, Sy Kadiatou Sow.

« Tout le monde a parlé au président », a déclaré Issa Kaou Djim, un autre responsable de la contestation, pendant la manifestation. « Maintenant, on ne le considère plus comme président. Mais tout ce que nous allons faire se fera dans le cadre démocratique et républicain », a-il poursuivi.

Appel à la désobéissance civile

Des responsables de la contestation ont par ailleurs réitéré vendredi leur appel à une désobéissance civile, dans un document en dix points dans lequel ils précisent les actions à mener.

Parmi celles-ci figurent le mot d’ordre de « ne plus payer aucune amende ou contravention pendant cette période » dont la durée n’a pas été précisée.

Le document mentionne aussi le blocage de l’entrée des services de l’État sauf ceux liés à la santé, l’occupation des carrefours et la mise en place de « brigades mobiles de communication pour le cas où internet serait coupé ou ralenti ».

Le président Keïta a vainement tenté dans son discours mercredi soir un apaisement, en ouvrant la voie à un réexamen de l’inversion par la Cour constitutionnelle d’une trentaine de résultats des législatives de mars-avril, considérée comme l’élément déclencheur de l’actuelle crise politique.

IBK a laissé entendre qu’une Cour nouvellement formée pourrait revenir sur cette décision, qui a profité à une dizaine de membres de sa majorité, à commencer par celui qui allait ensuite être élu à la présidence du Parlement.

Le Mouvement du 5 juin réclame la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle, accusée de collusion avec le pouvoir.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, il a tenu le pouvoir pour responsable des violences et exhorté les forces de l’ordre à protéger « les manifestants aux mains nues qui ne défendent que les valeurs démocratiques, laïques et républicaines ».

 Par Jeune Afrique avec AFP

États-Unis : un mort et 11 blessés dans une fusillade à Minneapolis

juin 21, 2020

Une fusillade a fait un mort et onze blessés à Minneapolis (nord), aux États-Unis, a indiqué la police dimanche 21 juin. Des images diffusées sur Facebook ont montré au moins une personne au sol et des dizaines d’autres aux alentours dont certaines appelaient à l’aide. D’autres images montraient des établissements aux vitres brisées et des voitures de police.

«Douze personnes sont blessées par balle», a écrit la police de Minneapolis sur Twitter. «Un homme adulte est mort et onze ont des blessures potentiellement mortelles», a ajouté la police.

Minneapolis a été un lieu de mobilisation importante des manifestations contre le racisme et les violences policières qui ont éclaté dans le pays depuis la mort de George Floyd, un homme noir, lors de son interpellation par la police dans cette même ville du nord des Etats-Unis.

Par Le Figaro avec AFP

Une voiture fonce sur la foule en Allemagne, des blessés

février 24, 2020

Le conducteur a été arrêté. La police a confirmé le caractère intentionnel de l’acte. Les motivations du suspect restent pour l’heure inconnues.

L'intervention des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen
L’intervention des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen ELMAR SCHULTEN / REUTERS

Une voiture a foncé sur la foule lundi 24 février en Allemagne lors d’un défilé de carnaval, dans la ville de Volksmarsen, faisant plusieurs dizaines de blessés, annonce la police. Le conducteur, un Allemand de 29 ans, a été interpellé.

La police a confirmé le caractère intentionnel de l’acte. Les motivations du suspect restent pour l’heure inconnues, alors qu’une partie de l’Allemagne célèbre le «lundi des roses», le point culminant des festivités du carnaval.

Selon des témoins, le véhicule a percuté la foule vers 14h30 et donné un coup d’accélérateur.

L'intervention des forces de l'ordre et des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen
L’intervention des forces de l’ordre et des pompiers lors du carnaval de Volkmarsen Elmar Schulten / via REUTERS

Selon des médias locaux, c’est un break Mercedes gris métallisé qui a été utilisé. Des enfants figure parmi les victimes. Selon des images, de nombreuses personnes étaient allongées au sol et ont été prises en charge par des équipes de secours déployées en masse dans ce village de 7000 habitants, situé dans l’Etat régional de Hesse.

La police de Hesse a réagi sur Twitter en annonçant l’annulation des autres défilés du «lundi des roses».

Par Le Figaro avec Reuters et AFP

Thaïlande : plusieurs morts dans une tuerie commise par un soldat

février 8, 2020

L’homme est toujours recherché. Les faits ont eu lieu dans le nord-est du pays.

L'avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d'être impliqué dans cette fusillade.
L’avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d’être impliqué dans cette fusillade. THAI ROYAL POLICE / AFP

Un soldat thaïlandais a tué samedi 8 février au moins 17 personnes et en a blessé 14 autres à Korat, une ville du nord-est de la Thaïlande, ont annoncé les services d’urgence. Plus tôt, un porte-parole de la police, Krissana Pattanacharoen, avait déclaré à l’AFP qu’il y avait «plus de 10 morts» et de nombreux blessés.

Les autorités, à la poursuite du tueur, ont bouclé un centre commercial de la ville. «Le tireur a utilisé une mitraillette pour tirer sur d’innocentes victimes dont beaucoup ont été blessées ou tuées», avait auparavant indiqué la police.

Les médias locaux ont évoqué au moins 12 morts.

Le tireur, identifié par la police comme l’adjudant-chef Jakrapanth Thomma, a volé un véhicule militaire et a posté des photos et vidéos de lui sur les réseaux sociaux, en tenue de combat, alors même qu’il était en train de tirer à travers la ville de Korat.

Des photos et vidéos sur les réseaux sociaux montraient des scènes de panique, des personnes en train de fuir et ce qui ressemble à des rafales d’arme automatique. La police a indiqué avoir bouclé le centre commercial Terminal 21, mais le militaire reste en fuite pour le moment.

La Thaïlande est l’un des pays les plus armés au monde, mais les tueries de masse perpétrées par des militaires contre des civils sont rares.

Par Le Figaro avec AFP