Posts Tagged ‘Bombardements’

Centrafrique : un avion étranger aurait bombardé un camp militaire et des mercenaires de Wagner

novembre 29, 2022

D’après Bangui, l’aéronef aurait franchi les frontières du pays, au Nord, et aurait bombardé la ville de Bossangoa. L’appareil aurait pris pour cible les bases militaires centrafricaine et russe, ainsi qu’une usine de coton.

Des soldats centrafricains sur la route entre Boali et Bangui. © FLORENT VERGNES/AFP.

Le gouvernement centrafricain a affirmé que, le 28 novembre, un avion reparti dans un pays voisin « a largué des explosifs dans la ville » de Bossangoa (Nord-Ouest) sur des militaires centrafricains et des mercenaires russes du groupe Wagner, menaçant de représailles. L’attaque a été perpétrée en plein milieu de la nuit de dimanche à lundi, peu avant 3 h du matin, selon Bangui.

« L’appareil [a pris] pour cible la base de nos forces de Défense, celle de nos Alliés ainsi que l’usine de coton », assure dans un communiqué le gouvernement. C’est la première fois qu’une attaque présumée par un avion hostile survient au moins depuis le début de la guerre civile, en 2013.

Venu du Nord

Un aéronef « a bombardé la base des Russes à 2h50 du matin, nous avons entendu au moins quatre bombes mais comme il faisait nuit, nous n’avons pas vu l’avion qui était sans phares et faisait peu de bruit », a affirmé par téléphone Étienne Ngueretoum, directeur régional des Eaux et Forêts à Bossangoa. Deux bombes ont explosé selon lui dans son jardin, qui jouxte une usine de coton occupée par les Russes.À LIRERussie-Afrique : les mercenaires de Wagner sont-ils vraiment efficaces ?

Le maire de Bossangoa, Pierre Denamguere, a confirmé aussi l’attaque par téléphone. « C’est un avion sans lumières et que l’on n’a pu identifier, la cible était l’usine de coton que les Russes et les forces armées utilisent comme base, il n’y a pas trop de dégâts », a-t-il commenté.

« Cet aéronef, après avoir commis ces forfaits […] a pris la direction du nord […] avant de traverser nos frontières », assure le gouvernement. Encore il y a peu aux mains des rebelles, Bossangoa est située au nord de Bangui et à environ 150 kilomètres au sud du Tchad.  Une enquête a été ouverte pour « situer les responsabilités » de « cet acte ignoble perpétré par les ennemis de la paix [qui] ne saurait rester impuni » et « toutes les dispositions ont déjà été prises pour faire face à toute éventualité », conclut le communiqué.

Par Jeune Afrique (avec AFP)

L’Ukraine subit une vague de bombardements russes

octobre 10, 2022
Une femme au visage ensanglanté est aidée par un pompier qui porte ses deux chiens.

Les frappes russes sur les civils ont repris lundi, alourdissant le bilan des morts, des blessés et des déplacés. Photo : Reuters/Services d’urgence de l’Ukraine

Des bombardements russes meurtriers d’une ampleur inégalée depuis des mois ont frappé Kiev et d’autres villes d’Ukraine lundi, deux jours après l’explosion qui a partiellement détruit le pont de Crimée, les alliés occidentaux dénonçant aussitôt de nouveaux « crimes de guerre » et des attaques « aveugles ».

Au même moment, le Bélarus faisait craindre l’ouverture d’un nouveau front à la frontière nord de l’Ukraine en annonçant un déploiement aux contours non précisés de troupes conjointes avec son allié russe, et était accusé par Kiev de laisser utiliser son territoire pour des attaques de drones.

Ils essaient de nous détruire tous, de nous effacer de la surface de la Terre, a réagi le président ukrainien Zelensky sur les réseaux sociaux lundi matin alors que les missiles frappaient les villes d’Ukraine, réclamant à ses alliés occidentaux une réponse dure face à la Russie.

Dans un bilan provisoire, les services de secours ukrainiens ont fait état de 11 morts et 64 blessés dans le pays.

Le premier ministre ukrainien, Denis Chmygal, a indiqué que 11 infrastructures importantes avaient été endommagées dans huit régions en plus de la capitale Kiev.

Un cratère creusé par un missile dans une route, et un autobus endommagé.

Un missile russe s’est écrasé à Dnipro en touchant des quartiers résidentiels. Photo : Reuters

Ils veulent détruire le système énergétique, a estimé Volodymyr Zelensky, alors que des coupures d’électricité touchaient en fin de matinée de nombreuses régions ukrainiennes.

Kiev meurtrie

Selon la Défense ukrainienne, l’armée russe a lancé 83 missiles, dont 43 missiles de croisière, et 52 d’entre eux ont été interceptés par la défense aérienne.

Une demi-douzaine de déflagrations ont été entendues à Kiev, avec des frappes sur plusieurs quartiers, dont le centre-ville.

Il y a plusieurs frappes sur l’infrastructure critique de la ville, a déclaré le maire Vitali Klitschko.

Deux missiles ont frappé peu après 8 h du matin dans le centre, à moins d’une minute d’intervalle et à 300 mètres de distance. Dans le parc Taras Chevtchenko, une aire de jeux pour enfants a été pulvérisée.

Dans la rue voisine, le missile a creusé un cratère, soulevé l’asphalte et détruit plusieurs automobiles. Un corps sans vie est visible sous une couverture thermique en aluminium. Les vitres des bâtiments voisins sont soufflées.

Une Ukrainienne au milieu de son appartement soufflé par un bombardement.

Le chef de l’armée ukrainienne a déclaré que les forces russes avaient lancé au moins 75 missiles sur l’Ukraine lundi matin, touchant des civils, notamment ici à Dnipro. Photo: Getty Images/AFP/Dimitar Dilkoff

Selon Vitali Klitschko, qui a appelé la population à se mettre à l’abri en cas de nouvelle alerte, cinq personnes sont mortes et 51 ont été blessées rien que dans la capitale ukrainienne.

Je suis très choqué. Je suis arrivé à Kiev ce matin. Je marchais dans la rue… quand il y a eu les explosions, a raconté Ivan Poliakov, un jeune homme de 22 ans.

« Il y a une université, deux musées, il n’y a pas de cible militaire ou du même genre. Ils tuent juste des civils. »— Une citation de  Ksenia Riazantseva, une habitante du quartier

Condamnation internationale

L’Union européenne a estimé que ces attaques russes s’apparentaient à des crimes de guerre dont les responsables devront rendre compte, appelant par ailleurs le Bélarus à ne pas être partie à l’agression brutale menée par la Russie.

Ces attaques barbares démontrent que la Russie opte pour une tactique de bombardements aveugles de civils, a ajouté Peter Stano, porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

L’OTAN a condamné des attaques horribles et aveugles contre des infrastructures civiles. L’alliance soutiendra l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra, a affirmé son secrétaire général Jens Stoltenberg.

