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Côte d’Ivoire: Bombardement de Bouaké : perpétuité pour les trois accusés

avril 15, 2021
Vue du camp Descartes à Bouaké après le bombardement du 6 novembre 2004.

La cour d’assises de Paris a condamné les trois accusés, ivoiriens et biélorusse, à la prison à perpétuité pour avoir bombardé la ville ivoirienne et tué neuf soldats français en 2004.

La cour d’assises de Paris a rendu sont verdict dans le procès du bombardement de Bouaké qui avait coûté la vie à neuf militaires français et un civil américain, le 6 novembre 2004. Yury Sushkin, un mercenaire biélorusse, ainsi que Patrice Ouei et Ange Gnanduillet, deux officiers de l’armée de l’air ivoirienne, ont été condamnés à la prison à perpétuité par les juges qui ont rendu leur verdict ce jeudi au terme de trois semaines de procès. Absents lors de celui-ci, les trois hommes étaient notamment poursuivis pour « assassinats », le bombardement ayant « été effectué en temps de paix, sur des militaires pris par surprise », a précisé le président de la Cour d’appel, Thierry Fusina.

Les juges ont ainsi suivi les réquisitions de l’avocat général, qui avait réclamé la peine maximale à l’encontre des trois hommes. « Cette peine » de perpétuité, « je l’aurais requise dans les mêmes conditions si ces personnes étaient ici, si elles s’étaient défendues, parce que ce qui justifie cette peine, c’est la violence inouïe des faits », a déclaré Jean-Christophe Müller.

« Préméditation »

Un soldat français après l’attaque sur la base de Bouaké, en 2004.

Ni la justice ivoirienne ni la justice du Bélarus n’ont répondu aux mandats d’arrêt émis par la justice française à l’encontre des trois accusés. La première a indiqué que les deux officiers ivoiriens, promus au sein de l’armée l’année suivant le bombardement, ne pouvaient être poursuivis pour ces faits en raison d’une loi d’amnistie adoptée en 2007. Selon les autorités ivoiriennes, Ange Gnanduillet est décédé en 2015.

Le 6 novembre 2004, deux chasseurs déployés par l’aviation du président ivoirien Laurent Gbagbo pour attaquer les rebelles installés dans la moitié nord du pays avaient bombardé par surprise un camp de la force de paix française, chargée de faire tampon entre les deux forces en présence. Neuf soldats français et un civil américain avaient ainsi été tués, et une quarantaine de personnes blessées.

DÉCOLLER AVEC DEUX AVIONS DE GUERRE ARMÉS DE ROQUETTES ME SEMBLE L’EXPRESSION CHIMIQUEMENT PURE DE LA PRÉMÉDITATION

L’attaque était « caractérisée par une volonté préalable d’aller bombarder le camp français », avait argué Jean-Christophe Müller. « Des éléments montrent à l’évidence que la frappe était volontaire et dirigée contre [ledit] camp », et « décoller avec deux avions de guerre armés de roquettes me semble l’expression chimiquement pure de la préméditation », avait encore ajouté l’avocat général.

En représailles, Paris avait détruit le jour même l’ensemble de l’aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours, et déclenchant une crise diplomatico-militaire inédite entre la France et la Côte d’Ivoire.https://www.dailymotion.com/embed/video/x5vqxle

Le lendemain du bombardement, le 7 novembre 2004, quinze mercenaires biélorusses avaient été arrêtés à Abidjan, et huit autres à Lomé. Mais tous avaient par la suite été relâchés dans des conditions qui n’ont jusqu’à présent pas pu être éclaircies par la justice. Cet incompréhensible refus de Paris, dix jours après le bombardement, de récupérer huit suspects bélarusses, dont Yury Sushkin, a occupé une bonne partie des débats du procès.

Michèle Alliot-Marie, ministre française de la Défense à l’époque des faits, avait notamment affirmé qu’aucun mandat d’arrêt n’avait été délivré à leur encontre et qu’il n’y avait donc pas de base légale pour maintenir leur détention.

