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Les Russes boivent de moins en moins d’alcool

octobre 2, 2019

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Les Russes consomment désormais près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres). DMITRY KOSTYUKOV/AFP

Selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la consommation d’alcool en Russie a chuté de 43% entre 2003 et 2016, contribuant à une augmentation de l’espérance de vie, surtout chez les hommes. Russes et Français sont désormais à égalité avec 11,7 litres d’alcool par an.

Des Russes fréquemment ivres et grands consommateurs de vodka et d’autres boissons fortes plus ou moins frelatées: ces clichés qui, non sans raison, ont longtemps eu la vie dure méritent d’être relativisés. Si le pays est loin d’être devenu sobre, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié mardi indique que les Russes ont réduit leur consommation d’alcool de 43% en moins de quinze ans (entre 2003 et 2016 précisément). Une baisse que l’OMS explique notamment par la vigoureuse politique mise en place par les autorités et qui a favorisé la hausse de l’espérance de vie, en particulier chez les hommes, dans un pays en proie à un sérieux déficit démographique.

En 2016, l’OMS constatait que la consommation individuelle d’alcool en Russie avait diminué de 17,6 à 11,7 litres en dix ans. Des chiffres différents des statistiques officielles russes qui évoquent une chute de 18 à 9,3 litres par personne depuis 2012. Quoi qu’il en soit, cette évolution place désormais la Russie à des niveaux de consommation comparables, voire parfois inférieurs, à ceux observés dans l’Union européenne. Selon l’OMS, les plus gros buveurs au sein de l’UE sont les Lituaniens (18,2 litres par personne et par an), les Roumains et les Tchèques (13,6 litres), suivis par les Croates et les Bulgares (13,6 litres). À égalité avec les Russes, les Français ont consommé, eux, 11,7 litres d’alcool en 2016, soit près de deux fois moins qu’en 1970 (21,5 litres).

«La Fédération de Russie a longtemps été considérée comme l’un des pays où l’on boit le plus au monde», relève un rapport de l’OMS qui rappelle que l’alcool a fortement contribué à la surmortalité depuis les années 1990 et à la crise démographique qui a suivi la chute de l’URSS. «Ces dernières années, ces tendances ont été inversées», souligne l’OMS.

Les modes de consommation ont changé

Dans un pays qui compte 146,5 millions d’habitants – soit cinq millions de moins qu’en 1991-, la baisse de la consommation d’alcool a contribué à la hausse de l’espérance de vie, qui a atteint un niveau record en 2018, pour s’établir à 78 ans pour les femmes et 68 ans pour les hommes. Ces chiffres s’établissaient, début des années 1990, à 57 ans pour les hommes et 71 ans pour les femmes, selon les statistiques officielles.

Au milieu des années 1980, Mikhaïl Gorbatchev avait lancé une campagne très impopulaire contre l’alcoolisme. Toutefois, après la chute de l’URSS, en 1991, la consommation a explosé, ne cessant n’a cessé d’augmenter jusqu’au début des années 2000. Une époque dont restent notamment les images de Boris Eltsine apparaissant pris de boisson devant les caméras. En 2003, les Russes ont consommé en moyenne 20,3 litres d’alcool.

Peaufinant son image de sportif menant une vie saine, Vladimir Poutine, a ensuite décidé d’introduire des restrictions visant les spiritueux, en particulier la vodka, et l’interdiction de vente des boissons les plus alcoolisées dans les magasins après 23 heures. Depuis 2011, la Russie a mis en place une série de mesures préconisées par l’OMS. À la mi-septembre, une loi votée en première lecture à la mi-septembre prévoit la fermeture des petits débits de boissons, installés au rez-de-chaussée de nombreux immeubles d’habitation et qui permettent de contourner les limitations imposées à la vente d’alcool. Le prix minimum de vente au détail des alcools forts a aussi drastiquement augmenté, tandis que la publicité a été bannie et l’interdiction de vente aux mineurs très strictement appliquée.

«À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu ?»

Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta.

Les modes de consommation se sont également modifiés. Si comme dans la plupart des pays nordiques, la bière reste très prisée – à Moscou, la moindre supérette de quartier en propose une invraisemblable variété -, la consommation de vodka a reculé l’an dernier et, dans une moins mesure, celle du vin.

Reste néanmoins un penchant, qui serait enraciné dans la culture et que certains justifient par la rudesse des conditions de vie et du climat. Les éditorialistes se sont emparés de l’affaire avec un humour parfois mordant. «À quoi faut-il s’attendre si les Russes examinent la situation sans avoir bu?», ironisait la semaine Boris Bronstein dans Novaïa Gazeta. «Les citoyens remarqueront que notre économie n’est pas si bonne que nous le souhaiterions. (…). Et celui qui aura repoussé son verre constatera, à son grand étonnement, l’ampleur de la corruption domestique…».

Par Le Figaro.fr par Alain Barluet Correspondant à Moscou

La chanteuse Amy Winehouse retrouvée morte à son domicile londonien

juillet 23, 2011

….LONDON – La chanteuse soul britannique Amy Winehouse, connue pour ses frasques et son penchant pour les drogues et la boisson, a été retrouvée morte samedi à son domicile dans le quartier londonien de Camden, a annoncé la police.

