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États-Unis : alerte à la bombe près du Capitole, aucun explosif retrouvé

août 19, 2021

Un individu a menacé de faire exploser une bombe à Washington, près du Capitole, jeudi 19 août. Il a fini par se rendre et son véhicule a été inspecté.

Un individu a bord d'un vehicule a menace de faire exploser une bombe pres du Capitole, jeudi 19 aout.
Un individu à bord d’un véhicule a menacé de faire exploser une bombe près du Capitole, jeudi 19 août.© SAUL LOEB / AFP

Aux États-Unis, un homme à bord d’un véhicule a menacé de faire exploser une bombe près du Capitole, jeudi 19 août. Un lourd dispositif de sécurité a été déployé autour du Congrès américain, à Washington. Une scène qui ravive les souvenirs de l’assaut du 6 janvier et de l’attaque meurtrière à la voiture-bélier du 2 avril. L’individu s’est finalement rendu et a été appréhendé « sans incident » dans l’après-midi, a annoncé la police après plusieurs heures de négociations.

Le suspect, âgé de 49 ans, a été identifié sous le nom de Floyd Ray Roseberry par la police. Cet homme blanc au crâne rasé et portant le bouc s’était filmé en direct dans la matinée sur un compte Facebook, en proférant des menaces incohérentes. L’individu « est sorti de son véhicule et s’est rendu », a déclaré le chef de la police du Capitole, Thomas Manger, en conférence de presse. Il a été placé « en détention sans incident », a-t-il précisé. « Le conducteur de la camionnette a dit à l’agent arrivé sur les lieux qu’il avait une bombe et il semblait, selon l’agent, qu’il y avait un détonateur dans la main de cet individu », a déclaré le chef de la police du Capitole, Thomas Manger.

Une enquête a été lancée et le site a été sécurisé. Après examen minutieux des lieux et du véhicule du suspect, il s’est avéré qu’il n’y avait aucun explosif à bord. Mais les autorités ont tout de même retrouvé des éléments incriminants. « Nous n’avons pas trouvé de bombe dans le véhicule mais des matériaux qui peuvent permettre de fabriquer des bombes ont été récupérés dans la camionnette » et l’enquête se poursuit, a écrit la police du Capitole dans un communiqué en fin d’après-midi.

« J’essaye d’avoir Joe Biden au téléphone »

À ce stade des investigations, les enquêteurs ne disposent pas d’éléments indiquant que le suspect avait des complices, a déclaré le policier lors d’une conférence de presse. « Je crois que sa mère était décédée récemment, et nous avons parlé avec des membres de sa famille, il était aux prises avec d’autres problèmes », a révélé Thomas Manger.

Sur des images de la chaîne NBC, on peut voir le suspect sortir de son véhicule, lever les bras en s’agenouillant puis ramper vers les policiers. « Autant que nous le sachions, cela a simplement été sa décision de se rendre à ce stade », a expliqué le chef de la police du Capitole. Ses messages sur les réseaux sociaux « suggèrent qu’il fait partie du mouvement pro-Trump MAGA », acronyme de « Make America Great Again » (Rendre sa grandeur à l’Amérique), le slogan de l’ex-président Donald Trump, a souligné le groupe de surveillance des sites extrémistes SITE. Facebook a depuis rendu son profil indisponible et enquête sur les faits, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la plateforme.

« J’essaye d’avoir Joe Biden au téléphone », déclarait le suspect dans la vidéo consultée par l’AFP, où il tourne parfois son objectif vers le Capitole, de l’autre côté d’un parc. « Je vous le dis, si les snipers arrivent, qu’ils commencent à tirer sur cette fenêtre, cette bombe explosera », disait-il en référence aux tireurs d’élites déployés sur les lieux.

« Vous savez ce que vous faites, les démocrates ? Vous tuez l’Amérique »

L’individu suggérait par ailleurs que quatre autres bombes avaient été placées ailleurs, dans d’autres voitures. Et il s’attaquait au parti démocrate de Joe Biden, majoritaire au Congrès. « Vous savez ce que vous faites, les démocrates ? Vous tuez l’Amérique. Vous donnez aux gens l’envie de quitter l’Amérique. »

Tous les immeubles aux alentours ont été évacués selon la police, notamment la Cour suprême et le siège du parti républicain. « Aux alentours de 09h15 ce matin, un homme dans un pick-up noir a conduit sur le trottoir devant la bibliothèque du Congrès », a expliqué Thomas Manger en conférence de presse. Le Congrès n’est pas en séance en cette semaine de vacances parlementaires, mais des employés et assistants parlementaires fréquentent l’enceinte du Capitole.