« Viser intentionnellement les populations civiles constitue un crime de guerre. »— Une citation de  Catherine Colonna, ministre française des Affaires étrangères

Berlin a de son côté annoncé une réunion d’urgence virtuelle mardi des dirigeants du G7 et du président ukrainien Volodymyr Zelensky à 14 h.

Le président russe Vladimir Poutine a pour sa part expliqué, lors d’une réunion de son conseil de sécurité, que la Russie avait lancé une campagne massive de bombardements contre l’infrastructure énergétique, militaire et de communication de l’Ukraine, en réplique à l’attaque terroriste du pont de Crimée.

Kiev n’a ni confirmé ni démenti son implication dans cette explosion survenue samedi matin.

M. Poutine a promis des répliques sévères en cas de nouvelles attaques ukrainiennes contre la Russie. Les frappes ont atteint leur objectif, a assuré le ministère de la Défense russe.

De la fumée noire s'échappe d'un incendie sur le pont.

Le pont de Kertch est le seul lien terrestre de la Russie avec la Crimée annexée. Photo: Getty Images/AFP

Dimanche, M. Poutine avait accusé l’Ukraine d’avoir organisé l’explosion qui a détruit une partie de ce pont reliant à la Russie la péninsule annexée en 2014, pont qu’il avait lui-même inauguré en 2018.

L’ex-président Dmitri Medvedev, actuel numéro 2 du Conseil de sécurité russe réuni lundi, a été plus loin, promettant d’ores et déjà que ces frappes n’étaient qu’un premier épisode et appelant au démantèlement total du régime politique de l’Ukraine.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a en retour affirmé que la Russie menait ces frappes massives en désespoir de cause afin d’essayer de changer le cours de la guerre dans laquelle elle est en difficulté.

Poutine est désespéré à cause des défaites sur le champ de bataille et il utilise le terrorisme des missiles pour essayer de changer le rythme de la guerre en sa faveur, a-t-il fustigé sur Twitter.

Escalade verbale

Le président bélarusse Alexandre Loukachenko a de son côté accusé Kiev de préparer une attaque contre son pays, ajoutant qu’en conséquence Minsk et Moscou allaient déployer des troupes russo-bélarusses, sans préciser leur position géographique.

Il a aussi accusé la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine de préparer des attaques terroristes et un soulèvement militaire au Bélarus.

L’armée ukrainienne a accusé la Russie d’avoir lancé des attaques avec des drones iraniens depuis le Bélarus.

De son côté, la Moldavie a déclaré que trois missiles de croisière lancés ce matin sur l’Ukraine par des navires russes en mer Noire avaient violé son espace aérien.

Le président français Emmanuel Macron a fait part au téléphone à M. Zelensky de son extrême inquiétude, réaffirmant l’engagement de la France à accroître son soutien à l’Ukraine […] y compris en matière d’équipement militaire.

Dénonçant des bombardements inacceptables, le chef de la diplomatie britannique James Cleverly a dit avoir assuré son homologue ukrainien Dmytro Kuleba du soutien moral et concret de Londres.

Les bombardements russes surviennent alors que la Russie enchaîne les revers depuis début septembre en Ukraine, perdant du terrain dans le sud comme dans le nord-est du pays.

À Moscou, la Bourse chutait de près de 12 % lundi à l’ouverture, l’indice principal Moex (en roubles) perdant 11,9 % à 7 h 03, à 1780,39 points, et passant brièvement sous la barre des 1800 points pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine le 24 février.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Ukraine : risque de « pulvérisation de substances radioactives » à Zaporijia

août 27, 2022

L’opérateur public ukrainien assure ce samedi que « l’infrastructure de la centrale a été endommagée » par des bombardements russes.

Il existe un risque de « pulvérisation de substances radioactives » à la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijia, occupée par les troupes russes, a averti samedi l’opérateur public ukrainien.

Selon Energoatom, les troupes russes ont « bombardé à plusieurs reprises au cours de la dernière journée » le site. « L’infrastructure de la centrale a été endommagée, et il existe des risques de fuite d’hydrogène et de pulvérisation de substances radioactives », a indiqué l’agence sur Telegram, ajoutant qu’il y avait « un risque d’incendie élevé ».

L’opérateur affirme que, depuis samedi midi (9 heures GMT), la centrale « fonctionne avec le risque de violer les normes de sécurité en matière de radiations et d’incendie ». La Russie, de son côté, a également accusé l’Ukraine de bombardements sur Zaporijia au cours des dernières 24 heures. Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a assuré que l’artillerie ukrainienne avait tiré 17 obus sur l’enceinte de la centrale, la plus grande d’Europe.

« Quatre (obus) sont tombés sur le toit du bâtiment spécial n°1, où se trouvent 168 assemblages de combustible nucléaire américain de la firme WestingHouse », a-t-il précisé, ajoutant que les obus restants s’étaient écrasés à 30 mètres d’un dépôt de combustible usagé et près d’un autre contenant du « combustible frais ».

Selon l’armée russe, l’armée ukrainienne procède à ces tirs depuis les alentours de la ville de Marhanet, qui fait face à la centrale, sur la rive opposée du fleuve Dniepr toujours contrôlée par Kiev.

L’Agence France-Presse n’a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.

Zaporijia au cœur des tensions

La centrale de Zaporijia, où sont situés 6 des 15 réacteurs ukrainiens, a été prise par les troupes russes début mars, peu après le lancement de l’invasion le 24 février, et se trouve près de la ligne de front dans le Sud.

Kiev et Moscou s’accusent mutuellement de procéder à des bombardements à proximité du complexe, lui-même proche de la ville d’Energodar sur le fleuve Dniepr.

Jeudi, la centrale a été coupée du réseau électrique ukrainien pour la première fois depuis sa mise en service il y a quatre décennies, en raison des « actions des envahisseurs », selon Energoatom.

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré que la coupure de courant avait été provoquée par le bombardement russe de la dernière ligne électrique active reliant la centrale au réseau.

La centrale a été remise en service vendredi après-midi, mais le président ukrainien a prévenu que « le pire scénario (…) est constamment provoqué par les forces russes ».

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) demande instamment l’envoi d’une mission à la centrale « dès que possible pour aider à stabiliser la situation en matière de sûreté et de sécurité nucléaires ».

Par Le Point avec AFP

Ukraine: bombardements sur Kiev, Poutine menace de frapper d’autres cibles

juin 5, 2022
Ukraine: bombardements sur Kiev, Poutine menace de frapper d'autres cibles
Ukraine: bombardements sur Kiev, Poutine menace de frapper d’autres cibles© AFP/Sergei SUPINSKY

Plusieurs frappes russes ont visé Kiev dimanche à l’aube, les premières depuis fin avril, Vladimir Poutine menaçant de frapper de nouvelles cibles si les Occidentaux fournissent des missiles de longue portée à l’Ukraine.

Dans l’est du pays, des combats intenses ont lieu pour le contrôle de la ville stratégique de Severodonestk, où chaque camp a affirmé progresser au cours des derniers jours.