Zones d’ombre

Bouaké bombing trial continue – Paris

De lourds soupçons ont pesé sur les décisions prises alors par les autorités françaises de l’époque. Au cours de l’enquête, la juge d’instruction chargée du dossier avait notamment pointé le rôle de Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères). Dès 2016, elle avait saisi la Cour de justice de la République (CJR), en vain, le procureur général s’étant abstenu de soutenir sa requête.

En janvier 2009, le juge François Moulins, qui était alors chargé de l’instruction, a pu à son tour saisir la CJR, lui demandant de se prononcer sur l’opportunité d’ouvrir une enquête pour « recel de malfaiteurs », « entrave à la manifestation de la vérité » et « non-dénonciation de crime » à l’encontre des trois ministres. Demande rejetée en mai de la même année, par la commission des requêtes de la CJR, dont les décisions ne sont pas susceptibles de recours.

LE MINISTÈRE DE LA DÉFENSE EST UN MINISTÈRE D’EXÉCUTION DE DÉCISIONS PRISES PAR D’AUTRES

Près de 90 témoins, quasiment tous Français, se sont succédé à la barre, des rescapés du bombardement aux anciens ministres français en fonction au moment des faits. Appelé à témoigner lors du procès, Dominique de Villepin a assuré n’avoir été « ni présent, ni associé » aux décisions dans ce dossier, pointant la « compétence claire » du ministère de la Défense. L’ex-ministre des Armées a elle aussi botté en touche, assurant notamment que « le ministère de la Défense est un ministère d’exécution de décisions prises par d’autres ».

Par Jeune Afrique avec AFP

Syrie: des écoles de Damas rouvrent après des jours de bombardements rebelles

février 18, 2018

Des enfants syriens sur le chemin de l’école à Damas, après plusieurs jours passés à la maison en raison des bombardements rebelles sur la capitale, le 18 février 2018 / © AFP / LOUAI BESHARA

D’un geste de la main, Hanane lance un dernier au revoir à sa fille qui a repris dimanche le chemin de l’école à Damas après plusieurs jours passés à la maison en raison de bombardements rebelles.

Avant même la fermeture de l’école de sa cadette Lina, âgée de 11 ans, cette mère de trois enfants avait pris la décision de la garder à la maison.

Quelques jours plus tard, un obus s’est abattu sur l’une des salles de l’établissement situé dans le vieux quartier de Damas.

Même « la route vers l’école était devenue très dangereuse », dit Hanane, âgée de 44 ans.

« Il vaut mieux que ma fille perde une année scolaire plutôt que sa vie (…). Je ne peux pas décrire l’anxiété qui m’accompagne du moment où elle quittait la maison jusqu’à son retour de l’école », confie-t-elle à l’AFP.

La semaine dernière, l’aviation syrienne avait intensifié ses frappes contre la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de la capitale, faisant plus de 250 morts et plus de 700 blessés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Cela avait provoqué une recrudescence des bombardements en provenance de l’enclave assiégée, tuant près de 20 civils, dont trois enfants, dans la capitale, relativement épargnée par la guerre qui saigne le pays depuis sept ans.

Une accalmie relative est observée depuis jeudi mais cette escalade avait contraint une dizaine d’écoles à fermer leurs portes.

« Aujourd’hui la situation est meilleure (…) mais j’ai tout de même consulté une page sur Facebook qui recense les tirs de mortiers sur Damas pour avoir l’esprit tranquille », confie Hanane qui vit dans le quartier d’Al-Amine au cœur du vieux Damas, soumis durant plusieurs semaines à des tirs de mortiers en provenance de la Ghouta.

– Sirènes et classes vides –

Dimanche, la vie dans le vieux quartier de la capitale semblait renouer avec la normale.

A l’instar de Hanane, de nombreux parents accompagnent leurs enfants, leurs cartables sur le dos, aux différentes écoles du quartier.

Ils slaloment entre des cratères d’obus remplis d’eau de pluie.

Avant ce retour au calme, « nous entendions les bruits des tirs, c’était effrayant », témoigne Fadia, enseignante d’anglais au collège dans une école privée, située dans le quartier de Bab Charqi.

« Les sirènes des ambulances ne s’arrêtaient jamais. Parfois nous devions fermer les fenêtres pour pouvoir entendre nos élèves », raconte-t-elle à l’AFP.