La Maison Blanche a indiqué « surveiller la situation » et être régulièrement informée par la police. De nombreux véhicules des forces de l’ordre et des ambulances étaient positionnés à la mi-journée autour du périmètre du Capitole. Le FBI et la police de Washington étaient sur place avec la police du Capitole. « Il s’agit d’une enquête pour une menace de bombe », avait précisé la police du Capitole en milieu de matinée, après avoir indiqué enquêter sur un « véhicule suspect près de la bibliothèque du Congrès ».

L’enceinte du Capitole est sous haute sécurité depuis l’assaut meurtrier mené le 6 janvier

Les forces de l’ordre appelaient à éviter la zone autour de la bibliothèque du Congrès, qui se trouve face au Congrès, de l’autre côté d’une rue et d’un parc. « Mon équipe et notre immeuble près du véhicule ont été évacués en sécurité », a tweeté un parlementaire démocrate de la Chambre des représentants, Raja Krishnamoorthi.

La maire de Washington, Muriel Bowser, a indiqué avoir été informée sur cette « situation qui évolue » et annoncé que la police de la capitale fédérale coopérait avec les autres forces présentes. Le métro de Washington a annoncé que ses trains évitaient l’arrêt du Capitole (Capitol South) « à cause d’une enquête de police ».

L’enceinte du Capitole est sous haute sécurité depuis l’assaut meurtrier mené le 6 janvier par des partisans de Donald Trump. Des centaines de manifestants pro-Trump avaient alors forcé l’entrée du Congrès pendant que les parlementaires étaient réunis à l’intérieur pour certifier la victoire du démocrate Joe Biden face au président républicain sortant. Le 2 avril, un policier avait été tué et un autre blessé lorsqu’un jeune homme avait précipité sa voiture contre un barrage qui en protège l’entrée, avant d’être abattu.

Par Le Point avec AFP

Afghanistan: au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers

juin 6, 2021
Afghanistan: au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers
Afghanistan: au moins 13 morts dans des attentats contre des civils et des policiers© AFP/Archives/Zakeria HASHIMI

Deux attentats à la bombe, contre un bus de passagers dans l’ouest et un poste de police dans le nord, ont fait au moins 13 morts en Afghanistan, où les insurgés accentuent leur pression sur les autorités.

Ces deux nouvelles attaques, dernières en date d’une série visant les bus civils et les forces gouvernementales, sont intervenues alors que l’émissaire américain pour l’Afghanistan se trouvait de passage dans le pays dimanche.

Au moins 11 civils sont morts samedi soir, dont quatre femmes et trois enfants, dans l’explosion de leur bus, a rapporté le gouverneur de la province de Baghdis (ouest), Hessamuddin Shams qui a accusé les talibans d’avoir dissimulé une bombe sur la route.

Confirmant ce bilan, un autre responsable provincial, Khodadad Tayeb, a précisé qu’après l’explosion le bus avait plongé dans un ravin de cette province montagneuse.

Cette attaque qui n’a pas été revendiquée survient après une série qui a visé cette semaine au moins quatre minibus de passagers dans les quartiers chiites de Kaboul, faisant une douzaine de morts.

Deux de ces attaques avaient été revendiquées par le groupe jihadiste Etat Islamique, dont les combattants – toujours présents selon l’ONU dans l’Est et le Nord du pays – visent spécifiquement la minorité chiite hazara.

Simultanément, les talibans multiplient les offensives contre les positions de l’armée afghane dans de nombreuses provinces, y compris autour de Kaboul.

Ils ont également revendiqué sur Twitter un attentat à la voiture piégée contre un poste de police de Balkh (nord), qui a tué dimanche deux policiers et blessé une quinzaine de personnes dont des civils.

Ils avaient aussi annoncé samedi avoir « conquis le district de Deh Yak » dans la province de Ghazni, à environ 150 km au sud de la capitale. Mais les autorités assurent avoir simplement « réinstallé » leurs forces dans une autre zone.

Ghazni est un verrou important sur l’axe majeur qui relie Kaboul à Kandahar, la grande province et capitale du Sud, bastion des talibans.

Les insurgés avait brièvement pris le contrôle la ville de Ghazni en 2018 avant d’en être chassés.

Ces attaques permanentes se produisent malgré la signature d’un accord de retrait « inconditionnel » des Etats-Unis signé en février 2020 avec les talibans.

