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Un Boeing s’écrase en mer en Indonésie avec 62 personnes à bord

janvier 9, 2021

Le Boeing 737-500 de la compagnie indonésienne Sriwijaya Air, qui a disparu des radars samedi avec 62 personnes à bord, a été localisé par la marine indonésienne, ont annoncé les autorités.

Des proches des passagers du vol SJ 182 arrivent au centre de crise de l'aéroport Soekarno Hatta, le 9 janvier 2021 à Jakarta.

© Oscar Siagian/Getty Images Des proches des passagers du vol SJ 182 arrivent au centre de crise de l’aéroport Soekarno Hatta, le 9 janvier 2021 à Jakarta.

«Les coordonnées ont été établies et transmises à tous les navires de la marine», a dit Abdul Rasyid, un officier indonésien.

«Nous déployons nos équipes et bateaux sur le site probable où [l’appareil] est tombé après avoir perdu le contact avec les contrôleurs aériens», a déclaré à des journalistes Bambang Suryo Aji, un responsable des services de secours.Des plongeurs d'élite de la marine indonésienne préparent leur équipement pour l'opération de recherche.

© Ed Wray/Getty Images Des plongeurs d’élite de la marine indonésienne préparent leur équipement pour l’opération de recherche.

Selon un membre d’urgence indonésien, une équipe de recherche et de secours a retrouvé des débris qui pourraient appartenir à l’appareil au large de la côte.

Plus tôt, des pêcheurs interrogés sur la chaîne de télévision Kompas ont dit avoir trouvé des débris dans la zone des 1000 îles, au large de la capitale, mais il n’y a eu aucune information officielle sur leur origine.

Inquiets, les proches des passagers se sont rendus à l’aéroport dès qu’ils ont appris la nouvelle. «J’ai quatre membres de ma famille dans l’avion, ma femme et mes trois enfants», a raconté en larmes Yaman Zai qui les attendait à l’aéroport de Pontianak. «Ma femme m’a envoyé une photo du bébé aujourd’hui… Comment mon cœur pourrait-il ne pas être en morceaux ?»Les proches de passagers du vol SJY182 de Sriwijaya Air attendent des nouvelles à l'aéroport Supadio de Pontianak.

© LOUIS ANDERSON/Getty Images Les proches de passagers du vol SJY182 de Sriwijaya Air attendent des nouvelles à l’aéroport Supadio de Pontianak.

L’appareil, qui transportait 62 personnes (50 passagers, dont 10 enfants, et 12 membres d’équipage), devait se rendre à Pontianak, chef-lieu de la province indonésienne du Kalimantan occidental, sur l’île de Bornéo, selon les médias.

Tous les passagers sont de nationalité indonésienne, ont précisé les autorités locales.

L’avion parti de l’aéroport international de Jakarta Soekarno-Hata met normalement 90 minutes pour arriver à Pontianak, mais il a «perdu contact» peu après 14 h 40, heure locale, au-dessus la mer de Java, selon le ministre des Transports du pays.

Le vol SJ182 a perdu plus de 3350 mètres d’altitude (10 000 pieds) en moins d’une minute, quatre minutes seulement après son décollage, indique pour sa part le site de suivi du trafic aérien Flightradar24, spécialisé dans l’analyse des données d’avions.

Dans un communiqué, Sriwijaya Air qui possède environ 19 Boeing assurant des liaisons avec des destinations en Indonésie et dans le reste de l’Asie du Sud-Est, dit travailler à réunir davantage d’information. La compagnie n’entend pas faire de commentaires dans l’immédiat.Le vol parti de l'aéroport international de Jakarta Soekarno-Hata a disparu des radars quelques minutes après le décollage alors qu'il survolait la mer de Java.

© Google Le vol parti de l’aéroport international de Jakarta Soekarno-Hata a disparu des radars quelques minutes après le décollage alors qu’il survolait la mer de Java.

En octobre 2018, 189 personnes sont mortes dans le crash d’un Boeing 737 MAX qui s’est abîmé dans la mer de Java quelque 12 minutes après le décollage.