« Une des nos élèves de 15 ans, Rita el-Eid, a été tuée par un obus de mortier. Le lendemain, la plupart des salles étaient vides », ajoute l’enseignante.

L’établissement décide alors de suspendre les classes durant trois jours.

« Les enseignants et les élèves sont désormais de retour. Nous nous attendons même à un plus grand afflux demain », se réjouit Fadia.

« La vie dans le vieux Damas est étroitement liée à l’évolution des combats dans la Ghouta orientale », ajoute-t-elle.

– ‘Nous devons vivre’ –

Au cours des dernières semaines, la terreur avait également gagné d’autres secteurs de la capitale.

A quelques pas, dans le quartier de Bab Touma, une poignée de bus publics attendent les passagers.

L’un des chauffeurs, Abou Mohammad, nettoie le pare-brise de son bus blanc, avant de montrer du doigt un cratère situé à proximité de la station.

« Ici, un obus a explosé à côté d’un bus, trois personnes sont mortes et plus de dix ont été blessées », raconte-t-il.

« Nous sommes alors tous rentrés chez nous, mais sommes revenus le lendemain, nous devons vivre, nous n’avons pas le choix », confie-t-il.

L’imprévisibilité des tirs de roquettes et de mortiers ont dissuadé de nombreux Damascènes de quitter leurs foyers et ralenti ainsi l’activité des transports en commun, souligne Abou Mohammad.

« D’habitude, les passagers s’entassent ici du matin au soir, mais aujourd’hui il y a très peu de monde (…) La mort peut elle aussi monter dans les bus », déplore l’homme, âgé d’une cinquantaine d’années.

Romandie.com avec(©AFP / 18 février 2018 13h20)                

Les forces égyptiennes ont bombardé des « camps terroristes » en Libye (TV d’Etat)

mai 26, 2017

Le Caire – L’aviation égyptienne a mené vendredi six frappes contre des « camps d’entraînement terroristes » en Libye après une nouvelle attaque meurtrière contre la minorité chrétienne copte, a indiqué la télévision d’Etat.

Selon la chaîne, des camps d’entraînement jihadistes ont été frappés dans la ville de Derna, dans l’est de la Libye.

Cette annonce intervient quelques minutes après une déclaration du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui a annoncé que les forces égyptiennes avaient frappé des camps jihadistes, mais sans préciser où.

« L’Egypte n’hésitera pas à frapper les camps d’entraînement terroristes partout, sur son sol comme à l’étranger », a-t-il dit.

Des témoins en Libye ont fait état de quatre frappes à Derna, contrôlée par une milice proche d’Al-Qaïda.

Ils ont indiqué que les frappes étaient apparemment le fait d’un avion qui a visé quatre secteurs à Derna dont l’un dans le centre-ville.

Romandie.com avec(©AFP / 26 mai 2017 22h26)                                            

Congo: Génocide du Pool

mai 7, 2017

Images de Mayama après Bombardements.

 

Photo de BrazzaNews.Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Photo de BrazzaNews.
Avec Brazzanews.fr

Congo/Pasteur Ntumi : « Sassou a réarmé les rebelles Ninja »

avril 5, 2016

 

Dans la nuit du 3 au 4 avril, les quartiers sud de la capitale congolaise, Brazzaville, réputés hostiles au président Sassou ont été le théâtre des tirs d’anciens rebelles « Ninjas ».

Les Ninjas ont longtemps été contrôlés par l’ex-chef rebelle Frédéric Bintsamou, connu sous le nom de « pasteur Ntumi », qui, durant la guerre civile congolaise des années 1990, combattait aux cotés de Kolelas et de Sassou contre l’ancien président Lissouba. Or ce chef de milices, qui s’est rangé du coté des opposants à Sassou, est aujourd’hui pointé du doigt par les autorités comme le fauteur des troubles. Ce qu’il dément, dans un entretien avec « Mondafrique ». Les Ninjas, auteurs de ces tirs, explique le bon pasteur Ntumi, ont été réarmés à dessein par le pouvoir de Brazzaville afin de justifier la répression menée contre les populations du sud de la capitale traditionnellement opposées à Sassou Nguesso. Résultat: les populations résidentes dans ces zones ont été contraintes de quitter leurs habitations pour se réfugier au centre ou au nord de la ville et on veur lui faire porter le chapeau.