Dimanche, l’émissaire américain et principal négociateur de cet accord, Zalmay Khalilzad, a fait brièvement escale à Kaboul pour rencontrer les autorités. Il devait se rendre ensuite à Doha où les pourparlers inter-afghans – talibans et gouvernement – sont bloqués depuis des mois.

Malgré leur retrait militaire du pays, confirmé par le président Joe Biden avant la date symbolique du 11 septembre, Washington a promis de maintenir son aide à l’Afghanistan.

Khalilzad a ainsi réitiré dimanche l’annonce d’un versement annuel de 3,3 milliards de dollars en faveuir des forces de sécurité.

Le Pentagone a fait savoir cette semaine que les opérations étaient déjà complétées pour près de moitié. Elles pourraient être achevées d’ici début juillet.

Avec Le Point avec AFP

La bombe démographique qui nous attend

juillet 25, 2020
Il y aura de plus en plus de personnes âgées dans le monde, selon une étude de l'Institute for Health Metrics and Evaluation.
© /iStock Il y aura de plus en plus de personnes âgées dans le monde, selon une étude de l’Institute for Health Metrics and Evaluation.
Une étude publiée dans le journal The Lancet le 15 juillet dernier et qui remet en cause la croissance continue de la population mondiale au cours des prochaines décennies est un signal d’alarme à prendre au sérieux, croient les experts.

Les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), financé par la fondation Bill et Melinda Gates, prévoient un pic de la population mondiale en 2064, avec 9,7 milliards de personnes, avant un déclin à 8,8 milliards en 2100.

Le modèle de l’ONU prévoit plutôt une augmentation jusqu’à 10,9 milliards d’humains en 2100.

Les résultats de cette étude ne surprennent pas Darrell Bricker, chercheur principal à l’École Munk des affaires internationales de l’Université de Toronto. Dans son livre Planète vide : le choc de la décroissance démographique mondiale (2019), coécrit avec John Ibbitson, il en arrivait à des conclusions semblables.

«Quand on regarde les prévisions de l’ONU, il est difficile de les recouper avec ce qui se déroule réellement sur le terrain affirme-t-il. Pour écrire le livre, nous avons parcouru le monde et interrogé des gens dans plusieurs pays. Il était assez évident que ce que l’ONU décrivait n’était pas ce qui se passait dans ces pays.»

L’étude de l’IHME examine comment la mortalité, la fertilité et les migrations vont toucher la population mondiale d’ici 2100 en utilisant des données du Global Burden of Disease 2017.

Les chercheurs révèlent deux tendances : d’un côté, les pays vieillissants où le taux de fécondité atteint des planchers, et de l’autre, les nations jeunes, majoritairement en Afrique et au Moyen-Orient, où l’explosion démographique se poursuivra.

Catastrophe appréhendée

Une baisse de la population mondiale serait positive pour l’environnement, soulignent les auteurs du rapport, mais elle aurait des conséquences négatives sur plusieurs pays, surtout ceux dont la population chuterait de 50 % ou plus au cours des prochaines décennies.

Les personnes âgées tendent à consommer moins de biens que les plus jeunes, affirment les chercheurs, alors qu’elles utilisent plus de services, notamment les soins de santé.

La baisse de la population active entravera la croissance économique mondiale et entraînera des changements majeurs sur le plan géopolitique, affirment-ils encore.

La Chine, par exemple, pourrait faire face à une diminution de 48 % de sa population. Il y aurait donc beaucoup de personnes âgées et moins de travailleurs pour cotiser aux fonds de pension.

La situation chinoise est inquiétante, pense M. Bricker.

«Les réalités démographiques de la Chine vont vraiment lui faire du mal, pas dans l’immédiat, mais à plus long terme, car elle va devenir un pays beaucoup plus petit et beaucoup plus âgé, qui n’aura pas la richesse nécessaire pour soutenir la population», avance-t-il.

Le statut de puissance montante de la Chine pourrait alors en prendre un coup. Avec une telle baisse de population, son taux de croissance et son PIB diminueraient, ce qui permettrait aux États-Unis de retrouver leur place dominante vers la fin du siècle, croient les auteurs de l’étude.

«L’Afrique et le monde arabe façonneront notre avenir, tandis que l’influence de l’Europe et de l’Asie reculera. D’ici la fin du siècle, le monde sera multipolaire, puisque l’Inde, le Nigeria, la Chine et les États-Unis seront les puissances dominantes», déclarait dans le communiqué de presse Richard Horton, rédacteur en chef de The Lancet.