Plusieurs explosions ont eu lieu à l’aube dans le sud-est de la capitale ukrainienne, dans les quartiers de Darnytsky et Dniprovsky, et un blessé a été hospitalisé, selon le maire de Kiev Vitali Klitschko et des témoins.

« J’ai entendu environ six explosions à 5H57 du matin », a déclaré à l’AFP Natalia, 72 ans, qui a été réveillée par les bombardements.

Selon des journalistes de l’AFP sur place, l’armée a installé un corridor de sécurité autour d’une cible interdite d’accès, une infrastructure ferroviaire. Un immeuble rose de 10 étages a eu toutes ses vitres brisées.

« L’agresseur continue de lancer des missiles et de mener des frappes aériennes sur les infrastructures militaires et civiles de notre pays, en particulier à Kiev », a écrit l’état-major de l’armée ukrainienne sur sa page Facebook.

Selon les forces aériennes ukrainiennes, plusieurs missiles de croisière ont été tirés en direction de Kiev par des avions russes TU-95 basés dans la mer Caspienne dont un a été détruit.

Des infrastructures ferroviaires ont été visées, selon diverses sources ukrainiennes, notamment de la société de chemins de fer Ukrzaliznytsia.

Moscou a affirmé avoir détruit des chars livrés par des pays d’Europe de l’Est.

« Des missiles de haute précision et de longue portée tirés (…) sur la banlieue de Kiev ont détruit des chars T-72 fournis par des pays d’Europe de l’Est et d’autres blindés qui se trouvaient dans des hangars », a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

La société ukrainienne Energoatom qui gère les centrales nucléaires du pays a pour sa part déclaré qu’un missile avait volé à un « niveau extrêmement bas au-dessus de la centrale Pivdenno-Ukraïnska », dans la région de Mykolaïv (sud), dénonçant « un acte de terrorisme nucléaire ». « Ce missile a probablement été tiré en direction de Kiev », selon Energoatom.

La capitale, autour de laquelle l’étau russe s’était desserré fin mars/début avril, n’avait plus été frappée depuis le 28 avril, jour de la visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.

« Prolonger le conflit »

Peu après ces bombardements, le président russe a prévenu que Moscou frapperait de nouvelles cibles si les Occidentaux fournissent des missiles de longue portée à l’Ukraine, ce qui selon lui vise à « prolonger le conflit ».

En cas de telles livraisons, la Russie frapperait « des sites que nous n’avons pas visés jusqu’à présent », a déclaré M. Poutine à la chaîne de télévision Rossiya-1, sans plus de détails.

Ces déclarations interviennent quelques jours après que les Etats-Unis ont annoncé leur décision de livrer à l’Ukraine des lance-roquettes multiples Himars d’une portée d’environ 80 km.

Les experts militaires soulignent que cette portée est légèrement supérieure à celle des systèmes analogues russes, ce qui permettrait aux forces de Kiev de frapper l’artillerie adverse en restant hors d’atteinte.

-Combats cruciaux à Severodonetsk –

Dans le même temps dans l’est de l’Ukraine, des combats cruciaux se poursuivaient à Severodonetsk, au coeur de l’offensive russe dans le bassin minier du Donbass.

Cette région orientale est sous le contrôle partiel de séparatistes prorusses depuis 2014 et Moscou espère la conquérir en intégralité.

Au cours des dernières heures, chacun des camps a revendiqué progresser à Severodonestk, la capitale administrative ukrainienne de la région de Lougansk.

« Les Russes contrôlaient environ 70 % de la ville, mais au cours des deux derniers jours ils ont été repoussés. La ville est divisée en deux, ils ont peur de s’y déplacer librement », a déclaré dimanche matin sur Telegram Serguiï Gaïdaï, le gouverneur ukrainien de la région.

Plus tôt samedi, le maire de la ville Olexandre Striouk avait assuré que « nos militaires sont parvenus à se redéployer, à construire une ligne de défense. Actuellement, nous faisons le nécessaire pour rétablir le contrôle total » de la cité, notamment par des « combats de rue ».

Mais à l’inverse, le ministère russe de la Défense avait affirmé samedi que les unités ukrainiennes « ayant subi des pertes critiques lors des combats pour Severodonetsk (jusqu’à 90 % dans plusieurs unités) » se retiraient vers Lyssytchansk, la grande ville voisine.

Pour l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), la dynamique a changé et désormais les forces ukrainiennes « ralentissent avec succès (…) les assauts russes à Severodonetsk à travers des contre-attaques locales prudentes et efficaces ».

Combats sur d’autres fronts

Les combats se poursuivent aussi sur les autres fronts. Selon le ministre ukrainien de la Défense, « la Russie continue de faire des efforts pour occuper tout notre Etat ». Le Kremlin rêve, a assuré Oleksiï Reznikov, de « rassembler les terres » qu’il considère comme « siennes », y compris « la Pologne, les pays baltes, la Slovaquie et d’autres ».

Crimée, Donbass, sud de l’Ukraine: au total, la Russie a triplé, depuis le début de l’invasion, la superficie de territoire ukrainien sous son contrôle atteignant 125.000 km², soit 20 % du pays, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Dans la région de Kherson, dans le sud, Moscou « continue de bombarder les territoires occupés et les positions de l’armée ukrainienne », a annoncé la présidence, qui craint une crise humanitaire dans les zones aux mains des Russes.

« Question de survie »

Sur le front diplomatique, le ministre ukrainien des Affaires étrangères avait répondu samedi au président français Emmanuel Macron qui, la veille, répétait qu’il ne fallait « pas humilier la Russie » pour préserver des portes de sortie diplomatiques.

« Nous ferions tous mieux de nous concentrer sur la façon de remettre la Russie à sa place. Cela apportera la paix et sauvera des vies », a rétorqué Dmytro Kouleba, estimant que la position de M. Macron ne peut qu' »humilier la France ».

Dans le même temps, l’USS Kearsarge prenait ses quartiers à Stockholm. Il s’agit du plus gros navire de guerre américain s’étant jamais ancré dans le port de la capitale suédoise.

« Il est important pour nous, les Etats-Unis, ainsi que pour les autres pays de l’Otan, de montrer notre solidarité avec la Finlande et la Suède », a déclaré le général Mark Milley, le chef d’état-major américain, avant des manoeuvres navales annuelles de l’Otan en mer Baltique.

Dimanche soir, sur la pelouse de Cardiff, les Ukrainiens vont tenter de remporter une autre victoire, celle qui qualifierait la sélection nationale au Mondial de football.

« Nous avons tous compris que le match contre le pays de Galles ne sera pas une question de condition physique ou de tactique, mais bien de survie. Tout le monde va se battre pour cela et tout donner », a expliqué le défenseur Oleksandre Zinchenko, comme pour mieux faire corps avec les soldats ukrainiens, à défaut de pouvoir combattre à leur côté.