Entretien 

Mondafrique : Quelle est la situation actuelle à Brazzaville ?

Pasteur Ntumi : Le général Jean François Ndenguet, directeur général de la police nationale, depuis 1997, a recruté certains miliciens ninjas démobilisés. Cette situation intervient alors que la Cour constitutionnelle a publié les résultats définitifs de la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis plus de 32 ans. Les autorités ont voulu imposer un état de siège pour publier les résultats afin d’étouffer toute velléité de contestation de la population. Les populations des quartiers sud fuient actuellement leurs habitations pour se réfugier au nord et au centre de Brazzaville. En fomentant ces attaques, le pouvoir de Brazzaville, souhaite justifier une action répressive d’envergure contre ces parties de la ville, réputées opposées à Denis Sassou Nguesso.

Mondafrique : Etes-vous personnellement en danger ?

Pasteur Ntumi : Effectivement oui. C’est pourquoi j’appelle la communauté internationale à s’exprimer le plus rapidement possible. Cette situation est la conséquence directe de la crise politique que le pays traverse aujourd’hui. Nous vivons une dictature qui ne dit pas son nom. Lors de la campagne présidentielle, mon cortège était attaqué au pont du Djoué alors que je venais d’assister au meeting de Guy Brice Parfait Kolélas, au stade Marchand. Trois de mes gardes du corps étaient tués.

Mondafrique : Pourquoi n’avez- vous pas donné, plus tôt, l’alerte à la communauté internationale sur le réarmement des ex-ninjas démobilisés ?

Pasteur Ntumi : Personne n’est dupe. Les ex-ninjas réarmés par le général Ndenguet n’en sont pas à leur premier forfait à Brazzaville. Déjà lors du référendum, ils avaient commis des exactions à l’endroit des manifestants dans certains quartiers sud. C’était très grave, mais jusqu’ici personne n’en parlait.

Mondafrique : Votre nom a été cité à plusieurs reprises dans la vidéo mettant en cause le général Mokoko en train de préparer un coup d’Etat au Congo.

Pasteur Ntumi : En ce temps-là, en 2007 le général Mokoko se trouvait hors de Brazzaville, tandis que je me trouvais encore dans le département du Pool. Certainement le général avait pensé à moi pour parvenir à ses fins, mais je n’étais pas en contact avec lui.

Mondafrique : Pour l’opposition, vous semblez être un rempart de poids contre le pouvoir armé de Brazzavile grâce à vos nombreux soutiens du côté des rebelles Ninja.

Pasteur Ntumi : Je ne le suis pas seulement pour les opposants. Je souhaite l’être pour le peuple congolais tout entier qui souffre. Le peuple réclame un changement. Malheureusement Denis Sassou Nguesso a volé sa victoire. Nous en appelons à la communauté internationale parce que la situation devient très compliquée.

Mondafrique.com

Libye: raid sur la TV libyenne, enquête sur le meurtre du général Younès

juillet 31, 2011

L’Otan a bombardé des émetteurs de télévision à Tripoli tuant trois journalistes, selon un communiqué libyen, alors qu’à Benghazi, fief des insurgés, une enquête a été ouverte après le meurtre du général Younès, ancien pilier du régime devenu chef d’état-major des rebelles.

« Trois de nos collègues ont été tués et 15 autres blessés durant l’exercice de leur devoir professionnel en tant que journalistes libyens », a indiqué samedi Khaled Bazilia, le directeur de la chaîne libyenne Al-Jamahiriya diffusant en langue anglaise.

M. Bazilia, qui lisait le communiqué, a qualifié les raids de l’Otan menés dans la nuit de vendredi à samedi d' »acte de terrorisme international », en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Plus tôt, l’Otan avait annoncé avoir mené une série de frappes de précision contre trois émetteurs de la télévision libyenne afin de « réduire le colonel Kadhafi au silence ».

