Posts Tagged ‘Blessés’

Thaïlande : plusieurs morts dans une tuerie commise par un soldat

février 8, 2020

L’homme est toujours recherché. Les faits ont eu lieu dans le nord-est du pays.

L'avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d'être impliqué dans cette fusillade.
L’avis de recherche Jakrapanth Thomma, suspecté d’être impliqué dans cette fusillade. THAI ROYAL POLICE / AFP

Un soldat thaïlandais a tué samedi 8 février au moins 17 personnes et en a blessé 14 autres à Korat, une ville du nord-est de la Thaïlande, ont annoncé les services d’urgence. Plus tôt, un porte-parole de la police, Krissana Pattanacharoen, avait déclaré à l’AFP qu’il y avait «plus de 10 morts» et de nombreux blessés.

Les autorités, à la poursuite du tueur, ont bouclé un centre commercial de la ville. «Le tireur a utilisé une mitraillette pour tirer sur d’innocentes victimes dont beaucoup ont été blessées ou tuées», avait auparavant indiqué la police.

Les médias locaux ont évoqué au moins 12 morts.

Le tireur, identifié par la police comme l’adjudant-chef Jakrapanth Thomma, a volé un véhicule militaire et a posté des photos et vidéos de lui sur les réseaux sociaux, en tenue de combat, alors même qu’il était en train de tirer à travers la ville de Korat.

Des photos et vidéos sur les réseaux sociaux montraient des scènes de panique, des personnes en train de fuir et ce qui ressemble à des rafales d’arme automatique. La police a indiqué avoir bouclé le centre commercial Terminal 21, mais le militaire reste en fuite pour le moment.

La Thaïlande est l’un des pays les plus armés au monde, mais les tueries de masse perpétrées par des militaires contre des civils sont rares.

Par Le Figaro avec AFP

Irak: onze militaires américains blessés dans l’attaque iranienne

janvier 16, 2020

Onze soldats américains ont été soignés pour des blessures légères suite à l’attaque de missiles iraniens sur une base en Irak où étaient basées des troupes américaines, le 8 janvier dernier, a finalement admis jeudi soir l’armée américaine après avoir affirmé le contraire.

«Alors qu’aucun membre de l’armée américaine n’a été tué dans l’attaque du 8 janvier contre la base aérienne al-Assad, plusieurs ont été traités pour des commotions liés aux explosions et sont toujours évalués», a déclaré le capitaine Bill Urban, porte-parole du Commandement militaire central.

Par Le Figaro avec Reuters

France: Une voiture plonge dans une rivière: un enfant retrouvé mort, deux autres grièvement blessés

janvier 15, 2020

Le corps d’un garçon de 10 ans a été retrouvé sans vie mercredi après-midi et deux autres ont été grièvement blessés après la chute d’une voiture dans une rivière à Lampaul-Guimiliau, près de Landivisiau (Finistère), selon une source proche de l’enquête.

L’accident, dont les causes restent inexpliquées, s’est produit en ligne droite peu avant midi. Le véhicule, conduit par une femme qui a pu s’extraire seule de l’habitacle, a plongé dans la rivière Quillivaron en franchissant un petit pont et s’est retrouvée sur le toit, a-t-on appris de même source.

En arrêt cardio-respiratoire, deux enfants âgés de quatre et six ans ont été transférés au CHU de la Cavale Blanche à Brest. Le corps du troisième enfant, porté disparu au moment de l’accident, a été retrouvé en cours d’après-midi.

Par Le Figaro.fr avec AFP

France: Un homme poignarde des passants à Villejuif, au moins deux blessés

janvier 3, 2020

L’assaillant a attaqué des passants vendredi, en début d’après-midi, dans un parc de cette commune du Val-de-Marne, avant d’être abattu.

Photo d'illustration.
Photo d’illustration. AFP / Denis Charlet

Un homme a poignardé des passants vendredi après-midi à Villejuif, dans le Val-de-Marne, avant d’être «neutralisé» de plusieurs tirs par les forces de l’ordre, selon des sources concordantes confirmées au Figaro. L’attaque a eu lieu aux alentours de 14 heures dans le parc des Hautes-Bruyères et a fait au moins deux blessés, ajoutent les mêmes sources.

D’après nos informations, l’homme a été abattu après avoir pris la fuite en direction d’un supermarché situé en centre-ville.