Cet accident et un autre en Éthiopie ont été attribués à des défauts techniques lié au nouveau modèle d’avion, différent du 737-500, et le constructeur aéronautique américain a écopé cette semaine d’une amende de 2,5 milliards de dollars pour avoir induit les autorités en erreur lors du processus d’approbation de l’appareil.

Avec CBC/Radio-Canada

Une agence américaine autorise la reprise des vols des 737 MAX de Boeing

novembre 18, 2020

L’Autorité fédérale américaine de l’aviation (FAA) a annoncé mercredi la levée de l’interdiction de vol du 737 MAX de Boeing, un avion cloué au sol dans le monde entier depuis mars 2019, à la suite de deux accidents en Indonésie et en Éthiopie qui ont fait 346 morts en l’espace de cinq mois.

American Airlines prévoit un premier vol avec le 737 MAX en décembre.© Mike Siegel/Reuters American Airlines prévoit un premier vol avec le 737 MAX en décembre.

L’administrateur de la FAA, Steve Dickson, s’est dit confiant à 100 % dans la sécurité de cet appareil, mais a souligné que l’avionneur américain devrait faire davantage pour améliorer ses procédures en matière de sécurité.

Cette levée met fin à la plus longue immobilisation de l’histoire de l’aviation civile et permettra à Boeing de reprendre les livraisons et les vols commerciaux de cet appareil aux États-Unis d’ici la fin de l’année.

La compagnie a perdu 393 commandes depuis les 10 derniers mois.

Nous avons fait tout ce qui est humainement possible pour nous assurer que ces types d’accidents ne se reproduisent plus, a déclaré à Reuters Steve Dickson. Il a ajouté que des modifications au niveau de la conception avaient supprimé ce qui avait causé ces accidents spécifiques.

La FAA exige une nouvelle formation des pilotes pour gérer le système MCAS anti-décrochage de l’appareil, mis en cause dans les deux accidents mortels, ainsi que de nouvelles mesures de sécurité et d’autres changements au niveau des logiciels.

Les compagnies devront également procéder à des travaux de maintenance sur les avions cantonnés au tarmac des aéroports depuis plus de 20 mois. Quant aux avions entreposés chez Boeing, ils devront être examinés par un inspecteur de la FAA avant d’être envoyés chez les clients.

Boeing de son côté s’est dit déterminé à tirer les leçons de [ses] erreurs pour bâtir un avenir plus sûr afin que de tels accidents ne se reproduisent plus.

Ces événements et les leçons que nous en avons tirées ont remodelé notre entreprise et concentré davantage notre attention sur nos valeurs fondamentales de sécurité, de qualité et d’intégrité.David Calhoun, PDG de Boeing

Transports Canada poursuit son évaluation

Dans un communiqué publié mercredi matin, le ministre canadien des Transports, Marc Garneau, a indiqué que les experts en matière de sécurité de Transports Canada poursuivent leur processus de validation indépendant afin de déterminer s’il convient d’approuver les modifications proposées pour l’aéronef. Nous nous attendons à ce que ce processus se termine très bientôt.

Cependant, il y aura des différences entre ce que la FAA a approuvé aujourd’hui et ce que le Canada exigera de ses exploitants. Ces différences comprendront des procédures supplémentaires pour le poste de pilotage et avant le vol, ainsi que des distinctions dans la formation, ajoute M. Garneau.

Les restrictions imposées à l’appareil de Boeing sont donc maintenues pour l’instant au Canada, précise encore le communiqué.

Une reprise en pleine pandémie

Les deux catastrophes aériennes d’octobre 2018 et mars 2019 ont plongé l’avionneur américain dans la plus importante crise de son histoire, avec une multitude d’enquêtes ouvertes à son encontre, un remaniement interne et de lourdes pertes financières.

Boeing va remettre en service son modèle phare dans un contexte délicat, sur fond de crise sanitaire mondiale du coronavirus, de nouvelles taxes douanières imposées par l’Union européenne et de défiance à l’égard de la compagnie.

Avant la décision de la FAA, American Airlines a fait part de son intention d’utiliser à nouveau le 737 MAX le 29 décembre. Southwest Airlines, qui dispose de la plus grande flotte de 737 MAX au monde, n’envisage pas de remettre l’appareil en service avant le deuxième trimestre 2021.