Mais samedi soir, Mouammar Kadhafi a répété qu’il n' »abandonnera jamais » la bataille, dans un nouveau message sonore à ses partisans à Janzour, banlieue ouest de Tripoli, diffusé par la télévision libyenne qui émet toujours malgré les raids.

Il a prévenu ses ennemis qu’ils allaient être « vaincus devant la résistance et le courage du peuple libyen ».

Le dirigeant libyen, au pouvoir depuis 42 ans, résiste depuis cinq mois et demi à un soulèvement contre son régime autoritaire et aux raids menés par l’Otan sous mandat de l’ONU pour protéger la population civile d’une répression sanglante.

Pour sa part, le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche que le régime du colonel Kadhafi était en contact avec des membres du Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion.

« Il y a des contacts avec Mahmoud Jebril (numéro deux du CNT), avec (Ali) Al-Issaoui (responsables des relations extérieures), (le dignitaire religieux) Ali Sallabi et d’autres », a déclaré M. Kaaim au cours d’une conférence de presse.

A Benghazi, fief des rebelles, le CNT « a nommé une commission d’enquête » pour tenter d’éclaircir les circonstances de la mort d’Abdel Fatah Younès, a annoncé Ali Tarhuni, chargé des affaires économiques au sein du CNT.

Le corps criblé de balles et partiellement calciné du général Younès a été retrouvé vendredi matin dans les faubourgs de Benghazi, mais le CNT avait été informé de sa mort la veille, quand le chef d’une bande armée à l’origine de sa mort avait avoué le crime, a-t-il expliqué.

« Le chef de la bande est en prison maintenant », a déclaré M. Tarhuni, ajoutant que certains des autres auteurs du crime étaient encore recherchés et que leurs motivations n’étaient pas claires. « Nous ne savons pas pour qui ils travaillaient », a-t-il dit.

Il a précisé que ceux qui ont attaqué le général Younès étaient des membres de la brigade Jarah Ibn al-Obeïdi.

Les milices rebelles dissoutes

Plusieurs membres du CNT ont accusé Mouammar Kadhafi d’être derrière l’assassinat, tandis que des rumeurs affirment que le général a été exécuté par des rebelles qui le soupçonnaient de trahison.

Vendredi soir, le porte-parole du régime libyen, Moussa Ibrahim, a accusé Al-Qaïda d’avoir commis le meurtre pour « marquer sa présence et son influence dans cette région » de l’Est contrôlée par la rébellion.

Pour Tripoli, cet assassinat est une nouvelle preuve que le CNT n’a « aucun pouvoir à Benghazi ». « C’est Al-Qaïda qui a le pouvoir à l’Est », a ajouté le porte-parole.

Agé de 67 ans, le général Younès avait participé au coup d’Etat qui a porté le colonel Kadhafi au pouvoir en 1969, avant de devenir son éminence grise. Envoyé à Benghazi pour mater la révolte naissante mi-février, il avait, contre toute attente, rallié la rébellion.

Les rebelles libyens ont ordonné samedi à toutes les milices de se dissoudre et de se rallier au Conseil national de transition (CNT) après cet assassinat.

« Le temps est venu de dissoudre ces brigades. Quiconque refusera d’appliquer ce décret sera jugé », a indiqué le président du CNT Moustapha Abdeljalil au cours d’une conférence de presse.

Vendredi soir, les Etats-Unis ont exhorté les rebelles à rester unis et concentrés sur leur objectif de renverser le colonel Kadhafi, tandis que la France et le Royaume-Uni ont appelé à la prudence sur les explications et les responsabilités dans cette affaire.

Quant aux finances des rebelles, leur état s’est légèrement amélioré avec l’arrivée à Benghazi d’un prêt de 200 millions de dollars de la part de la Turquie, a annoncé M. Tarhuni, précisant que cet argent était avant tout destiné aux montagnes de Nefoussa, au sud-ouest de Tripoli, où les combattants rebelles et leurs familles manquent de tout à l’approche du ramadan.

Le prêt turc vient s’ajouter à un prêt de 180 millions de dollars de la part du Koweït, tandis qu’un autre prêt de 415 millions de dollars de la France était attendu « dans les prochains jours », a précisé M. Tarhuni.

Jeuneafrique.com avec AFP