La Chine n’est pas la seule à faire face à ce vieillissement accéléré. La plupart des sociétés occidentales sont, elles aussi, aux prises avec le déclin de leurs forces vives.

C’est l’immigration qui permettra à certains pays, comme le Canada, les États-Unis et l’Australie, de se maintenir à flot, affirment les chercheurs.

«Chaque année, nous avons l’équivalent d’environ 1 % de notre population qui déménage au Canada en provenance d’autres pays, précise M. Bricker. C’est plus que tout autre pays au monde.»

Une immigration bien planifiée est la seule porte de sortie de plusieurs pays vieillissants, estime Jacques Légaré, professeur émérite au Département de démographie de l’Université de Montréal.

«Il faut absolument faire face à la question des déplacements de la population, pense-t-il. Cela peut être la solution au problème [du vieillissement], mais il faut être conscient des implications du point de vue culturel.»

Une coordination internationale s’impose, croit M. Légaré, un peu à la manière de ce qui s’est fait pour les changements climatiques. Il déplore que l’initiative du Pacte mondial sur les migrations, parrainé par Louise Arbour, n’ait pas donné les résultats escomptés.

Démographie galopante en Afrique

À l’autre extrême, si rien n’est fait, la population de certains pays africains explosera d’ici 2100.

Si le taux de fécondité est en baisse presque partout, en Afrique subsaharienne il est encore supérieur à 2,1 enfants par femme, soit au-dessus du seuil du remplacement des générations.

Dans 183 pays sur les 195 étudiés, ce taux tomberait d’ici 2100 sous les 2,1 enfants par femme. Les seules exceptions sont deux pays d’Asie centrale, quelques îles d’Océanie, Israël, la Somalie, le Soudan du Sud, le Zimbabwe et le Tchad.

Selon les auteurs de l’étude, les clés de cette baisse sont l’éducation des filles et un meilleur accès à la contraception.

Mais il y a un autre facteur, estime Darrel Bricker : l’urbanisation.

L’exode rural est flagrant dans une mégapole comme Lagos, au Nigeria, qui croît à vue d’œil, raconte-t-il. «Les gens ne veulent tout simplement plus vivre à la campagne et essayer de gagner leur vie avec l’agriculture de subsistance, comme ils le faisaient auparavant. Alors vivre dans un bidonville, même si pour nous ça a l’air terrible, comparé à ce qu’ils avaient avant, ils trouvent que c’est mieux.»

Peut-on inverser la tendance?

Si ces projections sont plutôt inquiétantes, il faut toutefois les prendre avec des pincettes, croit pour sa part le démographe Jacques Légaré.

Un pays comme l’Espagne ne laissera pas sa population chuter de moitié d’ici 2100 sans rien faire, note-t-il. «Ce rapport va brasser la cage et inciter les gens à réfléchir ensemble. On peut éviter le tsunami, c’est cela qui est important; il n’y a personne qui peut souhaiter que ces résultats-là arrivent.»

Avec Radio-Canda par Ximena Sampson

Autriche: le président placé en lieu sûr après une alerte à la bombe

avril 29, 2020

Une alerte à la bombe visant les locaux de la présidence autrichienne a conduit mercredi 29 avril à la mise en sécurité du chef de l’Etat Alexander Van der Bellen et à l’évacuation des lieux, ont indiqué les autorités à l’AFP.

«Le président était sur place, il a été prévenu et il a été placé en sécurité», a expliqué un porte-parole de la présidence, Reinhard Pickl-Herk. «Toutes les personnes qui se trouvaient dans les locaux de la présidence ont été évacuées», a précisé un porte-parole de la police de Vienne, destinataire de la menace reçue par courriel. Le quartier du palais de la Hofburg, où se trouve la présidence et la chancellerie, au coeur de la capitale, a été bouclé et des équipes mobiles ont été déployées.

Elles comprennent des forces d’intervention d’urgence accompagnées de chiens renifleurs, des ambulances et des sapeurs pompiers, a indiqué la police.

Élu en 2016 contre l’extrême droite, Alexander Van der Bellen est issu des rangs des écologistes.

Avec Le Figaro avec AFP

Allemagne: une bombe sans doute ancienne explose dans un champ

juin 24, 2019

 

Une bombe datant probablement de la Seconde guerre mondiale a explosé dimanche au beau milieu d’un champ situé dans l’ouest de l’Allemagne, laissant un énorme cratère sans faire de blessés, a indiqué la police lundi.