Le secrétaire d’Etat au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez est attendu sur place dans l’après-midi. Sur Twitter, la préfecture a recommandé «d’éviter» le secteur du parc des Hautes-Bruyères, évoquant une «intervention en cours» des forces de l’ordre. Un déminage est en cours sur place. L’autoroute A6B a été bloquée.

Le Figaro.fr par Étienne Jacob

Panama: le bilan de la fusillade s’élève à 14 morts et une dizaine de blessés

décembre 18, 2019

Un affrontement à l’arme à feu entre détenus mardi dans une prison du Panama a fait au moins 14 morts et plus d’une dizaine de blessés parmi les prisonniers, selon le bilan actualisé mercredi par le gouvernement panaméen.

«Après la rixe d’hier (mardi) dans le pavillon 14 du centre pénitentiaire La Joyita, nous annonçons que jusqu’à présent 14 détenus sont décédés», a écrit sur Twitter le ministre de l’Intérieur, qui ajoute que 11 personnes ont été blessées. Un précédent bilan du directeur général adjoint de la police panaméenne, Alexis Muñoz, faisait état de 12 morts et 13 blessés. Les faits se sont produits dans un pavillon du centre pénitentiaire de La Joyita, à 36 kilomètres à l’est de la capitale. Les motifs de la fusillade «sont des différends entre les détenus», a indiqué M. Muñoz. «Il est triste et regrettable que les jeunes de ce pays se battent pour des territoires, pour des activités de narcotrafic ou pour le pouvoir», a-t-il commenté.

Dans un premier temps, le gouvernement avait précisé dans un communiqué que le personnel pénitentiaire n’avait eu aucun blessé et avait repris le contrôle de la situation. Le président du Panama, Laurentino Cortizo, a réagi à la fusillade en soulignant la nécessité de garantir la sécurité dans les prisons du pays. M. Cortizo a déclaré qu’une perquisition effectuée il y quelques semaines dans ce même établissement avait permis la découverte de plusieurs armes. Cela veut dire qu’il est possible de faire entrer des armes dans la prison, mais «nous n’allons pas le permettre», a-t-il assuré. Le communiqué du gouvernement indique que «les meneurs de l’incident» seront déplacés et isolés pour prévenir de nouveaux accès de violence. Une enquête a été ouverte.

Plusieurs armes à feu, dont cinq pistolets et trois fusils, ont été découverts après la fusillade, selon le gouvernement. Le Panama a environ 17.000 détenus dans une vingtaine d’établissements pénitentiaires, selon les derniers chiffres officiels. La Joyita, avec 3.700 détenus, est la prison la plus peuplée du pays avec celle de La Nueva Joya. Elles sont tous deux situées dans la localité de Pacora, non loin de Panama.

Par Le Figaro avec AFP

Pays-Bas : plusieurs blessés dans une attaque au couteau à La Haye

novembre 29, 2019

La police de La Haye a affirmé qu’elle cherchait un homme âgé de 45-50 ans qui portait un châle et un survêtement gris.

Trois personnes ont été blessées vendredi soir lors d’une attaque au couteau dans une des rues les plus commerçantes de La Haye, a annoncé la police néerlandaise. Selon les médias néerlandais, les victimes ont été précisément ciblées et la piste terroriste a été écartée. «Attaque au couteau avec plusieurs blessés dans la GroteMarktstraat à La Haye. Services d’urgence sur place», a annoncé la police de la ville sur Twitter. Elle a ensuite précisé que trois personnes avaient été blessées.

Les médias néerlandais ont montré des badauds rassemblés derrière un cordon de police. Des hélicoptères survolaient l’endroit de l’attaque et plusieurs véhicules de secours étaient sur place. L’attaque s’est produite alors que de nombreux habitants faisaient leurs courses pour profiter des soldes du «Black Friday» à la Haye, le siège de la Cour et du gouvernement néerlandais. La police a dit rechercher «un homme au teint légèrement basané», âgé de 40 à 50 ans et vêtu d’un manteau noir, d’un pantalon de jogging gris et d’une écharpe. Les autorités néerlandaises n’ont pas donné d’autres informations sur les circonstances de l’attaque.

Le Le Figaro.fr avec Reuters

Grande-Bretagne: Plusieurs blessés dans un incident sur le pont de Londres

novembre 29, 2019

 

LONDRES — La police britannique a évacué vendredi la zone entourant le pont de Londres, dans le centre de la capitale britannique, à la suite d’une attaque à coups de couteau ayant fait plusieurs blessés.