À Wall Street, le titre Boeing prenait 6,33 % à 223,35 $ dans les transactions d’avant séance, s’acheminant vers son niveau le plus élevé depuis le mois juin.

Avec CBC/Radio-Canada 

Les boîtes noires du Boeing abattu en Iran seront envoyées en Ukraine

janvier 18, 2020

Les deux boîtes noires du Boeing d’Ukraine Airlines abattu par un missile le 8 janvier près de Téhéran seront envoyées en Ukraine, rapporte samedi l’agence de presse iranienne Tasnim.

Les autorités iraniennes sont également d’accord pour que des experts français, canadien et américain examinent les données contenues dans ces enregistreurs, ajoute l’agence.

L’Iran dit avoir abattu par erreur cet avion de ligne ukrainien à bord duquel se trouvaient 176 personnes, toutes décédées.

«Grâce au savoir-faire de pays comme la France, le Canada et l’Amérique, nous essaierons de lire (l’enregistreur de données) à Kiev», a déclaré à l’agence Tasnim le directeur des enquêtes accident de l’Organisation de l’aviation civile iranienne, Hassan Rezaifar. «Si cette tentative échoue, la boîte noire sera envoyée en France», a-t-il ajouté.

Les deux enregistreurs de voix et de données ne seront pas décodés en Iran, a encore déclaré Hassan Rezaifar.

Consensus

Un porte-parole du Bureau d’enquêtes et analyses (BEA) français a indiqué que les discussions étaient toujours en cours entre l’Iran, l’Ukraine, la France, le Canada et les Etats-Unis.

«On ne nous a pas demandé officiellement de nous occuper des boites d’enregistrement», a-t-il dit.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau, dont le pays comptait 57 ressortissants à bord, avait demandé vendredi à l’Iran d’envoyer les enregistreurs de vol en France.

«L’Iran n’a pas le niveau d’expertise technique ni surtout les équipements nécessaires pour être en mesure d’analyser rapidement ces boîtes noires endommagées», a dit Justin Trudeau. «Il y a un début de consensus sur le fait que (…) (la France) serait le bon endroit où envoyer ces boîtes noires afin d’en tirer des informations exactes de manière rapide et c’est ce que nous encourageons les autorités iraniennes à accepter», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro avec Reuters

Une Française attaque Boeing en justice pour le crash d’Ethiopian Airlines

mai 21, 2019

ETHIOPIA-PLANE-CRASH

Le Boeing 737 Max d’Ethiopian Airlines s’est écrasé le 10 mars dernier en Ethiopie AFP

Une Française dont l’époux est décédé le 10 mars dans l’accident d’un Boeing 737 MAX en Ethiopie a engagé une action en justice aux Etats-Unis contre l’avionneur américain, a annoncé mardi son avocat.

Nadège Dubois-Seex réclame des dommages et intérêts – au minimum 276 millions de dollars -, a précisé Nomaan Husain, son conseil américain, lors d’une conférence de presse à Paris.

Il est reproché à Boeing de ne pas avoir informé les pilotes de 737 MAX des risques posés par le système antidécrochage MCAS de l’appareil, dont un dysfonctionnement pourrait être à l’origine du crash de l’appareil d’Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts le 10 mars.

Le constructeur aéronautique a par ailleurs récemment reconnu une anomalie dans le logiciel de ses simulateurs de vol, qui ne pourraient reproduire certaines conditions de vol.

Deux catastrophes aériennes impliquant le bimoteur vedette de Boeing se sont produites en octobre dernier en Indonésie puis en Ethiopie, faisant 356 morts au total. L’appareil est cloué au sol depuis ce deuxième crash.

«Une fois encore, la cupidité d’une entreprise a placé les profits avant la sécurité avec des conséquences tragiques pour le public», souligne Nomaan Husain dans une déclaration écrite.

Boeing a annoncé le 16 mai avoir achevé la mise à jour logiciel du 737 MAX.

 

Par Le Figaro.fr avec Reuters

Victoire pour Bombardier, ses avions CSeries ne seront plus taxés aux États-Unis

janvier 26, 2018

Un avion Bombardier sur le tarmac de l’aéroport de Mirabel au Québec, le 16 septembre 2013 / © AFP/Archives / Clement Sabourin

L’avionneur canadien Bombardier a remporté une victoire juridique sur son concurrent américain Boeing et l’administration Trump, les taxes gigantesques sur les importations des avions CSeries ayant été bloquées vendredi par une autorité indépendante.