Ce trou profond de quatre mètres pour dix mètres de diamètre «a été examiné lundi par les services en charge des explosifs pour trouver d’éventuels fragments» de l’engin, a déclaré à l’AFP un porte-parole de la police de Wiesbaden. Selon la police, la bombe a sans doute été larguée lors de la Seconde guerre mondiale par les Alliés mais n’a pas explosé en touchant le sol, restant silencieuse pendant plus de 70 ans. La détonation, survenue dans la nuit de samedi à dimanche près de Limbourg, a été entendue par plusieurs habitants qui ont également ressenti des secousses.

Depuis 1945, près d’une vingtaine d’explosions surprises de ce type sont survenues sur le territoire allemand, selon l’organisme GUBD qui conseille des entreprises du BTP. Régulièrement, des bombes datant de la Deuxième guerre mondiale et n’ayant pas explosé sont retrouvées et désamorcées en Allemagne, le plus souvent à l’occasion de travaux d’aménagement ou de construction.

Mi-juin, une bombe américaine de 100 kg avait été désamorcée en plein centre de Berlin, à proximité de l’emblématique Alexanderplatz, exigeant l’évacuation de milliers de personnes. Environ 10% des millions de bombes lâchées sur l’Allemagne jusqu’en 1945 n’ont pas explosé, selon des experts cités par le Spiegel. Si certaines d’entre elles sont enfouies jusqu’à six mètres de profondeur, d’autres ne seraient enterrées qu’à 30 centimètres, constituant un réel danger, avertissent ces experts.

Par Le Figaro.fr avec AFP

Canada: attaque à la bombe contre un restaurant indien, 15 blessés

mai 25, 2018

Ottawa – La police canadienne recherchait activement vendredi deux hommes soupçonnés d’avoir lancé une bombe la veille au soir dans un restaurant indien de la banlieue de Toronto, faisant 15 blessés dont trois graves.

A ce stade, il n’y a « aucun signe qu’il s’agisse d’un acte terroriste », a déclaré lors d’une conférence de presse la cheffe de la police locale Jennifer Evans, tout en notant que l’enquête ne faisait que débuter.

Un engin explosif improvisé a explosé jeudi soir dans un établissement de Mississauga, à l’ouest de la capitale économique du Canada, au moment où deux fêtes d’anniversaire s’y tenaient, selon la police.

« Deux hommes portant des capuches ont été vus entrant dans le restaurant avec un engin explosif improvisé, puis prenant la fuite immédiatement après l’explosion », a décrit Jennifer Evans vendredi matin.

Les deux hommes n’ont rien dit et ont seulement jeté la bombe dans le restaurant, d’après la police.

« Toutes les ressources de la police sont mobilisées en ce moment afin de retrouver les gens responsables de cet acte horrible », a dit Mme Evans.

Trois des 15 blessés –un homme de 35 ans et deux femmes de 48 et 62 ans– ont été hospitalisés dans un état critique. Ils étaient dans un état stable vendredi matin, a précisé la police.

Les autres victimes ont été traitées pour des blessures bénignes.

« C’est un crime haineux », s’est insurgée la mairesse de Mississauga, Bonnie Crombie.

La métropole de Toronto, la troisième d’Amérique du Nord, accueille une très importante communauté d’origine indienne.

Le consulat d’Inde à Toronto a proposé son aide, sans toutefois préciser la nationalité des blessés.

Romandie.com avec (©AFP / 25 mai 2018 13h20)                                                        

Allemagne: une bombe de la seconde guerre mondiale désamorcée en plein Berlin

avril 20, 2018

Des experts de la police travaillent au déminage d’une bombe de la Seconde Guerre mondiale près de la gare centrale de Berlin, le 20 avril 2018 / © dpa/AFP / STR

Les forces de sécurité berlinoises ont désamorcé avec succès vendredi une bombe britannique de 500 kg datant de la Seconde Guerre mondiale après avoir dû évacuer une partie du centre-ville de la capitale allemande, dont des ministères.

« Bon boulot! La bombe a été désamorcée. Tout le monde peut regagner son bâtiment » », a twitté la police en milieu de journée.

Elle a ensuite partagé sur le réseau social une photo de la bombe encore fumante sortie de terre et posée sur une palette en bois.