© (Dominic Lipinski/PA via AP)
 

La police a déclaré qu’un homme avait été arrêté, et des témoins ont rapporté avoir vu des agents armés tirer sur un homme.

La police métropolitaine a déclaré que les agents avaient été appelés juste avant 14 heures, vendredi, «sur les lieux d’une attaque au couteau près du pont de Londres».

© La Presse canadienne

Un homme a été arrêté et «plusieurs personnes ont été blessées», selon la police. Les services ambulanciers de Londres ont déclaré avoir envoyé des équipes sur les lieux.

Des témoins ont rapporté avoir vu une bagarre sur le pont et avoir entendu plusieurs coups de feu. Sky News a rapporté que la police avait tiré sur le présumé agresseur.

Amanda Hunter a raconté qu’elle se trouvait dans un autobus en train de traverser le pont lorsqu’elle a entendu des coups de feu.

«(L’autobus) s’est soudainement arrêté et il y a eu du chaos, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu ces trois policiers se diriger vers un homme», a-t-elle raconté à la BBC.

«On aurait dit qu’il y avait quelque chose dans sa main, je ne suis pas tout à fait sûre, mais un des policiers a tiré sur lui.»

Le journaliste de la BBC, John McManus, était dans le secteur et a dit avoir vu des personnes se quereller sur le pont. Il a ajouté: «Je pensais au début que c’était une bagarre», mais des coups de feu ont ensuite retenti.

Des dizaines de policiers se sont rendus dans le secteur et ont emmené les gens loin du pont, qui relie le quartier des affaires de la ville à la rive sud de la Tamise.

Les voitures et les autobus sur la voie se sont arrêtés, et un camion blanc était immobile en diagonale sur les voies. Une vidéo montre des policiers pointant des armes à feu sur le camion avant de vérifier son conteneur.

La police britannique des transports a annoncé que la station London Bridge, l’une des plus fréquentées de la ville, était fermée et que les trains ne s’y arrêtaient pas.

La police de la ville de Londres, responsable du quartier des affaires, a exhorté la population à rester à l’écart de la zone.

Le pont de Londres a été le théâtre d’une attaque en juin 2017 lorsque des assaillants inspirés par Daech (groupe armé État islamique) ont abattu deux personnes sur le pont, avant d’en poignarder plusieurs autres dans le quartier de Borough Market.

En mars 2017, un attaquant avait tué quatre personnes avec une voiture sur le pont de Westminster, situé tout près, puis avait poignardé un policier avant que les forces de sécurité l’abattent dans une cour devant le Parlement.

The Associated Press

Afghanistan: Au moins 14 morts et 145 blessés dans un attentat des talibans à Kaboul

août 7, 2019

A man carries an injured woman to a hospital after a blast in Kabul, Afghanistan

Un homme transporte une femme blessée, après l’explosion qui s’est produite ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis.

Un attentat à la voiture piégée revendiqué par les talibans a fait au moins 14 morts et 145 blessés, dont une majorité de civils, mercredi matin dans l’ouest de Kaboul, ont indiqué les autorités.

«Un véhicule rempli d’explosifs a explosé à l’entrée du commissariat de police dans l’ouest de Kaboul à 9h (6h30 en France)», a déclaré le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Nasrat Rahimi. Dix des quatorze morts sont des civils, tout comme 92 des blessés, a-t-il précisé.

Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a revendiqué l’attentat sur les réseaux sociaux, ajoutant qu’il avait été commis par un kamikaze. L’attaque «a été lancée contre un centre de recrutement ennemi. Des dizaines de soldats et de policiers ont été tués et blessés», a-t-il indiqué. Les civils continuent de payer un lourd tribut au conflit. L’ONU a révélé que le mois de juillet avait été le plus sanglant depuis mai 2017, avec plus de 1.500 civils tués ou blessés à travers le pays. En 2018, 3.804 civils ont été tués, dont 900 enfants.

Pourparlers

Cet attentat intervient alors que les talibans mènent depuis un an des pourparlers avec les Etats-Unis. Un huitième round de négociations est en cours à Doha, au Qatar. Les deux parties se sont félicitées des « excellents progrès » réalisés et ont espéré être en mesure de signer un accord de paix bilatéral. Si un tel accord venait à se conclure, il ouvrirait la voie à des discussions directes à Oslo entre talibans et une équipe de négociation formée par le gouvernement afghan.