Les membres de la Commission américaine du commerce international (USITC) ont jugé à l’unanimité (4 voix contre 0, 2 postes étant vacants) que les industriels américains, en l’occurrence l’avionneur Boeing, n’étaient pas affectés par le programme de l’avionneur canadien.

En décembre, le ministère américain du Commerce avait, lui, estimé que les aéronefs canadiens, des appareils moyen-courriers de 100 à 150 sièges, bénéficiaient de subventions du gouvernement canadien et qu’ils étaient vendus en-dessous de leur prix de fabrication.

L’administration Trump, qui se targue de vouloir protéger les entreprises et les travailleurs américains victimes de concurrence déloyale, avait alors fixé d’une part des droits devant compenser les subventions publiques (dits « compensateurs ») à 212,39%, et d’autre part, un taux anti-dumping à 79,82%.

Bombardier a immédiatement crié « victoire » après la décision de l’USITC, « pour l’innovation, la concurrence et la primauté de la loi ». « C’est aussi une victoire pour les compagnies aériennes américaines et le public voyageur des Etats-Unis », a-t-il ainsi réagi.

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland y a vu la confirmation de la position du Canada « selon laquelle les appareils CSeries de Bombardier ne constituent pas une menace commerciale pour Boeing ».

L’industrie aérospatiale est « un secteur vital » au Canada qui soutient « plus de 200.000 emplois de la classe moyenne partout » dans le pays, a-t-elle rappelé, tout en promettant le soutien indéfectible du gouvernement en faveur de « l’industrie canadienne de l’aérospatiale et ses travailleurs contre les pratiques commerciales protectionnistes ».

La Première ministre britannique Theresa May a, elle aussi, salué cette décision, Bombardier jouant « un rôle vital » dans l’économie de l’Irlande du Nord.

– ‘Pratiques protectionnistes’ –

« Nous allons poursuivre à plein régime notre projet CSeries, en se concentrant sur les besoins de nos compagnies aériennes clientes et en créant plus et de nouveaux emplois hautement qualifiés aux Etats-Unis », a réagi de son côté, le PDG d’Airbus, Tom Enders.

Concurrent historique de Boeing, l’avionneur européen a passé récemment un accord avec Bombardier pour la production des CSeries dans son usine américaine.

Boeing s’est dit de son côté « déçu » que l’USITC ne reconnaisse pas le préjudice dont il s’affirme victime.

« Nous allons examiner l’avis de la Commission un peu plus en profondeur au fur et à mesure que les détails seront publiés dans les prochains jours », a indiqué Boeing.

Il va en outre continuer de passer en revue les torts supposés causés par les pratiques commerciales qu’il juge « illégales » de Bombardier et notamment les conséquences pour l’emploi.

Le groupe de Chicago n’a pas précisé s’il allait faire appel de la décision de l’USITC, bien que deux recours soient encore possibles, auprès du Tribunal du commerce de New York avant une ultime saisine de la Cour d’appel fédérale de Washington.

Les membres de l’USITC sont répartis de manière équitable entre démocrates et républicains.

Dans ce dossier, son rôle était de déterminer si l’industrie américaine était menacée par les importations en question.

Le ministère du Commerce avait, lui, agi à la demande de Boeing et conclu en sa faveur.

Dans sa plainte déposée après la commande par la compagnie américaine Delta de 75 CSeries, Boeing avait estimé que Bombardier avait vendu chaque CS100 à 19,6 millions de dollars américains pour un coût de fabrication de 33,2 millions.

Au prix catalogue 2017, le CS100 est proposé à 79,5 millions de dollars l’unité. Pour autant, les prix catalogues ne reflètent jamais ceux réellement payés par les compagnies qui négocient toujours d’importants rabais.

Et devant l’USITC, Boeing avait affirmé que « le Cseries n’existerait tout simplement pas sans ces subventions », évoquant « des prix ridiculement bas ».