Par Le Point avec AFP

Ukraine: « C’est l’enfer » dans le Donbass, déplore Zelensky

mai 20, 2022
Une femme, Klaudia Pushnir, 88 ans, prend sa tête dans ses mains, en pleurant, dans un sous-sol.

Les autorités ukrainiennes estiment que quelque 15 000 civils vivent encore à Sievierodonetsk, où ils se réfugient dans des sous-sols et des souterrains. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

« C’est l’enfer » dans le Donbass, qui est « complètement détruit », a déploré dans un message vidéo diffusé dans la nuit de jeudi à vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les troupes russes y ont de nouveau intensifié leurs efforts vendredi, surtout à Sievierodonetsk, où plusieurs civils seraient morts.

Les Russes ont continué leur assaut sur Sievierodonetsk vendredi, au point où il serait devenu impossible de connaître le nombre exact de victimes. « L’armée russe a entamé une destruction de grande ampleur de Sievierodonetsk, a déclaré le gouverneur de la région de Louhansk, Sergueiï Gaïdaï, sur Telegram. « L’intensité des bombardements a doublé, [les Russes] pilonnent les quartiers résidentielles pour les détruire maison par maison. »

Jeudi, les autorités ukrainiennes avait déclaré que douze civils avaient été tués à Sievierodonetsk et 40 autres blessés par les forces russes, qui y ont multiplié les bombardements dans les derniers jours.

« Nous ne savons pas combien il y a de victimes car il est tout simplement impossible d’aller vérifier dans chaque appartement. »— Une citation de  Sergueiï Gaïdaï, gouverneur de la région du Louhansk Un bâtiment détruit à Sievierodonetsk.

Les Russes auraient détruit 70 % des résidences de Sievierodonetsk, selon le gouverneur régional. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

Des troupes russes auraient ouvert le feu vendredi sur une école de Sievierodonetsk, où plus de 200 personnes se réfugient, dont des enfants, selon Sergeiï Gaïdaï. Trois adultes seraient morts, a-t-il ajouté. Aucun média n’a cependant été en mesure de confirmer ces informations pour l’instant.

Il resterait environ 15 000 civils dans cette ville qui comptait plus de 100 000 habitants avant la guerre, estime son chef de l’administration militaire, Oleksandr Striuk. Ils vivent dans des abris et des sous-sols et, depuis une semaine, seraient sans électricité, sans Internet, sans moyens de communication.

« Environ 70 % du parc immobilier de la ville a été détruit », a estimé Sergueiï Gaïdaï sur Telegram. Cela représente 11 000 maisons, dont 3000 sont des immeubles à logements, a-t-il ajouté.

La destruction méthodique des villes, qui vise à priver leurs défenseurs d’abris jusqu’à ce qu’ils soient contraints à s’en retirer, est la tactique utilisée par la Russie depuis le début de la bataille du Donbass.Une femme prépare un feu à l'extérieur pour se faire à manger.

Sans électricité, les derniers civils de Sievierodonetsk doivent se débrouiller avec ce qu’ils ont pour se faire à manger et se réchauffer. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

Plus tôt, le ministre russe de la Défense déclarait que la Russie avait presque terminé la libération de la République autoproclamée de Louhansk, à une soixantaine de kilomètres de la frontière.

Si l’Ukraine admet que les Russes avancent dans l’est, elle assure que les troupes ukrainiennes tiennent le coup. L’attaque sur Sievierodonetsk a échoué. Les Russes ont subi des pertes de personnel et se sont repliés, a déclaré Sergueiï Gaïdaï.

Une vidéo publiée par la Garde nationale ukrainienne la montre d’ailleurs faisant exploser un pont, qui serait celui reliant Sievierodonetsk à Rubizhne, voulant ainsi ralentir l’avancée des troupes russes dans la région. Aucun média n’a toutefois pu vérifier l’origine et l’authenticité de la vidéo.Une capture d'écran d'une vidéo montrant le pont qui explose d'une vue aérienne.

Les autorités ukrainiennes assurent avoir fait exploser ce pont qui lie Severodonetsk à Rubizhne pour freiner l’avancée des Russes dans le Donbass. Photo : Reuters/Ukraine National Guard

La ville de Sievierodonetsk est stratégiquement importante pour la Russie parce que la contrôler lui permettrait de se diriger vers l’ouest et de rejoindre les troupes russes au sud-est d’Izyum.

Elle est également une des dernières poches de résistance de la région, avec Lyssytchansk, à une dizaine de kilomètres, aussi le théâtre de combats intenses depuis jeudi. La prise de ces deux villes permettrait donc à Moscou de revendiquer le contrôle total de la province et de la placer sous l’autorité de la république populaire de Louhansk.Le missile, le nez dans le sol.

Un missile a atterri sans exploser devant une garderie de Lyssytchansk où sept personnes se réfugient dans le sous-sol depuis deux mois. Photo : Getty Images/AFP/Yasuyoshi Chiba

Cette intensification des attaques russes n’a aucune explication militaire, a réagi dans son allocution quotidienne Volodymyr Zelensky.

« C’est une tentative délibérée et criminelle de tuer le plus d’Ukrainiens possible. De détruire le plus de maisons, d’installations sociales et d’entreprises possible. »— Une citation de  Volodymyr Zelensky, président ukrainien.

Vendredi après-midi, à Lozova, à 150 km au sud de Kharkiv, au moins sept personnes, dont un enfant de 11 ans, ont été blessés dans une puissante frappe de missile russe sur un centre culturel fraîchement reconstruit, a annoncé Zelensky sur Telegram.

Le président ukrainien a accompagné son message d’une vidéo montrant une puissante explosion pulvérisant le bâtiment dans un panache de fumée, tandis que deux voitures passaient à proximité, l’une tentant ensuite de fuir la zone.Selon le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianyk, la situation sur le front reste tendue vendredi et montre des signes d’aggravation.

« Les forces d’occupation russes mènent des tirs intenses tout le long de la ligne de contact et tentent de frapper à l’artillerie profondément dans les défenses des troupes ukrainiennes. »— Une citation de  Oleksandre Motouzianyk, porte-parole du ministère ukrainien de la DéfenseUne capture d'écran d'une vidéo montrant le moment où le missile frappe le centre culturel de Lozova.

La Russie aurait bombardé le centre culturel de Lozova, où des civils se réfugiaient. Photo : Reuters/State Emergency Service of Ukrai

Les derniers défenseurs d’Azovstal cessent de combattre

Vendredi matin à Marioupol, les derniers combattants retranchés dans l’usine d’Azovstal ont reçu l’ordre de Kiev d’arrêter de se battre, a déclaré Denys Prokopenko, commandant du régiment d’Azov, dans une vidéo publiée sur Telegram.

Les autorités militaires ont donné l’ordre de sauver des vies, de préserver le bien-être des militaires et de cesser de défendre la ville.