« Les talibans sont un obstacle à la paix, a commenté le porte-parole de la présidence, Sediq Sediqqi. Ils doivent cesser les combats et utiliser l’opportunité de paix fournie par les Etats-Unis sinon, rien d’autre ne les attend que leur extinction. »

Men carry an injured man to a hospital after a blast in Kabul

L’explosion a fait de nombreux blessés ce mercredi matin à Kaboul (Afghanistan). REUTERS/Mohammad Ismail

Un «gros boum»

Le poste de police visé est situé dans la partie chiite de la ville où vit la communauté Hazara (la troisième communauté d’Afghanistan après les Pachtounes et les Tadjkiks qui sont sunnites), alors que les préparatifs battent leur plein à l’approche de l’Aïd el-Kébir, la plus grande fête musulmane. Bravant la peur des attaques, la population de Kaboul se rendait en masse mercredi sur les étals des marchés remplis de victuailles. « J’ai entendu un gros boum et toutes les fenêtres de mon magasin ont volé en éclats », a raconté à l’AFP un commerçant, Ahmad Saleh.

Les images des télévisions afghanes sur place témoignaient de l’étendue des dégâts. Plusieurs bâtiments sont totalement détruits, leurs façades s’étant affaissées. Des murs anti-explosion en ciment ont été réduits en poussières. Des explosions avaient déjà retenti dans la nuit à Kaboul. Les forces spéciales afghanes ont pris d’assaut plusieurs repaires de membres de la branche afghane du groupe Etat islamique, où « étaient fabriqués des vestes explosives et des voitures piégées ». Selon leur communiqué, l’EI prévoyait de « mener des attentats-suicides à Kaboul ».

Par ailleurs, dans la province de Baghlan, dans le nord de l’Afghanistan, les autorités ont affirmé avoir déjoué une attaque mercredi contre un convoi des forces de sécurité vers lequel se dirigeait un véhicule blindé chargé d’explosifs qui a été détruit au lance-roquette avant d’atteindre sa cible.

Par Le Figaro.fr avec AFP et Reuters

Soudan: une dizaine de manifestants blessés par balles à Khartoum

mai 13, 2019

 

Une dizaine de manifestants soudanais ont été blessés lundi soir par des tirs à balles réelles près du sit-in organisé depuis début avril par l’opposition dans le centre de Khartoum, a-t-on appris de sources médicales. Un soldat aurait également été tué.

Ces incidents surviennent alors que le Conseil militaire de transition (CMT), qui assure l’intérim du pouvoir au Soudan depuis la chute du président Omar el Béchir, est parvenu à un accord avec l’opposition sur de nouvelles structures de transition.

Un conseil souverain, dont la composition et la durée de mandat doivent être définis mardi, remplacera l’actuel CMT. «Nous avons discuté de la structure de l’autorité de transition et nous sommes tombés totalement d’accord. Nous avons aussi un accord sur le système de gouvernance durant la période de transition», a annoncé le général Chams El Din Kabbachi, porte-parole du CMT.

Un porte-parole de la «Déclaration des forces de la liberté et du changement», alliance d’organisations d’opposition et de la société civile, a confirmé cet accord.

Après plusieurs mois de manifestations de rue, l’armée a évincé le 11 avril le président Omar el Béchir qui était à la tête du pays depuis 1989. Les protestataires poursuivent leur mouvement afin de maintenir la pression sur les militaires.

A Khartoum lundi soir, des forces paramilitaires patrouillaient dans les rues, utilisant gaz lacrymogène et tirs à balles réelles pour disperser des groupes de manifestants bloquant les rues de la capitale soudanaise.

Les manifestants accusent des agents contre-révolutionnaires d’accroître les tensions afin de faire échouer un accord politique.

Omar el Béchir a été inculpé avec d’autres pour incitation au meurtre de manifestants, ont annoncé les services judiciaires lundi. L’ex-président n’a pas fait de commentaires publics depuis son arrestation.

Par Le Figaro.fr avec Reteurs

Vingt blessés dans le premier attentat à Tunis depuis 2015

octobre 29, 2018

Un attentat suicide commis par une femme kamikaze a visé des véhicules de police dans le centre de Tunis, le 29 octobre 2018 / © AFP / FETHI BELAID

Au moins vingt personnes, dont quinze policiers et deux adolescents, ont été blessées lundi dans un attentat perpétré par une femme kamikaze à Tunis, le premier à secouer la capitale tunisienne depuis 2015.

Aucun des blessés n’est grièvement atteint, a précisé lundi soir à l’AFP le porte-parole de la Sûreté nationale Walid Ben Hkima, soulignant que beaucoup n’avaient été que brièvement hospitalisés.