Bombardier avait, lui, plaidé « une attaque sans fondement ». Il avait par ailleurs passé un accord avec le géant européen Airbus pour que les avions CSeries destinés au marché américain soient fabriqués dans une usine d’Airbus aux Etats-Unis.

Les CSeries n’ont pas été encore livrés à Delta. Par conséquent, les taxes, qui avaient été décidés en décembre, n’avaient pas pu être appliquées.

Romandie.com avec(©AFP / 27 janvier 2018 01h46)                

Airbus et Bombardier vers de nouveaux horizons avec la Cseries

octobre 17, 2017

Airbus et Bombardier devraient être « capables de prendre 50% du marché » des avions de 100 à 150 places,pour le PDG d’Airbus / © AFP / STF

Avec le couteau de Boeing sous la gorge, Bombardier a cédé à Airbus le contrôle de son programme aéronautique CSeries, mettant fin à ses ambitions de s’imposer seul face aux deux géants américain et européen.

« Je suis triste mais en même temps rassuré », car au-delà de cette question, « tout le monde est gagnant dans cet accord », a dit à l’AFP Mehran Ebrahimi, spécialiste de l’aéronautique à l’Université du Québec à Montréal.

L’avionneur européen a annoncé un spectaculaire rapprochement avec le groupe canadien en prenant 50,01% de l’entité qui gère le programme de l’avion CSeries (100 à 150 places), au moment où Bombardier se trouve dans une situation financière périlleuse.

« Le programme de la CSeries n’est pas mort » et il va plutôt connaître un essor sur le plan commercial « avec la puissance marketing colossale d’Airbus », prédit M. Ebrahimi.

Succès sur le plan industriel, cet avion, premier monocouloir de conception entièrement nouvelle depuis plus de 25 ans, tardait cependant à rencontrer le succès commercial.

Mis en service à l’été 2016, après des coûts de développement de plus de 5,4 milliards de dollars américains, le CSeries n’a jusqu’à maintenant été commandé qu’à 360 exemplaires.

Qui plus est, une commande de 75 appareils de la compagnie américaine Delta était menacée depuis l’imposition de droits punitifs sur l’avion par le gouvernement américain.

En pleine renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, les autorités américaines ont imposé, sous la pression de Boeing, des droits compensatoires de 220% sur ce type d’avions importés sur leur sol, ainsi qu’une taxe antidumping de 80%.

Même si ces droits restent à confirmer, ils avaient de facto « fermé l’accès au marché américain » pour Bombardier, a estimé la ministre québécoise de l’économie, Dominique Anglade.

Le rapprochement Airbus/Bombardier vient régler ce problème car le géant européen prévoit d’ouvrir une seconde ligne d’assemblage pour les avions de la CSeries vendus aux Etats-Unis à ses installations de Mobile, en Alabama (sud des Etats-Unis).

« La CSeries sera assemblée aux Etats-Unis et ne sera donc pas sujette à ces droits, ce qui est une nouvelle fantastique pour Bombardier et le Canada », a estimé Walid Hejazi, professeur de management aéronautique à l’Université de Toronto.

Le partenariat donne aussi du temps au gouvernement canadien de Justin Trudeau pour revoir son intention de ne pas acheter d’avions de chasse super Hornet à Boeing si les Etats-Unis décident finalement d’imposer les droits punitifs visant la Cseries.

– ‘Boeing pas content’ –

« Boeing faisait tout pour fermer le lucratif marché américain à Bombardier. Il n’avait pas prévu ce développement. Boeing n’est clairement pas content car ce dénouement sape réellement sa position stratégique », a dit M. Hejazi à l’AFP.

L’accord profite aussi au président, Donald Trump, « dans la mesure où une partie de la production passe du Canada aux Etats-Unis », souligne-t-il.

Le siège du programme et la ligne d’assemblage principale de la CSeries resteront cependant basés aux installations de Bombardier à Mirabel, au nord de Montréal, assurant l’avenir de 2.000 emplois. L’accord consolide aussi la filière industrielle aéronautique au Québec, forte de 40.000 salariés.

« Airbus vient d’acquérir une technologie extraordinaire et va compléter d’une façon remarquable sa gamme de produits. Bombardier va certainement augmenter son nombre de commandes et donc à long terme la viabilité de son projet », explique pour sa part Merhan Ebrahimi.