La cause du décès n’a pas été précisée dans l’immédiat. Les services ambulanciers de Londres ont fait savoir que la chanteuse était morte avant l’arrivée de deux équipes sur place.

Après un premier album, « Frank », déjà remarqué, Amy Winehouse avait connu la gloire internationale fin 2006 avec « Back To Black », album salué par la critique qui s’ouvrait par le tube « Rehab » où elle évoquait son refus de séjourner dans un centre de désintoxication pour alcooliques. Il se refermait sur l’inquiétant « Addicted » (Accro)…

Amy Winehouse meurt à l’âge de 27 ans, rejoignant une longue liste de rock stars mortes exactement au même âge: Brian Jones, Janis Joplin, Jimi Hendrix, Jim Morrison ou encore Kurt Cobain. Depuis 2007, elle avait connu de nombreux déboires liés à sa santé, allant d’annulation de concerts ou de tournées à des cures de désintoxication en passant par des démêlés judiciaires et un mariage houleux de deux ans avec Blake Fielder-Civil. Pour le plus grand bonheur de la presse à sensation, qui en a fait ses choux gras, et de millions d’internautes dans le monde.

« Je n’ai jamais cherché à devenir célèbre », avait déclaré la chanteuse à l’Associated Press au moment de la sortie de « Back to Black ». « Je suis seulement une musicienne ».

Un talent certain, reconnu par la profession et le public, mais vite éclipsé par les frasques nombreuses et variées d’une jeune femme au look immédiatement reconnaissable (longue touffe de cheveux noirs, maquillage marqué et tatouages) et à la maigreur devenue rapidement inquiétante.

Née en 1983 d’un père chauffeur de taxi, Mitch, et d’une pharmacienne, Janis, Amy Winehouse a grandi dans les quartiers nord de Londres, destinée dès son plus jeune âge au show-business. D’écoles d’art en académies pour futurs chanteurs et acteurs, elle sort son premier album « Frank » en 2003, un disque influencé par le jazz qui se vendra bien en Grande-Bretagne mais qu’elle reniera en partie, affirmant en être « seulement à 80% à l’origine ».

Suit une première période de turbulences, où elle rompt avec son petit ami de l’époque, perd l’inspiration et, de son propre aveu, fume beaucoup de marijuana. « J’ai perdu l’inspiration pendant tellement longtemps », dira-t-elle en 2007. « Et, en tant qu’auteur, votre valeur personnelle dépend littéralement de la dernière chose que vous avez écrite ».

L’attente en valait toutefois visiblement la peine, puisque « Back to Black » sera l’un des coups de tonnerre musicaux de 2006. Mélange de soul, de jazz et de doo-wop, l’album se vend à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde et rapporte notamment cinq Grammy Awards à son auteur, dont celui de meilleure chanson pour « Rehab ».

Fin de l’histoire musicale. On parlera désormais plus de celle qui se décrit elle-même comme « une incroyable alcoolique » pour sa vie privée que pour ses chansons.

Face aux rumeurs sur sa maigreur parfois alarmante, elle reconnaît souffrir de troubles alimentaires. Elle confie à un journal être maniaco-dépressive mais ne pas vouloir prendre de médicaments. Les photographies se multiplient, où on la voit chancelante, le teint blafard, le regard vide et les bras couverts de marques.

La chanteuse connaît aussi des démêlés avec la justice. En avril 2008, elle est arrêtée et libérée sous caution pour avoir frappé un homme lors d’une soirée agitée. La même année, elle fait l’objet d’une enquête suite à la publication par un tabloïd d’une vidéo la montrant en train de fumer du crack. Elle ne sera pas inculpée.

En 2010, elle plaide coupable de l’agression du dirigeant d’une salle de cinéma qui lui aurait demandé de quitter une soirée de Noël familiale en raison de son état d’ébriété avancé. Elle écope d’une amende.

Amy Winehouse avait épousé Blake Fielder-Civil, un homme gravitant dans le monde de la musique, en mai 2007 à Miami. La lune de miel fut brève, son mari finissant en prison pour avoir frappé le patron d’un pub l’année précédente. Elle sera aux côtés de son époux pendant son procès, mais ils divorceront en 2009.

A défaut de successeur à « Back to Black », sa santé fragile a également garanti à la chanteuse une présence régulière dans les médias. En juin 2008 et avril 2010, elle est hospitalisée pour des blessures légères après s’être évanouie et être tombée chez elle.

Lassés, pour beaucoup, par ces frasques, ses fans perdent patience et désespèrent d’écouter un jour un nouvel album de la star. Seuls quelques rares enregistrements voient le jour, dont une reprise du classique pop « It’s My Party » pour l’album de Quincy Jones « Q: Soul Bossa Nostra », sorti en 2010.

Elle aurait dû faire son retour avec une tournée en Europe il y a quelques semaines. Mais, après un premier concert désastreux à Belgrade, le mois dernier, lors duquel elle sera sifflée par une foule énervée de la voir massacrer ses chansons, la tournée avait été annulée sine die et Amy Winehouse était rentrée chez elle pour se reposer.

AP par Sylvia Hui Et Jill Lawless avec La Presse Canadienne