Selon la Russie, environ 2000 combattants se seraient rendus dans les derniers jours.Des combattants, dans les souterrains d'Azovstal, devant un drapeau ukrainien.

Les derniers combattants retranchés dans l’usine d’Azovstal ont cessé les combats vendredi, à la demande de Kiev, qui désire « sauver des vies ». Photo : Reuters/Dmytro Orest Kozatskyi/Azov Regi

Selon Kiev, 90 % de la ville de Marioupol aurait été détruit et au moins 20 000 personnes y auraient péri depuis le début des combats.

La fin des combats à Marioupol pourrait permettre à plusieurs troupes russes de rejoindre celles qui combattent dans le Donbass et d’y intensifier encore les offensives.

Une fois que la Russie aura sécurisé Marioupol, il est probable qu’elle déplacera ses forces pour renforcer les opérations dans le Donbass, a déclaré le gouvernement britannique.

Mais ces unités doivent être rééquipées et remises en état avant de pouvoir être redéployées efficacement, alors même que le commandement russe est sous pression pour des résultats, analyse la même source. La Russie va probablement redéployer ses forces rapidement sans préparation adéquate, ce qui risque d’encore augmenter leur usure.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, BBC et CNN

Conflit en Ukraine : 60 morts dans le bombardement d’une école

mai 8, 2022
Les ruines d'une école bombardée.

Des sauveteurs dégagent une femme des débris d’une école dans le village de Bilogorivka. Photo : via Reuters/State Emergency Services

Soixante personnes ont été tuées samedi dans le bombardement d’une école de la région de Louhansk, dans l’est de l’Ukraine, a déclaré dimanche le président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

Pas plus tard qu’hier, dans le village de Bilogorivka, dans la région de Louhansk, une bombe russe a tué 60 civils, a affirmé M. Zelensky lors d’une intervention en visioconférence à un sommet du G7.

Ils essayaient de trouver refuge dans le bâtiment d’une école ordinaire qui a été visée par une frappe aérienne russe, a-t-il ajouté.

Une bombe aérienne a frappé une école et 60 personnes sont mortes sous les décombres, a déclaré de son côté le gouverneur de la région de Louhansk, Serguiï Gaïdaï, à la télévision en langue russe Current Time TV.

Il y a toujours des frappes très fortes sur Bilogorivka, a-t-il poursuivi.

J’aimerais vraiment croire que des gens sont encore vivants là-bas, a-t-il toutefois dit, en mentionnant que dès que les bombardements seront terminés, nous pourrons commencer à déblayer les décombres.

Dimanche matin, M. Gaïdaï avait déclaré qu’il y avait au total 90 personnes sur place au moment de la frappe. Vingt-sept ont été sauvées, avait-il ajouté, précisant que la température avait été très élevée sur les lieux après l’explosion.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est dit horrifié, soulignant que de nombreuses personnes cherchaient apparemment refuge face aux combats en cours.

M. Guterres a noté que cette attaque rappelait une nouvelle fois que dans cette guerre, comme dans tant de conflits, ce sont les civils qui paient le prix le plus élevé.

Cette attaque est un autre rappel brutal de la cruauté de cette guerre, avait pour sa part affirmé M. Awad, avant l’annonce du dernier bilan des morts.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Ukraine: Bombardements à Kiev durant la visite du secrétaire général de l’ONU

avril 28, 2022
Un soldat debout derrière une barrière antichar.

La situation s’était apaisée récemment à Kiev, en Ukraine, même si la tension reste présente. Photo: Reuters/ Gleb Garanich

La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes russes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, et pour la première fois depuis la mi-avril, qui ont fait au moins 10 blessés, selon les services de secours.

Les journalistes de l’AFP ont vu sur place un étage d’un bâtiment en feu avec de la fumée noire s’échappant des fenêtres brisées, tandis que de nombreux policiers et des secouristes étaient présents sur les lieux.

Cela en dit long sur la véritable attitude de la Russie envers les institutions internationales, sur les efforts des dirigeants russes pour humilier l’ONU et tout ce que l’organisation représente, a dit le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Il a évoqué cinq missiles, qui ont frappé la ville juste après la fin des discussions avec M. Guterres.

Cela requiert une réaction puissante, de la même ampleur, a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée sur Telegram.

Nous sommes en sécurité, a de son côté écrit un porte-parole de l’ONU à des journalistes. Il a ensuite précisé sur WhatsApp à l’AFP que c’est une zone de guerre, mais c’est choquant que cela soit arrivé à proximité de là où nous nous trouvions.

Un incendie s’est déclaré à la suite de bombardements ennemis sur un immeuble résidentiel de 25 étages, dont les deux premiers étages ont été partiellement détruits, ont pour leur part raconté les services de secours ukrainiens.

Selon des données préliminaires, cinq personnes ont été secourues et dix blessées, ont-ils poursuivi sur Facebook.

Dans la soirée, l’ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky, avait auparavant dit le maire de la capitale, Vitali Klitschko.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, avait rapidement dénoncé sur Twitter un acte odieux de barbarie, indiquant que les engins tirés étaient des missiles de croisière.

La Russie démontre une fois de plus son attitude envers l’Ukraine, l’Europe et le monde, a-t-il ajouté.

Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov, a quant à lui dénoncé sur Twitter une attaque sur la sécurité du secrétaire général [de l’ONU] et sur la sécurité mondiale.

Des frappes de missiles dans le centre de Kiev pendant la visite officielle d’Antonio Guterres, a également dénoncé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Hier, il était assis à une longue table au Kremlin et, aujourd’hui, des explosions au-dessus de sa tête, a ironisé M. Podoliak.

C’est la preuve que nous avons besoin d’une victoire rapide sur la Russie et que tout le monde civilisé doit s’unir autour de l’Ukraine. Nous devons agir rapidement. Plus d’armes, plus d’efforts humanitaires, plus d’aide, a renchéri le chef de l’administration présidentielle, Andriï Iermak.

Il a appelé à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.

M. Guterres s’était entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Mercredi, il est arrivé en Ukraine pour se rendre jeudi matin notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d’exactions imputées à l’armée russe par les Ukrainiens.

Il s’est aussi entretenu avec Volodymyr Zelensky, regrettant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’ait pas réussi à empêcher et à arrêter la guerre déclenchée le 24 février par Moscou.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies, a-t-il une nouvelle fois déclaré.

Avec Radio-Canada par Agence France-Presse

Possibles crimes de guerre en Ukraine : Guterres appelle Moscou à coopérer avec la CPI

avril 28, 2022
Antonio Guterres dans la rue entouré de plusieurs gardes de sécurité.

Le secrétaire général de l’ONU visite l’Ukraine pour la première fois depuis le début de l’invasion. Photo: AFP via Getty Images/Sergei Supinsky

Le secrétaire général de l’ONUOrganisation des Nations unies Antonio Guterres a appelé jeudi Moscou à coopérer avec l’enquête de la Cour pénale internationale sur de possibles crimes de guerre, lors d’une visite dans des banlieues de Kiev théâtres d’exactions imputées par les Ukrainiens aux forces russes.