« Maintenant toutes les autres compagnies aériennes américaines et ailleurs dans le monde vont examiner avec beaucoup plus de sérieux la CSeries », renchérit M. Hejazi.

Le rapprochement représente également un joli dilemme sur le plan stratégique pour Airbus car Bombardier avait dans ses cartons des plans pour un CS500, un avion de la CSeries à plus de 150 places.

« Produire le CS500 serait moins onéreux pour Airbus que de développer la famille des A320 neo. Mais là encore, ce n’est pas aussi évident dans la mesure où Airbus à un carnet de plus de 3000 commandes pour le A320 », explique M. Ebrahimi.

Romandie.com avec(©AFP / 17 octobre 2017 18h37)                

Canada/États-Unis: Londres menace Boeing de représailles dans l’affaire Bombardier

septembre 27, 2017

Outre sa présence au Canada, Bombardier est un... (AP)

Outre sa présence au Canada, Bombardier est un des principaux employeurs en Irlande du Nord, avec près de 8000 personnes, dont 4200 pour les seules activités aéronautiques, la majeure partie dans son usine de Belfast où sont fabriqués les ailes et des éléments du fuselage de la C Series.

Les autorités britanniques ont réagi avec virulence et menacé Boeing de représailles après la décision américaine d’imposer des droits antidumping massifs sur des avions de Bombardier, qui emploie des milliers de personnes en Irlande du Nord.

Mardi, le gouvernement de Donald Trump a décidé de taxer à hauteur de 220% les avions de transport civil CSeries fabriqués par l’avionneur canadien. Il avait été saisi par Boeing, qui accuse Bombardier de faire bénéficier ces avions de subventions publiques leur permettant d’être vendus en-dessous de leur prix de revient.

«Amèrement déçue par la première décision sur Bombardier», a réagi mercredi matin la première ministre Theresa May. «Le gouvernement continuera de travailler avec l’entreprise pour protéger des emplois vitaux en Irlande du Nord», a-t-elle ajouté.

Mme May avait pourtant directement évoqué ce sujet avec le président américain Donald Trump lors d’une entrevue à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU le 21 septembre aux États-Unis, insistant à l’époque sur l’importance de Bombardier pour l’économie nord-irlandaise.

Le ministre britannique de la Défense Michael Fallon a même évoqué mercredi de possibles représailles contre l’avionneur américain, emboîtant le pas au premier ministre canadien Justin Trudeau, qui avait menacé la semaine dernière de ne pas acheter de chasseurs Boeing Super Hornet pour l’armée canadienne si Washington mettait ses menaces à exécution.

«Boeing est un partenaire majeur de défense et l’un des grands gagnants de notre dernier passage en revue des contrats de défense, donc ce n’est pas l’attitude que nous attendons d’un partenaire de long-terme», a souligné M. Fallon lors d’un discours à Belfast, non loin d’un énorme site de Bombardier.

Boeing a remporté pour des milliards de livres de contrats de défense avec le Royaume-Uni. Il a ainsi été choisi dernièrement pour lui fournir de nouveaux avions de reconnaissance maritime ainsi que des hélicoptères Apache.

«Ils vont présenter leur candidature pour d’autres contrats de défense et ce type d’attitude pourrait clairement compromettre notre relation», a menacé M. Fallon.

Mauvais signe pré-Brexit

Outre sa présence au Canada, Bombardier est l’un des principaux employeurs en Irlande du Nord, où il emploie au total près de 8000 personnes, dont 4200 pour les seules activités aéronautiques, la majeure partie dans son usine de Belfast où sont fabriqués les ailes et des éléments du fuselage de la C Series.

Le parti nord-irlandais DUP, dont les 10 députés alliés au Parti conservateur permettent à Theresa May de disposer d’une majorité au Parlement, a aussi déploré la position du gouvernement américain. Sa cheffe Arlene Foster a souligné sur Sky News que sa formation userait de «toute son influence sur le gouvernement» dans ce dossier.

«C’est une décision très décevante, mais ce n’est pas la fin du processus, et d’autres étapes suivront», a-t-elle espéré, la décision américaine devant faire l’objet d’une confirmation d’ici le 12 décembre.