« La bombe de 500 kg, qui n’a pas explosé à l’époque, fait environ 110 sur 45 centimètres, c’est donc un objet assez imposant qui pourrait potentiellement faire beaucoup de dégâts dans la ville », a expliqué un porte-parole de la police berlinoise, Winfrid Wenzel.

Trouvé par des ouvriers sur un chantier au cœur de la capitale allemande, près de la gare principale, l’engin était jugé « sûr » par la police. Les démineurs n’ont eu qu’à faire exploser le détonateur et pas la bombe elle-même.

Les autorités ont dû néanmoins dès le matin par précaution évacuer « tous les bâtiments dans un périmètre de 800 mètres » autour du lieu de la découverte.

Selon la police locale, quelque 10.000 personnes ont été concernées par cette évacuation.

« La police était passée ce matin à 09H00 à la maison pour nous dire de quitter le bâtiment », a expliqué Esen Coskon, une quinquagénaire installée dans l’une des deux écoles où les autorités avaient prévu d’accueillir jusqu’à un millier de personnes.

Mais dans ce local, seule une dizaine de personnes étaient présentes vendredi matin, beaucoup ayant pris leurs précautions en amont. Un grand nombre d’employés du quartier sont ainsi restés chez eux, à l’instar du ministère de l’Economie, dont le siège est situé dans le périmètre de sécurité.

« Environ 1.000 personnes étaient concernées au ministère. Certaines ont pu travailler dans d’autres bâtiments, d’autres depuis chez elles ou certaines ont eu une journée de congé », a déclaré une porte-parole du ministère, Annika Einhorn.

Un hôpital militaire, le gigantesque complexe en travaux des services de renseignements (BND), le musée d’art contemporain Hamburger Bahnhof et celui de médecine faisaient également partie de cette zone évacuée.

Les transports ont été très perturbés car la principale gare de la ville, Hauptbahnhof, utilisée par 300.000 voyageurs quotidiens, se trouvait à l’intérieur du périmètre d’évacuation.

Mais dès la réouverture au public de la gare juste après le désamorçage de la bombe, les voyageurs s’y sont à nouveau engouffrés dans le calme.

– Événement fréquent –

Aussi impressionnante que soit la situation, l’Allemagne a une grande expérience de ce type d’évènements, les découvertes de bombes de la Seconde Guerre mondiale étant relativement courantes.

Les engins lâchées par les Alliés à l’époque et n’ayant pas explosé provoquent toujours des opérations impressionnantes.

La plus grosse évacuation du genre depuis 1945 a eu lieu en septembre 2017, à Francfort, où une énorme bombe britannique dotée d’une charge explosive de 1,4 tonne avait été retrouvée. 65.000 habitants avaient dû quitter leurs domiciles.

Si généralement ces engins peuvent être désamorcés, dans de rares cas une explosion dite « contrôlée » doit avoir lieu. Celle-ci peut provoquer des dégâts importants, comme en 2012 à Munich lorsque des centaines de vitrines et fenêtres avaient été soufflées par un explosif trop instable qui avait dû être détonné de nuit.

Berlin a connu pendant la guerre une campagne d’intenses bombardements, en particulier au printemps 1945, avec un tiers des habitations de la ville détruites et des dizaines de milliers de morts.

Des milliers d’engins ayant fait long feu ont été découverts depuis et quelque 3.000 autres resteraient dans le sous-sol berlinois, selon les experts.

La partie de Berlin concernée par l’évacuation de vendredi est une zone qui a été considérablement développée depuis la chute du Mur en 1989.

Le lieu où la bombe a été retrouvée n’est qu’à quelques centaines de mètres du centre politique et touristique, notamment la chancellerie – le bureau d’Angela Merkel -, et du Reichstag, où siègent les députés allemands.

Romandie.com avec(©AFP / 20 avril 2018 15h12)                

Pologne: enlèvement réussi d’une bombe allemande après l’évacuation de 10.000 personnes

juillet 9, 2017

Varsovie – Des démineurs militaires polonais ont emporté sans incident dimanche une bombe allemande de 500 kilos datant de la Seconde guerre mondiale, dont la découverte avait entraîné l’évacuation de 10.000 personnes à Bialystok, dans l’est du pays.

L’engin, déterré sur un chantier routier, a été soulevé par une grue et placé dans un véhicule spécial, qui est parti à destination d’un terrain militaire où les exports comptaient le faire exploser lundi.

Cinq personnes seulement ont participé à la partie la plus délicate de l’opération.