Quand nous voyons ce site horrible, je vois combien il est important d’avoir une enquête complète et d’établir les responsabilités, a déclaré M. Guterres à Boutcha. J’appelle la Russie à accepter de coopérer avec la CPICPI, a-t-il ajouté.

Le 2 avril, à Boutcha, des journalistes de l’AFP ont découvert une rue jonchée de cadavres. Et l’ONUOrganisation des Nations unies a documenté le meurtre, y compris certains par exécution sommaire, de 50 civils, après une mission dans la ville le 9 avril.

À Borodianka, autre commune proche de Kiev, M. Guterres a qualifié la guerre d’absurdité au XXIe siècle, devant des habitations en ruines.

J’imagine ma famille dans une de ces maisons aujourd’hui détruites et noircies, je vois mes petites-filles courir en panique, a-t-il lancé, avant d’ajouter: aucune guerre n’est acceptable au XXIe siècle.

M. Guterres effectue sa première visite en Ukraine depuis le début du conflit, et devait rencontrer le président Volodymyr Zelensky dans l’après-midi.

Cette visite intervient deux jours après sa visite à Moscou, où il a rencontré le président Vladimir Poutine et demandé à la Russie de collaborer avec l’ONUOrganisation des Nations unies pour permettre l’évacuation des civils des zones bombardées.

Ces régions, le sud et l’est, où se concentre à présent l’offensive russe, subissaient jeudi un feu nourri de bombes.

L’ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions, avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et le Donbass, a indiqué l’état-major ukrainien dans sa note matinale.

Selon lui, l’armée russe tente d’empêcher le transfert de forces ukrainiennes du nord vers l’est.

Le ministère russe de la Défense a de son côté indiqué avoir détruit dans la nuit avec des missiles de haute précision deux dépôts d’armements et de munitions dans la région de Kharkiv, et effectué des frappes aériennes sur 67 sites militaires ukrainiens.

Il a accusé les forces ukrainiennes d’avoir mercredi soir frappé avec des missiles balistiques Totchka-U et des roquettes (…) des quartiers d’habitation du centre de Kherson, dans le sud de l’Ukraine.

L’administration locale russe a dit jeudi vouloir introduire dans cette ville côtière – la seule dont les Russes aient pris le contrôle complet – le rouble à la place de la hryvnia ukrainienne à partir du 1er mai.

Dans les villes bombardées, les pompiers ukrainiens foncent d’un incendie à l’autre, comme à Kharkiv où plus de 2000 bâtiments ont été endommagés ou détruits par le feu, selon Ievguen Vassylenko, porte-parole régional des services d’urgence ukrainiens.

Et ça continue comme ça tous les jours. Les gars n’ont pas assez de temps pour se reposer, c’est le plus difficile. C’est épuisant, explique à l’AFP Roman Katchanov à la tête de la caserne numéro 11 de la deuxième ville d’Ukraine.

Jeudi, le commandant des forces aériennes ukrainiennes a estimé que les lance-missiles fournis par les Occidentaux avaient une portée insuffisante pour atteindre les avions de l’occupant, qui larguent des bombes sur nos villes à 8 km d’altitude et plus.

Il nous faut des systèmes antiaériens de moyenne et longue portée et des chasseurs modernes, a déclaré Mykola Olechtchouk sur Telegram.

Le Royaume-Uni avait appelé mercredi les alliés de l’Ukraine à faire preuve de courage en augmentant leur aide militaire, arguant que la guerre en Ukraine était notre guerre et la victoire de Kiev un impératif stratégique pour nous tous.

Armes lourdes, chars, avions – creuser dans nos stocks, accélérer la production, nous devons faire tout ça, a lancé mercredi soir dans un discours à Londres la cheffe de la diplomatie britannique Liz Truss.

Les livraisons d’armes à l’Ukraine menacent la sécurité européenne, a estimé jeudi le Kremlin. La veille, Vladimir Poutine avait à nouveau mis en garde contre toute intervention extérieure dans le conflit, promettant une riposte rapide et foudroyante.

Un conseiller de la présidence ukrainienne a laissé entendre que Kiev pourrait attaquer des cibles militaires en Russie.

La Russie attaque l’Ukraine et tue les civils. L’Ukraine se défendra par tous les moyens, y compris avec des frappes sur des entrepôts et des bases des assassins russes. Le monde reconnaît ce droit, a écrit jeudi sur son compte Twitter Mykhaïlo Podoliak.

Sur le terrain économique, le groupe russe Gazprom a annoncé mercredi avoir suspendu toutes ses livraisons de gaz à la Bulgarie et à la Pologne, assurant que ces deux pays n’avaient pas payé en roubles, comme l’exige depuis mars Vladimir Poutine.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un « chantage au gaz » et affirmé que ces deux pays membres de l’UEUnion européenne et de l’OTANOrganisation du traité de l’Atlantique nord, très dépendants du gaz russe, étaient désormais approvisionnés par leurs voisins de l’Union européenne.

Les ministres européens chargés de l’énergie se réuniront le 2 mai en session extraordinaire, selon la présidence française de l’Union européenne.

Pour soutenir l’économie ukrainienne, la Commission européenne a proposé mercredi de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits importés de ce pays dans l’UEUnion européenne. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les 27 États membres.

Le président Volodymyr Zelensky a salué la proposition, accusant la Russie de tenter de provoquer une crise mondiale des prix et le chaos sur le marché alimentaire mondial.

Par Radio-Canada avec Agence France-Presse

Une pluie de missiles russes s’abat sur plusieurs grandes villes de l’Ukraine

avril 18, 2022

Des pompiers tentent d’éteindre l’incendie provoqué par une frappe de missile dans un garage de Lviv, lundi. Photo : Getty Images/Joe Raedle

La Russie poursuit son offensive massive en Ukraine, lundi, visant des centaines de cibles un peu partout, notamment à Kharkiv, Zaporijjia, Donetsk, Dnipropetrovsk, Mikolaïv et Lviv, une ville refuge située tout près de la frontière polonaise et qui est généralement épargnée par les bombardements.

Le gouverneur de la région, Maksym Kozitsky, a évoqué quatre frappes de missiles de croisière, tirés depuis la Caspienne : trois sur des infrastructures militaires et une sur un garage de pneumatiques, qui ont provoqué des incendies. Toutes les cibles sont gravement endommagées, selon lui.

À cette heure, sept morts sont connus, a-t-il ajouté, évoquant également 11 blessés, dont un enfant, et précisant que trois blessés se trouvent dans un état grave.

Selon M. Kozitsky, il s’agit des premières victimes du conflit dans la ville. Et les autorités craignent que d’autres personnes soient coincées dans les ruines.