Le dirigeant du syndicat Unite en Irlande du Nord, Jimmy Kelly, a toutefois jugé «peu probable» que la décision initiale du secrétariat américain au Commerce soit inversée «par le président Trump dont les penchants protectionnistes sont bien connus».

Il a jugé que cette mesure représentait «une menace directe et très sérieuse» sur les emplois locaux, directs ou ceux des sous-traitants ou des prestataires de services qui dépendent de l’activité de Bombardier.

Plusieurs personnalités politiques britanniques ont aussi souligné que cette décision de Washington augurait mal des négociations commerciales à venir entre les États-Unis et le Royaume-Uni, lorsque ce dernier aura quitté l’Union européenne.

«Cela ne présage rien de bon pour un éventuel accord commercial américano-britannique», a déploré Hugo Swire, un député conservateur ancien secrétaire d’État aux Affaires étrangères.

«Les partisans du Brexit nous promettent un super accord commercial avec les États-Unis après notre départ de l’UE (…) mais ce que nous constatons, c’est que le gouvernement américain prend une décision complètement opposée à nos intérêts économiques», a souligné l’association pro-européenne Open Britain.

Lapresse.ca par Antoine POLLEZ avec AP et AFP

L’Iran confirme vouloir 114 Airbus, s’intéresse aussi à Boeing

janvier 24, 2016

L’Iran prévoit d’acheter 114 avions à Airbus d’ici à un mois ou deux et envisage d’autres opérations, ont indiqué dimanche les autorités iraniennes, une semaine après la levée des sanctions économiques et financières qui pesaient sur le pays.

La République islamique pourrait avoir besoin d’un total de 500 nouveaux appareils à moyen terme sur les trois ans à venir, a indiqué le député Mahdi Hashemi, président de la Commission parlementaire du développement. Il s’exprimait lors de la première grande réunion post-sanctions qui se tenait à Téhéran, le Sommet CAPA Aviation.

Le gouvernement iranien dit depuis longtemps qu’il doit rafraîchir sa flotte vieillissante, qui a beaucoup souffert de la pénurie de pièces de rechange en raison des sanctions commerciales imposées par les Etats-Unis et les pays occidentaux.

Ces sanctions ont été levées il y a une semaine maintenant, après constat de la mise en oeuvre par Téhéran de l’accord de juillet 2015 encadrant son programme nucléaire.

Le gouvernement iranien discutera des modalités du contrat avec Airbus ces prochains jours, a précisé le ministre iranien des transports Abbas Akhoondi aux journalistes.

Le président iranien Hassan Rohani est attendu à Paris mercredi dans le cadre d’une tournée en France et en Italie qui était prévue en novembre. Mais l’événement avait été reporté en raison des attentats de Paris et Saint-Denis.

Intérêt pour des A380
L’Iran est également intéressé par les avions de l’américain Boeing, a indiqué le ministre des transports. L’Iran voudrait acheter plus de 100 Boeing a ensuite précisé à Reuters le vice-ministre des transports Asghar Fakhrieh Kashan à Reuters.

En ce qui concerne Airbus, l’Iran a conclu un accord provisoire pour acheter huit exemplaires de l’A380, le très gros porteur de l’avionneur européen, livrables à partir de 2019, a détaillé à Reuters le vice-ministre des transports.

L’achat de 16 A350 est également prévu, a déclaré Asghar Fakhrieh Kashan, en marge de la conférence de Téhéran. L’Iran est aussi intéressé par des avions régionaux et notamment par le MRJ de Mitsubishi et les séries C du canadien Bombardier, a dit le vice-ministre.

Les compagnies aériennes iraniennes privées parlent aussi au brésilien Embraer et au russe Soukhoï.

Avec des propositions
Selon le député Mahdi Hashemi, la commande à Airbus pourrait être passée d’ici à deux mois. Le ministre iranien des transports avait annoncé dès le 16 janvier que l’Iran avait décidé d’acheter 114 avions civils à l’avionneur européen juste avant l’annonce officielle de la levée des sanctions internationales contre la République islamique.