Les autorités municipales n’ont pas pris de risques, évacuant tous les habitants dans un rayon de 1.350 mètres autour de l’endroit où reposait la bombe, soit près de deux mille logements.

Des bombes, vestiges de la Seconde guerre mondiale, sont régulièrement retrouvées sur les chantiers polonais, et notamment à Varsovie, qui fut bombardée et son centre rasé à 90% par les occupants allemands avant la fin du conflit.

Romandie.com avec(©AFP / 09 juillet 2017 16h23)                   

Afghanistan/Méga bombe américaine: des dizaines de combattants de l’EI tués selon Kaboul

avril 14, 2017

Photo d’archives non datée fournie par l’US Air Force d’une bombe GBU-43/B MOAB entreposée dans un endroit non précisé / © US AIR FORCE/AFP/Archives / Handout

La plus puissante bombe américaine non-nucléaire, larguée jeudi dans l’est de l’Afghanistan, a détruit un fief montagneux du groupe Etat islamique et tué au moins 36 de ses combattants, a indiqué vendredi le gouvernement afghan, écartant toute victime civile.

La bombe à effet de souffle massif (MOAB) GBU-43/B, surnommée « mère de toutes les bombes », a touché jeudi soir ce que les autorités afghanes ont décrit comme un réseau de tunnels et de grottes utilisé par l’EI dans le district d’Achin, situé dans la province orientale de Nangarhar frontalière du Pakistan.

C’est la première fois que cette bombe de 9,8 tonnes, d’une puissance explosive comparable à 11 tonnes de TNT, était utilisée au combat.

Elle pourrait entamer les capacités de l’EI en Afghanistan mais aussi constituer un avertissement pour les talibans, beaucoup plus nombreux et implantés, avant le début de leur offensive de printemps.

« A la suite du bombardement, des repaires stratégiques de Daech (acronyme arabe pour l’EI) et un complexe profond de tunnels ont été détruits, et 36 combattants de l’EI tués », a indiqué le ministère afghan de la Défense dans un communiqué.

Le président américain Donald Trump s’était auparavant félicité d’un « nouveau succès ».

Ce bombardement est intervenu une semaine après d’intenses frappes américaines contre le régime en Syrie et le jour même où le président Trump a averti que les Etats-Unis allaient « traiter le problème » nord-coréen.

L’explosion a résonné des kilomètres à la ronde et provoqué une vaste flambée dans cette zone isolée.

« C’est la plus forte explosion que j’ai jamais vue. L’endroit a été envahi par des flammes très hautes », a déclaré à l’AFP Esmail Shinwari, gouverneur du district d’Achin, ajoutant que la bombe avait frappé la zone de Mamand Dara.

Une source proche des insurgés afghans a indiqué à l’AFP sous couvert de l’anonymat que des habitants avaient senti le sol bouger « comme lors d’un tremblement de terre », et que certains s’étaient évanouis en raison de la puissance du souffle.

« Des gens ont commencé à quitter la zone par peur de nouveaux bombardements », a-t-il ajouté.

Selon une autre source proche des insurgés, entre 800 et 1.000 combattants de l’EI étaient estimés se cacher dans cette région frontalière du Pakistan.

Au poste-frontière pakistano-afghan de Torkham, situé à plusieurs dizaines de kilomètres du point d’impact indiqué, aucun mouvement inhabituel n’était détecté.

– Intensification des combats –

La bombe a été larguée après une intensification des combats la semaine passée dans cette zone où les forces afghanes au sol, soutenues par les troupes américaines, peinaient à avancer. Un soldat des forces spéciales américaines a été tué samedi dernier à Nangarhar lors d’opérations anti-EI.

Des experts en sécurité estiment que l’EI avait établi ses bases près d’habitations civiles, mais le gouvernement afghan a assuré que des milliers de familles avaient fui les lieux ces derniers mois.

Selon un porte-parole des forces spéciales afghanes à Nangarhar, il ne restait plus qu’une famille, qui a été transférée en sécurité.

« Des précautions avaient été prises pour éviter des victimes civiles », a dit le président Ashraf Ghani sur Twitter, soutenant le bombardement avec lequel certains responsables proches de lui ont néanmoins pris leurs distances.

« Je trouve répréhensible et contre-productive l’utilisation sur notre sol de la plus gros bombe non-nucléaire, la soi-disant +mère de toutes les bombes+ », a estimé sur Twitter l’ambassadeur afghan au Pakistan, Omar Zakhilwal. « Si les grosses bombes offraient une solution, nous serions aujourd’hui l’endroit le plus sûr au monde ».