« Les Russes continuent d’attaquer en barbares les villes ukrainiennes depuis les airs, déclarant cyniquement au monde entier leur « droit » de tuer des Ukrainiens. »— Une citation de  Mikhaïlo Podoliak, conseiller du président Volodymyr Zelensky

Sur les lieux de la frappe contre le garage, à environ quatre kilomètres du centre de la ville, des journalistes de l’Agence France-PresseAFP ont vu le bâtiment en feu, avec des carcasses de voitures dans un cratère près d’une voie ferrée.

Le maire de Lviv a indiqué qu’au moins un enfant figurait parmi les victimes des frappes survenues lundi sur sa ville. Photo : Twitter/Andriy Sadovyi

Les chemins de fer ukrainiens ont de leur côté indiqué sur Telegram que plusieurs missiles sont tombés à proximité des installations ferroviaires sans faire de victimes et sans entraver la circulation.

Nous réparerons notre infrastructure endommagée. Le chemin de fer continue de fonctionner, a affirmé le président du conseil d’administration de la compagnie, Alexandre Kamychine.

Située loin du front, à 60 kilomètres de la frontière polonaise, Lviv s’est convertie en ville refuge pour les personnes déplacées et a accueilli au début de la guerre plusieurs ambassades occidentales transférées à partir de Kiev.

Plus de 4,9 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays 54 jours après l’invasion russe du 24 février, selon les chiffres publiés lundi par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) estime aussi à 7,1 millions le nombre de déplacés à l’intérieur du pays. Au total, ce sont donc environ 12 millions de personnes, soit plus du quart de la population, qui ont dû quitter leur foyer soit en traversant la frontière, soit en trouvant refuge ailleurs en Ukraine.Un train passe devant un garage en ruine d'où s'échappe de la fumée.

Un train en provenance de Dnipro passe devant des bâtiments endommagés par une frappe russe à Lviv, lundi. Photo : AP/Philip Crowther

L’une des plus vastes séries de frappes

Le ministère de la Défense russe a annoncé lundi avoir lancé des frappes massives contre plusieurs centaines de cibles militaires ukrainiennes en mobilisant simultanément son artillerie, son aviation et son arsenal de missiles.

Il s’agit d’une des plus vastes séries de frappes signalées ces dernières semaines en Ukraine.

La plupart de ces frappes, menées dans l’est du pays, ont visé plus de 315 cibles militaires, selon le ministère de la Défense russe. Les autorités ukrainiennes, elles, accusent plutôt la Russie de viser des infrastructures civiles.

Les frappes ont principalement eu lieu dans les régions de Kharkiv, Zaporijjia, Donetsk et Dnipropetrovsk et dans le port de Mikolaïv, dans l’est du pays. Kiev et ses environ ont aussi été visés.Une femme pleure à genoux près d'un corps. Deux personnes l'entourent.

Une femme soutient sa mère, qui pleure près de la dépouille de son mari, à Kharkiv, lundi. Photo: Reuters/Alkis Konstantinidis

À Kharkiv, des journalistes de l’Agence France-PresseAFP ont entendu une série d’explosions dans la matinée de lundi. Les autorités locales, qui ont évoqué une frappe sur un centre de distribution d’aide humanitaire et un obus tombé sur un terrain de jeu pour enfants dans une zone résidentielle, ont rapporté trois morts et six blessés.

La Russie mène cette série d’attaques contre des cibles stratégiques ukrainiennes pour épuiser la capacité du pays à résister à une offensive terrestre majeure dans le Donbass, région disputée de l’est, à majorité russophone.

Le président Vladimir Poutine a choisi d’y concentrer ses efforts après que son armée eut été repoussée par la résistance ukrainienne dans le nord, d’où elle s’est récemment retirée. Les autorités ukrainiennes ont prévenu à plusieurs reprises dans les derniers jours qu’une offensive majeure est imminente dans le Donbass.

L’armée russe entre à Kreminna

Les troupes russes sont par ailleurs entrées lundi dans la ville de Kreminna, dans l’est de l’Ukraine, selon les autorités locales.

Il y a eu une importante attaque dans la nuit de dimanche à lundi à Kreminna, a déclaré le gouverneur ukrainien de la région de Lougansk, Serguiï Gaïdaï, sur sa page Facebook.

L’armée russe y est déjà entrée, avec une énorme quantité de matériel de guerre […]. Nos défenseurs se sont repliés sur de nouvelles positions, a-t-il ajouté.

Kreminna, qui compte environ 18 000 habitants, se trouve à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kramatorsk, la capitale ukrainienne du Donbass et l’une des cibles de Moscou dans cette région.

La ville est aussi voisine de celle de Roubijné, qui était sous le feu intense de l’artillerie et des mortiers ukrainiens, ont constaté lundi des journalistes de l’Agence France-PresseAFP.

Le 13 avril, le chef des séparatistes prorusses de Lougansk, Léonid Passetchnik, avait indiqué que les Ukrainiens contrôlaient encore une partie de la ville de Roubijné.

Dès que nous aurons libéré [toute la région], nous prendrons une décision pour fournir une aide éventuelle à nos frères de Donetsk et éventuellement à la Russie, avait-il ajouté.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé dimanche soir la Russie de vouloir détruire toute la région orientale du Donbass et de se préparer à une offensive dans l’est du pays.

Pas de corridors humanitaires, y compris à Marioupol

Pour aujourd’hui, le 18 avril, il n’y aura malheureusement pas de couloirs humanitaires, a indiqué sur Telegram la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.

Selon Mme Verechtchouk, les négociations avec l’armée russe sont longues et complexes, notamment pour la ville dévastée de Marioupol, en grande partie sous contrôle de Moscou, et d’autres localités où se déroulent des combats.

« Les occupants russes ne cessent de bloquer et de bombarder les routes humanitaires. Par conséquent, pour des raisons de sécurité, il a été décidé de ne pas ouvrir de couloirs. »— Une citation de  Iryna Verechtchouk, vice-première ministre de l’Ukraine

À Marioupol, les derniers défenseurs ukrainiens tiennent toujours des secteurs de la ville et ont refusé l’ultimatum lancé par les Russes qui expirait dimanche à la mi-journée.

Aucun bilan global récent des victimes n’est disponible, mais il est à l’évidence très lourd. Rien qu’à Marioupol, Kiev évoque 20 000 morts. Selon le directeur du Programme alimentaire mondial, David Beasley, plus de 100 000 personnes y sont au bord de la famine, manquant également d’eau et de sources de chauffage.Des rangées de tombes où sont posées des fleurs.

De nouvelles tombes ont été creusées à Irpin, en banlieue de Kiev, pour enterrer les dépouilles des personnes tuées depuis le début de l’invasion russe, le 24 février. Photo: Reuters/Zohra Bensemra

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse et Reuters

Les derniers soldats ukrainiens à Marioupol combattront « jusqu’au bout »

avril 17, 2022

Faute d’accord avec l’armée russe pour mettre fin aux tirs, Kiev a suspendu l’évacuation des civils dans l’est de l’Ukraine.