« C’est une tragédie », a déclaré le président tunisien Béji Caïd Essebsi depuis Berlin. « Nous avons cru que nous avions éradiqué le terrorisme », a-t-il poursuivi mais « le terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale ».

La kamikaze a déclenché sa charge en milieu de journée « à proximité de voitures de police », sur l’avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale, a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Sofiène Zaag.

Cette femme, âgée de 30 ans, n’était pas considérée comme « extrémiste » par les services de sécurité, a indiqué le ministère dans un communiqué, sans autre précision sur son identité.

Sur place, une journaliste de l’AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze, allongée sur le dos, voilée et lunettes noires sur le front. Selon le ministère de l’Intérieur, elle est décédée sur le coup. Son cadavre portait essentiellement la marque de l’explosion sur son flanc gauche.

D’après des sources policières, la kamikaze ne portait vraisemblablement pas de « ceinture d’explosifs » mais « plutôt une bombe artisanale ».

Attentat suicide à Tunis / © AFP / S.Ramis/S.Malfatto

Rapidement, d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été bouclé. Au moins deux personnes ont été interpellées, dont une dans des conditions mouvementées, a constaté la journaliste de l’AFP.

Dans une atmosphère chaotique, de nombreux cafés et boutiques de cette avenue emblématique de la capitale ont rapidement baissé leurs rideaux, selon la même source.

Lundi soir, le centre ville était désert.

– « Lâche attaque » –

Le groupe parlementaire du parti islamiste Ennahdha a appelé « tous les Tunisiens à s’unir pour faire face au terrorisme ».

L’attentat intervient alors que la scène politique tunisienne est déstabilisée par des luttes de pouvoir notamment au sein du parti présidentiel Nidaa Tounès à l’approche d’élections présidentielle et législatives.

Une kamikaze s’est fait exploser près de véhicules de police dans le centre de Tunis, le 29 octobre 2018 / © AFP / STRINGER

« Cet évènement nous rappelle que nous avons d’autres problèmes en Tunisie », a souligné le président Essebsi, déplorant ce climat politique délétère.

L’avenue Bourguiba est l’une des artères les plus fréquentées de la capitale et, peu avant l’explosion, un groupe de personnes y manifestait pour protester contre la mort d’un jeune homme de 19 ans dans des échauffourées avec des agents de la douane, la semaine dernière.

Si aucun décès n’est à déplorer, cet attentat a replongé la capitale tunisienne plusieurs années en arrière.

Il s’agit en effet du premier à secouer Tunis depuis le 24 novembre 2015, quand une attaque suicide, commise là aussi en plein centre, avait visé un bus de la garde présidentielle, tuant 12 agents. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Cette même année, 60 personnes dont 59 touristes, avaient été tuées dans d’autres attentats contre le musée du Bardo à Tunis, le 18 mars, puis contre une plage et un hôtel près de Sousse, le 26 juin. Ces deux attaques avaient aussi été revendiquées par l’EI.

En mars 2016, des dizaines de jihadistes venus de Libye avaient en outre tenté, sans succès, de s’emparer de postes des forces de sécurité dans la région de Ben Guerdane (sud), près de la frontière libyenne, faisant 20 morts.

Tunis: périmètre de sécurité près du site d’une explosion (3) / © AFP / Ezer Mnasri

– Mouvance jihadiste –

Cette vague d’attentats, consécutive à l’émergence d’une mouvance jihadiste comprenant l’EI mais aussi Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait gravement nui au tourisme, un secteur vital de l’économie tunisienne.

Elle avait contribué à fragiliser le processus démocratique né de la révolution de 2011 contre le régime de Zine el Abidine Ben Ali.

Depuis le printemps 2016, les autorités tunisiennes se sont félicitées d’un retour au calme, même si des incidents meurtriers persistent, notamment dans les régions montagneuses du nord-ouest, repaire des jihadistes: en juillet, six membres des forces de l’ordre ont été tués dans une attaque revendiquée par Aqmi.

A la faveur de l’accalmie, l’industrie touristique a connu une embellie lors des saisons 2017 et 2018, et la croissance tunisienne s’est raffermie.

Mais l’état d’urgence qui octroie des pouvoirs d’exception aux forces de l’ordre, reste en vigueur sur l’ensemble du territoire depuis l’attentat de novembre 2015. Il a été prolongé d’un mois le 5 octobre dernier.

Romandie.com avec(©AFP / (29 octobre 2018 23h16)