Des forces de sécurité afghanes lors d’une opération contre l’EI, le 14 avril 2017 dans le district d’Achin, province de Nangarhar / © AFP / NOORULLAH SHIRZADA

Mais le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général John Nicholson, a assuré que « c’était la bonne arme contre la bonne cible ».

La méga bombe, conçue en 2002-2003 au début de la guerre en Irak, est la plus grosse bombe non-nucléaire jamais utilisée au combat, a indiqué l’armée de l’air américaine.

Elle était initialement destinée autant à intimider l’ennemi qu’à dégager de vastes étendues.

Un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a condamné dans un communiqué ce bombardement des Américains qui « utilisent l’Afghanistan comme un laboratoire expérimental », soulignant qu’éliminer Daech était « le travail des Afghans ».

Le commerce depuis l’Afghanistan vers le Pakistan semblait se dérouler malgré tout normalement vendredi malgré la détonation entendue à quelque 50 km à la ronde.

La province de Nangarhar est la première région d’implantation en Afghanistan de l’organisation jihadiste moyen-orientale EI, qui a progressé ces dernières années en Afghanistan, en recrutant notamment au sein des talibans afghans ou pakistanais.

Depuis août 2016, les forces américaines y ont conduit de nombreuses frappes aériennes sur les bastions jihadistes. Les efforts combinés des forces afghanes et américaines les ont fait reculer.

Romandie.com avec(©AFP / 14 avril 2017 14h54)

Grèce: 70.000 habitants de Thessalonique évacués pour neutraliser une bombe de la 2e Guerre mondiale

février 12, 2017

Thessalonique (Grèce) – L’armée grecque poursuivait dimanche sans incident une opération inédite dans le pays pour neutraliser une bombe de la 2e Guerre mondiale découverte dans une banlieue de Thessalonique (nord) d’où quelques 70.000 habitants ont été évacués.

« La première phase, de désamorçage de la bombe a été menée à bien, le transport de l’engin commence », comme prévu vers un champ de tir proche, a annoncé le préfet de région, Apostolos Tzitzikotas à la mi-journée, moins d’une heure après l’entrée en action des démineurs.

Il a précisé que l’ordre d’évacuation des quelque 70.000 résidents restait en vigueur jusqu’à la fin de toute l’opération, prévue en début de soirée.

Contenant quelque 250 kg d’explosif, la bombe avait été découverte la semaine dernière près d’une station service dans la proche banlieue populaire de Thessalonique, la grande métropole du nord de la Grèce.

Sa neutralisation est une opération inédite en Grèce, « où jamais une bombe d’une telle puissance n’a été retrouvée dans une zone aussi densément peuplée », avait relevé samedi M. Tzitzikostas.

Délimités par un cordon déployé par la police dans un rayon de 1,9 km autour de la bombe, les quartiers concernés offraient une image de ville morte, a constaté l’AFP.

Mais selon un commerçant de la zone, Stelios Orphanos, des habitants pourraient être restés cloîtrés chez eux: « beaucoup ont peur des voleurs », en dépit du déploiement d’un millier de policiers pour sécuriser la zone, a-t-il affirmé à l’AFP avant de quitter les lieux.

« Il n’y a pas de quoi avoir peur, si la bombe devait exploser elle l’aurait déjà fait », lançait une octogénaire, en montant dans l’un des cars affrétés par les autorités.

La plupart de ces véhicules sont restés vides, comme les locaux affectés à l’accueil des évacués, nombre de résidents s’étant éloignés par leurs propres moyens.

Quelque 400 réfugiés hébergés dans un camp proche du site ont également été évacués dans la matinée. Nombre d’entre eux en ont profité pour participer à une visite du musée archéologique de la ville, organisée à leur demande par le ministère à la Politique migratoire.

Selon des témoignages relayés par les médias grecs, la bombe aurait été larguée par l’aviation britannique en 1943, lors d’un bombardement censé viser la gare et le port proches de la ville et qui aurait tué des centaines de Saloniciens.

L’armée ne confirme pas cette thèse, affirmant ne pas disposer d’éléments sur l’origine de l’engin.

Le lancement du désamorçage, prévu à 08H00 GMT, avait été un peu retardé le temps que la police retire une caméra placée au dessus du site par un média grec en violation des consignes, selon la vice-préfète de la région, Voula Patoulidou.

Romandie.com avec(©AFP / 12 février 2017 12h42)