Assiégée depuis des semaines par les troupes russes, la ville ukrainienne de Marioupol est en ruine. Photo : Getty Images/AFP/Andrey Borodulin

Les derniers combattants ukrainiens à Marioupol ont choisi de faire fi de l’ultimatum de la Russie, qui leur avait donné jusqu’à dimanche en début d’après-midi pour déposer les armes et pour quitter la ville. Un affrontement final se dessine entre les deux camps dans cette localité du Donbass, dont la chute paraît imminente.

Tous ceux qui abandonneront les armes auront la garantie d’avoir la vie sauve. C’est leur seule chance.

C’est en ces termes que le ministère russe de la Défense s’est adressé aux derniers défenseurs de Marioupol, retranchés dans le complexe métallurgique d’Azovstal. Ces combattants ont plutôt décidé de tenir promesse et de se battre jusqu’au bout même si le combat paraît pour eux sans issue.

Selon une récente publication Telegram de la Défense russe, à part cette poignée de résistants, l’entièreté du territoire de la ville de Marioupol a été débarrassée des militants de la formation nazie Azov, des mercenaires étrangers et des militaires ukrainiens.

« La ville n’est pas tombée. Nos forces militaires, nos soldats y sont toujours. Ils combattront jusqu’au bout. »— Une citation de  Denys Chmygal, premier ministre de l’Ukraine, en entrevue à la chaîne américaine ABC

Malgré leur refus de partir, la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a exigé dimanche l’ouverture d’une voie d’évacuation pour les militaires blessés.

Des troupes russes en route pour Marioupol Photo : Reuters

L’état-major ukrainien a déjà signalé des frappes aériennes sur la ville ainsi que des opérations d’assaut près du port.

La Russie et ses supplétifs semblent se préparer à déclarer la victoire dans la bataille de Marioupol, a indiqué l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW).

La prise de cette ville portuaire du sud-est de l’Ukraine, inlassablement pilonnée par les forces russes depuis le début de l’invasion, le 24 février, constituerait un gain considérable pour Moscou.

Elle permettrait en effet à la Russie de consolider ses gains territoriaux le long de la mer d’Azov en reliant la région du Donbass à la Crimée, annexée en 2014.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a prévenu samedi que l’élimination des derniers soldats ukrainiens à Marioupol mettrait fin aux négociations de paix avec Moscou. Il a une fois de plus demandé aux pays occidentaux de fournir des armes lourdes à ses troupes pour qu’elles puissent défendre cette ville où des milliers d’habitants vivent dans des conditions inhumaines.

Il n’y a ni nourriture, ni eau, ni médicaments, a lancé M. Zelensky, qui a aussi accusé les Russes de refuser l’ouverture de couloirs humanitaires.

Selon le directeur général du Programme alimentaire mondial, David Beasley, plus de 100 000 civils sont au bord de la famine à Marioupol.

Deuxième ville en importance au Donbass, Marioupol comptait 441 000 habitants avant l’invasion russe.

La ville de Marioupol a été ravagée par l’offensive russe. Photo: Reuters/Alexander Ermochenko

La vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a annoncé dimanche la suspension des couloirs humanitaires pour l’évacuation des civils dans l’est de l’Ukraine, faute d’accord avec l’armée russe pour mettre fin aux tirs.

Nous n’avons pas réussi à négocier un cessez-le-feu sur les itinéraires d’évacuation avec les occupants. C’est pourquoi, malheureusement, nous n’allons pas ouvrir de couloirs humanitaires aujourd’hui, a indiqué Mme Verechtchouk sur Telegram. Nous ne ménageons aucun effort pour que les couloirs humanitaires soient rouverts le plus rapidement possible.

Afin de soutenir les efforts humanitaires en Ukraine et dans certains pays voisins qui accueillent des réfugiés, l’Union européenne a annoncé l’octroi de 50 millions d’euros supplémentaires.

Toujours debout

En ce 53e jour d’affrontements, le premier ministre ukrainien Denys Chmygal a catégoriquement rejeté les affirmations de Vladimir Poutine selon lesquelles l’armée russe était en train de remporter la guerre.

« Pas une seule grande ville n’est tombée. Seule [la ville de] Kherson est sous contrôle des forces russes, mais toutes les autres villes sont sous contrôle ukrainien. »— Une citation de  Denys Chmygal, premier ministre de l’Ukraine

Selon ses informations, plus de 900 municipalités ukrainiennes, dont Kiev, étaient libres de toute occupation russe.

Nous combattons actuellement dans la région du Donbass et nous n’avons pas l’intention de nous rendre, a-t-il ajouté.

Le premier ministre ukrainien Denys Chmyhal Photo : Reuters

Pour sa part, Volodymyr Zelensky a balayé l’hypothèse selon laquelle il laisserait Moscou s’emparer du Donbass et d’une partie de l’est de l’Ukraine pour arrêter le bain de sang.

L’Ukraine et son peuple sont clairs : nous n’avons aucune revendication sur les territoires de quelqu’un d’autre, mais nous n’allons pas abandonner le nôtre, a-t-il affirmé en entrevue à CNN.

Nouvelles frappes à Kiev

Les forces russes ont poursuivi leurs frappes dans la région Kiev dimanche. Le ministère russe de la Défense a annoncé avoir bombardé un autre complexe militaire situé non loin de la capitale ukrainienne.

Cette fois-ci, c’est une usine de munitions près de Brovary qui a été la cible des missiles russes. Le maire de la localité, Igor Sapojko, a affirmé que certains éléments d’infrastructures ont été touchés au début de la nuit.

Au cours des trois derniers jours, les forces russes ont mené plusieurs frappes sur des usines militaires à Kiev et dans sa région pour venger le naufrage du vaisseau amiral Moskva.

Samedi, une frappe russe avait visé une usine de matériel militaire, où sont notamment construits des chars, dans le district de Darnytsky. L’attaque a fait un mort et plusieurs blessés.

Une voiture fuit l’explosion d’une raffinerie de pétrole à Lyssytchansk. Photo: Reuters/Marko Djurica

Cette même journée, une raffinerie de pétrole en périphérie de la ville de Lyssytchansk, tout près de la ligne de front dans l’est de l’Ukraine, a été la cible de bombardements.

Le ministère russe de la Défense avait aussi affirmé avoir abattu, dans la région d’Odessa, un avion de transport militaire ukrainien qui livrait un important lot d’armes fourni par des pays occidentaux.

Selon l’Institut américain pour l’étude de la guerre, les Russes ont poursuivi leurs offensives près d’Izyoum et de Popasna ainsi que dans la région de Roubijné et de Severodonetsk.

Du côté de Kharkiv, cinq personnes ont été tuées et 13 autres blessées dimanche dans une série de frappes, selon les services de secours.

Le Haut-Commissariat pour les réfugiés de l’ONU (HCR) estime que cinq millions de personnes ont fui l’Ukraine depuis le début de la guerre, qui a aussi fait plus de sept millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays.

Radio-Canada avec les informations de Agence France-Presse