Le député Hashemi a aussi appelé les investisseurs internationaux et les compagnies aériennes à se présenter à Téhéran. « Venez avec vos propositions », a-t-il dit. « Nous voudrions avoir de nouveaux contrats et les honorer immédiatement et rattraper les pertes liées au passé dont nous avons souffert. »

Romandie.com

Boeing disparu: débris et morceau de valise retrouvés à la Réunion

juillet 30, 2015

Un morceau de valise marron a été retrouvé jeudi matin à La Réunion sur la commune de Saint-André. Il a été découvert au même endroit qu’un débris d’avion dont il n’est pas exclu qu’il puisse provenir du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu le 8 mars 2014.

« Le morceau de valise était là depuis hier, mais personne n’y a vraiment prêté attention », a déclaré Johnny Bègue, membre d’une association chargée de nettoyer le littoral, qui, la veille, avait repéré le débris d’avion.

Le morceau de valise a été récupéré par les gendarmes de la BGTA (Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens) chargés de l’enquête, selon des témoins. « On voit encore la fermeture de la valise toujours accrochée à un morceau de toile rigide », a relaté Johnny Bègue. « Là, c’est vraiment bizarre, ça me donne un peu le frisson », a-t-il ajouté.

La préfecture de La Réunion a indiqué jeudi que la provenance du débris d’avion « n’est pas identifiée » à ce stade et qu »aucune hypothèse n’est exclue, y compris la provenance d’un Boeing 777″. Le Bureau enquête et accidents (BEA) est saisi, a également indiqué la préfecture.

Deux jours pour vérifier
La compagnie Malaysia Airlines a pour sa part qualifié de « prématurées » les spéculations selon lesquelles ce débris proviendrait du Boeing du vol MH370 disparu.

Le vice-ministre malaisien des Transports Abdul Aziz a précisé qu’une équipe malaisienne était en route pour la Réunion et qu’il faudrait deux jours environ pour vérifier que la pièce – un flaperon – provient ou non du vol MH370. Ce genre de pièce porte en général des marquages ou numéros d’identification.

L’appareil, parti de Kuala Lumpur pour Pékin avec 239 personnes à bord, avait disparu une heure après son décollage le 8 mars 2014. On n’en a jamais retrouvé la trace, malgré d’intenses recherches dirigées par l’Australie dans le sud de l’océan Indien.

L’hypothèse d’un débris du MH370 n’est pas la seule envisagée par les milieux aéronautiques. Ceux-ci évoquent aussi celle d’un fragment d’un Airbus A310 de la compagnie Yemenia, accidenté en 2009, au large des Comores, ou celle d’un bimoteur écrasé en 2006 au sud de La Réunion

Romandie.com

Avions de combat: le Koweit choisit Boeing face à un consortium européen

mai 7, 2015

New York – Le Koweit va commander 28 avions F/A-18E/F Super Hornet du constructeur américain Boeing, un contrat estimé à 3 milliards de dollars, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier.

Cette nouvelle version de l’avion de combat multirôle était en compétition avec le Typhoon Eurofighter du consortium européen emmené par le britannique BAE Systems, Airbus Defense and Space (ex-EADS) et l’italien Finmeccanica, a ajouté la source, qui a requis l’anonymat.

L’émirat a signé une lettre d’intention dans laquelle il s’engage à acheter ces appareils, selon cette même source.

Les négociations pour finaliser cette commande sont en cours entre le département d’Etat américain et les autorités du Koweit, a-t-elle précisé.

Sollicité par l’AFP, Boeing s’est refusé à confirmer ou à infirmer ces informations.

Nous renvoyons au gouvernement américain pour tout détail concernant des ventes d’avions militaires à un pays étranger, a déclaré à l’AFP Caroline Hutcheson, une porte-parole.

La porte-parole a cependant évoqué une commande internationale prochaine couplée à un financement de 12 appareils Super Hornet à l’US Navy, la Marine américaine, qui devrait permettre à l’entreprise de continuer à produire cet appareil sans interruption.

Boeing, qui produit le Super Hornet à Saint-Louis (Missouri, centre), avait prévu de suspendre la production dans cette usine d’ici 2017.

Romandie.com avec(©AFP / 07 mai 2015 15h48)